{"id":74643,"date":"2012-04-12T16:20:51","date_gmt":"2012-04-12T16:20:51","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2012\/04\/12\/in-extremis\/"},"modified":"2012-04-12T16:20:51","modified_gmt":"2012-04-12T16:20:51","slug":"in-extremis","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2012\/04\/12\/in-extremis\/","title":{"rendered":"<em>In extremis<\/em>\u2026"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_a.deepblue\" style=\"color:#0f3955; font-size:2em\"><em>In extremis<\/em>&hellip;<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>12 avril 2012 &ndash; Nous avions d\u00e9j\u00e0 tremp\u00e9 notre plume, nous l&rsquo;avouons, dans une encre goguenarde, un rien m\u00e9prisante, \u00e0 peine am\u00e8re mais d\u00e9j\u00e0 haussant les \u00e9paules (c&rsquo;est une encre aux capacit\u00e9s r\u00e9volutionnaires), avant de nous mettre \u00e0 un texte sur la campagne des pr\u00e9sidentielles fran\u00e7aises. Nous avons d&ucirc; changer d&rsquo;encrier, &ndash; <em>in extremis<\/em>, certes, comme nous l&rsquo;indique notre titre, &ndash; mais quoi, il ne faut pas bouder, sinon son plaisir, dans tous les cas son int\u00e9r\u00eat&hellip;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Il s&rsquo;agit du vide jusqu&rsquo;alors mesur\u00e9 presque scientifiquement du non-d\u00e9bat en mati\u00e8re de politique ext\u00e9rieure, de politique de s\u00e9curit\u00e9 nationale, en fait de ce qui reviendrait \u00e0 une \u00ab\u00a0politique de la grande crise de notre contre-civilisation\u00a0\u00bb, de notre \u00ab\u00a0<a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notes_sur_la_crise_haute_ddecrisis_20_02_2012.html\">crise haute<\/a>\u00ab\u00a0. Ce vide s&rsquo;est dissip\u00e9, gr\u00e2ce en soit rendu et quoique l&rsquo;on pense de lui par ailleurs, au candidat M\u00e9lenchon, ci-devant meneur du Front de Gauche (FdG).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>On conna&icirc;t notre conception g\u00e9n\u00e9rale selon laquelle nous nous trouvons au c&oelig;ur d&rsquo;une situation caract\u00e9ris\u00e9e non pas par la succession d&rsquo;une crise apr\u00e8s d&rsquo;autres, m\u00eame si l&rsquo;une ou l&rsquo;autre crise peut avoir un aspect se rapprochant du fondamental, mais caract\u00e9ris\u00e9e simplement par <strong>la crise fondamentale<\/strong> de notre civilisation devenue contre-civilisation. L&rsquo;affrontement dans cette crise se fait en termes de forces d\u00e9structurantes et de forces structurantes, de pouss\u00e9es du Syst\u00e8me et de r\u00e9sistances antiSyst\u00e8me. Cette question de la crise fondamentale, ou crise haute, ne peut \u00eatre pens\u00e9e qu&rsquo;en termes globaux, sans bornes ni limites \u00e9conomiques, g\u00e9ographiques et politiques ; et cette \u00ab\u00a0globalisation\u00a0\u00bb-l\u00e0, catastrophique miroir bris\u00e9 du r\u00eave d\u00e9chu de la globalisation vertueuse du Syst\u00e8me, se fait sous la pression d&rsquo;un syst\u00e8me du technologisme agonisant et par le canal d&rsquo;un syst\u00e8me de la communication aux effets tr\u00e8s puissants et tr\u00e8s ambigus (<a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-janus_au_grand_galop_09_04_2012.html\">Janus<\/a>), qui constitue aujourd&rsquo;hui le facteur principal de la puissance.