{"id":74837,"date":"2013-02-14T04:36:25","date_gmt":"2013-02-14T04:36:25","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2013\/02\/14\/glossairedde-le-mal-i\/"},"modified":"2013-02-14T04:36:25","modified_gmt":"2013-02-14T04:36:25","slug":"glossairedde-le-mal-i","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2013\/02\/14\/glossairedde-le-mal-i\/","title":{"rendered":"<em>Glossaire.dde<\/em>: le Mal (I)"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_a.deepblue\" style=\"color:#0f3955;font-size:2em;\"><em>Glossaire.dde<\/em>: le Mal (I)<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>13 f\u00e9vrier 2013 &ndash; Avec cet article du <em>Glossaire.dde<\/em>, nous entreprenons, en plusieurs textes, une tentative d&rsquo;exposition, d&rsquo;identification et de d\u00e9finition de ce que nous nommons \u00ab\u00a0le Mal\u00a0\u00bb dans nos \u00e9crits. (Nous disons \u00ab\u00a0plusieurs textes\u00a0\u00bb, comme cela est sugg\u00e9r\u00e9 par le titre \u00ab\u00a0Le Mal (I)\u00a0\u00bb sans qu&rsquo;il soit question de faire succ\u00e9der ces textes chronologiquement. Ils se retrouveront dans le <em>Glossaire.dde<\/em> selon leur propre num\u00e9rotation mais ne se succ\u00e9deront pas chronologiquement. Bien entendu, cette succession de textes marquera elle-m\u00eame l&rsquo;\u00e9volution de notre travail concernant ce qui appara&icirc;t \u00e9ventuellement comme un concept qui a ses caract\u00e8res et sa signification propres, par rapport \u00e0 nos conceptions.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Comme dans un cas pr\u00e9c\u00e9dent (&laquo;<em>Technologisme versus communication<\/em>&raquo;, du <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-glossairedde_technologisme_versus_communication_14_12_2012.html\">14 d\u00e9cembre 2012<\/a>), nous publions cet article \u00e0 l&rsquo;occasion de l&rsquo;intervention plut\u00f4t qu&rsquo;\u00e0 cause de l&rsquo;intervention d&rsquo;un lecteur, &ndash; <em>Mumen<\/em>, le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/forum-notes_sur_la_proximit_du_mal_ddecrisis_04_01_2013.html\">6 janvier 2013<\/a>, en commentaire de notre texte de pr\u00e9sentation du <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notes_sur_la_proximit_du_mal_ddecrisis_04_01_2013.html\">4 janvier 2013<\/a> des <em>Cahiers de dde.crisis<\/em> de janvier 2013 sur <em>La proximit\u00e9 du Mal<\/em>. Pour nous, l&rsquo;intervention de ce lecteur a suscit\u00e9, bien plus que la n\u00e9cessit\u00e9 d&rsquo;y r\u00e9pondre, l&rsquo;occasion d&rsquo;entamer la pr\u00e9sentation de ce que nous entendons par \u00ab\u00a0Mal\u00a0\u00bb. Au reste, avant m\u00eame la circonstance que nous relatons, cette pr\u00e9sentation faisait d\u00e9j\u00e0 l&rsquo;objet de notre attention dans notre travail, comme une \u00e9tape importante de ce travail, puisque nous avions mis en chantier le prochain <em>Cahier<\/em> de <em>dde.crisis<\/em>, dont le th\u00e8me sera <em>Par-del\u00e0 le Mal et le Bien<\/em> (l&rsquo;inversion par rapport au titre du livre de Nietzsche, malgr\u00e9 la malheureuse d\u00e9gradation phon\u00e9tique, \u00e9tant d\u00e9lib\u00e9r\u00e9e, bien entendu). Il s&rsquo;agit de travailler sur l&rsquo;identification et sur la d\u00e9finition des deux notions par rapport \u00e0 nos conceptions, ou, comme dit notre lecteur, notre \u00ab\u00a0vision du monde\u00a0\u00bb.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&hellip; A propos de ce lecteur et, pour rappel (le message pouvant \u00eatre <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/forum-notes_sur_la_proximit_du_mal_ddecrisis_04_01_2013.html\">consult\u00e9<\/a> int\u00e9gralement), nous citons quelques passages concernant ce que ce lecteur pense de l&#8217;emploi du concept \u00ab\u00a0Mal\u00a0\u00bb dans notre travail, ce que lui-m\u00eame en pense, succinctement, etc.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo;<em>&hellip;Le couple Bien \/ Mal n&rsquo;est pas un arch\u00e9type, ce n&rsquo;est pas un couple notionnel universel : c&rsquo;est un couple qui a \u00e9t\u00e9 forg\u00e9 &#8211; invent\u00e9 &#8211; par les babyloniens zoroastristes, en d\u00e9rivant la dualit\u00e9 naturelle de l&rsquo;ordre et du d\u00e9sordre.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo;<em>Le couple Bien \/ Mal est une invention culturelle et opportuniste<\/em>&hellip;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo;<em>Quand je vous lis, justifiant in fine la dramatique situation actuelle par le Mal tout court, je me retrouve insatisfait comme je le suis avec la lecture d&rsquo;Arendt \u00e0 la suite du proc\u00e8s de Nuremberg (Mal Banal, Mal Absolu), car je me retrouve en face d&rsquo;une personne qui me donne l&rsquo;impression de n&rsquo;avoir plus de mots ni de concept pour exprimer ce dont elle t\u00e9moigne et qui emploie ce qui lui reste de r\u00e9flexes de son enfance innocente &ndash; mais \u00e9duqu\u00e9e &ndash; quand tout \u00e9tait simple : tout ce qui est Bien est ici, tout ce qui est Mal est l\u00e0. Une r\u00e9gression \u00e0 mes yeux, donc, quand on consid\u00e8re l&rsquo;\u00e9quilibre, la fra&icirc;cheur et la puissance de vos \u00e9tudes habituelles.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo;<em>De plus, employer, comme vous le faites, les notions de Bien et de Mal sans les \u00e9tayer de votre propre explication du monde, implique que le sens que vous retenez de ces notions est celle qui est historiquement retenue par notre \u00e9poque, \u00e0 savoir le sens chr\u00e9tien. L&rsquo;usage de la croyance en Dieu et des textes bibliques, ne semble g\u00e9n\u00e9ralement pas votre habitude ; feriez-vous une exception pour le Bien et le Mal ?<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Il va sans dire, &ndash; mais puisqu&rsquo;il faut le dire, d\u00e9cid\u00e9ment&hellip;, &ndash; que tout cela n&rsquo;a, \u00e0 notre estime, gu\u00e8re de rapport avec l&#8217;emploi que nous faisons du concept \u00ab\u00a0Mal\u00a0\u00bb (\u00ab\u00a0Mal tout court\u00a0\u00bb) dans <em>dedefensa.org<\/em>. Quant \u00e0 sugg\u00e9rer d&rsquo;en faire usage selon sa r\u00e9f\u00e9rence chr\u00e9tienne parce qu&rsquo;il n&rsquo;y aurait rien d&rsquo;autre \u00e0 disposition (\u00ab\u00a0notions de Bien et de Mal sans les \u00e9tayer de votre propre explication du monde\u00a0\u00bb), cela est de la responsabilit\u00e9 de ce lecteur et, l\u00e0 aussi sans n\u00e9cessit\u00e9 de le dire, cela sans rapport aucun avec <em>dedefensa.org<\/em>. D&rsquo;une certaine fa\u00e7on, ces remarques de ce lecteur ont leur utilit\u00e9 <em>a contrario<\/em>, dans la mesure o&ugrave; elles pr\u00e9sentent d&rsquo;une fa\u00e7on \u00e0 peu pr\u00e8s compl\u00e8te, \u00e0 peu pr\u00e8s tout ce que la \u00ab\u00a0notion de Mal\u00a0\u00bb n&rsquo;est pas dans l&#8217;emploi que nous en faisons.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Ces m\u00eames remarques ont encore leur utilit\u00e9, d&rsquo;une fa\u00e7on toute op\u00e9rationnelle cette fois, pour nous inviter \u00e0 effectivement faire une compilation qui permet de mieux comprendre o&ugrave; nous en sommes de l&rsquo;usage de ce concept, dont on comprend ais\u00e9ment qu&rsquo;il a une importance fondamentale dans notre travail. Bien entendu, il existe une multitude de textes, dans <em>dedefensa.org<\/em>, o&ugrave; l&rsquo;usage du concept de \u00ab\u00a0Mal\u00a0\u00bb est largement explicit\u00e9, r\u00e9f\u00e9renc\u00e9, substantiv\u00e9, historiquement observ\u00e9, d\u00e9crit dans ses effets et ainsi de suite, selon les circonstances envisag\u00e9es.