{"id":74793,"date":"2013-01-14T05:51:13","date_gmt":"2013-01-14T05:51:13","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2013\/01\/14\/karl-marx-ou-lesprit-du-monde\/"},"modified":"2013-01-14T05:51:13","modified_gmt":"2013-01-14T05:51:13","slug":"karl-marx-ou-lesprit-du-monde","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2013\/01\/14\/karl-marx-ou-lesprit-du-monde\/","title":{"rendered":"Karl Marx ou l&rsquo;esprit du monde"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article2\">Karl Marx ou l&rsquo;esprit du monde<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>\tPour nous changer du \u00ab mariage pour tous \u00bb, slogan peu respectueux des \u00ab genres \u00bb qui aurait donc d\u00fb s&rsquo;intituler \u00ab mariage pour tou(te)s \u00bb, nous allons, fid\u00e8les \u00e0 notre modernisme anti-moderne, nous occuper d&rsquo;un gai-savoir plus \u00e9conomique et plus social. Pour cela nous ouvrons le beau livre de Jacques Attali \u00e9crit il y a sept ans mais d&rsquo;une brulante actualit\u00e9 : <em>Karl Marx ou l&rsquo;esprit du monde<\/em>. Les \u00e9conomistes et les penseurs l&rsquo;ont sans doute n\u00e9glig\u00e9 car sinon, inspir\u00e9s par notre ex-banquier de la Berd ils nous auraient pr\u00e9dit la m\u00e9chante bulle qui nous \u00e9clata \u00e0 la figure en l&rsquo;an de gr\u00e2ce 2008. C&rsquo;est donc pour eux, pour elles aussi (excusez la galanterie un peu appuy\u00e9e mais je ne veux pas m&rsquo;attirer les foudres de ces dames en restant trop masculin), que je l&rsquo;ai lu et que je vais leur en faire d\u00e9sirer la lecture. Attali est intelligent, si intelligent que son lib\u00e9ralisme assum\u00e9 ne lui interdit pas de faire la louange du grand penseur communiste juif, prouvant par l\u00e0 combien la pens\u00e9e lib\u00e9rale est englobante, tol\u00e9rante et donc universelle. Humaniste, il nous invite d&rsquo;abord \u00e0 conna\u00eetre la vie tragique de ce p\u00e8re qui vit en son taudis londonien trois de ses enfants sur les six mourir entre quelques mois et huit ans, et dont les petits enfants suivirent le m\u00eame chemin. A la fin il ne lui reste que ses deux filles Laura et Eleanor  qui se suicideront apr\u00e8s sa mort en 1883. Si bien qu&rsquo;on se demande si cet homme \u00e9trange n&rsquo;\u00e9tait marqu\u00e9 par la Mort comme le fut un Michel Ange qui, un jour d&rsquo;inspiration, sur son cahier de po\u00e8te \u00e9crivit: \u00ab Il ne na\u00eet pas en moi une pens\u00e9e o\u00f9 ne soit sculpt\u00e9e dedans l&rsquo;image de la mort \u00bb. Etre parvenu \u00e0 \u00e9lucider l&rsquo;\u00e9nigme du mode de production capitaliste fut-il un d\u00e9fi au sphinx lib\u00e9ral qui, loin de se tuer, se vengea en semant la mort autour du h\u00e9ros et sur toute la plan\u00e8te?<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t<em>La vie n&rsquo;est pas une marchandise<\/em>, est un slogan qu&rsquo;on lisait il n&rsquo;y a pas si longtemps sur des pancartes de manifestants. Le m\u00e9rite de Marx est d&rsquo;avoir pr\u00e9cis\u00e9ment montr\u00e9 qu&rsquo;en r\u00e9gime capitaliste tout est marchandise, y compris les hommes, y compris la vie. L&rsquo;essentiel est donc, lorsqu&rsquo;on aborde l&rsquo;\u00e9conomie de conna\u00eetre la valeur de la \u00ab marchandise-chose \u00bb et de la \u00ab marchandise-homme \u00bb. La valeur d&rsquo;une marchandise est plus importante que son <em>prix<\/em>, Attali le souligne d&#8217;embl\u00e9e. Ce dernier peut varier \u00e9norm\u00e9ment sans rapport avec sa valeur. La valeur \u00ab c&rsquo;est la quantit\u00e9 de travail humain incluse dans les choses produites par le travailleur salari\u00e9 \u00bb. Cette valeur une fois d\u00e9finie conceptuellement est peu quantifiable arithm\u00e9tiquement, le difficile est de passer au prix sur le march\u00e9 qui