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Toutes les crises nationales actuelles sont des succ\u00e9dan\u00e9s nationaux, avec les caract\u00e8res sp\u00e9cifiques qui vont avec, de la grande crise fondamentale, et elles sont, si l&rsquo;on veut, \u00ab\u00a0multidisciplinaires\u00a0\u00bb ; par \u00e9vidence du propos, aucun pays n&rsquo;\u00e9chappe \u00e0 sa crise int\u00e9rieure puisque l&rsquo;influence directe de la grande crise l&rsquo;implique n\u00e9cessairement. Un pays qui ne d\u00e9bat pas s\u00e9rieusement et prioritairement de sa politique ext\u00e9rieure et de s\u00e9curit\u00e9 nationale au sens le plus large ne d\u00e9bat pas de sa politique g\u00e9n\u00e9rale de crise, y compris des effets de la grande crise d&rsquo;un point de vue int\u00e9rieur, c&rsquo;est-\u00e0-dire de sa propre crise soi-disant \u00ab\u00a0nationale\u00a0\u00bb ; il ne d\u00e9bat donc de rien de s\u00e9rieux et abandonne sa seule priorit\u00e9 nationale aux autres, ou, plus justement dit, aux \u00e9v\u00e8nements eux-m\u00eames. (On ajoutera pour la France que les r\u00e9f\u00e9rences du d\u00e9bat \u00e0 l&rsquo;Europe dans la campagne ne brisent rien de cet emprisonnement ; en d\u00e9battant de l&rsquo;Europe comme ils l&rsquo;ont fait jusqu&rsquo;ici, la plupart des candidats d\u00e9battaient d&rsquo;une Europe immuable, inchangeable telle qu&rsquo;elle l&rsquo;est actuellement et qui ne peut \u00eatre chang\u00e9e, c&rsquo;est-\u00e0-dire d&rsquo;une Europe-Syst\u00e8me qui est une de causes de la crise fondamentale qu&rsquo;on s&rsquo;interdit de mettre en cause ; c&rsquo;est d\u00e9battre de la crise selon les arguments d&rsquo;une chose qui en est un des moteurs et une cause op\u00e9rationnelle constante, &ndash; c&rsquo;est-\u00e0-dire d\u00e9battre de <strong>rien<\/strong>. Cela revient \u00e0 \u00e9largir le vide du d\u00e9bat \u00e9lectoral de la dimension nationale \u00e0 la dimension europ\u00e9enne&hellip;)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Ce vide, c&rsquo;\u00e9tait l&rsquo;impression qu&rsquo;on avait dans les pr\u00e9sidentielles fran\u00e7aises, interminables depuis les primaires socialistes de l&rsquo;automne dernier, et par ailleurs marqu\u00e9s par un d\u00e9go&ucirc;t profond transcendant les partis du personnage-Sarkozy, amplement justifi\u00e9 par la correspondance entre ce personnage et sa politique d&rsquo;abaissement syst\u00e9matique que le Syst\u00e8me impose principalement aux pays du bloc BAO. Parmi les candidats principaux, Marine Le Pen avait bien essay\u00e9 de pr\u00e9senter une politique de crise, ou disons une \u00ab\u00a0politique de la grande crise\u00a0\u00bb d\u00e9bordant le cadre national mais il est manifeste qu&rsquo;elle ne ma&icirc;trisait pas la conception g\u00e9n\u00e9rale de la chose, non plus que l&rsquo;orientation traditionnelle de son parti et de son \u00e9lectorat ; elle a \u00e9chou\u00e9 dans sa tentative et s&rsquo;est finalement repli\u00e9e sur la sp\u00e9cificit\u00e9 de son parti r\u00e9duite \u00e0 l&rsquo;\u00e9migration et \u00e0 d&rsquo;autres causes similaires strictement int\u00e9rieures. Le fait nouveau aujourd&rsquo;hui est qu&rsquo;il est possible que la position et l&rsquo;appr\u00e9ciation de politique g\u00e9n\u00e9rale de M\u00e9lenchon, concr\u00e9tis\u00e9es par son discours au Cercle r\u00e9publicain, le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.jean-luc-melenchon.fr\/2012\/03\/30\/discours-pour-une-defense-souveraine-et-altermondialiste\/\">30 mars 2012<\/a>, aient chang\u00e9 cela. Il est bien possible qu&rsquo;ait \u00e9t\u00e9 bris\u00e9 ce cercle infernal de l&rsquo;enfermement dans les querelles int\u00e9rieures programm\u00e9es, et cela gr\u00e2ce au d\u00e9veloppement d&rsquo;une logique de rupture absolument n\u00e9cessaire pour consid\u00e9rer une \u00ab\u00a0politique de la grande crise\u00a0\u00bb. Ce discours pr\u00e9sentait &laquo;<em>une d\u00e9fense souveraine et altermondialiste<\/em>&raquo;, mais le propos va tr\u00e8s largement au-del\u00e0 de la question de la \u00ab\u00a0d\u00e9fense\u00a0\u00bb.