{"id":74884,"date":"2013-03-12T17:06:55","date_gmt":"2013-03-12T17:06:55","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2013\/03\/12\/le-1914-du-dirigeant-europeen-type\/"},"modified":"2013-03-12T17:06:55","modified_gmt":"2013-03-12T17:06:55","slug":"le-1914-du-dirigeant-europeen-type","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2013\/03\/12\/le-1914-du-dirigeant-europeen-type\/","title":{"rendered":"Le 1914 du dirigeant europ\u00e9en type"},"content":{"rendered":"<p><h3 class=\"titrebloc\">Le 1914 du dirigeant europ\u00e9en type<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tLe fait de ce que nous nommons tournant de crise (voir le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-tournant_de_crise_11_03_2013.html\" class=\"gen\">11 mars 2013<\/a>), en r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 divers \u00e9v\u00e9nements europ\u00e9ens, notamment en Italie (voir le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-la_trag_die_de_la_tension_09_03_2013.html\" class=\"gen\">9 mars 2013<\/a>), ou \u00e0 des analyses comme celle de George Friedman (voir le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-europe_unemployment_and_instability_11_03_2013.html\" class=\"gen\">11 mars 2013<\/a>), constitue un puissant \u00e9l\u00e9ment amenant chez les dirigeants europ\u00e9ens un trouble profond, et des jugements \u00e0 mesure. C&rsquo;est le cas du Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, ancien pr\u00e9sident de l&rsquo;Eurogroupe et Premier ministre dans son pays, dans une interview au <em>Spiegel<\/em>, dont <em>EUObserver<\/em> donne une analyse succincte le <a href=\"http:\/\/euobserver.com\/political\/119344\" class=\"gen\">11 mars 2013<\/a>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLes r\u00e9actions de Juncker sont typiques de la psychologie des dirigeants europ\u00e9ens, de leur culture, de leur perception de l&rsquo;histoire, dans le chef d&rsquo;une orientation compl\u00e8tement d\u00e9form\u00e9e de la psychologie. La principale trouvaille de cette interview est que Juncker, tr\u00e8s inquiet de la situation, d\u00e9couvre que les d\u00e9mons dormants de la guerre peuvent \u00e0 tout moment se r\u00e9veiller en Europe. Il consid\u00e8re que cette situation de 2013 ressemble \u00e0 s&rsquo;y m\u00e9prendre \u00e0 celle de 1913, ainsi 2013 avant 2014 comme 1913 se pla\u00e7ait assez logiquement avant 1914  On conna\u00eet la suite et l&rsquo;on comprend l&rsquo;analogie, fortement marqu\u00e9e \u00e0 la fois d&rsquo;un symbolisme assez primaire et de ce qui serait presque un brin de superstition. (D&rsquo;ailleurs, on notera que Juncker n&rsquo;est pas le seul \u00e0 penser de la sorte. Il est en bonne compagnie : <em>Sister<\/em> Sorcha Faal suit aussi cette perspective [voir le <a href=\"http:\/\/www.whatdoesitmean.com\/index1663.htm\" class=\"gen\">4 mars 2013<\/a>].)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>For my generation the common currency always meant politics of peace. Today I am to some extent saddened to see that too many in Europe are again lost in petty national thought processes, the Luxembourg Prime Minister said in an interview with Der Spiegel published on Monday (11 March). He criticised German politicians who attacked Greece when the crisis started and left deep wounds in the southern country. I was equally shocked by the banners in Athens protests depicting Chancellor Merkel in a Nazi uniform. Suddenly these resentments reappeared, that we had thought were long gone. The Italian election campaign was also excessively hostile against Germany and therefore anti-European.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Those who think that the question of war can never be raised in Europe any more may be massively wrong. The demons are not gone, they are only sleeping, as the wars in Bosnia and Kosovo have shown. I am astounded to what extent the European situation today is similar to 100 years ago, Juncker said, in reference to 1913, the year before the first world war broke out. There are striking parallels to 1913 in respect to carelessness. Many in Europe back then thought a war could never happen again. The big powers on the continent were economically so closely intertwined that there was a widespread belief they could simply not afford a military conflict. Especially in northern and western Europe there was a deep complacency stemming from the idea that peace was forever granted.