{"id":74815,"date":"2013-01-28T07:47:30","date_gmt":"2013-01-28T07:47:30","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2013\/01\/28\/mali-ou-mexique\/"},"modified":"2013-01-28T07:47:30","modified_gmt":"2013-01-28T07:47:30","slug":"mali-ou-mexique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2013\/01\/28\/mali-ou-mexique\/","title":{"rendered":"Mali ou Mexique ?"},"content":{"rendered":"<p><h3 class=\"titrebloc\">Mali ou Mexique ?<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tNous avons \u00e0 peine renvers\u00e9 le titre (\u00ab<em>Mexico or Mali ?<\/em>\u00bb) de l&rsquo;analyse de Stephen M. Walt, du <a href=\"http:\/\/walt.foreignpolicy.com\/posts\/2013\/01\/25\/mexico_or_mali\" class=\"gen\">25 janvier 2013<\/a>, sur son <em>blog<\/em> de <em>Foreign Policy<\/em>. En effet, Walt se pose la question de savoir pourquoi les USA s&rsquo;int\u00e9ressent, par exemple, \u00e0 la question des troubles au Mali,  comme ils se sont int\u00e9ress\u00e9s auparavant \u00e0 celle des troubles en Libye et en Syrie, pour s&rsquo;en tenir aux interventions directes dans le cadre du printemps arabe,  et pas \u00e0 celle des troubles au Mexique, qui se trouve avoir 3.600 kilom\u00e8tres de fronti\u00e8re directe avec les USA. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab[W]<em>hy is the United States getting hot and bothered about the events in Mali (troubling though they are), while the problems caused by the violent drug organizations in Mexico fly mostly below the radar? As I learned at yesterday&rsquo;s seminar, the drug war in Mexico was<\/em> <strong><em>never<\/em><\/strong> <em>mentioned during the presidential debates, even though over 60,000 Mexicans have been murdered over the past six years and even though this violence has killed several hundred Americans in recent years too. Prominent senators like John McCain keep harping about violence in Syria and the need for greater U.S. involvement; why doesn&rsquo;t violence that is closer to home and that affects Americans more directly get equal or greater attention? To say nothing of the effects that Mexican meth and other drugs have on the United States itself.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tWalt donne quatre raisons qui, \u00e0 son avis, expliquent cette attitude qu&rsquo;on pourrait juger \u00e9trange. De ces quatre raisons, l&rsquo;une est concr\u00e8te et directement li\u00e9e \u00e0 un aspect technique qui est la disposition et au type d&#8217;emploi de l&rsquo;outil militaire US (\u00ab<em> we are more likely to respond to threats when we think there is a simple, cheap, and obvious military response<\/em>\u00bb). Les autres sont surtout directement des arguments de communication ou li\u00e9s \u00e0 une perception d\u00e9pendant de la communication : la perception qu&rsquo;il y a des menaces d&rsquo;attaques directes contre des citoyens US dans des occurrences ext\u00e9rieures, au contraire d&rsquo;une situation o\u00f9 des citoyens US sont tu\u00e9s par inadvertance, dans la question mexicaine ; la pr\u00e9sence de lobbies importants pour divers groupes des pays impliqu\u00e9s dans le printemps arabe ; la n\u00e9cessit\u00e9 de ne pas contrarier le gouvernement mexicain en intervenant dans ses affaires int\u00e9rieures, directement ou indirectement, \u00e0 cause des liens consid\u00e9rables entre les deux pays et de l&rsquo;\u00e9norme volume des \u00e9changes avec le Mexique ($450 milliards,  $500 millions avec le Mali).