<\/p>\n<\/p>\n<p><h3 class=\"subtitleset_b.deepblue\" style=\"color:#0f3955;font-size:1.65em;font-variant:small-caps;\">Le Mal : l&rsquo;\u00e9tat chronologique de la question<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>Nous encha&icirc;nons par une rapide observation de la chronologie de l&rsquo;utilisation, dans <em>dedefensa.org<\/em> et <em>dde.crisis<\/em>, du mot \u00ab\u00a0Mal\u00a0\u00bb, renvoyant certes \u00e0 un concept connu, mais qui allait \u00eatre d&rsquo;abord identifi\u00e9 et explor\u00e9 par nous-m\u00eames par le biais de ses activit\u00e9s op\u00e9rationnelles avant d&rsquo;\u00eatre d\u00e9fini comme un concept selon notre propre perception, &ndash; comme \u00ab\u00a0notre\u00a0\u00bb concept si l&rsquo;on veut. (Au d\u00e9but, il s&rsquo;agissait de \u00ab\u00a0mal\u00a0\u00bb sans majuscule, avant l&#8217;emploi de la majuscule ; cela, \u00e0 la fa\u00e7on qu&rsquo;a \u00e9volu\u00e9 cet autre mot qui traduit le concept de l&rsquo;op\u00e9rationnalit\u00e9 du Mal, de \u00ab\u00a0syst\u00e8me\u00a0\u00bb sans majuscule \u00e0 \u00ab\u00a0Syst\u00e8me\u00a0\u00bb majuscul\u00e9.) M\u00eame si le mot per\u00e7u en tant que concept est apparu \u00e9videmment \u00e0 diverses reprises auparavant, on peut dire certainement que c&rsquo;est le num\u00e9ro du 10 septembre 2010 de <em>dde.crisis<\/em> qui l&rsquo;a utilis\u00e9 massivement d&rsquo;une fa\u00e7on plus pr\u00e9cise et exploratoire, et commen\u00e7ant un travail d&rsquo;explication \u00e0 cet \u00e9gard (pr\u00e9sentation de ce num\u00e9ro sur ce site, le m\u00eame <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notes_sur_la_source_de_tous_les_maux_ddecrisis_10_09_2010.htm\">10 septembre 2010<\/a>).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Ce num\u00e9ro du 10 septembre 2010 de <em>dde.crisis<\/em> \u00e9tait d&rsquo;ailleurs intitul\u00e9 \u00ab\u00a0la source de tous les maux\u00a0\u00bb. Nous \u00e9crivions notamment, dans le texte de pr\u00e9sentation cit\u00e9, ceci qui montre l&rsquo;importance absolument primordiale que nous attachions (attachons) au Mal (alors \u00ab\u00a0mal\u00a0\u00bb), dans la mesure fondamentale et quasi-exclusive o&ugrave; il se manifeste massivement dans notre \u00ab\u00a0\u00e9poque\u00a0\u00bb, principalement puis quasi-exclusivement \u00e0 notre sens, sous la forme op\u00e9rationnelle du Syst\u00e8me (alors \u00ab\u00a0syst\u00e8me\u00a0\u00bb).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo;<em>&hellip;En d&rsquo;autres mots et \u00e0 la lumi\u00e8re de ce caract\u00e8re total de la crise, nous nous attachons \u00e0 d\u00e9terminer et \u00e0 identifier ce qu&rsquo;on nomme \u00ab\u00a0le mal\u00a0\u00bb, ce qui est \u00ab\u00a0la source de tous les maux\u00a0\u00bb dans cet \u00e9pisode historique fondamental. Nous le faisons en \u00e9cartant soigneusement toute dimension morale, parce que la dialectique de la morale, devenue un outil de fonctionnement du pouvoir comme outil du \u00ab\u00a0mal\u00a0\u00bb \u00ab\u00a0est devenu le pi\u00e8ge dialectique quasiment achev\u00e9 de notre civilisation aux abois\u00a0\u00bb.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo;<em>D&rsquo;autre part, ce qui nous invite \u00e0 proc\u00e9der de la sorte est le constat que nous avan\u00e7ons sans la moindre h\u00e9sitation que la manifestation fondamentale de cette civilisation arriv\u00e9e au point o&ugrave; elle se trouve, se fait sous la forme d&rsquo;un \u00ab\u00a0syst\u00e8me\u00a0\u00bb extr\u00eamement \u00e9labor\u00e9 et complexe, dont nous parlons souvent et qui est le principal objet de notre \u00e9tude.<\/em> [&hellip;] <em>D&rsquo;o&ugrave; notre observation intuitive qui guide notre recherche et nous engage dans le constat que l&rsquo;\u00e9tude du mal est une m\u00e9thodologie fondamentale et extr\u00eamement f\u00e9conde pour tout le reste, puisqu&rsquo;ainsi cela revient \u00e0 \u00e9tudier la marche du monde dans son entier, dans cette p\u00e9riode pr\u00e9cis\u00e9ment o&ugrave; nous sommes entr\u00e9s&hellip;<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>On comprend ais\u00e9ment que ces diff\u00e9rentes observations ne sont certainement pas l&rsquo;\u00e9nonc\u00e9 d&rsquo;un concept \u00ab\u00a0en soi\u00a0\u00bb qui aurait dirig\u00e9 la r\u00e9flexion \u00e0 partir de lui, mais le r\u00e9sultat d&rsquo;une m\u00e9thode inductive dont nombre de textes de <em>dedefensa.org<\/em> et <em>dde.crisis<\/em> (et <em>dd&#038;e<\/em> auparavant) t\u00e9moignent. C&rsquo;est-\u00e0-dire que nous avons \u00e9tabli des constats \u00e0 mesure que l&rsquo;actualit\u00e9 des \u00e9v\u00e9nements nous y invitait, tout en les analysant \u00e0 la lumi\u00e8re d&rsquo;une conception historique rapidement devenue m\u00e9tahistorique. Cette m\u00e9thode inductive prend sa source, notamment et essentiellement, dans une intuition majeure, ce que nous nommons une <strong>intuition haute<\/strong> (voir notre texte du <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-dialogues-14_de_l_intuition_haute_13_11_2010.html\">13 novembre 2010<\/a>) ; la chose, qui a pour cadre et pour sujet la bataille de Verdun (avec le cadre essentiel de la Grande Guerre, certes) est <strong>fondatrice<\/strong> pour notre conception. Cette intuition haute a la vertu de s&rsquo;appliquer \u00e0 un fait historique particulier, important et indubitable, qui peut s&rsquo;inscrire dans un raisonnement par induction, tout en sugg\u00e9rant avec force la signification fondamentale et conceptuelle du type d&rsquo;\u00e9v\u00e9nement qui suscite les raisonnements par d\u00e9duction.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>(De tr\u00e8s nombreux textes sur le site renvoient \u00e0 ce ph\u00e9nom\u00e8ne. On peut en voir la premi\u00e8re approche encore incertaine d\u00e8s le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-retour_a_verdun_24_11_2006.html\">24 novembre 2006<\/a>, et clairement plus structur\u00e9e par exemple le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notre_11_novembre_11_11_2008.html\">11 novembre 2008<\/a>. Divers textes de la <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/section-dialogues.html\">rubrique<\/a> <em>DIALOGUES<\/em> rendent compte de cette m\u00e9thodologie historique\/m\u00e9tahistorique construite sur cette sorte de circonstance, &ndash; voir notamment le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-dialogues-5_de_l_historien_face_a_l_histoire_12_05_2010.html\">12 mai 2010<\/a> ou le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-dialogues-7_propos_d_un_historien_visionnaire__03_06_2010.html\">3 juin 2010<\/a>. Bien entendu, la <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/section-la_grace_de_l_histoire.html\">rubrique<\/a> <em>La gr\u00e2ce de l&rsquo;Histoire<\/em> est toute enti\u00e8re baign\u00e9e par ces diverses r\u00e9f\u00e9rences, notamment en les d\u00e9taillant, leur donnant leur place historique, etc. Enfin, il y a bien entendu le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/lesamesdeverdun.com\/\">livre<\/a> <em>Les &Acirc;mes de Verdun<\/em>.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Cette premi\u00e8re approche chronologique mettant en \u00e9vidence, d&rsquo;ores et d\u00e9j\u00e0, la dimension historique puis m\u00e9tahistorique, nous invite \u00e0 passer au volet historique\/m\u00e9tahistorique de notre conception du \u00ab\u00a0Mal\u00a0\u00bb&hellip; L\u00e0 aussi, la m\u00e9thodologie est inductive.