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>But still Juncker insisted that governments need to stick with unpopular austerity measure that are driving people to the streets in protest. You cannot adopt wrong policies just because you&rsquo;re afraid of not being re-elected. Those in government must take responsibility for their country and for Europe as a whole.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCes quelques extraits des consid\u00e9rations d&rsquo;un dirigeant europ\u00e9en d&rsquo;une r\u00e9elle importance (avec la pr\u00e9sidence de l&rsquo;Eurogroupe pendant un temps assez long, en plus de sa fonction de Premier ministre) illustrent parfaitement, selon nous, l&rsquo;esp\u00e8ce de dysfonctionnement intellectuel syst\u00e9matique qui affecte cette cat\u00e9gorie de dirigeants-Syst\u00e8me. On y trouve, sous l&#8217;empire d&rsquo;une psychologie compl\u00e8tement d\u00e9form\u00e9e par l&rsquo;\u00e9puisement de leur fonction-Syst\u00e8me, justement l&rsquo;ignorance compl\u00e8te du facteur psychologique, en m\u00eame temps qu&rsquo;une culture historique tellement r\u00e9duite aux seuls sch\u00e9mas \u00e9conomistes, et bien entendu anglo-saxons, qu&rsquo;elle en devient inculture presque parfaite. Voici  quelques remarques plus substantiv\u00e9es dans ce sens.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t La pr\u00e9sentation de l&rsquo;ann\u00e9e 2013 comme \u00e9quivalent \u00e0 l&rsquo;ann\u00e9e 1913 parce qu&rsquo;en 1913 on pensait que la guerre n&rsquo;aurait jamais plus lieu \u00e0 cause des aspects \u00e9conomiques d\u00e9velopp\u00e9s par l&rsquo;habituel \u00e9pouvantail de la globalisation et des interconnexions \u00e9conomiques (th\u00e8me tr\u00e8s \u00e0 la mode anglo-saxonne dans l&rsquo;analyse de la situation du d\u00e9but du XX\u00e8me si\u00e8cle) est compl\u00e8tement d\u00e9mentie par une appr\u00e9ciation culturelle et psychologique de la situation. Nous avons analys\u00e9 \u00e0 diverses reprises l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement fondamental de la Grande Guerre, et nous avons notamment regroup\u00e9, le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-de_la_grande_guerre_09_08_2012.html\" class=\"gen\">9 ao\u00fbt 2012<\/a>, des extraits de divers textes o\u00f9 nous abordons cette question fameuse de l&rsquo;origine de la Grande Guerre en \u00e9cartant compl\u00e8tement cette approche (type personne ne pensait la guerre possible et la situation rendait la guerre improbable sinon impossible). Les documents abondent \u00e0 cet \u00e9gard, qui montrent non pas la possibilit\u00e9 de la guerre, mais une perception beaucoup plus fondamentale du caract\u00e8re in\u00e9luctable d&rsquo;un conflit \u00e0 venir, comme une sorte de fatalit\u00e9 qui correspondait selon nous \u00e0 un moment-clef du destin du Syst\u00e8me. Dans les textes cit\u00e9s, on trouve notamment ces deux extraits<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>En 1933, l&rsquo;excellent Jules Isaac (des fameux livres scolaires Malet et Isaac) consacra une \u00e9tude d\u00e9taill\u00e9e aux origines de la guerre. Il \u00e9crivit, parce que l&rsquo;historien \u00e9tait aussi t\u00e9moin, et m\u00eame acteur, et que, retour de la guerre, il devait cela \u00e0 son ami Albert Malet, tomb\u00e9 en Artois en 1915. Quand le nuage creva en 1914, quel \u00e9tait le sentiment dominant parmi nous [en France] ? La soif de revanche, le d\u00e9sir longtemps contenu de reprendre l&rsquo;Alsace-Lorraine ? Tout simplement, h\u00e9las, l&rsquo;impatience d&rsquo;en finir, l&rsquo;acceptation de la guerre (quelle na\u00efvet\u00e9 et quels remords !) pour avoir la paix. L&rsquo;historien qui \u00e9tudie les origines de la guerre ne peut n\u00e9gliger ce c\u00f4t\u00e9 psychologique du probl\u00e8me. S&rsquo;il l&rsquo;examine de pr\u00e8s, objectivement, il doit reconna\u00eetre que, depuis 1905 (\u00e0 tort ou \u00e0 raison), on a pu croire en France que le sabre de Guillaume II \u00e9tait une \u00e9p\u00e9e de Damocl\u00e8s.