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Plusieurs lecteurs avaient remarqu\u00e9 ce discours. Nous l&rsquo;avons \u00e9cout\u00e9. Nous avons aussi regard\u00e9 et \u00e9cout\u00e9 l&rsquo;interview de M\u00e9lenchon sur BFM-TV, avec <em>Le Point<\/em>, le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.bfmtv.com\/bfmtv-2012-l-interview-de-jean-luc-melenchon-actu25948.html\">8 avril 2012<\/a>, o&ugrave; une bonne dizaine de minutes sont consacr\u00e9es (avec r\u00e9f\u00e9rence au discours) aux questions de s\u00e9curit\u00e9 dans le sens le plus large du mot (d\u00e9fense, politique ext\u00e9rieure, etc.). L&rsquo;impression g\u00e9n\u00e9rale est extr\u00eamement favorable : il s&rsquo;agit bien d&rsquo;un discours <strong>de rupture<\/strong>, au sens g\u00e9n\u00e9ral de l&rsquo;esprit de la chose, pr\u00e9sentant un programme fortement structur\u00e9 et pr\u00e9cis\u00e9 dans ses options essentielles. Sans avoir chang\u00e9 radicalement le climat de la campagne, il a introduit les pr\u00e9misses d&rsquo;une dimension nouvelle d&rsquo;un d\u00e9bat essentiel, non seulement \u00e9lectoral mais post\u00e9lectoral, quel que soit le pr\u00e9sident \u00e9lu.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Nous allons tenter de r\u00e9sumer les axes principaux de ces interventions. A notre sens, il y en a quatre : une critique g\u00e9n\u00e9rale extr\u00eamement puissante des USA, de leur r\u00f4le, de leur \u00e9volution, etc., et des USA pris implicitement comme moteur du Syst\u00e8me et en crise fondamentale ; la rupture n\u00e9cessaire de la France avec l&rsquo;Occident (en fait, \u00e0 notre sens et si nous comprenons bien, avec l'\u00a0\u00bbOccident anglo-saxon\u00a0\u00bb, ou atlantiste, ou le bloc BAO dans notre jargon, ou le Syst\u00e8me si l&rsquo;on veut faire bref et d\u00e9finitif) ; l&rsquo;ouverture \u00e0 de nouveaux arrangements, vers les espaces hors-bloc BAO, ce qu&rsquo;on nomme d&rsquo;une fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale \u00ab\u00a0les pays \u00e9mergents\u00a0\u00bb ; l&rsquo;affirmation souveraine de la France, ou l&rsquo;affirmation implicite de principes structurants. (On trouvera un expos\u00e9 beaucoup plus d\u00e9taill\u00e9 et plac\u00e9 dans une perspective pr\u00e9cis\u00e9e selon les conditions de la situation g\u00e9n\u00e9rale, dans une <em>Analyse<\/em> que nous publierons tr\u00e8s vite.) Si quelqu&rsquo;un trouve l\u00e0-dedans un parfum de gaullisme, ou disons du \u00ab\u00a0n\u00e9ogaullisme\u00a0\u00bb pour ne pas faire trop vieillot, et faire \u00ab\u00a0de gauche\u00a0\u00bb (ou de Tartempion) pour rester ce que l&rsquo;on croit que l&rsquo;on est, on jugera qu&rsquo;il ne faut pas l&rsquo;en d\u00e9courager. (Lors d&rsquo;un commentaire, le 10 avril, sur BFM-TV, ce journaliste italien dont nous n&rsquo;avons retenu que le pr\u00e9nom, &ndash; Alberto, &ndash; remarquait, avec un accent chantant et \u00e9tonn\u00e9 de l&rsquo;audace de son propre propos, et apr\u00e8s que son interlocuteur ait \u00e9voqu\u00e9 quelques accents \u00ab\u00a0\u00e0 la Mitterrand\u00a0\u00bb chez Hollande, qu&rsquo;&laquo;<em>il y a comme des accents d&rsquo;oune de Gaulle de gauche<\/em> [chez M\u00e9lenchon].&raquo; Pas si b\u00eate, l&rsquo;Alberto \u00e0 l&rsquo;oreille fine.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Incontestablement, il y a du nouveau&hellip; Mais pr\u00e9cisons, d&rsquo;ailleurs : non pas du nouveau mais un retour \u00e0 des conceptions fondamentales qui s&rsquo;exprim\u00e8rent r\u00e9guli\u00e8rement, en France, de p\u00e9riode en p\u00e9riode, et dans diff\u00e9rentes \u00e9poques. Certes, dans le cloaque actuel, cela sonne comme une nouveaut\u00e9 r\u00e9volutionnaire, mais il faut savoir que cela retrouve une veine classique fran\u00e7aise, et m\u00eame p\u00e9renne. La France a une tradition, \u00e0 cet \u00e9gard, et elle r\u00e9pond \u00e0 la Tradition tout court au travers de l&rsquo;affirmation de principes structurants fondamentaux ; contrairement \u00e0 ce qu&rsquo;affirme M\u00e9lenchon, il n&rsquo;importait pas que le Si\u00e8cle des Lumi\u00e8res vint pour que cela fut, &ndash; cela existait avant et, d&rsquo;un autre point de vue que le sien, cela existe <strong>malgr\u00e9<\/strong> le Si\u00e8cle des Lumi\u00e8res (dont on sait qu&rsquo;il est, tout de m\u00eame, l&rsquo;inspirateur direct du lib\u00e9ralisme, de l&rsquo;individualisme d\u00e9structurant, de la modernit\u00e9 enfin, celle-ci consid\u00e9r\u00e9e comme le c&oelig;ur m\u00eame du Syst\u00e8me).