lui est d\u00e9termin\u00e9 par d&rsquo;autres r\u00e8gles que celles strictes de la production (concurrence, raret\u00e9\/abondance, sp\u00e9culation, etc.). D&rsquo;apr\u00e8s l&rsquo;auteur, Marx aurait but\u00e9 toute sa vie sur cette intuition f\u00e9conde mais peu d\u00e9montrable: <strong>le prix d&rsquo;une marchandise n&rsquo;est pas sa valeur, le prix ne refl\u00e8te qu&rsquo;une \u00ab\u00a0valeur sur le march\u00e9\u00a0\u00bb, la vraie valeur c&rsquo;est le travail, le temps de travail incluse en elle, c&rsquo;est-\u00e0-dire ce qui se passe \u00ab\u00a0avant\u00a0\u00bb que les lois du march\u00e9 s&#8217;emploient \u00e0 maquiller la valeur, ces lois n&rsquo;\u00e9tant que des \u00ab\u00a0mains invisibles\u00a0\u00bb qui salissent tout comme ne l&rsquo;a pas dit Adam Smith<\/strong>. La d\u00e9couverte de Marx est que le travailleur produit pour le capitaliste plus que ce qu&rsquo;il lui co\u00fbte \u00e0 produire. Ensuite, dans le processus global de production et d&rsquo;\u00e9change, du fait de sa d\u00e9personnalisation, de sa \u00ab\u00a0r\u00e9ification\u00a0\u00bb (en langage philosophique, de son ali\u00e9nation), il se transforme lui aussi en marchandise poss\u00e9dant <em>valeur d&rsquo;usage<\/em> et <em>valeur d&rsquo;\u00e9change<\/em>. La valeur d&rsquo;usage du travailleur \u00e9tant ce qu&rsquo;il est capable de produire par son travail, tandis que sa valeur d&rsquo;\u00e9change est \u00e9gale \u00e0 ce qu&rsquo;il co\u00fbte \u00e0 reproduire, c&rsquo;est-\u00e0-dire le nombre d&rsquo;heures de travail n\u00e9cessaires pour fabriquer ce dont il a besoin pour vivre. Sa valeur d&rsquo;usage c&rsquo;est sa force travail, sa valeur d&rsquo;\u00e9change ce qu&rsquo;il re\u00e7oit pour la reconstituer. La diff\u00e9rence mesur\u00e9e en heures de travail entre ce que co\u00fbte au capitaliste le travail de l&rsquo;ouvrier (salaire) et ce qu&rsquo;il lui rapporte (profit) est la fameuse plus value que s&rsquo;approprie le capitaliste. Marx l&rsquo;appelle surtravail ou survaleur (Mehrwert). Outre qu&rsquo;elle n&rsquo;est pas aussi facilement quantifiable que le prix d&rsquo;un objet \u00e0 la production ou sur le march\u00e9, le capitaliste se l&rsquo;approprie cette plus value sous des formes diff\u00e9rentes. Sous forme de profit industriel \u00e0 la fabrication, de marge commerciale \u00e0 la vente, sous forme d&rsquo;int\u00e9r\u00eat bancaire lorsqu&rsquo;il pr\u00eate de l&rsquo;argent, ou de rente fonci\u00e8re s&rsquo;il poss\u00e8de de la terre. Ces diff\u00e9rentes formes d&rsquo;appropriation de la plue value masquent le fait qu&rsquo;elle est originellement issue de la production de richesses rendue possible par la force de travail des salari\u00e9s qui co\u00fbte moins cher que ce qu&rsquo;elle rapporte.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tA partir de ces pr\u00e9misses de nature \u00e9conomique, l&rsquo;analyse marxiste s&rsquo;\u00e9largit d&rsquo;elle-m\u00eame \u00e0 l&rsquo;Histoire. Le capitalisme, dans son essence, n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 rendu historiquement possible que par la g\u00e9n\u00e9ralisation du travail salari\u00e9, c&rsquo;est-\u00e0-dire en d\u00e9pouillant peu \u00e0 peu la majorit\u00e9 des hommes de leurs propres moyens de production et en ne leur laissant que leur force de travail, en les ali\u00e9nant, en les rendant \u00e9trangers \u00e0 eux-m\u00eames. En ce sens, le capitalisme fonde une nouvelle <em>politique<\/em>, devient une \u00ab\u00a0<em>\u00e9conomie politique<\/em>\u00a0\u00bb (abolition des corporations, libert\u00e9 du travail et des \u00e9changes l\u00e9galis\u00e9es par le pouvoir politique), avant d&rsquo;abolir la politique par l&rsquo;\u00e9conomie comme nous le constatons aujourd&rsquo;hui. Il fonde aussi un nouvel esclavage pour