{"id":74887,"date":"2013-03-15T06:24:08","date_gmt":"2013-03-15T06:24:08","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2013\/03\/15\/la-psychologie-us-contre-son-gouvernement\/"},"modified":"2013-03-15T06:24:08","modified_gmt":"2013-03-15T06:24:08","slug":"la-psychologie-us-contre-son-gouvernement","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2013\/03\/15\/la-psychologie-us-contre-son-gouvernement\/","title":{"rendered":"La psychologie US contre son gouvernement"},"content":{"rendered":"<p><h3 class=\"titrebloc\">La psychologie US contre son gouvernement<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;institut PEW Research publie les r\u00e9sultats de ses sondages annuels sur l&rsquo;attitude des citoyens am\u00e9ricains vis-\u00e0-vis de leur gouvernement central (f\u00e9d\u00e9ral), sous la pr\u00e9sidence du d\u00e9mocrate Obama, ainsi que vis-\u00e0-vis de nombreuses autres autorit\u00e9s. Il agr\u00e9mente le r\u00e9sultat de ses enqu\u00eate de r\u00e9sultats comparatifs divers, dans les ann\u00e9es et d\u00e9cennies pass\u00e9es. (Voir le <a href=\"http:\/\/www.pewresearch.org\/2013\/03\/09\/views-of-government-key-data-points\/\" class=\"gen\">9 mars 2013<\/a> pour les divers r\u00e9sultats.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tAinsi peut-on prendre connaissance d&rsquo;un graphique qui indique les grandes tendance dans la confiance du citoyen US pour le gouvernement central depuis les ann\u00e9es 1950. (Il s&rsquo;agit de chiffres annuels d\u00e9termin\u00e9s \u00e0 partir d&rsquo;une moyenne des grands sondages effectu\u00e9s sur un \u00e9chantillonnage d&rsquo;institut.) Pour mesurer l&rsquo;\u00e9volution vertigineuse en un peu plus d&rsquo;un demi si\u00e8cle, on observera que cet indice de la confiance moyenne du citoyen pour le gouvernement se situait durant la p\u00e9riode de la pr\u00e9sidence Eisenhower (\u00e0 partir de 1956, premi\u00e8res enqu\u00eates effectu\u00e9es) jusqu&rsquo;\u00e0 la mort de Kennedy, au-dessus de 70%,  entre 73% en 1956 et 79% en 1963, \u00e0 la mort de Kennedy. La p\u00e9riode actuelle est <strong>\u00e9videmment<\/strong> la plus basse de toute l&rsquo;histoire de cette courbe : depuis 2006 et toujours aujourd&rsquo;hui, le niveau moyen de confiance du citoyen US s&rsquo;est situ\u00e9 largement en-dessous de 30%,  pr\u00e9cis\u00e9ment entre les deux extr\u00eames de 18% et 26%, avec des variations sans signification de dur\u00e9e. (Vue la dur\u00e9e du ph\u00e9nom\u00e8ne, on peut avancer que cette impopularit\u00e9 catastrophique actuelle du gouvernement est devenue structurelle.)La dynamique g\u00e9n\u00e9rale est bien entendu celle d&rsquo;une chute continue de la confiance, avec divers accidents, redressements temporaires et partiels, etc., n&rsquo;affectant pas la tendance g\u00e9n\u00e9rale.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t De la mort de Kennedy (1963) \u00e0 la fin de l&rsquo;administration Carter, la chute est continue, des 79% mentionn\u00e9s \u00e0 l&rsquo;extr\u00eame 28%\/30% durant la p\u00e9riode de crise interne du gouvernement de la fin de l&rsquo;administration Carter.