{"id":74758,"date":"2012-12-24T07:27:08","date_gmt":"2012-12-24T07:27:08","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2012\/12\/24\/au-hasard-le-pouvoir\/"},"modified":"2012-12-24T07:27:08","modified_gmt":"2012-12-24T07:27:08","slug":"au-hasard-le-pouvoir","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2012\/12\/24\/au-hasard-le-pouvoir\/","title":{"rendered":"Au hasard, le pouvoir"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_a.deepblue\" style=\"color:#0f3955;font-size:2em;\">Au hasard, le pouvoir<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>24 d\u00e9cembre 2012 &ndash; \u00ab\u00a0Gouverner, c&rsquo;est pr\u00e9voir\u00a0\u00bb, disait l&rsquo;autre. Aujourd&rsquo;hui, il serait \u00e0 Sainte Anne, en traitement pr\u00e9ventif, urgent mais sans doute sans espoir. F\u00e9dor Loukianov, lui, est plus actuel, plus \u00ab\u00a0moderne\u00a0\u00bb disons, &ndash; en ayant \u00e0 l&rsquo;esprit, bien entendu, que, comme tout bon observateur russe, il se m\u00e9fie diablement du mot, &ndash; \u00ab\u00a0moderne\u00a0\u00bb, dit-on&hellip; Le titre de son article, c&rsquo;est &laquo;<em>Gouverner pour ne rien changer<\/em>&raquo; (le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/fr.rian.ru\/tribune\/20121220\/196984803.html\">20 d\u00e9cembre 2012<\/a>), dans sa rubrique de Novosti dont le titre (de la rubrique) est ironiquement, &ndash; mais d&rsquo;une ironie extr\u00eamement r\u00e9v\u00e9latrice : &laquo;<em> Un monde changeant<\/em>&raquo;&hellip; Alors, &laquo;<em>Gouverner pour ne rien changer<\/em>&raquo; dans &laquo;<em> Un monde changeant<\/em>&raquo; ? Les deux propositions ne se contredisant en aucune fa\u00e7on mais <strong>se compl\u00e9tant<\/strong>, nous ne sommes pas loin de notre sempiternelle conclusion, qui, en fait, rejoint pour le repr\u00e9senter un Principe qui guide notre r\u00e9flexion d&rsquo;analyse des \u00e9v\u00e9nements.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>En attendant (notre conclusion), voyons ce que Loukianov, lui, conclut. Il passe en revue dans sa chronique divers \u00e9v\u00e9nements et divers comportements de chefs d&rsquo;&Eacute;tat ou de gouvernement apr\u00e8s avoir rappel\u00e9 <em>in fine<\/em> qu&rsquo;effectivement l&rsquo;ann\u00e9e 2012 \u00e9tait promise \u00e0 des grands changements, particuli\u00e8rement dans le domaine du pouvoir. Le second point aurait d&ucirc; conduire \u00e0 des changements d&rsquo;autant plus importants dans le domaine du premier. Le constat fait par Loukianov est qu&rsquo;il n&rsquo;en a rien \u00e9t\u00e9.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo;<em>Quel est le point commun entre les \u00e9v\u00e9nements qui se produisent \u00e0 travers le monde ? La nervosit\u00e9 accrue de tous les acteurs. La campagne \u00e9lectorale am\u00e9ricaine a d\u00e9voil\u00e9 une polarisation sans pr\u00e9c\u00e9dent de la soci\u00e9t\u00e9 et des d\u00e9bats sur la guerre y surgissent constamment &ndash; faut-il envahir la Syrie ? Bombarder l&rsquo;Iran ? Combien de troupes laisser en Afghanistan apr\u00e8s le retrait ? Jusqu&rsquo;o&ugrave; accro&icirc;tre la pr\u00e9sence militaire dans l&rsquo;oc\u00e9an Pacifique? Et en d\u00e9pit de sa puissance incroyable, Washington cherche comme les autres \u00e0 s&rsquo;adapter \u00e0 l&rsquo;\u00e9volution chaotique des \u00e9v\u00e9nements, n&rsquo;ayant jamais dispos\u00e9 d&rsquo;outils de gouvernance globale.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo;<em>Vladimir Poutine, tant dans ses propos que ses actions, a mis l&rsquo;accent sur les risques multiples dont il faut se prot\u00e9ger. Ses tentatives d&rsquo;assurer la stabilit\u00e9 int\u00e9rieure butent sur l&rsquo;absence de stabilit\u00e9 ext\u00e9rieure, dont il a pris conscience qu&rsquo;elle un pr\u00e9alable n\u00e9cessaire. Or, cette derni\u00e8re d\u00e9pend d&rsquo;innombrables facteurs, sur lesquels Moscou ne peut pas influer. Le gouvernement tente seulement de minimiser les risques, ce qu&rsquo;il fait dans la mesure de ces capacit\u00e9s et de sa compr\u00e9hension.