{"id":74798,"date":"2013-01-16T08:47:46","date_gmt":"2013-01-16T08:47:46","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2013\/01\/16\/gaz-de-schiste-a-la-bulle-nul-nechappera-ii\/"},"modified":"2013-01-16T08:47:46","modified_gmt":"2013-01-16T08:47:46","slug":"gaz-de-schiste-a-la-bulle-nul-nechappera-ii","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2013\/01\/16\/gaz-de-schiste-a-la-bulle-nul-nechappera-ii\/","title":{"rendered":"Gaz de schiste : \u00e0 la \u201cbulle\u201d nul n&rsquo;\u00e9chappera\u2026 (II)"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article2\">Gaz de schiste : \u00e0 la bulle nul n&rsquo;\u00e9chappera (II)<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>\tOn l&rsquo;a dit (voir le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-gaz_de_schiste_la_bulle_nul_n_chappera_11_01_2013.html\" class=\"gen\">11 janvier 2013<\/a>), il n&rsquo;est gu\u00e8re question de \u00ab r\u00e9volution \u00bb du shale gas (SG) aux Etats-Unis. L&rsquo;engouement auquel on assiste n&rsquo;est qu&rsquo;une \u00ab bulle \u00bb sp\u00e9culative dont l&rsquo;explosion est in\u00e9vitable \u00e0 court terme. Osons ici un pronostic : le monde devrait d\u00e9couvrir la v\u00e9rit\u00e9 peu reluisante du SG am\u00e9ricain sous dix-huit \u00e0 vingt-quatre mois peut-\u00eatre m\u00eame avant !<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLes producteurs am\u00e9ricains sont les premiers responsables de cette situation et la th\u00e8se est que les \u00ab EURs \u00bb (Estimated Ultimate Recovery, c&rsquo;est-\u00e0-dire les rendements par puits) sont l&rsquo;arme de destruction massive choisie pour ce sc\u00e9nario catastrophe. En bref, la surestimation des EURs des puits de SG a permis \u00e0 ces producteurs (aux abois du fait de l&rsquo;\u00e9puisement des ressources conventionnelles sur le continent am\u00e9ricain) de rebondir de fa\u00e7on inesp\u00e9r\u00e9e. Les rendements \u00e9tant annonc\u00e9s comme tr\u00e8s cons\u00e9quents, les actifs ont \u00e9t\u00e9 survaloris\u00e9s et ces compagnies sont (re)devenues attractives aux yeux des investisseurs. Une \u00ab bulle \u00bb s&rsquo;est donc form\u00e9e sur une production virtuelle  Aussi, un dirigeant \u00ab visionnaire \u00bb tel qu&rsquo;Aubrey McClendon (CEO de Chesapeake Energy) a pu empocher de gros bonus, alors m\u00eame que sa compagnie n&rsquo;a pas fait un dollar de b\u00e9n\u00e9fice depuis une d\u00e9cennie sur son cur de m\u00e9tier, c&rsquo;est \u00e0 dire la production et la vente de gaz<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPourtant, dans le contexte actuel, cette th\u00e8se ne convainc pas. Comme le confirmait il y a peu \u00e0 l&rsquo;auteur de ces lignes un trader de New York qui avait \u00e9cout\u00e9 poliment l&rsquo;argumentaire sur une bulle du SG, \u00ab<em>we want shale to happen<\/em>\u00bb. D&rsquo;ailleurs, alors que les Etats-Unis produisent de tr\u00e8s grandes quantit\u00e9s de gaz et qu&rsquo;ils sont devenus le premier producteur mondial, pourquoi parler aujourd&rsquo;hui de cette question des rendements ? La r\u00e9ponse est aussi simple que le sujet est complexe : parce que cette question des EURs touche \u00e0 une notion de dur\u00e9e