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Ainsi rel\u00e8ve-t-on une ambigu\u00eft\u00e9 dans l&rsquo;attitude de M\u00e9lenchon, ambigu\u00eft\u00e9 qu&rsquo;il n&rsquo;est pas le seul \u00e0 porter, qui se marque le plus souvent quand surgit une personnalit\u00e9 politique qui entend affirmer une position de forte substance. Le d\u00e9calage est consid\u00e9rable entre son discours socio-politique int\u00e9rieur, fortement \u00ab\u00a0id\u00e9ologis\u00e9\u00a0\u00bb et proclam\u00e9 partout, et son discours fondamental de \u00ab\u00a0politique de la grande crise\u00a0\u00bb, celui qui nous int\u00e9resse, et qui est dit <em>mezzo voce<\/em>, pour des oreilles attentives ou incr\u00e9dules. Le premier soul\u00e8ve peut-\u00eatre les foules mais il est d&rsquo;une pauvret\u00e9 inh\u00e9rente \u00e0 l'\u00a0\u00bbid\u00e9ologisation\u00a0\u00bb de notre temps (de droite, de gauche, ou du centre, ou d&rsquo;o&ugrave; que vous le voulez). Malgr\u00e9 les apparences, il joue \u00e0 fond pour le Syst\u00e8me, en perp\u00e9tuant les clivages artificiels qui emp\u00eachent les alliances antiSyst\u00e8me fondamentales. Les attaques de M\u00e9lenchon contre la FN font partie de ce folklore assez vain, r\u00e9ducteur et peu glorieux, et en plus complice du Syst\u00e8me. (Cela nous rappelle une confidence d\u00e9sabus\u00e9e de R\u00e9gis Debray d\u00e9but mai 2002, alors que d&rsquo;immenses manifs&rsquo;, essentiellement de gauche, parcouraient la France contre un Le Pen assur\u00e9 de ne jamais pouvoir gagner ce deuxi\u00e8me tour, et que nous nous interrogions sur la signification et l&rsquo;h\u00e9ro\u00efsme de cette mobilisation : &laquo;<em>Qu&rsquo;est-ce que tu veux, chaque g\u00e9n\u00e9ration a besoin de sa guerre d&rsquo;Espagne&hellip;<\/em>&raquo;. Les temps ont chang\u00e9, pour ce qui est de l&rsquo;h\u00e9ro\u00efsme.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&hellip;Ce qui rend d&rsquo;autant plus pr\u00e9cieux et brillant, l&rsquo;autre aspect de l&rsquo;intervention de M\u00e9lenchon, sa \u00ab\u00a0politique de la grande crise\u00a0\u00bb. On comprend ais\u00e9ment que nous jugeons qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas en Europe, et dans les pays du bloc BAO, un programme d&rsquo;une si grande force antiSyst\u00e8me, &ndash; sauf peut-\u00eatre, bien entendu et tenez-vous bien, celui de Ron Paul&hellip; Dr\u00f4le, cette rencontre du dynamique vieillard libertarien (traduisez : d&rsquo;extr\u00eame droite, non sans faire une moue comme devant quelque chose qui pue), accus\u00e9 par les relais du Syst\u00e8me de racisme (alors qu&rsquo;il est le seul \u00e0 r\u00e9clamer la fin de \u00ab\u00a0la guerre contre la drogue\u00a0\u00bb, formidable machine raciste \u00e0 remplir les prisons US, et lui notamment mais explicitement pour ce motif-l\u00e0) ; et ce M\u00e9lenchon comme on l&rsquo;a vu. Il est pourtant vrai que les grandes lignes de leur volont\u00e9 de rupture se rencontrent, jusqu&rsquo;\u00e0 des aspects inattendus : lorsque M\u00e9lenchon d\u00e9clare qu&rsquo;&laquo;<em>Il faut quitter au plus vite cette barque pourrie qui s&rsquo;enfonce&hellip;<\/em>&raquo; (le Syst\u00e8me, c&rsquo;est-\u00e0-dire pour ce cas le syst\u00e8me de l&rsquo;am\u00e9ricanisme), il rejoint Paul qui attaque la <em>Fed<\/em> et la machine de guerre de l&rsquo;Empire engag\u00e9e dans ses folles aventures ext\u00e9rieures. Leurs critiques du r\u00f4le du dollar et de la dette sont absolument similaires. Ils parlent tous deux de la m\u00eame \u00ab\u00a0barque pourrie\u00a0\u00bb.