<\/p>\n<\/p>\n<p><h3 class=\"subtitleset_b.deepblue\" style=\"color:#0f3955;font-size:1.65em;font-variant:small-caps;\">L&rsquo;historique de \u00ab\u00a0notre&quot; Mal<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>On conna&icirc;t le sch\u00e9ma historique que nous avons d\u00e9velopp\u00e9. Il est tout entier r\u00e9sum\u00e9 par ce que nous nommons le \u00ab\u00a0d\u00e9cha&icirc;nement de la Mati\u00e8re\u00a0\u00bb, qui a fait l&rsquo;objet d&rsquo;un article du <em>Glossaire.dde<\/em> (voir le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-glossairedde_le_d_cha_nement_de_la_mati_re__05_11_2012.html\">5 novembre 2012<\/a>).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>La description du ph\u00e9nom\u00e8ne historique, avec ses racines et ses constituants, ses effets au travers des syst\u00e8mes du technologisme et de la communication, justifient \u00e0 notre sens que l&rsquo;on puisse parler d&rsquo;un concept g\u00e9n\u00e9ral du Mal englobant l&rsquo;activit\u00e9 de ce que nous nommons une \u00ab\u00a0contre-civilisation\u00a0\u00bb, justement depuis cette rupture de 1776-1825. Il s&rsquo;agit l\u00e0 de l&rsquo;identification du domaine de l&rsquo;op\u00e9rationnalit\u00e9 du Mal, selon l&#8217;emploi que nous en faisons, et de l&rsquo;avancement de l&rsquo;identification et de la d\u00e9finition du Mal non par sa conceptualisation mais d&rsquo;abord par son op\u00e9rationnalit\u00e9. Selon cette m\u00e9thodologie tr\u00e8s simple et compr\u00e9hensible, le Mal devient concept \u00e0 partir du constat de son activit\u00e9 op\u00e9rationnelle, et de l&rsquo;\u00e9volution dans une extr\u00eame dynamique d&rsquo;expansion jusqu&rsquo;\u00e0 une quasi-exclusivit\u00e9 de situation, de cette activit\u00e9 op\u00e9rationnelle jusqu&rsquo;\u00e0 nos jours.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Nous prenons soin, et une grande partie du travail de <em>La gr\u00e2ce de l&rsquo;Histoire<\/em> y est consacr\u00e9, de montrer combien cet \u00e9v\u00e9nement fondamental du \u00ab\u00a0d\u00e9cha&icirc;nement de la Mati\u00e8re\u00a0\u00bb a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9par\u00e9 dans les p\u00e9riodes pr\u00e9c\u00e9dentes, principalement de la Renaissance au Si\u00e8cle des Lumi\u00e8res, notamment par une formidable action aupr\u00e8s de la psychologie humaine (voir le ph\u00e9nom\u00e8ne du \u00ab\u00a0persiflage\u00a0\u00bb, par exemple le <a class=\"gen\" href=\" http:\/\/www.dedefensa.org\/article-sommes-nous_en_1789__14_07_2010.html\">14 juillet 2010<\/a>, et surtout, dans le cadre de l&rsquo;article du <em>Glossaire.dde<\/em> sur \u00ab\u00a0&lsquo;notre&rsquo; Psychologie\u00a0\u00bb du <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-glossairedde_notre_psychologie_28_01_2013.html\">28 janvier 2013<\/a>). On ne peut bien entendu ramener cet accident m\u00e9tahistorique fondamental du \u00ab\u00a0d\u00e9cha&icirc;nement de la Mati\u00e8re\u00a0\u00bb \u00e0 une explication m\u00e9caniste, y compris en s&rsquo;en tenant au simple constat des faits. Il y a une action aupr\u00e8s de la psychologie, dans un sens particuli\u00e8rement sp\u00e9cifique et avec des effets fondamentaux influant indirectement mais d\u00e9cisivement sur l&rsquo;intelligence et les id\u00e9es, qui d\u00e9note une orientation sp\u00e9cifique et pr\u00e9pare un \u00e9v\u00e9nement (le d\u00e9cha&icirc;nement de la Mati\u00e8re). Il va sans dire, &ndash; mais toujours mieux, etc., &ndash; que les \u00e9v\u00e9nements historiques qui se sont succ\u00e9d\u00e9s depuis le tournant de 1776-1825 nous paraissent compl\u00e8tement renforcer cette hypoth\u00e8se, qui se poursuit aujourd&rsquo;hui en s&rsquo;amplifiant jusqu&rsquo;\u00e0 une quasi-volont\u00e9 d&rsquo;absolutisme et de totalitarisme de situation, avec des \u00e9v\u00e9nements si \u00e9vidents dans le sens qu&rsquo;on dit que nous en concluons que l&rsquo;histoire est devenue Histoire et m\u00e9tahistoire (ou m\u00e9taHistoire), pratiquement sous nos yeux et directement. (D&rsquo;o&ugrave; notre r\u00e9f\u00e9rence constante, sur ce point, au concept d'\u00a0\u00bb\u00e9poque\u00a0\u00bb employ\u00e9 par Joseph de Maistre pour d\u00e9finir le laps de temps extr\u00eamement court de la R\u00e9volution fran\u00e7aise. Les quelques ann\u00e9es que nous vivons, effectivement depuis 2008, sont en soi une \u00ab\u00a0\u00e9poque\u00a0\u00bb, apr\u00e8s l'\u00a0\u00bb\u00e9poque\u00a0\u00bb de 1999-2001 jusqu&rsquo;\u00e0 2007.)<\/p>\n<\/p>\n<p><h3 class=\"subtitleset_b.deepblue\" style=\"color:#0f3955;font-size:1.65em;font-variant:small-caps;\">L'\u00a0\u00bbop\u00e9rationnalit\u00e9\u00a0\u00bb du Mal<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>Tr\u00e8s vite et m\u00eame prioritairement, comme nous l&rsquo;avons signal\u00e9, nous avons d\u00e9taill\u00e9 ce que nous nommons l'\u00a0\u00bbop\u00e9rationnalit\u00e9\u00a0\u00bb du Mal, que nous avons cherch\u00e9 \u00e0 d\u00e9crire d\u00e8s l&rsquo;origine de notre travail. Les conditions de notre \u00e9poque, dont on a vu que nous la consid\u00e9rons comme l&rsquo;ach\u00e8vement de \u00ab\u00a0la source de tous les maux\u00a0\u00bb, bref une repr\u00e9sentation achev\u00e9e de l&rsquo;op\u00e9rationnalit\u00e9 du Mal, ont puissamment facilit\u00e9 ce travail en m\u00eame temps qu&rsquo;elles le rendaient absolument \u00e9vident, sinon imp\u00e9ratif. Cette \u00ab\u00a0op\u00e9rationnalit\u00e9\u00a0\u00bb elle-m\u00eame, son universalit\u00e9, sa puissance, et jusqu&rsquo;\u00e0 la pr\u00e9tention \u00e0 l&rsquo;herm\u00e9tisme du domaine o&ugrave; elle op\u00e8re (le Syst\u00e8me), hors duquel rien ne pourrait se concevoir, sont apparues de plus en plus affirm\u00e9es ces derni\u00e8res ann\u00e9es, singuli\u00e8rement depuis 2008, cette ann\u00e9e qui, justement, marque pour nous cette nouvelle \u00ab\u00a0\u00e9poque\u00a0\u00bb. Cela s&rsquo;est marqu\u00e9 pour nous dans l&rsquo;av\u00e8nement du ph\u00e9nom\u00e8ne de constitution de ce que nous nommons le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-glossairedde_bloc_bao_10_12_2012.html\">bloc BAO<\/a>, qui implique l&rsquo;homog\u00e9n\u00e9isation et l&rsquo;int\u00e9gration des pays de l&rsquo;ensemble am\u00e9ricaniste-occidentaliste, produisant une politique syst\u00e9matiquement d\u00e9structurante et dissolvante, sans aucune possibilit\u00e9 d&rsquo;une intervention qui pourrait la modifier, qui peut \u00eatre alors identifi\u00e9e comme une production directe du Syst\u00e8me, lui-m\u00eame substantivation du processus historique identifi\u00e9 depuis le \u00ab\u00a0d\u00e9cha&icirc;nement de la Mati\u00e8re\u00a0\u00bb.