{"id":74866,"date":"2013-03-01T11:15:44","date_gmt":"2013-03-01T11:15:44","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2013\/03\/01\/le-sourire-de-lavrov\/"},"modified":"2013-03-01T11:15:44","modified_gmt":"2013-03-01T11:15:44","slug":"le-sourire-de-lavrov","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2013\/03\/01\/le-sourire-de-lavrov\/","title":{"rendered":"Le sourire de Lavrov"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_a.deepblue\" style=\"color:#0f3955;font-size:2em;\">Le sourire de Lavrov<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>1er mars 2013 &ndash; D&rsquo;apr\u00e8s les heures des d\u00e9p\u00eaches et les emplois du temps respectifs, il nous semble qu&rsquo;on puisse dire que le mardi 26 f\u00e9vrier, journ\u00e9e particuli\u00e8rement charg\u00e9e pour lui, commen\u00e7a pour le ministre russe des affaires \u00e9trang\u00e8res Sergei Lavrov par une rencontre (\u00e0 Moscou) avec le ministre des affaires \u00e9trang\u00e8res hollandais Timmermans. Ensuite, il partit pour Berlin, pour rencontrer le secr\u00e9taire d&rsquo;&Eacute;tat nouvellement nomm\u00e9 John Kerry. Mais d\u00e8s sa rencontre avec Timmermans, Lavrov parlait \u00e0 Kerry.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>A l&rsquo;issue de cette premi\u00e8re rencontre, Lavrov d\u00e9clarait (Novosti, le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/fr.rian.ru\/world\/20130226\/197644234.html\">26 f\u00e9vrier 2013<\/a>) :<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em;\">\n<p><p>&laquo;<em>Il y a quelques jours encore, il nous semblait que les conditions \u00e9taient devenues plus propices pour le d\u00e9but d&rsquo;un dialogue entre les parties syriennes. <\/em>[&hellip;]<em> Des voix s&rsquo;\u00e9taient lev\u00e9es en faveur de n\u00e9gociations sans conditions pr\u00e9alables. Cependant, cette approche a \u00e9t\u00e9 ensuite rejet\u00e9e. De toute \u00e9vidence, les extr\u00e9mistes, qui misent sur la r\u00e9solution militaire du probl\u00e8me syrien et bloquent toute initiative visant \u00e0 nouer un dialogue, s&rsquo;imposent de plus en plus au sein de l&rsquo;opposition&hellip;<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Dans <em>The Voice of Russia<\/em>, version anglaise, le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/english.ruvr.ru\/2013_02_26\/Syrian-opposition-falls-under-extremist-control-Lavrov\">26 f\u00e9vrier 2013<\/a>, les termes sont beaucoup plus fournis et beaucoup plus fermes.<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em;\">\n<p><p>&laquo;<em>The Syrian opposition has been increasingly becoming more extremist, a tendency that leaves an even slimmer chance for immediate nationwide talks than was the case only a few days ago, Russia&rsquo;s foreign chief Sergei Lavrov has said at a meeting with his Dutch counterpart.<\/em> [&hellip;] <em>Russia&rsquo;s top foreign official pointed out the opposition then went back on their words, adding the reason for such a dramatic change of heart was probably linked with extremists getting the upper hand in the Syrian Opposition Coalition, who are intent on blocking peace initiatives to go ahead with a military campaign.<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Si l&rsquo;on veut se montrer un peu audacieux, on proposera l&rsquo;id\u00e9e que Lavrov, en martelant ces phrases particuli\u00e8rement dures, signifiait \u00e0 son nouvel homologue US : \u00ab\u00a0<em>Dear John<\/em>, il serait temps que vous mettiez de l&rsquo;ordre dans votre paroisse\u00a0\u00bb (<em>dito<\/em>, les rebelles) ; ajoutant <em>in petto<\/em> que de son c\u00f4t\u00e9 (c\u00f4t\u00e9 russe), il avait accompli son contrat en convainquant Assad de n\u00e9gocier avec les rebelles sans conditions pr\u00e9alables.