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>On trouve la m\u00eame similitude dans leurs attaques contre leurs propres \u00ab\u00a0amis\u00a0\u00bb. M\u00e9lenchon n&rsquo;a pas de critiques assez rudes contre l&rsquo;Internationale Socialiste qui s&rsquo;aligne constamment sur les consignes atlantistes, et Ron Paul de m\u00eame contre le parti r\u00e9publicain devenu un parti de la guerre perp\u00e9tuelle, de l&rsquo;alignement sur Isra\u00ebl, d&rsquo;extravagances \u00e9tatiques et imp\u00e9riales jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;endettement \u00e9galement perp\u00e9tuel. Tous deux, selon une logique assez similaire, sont l&rsquo;objet d&rsquo;attaques tr\u00e8s violentes de ces m\u00eames \u00ab\u00a0amis\u00a0\u00bb, dont ils mettent en \u00e9vidence les trahisons coutumi\u00e8res. Ron Paul fait l&rsquo;objet d&rsquo;un traitement \u00e9pouvantable dans les primaires r\u00e9publicaines ; quant \u00e0 M\u00e9lenchon, il suffit de lire l&rsquo;interview de Cohn-Bendit dans <em>Le Monde<\/em> du <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.lemonde.fr\/election-presidentielle-2012\/article\/2012\/04\/09\/m-cohn-bendit-la-vie-ce-n-est-pas-aussi-simple-qu-un-discours-de-melenchon_1682565_1471069.html\">9 avril 2012<\/a>, et le pauvre M\u00e9lenchon, pour une fois pris en flagrant d\u00e9lit de na\u00efvet\u00e9 au nom de sa foi dans \u00ab\u00a0la gauche\u00a0\u00bb, &ndash; car c&rsquo;est bien mal conna&icirc;tre <strong>qui<\/strong> est r\u00e9ellement Cohn-Bendit et ses acolytes, &ndash; M\u00e9lenchon presque douloureusement surpris de ces attaques (dans <em>Le Monde<\/em> du <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.lemonde.fr\/election-presidentielle-2012\/article\/2012\/04\/10\/melenchon-repond-a-cohn-bendit-un-type-specialise-a-tirer-dans-le-dos_1682899_1471069.html\">10 avril 2012<\/a> : &laquo;<em>Il a parfaitement le droit de ne pas \u00eatre d&rsquo;accord avec moi mais pour quelqu&rsquo;un de gauche, l&rsquo;urgence serait plut\u00f4t de taper sur l&rsquo;extr\u00eame-droite, surtout au moment o&ugrave; moi, je fais tout ce que je peux pour la faire passer derri\u00e8re moi<\/em> [Marine Le Pen]<em>. Il pourrait donner un petit coup de main utile mais il veut pas, il veut pas&#8230;<\/em>&raquo;)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Tous deux, enfin, ont leur aspect \u00ab\u00a0id\u00e9ologis\u00e9\u00a0\u00bb int\u00e9rieur (M\u00e9lenchon comme on l&rsquo;a vu, Ron Paul comme hyper-lib\u00e9ral libre-\u00e9changiste, anti-\u00e9tatiste, etc.), sur lequel il y aurait beaucoup \u00e0 dire ; mais lequel, finalement, n&rsquo;importe pas \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de l&rsquo;\u00e9normit\u00e9 de l&rsquo;attaque qu&rsquo;ils lancent contre le Syst\u00e8me avec leur \u00ab\u00a0politique de la grande crise\u00a0\u00bb, d\u00e9sormais soutenue <em>de facto<\/em> par les masses populaires qu&rsquo;ils d\u00e9placent&hellip; Tous deux constituent sans aucun doute des cas remarquables de comportement les apparentant \u00e0 ce que nous nommons des \u00ab\u00a0<a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notes_sur_les_systemes_antisysteme_ddecrisis_17_01_2011.html\">syst\u00e8mes antiSyst\u00e8me<\/a>\u00ab\u00a0, par les effets fondamentaux de leurs actions, quelles que soient les d\u00e9finitions qu&rsquo;ils se donnent d&rsquo;eux-m\u00eames. En cette mati\u00e8re de l&rsquo;appr\u00e9ciation des effets fondamentaux des choses, ce sont les \u00e9v\u00e8nements qui jugent, selon une logique m\u00e9tahistorique qui fait bon march\u00e9 des appr\u00e9ciations que les <em>sapiens<\/em> se donnent \u00e0 eux-m\u00eames, y compris leurs sondages, leurs \u00e9ditos et m\u00eame leurs votes&#8230; Seul compte l&rsquo;effet \u00ab\u00a0objectif\u00a0\u00bb de la chose.