des millions d&rsquo;hommes d\u00e9clar\u00e9s faussement libres mais dont le salaire n&rsquo;est l\u00e0 que pour reproduire leur force de travail. Ainsi, par un paradoxe que les lecteurs de Marx ne comprennent pas toujours (ou ne veulent pas comprendre), le travailleur salari\u00e9 n&rsquo;a d&rsquo;autre libert\u00e9 que celle d&rsquo;\u00eatre esclave alors que l&rsquo;esclave antique, dont il fallait aussi reproduire la force de travail, ne la connaissait pas. C&rsquo;est la seule \u00ab\u00a0diff\u00e9rence\u00a0\u00bb! Esclave involontaire d&rsquo;une part mais pouvant \u00eatre affranchi et devenir par exemple grand historien (Polybe), esclave qui n&rsquo;a d&rsquo;autre choix que de le rester, d&rsquo;autre part. A ce titre, l&rsquo;historien dira que le nazisme est du capitalisme \u00ab\u00a0poussant sa logique \u00e0 l&rsquo;extr\u00eame\u00a0\u00bb en ce qu&rsquo;il r\u00e9duit la reproduction de la force de travail \u00e0 un tel minimum qu&rsquo;une mort rapide s&rsquo;en suit, mort qui ne trouble pas la production puisque les travailleurs gratuits et \u00e0 merci sont renouvelables tant que la guerre dure. De m\u00eame pour l&rsquo;esclavage des Noirs, capitalisme \u00e9galement de l&rsquo;extr\u00eame, mais d&rsquo;un extr\u00eame d&rsquo;un degr\u00e9 moindre en ce qu&rsquo;il ne vise pas la mort du travailleur mais o\u00f9 la force travail est renouvelable \u00e0 volont\u00e9 \u00e0 des co\u00fbts tr\u00e8s faibles. De m\u00eame enfin, pour les Zeks du capitalisme d&rsquo;\u00e9tat russe o\u00f9, l\u00e0 encore, la mort n&rsquo;est pas le but. Le but \u00e9tant de construire rapidement des infrastructures \u00e9conomiques \u00e0 bas prix (barrages, voies ferr\u00e9es, canaux navigables, etc) sans l\u00e9ser trop le citoyen ordinaire. La folie du syst\u00e8me ayant \u00e9t\u00e9 que le \u00ab\u00a0citoyen ordinaire\u00a0\u00bb pouvait devenir zek du jour au lendemain sans savoir exactement pourquoi.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;ambigu\u00eft\u00e9 de Marx reste que, si d&rsquo;une part il d\u00e9monte implacablement la logique d&rsquo;un syst\u00e8me qui a spoli\u00e9 des millions d&rsquo;hommes pour accumuler sa puissance, d&rsquo;un autre il affirme que le syst\u00e8me capitaliste est un progr\u00e8s ind\u00e9niable sortant l&rsquo;homme de sa m\u00e9diocrit\u00e9 et de sa  petitesse pass\u00e9es et qu&rsquo;en plus, (et c&rsquo;est l\u00e0 que le b\u00e2t blesse) c&rsquo;est la g\u00e9n\u00e9ralisation \u00e0 la plan\u00e8te enti\u00e8re de ce syst\u00e8me qui permettra, en prol\u00e9tarisant encore d&rsquo;autres millions d&rsquo;humains, la venue du fameux communisme, c&rsquo;est-\u00e0-dire l&rsquo;abolition de la propri\u00e9t\u00e9 priv\u00e9e de moyens de productions et d&rsquo;\u00e9changes et le d\u00e9p\u00e9rissement de l&rsquo;\u00e9tat qui aujourd&rsquo;hui soutient le capitalisme en \u00e9dictant les r\u00e8gles qui le l\u00e9gitiment. Il faut donc que les hommes souffrent encore beaucoup pour que le syst\u00e8me implose. De lui-m\u00eame, par une crise \u00e9conomique destructrice ou\/et en \u00e9tant aid\u00e9 par l&rsquo;action d&rsquo;un mouvement r\u00e9volutionnaire qui, prenant fait et cause pour les salari\u00e9s, fera en sorte que par sa puissance il contraindra l&rsquo;\u00e9tat \u00e0 imposer les r\u00e9formes allant dans le sens de l&rsquo;abolition de la propri\u00e9t\u00e9 priv\u00e9e des moyens de production. Ce fut le marxisme-l\u00e9ninisme russe. C&rsquo;est de nos jours, paradoxalement, la mondialisation que combattent les altermondialistes, pas toujours mais souvent, au nom du marxisme. On a donc, mais \u00e7a Attali ne le dit pas clairement m\u00eame si sa d\u00e9marche le sugg\u00e8re, deux utopies en une. D&rsquo;une part la russe qui s&rsquo;\u00e9tait pr\u00e9sent\u00e9e comme