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Cette substantivation, cette constance dans la production d&rsquo;une telle politique, pouvant sans aucun doute \u00eatre identifi\u00e9e comme une \u00ab\u00a0op\u00e9rationnalit\u00e9\u00a0\u00bb du Mal, nous ont conduit au constat qu&rsquo;on pouvait effectivement employer le concept de Mal pour d\u00e9finir cette politique, d&rsquo;une mani\u00e8re \u00e0 la fois symbolique et m\u00e9tahistorique. En quelque sorte, et \u00e9galement par induction, l&rsquo;affirmation du Mal appara&icirc;t, na&icirc;t litt\u00e9ralement, <strong>s&rsquo;impose<\/strong> \u00e0 partir du constat que toute la production en mati\u00e8re de politique au sens le plus large du mot est faite dans un seul but qui caract\u00e9rise l&rsquo;action du Mal, que l&rsquo;on d\u00e9crit en le d\u00e9cryptant dans ses phases successives par le processus d\u00e9structuration-dissolution, jusqu&rsquo;au stade ultime de l&rsquo;entropisation, soit : <strong>d\u00e9structuration-dissolution-entropisation<\/strong>. Dans ce sch\u00e9ma, les <em>sapiens<\/em>, comme nous l&rsquo;avons signal\u00e9 \u00e0 plusieurs reprises, ont acquis, dans le cadre d&rsquo;une r\u00e9duction radicale de leur importance et de leur influence, une position de comparses, d&rsquo;ex\u00e9cutants, de figurants plut\u00f4t que d&rsquo;acteurs, &ndash; et aussi, \u00e9ventuellement et selon le n\u00e9cessaire, surtout pour les restes de nos soi-disant \u00ab\u00a0\u00e9lites\u00a0\u00bb compl\u00e8tement acquises au Syst\u00e8me et d&rsquo;ailleurs souvent fascin\u00e9es jusqu&rsquo;\u00e0 l&#8217;emprisonnement psychologique par lui, une fonction utilitaire, soit de bouc-\u00e9missaire, soit d'\u00a0\u00bbidiots utiles\u00a0\u00bb. Les exemples abondent \u00e0 cet \u00e9gard, qui montrent soit un suivisme aveugle des figurants-<em>sapiens<\/em> de cette politique, soit une impuissance compl\u00e8te de ceux qui r\u00e9alisent cette orientation mal\u00e9fique et catastrophique, \u00e0 influer en aucune fa\u00e7on sur cette orientation, soit un utopisme pathologique tenant \u00e0 des d\u00e9formations psychologiques, qui pousse \u00e0 applaudir \u00e0 cette orientation comme un accomplissement avec des allures m\u00e9taphysiques, etc.<\/p>\n<\/p>\n<p><h3 class=\"subtitleset_b.deepblue\" style=\"color:#0f3955;font-size:1.65em;font-variant:small-caps;\">Position du <em>sapiens<\/em> par rapport au Mal<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>Ces derniers constats ci-dessus nous conduisent \u00e0 aborder la position des \u00ab\u00a0\u00eatre humains\u00a0\u00bb, ce que nous nommons les <em>sapiens<\/em> dans cette vision g\u00e9n\u00e9rale. (Cette vision est n\u00e9cessairement et \u00e9videmment, sans volont\u00e9 explicite mais par simple \u00e9volution inductive de notre part, une \u00ab\u00a0vision du monde\u00a0\u00bb, &ndash; \u00e9tant entendu qu&rsquo;il s&rsquo;agit de \u00ab\u00a0notre monde\u00a0\u00bb, celui des <em>sapiens<\/em>, celui o&ugrave; ils \u00e9voluent, qu&rsquo;ils pr\u00e9tendent ma&icirc;triser, etc., et non \u00ab\u00a0du monde\u00a0\u00bb ou <em>kosmos<\/em> d&rsquo;une fa\u00e7on plus g\u00e9n\u00e9rale, dont \u00ab\u00a0notre monde\u00a0\u00bb n&rsquo;est qu&rsquo;une partie, ou disons \u00ab\u00a0une d\u00e9pendance\u00a0\u00bb.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Nous avons tr\u00e8s fermement d\u00e9fini cette position, d&rsquo;une fa\u00e7on extr\u00eamement simple, d\u00e8s que nous avons abord\u00e9 syst\u00e9matiquement ce probl\u00e8me, dans le texte r\u00e9f\u00e9renc\u00e9 ci-dessus (le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notes_sur_la_source_de_tous_les_maux_ddecrisis_10_09_2010.htm\">10 septembre 2010<\/a>). Il y a l\u00e0 une \u00ab\u00a0r\u00e9f\u00e9rence\u00a0\u00bb majeure, du philosophe n\u00e9oplatonicien Plotin, cit\u00e9 d&rsquo;une fa\u00e7on pr\u00e9cise. (R\u00e9f\u00e9rence est faite \u00e9galement au livre en d\u00e9veloppement <em>La gr\u00e2ce de l&rsquo;Histoire<\/em>, qui constitue \u00e9videmment, lui aussi, une r\u00e9f\u00e9rence majeure pour nous, tr\u00e8s d\u00e9velopp\u00e9e, absolument constitutive de notre travail). Nous citons un passage \u00e0 cet \u00e9gard.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo;<em>Notre d\u00e9marche nous conduit \u00e0 identifier la mati\u00e8re comme la constitution et la dynamique fondamentales du syst\u00e8me, donc la cause fondamentale du mal. Cela s&rsquo;inscrit dans les conceptions d\u00e9velopp\u00e9es dans le livre La gr\u00e2ce de l&rsquo;Histoire, sur ce syst\u00e8me qui s&rsquo;est form\u00e9 \u00e0 la jointure des XVIII\u00e8me et XIX\u00e8me si\u00e8cle et qui est marqu\u00e9 par le \u00ab\u00a0d\u00e9cha&icirc;nement de la mati\u00e8re\u00a0\u00bb (syst\u00e8me du technologisme). (Bien \u00e9videmment, le terme \u00ab\u00a0mati\u00e8re\u00a0\u00bb n\u00e9cessite lui-m\u00eame un tr\u00e8s grand effort de d\u00e9finition, auquel nous sacrifierons plus tard. Nous le choisissons ici comme une \u00e9vidence pour nous, en r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 nos diverses conceptions li\u00e9es aux r\u00e9alit\u00e9s de notre crise et de notre Histoire.)<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo;<em>Sur la pr\u00e9cieuse recommandation d&rsquo;un autre de nos lecteurs, commentant notre conception g\u00e9n\u00e9rale et nous signalant une tr\u00e8s grande proximit\u00e9 intuitive, nous faisons r\u00e9f\u00e9rence au philosophe Plotin, cr\u00e9ateur de l&rsquo;\u00e9cole du n\u00e9oplatonisme. Plotin d\u00e9finit ainsi le mal, qu&rsquo;il identifie \u00e0 la mati\u00e8re comme \u00ab\u00a0source de tous les maux\u00a0\u00bb, dans son Trait\u00e9 51 des Enneades, &ndash; o&ugrave; l&rsquo;on voit la pr\u00e9sence constante de la notion de d\u00e9structuration :<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo;<em>\u00ab\u00a0Car on pourrait d\u00e8s lors arriver \u00e0 une notion du mal comme ce qui est non-mesure par rapport \u00e0 la mesure, sans limite par rapport \u00e0 la limite, absence de forme par rapport \u00e0 ce qui produit la forme et d\u00e9ficience permanente par rapport \u00e0 ce qui est suffisant en soi, toujours ind\u00e9termin\u00e9, stable en aucun fa\u00e7on, affect\u00e9 de toutes mani\u00e8res, insatiable, indigence totale. Et ces choses ne sont pas des accidents qui lui adviennent, mais elles constituent son essence en quelque sorte, et quelle que soit la partie de lui que tu pourrais voir, il est toutes ces choses. Mais les autres, ceux qui participeraient de lui et s&rsquo;y assimileraient, deviennent mauvais, n&rsquo;\u00e9tant pas mauvais en soi.\u00a0\u00bb<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Cette position de <em>sapiens<\/em> est donc qu&rsquo;il n&rsquo;est pas mauvais en lui-m\u00eame (donc il ne peut en aucun cas \u00eatre d\u00e9fini par le Mal, ou par le \u00ab\u00a0couple\u00a0\u00bb Mal-Bien, &ndash; que nous ne d\u00e9finirions certainement pas comme un \u00ab\u00a0couple\u00a0\u00bb avec partenaires plac\u00e9s dans le m\u00eame champ, &ndash; c&rsquo;est l&rsquo;objet de notre travail sur le futur <em>Cahier de dde.crisis<\/em>). <em>Sapiens<\/em> lutte avec ses faiblesses, en grand nombre et d&rsquo;un format impressionnant, qui le rapprochent du Mal, ou y succombe avec comme enjeu la proximit\u00e9 du Mal. Nous donnions dans ce m\u00eame num\u00e9ro, sous l&rsquo;intertitre \u00ab\u00a0M\u00e9taphysique de Donald Rumsfeld\u00a0\u00bb l&rsquo;exemple \u00ab\u00a0op\u00e9rationnel\u00a0\u00bb d&rsquo;un <em>sapiens<\/em> conduit, en deux jours de suite, \u00e0 agir <strong>contre<\/strong> ce que nous consid\u00e9rions avec une pr\u00e9cision et une conviction exceptionnelles de notre part, comme le Mal, et <strong>pour<\/strong> ce que nous consid\u00e9rions, avec la m\u00eame pr\u00e9cision et la m\u00eame conviction, comme le Mal, et cela quasiment dans le m\u00eame \u00e9lan pour Rumsfeld ; le <em>sapiens<\/em>-secr\u00e9taire \u00e0 la d\u00e9fense caract\u00e9risait ainsi d&rsquo;une fa\u00e7on presque parfaite ce jeu des faiblesses humaines&hellip; (Le cas \u00e9voqu\u00e9 ici du discours du 10 septembre 2001 de Rumsfeld est largement document\u00e9 en tant que tel et dans les faits, bien s&ucirc;r sans r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 l&rsquo;explication que nous offrons ici, sur ce site, le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-le_courage_de_rumsfeld_et_un_discours_qui_m_rite_de_faire_date_11_09_2001.html\">11 septembre 2001<\/a>.