<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Loukianov poursuit dans ce constat des impuissances et des paralysies, comme une litanie, s&rsquo;attachant notamment \u00e0 la crise syrienne qui aurait d&ucirc; conduire \u00e0 des bouleversements importants. D\u00e8s le d\u00e9but de l&rsquo;ann\u00e9e, elle apparaissait comme la crise centrale de l&rsquo;\u00e9poque, avec des affrontements diplomatiques et politiques externes sans doute aussi forts que les affrontements internes, et des \u00e9volutions compl\u00e8tement d\u00e9raisonnables et irrationnelles&hellip; Cela donnant une impression de tr\u00e8s grande activit\u00e9, de d\u00e9roulements d\u00e9cisifs, qui ne d\u00e9bouche en fait sur rien de fondamentalement nouveau, du moins selon nos approches classiques et les pr\u00e9visions que nous en tirons. La conclusion du chroniqueur russe est faite \u00e0 la fois d&rsquo;une incompr\u00e9hension inqui\u00e8te et d&rsquo;une sorte de fatalisme forc\u00e9 non d\u00e9pourvue d&rsquo;une certaine anxi\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo;<em>Depuis la nuit des temps, le pouvoir signifie l&rsquo;engagement et la n\u00e9cessit\u00e9 de prendre des d\u00e9cisions, y compris les plus difficiles et d\u00e9sagr\u00e9ables. Au XXI\u00e8me si\u00e8cle, c&rsquo;est toujours le cas mais les circonstances dans lesquelles il faut exercer ce pouvoir se sont aggrav\u00e9es. Avant, les processus g\u00e9opolitiques \u00e9taient soumis \u00e0 une certaine logique et le mod\u00e8le de comportement \u00e9tait bas\u00e9 sur des crit\u00e8res clairs d&rsquo;appr\u00e9ciation.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo;<em>Dans un monde global o&ugrave; tout est perm\u00e9able et li\u00e9, les divers aspects de la force &ndash; militaire, politique, \u00e9conomique ou encore culturelle &ndash; agissent en m\u00eame temps, mais pas dans la m\u00eame direction. La force qui en r\u00e9sulte est complexe, sachant qu&rsquo;il est pratiquement impossible de la calculer \u00e0 l&rsquo;avance.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo;<em>Pas \u00e9tonnant que la politique se transforme en r\u00e9action au coup par coup et que toute action comporte davantage de risques que l&rsquo;inaction. Le gouvernement s&rsquo;efforce donc de ne faire aucun grand pas, cherchant \u00e0 rafistoler le syst\u00e8me existant et conserver le statu quo.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo;<em>La Russie d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, qui se transforme progressivement d&rsquo;un pays sans id\u00e9ologie en h\u00e9raut mondial du conservatisme et de la non ing\u00e9rence, en est un parfait exemple. L&rsquo;Europe &#8211; o&ugrave; les hommes politiques n&rsquo;osent m\u00eame pas parler de changements structurels au sein de l&rsquo;Union europ\u00e9enne, pr\u00e9f\u00e9rant reboucher les trous ind\u00e9finiment &#8211; a \u00e9galement perdu sa force d&rsquo;innovation et son d\u00e9sir de changement.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo;<em>L&rsquo;aspiration au pouvoir pour ne rien entreprendre est un nouveau ph\u00e9nom\u00e8ne dans la politique internationale.