{"id":74876,"date":"2013-03-07T04:17:53","date_gmt":"2013-03-07T04:17:53","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2013\/03\/07\/la-diplomatie-us-et-la-doctrine-de-la-stupidite\/"},"modified":"2013-03-07T04:17:53","modified_gmt":"2013-03-07T04:17:53","slug":"la-diplomatie-us-et-la-doctrine-de-la-stupidite","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2013\/03\/07\/la-diplomatie-us-et-la-doctrine-de-la-stupidite\/","title":{"rendered":"La diplomatie US et la \u201cdoctrine de la stupidit\u00e9\u201d"},"content":{"rendered":"<p><h3 class=\"titrebloc\">La diplomatie US et la doctrine de la stupidit\u00e9<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tStephen M. Walt, universitaire et co-auteur du fameux rapport sur le lobby isra\u00e9lien AIPAC et son influence sur la politique ext\u00e9rieure des USA, a-t-il \u00e0 l&rsquo;esprit la d\u00e9sormais fameuse remarque de John Kerry sur le droit am\u00e9ricain <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-kerry_erdogan_le_sionisme_et_le_droit_d_tre_stupide__02_03_2013.html\" class=\"gen\">d&rsquo;\u00eatre stupide<\/a> ? (Le mot de Kerry, bien qu&rsquo;il ne f\u00fbt pas malintentionn\u00e9 ni pas stupide du tout si on le prend au second degr\u00e9,  mais est-ce le cas<N >?  ce mot fait fortune et plut\u00f4t mauvaise fortune. Dans <em>Pravda.ru<\/em>, Sergei Vasilenko publie une r\u00e9flexion sur le droit des Am\u00e9ricains d&rsquo;agir stupidement, le <a href=\"http:\/\/english.pravda.ru\/world\/americas\/04-03-2013\/123951-americans_stupid-0\/\" class=\"gen\">4 mars 2013<\/a>.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tOn le croirait, que Walt a ce mot \u00e0 l&rsquo;esprit, \u00e0 lire la description qu&rsquo;il fait des structures, caract\u00e8res et proc\u00e9dures de fonctionnement de la diplomatie US. Alors, on est tout pr\u00eat \u00e0 accueillir la r\u00e9alit\u00e9 de cette doctrine de la stupidit\u00e9, et plut\u00f4t comme un don du Ciel fait \u00e0 la compr\u00e9hension de la Grande R\u00e9publique, une sorte de d\u00e9finition enfin achev\u00e9e de l&rsquo;<em>Americn Dream<\/em> et, finalement, le concentr\u00e9 m\u00eame de l&rsquo;explicitation de la modernit\u00e9 tel que le bloc BAO l&rsquo;exporte vers ses marges diverses.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tEnfin, voyons cela (sur <em>Foreign Policy<\/em>, le <a href=\"http:\/\/walt.foreignpolicy.com\/posts\/2013\/03\/04\/is_this_any_way_to_run_us_foreign_policy\" class=\"gen\">4 mars 2013<\/a>) D&rsquo;abord, Walt constate l&rsquo;\u00e9vidence, qui est l&rsquo;incapacit\u00e9 <strong>totale<\/strong> de changement de la diplomatie US, qu&rsquo;on serait tent\u00e9 \u00e9videmment de d\u00e9signer comme la diplomatie du Syst\u00e8me. La chose est \u00e9vidente, particuli\u00e8rement dans ces temps o\u00f9 l&rsquo;\u00e9quipe de s\u00e9curit\u00e9 nationale du pr\u00e9sident est en plein bouleversement, et le comportement actuel de John Kerry, duquel on attendait du changement, en est l&rsquo;illustration \u00ab<em>Watching the musical chairs taking place in the first months of Obama&rsquo;s second term reminds me of how fundamentally unserious America&rsquo;s approach to foreign affairs really is. Kerry and Hagel are now in, but apparently Biden&rsquo;s star is ascending too, while all sorts of other folks are rotating to new jobs, unpacking their offices, or heading back to private life to pen memoirs. You might think this was a great opportunity for fresh thinking and renewed energy, but what it really reveals is how our approach to staffing foreign affairs may be the worst of all possible worlds.