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Puis il y eut la rencontre. Le site <em>Russia Today<\/em> pr\u00e9sentait le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/rt.com\/op-edge\/moscow-washington-kerry-lavrov-reset-543\/\">27 f\u00e9vrier 2013<\/a> un texte d&rsquo;analyse de Robert Bridge qui r\u00e9sumait assez bien l&rsquo;atmosph\u00e8re. D&rsquo;abord, l&rsquo;on \u00e9tait tr\u00e8s impressionn\u00e9 par trois grandes photos montant Kerry et Lavrov lors de la conf\u00e9rence de presse finale, absolument envahis de sourires sans fin, &ndash; chose rare pour Lavrov, il faut le noter. L&rsquo;analyse refl\u00e9tait ce climat plut\u00f4t enthousiaste, mais prenait garde, et justement cela, d&rsquo;\u00e9noncer les \u00e9vidences tr\u00e8s br\u00e8ves mais fondamentales qui invitent au scepticisme&hellip; On ne peut que conclure : sympathique d\u00e9but pour les s\u00e9ance photos mais, pour le reste, on verra. Que le plus enthousiaste pour la rencontre ait \u00e9t\u00e9 l&rsquo;ambassadeur US \u00e0 Moscou McFaul ne nous remplit pas d&rsquo;optimisme (&laquo;<em>Perhaps the most glowing assessment of the talks came from US Ambassador to Russia Michael McFaul, who declared via Twitter: \u00ab\u00a0Good start!\u00a0\u00bb<\/em>&raquo;). La mention du \u00ab\u00a0moment magique\u00a0\u00bb de la rencontre Lavrov-Clinton de mars 2009 o&ugrave; l&rsquo;on annon\u00e7a la relance des relations Russie-USA, et ce qu&rsquo;il en reste, nous rappellent que la magie est une chose aussi s\u00e9duisante et (naturellement) fascinante que volage et insaisissable, qui dispara&icirc;t comme si elle n&rsquo;avait jamais exist\u00e9, aussi vite qu&rsquo;elle \u00e9tait apparue, comme si elle semblait en un instant pouvoir soudain tout changer dans les affaires du monde et des <em>sapiens<\/em>, pour nous abandonner aussit\u00f4t apr\u00e8s, sans rien qu&rsquo;un souvenir nostalgique&hellip;<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em;\">\n<p><p>&laquo;<em>After all, since that magical moment in March 2009 when Hillary Clinton and Sergey Lavrov jointly activated a mistranslated &lsquo;reset&rsquo; button (the Russian word for \u00ab\u00a0overload\u00a0\u00bb was used instead of \u00ab\u00a0reset\u00a0\u00bb), to the &lsquo;broken telephone&rsquo; incident between Kerry and Lavrov, Russian-US relations have come full circle.<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Nous mentionnons d&rsquo;autres textes sur les relations Russie-USA \u00e0 cette occasion&hellip; Un texte de notre ami M K Bhadrakumar, le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/blogs.rediff.com\/mkbhadrakumar\/2013\/02\/27\/us-russia-seek-breakthrough-in-syria\/\">27 f\u00e9vrier 2013<\/a>, qui nous assure que \u00ab\u00a0les USA et la Russie cherchent une perc\u00e9e sur la Syrie\u00a0\u00bb, qu&rsquo;il n&rsquo;est pas s&ucirc;r qu&rsquo;ils la r\u00e9aliseront, qu&rsquo;il y a d&rsquo;autres \u00e9normes probl\u00e8mes entre les deux pays qui ne sont pas trait\u00e9s (les antimissiles), mais que les relations Lavrov-Kerry sont un bon atout. Il y a aussi un texte de <em>DEBKAFiles<\/em> qui, lui, nous assure que l&rsquo;affaire syrienne est d\u00e9j\u00e0 pli\u00e9e et repli\u00e9e, et enrob\u00e9e d&rsquo;un papier cadeau, entre Russie et USA, avec le plan d&rsquo;une partition en deux de la Syrie pour 2014, rebelles d&rsquo;un c\u00f4t\u00e9, Assad de l&rsquo;autre. Bref, du pur <em>DEBKAFiles<\/em>. (Le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.debka.com\/article\/22795\/US-joins-Russia-in-drawing-ceasefire-lines-for-ending-Syrian-war\">28 f\u00e9vrier 2013<\/a>.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>La <strong>v\u00e9rit\u00e9<\/strong> de cette rencontre, \u00e0 notre avis, nous vient d&rsquo;une source US (un fonctionnaire) qui n&rsquo;assista qu&rsquo;\u00e0 la phase finale et put entendre ce dialogue Kerry-Lavrov, qui devait conclure certaines possibilit\u00e9s de promesses de faire des choses ensemble&hellip; Kerry : \u00ab\u00a0Vous savez, dans notre gouvernement, le secr\u00e9taire d&rsquo;&Eacute;tat ne peut pas faire ce qu&rsquo;il veut\u00a0\u00bb ; et Lavrov : \u00ab\u00a0C&rsquo;est dommage, parce que chez nous on gouverne, et l&rsquo;on ma&icirc;trise bien notre diplomatie\u00a0\u00bb. Le mot de Kerry trace les limites de l&rsquo;exercice. Le secr\u00e9taire d&rsquo;&Eacute;tat est peut-\u00eatre dans de bonnes intentions mais il ne pourra faire que ce qui lui est possible et autoris\u00e9, ce qui, \u00e0 Washington, signifie une libert\u00e9 d&rsquo;action r\u00e9duite aux acqu\u00eats de l&rsquo;instant et un d\u00e9sordre poursuivi et constamment renforc\u00e9 avec la multitude de pouvoirs et de centres d&rsquo;influence, les agences et minist\u00e8res divers, le Congr\u00e8s en mode-<em>turbo<\/em> pour faire ce qui lui plait on sait dans quel sens, avec une Maison-Blanche qui marie avec brio de prudentes d\u00e9clarations en sens contradictoires.