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tConclusion de Walt, qui ne semble nullement d\u00e9cisive dans son chef, et laisse subsister ce qui lui para\u00eet \u00eatre une attitude assez \u00e9nigmatique :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>All of which reminds us that there&rsquo;s a big error term in how great powers (and especially the United States) identify and prioritize threats. We&rsquo;d like to think it was based on rational assessment of cost, benefits, risks, and opportunities, but that seems to be true only in the most crude sense. U.S. leaders did (eventually) recognize the geopolitical threats posed by Wilhelmine and Nazi Germany, Imperial Japan, or the Soviet Union, just as we now worry about what a rising China might portend for the future. But at the margin, our ability to prioritize lesser threats properly is pretty paltry. How else to explain why we get in a lather when North Korea tests a missile  something we&rsquo;ve done hundreds of times  while downplaying more immediate problems much closer to home?<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tWalt pose l\u00e0 un probl\u00e8me qui n&rsquo;est pas nouveau, mais il le pose dans les termes extr\u00eamement pr\u00e9cis et \u00e0 partir d&rsquo;exemples <em>a contrario<\/em> pr\u00e9cis (les trois occurrences du printemps arabes o\u00f9 on exist\u00e9 ou existent des cas d&rsquo;interventions directes plus ou moins actives, plus ou moins secondaires  Libye, Syrie, Mali). De m\u00eame, le cas du Mexique, ici clairement expos\u00e9 dans sa dimension g\u00e9opolitique concr\u00e8te, m\u00e9rite d&rsquo;\u00eatre expos\u00e9 comme il le fait. L&rsquo;arri\u00e8re-plan du probl\u00e8me mexicain pour les USA est tr\u00e8s pr\u00e9occupant, comme on le voit r\u00e9guli\u00e8rement (voir le <a href=\" http:\/\/www.dedefensa.org\/article-_remexicanisation_p_titions_de_s_cession_dissolution__14_11_2012.html\" class=\"gen\">14 novembre 2012<\/a>), puisqu&rsquo;il implique une dynamique extr\u00eamement d\u00e9structurante et dissolvante pour les USA, sur leur fronti\u00e8re mexicaine, sur une bande non n\u00e9gligeable le long de la fronti\u00e8re du Sud \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur des USA, alors que la minorit\u00e9 mexicaine est extr\u00eamement active et prolifique aux USA et que c&rsquo;est la communaut\u00e9 <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-typologie_de_la_s_cession_aux_usa_02_01_2013.html\" class=\"gen\">la plus favorable<\/a> aux USA \u00e0 des id\u00e9es de s\u00e9cession ou de partition des USA. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPar ailleurs, il est vrai,  Walt a enti\u00e8rement raison,  que les USA se trouvent fort peu int\u00e9ress\u00e9s \u00e0 une action d\u00e9cid\u00e9e sur la fronti\u00e8re mexicaine, et surtout selon une strat\u00e9gie solide. Diverses mesures ont \u00e9t\u00e9 prises, souvent contradictoires, er il y a m\u00eame eu l&rsquo;affaire <em>Fast &#038; Furious<\/em> devenu <a href=\"http:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/ATF_gunwalking_scandal\" class=\"gen\">scandale<\/a> embarrassant pour le gouvernement Obama, avec diverses occurrences suspectes d&rsquo;accords pass\u00e9s avec certains cartels de la drogue, avec des armes livr\u00e9s \u00e0 ces cartels, etc. De nombreux myst\u00e8res entourent <em>Fast &#038; Furious<\/em>, qui aiguisent les hypoth\u00e8ses de manipulations du gouvernement. Cette affaire aggrave encore la perception d&rsquo;une absence d&rsquo;action coordonn\u00e9e, r\u00e9fl\u00e9chie, etc., contre les cartels de la drogue et pour tenter d&rsquo;intervenir pour participer \u00e0 la stabilisation de la situation au Mexique. Il y eut bien, au d\u00e9but du premier mandat d&rsquo;Obama, un vaste mouvement de mobilisation vis-\u00e0-vis de la crise mexicaine, jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;id\u00e9e que la crise mexicaine pouvait devenir une guerre o\u00f9 les USA seraient puissamment impliqu\u00e9s (voir le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-les_armees_du_sud_05_03_2009.html\" class=\"gen\">5 mars 2009<\/a>). Cette perspective s&rsquo;est rapidement dissip\u00e9e, bien que la situation ait continu\u00e9 \u00e0 s&rsquo;aggraver.