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tWalt analyse les travers du recrutement du service diplomatique, qui constituent le fondement (plut\u00f4t technique que conceptuel, certes) de la faiblesse de la politique \u00e9trang\u00e8re. On y retrouve tous les vices du syst\u00e8me de l&rsquo;am\u00e9ricanisme, la technique s&rsquo;alignant ainsi parfaitement sur l&rsquo;aspect conceptuel (tout cela dans la logique lointaine mais ferme du <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-glossairedde_le_d_cha_nement_de_la_mati_re__05_11_2012.html\" class=\"gen\">d\u00e9cha\u00eenement de la Mati\u00e8re<\/a>) :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Dans un service d&rsquo;assez faible dimension par rapport aux bureaucraties imposantes du Pentagone et du d\u00e9partement de la s\u00e9curit\u00e9 int\u00e9rieure, la majorit\u00e9 des nominations sont de type politique, et m\u00eame politicien, selon les connexions et les r\u00e9seaux de l&rsquo;administration en place et du pr\u00e9sident. Il s&rsquo;agit de nomination de faible dur\u00e9e, de gens inexp\u00e9riment\u00e9s et souvent venu des milieux priv\u00e9s, n&rsquo;ayant par cons\u00e9quent aucun sens du service public et aucun sens de l&rsquo;\u00e9tat d&rsquo;esprit de la diplomatie. L\u00e0-dessus, les cycles \u00e9lectoraux rapproch\u00e9es et imposants aggravent cette situation et conditionnent encore plus la politique impuls\u00e9e par le pr\u00e9sident selon des consid\u00e9rations politiciennes internes, \u00e0 la fois corrompues et provinciales.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t La paralysie de la machinerie politicienne implique des interventions partisanes, inutiles, en tr\u00e8s grand nombre, tournant souvent \u00e0 des pol\u00e9miques totalement inf\u00e9condes, extr\u00e9mistes jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;hyst\u00e9rie et la harc\u00e8lement policier. (Walt cite bien s\u00fbr le cas r\u00e9cent du secr\u00e9taire \u00e0 la d\u00e9fense Hagel, qui a repouss\u00e9 encore les bornes de cette sorte de pratique.) Les fonctionnaires du service public, m\u00eame sans le sens du service public, sont terroris\u00e9s par les auditions au Congr\u00e8s, et voient leur temps aussi bien que leurs initiatives conditionn\u00e9s par ce fait washingtonien fondamental.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Les ressources pour le d\u00e9partement d&rsquo;\u00c9tat sont extr\u00eamement restreintes. Cela refl\u00e8te le d\u00e9sint\u00e9r\u00eat total des USA pour la diplomatie, au contraire de l&rsquo;utilisation de la force dans les relations internationales,  r\u00e9flexe absolument am\u00e9ricaniste, d&rsquo;une puissance isolationniste et qui se juge exceptionnelle en tous points et au-dessus du reste, qui ne recherche aucun arrangement mais entend imposer ses conceptions et son mode de vie par la puissance la plus brutale \u00ab<em>When there was a Cold War to win, American taxpayers were willing to devote one percent of GDP to non-military international affairs spending (e.g., on development, diplomacy, and things like that). Today, we spend about only 0.2 percent of GDP in this area,  which tells you all you need to know about the real priority that Americans place on non-military tools of international influence.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Le compl\u00e9ment de ce dernier point, ou plut\u00f4t l&rsquo;op\u00e9rationnalisation de la d\u00e9marche conceptuelle implicite, c&rsquo;est la m\u00e9fiance de tout ce qui n&rsquo;est pas am\u00e9ricain, et surtout am\u00e9ricaniste, par cons\u00e9quent l&rsquo;absence hostile et soup\u00e7onneuse de connaissance de l&rsquo;\u00e9tranger par les diplomates au travers d&rsquo;une rotation exceptionnellement rapide, emp\u00eachant toute implantation du diplomate. La crainte fondamentale, par ailleurs, renvoie \u00e0 une r\u00e9elle et profonde fragilit\u00e9 inconsciente de la psychologie am\u00e9ricaniste, qui n&rsquo;a ni racine, ni conception r\u00e9galienne pour la soutenir, et qui se trouve constamment plac\u00e9e devant la tentation de d\u00e9serter. Le r\u00e9sultat, comme c&rsquo;\u00e9tait le cas pour le r\u00e9gime communiste dans ses activit\u00e9s ext\u00e9rieures, est un soup\u00e7on constant des contacts avec l&rsquo;ext\u00e9rieur, et un fonctionnement des services \u00e0 mesure.