<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Si nous avons choisi le texte de Loukianov pour un commentaire, c&rsquo;est bien entendu parce que nous l&rsquo;avons rencontr\u00e9 et l&rsquo;avons per\u00e7u essentiellement comme l&rsquo;indicateur d&rsquo;une conscience qui se d\u00e9veloppe d&rsquo;un ph\u00e9nom\u00e8ne important. Il s&rsquo;agit de la crise fondamentale et ontologique du pouvoir, qui se manifeste moins par l&rsquo;\u00e9volution ontologique du pouvoir lui-m\u00eame que par l&rsquo;\u00e9volution des \u00e9v\u00e9nements qui conduisent, ou <strong>ont conduit<\/strong> \u00e0 un changement ontologique du pouvoir. Cette crise, avec cette nouvelle ontologie du pouvoir, se manifeste par le fait que le pouvoir est absolument conduit par les \u00e9v\u00e9nements, qu&rsquo;il se contente d'\u00a0\u00bbillustrer\u00a0\u00bb par un comportement en g\u00e9n\u00e9ral \u00e0 contretemps, des remarques en g\u00e9n\u00e9ral grossi\u00e8rement \u00e9trang\u00e8res \u00e0 la v\u00e9rit\u00e9, des th\u00e8ses en g\u00e9n\u00e9ral faussaires, etc. (nous dirions, un comportement-Syst\u00e8me, des remarques-Syst\u00e8me, des th\u00e8ses-Syst\u00e8me, etc&hellip; [un \u00ab\u00a0etc-Syst\u00e8me\u00a0\u00bb ?]). C&rsquo;est \u00e9videmment une id\u00e9e que nous d\u00e9veloppons et suivons depuis quelques ann\u00e9es, et particuli\u00e8rement, de plus en plus pr\u00e9cis\u00e9ment depuis 2008 (voir notamment nos concepts de \u00ab\u00a0<a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-glossairedde_la_politique-syst_me__17_11_2012.html\">politique-Syst\u00e8me<\/a>\u00a0\u00bb et de <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-glossairedde_bloc_bao_10_12_2012.html\">bloc BAO<\/a>, ou divers textes tels que celui qui rendait compte d&rsquo;un num\u00e9ro de <em>dde.crisis<\/em> sur le th\u00e8me de \u00ab\u00a0la dissolution du pouvoir politique\u00a0\u00bb, le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notes_sur_la_dissolution_du_pouvoir_politique_ddecrisis_14_06_2010.html\">14 juin 2010<\/a>).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Par rapport \u00e0 l&rsquo;analyse de Loukianov, nous nous d\u00e9tacherons bien entendu, ou bien nous pr\u00e9ciserons pour notre compte, la diff\u00e9rence de nature, fondamentale, des diverses paralysies du pouvoir qu&rsquo;il d\u00e9crit. Bien entendu, dans sa conclusion il omet la plus importante de toutes les paralysies, de tous les <strong>types<\/strong> de paralysie, que nous baptiserons comme <strong>la paralysie exemplaire<\/strong> du Syst\u00e8me, &ndash; bien entendu, celle de Washington D.C., qui est notre \u00ab\u00a0mod\u00e8le\u00a0\u00bb absolument ind\u00e9passable. La s\u00e9quence washingtonienne actuelle est elle-m\u00eame exemplaire, o&ugrave; l&rsquo;on voit un pr\u00e9sident r\u00e9\u00e9lu dans des conditions d&rsquo;un assez beau succ\u00e8s, qui base sa pr\u00e9sidence sur la vision \u00e9ventuellement utopique et le changement (quoi qu&rsquo;il en soit en v\u00e9rit\u00e9, bien s&ucirc;r), et qui se trouve <strong>aussit\u00f4t<\/strong> (crise Petraeus, trois jours apr\u00e8s sa r\u00e9\u00e9lection, voir le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-politique-syst_me_et_acc_l_ration_de_l_histoire_20_11_2012.html\">20 novembre 2012<\/a>) encalmin\u00e9 dans une successions d&rsquo;\u00e9v\u00e9nements paralysants qui ne cessent de s&rsquo;accumuler et de s&rsquo;aggraver, aussi bien ceux qui \u00e9taient pr\u00e9visible (question de la <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.guardian.co.uk\/world\/2012\/dec\/21\/boehner-fiscal-cliff-bill-withdrawn\">dette<\/a>, qui touche d&rsquo;ailleurs les autres dirigeants politiques US) que ceux qui ne l&rsquo;\u00e9taient pas (<a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-la_bataille_hagel_versus_aipac_18_12_2012.html\">le cas Hagel<\/a>). Nous pr\u00e9f\u00e9rons effectivement ce terme d'\u00a0\u00bb\u00e9v\u00e9nements paralysants\u00a0\u00bb au terme de \u00ab\u00a0scandales\u00a0\u00bb (par exemple) dans la mesure o&ugrave; ces \u00ab\u00a0\u00e9v\u00e9nements paralysants\u00a0\u00bb semblent \u00eatre devenus la <strong>normalit\u00e9<\/strong> de fonctionnement de cette <strong>paralysie exemplaire<\/strong>. Nous \u00ab\u00a0fonctionnons\u00a0\u00bb selon un r\u00e9gime