<\/em>\u00bb []<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Il nous semble que cet extrait d&rsquo;une lettre d&rsquo;un Allemand \u00e0 un Allemand, de Rathenau retour d&rsquo;Angleterre apr\u00e8s une visite de plusieurs capitales europ\u00e9ennes, adress\u00e9e au prince von B\u00fclow, sonne comme une description climatique&rsquo; qui est comme une r\u00e9ponse \u00e0 Jules Isaac : Il y a un autre facteur important, auquel en Allemagne nous ne pr\u00eatons pas toujours attention : c&rsquo;est l&rsquo;impression que fait l&rsquo;Allemagne vue du dehors ; on jette le regard sur cette<\/em> <strong><em>chaudi\u00e8re europ\u00e9enne<\/em><\/strong> <em>(c&rsquo;est moi qui souligne<\/em> [\u00e9crit von Bulow, en commentaire de la lettre de Rathenau]<em>), on y voit, entour\u00e9e de nations qui ne bougent plus, un peuple toujours au travail et capable d&rsquo;une \u00e9norme expansion physique ; huit cent mille Allemands de plus chaque ann\u00e9e ; \u00e0 chaque lustre, un accroissement presque \u00e9gal \u00e0 la population des pays scandinaves ou de la Suisse ; et l&rsquo;on se demande combien de temps la France, o\u00f9 se fait le vide, pourra r\u00e9sister \u00e0 la pression atmosph\u00e9rique de cette population.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Il s&rsquo;agit ainsi de relever la compl\u00e8te m\u00e9connaissance des v\u00e9ritables facteurs qui conduisent \u00e0 des guerres de la dimension de la Grande Guerre, dans le chef de la dynamique psychologique des peuples et des tensions culturelles fondamentales. Juncker parle comme si les dirigeants politiques, notamment europ\u00e9ens, dirigeaient encore quelque chose, puisque son avertissement va aux dirigeants europ\u00e9ens qui appliquent une politique d&rsquo;une exceptionnelle rigueur et, constatant les r\u00e9sultats des m\u00e9contentements populaires, tendent \u00e0 en rejeter la responsabilit\u00e9 sur des facteurs ext\u00e9rieurs, faisant ainsi na\u00eetre des conceptions compl\u00e8tement erron\u00e9es sur des possibilit\u00e9s de conflits entre eux. Aujourd&rsquo;hui, plus que jamais dans l&rsquo;Histoire et d&rsquo;une fa\u00e7on presque surr\u00e9aliste dans son aspect d&rsquo;inversion, les dirigeants politiques ne dirigent plus rien ; ils exhalent leur d\u00e9sarroi devant les r\u00e9sultats d&rsquo;une action qu&rsquo;ils croient parfois concevoir et initier et qui leur est dict\u00e9e par d&rsquo;autres forces, et ce d\u00e9sarroi sous la forme de rappels historiques d&rsquo;une rare pauvret\u00e9 d&rsquo;une Histoire qu&rsquo;ils interpr\u00e8tent selon leurs conceptions actuelles et leurs perceptions courantes. Il est difficile d&rsquo;encha\u00eener autant d&rsquo;erreurs dans une seule d\u00e9marche intellectuelle ; ils y arrivent pourtant.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Assez curieusement, \u00e0 notre sens, l&rsquo;intention dramatique de Juncker de rappeler 1913 par rapport \u00e0 1914, pour sembler faire montre d&rsquo;une certaine responsabilit\u00e9 du jugement, est si trompeuse et inappropri\u00e9e qu&rsquo;elle conduit tout droit \u00e0 l&rsquo;irresponsabilit\u00e9 du jugement Aujourd&rsquo;hui, le sentiment g\u00e9n\u00e9ral se pr\u00e9occupe effectivement assez peu d&rsquo;un conflit comme celui de 1914, parce que les tensions ne vont absolument pas dans ce sens (une nation\/un groupe de nations contre une nation\/un groupe de nations), ni dans le sens technique d&rsquo;une guerre de cette sorte qui est l&rsquo;expression sp\u00e9cifique d&rsquo;une \u00e9poque par rapport \u00e0 la crise de la modernit\u00e9. Le sentiment g\u00e9n\u00e9ral, qui per\u00e7oit justement (avec justesse) les directions politiques comme compl\u00e8tement phagocyt\u00e9es par les lois du Syst\u00e8me, va dans le sens d&rsquo;une r\u00e9volte g\u00e9n\u00e9rale