<\/p>\n<\/p>\n<p><h2 class=\"titleset_b.deepblue\" style=\"color:#0f3955; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\">Inversion de la \u00ab\u00a0politique fondamentale\u00a0\u00bb<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>En effet, c&rsquo;est l\u00e0 que nous voulons en venir&hellip; Il n&rsquo;est nullement question, dans cette analyse interpr\u00e9tative, de s&rsquo;attacher \u00e0 la perspective d&rsquo;une victoire ou d&rsquo;une d\u00e9faite, du premier ou\/et du second tour, voire m\u00eame des \u00e9lections pr\u00e9sidentielles elles-m\u00eames. (Tout cela vaut pour Ron Paul, nous le disons souvent.) Notre propos est diff\u00e9rent. Nous tenons compte sans aucun doute du succ\u00e8s populaire, mais nullement pour le r\u00e9sultat des pr\u00e9sidentielles&hellip; (S&rsquo;il y avait un effet r\u00e9el dans l&rsquo;\u00e9lection, si l&rsquo;on en arrivait \u00e0 l'\u00a0\u00bbimpensable\u00a0\u00bb, M\u00e9lenchon au second tour, etc., on comprend que ce serait une toute autre situation et que la ferveur populaire aurait une importance autre, compl\u00e9mentaire en fait \u00e0 celle que nous lui assignons. Pour l&rsquo;instant, nous nous en tenons \u00e0 la situation pr\u00e9sente, qui est le fait de la ferveur populaire en elle-m\u00eame, sans tenir compte des perspectives \u00e9lectorales ; c&rsquo;est \u00e0 cela, principalement, que servent aujourd&rsquo;hui les campagnes \u00e9lectorales des vertueuses d\u00e9mocraties : \u00e0 r\u00e9v\u00e9ler des courants antiSyst\u00e8me hors des r\u00e8gles du Syst\u00e8me.) Les choses \u00e9tant ce qu&rsquo;elles sont, comme disait le grand anc\u00eatre, il se trouve que le programme de M\u00e9lenchon acquiert, gr\u00e2ce au succ\u00e8s populaire du candidat M\u00e9lenchon relay\u00e9 et amplifi\u00e9 par le syst\u00e8me de la communication, une sorte de l\u00e9gitimit\u00e9 qui le rend tr\u00e8s dangereux pour le Syst\u00e8me, quelle que soit la fortune \u00e9lectorale du candidat ; cette l\u00e9gitimit\u00e9 fait de lui, d\u00e9sormais, une r\u00e9f\u00e9rence (louable ou dangereuse selon le parti qu&rsquo;on adopte) par rapport aux aspects fondamentaux de la politique fran\u00e7aise.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Il se trouve que c&rsquo;est un \u00e9v\u00e9nement consid\u00e9rable parce que c&rsquo;est la premi\u00e8re fois depuis de Gaulle que la politique fondamentale \u00ab\u00a0en cours\u00a0\u00bb de la France est mise en question d&rsquo;une fa\u00e7on aussi structur\u00e9e et argument\u00e9e. Si elle peut \u00eatre ainsi mise en question, c&rsquo;est parce que, depuis de Gaulle, cette \u00ab\u00a0politique fondamentale\u00a0\u00bb, qui \u00e9tait \u00e9videmment gaullienne \u00e0 l&rsquo;origine, n&rsquo;a cess\u00e9 de se pervertir ; et elle n&rsquo;a cess\u00e9 de se pervertir, non par son usure ou par son inactualit\u00e9 grandissantes (elle est par d\u00e9finition immunis\u00e9e contre ces maux, puisque toute enti\u00e8re caract\u00e9ris\u00e9e par la p\u00e9rennit\u00e9) mais parce que les \u00ab\u00a0op\u00e9rateurs\u00a0\u00bb, comme l&rsquo;on dit en langage boursier, c&rsquo;est-\u00e0-dire les dirigeants politiques, n&rsquo;ont cess\u00e9 de la pervertir, notamment d&rsquo;une fa\u00e7on acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e apr\u00e8s la fin de la Guerre froide. Cette appr\u00e9ciation vaut notamment, et m\u00eame surtout, \u00e0 cause des occasions rat\u00e9es de sa part, pour la pr\u00e9sidence Chirac qui fonctionna comme un remarquable trompe l&rsquo;&oelig;il \u00e0 cet \u00e9gard, \u00e0 cause d&rsquo;un personnage (Chirac) qui se croyait sinc\u00e8rement gaulliste sans avoir jamais vraiment compris de quoi il s&rsquo;agit, et par