{"id":74640,"date":"2012-04-11T05:47:47","date_gmt":"2012-04-11T05:47:47","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2012\/04\/11\/bho-confirme-larriere-cour-est-perdue\/"},"modified":"2012-04-11T05:47:47","modified_gmt":"2012-04-11T05:47:47","slug":"bho-confirme-larriere-cour-est-perdue","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2012\/04\/11\/bho-confirme-larriere-cour-est-perdue\/","title":{"rendered":"BHO confirme : l&rsquo;arri\u00e8re-cour est perdue"},"content":{"rendered":"<p><h3 class=\"titrebloc\">BHO confirme : l&rsquo;arri\u00e8re-cour est perdue<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tLe sommet des Am\u00e9riques, ce week-end \u00e0 Carthag\u00e8ne, en Colombie, s&rsquo;annonce tristounet. La visite de Dilma Rousseff, digne fille spirituelle de Lula, le 9 avril \u00e0 la Maison-Blanche, en a \u00e9t\u00e9 comme une morose r\u00e9p\u00e9tition. Les d\u00e9saccords entre les deux pr\u00e9sidents se sont r\u00e9v\u00e9l\u00e9s extr\u00eamement vifs et ont \u00e9t\u00e9 expos\u00e9s sans le moindre fard m\u00eame si avec politesse, comme s&rsquo;il n&rsquo;importait \u00e0 aucun d&rsquo;eux de tenter de les dissimuler. Rousseff a parl\u00e9 comme si elle sortait directement de <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-discretement_mais_fermement_le_brics_devient_politique_30_03_2012.html\" class=\"gen\">la r\u00e9union<\/a> du BRICS \u00e0 Delhi, \u00e0 la fin mars, ou apr\u00e8s des entretiens avec les Indiens pour une production <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-le_rafale_en_marge_du_brics_28_03_2012.html\" class=\"gen\">commune<\/a> du <em>Rafale<\/em>. BHO \u00e9tait cordial, mais l&rsquo;esprit plut\u00f4t ailleurs, tant le pr\u00e9sident US semble tout entier concentr\u00e9 sur sa r\u00e9\u00e9lection et sur <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-de_aa_aa_pour_les_usa_et_panique_pour_bho_10_04_2012.html\" class=\"gen\">l&rsquo;\u00e9tat<\/a> financier et \u00e9conomique des USA, et les liens entre l&rsquo;une et l&rsquo;autre.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tEn priv\u00e9, plusieurs commentaires US ont jug\u00e9 la visite de la pr\u00e9sidente br\u00e9silienne particuli\u00e8rement embarrassante pour Obama. <em>Fox.Nation<\/em>, horrifi\u00e9, titrait le <a href=\"http:\/\/nation.foxnews.com\/president-obama\/2012\/04\/10\/obama-lectured-socialist-white-house#ixzz1reco3CT7\" class=\"gen\">10 avril 2012<\/a> : \u00ab<em> Obama Lectured by Socialist at White House.<\/em>\u00bb (Pour socialiste, lire qu&rsquo;il s&rsquo;agit de la cat\u00e9gorie de celui qui ne sourit pas et oublie de remercier lorsqu&rsquo;il est accabl\u00e9 par les charges que dispense la politique washingtonienne.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tReuters fait une longue pr\u00e9sentation, le <a href=\"http:\/\/www.reuters.com\/article\/2012\/04\/09\/us-brazil-usa-rousseff-idUSBRE8380O020120409\" class=\"gen\">9 avril 2012<\/a>, de la querelle principale, qui est ce que Rousseff nomme l&rsquo;expansionnisme mon\u00e9taire, dit tsunami mon\u00e9taire, c&rsquo;est-\u00e0-dire l&rsquo;usage fr\u00e9n\u00e9tique et quasiment hypomaniaque de la planche \u00e0 billets. Cette pratique est effectivement une charge consid\u00e9rable pour l&rsquo;\u00e9conomie br\u00e9silienne.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab <em>Brazilian President Dilma Rousseff complained about U.S. monetary policy and failed to make major progress on trade in a White House meeting with President Barack Obama on Monday, highlighting strains between the Western Hemisphere&rsquo;s two biggest economies. Rousseff said that while expansionary monetary policies in wealthy nations were needed to keep global economic problems from becoming worse, she worried about the unintended consequences for developing countries such as Brazil.