et donc de viabilit\u00e9 de l&rsquo;activit\u00e9. Que les EURs des puits de SG soient \u00e9lev\u00e9s et alors la production am\u00e9ricaine promet d&rsquo;\u00eatre importante et de s&rsquo;\u00e9tirer sur plusieurs dizaines d&rsquo;ann\u00e9es comme annonc\u00e9 par l&rsquo;industrie ; que ces EURs soient plus faibles et alors la production am\u00e9ricaine ne se maintiendra au niveau actuel que pendant quelques ann\u00e9es  et il en sera termin\u00e9 des espoirs am\u00e9ricains d&rsquo;ind\u00e9pendance \u00e9nerg\u00e9tique. Dans le premier cas le SG pourra  v\u00e9ritablement r\u00e9volutionner le monde de l&rsquo;\u00e9nergie (voire modifier la g\u00e9opolitique mondiale), dans le second il n&rsquo;aura \u00e9t\u00e9 qu&rsquo;une source d&rsquo;\u00e9nergie parmi d&rsquo;autres, et en aucun cas un <em>game changer<\/em>. On le voit, l&rsquo;enjeu est de taille.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa question des EURs est donc de longue date au cur du d\u00e9bat sur le SG, m\u00eame si celui-ci reste encore tr\u00e8s confidentiel et r\u00e9serv\u00e9 \u00e0 quelques initi\u00e9s. Pourtant, d\u00e8s 2008, quelques p\u00e9tro-g\u00e9ologues et g\u00e9ophysiciens am\u00e9ricains ind\u00e9pendants se sont pench\u00e9s sur la question des EURs et ont tent\u00e9 d&rsquo;alerter l&rsquo;opinion sur le discours ambigu des producteurs. Mais ces experts ont imm\u00e9diatement \u00e9t\u00e9 clou\u00e9s au pilori, accus\u00e9s de malveillance et soigneusement discr\u00e9dit\u00e9s par l&rsquo;industrie. Certains ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9clar\u00e9s <em>persona non grata<\/em> dans les colloques Oil&#038;Gas, d&rsquo;autres ont m\u00eame perdu la tribune mensuelle qu&rsquo;ils animaient dans la presse sp\u00e9cialis\u00e9e. Une \u00ab chasse aux sorci\u00e8res \u00bb qui n&rsquo;a pas dit son nom<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCependant, malgr\u00e9 des ann\u00e9es d&rsquo;ostracisme, ces \u00ab shale gas Skeptics \u00bb reprennent aujourd&rsquo;hui pied et commencent \u00e0 \u00eatre \u00e9cout\u00e9s. Leurs th\u00e8ses tr\u00e8s \u00e9tay\u00e9es sont d\u00e9sormais \u00e9voqu\u00e9es sur internet et par de grands m\u00e9dias nationaux, qui laissent entendre \u00e0 leur tour que le SG rec\u00e8lerait d&rsquo;inqui\u00e9tantes zones d&rsquo;ombre. Ainsi, le 25 juin 2011, le New York Times a \u00e9t\u00e9 le premier \u00e0 relayer l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;une manipulation de l&rsquo;industrie, n&rsquo;h\u00e9sitant pas \u00e0 associer au SG les termes tr\u00e8s \u00e9vocateurs de Ponzi Scheme&rsquo; et de Enron Moment&rsquo;. L&rsquo;originalit\u00e9 et la puissance de la d\u00e9marche du NYT a r\u00e9sid\u00e9 dans le fait qu&rsquo;a \u00e9t\u00e9 mise en ligne sur le site internet du quotidien une <a href=\"http:\/\/www.nytimes.com\/interactive\/us\/natural-gas-drilling-down-documents-4-intro.html?ref=us\" class=\"gen\">base de donn\u00e9es<\/a> compos\u00e9e de  plusieurs  centaines de documents, analyses et  courriers \u00e9lectroniques anonymis\u00e9s  \u00ab fuit\u00e9s \u00bb bien \u00e0 propos par les cadres et les op\u00e9rationnels de l&rsquo;industrie du SG elle-m\u00eame. Ces