d'\u00a0\u00bbinversion-<em>turbo<\/em>\u00ab\u00a0, o&ugrave; la logique orwellienne classique (invertie) affecte en priorit\u00e9 le pouvoir orwellien lui-m\u00eame : un pouvoir qui marche ayant pour caract\u00e8re fondamental de ne pas marcher, tout comme la paralysie devient un fait \u00ab\u00a0exemplaire\u00a0\u00bb (exemple \u00e0 suivre&hellip;) ; le pouvoir inverti (orwellien) d\u00e9veloppe une inversion de sa propre fonction d&rsquo;inversion&hellip;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Bien entendu, le cas russe, que Loukianov d\u00e9veloppe en priorit\u00e9, est totalement l&rsquo;inverse. Sa \u00ab\u00a0paralysie\u00a0\u00bb, que nous nommerions plut\u00f4t \u00ab\u00a0impuissance\u00a0\u00bb, est vertueuse m\u00eame si elle est peu efficace <strong>sauf<\/strong> qu&rsquo;elle accro&icirc;t objectivement la paralysie des autres. La r\u00e9sistance de la Russie dans l&rsquo;affaire syrienne n&rsquo;a <strong>rien<\/strong> obtenu de d\u00e9cisif et, selon notre point de vue, n&rsquo;obtiendra <strong>rien<\/strong> de d\u00e9cisif dans un sens direct et constructif&hellip; (Par ailleurs, qui peut dire pr\u00e9cis\u00e9ment ce qui est un \u00ab\u00a0sens constructif\u00a0\u00bb, toutes choses \u00e9tant consid\u00e9r\u00e9es, dans l&rsquo;\u00e9volution de la crise syrienne ? C&rsquo;est une de ces questions sans r\u00e9ponse qui mesurent l&rsquo;exacte sp\u00e9cificit\u00e9 de la crise terminale du Syst\u00e8me, dont la Syrie est une partie : rien ne peut plus \u00eatre fait de \u00ab\u00a0constructif\u00a0\u00bb dans le cadre g\u00e9n\u00e9ral actuel qui s&rsquo;effondre.) La vertu du cas de la Russie, en l&rsquo;occurrence, se trouve dans ce fait qu&rsquo;elle a obtenu de bloquer certaines initiatives du bloc BAO, donc d&rsquo;accentuer la paralysie du bloc. Il s&rsquo;agit l\u00e0 d&rsquo;un effet indirect remarquable, sinon admirable, non parce qu&rsquo;il \u00ab\u00a0sauve\u00a0\u00bb la Syrie d&rsquo;une intervention du bloc BAO que le bloc BAO ne tient pas vraiment \u00e0 faire, mais parce qu&rsquo;il accentue objectivement la crise des pouvoirs au sein du bloc BAO, donc la crise du Syst\u00e8me. De m\u00eame, nous aurions \u00e9videmment fortement tendance \u00e0 interpr\u00e9ter dans des termes diff\u00e9rents (de ceux qu&#8217;emploie Loukianov), comme nous l&rsquo;avons fait souvent, le fondement de la politique russe (sans n\u00e9cessit\u00e9 d&rsquo;en consulter les acteurs et les inspirateurs : la chose se fait d&rsquo;elle-m\u00eame). Au lieu d&rsquo;\u00eatre le &laquo;<em>h\u00e9raut mondial du conservatisme et de la non ing\u00e9rence<\/em>&raquo;, la Russie est de fa\u00e7on plus simple et plus fondamentale la d\u00e9fenderesse sans concession d&rsquo;une politique principielle (fond\u00e9e sur les grands principes structurants, &ndash; dont la souverainet\u00e9, plus que la \u00ab\u00a0non ing\u00e9rence\u00a0\u00bb).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Bien entendu \u00e9galement, notre rangement rapproche les pays europ\u00e9ens (du bloc BAO) du cas des USA, parce que ces pays r\u00e9pondent \u00e0 la m\u00eame logique et sont dans la m\u00eame situation d&rsquo;actifs et z\u00e9l\u00e9s \u00ab\u00a0collabos\u00a0\u00bb (l&rsquo;expression leur va) du Syst\u00e8me. La paralysie de leur pouvoir est techniquement incluse dans le cas g\u00e9n\u00e9ral de la paralysie du pouvoir mais la cause en est fondamentalement diff\u00e9rente : leur proximit\u00e9, leur complicit\u00e9 et leur asservissement au Syst\u00e8me font qu&rsquo;ils ont eux-m\u00eames une partie de la responsabilit\u00e9 et de la charge de la cause de cette paralysie. Au contraire, les autres pays (Loukianov cite la Chine), les pays du BRICS, les pays de l&rsquo;\u00e9cole d&rsquo;Am\u00e9rique Latine, etc., sont dans une position similaire \u00e0 celle de la Russie, avec plus ou moins d&rsquo;acuit\u00e9, plus ou moins de conscience de la chose : en position de \u00ab\u00a0r\u00e9sistance\u00a0\u00bb plus ou moins affirm\u00e9e, mais n\u00e9anmoins eux aussi dans l&rsquo;\u00e9tat g\u00e9n\u00e9ral de paralysie et d&rsquo;impuissance g\u00e9n\u00e9r\u00e9 par le Syst\u00e8me et sa politique-Syst\u00e8me.