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo;<em>&hellip;Un exemple \u00e9v\u00e9nementiel exceptionnel nous permet d&rsquo;exposer ce qu&rsquo;une approche m\u00e9taphysique nous permettrait de comprendre des \u00e9v\u00e9nements en cours, alors que la raison nous conduit dans les m\u00e9andres d&rsquo;hypoth\u00e8ses complexes, hasardeuses, dont aucune n&rsquo;est jamais ni d\u00e9cisive pour la compr\u00e9hension des choses, ni lumineuse pour la compr\u00e9hension du comportement des personnages.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo;<em>Il s&rsquo;agit des deux jours du secr\u00e9taire \u00e0 la d\u00e9fense des Etats-Unis Donald Rumsfeld, les 10 et 11 septembre 2001. Le 10 septembre 2001 il fait un discours qui \u00e9claire le c&oelig;ur de la crise g\u00e9n\u00e9rale pour en d\u00e9noncer l&rsquo;infamie, le 11 septembre 2001 il participe r\u00e9solument \u00e0 la transformation de l&rsquo;attaque en un casus belli contre l&rsquo;Irak, qui va permettre le d\u00e9cha&icirc;nement de l&rsquo;ennemi qu&rsquo;il d\u00e9non\u00e7ait la veille (la bureaucratie du Pentagone). Dans les deux cas, Rumsfeld joue deux r\u00f4les absolument oppos\u00e9s, l&rsquo;un contre le mal fondamental de la crise, l&rsquo;autre exactement inverse. Le cas est si complexe \u00e0 expliquer rationnellement (y compris avec les imbroglios des complots, dont certains existent mais qui n&rsquo;expliquent rien de fondamental) qu&rsquo;on pr\u00e9f\u00e8re en g\u00e9n\u00e9ral \u00ab\u00a0oublier\u00a0\u00bb le discours du 10 septembre, si m\u00eame, d&rsquo;ailleurs, on a pris note de son existence.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo;<em>Une approche m\u00e9taphysique de ces deux \u00e9v\u00e9nements est beaucoup plus enrichissante, en n&#8217;emprisonnant pas l&rsquo;homme dans des postures r\u00e9clam\u00e9es par les exc\u00e8s des hypoth\u00e8ses de la raison, y compris dans les champs fix\u00e9s par avance du bien et du mal. Si l&rsquo;on y ajoute l&rsquo;approche qui ne fait de l&rsquo;homme qu&rsquo;une annexe \u00e9pisodique du mal selon les degr\u00e9s de ses faiblesses qui le rapprochent des errements et des d\u00e9cha&icirc;nements de puissance de la mati\u00e8re, la compr\u00e9hension des \u00e9v\u00e9nements est encore plus vaste. En d&rsquo;autres termes, la bonne compr\u00e9hension de l&rsquo;ambig\u00fcit\u00e9 du comportement humain, qui n&rsquo;est pas la source du mal mais qui est la faiblesse et l&rsquo;ivresse devant l&rsquo;attraction du mal, n\u00e9cessite l&rsquo;appel \u00e0 la m\u00e9taphysique&hellip;<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><h3 class=\"subtitleset_b.deepblue\" style=\"color:#0f3955;font-size:1.65em;font-variant:small-caps;\">Le <em>sapiens<\/em> en position de marginalit\u00e9<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>Cette \u00e9volution que nous d\u00e9crivions, qui nous a men\u00e9, par induction rationnelle \u00e0 la notion de Mal (et non le contraire, qui serait de partir de la notion de Mal comme d&rsquo;une r\u00e9f\u00e9rence conceptuelle de notre esprit, adopt\u00e9e d&rsquo;un domaine pr\u00e9existant, par exemple de type religieux), cette \u00e9volution a la caract\u00e9ristique fondamentale de r\u00e9futer <strong>absolument<\/strong> la centralit\u00e9 de l&rsquo;\u00eatre humain dans ce sch\u00e9ma. (C&rsquo;est la raison, la pirouette si l&rsquo;on veut, qui nous fait adopter, pour le d\u00e9signer, la d\u00e9nomination de <em>sapiens<\/em>, quelque peu d\u00e9sinvolte, si pas outrecuidante, et \u00e9galement peu am\u00e8ne par rapport \u00e0 ses pr\u00e9tentions vaniteuses de centralit\u00e9 du monde.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Dans l&rsquo;exploration des notions m\u00e9tahistoriques et m\u00e9taphysiques que nous faisons, o&ugrave; le Mal tient une place fondamentale parce que l&rsquo;exploration de l&rsquo;\u00e9poque, de ses fonctionnements, de ses d\u00e9veloppements nous enjoint absolument de le consid\u00e9rer de la sorte, l&rsquo;homme-<em>sapiens<\/em> n&rsquo;a aucune centralit\u00e9. Sa position est celle de la marginalit\u00e9, m\u00eame pas acteur, \u00e0 peine figurant, ran\u00e7on de ses pr\u00e9tentions \u00e0 forger le monde essentiellement depuis la s\u00e9quence Renaissance-R\u00e9volution (d\u00e9cha&icirc;nement de la Mati\u00e8re), alors qu&rsquo;il n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 que la dupe de ce grand bouleversement, et \u00e9ventuellement l'\u00a0\u00bbidiot utile\u00a0\u00bb. (Ce fut pour lui, v\u00e9ritablement, une version nouvelle du \u00ab\u00a0pacte faustien\u00a0\u00bb, o&ugrave; il perd l&rsquo;essentiel de ses capacit\u00e9s d&rsquo;influence sur la marche de son monde, au profit d&rsquo;illusions que lui fait miroiter le Mal-devenant-Syst\u00e8me, &ndash; comme il est d\u00e9crit dans <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notes_sur_la_proximit_du_mal_ddecrisis_04_01_2013.html\">ce texte<\/a> sur \u00ab\u00a0la proximit\u00e9 du Mal\u00a0\u00bb.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>A c\u00f4t\u00e9 de cela et bien entendu contre cela, existe une opposition formidable et constante \u00e0 la modernit\u00e9, qui est la repr\u00e9sentation historique et culturelle de la p\u00e9riode que nous d\u00e9crivions, cette opposition venue de divers milieux et courants de pens\u00e9e (on citera des courants comme la tradition, les \u00ab\u00a0antimodernes\u00a0\u00bb, etc.), cette opposition constante depuis plusieurs si\u00e8cles malgr\u00e9 les efforts faits pour la r\u00e9duire, hors des \u00e9tiquettes et classements convenus, etc. On trouve cette opposition aussi bien inspir\u00e9e qu&rsquo;intuitive, mais n\u00e9anmoins fermement rationnalis\u00e9e, dans des zones intellectuelles tr\u00e8s riches et tr\u00e8s diverses, o&ugrave; l&rsquo;historien et le philosophe de la politique c\u00f4toient le po\u00e8te, l&rsquo;\u00e9crivain, l&rsquo;artiste en g\u00e9n\u00e9ral. Ces occurrences intellectuelles hors-Syst\u00e8me et hors-normes t\u00e9moignent du cas rare mais r\u00e9silient de psychologies r\u00e9tives \u00e0 l&#8217;empire du \u00ab\u00a0d\u00e9cha&icirc;nement de la Mati\u00e8re\u00a0\u00bb, du Syst\u00e8me, du Mal. Ces psychologies ont \u00e9t\u00e9 touch\u00e9es par l&rsquo;intuition fondamentale du caract\u00e8re absolument mal\u00e9fique du ph\u00e9nom\u00e8ne que nous sommes en train de vivre, dont nous vivons le d\u00e9veloppement depuis quelques si\u00e8cles. Ces psychologies \u00e9galement, par d\u00e9marche induite, sans n\u00e9cessairement th\u00e9oriser leur propre d\u00e9marche, finissent par d\u00e9signer \u00ab\u00a0le Mal\u00a0\u00bb et participent \u00e0 son identification et \u00e0 sa d\u00e9finition.