informateurs d\u00e9sabus\u00e9s y ont \u00e9voqu\u00e9 les rendements sur\u00e9valu\u00e9s des puits, la non-rentabilit\u00e9 du secteur et la surestimation des r\u00e9serves  Ce \u00ab WikiLeaks \u00bb du SG a bien \u00e9videmment d\u00e9clench\u00e9 l&rsquo;ire des industriels et des lobbies qui ont \u00e0 leur tour investi les m\u00e9dias, puis l&rsquo;affaire s&rsquo;est tass\u00e9e. Probablement parce que certaines v\u00e9rit\u00e9s n&rsquo;\u00e9taient pas bonnes \u00e0 dire \u00e0 la veille d&rsquo;une campagne pr\u00e9sidentielle am\u00e9ricaine o\u00f9 la cr\u00e9ation d&#8217;emplois et une \u00ab r\u00e9-industrialisation \u00bb des Etats-Unis gr\u00e2ce au SG \u00e9taient annonc\u00e9s comme des th\u00e8mes porteurs pour les candidats<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tMais l&rsquo;\u00e9ch\u00e9ance \u00e9lectorale est pass\u00e9e et, d\u00e9sormais, les \u00ab shale gas Skeptics \u00bb peuvent esp\u00e9rer \u00eatre entendus.  En effet, \u00e0 la diff\u00e9rence des ann\u00e9es 2006\/2007 leur scepticisme n&rsquo;est plus seulement intuitif. Il s&rsquo;appuie aujourd&rsquo;hui sur des donn\u00e9es de production disponibles en grande quantit\u00e9. Car l&rsquo;industrie produit beaucoup de gaz  nul ne le conteste  ce qui signifie que beaucoup de puits ont \u00e9t\u00e9 for\u00e9s et que les rendements de ces puits peuvent \u00eatre \u00e9tudi\u00e9s \u00e0 la loupe. Or, peu de gens le savent encore car l&rsquo;information n&rsquo;est pas encore remont\u00e9e \u00e0 la \u00ab surface \u00bb de l&rsquo;opinion publique (devrait-on dire : des investisseurs),  mais l&rsquo;analyse de ces donn\u00e9es r\u00e9v\u00e8le que la r\u00e9alit\u00e9 de la production est tr\u00e8s inf\u00e9rieure aux projections de l&rsquo;industrie. En d&rsquo;autres termes, les EURs auraient \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s largement surestim\u00e9s par les producteurs.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tA ce titre, Arthur Berman fait figure de pr\u00e9curseur. G\u00e9ologue de formation, ancien d&rsquo;Amoco o\u00f9 il a exerc\u00e9 pendant 25 ans, il s&rsquo;est attach\u00e9 le premier \u00e0 l&rsquo;analyse des trois champs historiques de SG que sont Barnett, Fayetteville et Haynesville. De fait, Berman est aujourd&rsquo;hui le chef de file de l&rsquo;\u00e9cole dit des R\u00e9alistes&rsquo;. Ses travaux (d\u00e9sormais <a href=\"http:\/\/www.sipeshouston.org\/Presentations.sh.sem.10.2012\/4%20Berman.Pittinger.Shale%20Gas.pdf\" class=\"gen\">d\u00e9taill\u00e9s<\/a> sur la blogosph\u00e8re) ont permis de passer au crible une grande partie des 9000 puits for\u00e9s \u00e0 Barnett depuis 2003 et la quasi-totalit\u00e9 des 4000 et 2000 puits r\u00e9alis\u00e9s \u00e0 Fayetteville et Haynesville depuis 2004 et 2007. Ses conclusions se passent de commentaires : alors que les op\u00e9rateurs avaient annonc\u00e9 des EURs moyens de 2 \u00e0 2,65 milliards de pieds cubes (Bcf) par puits \u00e0 Barnett, la r\u00e9alit\u00e9 plafonnerait \u00e0 1,3 Bcf. De m\u00eame pour Fayetteville et Haynesville que les producteurs projetaient respectivement \u00e0 3 Bcf et 10 bcf et qui, \u00e0 l&rsquo;analyse des donn\u00e9es, d\u00e9livreraient de m\u00e9diocres 1,1 Bcf et 3 Bcf.