mettant en uvre les principes de Marx (ce que r\u00e9cusent Attali et d&rsquo;autres \u00e9conomistes) et d&rsquo;autre part le d\u00e9veloppement de la social-d\u00e9mocratie qui, refusant \u00ab\u00a0la dictature du prol\u00e9tariat\u00a0\u00bb mais ne trouvant rien \u00e0 redire \u00e0 celle du capitalisme, le r\u00e9g\u00e9n\u00e8re constamment en refusant de remettre en cause la propri\u00e9t\u00e9 priv\u00e9e des moyens de production d&rsquo;une part et d&rsquo;autre part de voir l&rsquo;<em>invisible<\/em>, c&rsquo;est \u00e0 dire la vraie valeur des choses <strong>qui n&rsquo;appara\u00eet jamais sur le march\u00e9<\/strong>, la quantit\u00e9 de travail humain, l&rsquo;inchiffrable apport humain \u00e0 la \u00ab\u00a0valeur\u00a0\u00bb. Le paradoxe du paradoxe \u00e9tant que si cette valeur venait un jour \u00e0 \u00eatre reconnue pour ce qu&rsquo;elle est, et que, subs\u00e9quemment le salari\u00e9 soit r\u00e9mun\u00e9r\u00e9 en proportion de la richesse qu&rsquo;il produit, il n&rsquo;y aurait pas de profit capitaliste (ou peu) et donc pas d&rsquo;accumulation du capital, (ou pas assez). Donc, vraisemblablement, pas (ou pas assez) d&rsquo;investissements pour g\u00e9rer le futur. <strong>C&rsquo;est \u00e7a la vraie trag\u00e9die de l&rsquo;humanit\u00e9<\/strong>. L&rsquo;homme met toujours plus en r\u00e9serve pour affronter l&rsquo;inconnu et pour construire, mais comme cette mise en r\u00e9serve d\u00e9passe toujours les besoins r\u00e9els pour satisfaire des besoins imaginaires ou tout simplement l&rsquo;\u00e9go\u00efsme qui le ronge, il devient malhonn\u00eate, cupide, criminel et finit par justifier \u00ab\u00a0l&rsquo;exploitation de l&rsquo;homme par l&rsquo;homme\u00a0\u00bb puisque selon cette \u00ab\u00a0philosophie\u00a0\u00bb il n&rsquo;y aurait pas d&rsquo;autres moyens pour assurer l&rsquo;accumulation (voir la Chine actuelle). La sagesse serait mais alors elle d\u00e9passe les capacit\u00e9s humaines actuelles et c&rsquo;est en ce sens, et en ce sens seulement, que le marxisme est une utopie, que la cr\u00e9ation du profit soit r\u00e8glement\u00e9e (par quelle instance dont la justice et la comp\u00e9tence seraient reconnues par tous?), ne d\u00e9passe pas une certaine hauteur afin que la croissance des forces productives et la r\u00e9mun\u00e9ration qu&rsquo;en recevraient les producteurs restent dans un harmonieux \u00e9quilibre permettant investissements et salaires dans une relation proportionn\u00e9e. C&rsquo;est la fameuse <em>cogestion<\/em> dont curieusement Attali ne parle pas. On aurait alors une croissance lente, <em>organique<\/em>, un bien-\u00eatre croissant, tout aussi lent, tout aussi organique. On a cru un moment que c&rsquo;\u00e9tait le programme des Verts. Certains le disent encore. C&rsquo;est en fait le programme <em>du<\/em> vert, c&rsquo;est-\u00e0-dire des lois v\u00e9g\u00e9tales qui elles ne connaissent pas la brutalit\u00e9 des crises du monde animal ou du monde humain. Cette dimension de l&rsquo;utopie marxiste, qui semble riche pour l&rsquo;avenir, n&rsquo;est pourtant pas effleur\u00e9e par l&rsquo;auteur alors qu&rsquo;elle semble la seule \u00e0 pouvoir terrasser le moloch buveur de sang que constituent nos actuelles soci\u00e9t\u00e9s lib\u00e9rales.