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Brazilian officials have blamed low interest rates and bond-buying programs in Europe and the United States for causing a monetary tsunami that has caused liquidity to flow into Brazil, pushing up the value of its currency and making its exports less competitive. Expansionist monetary policies &#8230; ultimately lead to a depreciation in the value of the currencies of developed countries, thus impairing growth outlooks in emerging countries, Rousseff said.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Speaking at a press briefing shortly afterward, White House spokesman Jay Carney declined to comment on how Obama responded to Rousseff&rsquo;s concerns.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tDans une d\u00e9p\u00eache annexe (\u00e9galement le <a href=\"http:\/\/www.reuters.com\/article\/2012\/04\/09\/us-brazil-usa-iran-idUSBRE8380WS20120409\" class=\"gen\">9 avril 2012<\/a>), Reuters exp\u00e9die le reste du contentieux, en quelques lignes qui ne sont pas inint\u00e9ressantes. Elles nous apprennent que Rousseff-la-socialiste <em>lectured<\/em> \u00e9galement Obama sur les sanctions contre l&rsquo;Iran et la Syrie, auxquelles elle s&rsquo;oppose parce que ces mesures ne font qu&rsquo;aggraver la situation, notamment avec les tensions \u00e0 venir sur le p\u00e9trole cet \u00e9t\u00e9. Cette intervention a constitu\u00e9 un aspect de politisation de la rencontre assez d\u00e9plaisant pour les USA, qui ont cru y distinguer l&rsquo;effet de ce qu&rsquo;ils jugent \u00eatre effectivement une politisation anti-US du groupement BRICS. On n&rsquo;a gu\u00e8re parl\u00e9 de l&rsquo;offre Boeing de vendre le F\/A-18 <em>Hornet<\/em> au Br\u00e9sil, de pr\u00e9f\u00e9rence au <em>Rafale<\/em>, alors que la partie US esp\u00e9rait au moins enrayer l&rsquo;actuelle dynamique en faveur de l&rsquo;avion fran\u00e7ais ; il semble que Rousseff ait marqu\u00e9 peu d&rsquo;int\u00e9r\u00eat pour que ce sujet soit abord\u00e9, malgr\u00e9 l&rsquo;insistance initiale de la partie US.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Brazilian President Dilma Rousseff expressed concerns to U.S. President Barack Obama on Monday that sanctions against Iran could increase tensions in the Middle East and cause a sharp rise in oil prices, sources told Reuters. Rousseff&rsquo;s government has generally opposed sanctions against Syria and Iran, arguing they do more harm than good.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Also, the two leaders did not explicitly discuss Boeing&rsquo;s proposal to sell F-18 jets to Brazil during their bilateral meeting at the White House, the sources said on condition of anonymity. Reuters reported in February that Brazil was very likely to choose a jet made by France&rsquo;s Dassault instead for a contract worth at least $4 billion to renew its Air Force fleet.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tRousseff a donc donn\u00e9 \u00e0 BHO un avant-go\u00fbt de ce qui l&rsquo;attend \u00e0 Carthag\u00e8ne. La conf\u00e9rence des Am\u00e9riques de 2012 est largement pr\u00e9sent\u00e9e comme celle d&rsquo;un complet d\u00e9senchantement par rapport \u00e0 la rencontre de Trinidad d&rsquo;avril 2009, o\u00f9 l&rsquo;on vit Obama, comme un symbole de l&rsquo;esprit de la chose, serrer chaleureusement la main de Chavez et \u00e9changer des plaisanteries avec le pr\u00e9sident v\u00e9n\u00e9zu\u00e9lien aux anges. M\u00eame si les dirigeants sud-am\u00e9ricains pr\u00e9f\u00e8rent un Obama r\u00e9\u00e9lu qu&rsquo;un Mitt Romney \u00e9lu, selon le calendrier officiel des pr\u00e9sidentielles US, c&rsquo;est uniquement par d\u00e9faut et pour \u00e9viter d&rsquo;ajouter l&rsquo;insulte \u00e0 l&rsquo;injure. Le sommet de Carthag\u00e8ne devrait \u00eatre le constat d&rsquo;une part de l&rsquo;\u00e9chec des USA du s\u00e9duisant Obama de reprendre en main, par le charme de la communication, le continent sud-am\u00e9ricain entr\u00e9 en r\u00e9bellion sous la pr\u00e9sidence de GW Bush, et d&rsquo;autre part de la quasi