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tD\u00e8s lors, comment expliquer que les producteurs persistent aujourd&rsquo;hui, lors des <em>investors days<\/em>, \u00e0 promettre de faramineux rendements ?  L&rsquo;une des explications possibles est que ces producteurs ne retiennent que les rendements de leurs meilleurs puits, appel\u00e9s dans le jargon <em>sweet spots<\/em>. Il y tr\u00e8s probablement des puits \u00e0 haut rendement qui produiront 10 Bcf \u00e0 Haynesville, mais ceux-ci sont\/seront en nombre limit\u00e9s  ce que l&rsquo;industrie \u00ab omet \u00bb g\u00e9n\u00e9ralement de mentionner \u00e0 des investisseurs aveugl\u00e9s par les banquiers d&rsquo;affaires et qui, pour la plupart, ignorent tout des  subtilit\u00e9s du SG.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCes derniers mois, Arthur Berman a fait des \u00e9mules. Ainsi, des analyses similaires de donn\u00e9es de production commencent \u00e0 \u00e9clore \u00e0 propos des champs de shale oil (SO), qui est l&rsquo;\u00e9quivalent du gaz de schiste dans le p\u00e9trole. Eagle Ford, Utica, Marcellus ou encore Bakken sont les grands r\u00e9servoirs riches en p\u00e9trole non conventionnel, produits p\u00e9troliers et gaz associ\u00e9  lesquels, \u00e0 en croire le rapport de l&rsquo;Agence internationale de l&rsquo;\u00e9nergie (AIE) du 12 novembre 2012, doivent permettre aux Etats-Unis de devenir premier producteur mondial de p\u00e9trole devant l&rsquo;Arabie saoudite en 2017 !<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPourtant, tout porte \u00e0 croire que ces espoirs seront d\u00e9\u00e7us c&rsquo;est du moins l&rsquo;analyse de l&rsquo;ing\u00e9nieur g\u00e9ologue texan Gary Swindell. Les conclusions de cet expert, qui a eu acc\u00e8s aux donn\u00e9es techniques de 1041 puits du champ d&rsquo;Eagle Ford, sont \u00e9loquentes : alors que les compagnies n&rsquo;ont jamais h\u00e9sit\u00e9 \u00e0 pr\u00e9dire des EURs allant jusqu&rsquo;\u00e0 500 000 barils \u00e9quivalents p\u00e9trole (boe), l&rsquo;analyse exhaustive de Swindell conclut \u00e0 une production moyenne par puits qui s&rsquo;av\u00e8re \u00eatre deux fois moindre, puisqu&rsquo;\u00e0 peine sup\u00e9rieure \u00e0 200 000 boe. Quelques m\u00e9dias ont fait \u00e9cho \u00e0 cet \u00e9cart entre pr\u00e9visions et rendements \u00e0 Eagle Ford, notamment <a href=\"http:\/\/www.forbes.com\/sites\/richardfinger\/2012\/10\/14\/8-natural-gas-were-right-on-schedule\/\" class=\"gen\">Forbes<\/a> le 14 octobre dernier. De son c\u00f4t\u00e9, Reuters s&rsquo;est fait l&rsquo;\u00e9cho d&rsquo;une pr\u00e9occupation similaire \u00e0 propos d&rsquo;Utica le 22 octobre dans un article fleuve (<em> Is Ohio&rsquo;s secret energy boom or bust ?