<\/p>\n<\/p>\n<p><h2 class=\"titleset_b.deepblue\" style=\"color:#0f3955;font-size:1.65em;font-variant:small-caps;\">Les dirigeants politiques comme figurants au rabais<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>Loukianov aborde ce qui est pour nous le \u00ab\u00a0probl\u00e8me de la crise\u00a0\u00bb lorsqu&rsquo;il \u00e9crit, pourtant sans identifier pr\u00e9cis\u00e9ment le mal : &laquo;<em>Dans un monde global o&ugrave; tout est perm\u00e9able et li\u00e9, les divers aspects de la force &ndash; militaire, politique, \u00e9conomique ou encore culturelle &ndash; agissent en m\u00eame temps, mais pas dans la m\u00eame direction. La force qui en r\u00e9sulte est complexe, sachant qu&rsquo;il est pratiquement impossible de la calculer \u00e0 l&rsquo;avance.<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Nous avons d\u00e9j\u00e0 abord\u00e9 ce probl\u00e8me, mais en parlant plut\u00f4t de \u00ab\u00a0crises\u00a0\u00bb que de \u00ab\u00a0la force qui en r\u00e9sulte\u00a0\u00bb&hellip; (Cette derni\u00e8re identification nous para&icirc;t en effet impropre : lorsqu&rsquo;on d\u00e9crit effectivement un tourbillon de pressions et de tensions \u00ab\u00a0militaire, politique, \u00e9conomique ou encore culturelle\u00a0\u00bb agissant \u00ab\u00a0en m\u00eame temps, mais pas dans la m\u00eame direction\u00a0\u00bb, il est assur\u00e9 qu&rsquo;on n&rsquo;obtiendra pas la r\u00e9sultante d&rsquo;une force coh\u00e9rente mais un d\u00e9sordre de pressions et de tensions, ou de \u00ab\u00a0forces\u00a0\u00bb anarchiques si l&rsquo;on veut. On obtient une \u00ab\u00a0crise\u00a0\u00bb, bien s&ucirc;r.) La description de cette ann\u00e9e 2012 est donc, pour nous, la description d&rsquo;un ensemble de crises, au d\u00e9part sectorielles et qui perdent de plus en plus leurs identit\u00e9s, pour devenir elles-m\u00eames des crises ind\u00e9finies, des crises de d\u00e9sordre pur touchant tous les domaines et affectant profond\u00e9ment notre psychologie par o&ugrave; progresse la conscience du caract\u00e8re finaliste et eschatologique de la crise g\u00e9n\u00e9rale. Nous avions d\u00e9j\u00e0 identifi\u00e9 cette \u00e9volution en ao&ucirc;t 2011, dans deux textes successifs, montrant la transformation de la crise en \u00ab\u00a0crise f\u00e9rale\u00a0\u00bb, ou \u00ab\u00a0sauvage\u00a0\u00bb (le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-la_crise_ferale_phase_gfc2_pour_les_amis_04_08_2011.html\">4 ao&ucirc;t 2011<\/a>), puis en diagnostiquant que les crises elles-m\u00eames \u00ab\u00a0\u00e9taient en crise\u00a0\u00bb (&laquo;<em>M\u00eame les crises sont en crise<\/em>&raquo;, le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-meme_les_crises_sont_en_crise__19_08_2011.html\">19 ao&ucirc;t 2011<\/a>). L&rsquo;\u00e9volution observ\u00e9e impliquait un passage du processus de d\u00e9structuration au processus de dissolution. Nous donnons ici un extrait substantiel de texte du 19 ao&ucirc;t 2011, identifiant et d\u00e9crivant le processus.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo;<em>Le ph\u00e9nom\u00e8ne de dissolution nous appara&icirc;t comme une \u00e9tape suppl\u00e9mentaire de la \u00ab\u00a0Grande Crise de notre Contre-Civilisation\u00a0\u00bb. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un processus o&ugrave; les caract\u00e8res identitaires des ph\u00e9nom\u00e8nes en question, &ndash; les crises essentiellement, &ndash; sont de plus en plus \u00e9radiqu\u00e9s. Avec la d\u00e9structuration, les ph\u00e9nom\u00e8nes consid\u00e9r\u00e9s perdent leur coh\u00e9sion interne et, partant, leur dynamique propre. Cela a \u00e9t\u00e9 le cas des crises, qui sont le sujet de notre commentaire aujourd&rsquo;hui, qui ont effectivement de moins en moins de dynamique propre \u00e0 mesure qu&rsquo;elles s&rsquo;int\u00e8grent de plus en plus les unes aux autres. Qui est capable de distinguer et de diff\u00e9rencier aujourd&rsquo;hui, \u00e0 la fois du point de vue de leurs identit\u00e9s respectives, \u00e0 la fois du point de vue de la dynamique dominante, la crise de la dette US, la crise du pouvoir washingtonien si \u00e9vidente avec le r\u00f4le de Tea Party au Congr\u00e8s autant qu&rsquo;avec le parcours de Ron Paul, la r\u00e9duction de la cotation des USA \u00ab\u00a0de AAA \u00e0 AA+\u00a0\u00bb, et enfin le courant d&rsquo;effondrement des march\u00e9s qui s&rsquo;est propag\u00e9 \u00e0 partir de 3-4 ao&ucirc;t, jusqu&rsquo;au 12-13 ao&ucirc;t, faisant parler de l&rsquo;arriv\u00e9e de la crise GFC2 ? Avec la dissolution, c&rsquo;est \u00e0 nouveau le cas des crises qui nous occupe, dont on arrive de moins en moins \u00e0 d\u00e9terminer les contours, les causes et les cons\u00e9quences, la coh\u00e9sion interne, etc. C&rsquo;est ce que les \u00ab\u00a0experts\u00a0\u00bb appr\u00e9cient sans doute comme des \u00ab\u00a0effets yo-yo\u00a0\u00bb (&laquo;Risk appetite has yo-yoed.&raquo;, dit monsieur Haldane) ou des \u00ab\u00a0comportements erratiques\u00a0\u00bb, alors que nous parlerions plut\u00f4t de la dissolution les rapports de cause \u00e0 effet les plus compr\u00e9hensibles dans des comportements et des situations secondaires de moins en moins soumis \u00e0 des logiques directes compr\u00e9hensibles, et de plus en plus \u00e0 des logiques disparates et \u00e9clat\u00e9es sans liens entre elles. On comprend bien le constat des \u00ab\u00a0plaies psychologiques\u00a0\u00bb, mais on voit de moins en moins quels effets collectifs ces \u00ab\u00a0plaies psychologiques\u00a0\u00bb peuvent engendrer devant tel ou tel \u00e9v\u00e9nement observ\u00e9 comme une sorte de stimulus. S&rsquo;en tenir \u00e0 un diagnostic m\u00e9dical (la plaie mettra longtemps \u00e0 se cicatriser, ralentissant d&rsquo;autant la fin de la crise) n&rsquo;a aucun sens, car nous parlons de la psychologie, qui affecte les comportements.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo;<em>Par contre, bien s&ucirc;r, pour en rester \u00e0 ce point qui est le sujet de notre r\u00e9flexion, nous voyons fort bien pour notre compte, et pour notre parti si l&rsquo;on veut, ou pour notre parti-pris, l&rsquo;int\u00e9r\u00eat que peut amener cette situation pour la logique que nous privil\u00e9gions. Bien entendu, il s&rsquo;agit, pour cette \u00ab\u00a0logique que nous privil\u00e9gions\u00a0\u00bb, de la logique de destruction du Syst\u00e8me, ou de l&rsquo;acc\u00e9l\u00e9ration du processus d&rsquo;autodestruction du Syst\u00e8me. Le constat que nous faisons alors est que cette dissolution que nous observons, apr\u00e8s la d\u00e9structuration et les deux processus s&rsquo;additionnant, est \u00e9videmment un processus fondamentalement anti-Syst\u00e8me et destructeur, ou autodestructeur du Syst\u00e8me. Il prive une crise de sa coh\u00e9rence, emp\u00eachant par l\u00e0 un retour \u00e0 \u00ab\u00a0la normale\u00a0\u00bb une fois que la crise a atteint son paroxysme. On peut m\u00eame dire qu&rsquo;il n&rsquo;y a plus de paroxysme de crise bien identifi\u00e9, que la crise elle-m\u00eame devient un paroxysme permanent, interdisant aussi bien une rupture qu&rsquo;un apaisement. La crise est alors dite en cours de dissolution, refusant d&rsquo;aller vers une issue ou l&rsquo;autre, se \u00ab\u00a0contentant\u00a0\u00bb d&rsquo;\u00e9voluer en situation paroxystique pour \u00ab\u00a0user\u00a0\u00bb le Syst\u00e8me subrepticement tandis