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tAttali enfin sugg\u00e8re  mais sans insister suffisamment \u00e0 mon avis  combien la d\u00e9marche de Marx est proche de la cr\u00e9ation artistique et litt\u00e9raire. Car, en cette d\u00e9fense de la valeur humaine non quantifiable que \u00ab\u00a0la main invisible\u00a0\u00bb du r\u00e9gime capitaliste dissimule, les artistes  et plus pr\u00e9cis\u00e9ment les \u00e9crivains , ont pris, et prendront toujours part. Pourquoi? parce que justement, pour eux, travailleur salari\u00e9 d&rsquo;un genre sp\u00e9cial, ne poss\u00e9dant rien que leur porte-plume, <strong>cr\u00e9er veut dire<\/strong> <strong><em>extraire<\/em><\/strong> <strong>du n\u00e9ant (ou du magma social) une<\/strong> <strong><em>valeur invisible<\/em><\/strong> <strong>qui n&rsquo;a pas de<\/strong> <strong><em>prix<\/em><\/strong>. Et l&rsquo;extraction de cette valeur demande un travail de titan comparable au stakhanovisme de la dure \u00e9poque stalinienne. Le meilleur exemple du temps de Marx est Balzac, prol\u00e9taire infatigable de la litt\u00e9rature. L&rsquo;amour de Marx pour la litt\u00e9rature plus que pour l&rsquo;\u00e9conomie, sa v\u00e9n\u00e9ration pour Balzac, Shakespeare, Cervant\u00e8s et bien d&rsquo;autres encore, le confirme. Ultime contradiction d&rsquo;un homme qui voulut qu&rsquo;on pr\u00eet en compte la r\u00e9alit\u00e9 m\u00e9taphysique de l&rsquo;humain dans le domaine des choses mat\u00e9rielles, qu&rsquo;on f\u00eet en quelque sorte \u00ab\u00a0descendre le paradis sur la terre\u00a0\u00bb comme le lui ont reproch\u00e9 certains de ses d\u00e9tracteurs. Il a \u00e9crit le Capital \u00ab\u00a0contraint et forc\u00e9\u00a0\u00bb, esp\u00e9rant chaque jour que la crise du syst\u00e8me vienne justifier son intuition avant m\u00eame qu&rsquo;elle soit couch\u00e9e sur le papier, la crise \u00e9tant la preuve de l&rsquo;excellence d&rsquo;un livre qui n&rsquo;aurait alors plus besoin d&rsquo;\u00eatre \u00e9crit, en m\u00eame temps que l&rsquo;excellence de l&rsquo;homme qui l&rsquo;aurait con\u00e7u! D&rsquo;o\u00f9 la lenteur extr\u00eame et les incessantes corrections que, d&rsquo;une \u00e9dition \u00e0 l&rsquo;autre, il a apport\u00e9 \u00e0 son texte dont il \u00e9tait toujours m\u00e9content. Marx au fond, beaucoup plus qu&rsquo;un philosophe et qu&rsquo;un \u00e9conomiste, \u00e9tait un proph\u00e8te. Il s&rsquo;est tu\u00e9 \u00e0 d\u00e9crire et \u00e0 d\u00e9noncer le vice cach\u00e9 du Capital et le Capital a dig\u00e9r\u00e9 sa description, s&rsquo;en est assimil\u00e9 le poison. De lui avoir mis un miroir devant sa figure n&rsquo;a pas provoqu\u00e9 chez lui de panique. Le monstre s&rsquo;est contempl\u00e9 sans v\u00e9ritable \u00e9motion, s&rsquo;est vu vice n\u00e9cessaire accroch\u00e9 au bras du <em>crime<\/em> non moins n\u00e9cessaire, Fouch\u00e9 et Talleyrand m\u00e9taphysiques vus par un Chateaubriand intemporel. <em>Dixi et salvavi animam meam<\/em>, \u00e9crit Karl \u00e0 la fin du programme de Gotha en contemplant en esprit une derni\u00e8re fois cette jungle in\u00e9vitable ou l&rsquo;homme \u00e9tait (et reste encore aujourd&rsquo;hui malgr\u00e9 les fameux \u00ab\u00a0Droits de l&rsquo;Homme\u00a0\u00bb) un loup pour l&rsquo;homme.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tA la fin de son livre Attali vitup\u00e8re les tra\u00eetres du marxisme et, d&rsquo;apr\u00e8s lui, il n&rsquo;y a pratiquement que \u00e7a. Il juge s\u00e9v\u00e8rement le communisme russe qu&rsquo;il met (c&rsquo;est la mode) au m\u00eame niveau que le nazisme (deux effroyables totalitarismes). Il exalte Jaur\u00e8s qui aurait \u00e9t\u00e9 le seul vrai socialiste, le seul vrai communiste selon Marx (puisqu&rsquo;il est g\u00e9n\u00e9ralement admis par les anticommunistes que les meilleurs communistes sont les communistes morts ou assassin\u00e9s). Il consid\u00e8re L\u00e9nine comme un mystificateur, un dictateur et le premier grand responsable de la \u00ab\u00a0d\u00e9rive du communisme\u00a0\u00bb. Tous ses arguments ne sont pas mauvais, certains sont m\u00eame excellents. Il reste cependant qu&rsquo;on pourrait en opposer un seul et de poids \u00e0 sa d\u00e9monstration. Les Soviets sont n\u00e9s de l&rsquo;incapacit\u00e9 de l&#8217;empire des Tsars \u00e0 se r\u00e9former et de la guerre voulue par les empires centraux. L\u00e9nine