contre ces dirigeants et ce Syst\u00e8me. Le jugement personne ne songe \u00e0 la guerre mais la guerre est tr\u00e8s possible devient alors compl\u00e8tement dysfonctionnel et absurde : personne ne songe \u00e0 la guerre parce que tout le monde songe \u00e0 quelque chose de beaucoup plus grave, qui est de plus en plus la mise en cause d&rsquo;une civilisation qui est devenue une contre-civilisation, cette mise en cause pouvant \u00e9ventuellement englober une guerre, certes, mais se situant dans l&rsquo;esprit de la chose bien au-del\u00e0 puisque qu&rsquo;elle concerne l&rsquo;effondrement d&rsquo;un Syst\u00e8me et d&rsquo;une civilisation <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Et le dirigeant qui livre ces platitudes faussaires sur la r\u00e9f\u00e9rence 1913-1914 poursuit son discours en ajoutant vertueusement qu&rsquo;il faut bien entendu poursuivre l&rsquo;acte qui sert pr\u00e9cis\u00e9ment \u00e0 la fois de r\u00e9v\u00e9lateur et de d\u00e9tonateur \u00e0 cette mise en cause du Syst\u00e8me et de la civilisation (\u00bb<em>But still Juncker insisted that governments need to stick with unpopular austerity measure that are driving people to the streets in protest<\/em>\u00bb). Un tel dysfonctionnement intellectuel, une telle absence de la consid\u00e9ration du rapport de cause \u00e0 effet, une telle ignorance des facteurs psychologiques et culturels, un tel m\u00e9pris pour le fondement m\u00e9tahistorique de toute exp\u00e9rience r\u00e9elle, sont remarquables par leur unicit\u00e9 faussaire. Cette attitude constitue rien de moins qu&rsquo;une justification intellectuelle de plus, voire m\u00eame l&rsquo;essentielle justification de cette r\u00e9volte g\u00e9n\u00e9rale contre ces dirigeants, celle-l\u00e0 que ces dirigeants voudraient tant transformer en une interpr\u00e9tation au go\u00fbt du jour d&rsquo;un conflit pass\u00e9 pour pouvoir mieux mettre en \u00e9vidence combien leur formule actuelle de gouvernement du monde (de l&rsquo;Europe) reste vertueuse et juste. Un tel acharnement pour brandir leur vertu et affirmer leur justesse montre une divination inconsciente de leur responsabilit\u00e9 fondamentale dans ce qu&rsquo;ils d\u00e9noncent comme un terrible danger, et qui l&rsquo;est effectivement m\u00eame travesti en une resuc\u00e9e de la Grande Guerre. Cela conduit \u00e0 conclure, analogie historique faussaire mise \u00e0 part, qu&rsquo;un sentiment obscur et inconscient les am\u00e8ne \u00e0 se douter de quelque chose, autant \u00e0 propos de leur culpabilit\u00e9 que de leur vuln\u00e9rabilit\u00e9, et des cons\u00e9quences&#8230; <\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tMis en ligne le 12 mars 2013 \u00e0 17H02<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le 1914 du dirigeant europ\u00e9en type Le fait de ce que nous nommons tournant de crise (voir le 11 mars 2013), en r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 divers \u00e9v\u00e9nements europ\u00e9ens, notamment en Italie (voir le 9 mars 2013), ou \u00e0 des analyses comme celle de George Friedman (voir le 11 mars 2013), constitue un puissant \u00e9l\u00e9ment amenant chez&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","footnotes":""},"categories":[2],"tags":[3761,9129,2631,8854,398,12005,2632,2891,2645,12006,3442,4614,2622,8855,3856,11956,3014],"class_list":["post-74884","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-bloc-notes","tag-3761","tag-austerite","tag-de","tag-dechainement","tag-europe","tag-faal","tag-globalisation","tag-grande","tag-guerre","tag-indigne","tag-italie","tag-juncker","tag-la","tag-matiere","tag-revolte","tag-sorcha","tag-systeme"],"jetpack_featured_media_url":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/74884","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=74884"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/74884\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=74884"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=74884"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=74884"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}