<\/em>\u00bb). L&rsquo;agence de presse a explicitement d\u00e9nonc\u00e9 le manque de transparence de l&rsquo;industrie dans l&rsquo;intention probable d&rsquo;induire en erreur les investisseurs. Plus g\u00e9n\u00e9ralement, commence \u00e0 transparaitre l&rsquo;id\u00e9e que les <em>shale plays<\/em>  am\u00e9ricains ne tiendront pas les espoirs mis en eux  du moins aux conditions actuelles de march\u00e9 et de d\u00e9veloppement. Curieusement, les m\u00e9dias nationaux am\u00e9ricains et les agences de presse continuent de relayer le discours du bin\u00f4me administration\/industrie mais glissent r\u00e9guli\u00e8rement quelques articles d&rsquo;investigation remettant en cause le mod\u00e8le \u00e9conomique du SG. Un savant dosage, en attendant mieux  <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tMalgr\u00e9 l&rsquo;\u00e9vidence des faits, certaines voix s&rsquo;\u00e9l\u00e8vent aujourd&rsquo;hui dans l&rsquo;industrie pour d\u00e9noncer ce qui s&rsquo;apparenterait \u00e0 un vaste complot ourdi contre le SG et ses heureux producteurs que beaucoup envieraient. D&rsquo;ailleurs, \u00ab <em>comment croire quelques pseudo-experts isol\u00e9s en mal de publicit\u00e9 et douter des comp\u00e9tences de l&rsquo;AIE ?<\/em>\u00bb, s&rsquo;offusquent les responsables des compagnies. Pourtant, bien que s\u00e9duisant, le raisonnement ne tient pas.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tD&rsquo;abord parce que l&rsquo;US Geological Survey (la seule agence gouvernementale am\u00e9ricaine compos\u00e9e d&rsquo;experts \u00e0 l&rsquo;inverse de l&rsquo;Energy Information Agency) a d\u00e9livr\u00e9 en aout 2012 <a href=\"http:\/\/pubs.usgs.gov\/of\/2012\/1118\/OF12-1118.pdf\" class=\"gen\">un rapport<\/a> qui corrobore la th\u00e8se des R\u00e9alistes&rsquo; \u00e0 propos des EURs gonfl\u00e9s par les compagnies. Ensuite parce que \u00ab <em>les comp\u00e9tences<\/em> \u00bb de l&rsquo;AIE sont hautement discutables : comme chacun sait, le \u00ab diable est dans les d\u00e9tails \u00bb et il ne fallait pas manquer la conf\u00e9rence de presse donn\u00e9e par Fatih Birol, \u00e9conomiste en chef de l&rsquo;Agence, le 12 novembre dernier lors de la diffusion de l&rsquo;\u00e9tude World Energy Outlook&rsquo; faisant des Etats-Unis le premier producteur de p\u00e9trole en 2017. Reuters rapporte ainsi une d\u00e9claration lourde de sens : \u00ab <em>Birol said he realised how optimistic the IEA forecasts were, given that the shale oil boom was a relatively new phenomenon. Light, tight oil resources are poorly known, he said<\/em>\u00bb . En d&rsquo;autres termes, le jour m\u00eame de sa diffusion l&rsquo;autorit\u00e9 en charge du World Energy Outlook&rsquo; a minimis\u00e9 (pour ne pas dire infirm\u00e9) l&rsquo;id\u00e9e que ce document tentait d&rsquo;imposer. Une confusion qui en dit long sur les incertitudes du SG. Mais, malgr\u00e9 les apparences, rien de tr\u00e8s surprenant si l&rsquo;on se replace dans le contexte magnifiquement rappel\u00e9 par notre trader new-yorkais : \u00ab we want shale to happen \u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p>\n<p class=\"signature\"><em>Shalegas Gate<\/em><\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Gaz de schiste : \u00e0 la bulle nul n&rsquo;\u00e9chappera (II) On l&rsquo;a dit (voir le 11 janvier 2013), il n&rsquo;est gu\u00e8re question de \u00ab r\u00e9volution \u00bb du shale gas (SG) aux Etats-Unis. L&rsquo;engouement auquel on assiste n&rsquo;est qu&rsquo;une \u00ab bulle \u00bb sp\u00e9culative dont l&rsquo;explosion est in\u00e9vitable \u00e0 court terme. 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