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab[W]<em>e are so afraid that our career diplomats will go native or develop localitis, that we discourage them from developing deep regional expertise and instead rotate them around the globe on a frequent basis. There is something to be said for gaining a global perspective, of course, but it also means that unlike some of our rivals, we won&rsquo;t have many diplomats with deep linguistic expertise or lots of in-depth experience in the societies in which they are operating. Yet we then expect them to hold their own against their local counterparts, or against diplomats from other countries whose knowledge and training in particular areas is more extensive.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t D&rsquo;o\u00f9 la conclusion \u00e9vidente et \u00e9crasante de Walt : tout cela n&rsquo;importerait certes pas si les USA n&rsquo;avaient pas de politique \u00e9trang\u00e8re ambitieuse et de pr\u00e9tentions h\u00e9g\u00e9moniques globales \u00ab<em>None of this would matter if the United States had a less ambitious foreign policy. But instead, we&rsquo;re trying to be the indispensable power on the cheap. The results, I am sorry to say, speak for themselves.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLes explications de Walt conviennent effectivement \u00e0 la description d&rsquo;une politique ext\u00e9rieure catastrophique, telle qu&rsquo;elle se manifeste aujourd&rsquo;hui, notamment marqu\u00e9e par son total d\u00e9sint\u00e9r\u00eat pour l&rsquo;ext\u00e9rieur des USA et par les dispositions qui entravent en g\u00e9n\u00e9ral toutes les possibilit\u00e9s que cet int\u00e9r\u00eat naisse. En fait, la description de l&rsquo;organisation de cette politique ext\u00e9rieure renvoie, dans l&rsquo;esprit, \u00e0 l&rsquo;organisation qui existait avant la Deuxi\u00e8me guerre mondiale. C&rsquo;est bien l&rsquo;organisation unilat\u00e9raliste d&rsquo;une organisation f\u00e9d\u00e9rale isolationniste, int\u00e9ress\u00e9e seulement par la projection de sa puissance pour en retirer tous les avantages et int\u00e9r\u00eats possibles. Le fait de la compr\u00e9hension du monde, ne serait-ce que pour organiser une meilleure stabilit\u00e9 et une meilleure harmonie, n&rsquo;a jamais int\u00e9ress\u00e9 les USA en tant qu&rsquo;organisation f\u00e9d\u00e9rale,  nous insistons sur l&rsquo;expression qui implique un conglom\u00e9rat d&rsquo;int\u00e9r\u00eats. Litt\u00e9ralement, les USA n&rsquo;estiment pas faire partie du monde en tant que force organisatrice de l&rsquo;harmonie du monde ; c&rsquo;est l\u00e0 leur exceptionnalisme<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl y a eu un hiatus dans cet arrangement, qui explique l&rsquo;insoutenable situation actuelle : la guerre froide, et essentiellement les rapports avec l&rsquo;URSS. Ces rapports devaient \u00eatre contr\u00f4l\u00e9s, contenus, presque de la diplomatie finalement, avec notamment un usage beaucoup plus prudent de la force, et une attention beaucoup plus grande port\u00e9e \u00e0 la l\u00e9galit\u00e9 internationale, simplement parce que l&rsquo;\u00e9quilibre des forces nucl\u00e9aires strat\u00e9giques avec l&rsquo;URSS, et le danger terrible d&rsquo;une guerre nucl\u00e9aire dans le cas contraire, impliquaient qu&rsquo;aucun risque ne pouvait \u00eatre pris. Parall\u00e8lement, l&rsquo;expansion consid\u00e9rable durant la Deuxi\u00e8me