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Une certitude de cette rencontre, c&rsquo;est que Lavrov a adress\u00e9, souriant, une demande \u00e0 son ami John, qui pourrait avoir des allures d&rsquo;ultimatum : il doit sortir de la conf\u00e9rence des \u00ab\u00a0Amis de la Syrie\u00a0\u00bb, ce 28 f\u00e9vrier \u00e0 Rome, des r\u00e9sultats concrets montrant que les USA ont r\u00e9ussi \u00e0 obtenir des r\u00e9sultats concrets montrant un freinage de l&rsquo;extr\u00e9misme des rebelles, et une reprise en main s\u00e9rieuse de la chose dans le chef des USA. Cette conf\u00e9rence ayant eu lieu hier, peut-on dire que c&rsquo;est le cas ? L\u00e0 encore, on restera circonspect&hellip;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>En fin d&rsquo;apr\u00e8s-midi, le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.reuters.com\/article\/2013\/02\/28\/us-syria-crisis-us-idUSBRE91R0KM20130228\">28 f\u00e9vrier 2013<\/a>, Reuters donnait un r\u00e9sum\u00e9 des principales tendances qui s&rsquo;en \u00e9taient d\u00e9gag\u00e9es&hellip;<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em;\">\n<p><p>&laquo;<em>The United States will send non-lethal aid directly to Syrian rebels for the first time, Secretary of State John Kerry said on Thursday, disappointing opponents of President Bashar al-Assad who are clamoring for Western weapons.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo;<em>But in a change of emphasis, the mainly Western and Arab &lsquo;Friends of Syria&rsquo; group meeting in Rome \u00ab\u00a0underlined the need to change the balance of power on the ground\u00a0\u00bb. A final communique said participants would \u00ab\u00a0coordinate their efforts closely so as to best empower the Syrian people and support the Supreme Military Command of the (rebel) Free Syrian Army in its efforts to help them exercise self-defense\u00a0\u00bb.<\/em> [&hellip;]<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo;<em>Kerry, after the talks in Rome, said Washington would more than double its aid to the Syrian civilian opposition, giving it an extra $60 million to help provide food, sanitation and medical care to devastated communities. The United States would now \u00ab\u00a0extend food and medical supplies to the opposition, including to the Syrian opposition&rsquo;s Supreme Military (Council)\u00a0\u00bb, Kerry said.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo;<em>In their communique, the &lsquo;Friends of Syria&rsquo; pledged more political and material support to the Syrian National Coalition, a fractious Cairo-based group that has struggled to gain traction inside Syria, especially among disparate rebel forces. Riad Seif, a coalition leader, said before the Rome meeting that the opposition would demand \u00ab\u00a0qualitative military support\u00a0\u00bb. Another coalition official welcomed the result of the talks. \u00ab\u00a0We move forward with a great deal of cautious optimism. We heard today a different kind of discourse,\u00a0\u00bb Yasser Tabbara said.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo;<em>But the continued U.S. refusal to send weapons may compound the frustration that prompted the coalition to say last week it would shun the Rome talks. It attended only under U.S. pressure. Many in the coalition say Western reluctance to arm rebels only plays into the hands of Islamist militants now widely seen as the most effective forces in the struggle to topple Assad. However, a European diplomat held out the possibility of Western military support, saying the coalition and its Western and Arab backers would meet in Istanbul next week to discuss military and humanitarian support to the insurgents.