que les \u00ab\u00a0experts\u00a0\u00bb s&rsquo;acharnent \u00e0 tenter de d\u00e9terminer de quelle fa\u00e7on on pourrait aller vers une issue. D\u00e9sormais, le v&oelig;u pieux fait l&rsquo;affaire et nous renvoie \u00e0 l&rsquo;in\u00e9vitable \u00ab\u00a0retour de la raison\u00a0\u00bb (voir plus haut)&hellip;<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>La notion de \u00ab\u00a0crise haute\u00a0\u00bb, plusieurs fois d\u00e9crite sur ce site (le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-la_crise_haute_03_02_2012.html\">3 f\u00e9vrier 2012<\/a> et le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notes_sur_la_crise_haute_ddecrisis_20_02_2012.html\">20 f\u00e9vrier 2012<\/a>), constitue le concept de l&rsquo;int\u00e9gration des diverses \u00ab\u00a0crises f\u00e9rales\u00a0\u00bb en un ensemble repr\u00e9sentant la crise d&rsquo;effondrement et terminale de notre contre-civilisation, \u00e9tablissant un lien transcendantal entre le chaos des \u00ab\u00a0crises\u00a0\u00bb terrestres (des \u00ab\u00a0crises s\u00e9culaires\u00a0\u00bb, si l&rsquo;on veut) et la m\u00e9taphysique de l&rsquo;Histoire. L&rsquo;\u00e9volution qui a pris naissance en 2008-2010, qui s&rsquo;est concr\u00e9tis\u00e9e en 2011 (<a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notes_sur_la_chaine_crisique_ddecrisis_02_04_2011.html\">cha&icirc;ne crisique<\/a>), s&rsquo;est donc poursuivie en 2012. l&rsquo;\u00e9l\u00e9ment nouveau, que signale Loukianov, c&rsquo;est un prolongement op\u00e9rationnel que constitue sans aucun doute l&rsquo;int\u00e9gration de cette situation par les directions politiques, \u00e0 l&rsquo;occasion du renouvellement de ces directions (tr\u00e8s fourni en 2012). Le facteur primordial apparu \u00e0 cette occasion, c&rsquo;est bien que le renouvellement des directions politiques, loin de donner un effet, m\u00eame temporaire, de relance de l&rsquo;initiative politique, au contraire acc\u00e9l\u00e8re la situation de paralysie et\/ou d&rsquo;impuissance. C&rsquo;est particuli\u00e8rement \u00e9vident avec le cas fran\u00e7ais et, particuli\u00e8rement aussi, avec le cas US. Hollande, succ\u00e9dant \u00e0 Sarkozy, se d\u00e9couvre encore plus encalmin\u00e9 que son pr\u00e9d\u00e9cesseur dans des engrenages dont personne, dans le personnel politique fran\u00e7ais, n&rsquo;a id\u00e9e de leurs causes, et, certainement pas, de leurs buts et de leurs cons\u00e9quences. Le cas am\u00e9ricaniste est encore plus remarquable. BHO se succ\u00e9dant \u00e0 lui-m\u00eame, avec la promesse de lib\u00e9rer sa politique, et peut-\u00eatre <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-_dites_a_vlad_qu_il_patiente__27_03_2012.html\">l&rsquo;intention<\/a> de le faire, ou du moins de le tenter, se trouve d\u00e9j\u00e0 engag\u00e9 dans plusieurs bourbiers parall\u00e8les avant m\u00eame d&rsquo;avoir lanc\u00e9 ses nouvelles initiatives.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Le cas russe est \u00e9videmment diff\u00e9rent, mais repr\u00e9sente une confirmation <em>a contrario<\/em>. Poutine succ\u00e8de \u00e0 Medvedev pour \u00ab\u00a0resserrer les boulons\u00a0\u00bb, raffermir la politique russe, la retrancher encore plus sur des principes intangibles, la rendre plus ferme, plus intransigeante sur quelques points essentiels. Cela produit une certaine impuissance dans des domaines et dans un contexte o&ugrave; rien d&rsquo;autre que l&rsquo;immobilit\u00e9 sur la position essentielle (le principe) n&rsquo;est possible, mais cela renforce le choix de la r\u00e9sistance qui est, par d\u00e9finition, plant\u00e9e sur une position de principe. Cette r\u00e9sistance pourrait aller jusqu&rsquo;\u00e0 des situations d&rsquo;<a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-du_patriot_l_iskander_20_12_2012.html\">affrontements<\/a>, en cela conforme au r\u00f4le de la Russie qu&rsquo;on a vu plus haut, mais ces affrontements resteraient des affrontements de r\u00e9sistance dont l&rsquo;effet fondamental (pas n\u00e9cessairement recherch\u00e9 par les Russes, ou r\u00e9alis\u00e9 comme tel par eux) serait d&rsquo;acc\u00e9l\u00e9rer la chute g\u00e9n\u00e9rale du Syst\u00e8me.