guerre mondiale de l&rsquo;aire d&rsquo;intervention, d&rsquo;implantation, d&rsquo;influence directe et souvent pressante de la politique ext\u00e9rieure des USA, rompant dans la forme avec l&rsquo;isolationnisme et l&rsquo;unilat\u00e9ralisme, acheva de faire croire que la politique ext\u00e9rieure US \u00e9tait arriv\u00e9e \u00e0 sorte de maturit\u00e9 et pouvait exciper d&rsquo;une certaine qualit\u00e9 dans son op\u00e9rationnalit\u00e9. Ce fut \u00e9galement l&rsquo;\u00e9poque de grands ou de puissants secr\u00e9taire d&rsquo;\u00c9tat, de Marshall, d&rsquo;Acheson, de Dulles \u00e0 Kissinger, \u00e0 Schultz et \u00e0 Baker. Tous ces secr\u00e9taires d&rsquo;\u00c9tat menaient une politique ext\u00e9rieure o\u00f9 l&rsquo;\u00e9l\u00e9ment diplomatique, m\u00eame dans les conditions les plus dures et les plus suspectes (sous la forme de pressions, d&rsquo;interventions ill\u00e9gales, d&rsquo;ing\u00e9rences, de corruption, etc.), dominait la dimension militaire. M\u00eame l&rsquo;esprit \u00e9tait diff\u00e9rent, y compris chez les militaires d&rsquo;ailleurs, et notamment cette r\u00e9pulsion de l&rsquo;\u00e9tranger (du non-am\u00e9ricaniste) qui \u00e9tait moins de mise, jusqu&rsquo;\u00e0 faire parfois soup\u00e7onner certains grands chefs US en poste \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger de s&rsquo;\u00e9loigner de la ligne du Parti. (Ce soup\u00e7on \u00e9tait le cas particuli\u00e8rement pour la fonction de SACEUR, ou commandant en chef supr\u00eame en Europe. Ce fut le cas du g\u00e9n\u00e9ral Haig dans les ann\u00e9es 1970, soup\u00e7onn\u00e9 d&rsquo;avoir un esprit de pro-consul et de comprendre un peu trop bien les int\u00e9r\u00eats des alli\u00e9s europ\u00e9ens au sein de l&rsquo;OTAN, parfois aux d\u00e9pens des int\u00e9r\u00eats US compris au premier degr\u00e9. M\u00eame en 1999 encore, le g\u00e9n\u00e9ral Clark, qui commandait l&rsquo;OTAN durant la guerre du Kosovo, avait des relations ex\u00e9crables avec le Pentagone, qui l&rsquo;accusait ouvertement de trop c\u00e9der aux pressions alli\u00e9es dans la conduite de la guerre, notamment aux pressions des Fran\u00e7ais.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa fin de la guerre froide amena \u00e9videmment des changements fondamentaux. En quelques ann\u00e9es, et de fa\u00e7on acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e depuis 1999-2001 (Kosovo et attaque 9\/11), les USA ont retrouv\u00e9 la structure, la vision et les ambitions de la politique ext\u00e9rieure de l&rsquo;\u00e9poque d&rsquo;avant 1941. Le probl\u00e8me (?) est qu&rsquo;entretemps ils se sont engag\u00e9s globalement et effectivement d&rsquo;une fa\u00e7on extraordinairement importante et ambitieuse, notamment sous la pouss\u00e9e d&rsquo;une bureaucratie militaire et d&rsquo;un complexe militaro-industriel tout-puissant. En retrouvant l&rsquo;ancienne forme et l&rsquo;ancienne vision conceptuelle de la politique ext\u00e9rieure (guillemets n\u00e9cessaires), ils se sont retrouv\u00e9s avec un espace exigeant n\u00e9cessairement une politique ext\u00e9rieure et une diplomatie ambitieuse et de grands moyens, alors qu&rsquo;ils abandonnaient cette forme de politique ext\u00e9rieure et cette forme de diplomatie. (\u00ab<em>None of this would matter if the United States had a less ambitious foreign policy. But instead, we&rsquo;re trying to be the indispensable power on the cheap<\/em>\u00bb)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe r\u00e9sultat est que les militaires ont r\u00e9cup\u00e9r\u00e9 cette mission, et l&rsquo;\u00e9tat d&rsquo;esprit militariste de la projection de puissance comme essence m\u00eame de la politique ext\u00e9rieure s&rsquo;est \u00e0 nouveau impos\u00e9. Ce d\u00e9s\u00e9quilibre entre les conceptions et les r\u00e9alit\u00e9s, entre