n&rsquo;a pu obtenir la paix pour son pays \u00e0 bout de souffle qu&rsquo;en c\u00e9dant aux Prussiens et \u00e0 ses alli\u00e9s des territoires russes. A peine n\u00e9e et amput\u00e9e, l&rsquo;Union sovi\u00e9tique fut soumise des ann\u00e9es durant, \u00e0 la contre r\u00e9volution des Blancs soutenus puissamment par les Occidentaux quand elle n&rsquo;\u00e9tait pas d\u00e9clanch\u00e9e par eux. Elle paya en outre \u00e0 la famine un lourd tribu. Ensuite, elle est soumise au \u00ab\u00a0cordon sanitaire\u00a0\u00bb, durement boycott\u00e9e et isol\u00e9e sur la sc\u00e8ne internationale jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;agression allemande de 1941. Voil\u00e0 l&rsquo;acte de naissance de ce premier \u00ab\u00a0totalitarisme\u00a0\u00bb. Il serait plus juste de dire que les totalitaires c&rsquo;\u00e9taient bien ceux qui voulaient l&rsquo;\u00e9craser car ils n&rsquo;admettaient pas un mod\u00e8le diff\u00e9rent du leur. S&rsquo;est-on jamais pos\u00e9 la question de ce qui se serait produit si le nazisme \u00e0 sa naissance avait \u00e9t\u00e9 soumis au m\u00eame traitement, aux m\u00eames brimades, au m\u00eame boycott? C&rsquo;est tr\u00e8s simple, le nazisme n&rsquo;aurait tout simplement pas surv\u00e9cu. Il se serait effondr\u00e9 et son g\u00e9nie psychopathe en chef aurait fini assassin\u00e9. Nous n&rsquo;aurions pas eu la 2e guerre mondiale, pas les camps d&rsquo;exterminations et pas l&rsquo;invasion et la destruction des deux tiers de l&rsquo;Union sovi\u00e9tique. L&rsquo;histoire \u00e9tablira un jour que la Russie a \u00e9t\u00e9 l&rsquo;objet d&rsquo;un complot, que les occidentaux ont favoris\u00e9s autant qu&rsquo;ils le purent le nazisme en esp\u00e9rant que ce dernier parviendrait \u00e0 faire ce que eux, ligu\u00e9s, n&rsquo;avaient pas r\u00e9ussi. L&rsquo;Urss fut d\u00e9cr\u00e9t\u00e9e mauvaise d\u00e8s le d\u00e9part et quoiqu&rsquo;elle e\u00fbt entrepris elle le serait rest\u00e9e comme le montre l&rsquo;hyst\u00e9rie actuelle anti-russe. Pourtant, comme tout autre pays sous le ciel, comme la France de la R\u00e9volution cent vingt huit ans avant elle, elle aurait mis n\u00e9cessairement de l&rsquo;eau dans son vin et temp\u00e9r\u00e9 son \u00ab\u00a0marxisme\u00a0\u00bb. Elle n&rsquo;en a pas eu le temps. Elle a toujours v\u00e9cu sous la menace, a \u00e9t\u00e9 obnubil\u00e9e par les dangers venus de l&rsquo;ouest et n&rsquo;a donc pu ouvrir ni ses fronti\u00e8res ni son esprit. Pour cette raison encore elle a entrepris cette folle course aux armements qui a pr\u00e9cipit\u00e9 sa ruine. Sans ces menaces, elle serait devenue vraisemblablement le premier pays socialiste de la terre avec des bons et des mauvais c\u00f4t\u00e9s, ni pire ni meilleure que la France r\u00e9volutionnaire, ni pire ni meilleure que l&rsquo;Empire de Napol\u00e9on et que la Restauration. Elle aurait impuls\u00e9 sur la plan\u00e8te un mouvement positif que la social-d\u00e9mocratie de l&rsquo;ouest aurait tr\u00e8s bien pu reconna\u00eetre et appr\u00e9cier tout en proposant aussi un contre mod\u00e8le. Ce qu&rsquo;au fond Attali et la plupart des autres historiens \u00ab\u00a0d\u00e9mocrates\u00a0\u00bb inconsciemment auraient voulu de la Russie c&rsquo;est qu&rsquo;elle se comporte comme la Commune de Paris, qu&rsquo;elle fasse beaucoup d&rsquo;erreurs, qu&rsquo;elle passe son temps \u00e0 voter au lieu d&rsquo;organiser sa d\u00e9fense, au lieu de briser le pouvoir des bourgeois et qu&rsquo;elle oublie de vider la Banque de France de son or. Apr\u00e8s quelques centaines de milliers de fusill\u00e9s et de d\u00e9port\u00e9s les bons esprits d&rsquo;occident auraient vers\u00e9s des larmes de crocodiles sur la brutalit\u00e9 sanguinaire des Tsars et auraient chaque ann\u00e9e envoy\u00e9 des gerbes de roses rouges au Mur des Bolcheviks