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Les caract\u00e8res de ce ph\u00e9nom\u00e8ne sont connus de nos lecteurs, ce qui nous place loin, tr\u00e8s loin, &ndash; \u00e0 perte de vue, en v\u00e9rit\u00e9, &ndash; de la notion de \u00ab\u00a0Mal tout court\u00a0\u00bb cit\u00e9e plus haut, et \u00e9galement du courant des enseignements religieux bien entendu. Cela est du domaine du constat, dit sans \u00e9mettre quelque jugement ni interdire quelque \u00e9chapp\u00e9e que ce soit vers tel enseignement, dont le religieux certes, mais il s&rsquo;agit d&rsquo;un autre domaine et ce n&rsquo;est pas notre domaine de r\u00e9flexion. Pour notre cas d&rsquo;identification et de d\u00e9finition du Mal, il s&rsquo;agit du processus que nous r\u00e9sumerons par cet encha&icirc;nement d\u00e9structuration-dissolution-entropisation, que l&rsquo;on retrouve dans tous les domaines qui nous importent, que ce soit celui de la thermodynamique, celui de la psychologie, les courants politiques et soci\u00e9taux actuels, pseudo-spirituel ou \u00e0 pr\u00e9tention telle, etc. Cet encha&icirc;nement r\u00e9pond parfaitement \u00e0 la logique du couple dynamique du Syst\u00e8me surpuissance-autodestruction. Face \u00e0 cela, l&rsquo;inconnaissance pour se tenir hors des griffes du Mal ; et la fonction antiSyst\u00e8me, qui est assur\u00e9e en conscience par certains, ou op\u00e9rationnalis\u00e9e inconsciemment selon les contradictions des circonstances&hellip; Les acteurs de la bataille sont ainsi identifi\u00e9s.<\/p>\n<\/p>\n<p><h3 class=\"subtitleset_b.deepblue\" style=\"color:#0f3955;font-size:1.65em;font-variant:small-caps;\">D\u00e9structuration, dissolution, entropisation<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>Nous disons quelques mots sur quelques-unes des caract\u00e9ristiques de l'\u00a0\u00bbop\u00e9rationnalit\u00e9\u00a0\u00bb du Mal, telle que nous l&rsquo;identifions. Ces caract\u00e9ristiques forment un processus induisant une \u00e9volution vers le n\u00e9ant : d\u00e9structuration (destruction des formes), dissolution (fragmentation des d\u00e9bris des formes), entropisation (\u00e9volution d\u00e9cisive du processus vers une n\u00e9antisation des d\u00e9bris des formes, dont le processus de l&rsquo;entropie est une bonne illustration). Il y a l\u00e0-dedans un travail qu&rsquo;on peut tr\u00e8s bien d\u00e9crire <strong>physiquement<\/strong>, de destruction tr\u00e8s syst\u00e9matis\u00e9e comme s&rsquo;il existait une sorte de mode d&#8217;emploi convenant m\u00eame \u00e0 nos activit\u00e9s les plus techniques et rationnellement con\u00e7ues, <strong>un Protocole<\/strong> si l&rsquo;on veut &hellip;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>(Cela un peu \u00e0 l&rsquo;exemple des techniques de bombardement terroriste d&rsquo;an\u00e9antissement, baptis\u00e9es \u00ab\u00a0strat\u00e9gique\u00a0\u00bb pour farder le b\u00e9b\u00e9, des Anglo-Am\u00e9ricains durant la Seconde guerre Mondiale : d&rsquo;abord des bombes explosives pour \u00e9ventrer les divers b\u00e2timents, &ndash; les structures ; puis des bombes au phosphore pour attaquer par le feu les restes et les contenus tr\u00e8s inflammables des structures, et d\u00e9velopper leur dissolution ; le feu lui-m\u00eame, qui r\u00e9duit <strong>\u00e0 n\u00e9ant<\/strong> ces choses et le reste, d\u00e9nu\u00e9s de protection puisque compl\u00e8tement dissoutes. Timothy Hitchens, commentateur et auteur trotskiste devenu lib\u00e9ral-interventionniste selon un parcours classique et bien fl\u00e9ch\u00e9, donc devenu bien en cour dans le Syst\u00e8me, avait raison de reconna&icirc;tre une sorte d'\u00a0\u00bbintention m\u00e9taphysique\u00a0\u00bb dans la repr\u00e9sentation notionnelle de ces bombardements, jusqu&rsquo;au bapt\u00eame de l&rsquo;op\u00e9ration d&rsquo;attaque de Hambourg pendant une semaine de l&rsquo;ann\u00e9e 1943 par la RAF, &ndash; nom de code, <em>Sodome &#038; Gomorrhe<\/em>, &ndash; sauf que nous y verrions, nous, une dimension m\u00e9taphysique invertie, ce qui est la ruse supr\u00eame du Mal&hellip; Tout cela n&rsquo;a bien entendu rien \u00e0 vois avec le d\u00e9bat-<em>sapiens<\/em> et pseudo-historico-moralisant sur la Deuxi\u00e8me guerre mondiale, sujet favori de la chose puisque dissimulant l&rsquo;essentiel, et tout avec le d\u00e9cha&icirc;nement de la Mati\u00e8re et le syst\u00e8me du technologisme. Historiquement et selon notre rangement, il s&rsquo;agit du passage du \u00ab\u00a0flambeau\u00a0\u00bb de l'\u00a0\u00bb<a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notre_11_novembre_11_11_2008.html\">id\u00e9al de puissance<\/a>\u00ab\u00a0, de l&rsquo;Allemagne au monde anglo-saxon, aux USA pr\u00e9cis\u00e9ment, &ndash; et les bombardements, tels que d\u00e9crit, avec le commentaire du trotskiste-devenu-lib\u00e9ral de service, ont leur force de symbole.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>L&rsquo;int\u00e9r\u00eat de cette \u00ab\u00a0formule\u00a0\u00bb, de cette interpr\u00e9tation de l&rsquo;op\u00e9rationnalit\u00e9 du Mal, tient \u00e0 son universalit\u00e9, comme un ph\u00e9nom\u00e8ne fondamental de \u00ab\u00a0notre monde\u00a0\u00bb, ce qui renforcerait alors l&rsquo;id\u00e9e du Mal jusqu&rsquo;\u00e0 ouvrir la voie vers la notion du Mal en g\u00e9n\u00e9ral, d&rsquo;un point de vue m\u00e9taphysique. Cette formule permet d&rsquo;interpr\u00e9ter l&rsquo;\u00e9volution du processus \u00e0 tous les \u00e9chelons o&ugrave; cela peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9. Bien entendu, sans parler d&rsquo;une \u00ab\u00a0d\u00e9monstration scientifique\u00a0\u00bb dont nous sommes \u00e0 mille lieues, nous observons que tous les constats, les analyses, les perspectives historiques, permettent de confirmer cette sorte de processus. On a vu \u00e0 plusieurs reprises combien la loi dite MEP [ou <em>MaxEP<\/em> : <em>Maximum Entropy Production<\/em>], ou Troisi\u00e8me Loi Thermodynamique, dite de l&rsquo;Entropie, ou d&rsquo;<a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-l_entropisation_de_l_crevisse_11_10_2012.html\">entropisation<\/a> selon nous, suivrait effectivement le m\u00eame processus dans ce sens jusqu&rsquo;\u00e0 affecter les civilisations elles-m\u00eames, mais toujours par la voie de l&rsquo;\u00e9volution physique. Il s&rsquo;agit l\u00e0 de l&rsquo;interpr\u00e9tation la plus basse dans la hi\u00e9rarchie des valeurs, mais on y trouve le m\u00eame cheminement. L&rsquo;essentiel \u00e0 observer est que ce processus existe et se retrouve \u00e0 tous les \u00e9chelons, \u00e0 partir de la mati\u00e8re elle-m\u00eame et divers domaines de la m\u00eame valeur, ces \u00e9chelons au-dessus \u00e9tant la psychologie, l&rsquo;id\u00e9e et l&rsquo;intelligence elle-m\u00eame, la spiritualit\u00e9 elle-m\u00eame (celle-ci consid\u00e9r\u00e9e alors \u00e0 l&rsquo;\u00e9tat de pseudo-spiritualit\u00e9 et de peu d&rsquo;int\u00e9r\u00eat sinon pour renforcer le constat du processus). La s\u00e9quence d\u00e9structuration-dissolution-entropisation touche effectivement l&rsquo;intelligence, non par la destruction des id\u00e9es (au contraire, les id\u00e9es prolif\u00e8rent), mais par la d\u00e9gradation (la d\u00e9structuration-dissolution) de la qualit\u00e9 de ces id\u00e9es, de la force de leur substance, de la solidit\u00e9 de leur armature ; la fatigue de la psychologie, elle-m\u00eame touch\u00e9e par le processus d\u00e9crit, conduit effectivement \u00e0 cette perte de fermet\u00e9 de l&rsquo;intelligence, \u00e0 sa dissolution. (La \u00ab\u00a0spiritualit\u00e9\u00a0\u00bb en mode <em>pseudo<\/em> n&rsquo;existe et ne se d\u00e9veloppe \u00e9videmment qu&rsquo;accord\u00e9e aux m\u00eames caract\u00e8res.