la forme des probl\u00e8mes et la forme des moyens pour les r\u00e9soudre, entre la n\u00e9cessit\u00e9 des principes pour r\u00e9aliser une politique et l&rsquo;ignorance sinon la haine des principes dans leur n\u00e9cessit\u00e9 structurelle, etc., c&rsquo;est-\u00e0-dire un d\u00e9s\u00e9quilibre constant et en toutes choses a pulv\u00e9ris\u00e9 la maigre structure civilis\u00e9e de la politique ext\u00e9rieure US \u00e9labor\u00e9e durant la guerre froide. Cette politique est ainsi d\u00e9sormais tenue dans un \u00e9tat constant et paradoxalement structurel de d\u00e9structuration, qui nourrit une dynamique constante de dissolution de toutes les tentatives et initiatives constructives ou de r\u00e9g\u00e9n\u00e9ration ; ainsi cette politique est-elle incapable de se r\u00e9former (\u00ab<em>fresh thinking and renewed energy<\/em>\u00bb) et de changer d&rsquo;orientation ; ainsi est-elle constamment r\u00e9duite et entretenue dans un \u00e9tat de brutalit\u00e9, d&rsquo;incoh\u00e9rence et de paralysie \u00e0 la fois, et d&rsquo;une fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9ral dans l&rsquo;\u00e9tat de stupidit\u00e9 qu&rsquo;on lui reconna\u00eet actuellement.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tEntretemps, depuis la fin de la guerre froide et les deux \u00e9poques de crise de 1999-2001 et de 2008, l&rsquo;\u00e9volution du Syst\u00e8me dans sa capacit\u00e9 de surpuissance imposant une <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-glossairedde_la_politique-syst_me__17_11_2012.html\" class=\"gen\">politique-Syst\u00e8me<\/a> a eu lieu, avec plusieurs autres cons\u00e9quences renfor\u00e7ant la situation telle qu&rsquo;elle avait \u00e9volu\u00e9, notamment la m\u00e9diocrit\u00e9 grandissante des capacit\u00e9s diplomatiques des chefs de la diplomatie (au profit de la communication, plus ou moins bien mani\u00e9e) et la formation du bloc BAO conduisant \u00e0 la g\u00e9n\u00e9ralisation et \u00e0 l&rsquo;homog\u00e9n\u00e9isation de cette politique et de sa situation d&rsquo;extr\u00eame stupidit\u00e9. La politique ext\u00e9rieure US a ainsi atteint son \u00e9tat de n\u00e9antisation absolue, avec la dissolution de cette politique s&rsquo;installant dans l&rsquo;\u00e9tat heureux par inexistence de l&rsquo;entropisation.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tMis en ligne le 7 mars 2013 \u00e0 04H15<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La diplomatie US et la doctrine de la stupidit\u00e9 Stephen M. Walt, universitaire et co-auteur du fameux rapport sur le lobby isra\u00e9lien AIPAC et son influence sur la politique ext\u00e9rieure des USA, a-t-il \u00e0 l&rsquo;esprit la d\u00e9sormais fameuse remarque de John Kerry sur le droit am\u00e9ricain d&rsquo;\u00eatre stupide ? (Le mot de Kerry, bien qu&rsquo;il&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[2],"tags":[2631,3907,10119,11929,5131,6379,3106,2645,1242,855,8118,11994,4608,4607,4102,8166,8550,3014,3121],"class_list":["post-74876","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-bloc-notes","tag-de","tag-destructuration","tag-dissolution","tag-entropisation","tag-exceptionnalisme","tag-exterieure","tag-froide","tag-guerre","tag-isolationnisme","tag-kerry","tag-lamericanisme","tag-neantisation","tag-paralysie","tag-politique","tag-politique-systeme","tag-stephen","tag-stupidite","tag-systeme","tag-walt"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/74876","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=74876"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/74876\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=74876"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=74876"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=74876"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}