au P\u00e8re Lachaise de Moscou. Un bon communiste est un communiste mort je l\u00b4ai d\u00e9j\u00e0 dit, je le r\u00e9p\u00e8te. Un bon pays communiste est un pays communiste mort. On nous l&rsquo;a serin\u00e9 pendant soixante dix ans. C&rsquo;est fait. Pour \u00eatre glorieuse, juste, humaniste, la r\u00e9volution russe e\u00fbt d\u00fb \u00eatre manqu\u00e9e ! comme en 1848 en Europe, comme en 1871 en France, en 1905 \u00e0 Saint Petersbourg, en 1919 \u00e0 Berlin, en 1920 en Bavi\u00e8re, etc Tous ces \u00e9checs nous ont \u00e9vit\u00e9 l&rsquo;effroyable dictature des rouges, et, dieu soit lou\u00e9, celle des communistes l\u00e9nino-stalino-kroutcheviens au couteau entre les dents n&rsquo;a pas dur\u00e9. Voil\u00e0 la trouvaille d&rsquo;Attali et de ses semblables ! On devine entre les lignes que si lui Attali, il avait \u00e9t\u00e9 \u00e0 la place de L\u00e9nine, la r\u00e9volution e\u00fbt \u00e9t\u00e9 idyllique ! Cette vision simpliste pour ne pas dire b\u00e9b\u00eate de l&rsquo;histoire du vingti\u00e8me si\u00e8cle est de plus en plus remise en question par les historiens de m\u00e9tier. Elle le sera de plus en plus.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCe que dans ce genre d&rsquo;analyse on oublie trop souvent, c&rsquo;est que la Russie est un pays occidental comme nous et comme nous, un pays chr\u00e9tien. Que sa structure rurale de base, le <em>mir<\/em>, ni capitaliste, ni f\u00e9odale mais communautaire (comme le souligne Attali), n&rsquo;\u00e9tait pas moins apte que d&rsquo;autres \u00e0 offrir un cadre et \u00e0 \u00e9voluer dans le sens de ce qu&rsquo;on appelait alors \u00ab\u00a0progressiste\u00a0\u00bb. Que ce que nous occidentaux de l&rsquo;ouest, appelons avec un accent avantageux \u00ab\u00a0d\u00e9mocratie\u00a0\u00bb n&rsquo;est pas une panac\u00e9e universelle, loin de l\u00e0. Nos r\u00e9gimes politiques auraient pu \u00eatre f\u00e9cond\u00e9s par d&rsquo;autres formes de \u00ab\u00a0d\u00e9mocratie\u00a0\u00bb qui ne soient pas issues de la cit\u00e9 grecque ni de la Respublica romaine qui n&rsquo;avait d&rsquo;ailleurs rien de d\u00e9mocratique. Au fond, ce sont nos bourgeois d&rsquo;Europe (catholiques et protestants r\u00e9unis) qui ont voulu la guerre \u00e0 outrance et qui ont convaincu les peuples de les suivre en 1870, en 1914 et en 1939. C&rsquo;est eux qui sont responsables des millions de morts de la colonisation et de l&rsquo;esclavage comme de la barbarie nazie, pas les bolcheviks ! Ils avaient tr\u00e8s bien compris nos bourgeois, comme autrefois en 1793 ce qu&rsquo;un Robespierre esp\u00e9rait, ou pire ce qu&rsquo;un Babeuf voulaient tenter. \u00ab\u00a0Plut\u00f4t morts que rouges\u00a0\u00bb, fut toujours le mot d&rsquo;ordre. On a \u00e9t\u00e9 mort et le \u00ab\u00a0rouge\u00a0\u00bb qui nous menace aujourd&rsquo;hui n&rsquo;est plus celui du drapeau sovi\u00e9tique c&rsquo;est celui du torchon individualiste et de l&rsquo;adoration de la marchandise comme nouveau Dieu. Marx avait raison. Marx a eu deux fois raison. Ce qu&rsquo;il appelait le f\u00e9tichisme de la marchandise (1) l&rsquo;est rest\u00e9 et en plus il est devenu une obsession. La faim et la soif de justice sont devenues eux, l&rsquo;app\u00e9tit de consommer. L&rsquo;ali\u00e9nation de l&rsquo;homme qui allait en s&rsquo;all\u00e9geant au d\u00e9but du vingti\u00e8me si\u00e8cle s&rsquo;est approfondie et perfectionn\u00e9e gr\u00e2ce aux deux boucheries de 1914-18 et 1939-45. Il faut \u00eatre conscient pour comprendre ce si\u00e8cle \u00e9coul\u00e9 que nous n&rsquo;arrivons pas \u00e0 la cheville des hommes de 1910 ! La <em>valeur-travail<\/em>  dont Marx a fait le pivot de sa recherche, n&rsquo;est toujours pas connue ni reconnue. Le prix (ce fantasme de la soci\u00e9t\u00e9 de march\u00e9) est roi. On app\u00e2te