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>En d&rsquo;autres termes, le processus g\u00e9n\u00e9ral int\u00e9gr\u00e9 en 2008 sous la forme de structures de crises, jusqu&rsquo;\u00e0 la g\u00e9n\u00e9ralisation de la crise comme facteur primordial sinon exclusif de la situation du monde, s&rsquo;est largement r\u00e9pandue dans les directions politiques en 2012, notamment \u00e0 l&rsquo;occasion des changements de directions. L&rsquo;une ou l&rsquo;autre crise sert de remarquable exercice pratique du processus, essentiellement la Syrie, apr\u00e8s le coup d&rsquo;essai de la Libye qui marque le d\u00e9but du processus d&rsquo;inversion o&ugrave; l&rsquo;action des directions politiques engendre paralysie et impuissance (transformation de la Libye de Kadhafi, avec laquelle l&rsquo;Ouest s&rsquo;arrangeait en g\u00e9n\u00e9ral, en un foyer d&rsquo;instabilit\u00e9 \u00e9chappant au contr\u00f4le du bloc BAO, &ndash; entretemps, l'\u00a0\u00bbOuest\u00a0\u00bb s&rsquo;\u00e9tant effectivement transform\u00e9 en \u00ab\u00a0bloc BAO\u00a0\u00bb). Le ph\u00e9nom\u00e8ne g\u00e9n\u00e9ral est donc, maintenant, l&rsquo;\u00e9volution acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e de cette situation g\u00e9n\u00e9rale de crise (le &laquo;<em>monde changeant<\/em>&raquo; de Loukianov) alors que l&rsquo;exercice du pouvoir s&rsquo;enfonce dans cette situation encalmin\u00e9e qu&rsquo;il d\u00e9crit (&laquo;<em>Gouverner pour ne rien changer<\/em>&raquo;). Il s&rsquo;agit d&rsquo;une situation m\u00e9tahistorique arriv\u00e9e \u00e0 son point d&rsquo;efficacit\u00e9 maximale. Le <em>sapiens<\/em>-Syst\u00e8me, l&rsquo;homme de pouvoir id\u00e9alement d\u00e9fini dans le cadre des pays du bloc BAO, est d\u00e9finitivement devenu le figurant au rabais d&rsquo;un affrontement colossal qui se passe bien au-del\u00e0 et bien au-dessus de lui, et qui se passe ais\u00e9ment de lui. C&rsquo;est la phase fondamentale de la crise terminale du Syst\u00e8me et <em>sapiens<\/em>-Syst\u00e8me, soi-disant homme de pouvoir, n&rsquo;y a aucune utilit\u00e9 particuli\u00e8re sinon celle de s&rsquo;ex\u00e9cuter sans discuter ni rien y comprendre.<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Au hasard, le pouvoir 24 d\u00e9cembre 2012 &ndash; \u00ab\u00a0Gouverner, c&rsquo;est pr\u00e9voir\u00a0\u00bb, disait l&rsquo;autre. Aujourd&rsquo;hui, il serait \u00e0 Sainte Anne, en traitement pr\u00e9ventif, urgent mais sans doute sans espoir. F\u00e9dor Loukianov, lui, est plus actuel, plus \u00ab\u00a0moderne\u00a0\u00bb disons, &ndash; en ayant \u00e0 l&rsquo;esprit, bien entendu, que, comme tout bon observateur russe, il se m\u00e9fie diablement du&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[10],"tags":[3228,5252,15309,4841,5616,7746,4608,6264,916,3769,10668,3867,9823],"class_list":["post-74758","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-faits-et-commentaires","tag-crise","tag-dette","tag-ferale","tag-hagel","tag-impuissance","tag-loukianov","tag-paralysie","tag-petraeus","tag-poutine","tag-pouvoir","tag-sapiens-systeme","tag-syrie","tag-terminale"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/74758","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=74758"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/74758\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=74758"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=74758"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=74758"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}