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tAlors, devant la gravit\u00e9 de la crise mexicaine, qu&rsquo;est-ce qui retient les USA d&rsquo;intervenir comme il serait, dans ce cas, logique, sinon l\u00e9gal, de le faire ? (Dieu sait si les USA ne sont pas avares d&rsquo;intervention, comme Walt le remarque, bien plus selon leur logique que selon la l\u00e9galit\u00e9.) A part les explications de Walt, qui peuvent \u00eatre retenues certes mais qui ne nous suffisent pas, il y en a une autre qui m\u00e9rite d&rsquo;\u00eatre envisag\u00e9e, au moins comme une hypoth\u00e8se. Elle fait partie de l&rsquo;attitude psychologique singuli\u00e8re, qui pourrait se r\u00e9sumer du point de vue du sympt\u00f4me, d&rsquo;une sorte de refoulement de cette crise parce qu&rsquo;elle touche un territoire que la psychologie am\u00e9ricaniste per\u00e7oit peu ou prou, de fa\u00e7on inconsciente (\u00e0 peine) mais \u00f4 combien affirm\u00e9e, comme sien, comme partie int\u00e9grante du territoire US A cet \u00e9gard, l&rsquo;\u00e9chec de la v\u00e9ritable mobilisation, signal\u00e9e plus haut, qui eut lieu au printemps 2009, et qui faisait penser que la crise mexicaine allait devenir am\u00e9ricaniste et conduire \u00e0 des mesures concr\u00e8tes puissantes, jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;utilisation de l&rsquo;outil militaire, est r\u00e9v\u00e9latrice. Cet \u00e9chec ne fut pas un \u00e9v\u00e9nement pr\u00e9cis, d\u00e9fini comme tel pour telle ou telle raison bien expos\u00e9e, mais bien plut\u00f4t un processus de dissolution progressive et rapide de la r\u00e9solution initiale, s&#8217;embourbant dans les querelles bureaucratiques, les affrontements entre agences, services et minist\u00e8res, avec m\u00eame l&rsquo;un ou l&rsquo;autre coup fourr\u00e9 \u00e9minemment suspect (comme <em>Fast &#038; Furious<\/em>). Ce type de situation existe \u00e9galement pour les interventions ext\u00e9rieures, mais il n&#8217;emp\u00eache pas dans ce cas ces interventions ext\u00e9rieures,  il contribue simplement \u00e0 leur \u00e9chec, en g\u00e9n\u00e9ral catastrophique.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa diff\u00e9rence du cas mexicain, c&rsquo;est bien que le d\u00e9sordre int\u00e9rieur de la structure g\u00e9n\u00e9rale de direction et de puissance de l&rsquo;am\u00e9ricanisme a eu raison de la mobilisation. Cela ne signifie pas qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas d&rsquo;action am\u00e9ricaniste sur la fronti\u00e8re mexicaine, voire au Mexique, mais que cette action se dissout effectivement en une multitude d&rsquo;actions secondaires accord\u00e9es aux diff\u00e9rents centres de pouvoir, o\u00f9 la concurrence et l&rsquo;affrontement habituels entre ces forces aboutit \u00e0 l&rsquo;inefficacit\u00e9 compl\u00e8te, \u00e0 l&rsquo;impuissance, et emp\u00eache effectivement la mobilisation, m\u00eame chaotique. On retrouve l\u00e0, effectivement, une constante de la situation int\u00e9rieure US, o\u00f9 l&rsquo;affrontement fratricide des centres de pouvoir prend le pas sur tout aux d\u00e9pens de l&rsquo;int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral (qui se confond avec l&rsquo;int\u00e9r\u00eat du Syst\u00e8me),  \u00e0 commencer par l&rsquo;affrontement entre d\u00e9mocrates et r\u00e9publicains sur toutes les mati\u00e8res, alors que leur logique commune devrait les amener \u00e0 s&rsquo;entendre pour le bien commun du Syst\u00e8me sur nombre d&rsquo;entre elles. (Contraste, par exemple, avec les interventions ext\u00e9rieures, o\u00f9 un accord g\u00e9n\u00e9ral existe entre d\u00e9mocrates et r\u00e9publicains m\u00eame si le r\u00e9sultat est l&rsquo;\u00e9chec catastrophiques de ces interventions ext\u00e9rieures.