<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Nous avons \u00e0 peu pr\u00e8s toutes les contradictions possibles, toutes les ambigu\u00eft\u00e9s concevables&hellip; Les USA vont aider un peu plus, pourtant dans le seul domaine des \u00e9quipements dits &lsquo;non-l\u00e9taux&rsquo; ; pourtant, l&rsquo;on d\u00e9cide un meilleur \u00e9quipement sur le terrain (donc, quelque chose qui se rapproche des armes), une meilleure coordination, pour renforcer la r\u00e9bellion ; d&rsquo;ailleurs, un officiel occidental dit qu&rsquo;\u00e0 une prochaine r\u00e9union, \u00e0 Istanboul la semaine prochaine, on d\u00e9cidera d&rsquo;envoyer des armes, essentiellement aux groupes mod\u00e9r\u00e9s, pour les renforcer face aux groupes extr\u00e9mistes (conception extr\u00eamement sp\u00e9cieuse sinon sinistrement comique, alors que les extr\u00e9mistes, avec les armements qu&rsquo;ils ont, sont partout sup\u00e9rieurs aux mod\u00e9r\u00e9s et ne cessent de peser toujours plus sur l&rsquo;organisation g\u00e9n\u00e9rale : les \u00e9quipements allant en th\u00e9orie aux mod\u00e9r\u00e9es pourraient bien, bien entendu, compte tenu des capacit\u00e9s, \u00eatre ais\u00e9ment r\u00e9cup\u00e9r\u00e9s par les extr\u00e9mistes&#8230;).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>La confusion et l&rsquo;incontr\u00f4labilit\u00e9 inh\u00e9rente \u00e0 la situation qui s&rsquo;est construite autour de la Syrie en deux ans du fait de l&rsquo;action du bloc BAO et de l&rsquo;aveuglement soigneusement entretenu comme outil principal de la politique suivie, donnent ici tous leurs effets. La v\u00e9ritable question que pose Lavrov \u00e0 Kerry est la suivante : contr\u00f4lez-vous tous ces gens, y compris vos alli\u00e9s, pour forcer le camp rebelle \u00e0 se ranger en bon ordre dans le sens d&rsquo;un accord de cessation de combat ? Quelles que soient les assurances du gentil Kerry, la r\u00e9ponse est \u00e9videmment n\u00e9gative. L&rsquo;influence US se perd dans le d\u00e9sordre g\u00e9n\u00e9ral, aussi bien du c\u00f4t\u00e9 des rebelles, que du c\u00f4t\u00e9 des \u00ab\u00a0amis de la Syrie\u00a0\u00bb, dont certains (le Qatar, pare exemple) n&rsquo;en font qu&rsquo;\u00e0 leur t\u00eate. Qui plus est, comme le remarque Bhadrakumar, les USA ne cherchent qu&rsquo;\u00e0 se d\u00e9sengager du chaudron moyen-oriental et, par cons\u00e9quent, leur influence diminue d&rsquo;autant \u00e0 mesure que le temps avance. Les USA sont loin, tr\u00e8s loin de poss\u00e9der assez d&rsquo;arguments et de moyens pour contr\u00f4ler la situation de leur seul c\u00f4t\u00e9, si bien que l&rsquo;engagement implicite, et d&rsquo;ailleurs nullement confirm\u00e9 et encore moins substantiv\u00e9, de Kerry de prendre la situation en mains est pour l&rsquo;instant un acte de communication ; et l&rsquo;on dirait \u00ab\u00a0un acte de communication\u00a0\u00bb qui rel\u00e8ve implicitement de la profession de foi, et d&rsquo;une foi dans la toute-puissance de l&rsquo;influence US dont on sait qu&rsquo;elle n&rsquo;est plus qu&rsquo;un souvenir.<\/p>\n<\/p>\n<p><h3 class=\"subtitleset_b.deepblue\" style=\"color:#0f3955;font-size:1.65em;font-variant:small-caps;\">Sourire, en passant par la Syrie&hellip;<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>Pour une fois, une des rares fois nous le disons, quel dommage que <em>dedefensa.org<\/em> ait comme politique d\u00e9lib\u00e9r\u00e9e, avec la restriction aust\u00e8re des processus qui va avec, de bannir l&rsquo;image (la photographie soi-disant d'\u00a0\u00bbinformation\u00a0\u00bb ou de \u00ab\u00a0communication\u00a0\u00bb) dans sa publication. Il s&rsquo;agit, pour <em>dedefensa.org<\/em>, de lutter en proclamant cette position comme nous le faisons ici, contre cette tendance facilit\u00e9e, sinon impos\u00e9e par le technologisme annex\u00e9 par le syst\u00e8me de la communication dans ce cas, de tout <strong>r\u00e9sumer<\/strong> par l&rsquo;image. (D&rsquo;une fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale, dans les proc\u00e9d\u00e9s et avec les moyens de la modernit\u00e9, l&rsquo;image a une telle place et un tel brio de repr\u00e9sentation qu&rsquo;elle \u00e9touffe le texte, l&rsquo;abaisse, le met \u00e0 son service, quoi qu&rsquo;il veuille dire.) Dans ce cas, on comprend que l&rsquo;expression elle-m\u00eame faussaire de \u00ab\u00a0tout <strong>r\u00e9sumer<\/strong> par l&rsquo;image\u00a0\u00bb signifie en g\u00e9n\u00e9ral, dans le climat et selon les us et coutumes actuels, tout fausser par la manipulation inconsciente de l&rsquo;image, par la perception autant que par le caract\u00e8re instantan\u00e9 et absolument soumis \u00e0 l&rsquo;instant de l&rsquo;image&hellip; Pour cette fois, les trois photos illustrant le texte de <em>Russia Today<\/em> d\u00e9mentaient tout cela, repr\u00e9sentant le cas de l&rsquo;exception (il y en a d&rsquo;autres, certes) qui confirme la r\u00e8gle ; ces trois photos montrant le sourire de Lavrov valait leur pesant et leur qualit\u00e9 d&rsquo;analyse psychologique de cet instant. L&rsquo;aust\u00e8re et roboratif Lavrov n&rsquo;a pas le sourire facile ; et quand il sourit d&rsquo;habitude, c&rsquo;est dans le mode retenu. Cette fois, le sourire \u00e9tait absolument \u00e9clatant. De quel sourire s&rsquo;agit-il ?<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&hellip;Nullement le triomphe et l&rsquo;enthousiasme, que cela soit ceux d&rsquo;avoir \u00ab\u00a0diplomatiquement\u00a0\u00bb bern\u00e9 ou vaincu son \u00ab\u00a0partenaire\u00a0\u00bb, ou d&rsquo;avoir trouv\u00e9 dans son \u00ab\u00a0partenaire\u00a0\u00bb un presque-ami avec lequel on va pouvoir faire de grandes choses ; nullement le triomphe et l&rsquo;enthousiasme plus ponctuels d&rsquo;avoir conclu des choses fondamentales qui vont changer le cours des choses. L&rsquo;une des d\u00e9clarations de Lavrov au cours de cette conf\u00e9rence de presse tout-sourire, conjointe avec Kerry, doit \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9e, exactement de la m\u00eame fa\u00e7on que doit \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9 le \u00ab\u00a0<em>Good start !<\/em>\u00a0\u00bb de McFaul. (On sait ce qu&rsquo;on doit penser de l&rsquo;<a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-mcfaul_ambassadeur-syst_me_moscou_15_06_2012.html\">ambassadeur<\/a> US \u00e0 Moscou <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-mcfaul_et_la_syrie_psychologie-syst_me_en_mode_turbo_30_07_2012.html\">McFaul<\/a>, prototype du <em>sapiens<\/em> am\u00e9ricaniste, agissant dans un sens subversif affich\u00e9 en toute <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-l_inculpabilit_face_la_cha_ne_crisique_recommenc_e_13_09_2012.html\">inculpabilit\u00e9<\/a> [dans le cadre de l&rsquo;<a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-l_infraresponsabilit_soumission_psychologique_inconsciente_29_08_2012.html\">infraresponsabilit\u00e9<\/a>], en toute innocence si l&rsquo;on veut, &ndash; \u00ab\u00a0innocence\u00a0\u00bb fabriqu\u00e9e par le Syst\u00e8me, dans ce cas syst\u00e8me de l&rsquo;am\u00e9ricanisme, pour mieux pouvoir susciter l&rsquo;action de d\u00e9construction-dissolution sans \u00eatre entrav\u00e9 par la moindre interrogation de l&rsquo;esprit sur la justesse, la loyaut\u00e9, le caract\u00e8re bienfaisant de l&rsquo;acte ainsi pos\u00e9, &ndash; parfait exemple de l&rsquo;inversion totale de \u00ab\u00a0l&rsquo;acte ainsi pos\u00e9\u00a0\u00bb.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Lavrov a dit qu&rsquo;il avait l&rsquo;impression qu&rsquo;il \u00ab\u00a0serait plus facile\u00a0\u00bb de travailler avec cette deuxi\u00e8me administration Obama qu&rsquo;avec la premi\u00e8re. A notre sens, cette d\u00e9claration ne signifie pas exactement ce qu&rsquo;elle pr\u00e9tend vouloir dire, peut-\u00eatre m\u00eame sans que Lavrov s&rsquo;en soit pr\u00e9cis\u00e9ment aper\u00e7u. Certes, elle signifie bien que le Russe se sent plus \u00e0 l&rsquo;aise avec Kerry, mais non pas \u00e0 cause de Kerry-\u00e0-la-diff\u00e9rence-d&rsquo;Hillary. (N&rsquo;aurait-il