cons\u00e9quent qu&rsquo;il ne l&rsquo;\u00e9tait pas. Il y eut l&rsquo;occasion rat\u00e9e en Bosnie, en juin-juillet 1995, de faire prendre en charge par les seuls Europ\u00e9ens une op\u00e9ration majeure que les seuls Fran\u00e7ais avaient d\u00e9bloqu\u00e9e, au lieu de rameuter les USA ; l&rsquo;engagement dans la guerre essentiellement am\u00e9ricaniste du Kosovo de 1999, apr\u00e8s un rapprochement de l&rsquo;OTAN en 1997 ; enfin, grande et triste occurrence \u00e0 cet \u00e9gard, l&rsquo;alignement sur les USA en 2004, apr\u00e8s l&rsquo;occasion exceptionnelle mais rat\u00e9e de l&rsquo;institutionnalisation de la rupture avec l&rsquo;opposition triomphale \u00e0 la guerre am\u00e9ricaniste d&rsquo;Irak, \u00e0 l&rsquo;ONU, au d\u00e9but 2003&hellip; Apr\u00e8s l&rsquo;\u00e9pisode du r\u00e9f\u00e9rendum anti-europ\u00e9en de mai 2005 qui montra combien cette \u00ab\u00a0politique fondamentale\u00a0\u00bb \u00e9tait subvertie en se s\u00e9parant d&rsquo;une volont\u00e9 populaire si affirm\u00e9e et si sage, jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;inversion compl\u00e8te, le processus se pr\u00e9cipita avec la rupture de cette politique dans la chute et par la chute si l&rsquo;on veut, de la pr\u00e9sidence Sarko. Essentiellement, cette inversion d\u00e9cisive s&rsquo;est faite et accomplie, \u00e0 ciel ouvert et sans le moindre frein, depuis d\u00e9but 2009, la r\u00e9int\u00e9gration de l&rsquo;OTAN, l&rsquo;engagement renforc\u00e9 en Afghanistan, les aventures n\u00e9oconservatrices type-Libye, l&rsquo;alignement satisfait et racoleur sur la politique-Syst\u00e8me de puissance, etc. Tout cela fait que la mise en question de la politique fondamentale de la France aujourd&rsquo;hui revient \u00e0 une insurrection contre la perversion jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;inversion de cette politique fondamentale, et constitue <em>de facto<\/em>, par logique antagoniste, une proposition de r\u00e9tablissement de cette politique fondamentale. C&rsquo;est pourquoi la d\u00e9marche de M\u00e9lenchon pourrait \u00eatre qualifi\u00e9e de \u00ab\u00a0n\u00e9ogaulliste\u00a0\u00bb, que cela l&rsquo;agr\u00e9e ou pas. (Notre impression, \u00e0 l&rsquo;audition de ces accents de \u00ab\u00a0De Gaulle de gauche\u00a0\u00bb relev\u00e9s par le gentil Alberto \u00e0 l&rsquo;accent chantant, est que cela ne doit pas vraiment lui d\u00e9plaire, au fond de lui.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>De ce point de vue chronologique, c&rsquo;est un \u00e9v\u00e9nement fran\u00e7ais d&rsquo;une grande importance. La France vit, dans le cadre ronronnant de la V\u00e8me R\u00e9publique, dans l&rsquo;illusion d&rsquo;\u00eatre toujours sous l&rsquo;aile de la gloire des ann\u00e9es gaulliennes. A chaque \u00e9lection pr\u00e9sidentielle, on entonne le refrain \u00e0 cette vieille gloire mit\u00e9e, trahie et pervertie, en acclamant le \u00ab\u00a0processus r\u00e9galien\u00a0\u00bb ; ne sont dupes que ceux qui le veulent bien, mais il y en a bon nombre&hellip; Il subsiste une complicit\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale au sein des milieux-Syst\u00e8me pour maintenir cette r\u00e9f\u00e9rence ; m\u00eame si le sentiment \u00e0 son \u00e9gard (on parle de De Gaulle) est bien plus que m\u00e9lang\u00e9 et se caract\u00e9rise majoritairement par une hostilit\u00e9 qui prend diverses postures, comme on est hostile, en p\u00e9riode de basses eaux, \u00e0 tout ce qui est grand, la r\u00e9f\u00e9rence subsiste vaguement pour le confort des discours \u00e9lectoraux et comme un maquillage pour masquer les ravages de l&rsquo;imposture. M\u00e9lenchon introduit, qu&rsquo;il en ait voulu ainsi ou pas, un \u00e9l\u00e9ment perturbateur consid\u00e9rable dans cet arrangement. C&rsquo;est une d\u00e9marche du type \u00ab\u00a0le roi est nu\u00a0\u00bb : r\u00e9v\u00e9ler qu&rsquo;une politique n&rsquo;existe plus en proposant de la r\u00e9tablir dans ses grandes lignes, adapt\u00e9e aux \u00e9v\u00e8nements du monde tel qu&rsquo;il est devenu, c&rsquo;est-\u00e0-dire rebaptis\u00e9e en \u00ab\u00a0politique de la grande crise\u00a0\u00bb.