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tEt c&rsquo;est bien l\u00e0 qu&rsquo;intervient l&rsquo;aspect psychologique mentionn\u00e9 plus haut. L&rsquo;habitude de l&rsquo;influence et de l&rsquo;h\u00e9g\u00e9monie US sur le Mexique, avec une ing\u00e9rence presque organique, structurelle, on dirait presque transcendante (la c\u00e9l\u00e8bre remarque d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9e du <a href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Porfirio_D%C3%ADaz\" class=\"gen\">pr\u00e9sident Diaz<\/a> : \u00ab<em>Pauvre Mexique, si loin de Dieu et si pr\u00e8s des \u00c9tats- Unis<\/em>\u00bb) est un fait av\u00e9r\u00e9 et d&rsquo;une puissance si grande qu&rsquo;il en a absolument impr\u00e9gn\u00e9 la psychologie am\u00e9ricaniste, jusqu&rsquo;\u00e0 lui faire consid\u00e9rer le Mexique comme une possession intangible, une sorte de colonie organique (cela pour fixer le degr\u00e9 de l&rsquo;affection am\u00e9ricaniste pour les Mexicains). Cette perception n&rsquo;a fait bien entendu que se renforcer avec les multiples \u00e9v\u00e9nements qu&rsquo;on conna\u00eet : immigration mexicaine, renforcement puissant de la communaut\u00e9 des <em>Latinos<\/em> aux USA, porosit\u00e9 de la fronti\u00e8re Sud avec des parties int\u00e9rieures US hispanis\u00e9es sinon mexicanis\u00e9es, avec la guerre de la drogue dont les USA sont l&rsquo;enjeu puisqu&rsquo;ils sont un \u00e9norme consommateur de drogue, avec l&rsquo;armement des cartels de la drogue obtenu aux USA, etc. Le Mexique \u00e9tant de plus en plus per\u00e7u par la psychologie am\u00e9ricaniste comme colonie organique jusqu&rsquo;\u00e0 \u00eatre une sorte d&rsquo;appendice US, les m\u00eames freins et le m\u00eame chaos sans frein qui se d\u00e9veloppent au niveau int\u00e9rieur US se retrouvent avec le Mexique<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tAinsi, paradoxalement, et contrairement \u00e0 ce que l&rsquo;on pouvait penser au printemps 2009, les USA seraient aujourd&rsquo;hui, alors qu&rsquo;ils l&rsquo;ont fait tant de fois dans le pass\u00e9, incapables de se mobiliser d&rsquo;une fa\u00e7on coh\u00e9rente pour une intervention militaire au Mexique ; ou bien, si une telle mobilisation avait lieu, elle serait mieux d\u00e9finie comme une mesure pour une sorte de guerre interne des USA se rapprochant plus d&rsquo;un processus de fractionnement des USA (s\u00e9cession, partition, etc.), o\u00f9 des parties int\u00e9rieures des USA seraient \u00e9galement rapidement impliqu\u00e9es. Dans ce cas, il ne s&rsquo;agirait plus d&rsquo;une intervention militaire prise dans le cadre d&rsquo;une crise ext\u00e9rieure qu&rsquo;il faut juguler parce qu&rsquo;elle menace la s\u00e9curit\u00e9 des USA, mais bien d&rsquo;une crise ext\u00e9rieure-int\u00e9rieure, ayant d\u00e9j\u00e0 touch\u00e9 les USA, et conduite \u00e0 un degr\u00e9 d&rsquo;intensit\u00e9 et de gravit\u00e9 tel qu&rsquo;il faudrait r\u00e9agir, mais alors d&rsquo;une fa\u00e7on d\u00e9fensive, dans un cadre rest\u00e9 int\u00e9rieur, presque comme dans le cas d&rsquo;une guerre civile ou d&rsquo;une guerre de s\u00e9cession. En bref, et au vu de la situation actuelle au Mexique et aux USA et dans la zone mexicanis\u00e9e des USA, une intervention dans la crise militaire de la sorte dont Walt s&rsquo;\u00e9tonne qu&rsquo;elle n&rsquo;ait pas eu lieu, ne serait rien d&rsquo;autre qu&rsquo;un \u00e9pisode d&rsquo;une guerre civile interne aux USA, ou mieux, c&rsquo;est-\u00e0-dire pire pour les USA, l&rsquo;amorce puissante et irr\u00e9sistible de cette guerre civile US Ainsi, dans sa tombe, Porfirio Diaz, le pr\u00e9sident ironiquement franc-ma\u00e7on du Mexique, pourrait savourer sa revanche en renversant sa formule : Pauvres \u00c9tats-Unis, si loin de Dieu et si proches du Mexique Car l&#8217;empire colonisateur et pr\u00e9dateur est bel et bien devenu, dans la partie int\u00e9ressante qu&rsquo;on d\u00e9crit, la proie potentielle et un jour, au rythme de d\u00e9veloppement des <em>Latinos<\/em> aux USA, irr\u00e9sistible de sa victime du Sud.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tMis en ligne le 28 janvier 2013 \u00e0 07H48<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Mali ou Mexique ? 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