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>La prolif\u00e9ration des id\u00e9es (comme la prolif\u00e9ration des contestations, des interpr\u00e9tations, des hypoth\u00e8ses de complots) constitue en fait une dissolution de l&rsquo;intelligence d\u00e9structur\u00e9e et une marque de la raison subvertie. La question qui se pose alors est de savoir o&ugrave; et comment ce processus peut d\u00e9j\u00e0 \u00eatre arr\u00eat\u00e9 ; car il peut l&rsquo;\u00eatre, sans aucun doute, comme en fait foi, par d\u00e9finition, cette description critique du processus&hellip; C&rsquo;est l\u00e0 que nous parvenons aux questions essentielles qui touchent \u00e0 la m\u00e9taphysique, non pour interpr\u00e9ter le Mal sans autre intention, mais pour contrecarrer le Mal, pour le contre-attaquer en le mettant \u00e0 nu (une interpr\u00e9tation destructrice du Mal). Nous pensons \u00e0 cet \u00e9gard que l&rsquo;inconnaissance est une arme puissante puisque, par d\u00e9finition, elle refuse de s&rsquo;int\u00e9resser directement \u00e0 la prolif\u00e9ration des id\u00e9es (dissolution de l&rsquo;intelligence) en pr\u00f4nant une attitude s\u00e9lective et critique \u00e0 cet \u00e9gard. Par cons\u00e9quent, on \u00e9carte d&rsquo;autant le danger pour celui qui la manifeste de l&rsquo;infection du Mal.<\/p>\n<\/p>\n<p><h3 class=\"subtitleset_b.deepblue\" style=\"color:#0f3955;font-size:1.65em;font-variant:small-caps;\">Observations et perspectives<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>Pour conclure \u00e0 ce point, nous observerons que nous avons essentiellement d\u00e9crit l&rsquo;op\u00e9rationnalit\u00e9 du Mal, m\u00eame pas constitu\u00e9 en concept mais simplement observ\u00e9 en tant que force en action d&rsquo;une fa\u00e7on universelle et devenue presque exclusive aujourd&rsquo;hui. Cette situation a l'\u00a0\u00bbavantage\u00a0\u00bb effectivement de pouvoir faire identifier le Mal, non pas conceptuellement mais op\u00e9rationnellement, &ndash; et c&rsquo;est de l\u00e0 que devrait et que devra se d\u00e9duire le concept. Mais cela nous para&icirc;t \u00e9vident et simplement ressortir d&rsquo;une lecture attentive de nos diverses analyses, et ne m\u00e9rite par cons\u00e9quent pas beaucoup plus d&rsquo;explications. D&rsquo;autres aspects \u00e9voqu\u00e9s comme contre-arguments doivent \u00e9galement recevoir une certaine attention. Ainsi observera-t-on que \u00ab\u00a0notre explication du monde\u00a0\u00bb est, pour nous, une notion vide, dans la mesure o&ugrave; nous menons une exploration du monde, une enqu\u00eate sur le monde, ayant d\u00e9termin\u00e9 que depuis le d\u00e9cha&icirc;nement de la Mati\u00e8re, ou d\u00e9cha&icirc;nement de la modernit\u00e9 apr\u00e8s tout, le monde a compl\u00e8tement chang\u00e9, avec l&rsquo;omnipr\u00e9sence du Mal qui s&rsquo;affirme aujourd&rsquo;hui, et cela n\u00e9cessitant une r\u00e9vision de toutes les analyses, conceptions et explications qui avaient cours jusqu&rsquo;alors. Peut-\u00eatre ainsi atteindrons-nous ou atteignons-nous une explication, une conception du monde sp\u00e9cifique, mais ce sera (c&rsquo;est) toujours par la voie inductive r\u00e9solument \u00e9clair\u00e9e par l&rsquo;intuition haute qui permet de tenir \u00e0 distance les effets de la proximit\u00e9 du Mal, notamment en sugg\u00e9rant des attitudes comme celles de l&rsquo;inconnaissance.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Notre observation conclusive fondamentale \u00e0 ce point (d\u00e9j\u00e0 sugg\u00e9r\u00e9e plus haut) est qu&rsquo;on ne se trouve pas, avec cette omnipr\u00e9sence du Mal et <strong>malgr\u00e9<\/strong> son origine telle que nous la concevons, dans un domaine purement m\u00e9canique. Le processus d\u00e9crit, par sa diversit\u00e9 propre, par la diversit\u00e9 des domaines qu&rsquo;il touche, sugg\u00e8re qu&rsquo;il constitue lui-m\u00eame une technique de dissimulation d\u00e9pendant d&rsquo;un projet pr\u00e9cis et construit, dont la tromperie pure \u00e0 l&rsquo;encontre de son \u00ab\u00a0objectif\u00a0\u00bb humain, qui est trait\u00e9 en interlocuteur \u00e0 qui il semble \u00eatre offert une vari\u00e9t\u00e9 d&rsquo;options elles-m\u00eames dissimulatrices du but final, est l&rsquo;outil principal. Il y a dans ce constat suffisamment de d\u00e9veloppements sans liens m\u00e9caniques entre eux pour substantiver largement l&rsquo;hypoth\u00e8se selon laquelle, effectivement, l'\u00a0\u00bbon ne se trouve pas&hellip; dans un domaine purement m\u00e9canique \u00ab\u00a0. L&rsquo;alternative pour la recherche d&rsquo;une explication acceptable ouvre \u00e9videmment et n\u00e9cessairement le champ de la m\u00e9taphysique.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>La situation que nous connaissons aujourd&rsquo;hui, qu&rsquo;on peut si pr\u00e9cis\u00e9ment d\u00e9crire, est justement un Moment absolument exceptionnel o&ugrave; une interf\u00e9rence m\u00e9tahistorique <strong>directe<\/strong>, \u00e9galement exceptionnelle, nous est offerte. C&rsquo;est ce Moment o&ugrave; les r\u00e8gles g\u00e9n\u00e9rales habituelles de dissimulation du Mal ne sont plus observ\u00e9es ; o&ugrave; le Mal appara&icirc;t \u00ab\u00a0\u00e0 visage d\u00e9couvert\u00a0\u00bb, \u00e0 la fois dans sa technique, dans son op\u00e9rationnalit\u00e9 et dans ses intentions. C&rsquo;est cet aspect que nous pr\u00e9sentons dans le <em>Cahier de dde.crisis<\/em>, que nous synth\u00e9tisons dans notre pr\u00e9sentation du <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notes_sur_la_proximit_du_mal_ddecrisis_04_01_2013.html\">4 janvier 2013<\/a> :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo;<em>Nous nous attachons \u00e0 un autre point, \u00e0 partir du constat de l&rsquo;extr\u00eame \u00ab\u00a0proximit\u00e9 du Mal\u00a0\u00bb, de sa repr\u00e9sentation en tant que Mal sans maquillage ni dissimulation. Le Mal s&rsquo;exprime en effet dans l&rsquo;extr\u00eame totalitarisme du Syst\u00e8me, c&rsquo;est-\u00e0-dire qu&rsquo;il s&rsquo;exprime \u00e0 ciel ouvert. Il est ce qu&rsquo;il est et il ne s&rsquo;en cache pas, et le sapiens quand il devient sapiens-Syst\u00e8me dans son \u00e9tat d&rsquo;extr\u00eame faiblesse, est \u00e0 l&rsquo;image du Syst\u00e8me. On a l&rsquo;exemple permanent de cette r\u00e9alit\u00e9 dans ces temps o&ugrave; l&rsquo;argent r\u00e8gne en ma&icirc;tre, au nom d&rsquo;une doctrine qui affiche son extr\u00e9misme d\u00e9structurant, nihiliste et entropique comme s&rsquo;il s&rsquo;agissait de la<\/em> <strong><em>pure vertu<\/em><\/strong><em>. C&rsquo;est bien en cela, dans cette d\u00e9couverture totale du Mal qu&rsquo;est le Syst\u00e8me, que r\u00e9side l&rsquo;exceptionnalit\u00e9 de la p\u00e9riode.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo;<em>Or, nous disons que ce totalitarisme, cette \u00ab\u00a0sinc\u00e9rit\u00e9\u00a0\u00bb du Mal est ce qui le perdra&hellip;<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>C&rsquo;est dans cette occurrence extraordinaire dont une partie tr\u00e8s spectaculaire est d\u00e9crite dans ces quelques lignes qu&rsquo;on peut voir confirm\u00e9 le fait de l&rsquo;exceptionnalit\u00e9 du Moment, avec cette op\u00e9rationnalit\u00e9 du Mal \u00ab\u00a0\u00e0 visage d\u00e9couvert\u00a0\u00bb. C&rsquo;est ce qui fait que l&rsquo;histoire est d\u00e9sormais, pour ce Moment justement, compl\u00e8tement une m\u00e9tahistoire. Les forces suscit\u00e9es et lib\u00e9r\u00e9es par r\u00e9action \u00e0 cette affirmation du Mal, pour entraver et repousser sa puissance et sa progression, sont en effet, elles, n\u00e9cessairement, purement m\u00e9taphysiques. C&rsquo;est pour nous un constat fondamental, toujours acquis par induction : la puissance extraordinaire de ce que nous appelons le Mal, le quasi-herm\u00e9tisme ou la pr\u00e9tention \u00e0 l&rsquo;herm\u00e9tisme et \u00e0 la r\u00e9duction du monde \u00e0 soi du Mal, conduisent, pour appr\u00e9hender la situation et combattre le Mal, \u00e0 rechercher et \u00e0 rencontrer des voies d&rsquo;explication, \u00e9videmment m\u00e9taphysiques, qui ne peuvent plus se contenter des habituelles dissertations de notre raison r\u00e9duite aux acqu\u00eats de la modernit\u00e9 depuis la Renaissance (la raison subvertie par la modernit\u00e9, pour nous).