pas pu dire la m\u00eame chose lors du \u00ab\u00a0moment magique\u00a0\u00bb de mars 2009, lorsqu&rsquo;il proclama avec Hillary le \u00ab\u00a0red\u00e9marrage\u00a0\u00bb des relations Russie-USA ? L&rsquo;impression, encore plus \u00e9vidente certes, qu&rsquo;il serait \u00ab\u00a0plus facile\u00a0\u00bb de travailler avec l&rsquo;administration Obama qu&rsquo;avec l&rsquo;administration GW Bush ?) Mais cela ne signifie <strong>nullement<\/strong> que la coop\u00e9ration entre la Russie et les USA s&rsquo;est trouv\u00e9e soudainement mise sur une voie nouvelle, constructive, efficace, classique \u00e9galement et bien d\u00e9su\u00e8te, de type \u00ab\u00a0bipolaire\u00a0\u00bb comme le jugent ou l&rsquo;esp\u00e8rent certains, &ndash; sans le moindre doute, pas du tout cela&hellip; Le r\u00e9sultat, en effet, fut bien que la rencontre des \u00ab\u00a0Amis de la Syrie\u00a0\u00bb, suivant imm\u00e9diatement la rencontre, a montr\u00e9 que rien n&rsquo;avait chang\u00e9, et que l&rsquo;influence des USA, si influence il y a eu dans le sens esp\u00e9r\u00e9 apr\u00e8s la rencontre Lavrov-Kerry, n&rsquo;a pas obtenu, et il s&rsquo;en faut de beaucoup, le r\u00e9sultat esp\u00e9r\u00e9 ; pendant ce temps, le Congr\u00e8s continuent ses gesticulations, on sait dans quel sens&hellip;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Aussi en vient-on \u00e0 consid\u00e9rer que la phrase importante de la rencontre Lavrov-Kerry est cette confidence chuchot\u00e9e par Kerry (\u00ab\u00a0Dans notre gouvernement, le secr\u00e9taire d&rsquo;&Eacute;tat ne peut pas faire ce qu&rsquo;il veut\u00a0\u00bb). Cela, c&rsquo;est la vraie marque de la rencontre, et elle signifie que le partenaire de Lavrov ne peut pas grand&rsquo;chose, qu&rsquo;il est \u00ab\u00a0gentil\u00a0\u00bb, plein de bonne volont\u00e9, qu&rsquo;il promet enfin, mais ne tient gu\u00e8re parce qu&rsquo;il ne peut tenir beaucoup. Alors, ce sourire de Lavrov, d\u00e9cid\u00e9ment, comment l&rsquo;interpr\u00e9ter ? Nous avons notre explication, qui tient certes de l&rsquo;hypoth\u00e8se et qui tient ce sourire pour un symbole puissant, mais dans une \u00e9poque o&ugrave; l&rsquo;hypoth\u00e8se substantiv\u00e9e et travaill\u00e9e, et l&rsquo;int\u00e9r\u00eat accord\u00e9 au symbole comme une marque d&rsquo;une grande profondeur, ont de plus grandes chances de rendre compte de la \u00ab\u00a0v\u00e9rit\u00e9 du monde\u00a0\u00bb que les sp\u00e9culations rationnelles sans nombre faites sur une \u00ab\u00a0r\u00e9alit\u00e9\u00a0\u00bb qui n&rsquo;est en v\u00e9rit\u00e9 (!) qu&rsquo;une bouillie pour les chats absolument insaisissable.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Pour comprendre le sourire de Lavrov, il faut, \u00e0 notre sens, se reporter \u00e0 notre texte du <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-le_timon_du_monde_est_rompu_04_02_2013.html\">4 f\u00e9vrier 2013<\/a>, et plus pr\u00e9cis\u00e9ment encore \u00e0 la phrase magistrale de puissance, de signification \u00e9vidente et de signification cach\u00e9e conjointement, d&rsquo;Alexei Pouchkov, pr\u00e9sident de la commission des affaires \u00e9trang\u00e8res de la <em>Douma<\/em>. Nous la pr\u00e9sentions de la sorte :<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em;\">\n<p><p>&laquo;<em>L&rsquo;essentiel de cette d\u00e9claration est r\u00e9sum\u00e9 par cette phrase \u00e0 la fois sibylline et, lorsqu&rsquo;elle est \u00e9clair\u00e9 par un commentaire prenant en compte la perspective historique, extraordinairement significative : \u00ab\u00a0<\/em><strong><em>La Russie est en train de mettre un terme \u00e0 sa d\u00e9pendance de la superpuissance mondiale<\/em><\/strong><em>\u00ab\u00a0.<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>C&rsquo;est dans ce sens que nous l&rsquo;interpr\u00e9tons, le fameux sourire de Lavrov, comme un symbole, comme une explication fondamentale d&rsquo;une situation du monde, comme un \u00e9clair (involontaire, inconscient et ainsi de suite) de la v\u00e9rit\u00e9 du monde.