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Tout cela, encore une fois, ne signifie rien, ni \u00e9lectoralement ni dans l&rsquo;exercice du gouvernement. Si, par hypoth\u00e8se extraordinaire, M\u00e9lenchon \u00e9tait \u00e9lu, ce serait un tout autre champ de r\u00e9flexion qui s&rsquo;ouvrirait mais tout nous invite, pour l&rsquo;instant, \u00e0 travailler sur l&rsquo;autre hypoth\u00e8se de sa non-\u00e9lection, qui est dans l&rsquo;\u00e9tat des choses compl\u00e8tement acceptable. Dans cette hypoth\u00e8se-l\u00e0, il reste effectivement qu&rsquo;est en train d&rsquo;\u00eatre install\u00e9e, au c&oelig;ur de la conscience politique fran\u00e7aise, et tr\u00e8s vite comme se font les choses dans le temps du triomphe du syst\u00e8me de la communication, une r\u00e9f\u00e9rence qui d\u00e9chire l&rsquo;illusion que la politique fran\u00e7aise actuelle est \u00ab\u00a0fondamentale\u00a0\u00bb au sens o&ugrave; on l&rsquo;entendait il y a un demi-si\u00e8cle, et la possibilit\u00e9 qu&rsquo;elle soit par cons\u00e9quent une \u00ab\u00a0politique de la grande crise\u00a0\u00bb ; une r\u00e9f\u00e9rence qui, par cons\u00e9quent, \u00e9claire le vide de cette politique fondamentale compl\u00e8tement d\u00e9voy\u00e9e et r\u00e9duite \u00e0 son contraire. C&rsquo;est un apport fondamental justement, d\u00e9stabilisant, r\u00e9volutionnaire pour la psychologie fran\u00e7aise habitu\u00e9e aux certitudes de l&rsquo;exceptionnalit\u00e9 ; c&rsquo;est un progr\u00e8s si l&rsquo;on veut, &ndash; et, conceptuellement, et ironiquement sans aucun doute, un \u00ab\u00a0progr\u00e8s\u00a0\u00bb au sens o&ugrave; l&rsquo;entendaient <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notes_sur_la_crise_haute_ddecrisis_20_02_2012.html\">Maistre et Baudelaire<\/a> (selon Daniel Vouga, auteur de <em>Baudelaire et Joseph de Maistre<\/em>) : &laquo;[P]<em>rogresser, pour eux, ce n&rsquo;est pas avancer, ni conqu\u00e9rir, mais revenir et retrouver<\/em>&#8230; [&#8230;] <em>Le progr\u00e8s donc, le seul progr\u00e8s possible, consiste \u00e0 vouloir retrouver l&rsquo;Unit\u00e9 perdue&#8230;<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&hellip;Et au-del\u00e0, &ndash; nous irions tout de m\u00eame jusqu&rsquo;\u00e0 prendre date. La p\u00e9riode est suffisamment explosive pour consid\u00e9rer que cette \u00e9lection, si elle se cl\u00f4t par un r\u00e9sultat conforme (\u00e9lection d&rsquo;un des deux \u00ab\u00a0grands\u00a0\u00bb), bien loin d&rsquo;\u00eatre un d\u00e9but, sera une suite <em>crescendo<\/em> d&rsquo;une situation \u00e0 l&rsquo;instabilit\u00e9 extraordinaire. C&rsquo;est dans ce contexte que la r\u00e9f\u00e9rence introduite par M\u00e9lenchon, d\u00e9sormais marqu\u00e9e et l\u00e9gitim\u00e9e par la pouss\u00e9e populaire qui a marqu\u00e9 sa candidature, peut-\u00eatre rejointe par d&rsquo;autres tendances pour l&rsquo;instant marginales ou non d\u00e9couvertes, peut jouer un r\u00f4le non n\u00e9gligeable, voire essentiel. Les choses vont vite dans ces temps incertains.<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>In extremis&hellip; 12 avril 2012 &ndash; Nous avions d\u00e9j\u00e0 tremp\u00e9 notre plume, nous l&rsquo;avouons, dans une encre goguenarde, un rien m\u00e9prisante, \u00e0 peine am\u00e8re mais d\u00e9j\u00e0 haussant les \u00e9paules (c&rsquo;est une encre aux capacit\u00e9s r\u00e9volutionnaires), avant de nous mettre \u00e0 un texte sur la campagne des pr\u00e9sidentielles fran\u00e7aises. 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