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>C&rsquo;est donc \u00e0 partir de ce constat que nous devons poursuivre l&rsquo;\u00e9tude de cette question du Mal, au travers de sa manifestation aveuglante et presque parfaite dans cette &laquo;<em>\u00e9poque<\/em>&raquo; de \u00ab\u00a0notre monde\u00a0\u00bb. Comme l&rsquo;on voit, et comme cela est \u00e9vident par ailleurs dans le texte r\u00e9f\u00e9renc\u00e9 du <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notes_sur_la_proximit_du_mal_ddecrisis_04_01_2013.html\">4 janvier 2013<\/a>, la \u00ab\u00a0question\u00a0\u00bb du Bien se pose pour nous en de tout autres termes que celle du Mal, en n&rsquo;\u00e9tant pas en r\u00e9alit\u00e9 une \u00ab\u00a0question\u00a0\u00bb, ni un choix, ni un affrontement, etc., donc hors de toute probl\u00e9matique de \u00ab\u00a0couple\u00a0\u00bb (Mal-Bien), dans la mesure o&ugrave; ce qu&rsquo;on nomme \u00ab\u00a0Bien\u00a0\u00bb, hors de toute interpr\u00e9tation morale, est par d\u00e9finition la nature structur\u00e9e du Monde (du <em>kosmos<\/em>), &ndash; et le Mal pouvant alors \u00eatre effectivement d\u00e9fini comme \u00ab\u00a0absence de Bien\u00a0\u00bb, et nullement comme un des deux acteurs d&rsquo;une notion d&rsquo;affrontement Mal contre Bien qui n&rsquo;est pas du tout dans notre conception&hellip; (\u00ab\u00a0Absence de Bien\u00a0\u00bb, comme Lucien Jerphagnon rappelant cette conception du philosophe Plotin : &laquo;<em>Qu&rsquo;il y ait du mal dans ce monde, ce n&rsquo;est pas douteux, mais il n&rsquo;est que privation du bien&#8230;<\/em>.) Dans ce \u00ab\u00a0Moment exceptionnel\u00a0\u00bb o&ugrave; le Mal est partout dans le Syst\u00e8me qui pr\u00e9tend verrouiller herm\u00e9tiquement \u00ab\u00a0notre monde\u00a0\u00bb, et n\u00e9cessairement, par les moyens techniques disponibles (syst\u00e8me de la communication), o&ugrave; le Mal est non seulement \u00ab\u00a0privation du Bien\u00a0\u00bb mais usurpation du Bien, il appara&icirc;t \u00e9vident que pour nous le <strong>seul<\/strong> probl\u00e8me qui permette au <em>sapiens<\/em> d&rsquo;aborder d&rsquo;une fa\u00e7on op\u00e9rationnelle le domaine du Bien est de d\u00e9finir, d&rsquo;identifier, de combattre le Mal, et de se tenir \u00e0 cette mission. Le Mal est la r\u00e9f\u00e9rence fondamentale qui nous conduit au champ de la m\u00e9taphysique, o&ugrave; nous pouvons identifier son caract\u00e8re d&rsquo;inversion, sa repr\u00e9sentation dans le Syst\u00e8me, d&rsquo;o&ugrave; seulement nous pouvons nous lib\u00e9rer du Syst\u00e8me pour mieux l&rsquo;affronter. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une approche op\u00e9rationnelle et pragmatique mais qui, \u00e0 cause de la pr\u00e9sence dynamique et universelle du Mal, nous conduit bien au-del\u00e0 de la r\u00e9alit\u00e9 op\u00e9rationnelle du monde, justement vers la m\u00e9taphysique. Dans cette \u00e9poque extr\u00eame, la confrontation avec le Mal d\u00e9termine le sens de la vie elle-m\u00eame et, par cons\u00e9quent, conduisant vers ce qu&rsquo;on pourrait distinguer sous le nom de Bien.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>On notera enfin que tout cela est constant chez nous&hellip;Notre attachement \u00e0 la probl\u00e9matique du Mal tient \u00e0 une circonstance \u00ab\u00a0op\u00e9rationnelle\u00a0\u00bb qui est l&rsquo;exceptionnalit\u00e9 de cette \u00e9poque, d&rsquo;une part ; ce constat, et l&rsquo;\u00e9tude que nous en faisons nous conduisent \u00e0 conclure que le Mal est le probl\u00e8me m\u00e9taphysique fondamental auquel <em>sapiens<\/em> est confront\u00e9 pour le temps pr\u00e9sent, et qu&rsquo;\u00e0 partir de ce point et de l&rsquo;\u00e9tude qu&rsquo;on en fait le reste, y compris le Bien, doit en \u00eatre d\u00e9duit, d&rsquo;autre part. Ainsi pouvons-nous terminer en citant \u00e0 nouveau le num\u00e9ro de <em>dde.crisis<\/em> du 10 septembre 2010 (nous avons rajout\u00e9 le soulign\u00e9 en gras), montrant que cette appr\u00e9ciation est \u00e9videmment naturelle \u00e0 notre d\u00e9marche g\u00e9n\u00e9rale.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo;[&hellip;L]<em>a \u00ab\u00a0crise de la civilisation\u00a0\u00bb en g\u00e9n\u00e9ral, est une crise dont nombre de caract\u00e8res, si pas tous les caract\u00e8res sont fondamentaux, \u00e0 ce point qu&rsquo;ils nous paraissent \u00eatre d&rsquo;une certaine fa\u00e7on \u00ab\u00a0ultimes\u00a0\u00bb, &ndash; si bien que l&rsquo;on pourrait parler d&rsquo;une \u00ab\u00a0crise ultime\u00a0\u00bb et, d&rsquo;un point de vue presque objectif, d\u00e9barrass\u00e9 de l&rsquo;urgence de l&rsquo;instinct de survie, &ndash; d&rsquo;une \u00ab\u00a0crise sublime\u00a0\u00bb en ceci qu&rsquo;elle rassemble tous les myst\u00e8res de l&rsquo;humanit\u00e9 et de l&rsquo;esp\u00e8ce. Il nous semblait int\u00e9ressant, de ce fait, de tenter d&rsquo;en approcher le point central de fusion plut\u00f4t qu&rsquo;\u00e9voquer les possibilit\u00e9s de sauvegarde (certains diraient \u00ab\u00a0r\u00e9demption\u00a0\u00bb), parce que ce \u00ab\u00a0point central\u00a0\u00bb rassemble ce qu&rsquo;il y a \u00e0 la fois de plus profond et de plus r\u00e9el dans notre crise d&rsquo;une part ; <\/em><strong><em>parce que son \u00e9vocation sugg\u00e9rera \u00e9videmment, sinon imposera, par logique antinomique, les \u00ab\u00a0possibilit\u00e9s de sauvegarde\u00a0\u00bb d&rsquo;autre part, comme le mal suscite le bien par n\u00e9cessit\u00e9 antinomique, &ndash; ce qui est exactement le cas, finalement<\/em><\/strong><em>. La conjonction de la profondeur et de la r\u00e9alit\u00e9 de la crise rapproche de la v\u00e9rit\u00e9 de la crise.<\/em>&raquo;<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Glossaire.dde: le Mal (I) 13 f\u00e9vrier 2013 &ndash; Avec cet article du Glossaire.dde, nous entreprenons, en plusieurs textes, une tentative d&rsquo;exposition, d&rsquo;identification et de d\u00e9finition de ce que nous nommons \u00ab\u00a0le Mal\u00a0\u00bb dans nos \u00e9crits. (Nous disons \u00ab\u00a0plusieurs textes\u00a0\u00bb, comme cela est sugg\u00e9r\u00e9 par le titre \u00ab\u00a0Le Mal (I)\u00a0\u00bb sans qu&rsquo;il soit question de faire&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[19],"tags":[3910,2631,8854,3907,10119,11929,11946,4990,2622,8855,10032,3068,3014,11947],"class_list":["post-74837","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-glossairedde","tag-bombardement","tag-de","tag-dechainement","tag-destructuration","tag-dissolution","tag-entropisation","tag-hambourg","tag-hitchens","tag-la","tag-matiere","tag-plotin","tag-strategique","tag-systeme","tag-thermodynamique"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/74837","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=74837"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/74837\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=74837"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=74837"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=74837"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}