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Ce sourire n&rsquo;est donc ni triomphant ni enthousiaste (\u00ab\u00a0nullement le triomphe et l&rsquo;enthousiasme plus ponctuels d&rsquo;avoir conclu des choses fondamentales qui vont changer le cours des choses\u00a0\u00bb). Plus simplement, plus droitement et plus fondamentalement, c&rsquo;est un sourire <strong>lib\u00e9r\u00e9<\/strong>&hellip; (\u00ab\u00a0Lib\u00e9r\u00e9\u00a0\u00bb de \u00ab\u00a0la d\u00e9pendance de l&rsquo;hyperpuissance\u00a0\u00bb). Cela va d&rsquo;autant mieux, et cela va d&rsquo;autant plus dans la logique des choses et de la chose dont on parle que le sourire de Kerry, lui, est de son c\u00f4t\u00e9 franc et clair, et avec quelque chose de penaud&hellip; (C&rsquo;est celui d&rsquo;un homme qui vient de vous dire \u00ab\u00a0Vous savez, dans notre gouvernement, le secr\u00e9taire d&rsquo;&Eacute;tat ne peut pas faire ce qu&rsquo;il veut\u00a0\u00bb.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>En fait, la Syrie n&rsquo;\u00e9tait qu&rsquo;un pr\u00e9texte et une occasion. (Mais pr\u00e9texte et occasion qui valent leur pesant de signification puisque, l\u00e0-bas, seule la Russie peut quelque chose et pourrait \u00e0 l&rsquo;occasion, \u00e0 un certain moment et dans certaines conditions, faire la loi et faire la paix. Les USA, \u00e0 c\u00f4t\u00e9, c&rsquo;est de la gesticulation, &ndash; voir \u00ab\u00a0Les Amis de la Syrie\u00a0\u00bb \u00e0 Rome et tout ce qui a pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 depuis deux ans, &ndash; et l&rsquo;on mesure alors quelle \u00ab\u00a0v\u00e9rit\u00e9 du monde\u00a0\u00bb a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 cette rencontre Lavrov-Kerry.) La v\u00e9ritable r\u00e9v\u00e9lation de la rencontre, qui confirme effectivement l&rsquo;\u00e9volution r\u00e9cente, c&rsquo;est la lib\u00e9ration de la Russie (de Lavrov-le-souriant en l&rsquo;occurrence), cela substantiv\u00e9 par la d\u00e9couverte et la confirmation \u00e0 la fois, par la Russie et par Lavrov toujours, de l&rsquo;inconsistance des USA, par d\u00e9structuration et dissolution.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Nous ne disons certainement pas que c&rsquo;est un fait politique identifiable et substantiv\u00e9 \u00e0 l&rsquo;instant car nous pensons \u00e9videmment que tout cela est bien entendu psychologique, et sans aucun doute inconscient, et pour nous sous forme d&rsquo;hypoth\u00e8se, et que les effets seront souterrains et difficiles \u00e0 identifier en tant que tels. Mais nous pensons \u00e9galement que le poids politique de cet \u00ab\u00a0\u00e9v\u00e9nement\u00a0\u00bb sera consid\u00e9rable, en lib\u00e9rant la Russie d&rsquo;une hypoth\u00e8que qui lui vient de la guerre froide et de l&rsquo;URSS, dans cette \u00e9poque o&ugrave; elle fut certes \u00ab\u00a0partenaire\u00a0\u00bb des USA tout-puissants (c&rsquo;\u00e9tait le cas alors, la toute-puissance US), mais partenaire fascin\u00e9, partenaire dont la seule r\u00e9f\u00e9rence \u00e9taient justement les USA (arriverais-je au niveau des USA ? Ferais-je mieux que les USA dans tel domaine ? Etc.). En quelque sorte, l&rsquo;on dira que la rencontre Lavrov-Kerry, apr\u00e8s un long processus dont la phase ultime et paroxystique a d\u00e9marr\u00e9 dans la p\u00e9riode d\u00e9cembre 2011-mars 2012 (\u00e9lections g\u00e9n\u00e9rales-\u00e9lection pr\u00e9sidentielle en Russie), a d\u00e9finitivement enterr\u00e9 l&rsquo;<em>American Dream<\/em> sp\u00e9cifique de l&rsquo;URSS-Russie qui, peu ou prou, a influenc\u00e9 psychologiquement l&rsquo;URSS-Russie depuis le d\u00e9but de la guerre froide en 1948, &ndash; depuis ce temps o&ugrave; les USA avaient d\u00e9cr\u00e9t\u00e9 que l&rsquo;URSS \u00e9tait devenue leur \u00ab\u00a0adversaire-partenaire\u00a0\u00bb, ce qui \u00e9tait une fa\u00e7on d&rsquo;adouber l&rsquo;URSS dans un rang consid\u00e9rable, dans un univers \u00e9cras\u00e9 par l&rsquo;<em>American Dream<\/em>, cette trouvaille de communication du Syst\u00e8me, qui \u00e9tait aussi puissante et efficace qu&rsquo;elle \u00e9tait fausse et trompeuse. (Voir notamment les <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-deuxieme_partie_le_reve_americain_et_vice-versa_03_04_2010.html\">Deuxi\u00e8me<\/a> et <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-troisieme_partie_1919-1933_du_reve_americain_a_l_american_dream_16_05_2010.html\">Troisi\u00e8me<\/a> Partie du Premier Livre de la <em>Gr\u00e2ce de l&rsquo;Histoire<\/em>)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Tout cela ne nous dit rien de la perspective politique, et encore moins ne sugg\u00e8re quelque prospective que ce soit. (Du type <em>DEBKAFiles<\/em> : en 2014, ils [Russie et USA] s&rsquo;entendront pour diviser la Syrie en deux, &ndash; cette sorte de comptine et de conte pour experts-analystes en mal de pr\u00e9visions.) Il y aura poursuite des avatars et cahots, sur la question syrienne et sur le reste, et sur les antimissiles certes, le morceau de roi des relations entre les deux pays. Il y aura des n\u00e9gociations, des amorces de coop\u00e9ration (pas plus, car on ne coop\u00e8re pas avec les USA), des affrontements, etc. Bref, il y aura la <strong>poursuite en acc\u00e9l\u00e9ration constante du d\u00e9sordre<\/strong>. L&rsquo;essentiel du point de vue op\u00e9rationnel, c&rsquo;est que la Russie, avec le poids qu&rsquo;elle a (sa puissance diplomatique, son statut de puissance nucl\u00e9aire strat\u00e9gique, son absence de crainte d&rsquo;agir militairement et r\u00e9solument s&rsquo;il le faut [G\u00e9orgie, 2008]), est confirm\u00e9e dans sa lib\u00e9ration de ses emprisonnements psychologiques face aux USA. L&rsquo;essentiel du point de vue fondamental de la situation g\u00e9n\u00e9rale est qu&rsquo;un pan de plus du Syst\u00e8me s&rsquo;est effondr\u00e9, &ndash; et cette fois, nous parlons bien du Syst\u00e8me et non plus des USA, car les USA ont (avaient) dans le d\u00e9ploiement du Syst\u00e8me le r\u00f4le de la neutralisation de la Russie, essentiellement par le syst\u00e8me de la communication par o&ugrave; passe l&rsquo;influence sur la psychologie. L&rsquo;appendice de cela, mais essentiel sans aucun doute, est bien s&ucirc;r que cette dynamique-Syst\u00e8me dont sont charg\u00e9s les USA continue et continuera, et contribuera n\u00e9cessairement \u00e0 la poursuite en mode-<em>turbo<\/em> de la <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-les_usa_et_leur_marche_vers_l_effondrement_par_dissolution__31_01_2013.html\">dissolution<\/a> du gouvernement et des \u00e9lites am\u00e9ricanistes, qui continueront \u00e0 croire qu&rsquo;ils peuvent manipuler la Russie \u00e0 leur gr\u00e9, y compris dans le rapport entre l&rsquo;accommodement apparent et l&rsquo;agression de communication, et qui ne cesseront d&rsquo;essuyer des revers qui accentueront constamment cette dissolution interne.<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le sourire de Lavrov 1er mars 2013 &ndash; D&rsquo;apr\u00e8s les heures des d\u00e9p\u00eaches et les emplois du temps respectifs, il nous semble qu&rsquo;on puisse dire que le mardi 26 f\u00e9vrier, journ\u00e9e particuli\u00e8rement charg\u00e9e pour lui, commen\u00e7a pour le ministre russe des affaires \u00e9trang\u00e8res Sergei Lavrov par une rencontre (\u00e0 Moscou) avec le ministre des affaires&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[10],"tags":[3612,5503,4270,3670,2631,10119,3613,3583,855,2622,2830,6663,8480,11926,3099,2730,3867],"class_list":["post-74866","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-faits-et-commentaires","tag-american","tag-amis","tag-autodestruction","tag-berlin","tag-de","tag-dissolution","tag-dream","tag-fascination","tag-kerry","tag-la","tag-lavrov","tag-liberation","tag-mcfaul","tag-pouchkov","tag-psychologie","tag-russie","tag-syrie"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/74866","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=74866"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/74866\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=74866"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=74866"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=74866"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}