institutionnalisation de cette r\u00e9bellion. D\u00e9sormais, ce ne sont plus des trublions un peu exotiques comme Chavez, selon l&rsquo;imagerie populaire type-BAO, qui repr\u00e9sentent principalement la r\u00e9bellion sud-am\u00e9ricaine, mais des poids lourds comme la br\u00e9silienne Rousseff et l&rsquo;argentine Kirchner. Le sommet de Carthag\u00e8ne sera une \u00e9tape de plus dans le constat g\u00e9n\u00e9ral de l&rsquo;impuissance d&rsquo;Obama de redresser le statut et l&rsquo;influence des USA apr\u00e8s la pr\u00e9sidence Bush, et dans une zone particuli\u00e8rement sensible pour la puissance am\u00e9ricaniste Le constat que l&rsquo;arri\u00e8re-cour de la puissance US ne fait plus partie du domaine intime des all\u00e9geances, mais qu&rsquo;elle se consid\u00e8re d\u00e9sormais, au contraire, comme une partie int\u00e9grante du front anti-US et anti-BAO qui ne cesse de se structurer autour d&rsquo;organismes tel que le groupe BRICS.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tObama, lui, n&rsquo;apporte rien aux pays d&rsquo;Am\u00e9rique latine, alors que tant de probl\u00e8mes concrets, parfois pressants et dangereux, affectent les relations entre les deux parties. Mais Obama est totalement impuissant \u00e0 cause de la crise du pouvoir \u00e0 Washington et de la dynamique du d\u00e9clin acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 des USA, et de sa propre ambition d\u00e9sormais r\u00e9duite \u00e0 sa r\u00e9\u00e9lection. Il ne peut donner que ce qu&rsquo;il a et l&rsquo;on est proche du constat qu&rsquo;il n&rsquo;a plus rien \u00e0 donner. Ainsi en sera-t-il du sommet de Carthag\u00e8ne, qui a toutes les chances d&rsquo;\u00eatre morose, plein d&rsquo;acrimonie \u00e0 peine dissimul\u00e9e ; de Trinidad \u00e0 Carthag\u00e8ne, on lit \u00e0 livre ouvert la courbe du destin de BHO, pass\u00e9 d&rsquo;une popularit\u00e9 enthousiaste et presque extatique \u00e0 la d\u00e9ception sans perspective, qui serait d&rsquo;ailleurs la marque paradoxale de sa r\u00e9\u00e9lection si elle avait effectivement lieu. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tQuelques mots sur le sommet de Carthag\u00e8ne, pr\u00e9sent\u00e9 par Reuters, le <a href=\"http:\/\/www.reuters.com\/article\/2012\/04\/10\/us-americas-summit-obama-idUSBRE8390QK20120410\" class=\"gen\">10 avril 2012<\/a>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab <em>Three years after being feted by star-struck Latin American leaders, President Barack Obama faces skepticism and disappointment at this week&rsquo;s Summit of the Americas for failing to meet promises of a new era in relations with the region. Obama&rsquo;s first meeting with leaders from the hemisphere in Trinidad and Tobago at the height of his popularity included a vow to mend ties with Cuba and a photo-op handshake with Hugo Chavez, the Venezuelan president and pugnacious U.S. critic.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>This year, Obama is more focused on re-election than foreign policy and is set to receive a grilling over contentious issues like the drugs war, Cuba and even U.S. monetary policy from heads of state eager to remind him that Washington is growing less relevant for the region. The deception and disappointment are quite real, said Hal Klepak, a Canadian history professor and Latin America expert. The last summit&rsquo;s focus was the Obama show,&rsquo; this time what we have are years of nothing happening.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tMis en ligne le 11 avril 2012 \u00e0 05H46<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>BHO confirme : l&rsquo;arri\u00e8re-cour est perdue Le sommet des Am\u00e9riques, ce week-end \u00e0 Carthag\u00e8ne, en Colombie, s&rsquo;annonce tristounet. La visite de Dilma Rousseff, digne fille spirituelle de Lula, le 9 avril \u00e0 la Maison-Blanche, en a \u00e9t\u00e9 comme une morose r\u00e9p\u00e9tition. 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