l&rsquo;homme et surtout la femme avec <em>le prix<\/em>, la baisse du prix, le petit prix, le prix d\u00e9risoire, le prix incroyable rendu possible en outre par le travail des enfants du Tiers Monde. Nos soci\u00e9t\u00e9s occidentales \u00e0 travers tant de guerres et de massacres n&rsquo;ont su ni cr\u00e9er l&rsquo;harmonie sociale, ni la justice minimum, ni la l\u00e9gitimit\u00e9. Ne parlons pas du bonheur, id\u00e9e de plus en plus vieille en Europe. Elles continuent sans scrupule \u00e0 exploiter le monde entier, \u00e0 se nourrir de son sang et de sa vie. D\u00e9barrass\u00e9s du nazisme et du communisme, dot\u00e9 d&rsquo;une Europe pacifique \u00e0 superbe \u00ab\u00a0\u00e9conomie de march\u00e9\u00a0\u00bb, \u00e0 millions de ch\u00f4meurs mais \u00e0 \u00ab\u00a0concurrence libre et non fauss\u00e9e\u00a0\u00bb, nous allons pourtant dans le mur comme un seul homme. Nous courons, s\u00fbr de nous, vers d&rsquo;autres catastrophes plus terribles encore. Evidemment Attali ne peut se permettre tant de \u00ab\u00a0pessimisme\u00a0\u00bb, \u00e7a ne serait pas \u00ab\u00a0socialiste\u00a0\u00bb, \u00e7a donnerait aux prol\u00e9taires des id\u00e9es de dictature ! Il conclut son livre dans la ligne de Marx, son Marx \u00e0 lui cela va sans dire, en \u00e9crivant une magnifique profession de foi ronflante d&rsquo;humanisme. Je ne r\u00e9siste pas au plaisir de la citer vu sa renversante nouveaut\u00e9 : <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab <em>L&rsquo;homme m\u00e9rite qu&rsquo;on esp\u00e8re en lui.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCertes. Hitler l&rsquo;aurait trouv\u00e9e bonne mais incompl\u00e8te, le petit P\u00e8re des peuples aurait souri mais donn\u00e9 son accord. Quant \u00e0 Sarkozy, Moscovici, Sapin, Hollande ou Merkel ils applaudiront d\u00e8s que sous mon conseil ils ouvriront le livre. Esp\u00e9rons nous aussi en l&rsquo;homme, mais ne soyons pas na\u00effs. Le capitalisme ne c\u00e8dera jamais le pouvoir de son plein gr\u00e9 m\u00eame avec un parlement rempli \u00e0 plus de cinquante pour cent de d\u00e9put\u00e9s \u00ab\u00a0de gauche\u00a0\u00bb et une \u00ab\u00a0totale libert\u00e9 de la presse\u00a0\u00bb. Il faudra l&rsquo;aider. Par la force, par la violence, puisque exercer la force contre une autre force, cr\u00e9e la violence. Une r\u00e9volution n&rsquo;est jamais pacifique. La \u00ab r\u00e9sistance \u00e0 l&rsquo;oppression \u00bb est une droit constitutionnel. Nos petits bourgeois gav\u00e9s de \u00ab pacifisme \u00bb, ceux qui trouvent Attali si intelligent, l&rsquo;apprendront \u00e0 leur d\u00e9pend. Il faudra tuer et encore tuer pour se d\u00e9barrasser (au moins provisoirement) de la \u00ab vermine capitaliste \u00bb. Un r\u00e9volutionnaire cons\u00e9quent devrait se procurer un fusil \u00e0 lunette et s&rsquo;entrainer. Voil\u00e0 \u00e0 quelle conclusion logique on devrait arriver apr\u00e8s avoir lu attentivement le grand \u00ab Karl Marx ou l&rsquo;esprit du monde \u00bb du non moins grand Attali.<\/p>\n<\/p>\n<p>\n<p class=\"signature\">Marc Gebelin<\/p>\n<\/p>\n<h4>Note<\/h4>\n<p>(1) Pour ceux qui auront le go\u00fbt d&rsquo;aller plus loin, voici un site int\u00e9ressant, <em>Infokiosque.net<\/em>, \u00e0 ce <a href=\"http:\/\/infokiosques.net\/IMG\/pdf\/LeCaractereFeticheDeLaMarchandise.pdf\" class=\"gen\">lien<\/a>.<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Karl Marx ou l&rsquo;esprit du monde Pour nous changer du \u00ab mariage pour tous \u00bb, slogan peu respectueux des \u00ab genres \u00bb qui aurait donc d\u00fb s&rsquo;intituler \u00ab mariage pour tou(te)s \u00bb, nous allons, fid\u00e8les \u00e0 notre modernisme anti-moderne, nous occuper d&rsquo;un gai-savoir plus \u00e9conomique et plus social. 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