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Depuis Carter, il y a eu deux rebonds notables : l&rsquo;administration Reagan (1981-1989), culminant \u00e0 un peu plus de 40% dans les ann\u00e9es 1986-1988 ; l&rsquo;administration Clinton, surtout dans son second mandat, exactement entre 1994 et 2000, mais n&rsquo;atteignant jamais les 40% de confiance. Il y a eu \u00e9galement deux accidents notables, ayant entra\u00een\u00e9 un pic tr\u00e8s rapide de popularit\u00e9 et une chute aussi rapide : la victoire dans la premi\u00e8re guerre du Golfe (on passe en un an de 32% \u00e0 pr\u00e8s de 45%, et on retombe au point le plus bas de la p\u00e9riode, autour de 25%, en un an) et l&rsquo;attaque du 11 septembre 2001 (on atteint 55% en 2001 et on est d\u00e9j\u00e0 retomb\u00e9 \u00e0 36% en 2004 pour se stabiliser en-dessous des 30%, autour des 25%, \u00e0 partir de 2006). La diff\u00e9rence entre ces deux accidents (bond de la popularit\u00e9-chute de la popularit\u00e9) est que l&rsquo;\u00e9pisode de 1991-1992 n&#8217;emp\u00eache par le redressement tr\u00e8s vite (1994) avec Clinton, largement au-dessus de 30%, tandis que l&rsquo;\u00e9pisode 9\/11, lui, ouvre vraiment une nouvelle \u00e9poque qui \u00e9tablit une sorte de stabilit\u00e9 dans la dissolution continue de la popularit\u00e9 du gouvernement. Le mythe de la capacit\u00e9 d&rsquo;influence du pr\u00e9sident se dissout \u00e9galement. Nous sommes install\u00e9s dans une situation structurelle d&rsquo;hostilit\u00e9 au gouvernement central. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Avant l&rsquo;\u00e9poque actuelle, il y a eu deux tr\u00e8s fortes p\u00e9riodes de d\u00e9pression psychologique du citoyen par rapport \u00e0 son gouvernement : la chute continuelle depuis la mort de Kennedy, dramatis\u00e9e par la pr\u00e9sidence Carter succ\u00e9dant \u00e0 la d\u00e9mission de Nixon et au Watergate ; la chute brutale, moins compr\u00e9hensible directement que la pr\u00e9c\u00e9dente, durant la pr\u00e9sidence G.H. Bush (p\u00e8re) jusqu&rsquo;en 1992 et la premi\u00e8re partie de la pr\u00e9sidence Clinton. (Cet \u00e9pisode, particuli\u00e8rement r\u00e9v\u00e9lateur des premiers signes d&rsquo;une r\u00e9elle crise psychologique, puisque sans cause ext\u00e9rieure cat\u00e9gorique [l&rsquo;Am\u00e9rique sortit au printemps 1991 d&rsquo;une r\u00e9cession commenc\u00e9e en 1988, beaucoup moins s\u00e9v\u00e8re que celle du d\u00e9but de la pr\u00e9sidence Reagan]. Le ph\u00e9nom\u00e8ne de cette p\u00e9riode est tr\u00e8s rarement mentionn\u00e9 alors qu&rsquo;il est pour nous fondamental : voir notamment sur ce site, le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-d_atlanta-1996_new_orleans-2005_02_09_2005.html\" class=\"gen\">2 septembre 2005<\/a>.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t L&rsquo;actuelle d\u00e9faveur du public pour le gouvernement central touche tous les domaines de ce gouvernement, dans une mesure jamais vue jusqu&rsquo;ici. Un cas tr\u00e8s important et particuli\u00e8rement convaincant est celui du Congr\u00e8s, dont la popularit\u00e9 s&rsquo;est effondr\u00e9e durant les dix derni\u00e8res ann\u00e9es, avec, de fa\u00e7on encore plus significative, une acc\u00e9l\u00e9ration remarquable de cet effondrement depuis 2009 correspondant \u00e0 la mise en lumi\u00e8re de la corruption, de l&rsquo;impuissance, de la paralysie de ce centre du pouvoir \u00ab<em>Opinions about Congress remain very negative, according to our Jan. 2013 survey:  just 23% offer a favorable opinion while 68% express an unfavorable view. In 2009, 50% of the public regarded Congress favorably and, between 1985 and 2005, Congress was viewed more favorably than unfavorably.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Un autre point parmi ces nombreux sondages et enqu\u00eates du PEW Research Center, est la mise \u00e0 jour d&rsquo;une attitude nouvelle, extr\u00eamement soup\u00e7onneuse et hostile des citoyens US vis-\u00e0-vis du gouvernement. Cet aspect est mis en \u00e9vidence par Paul Joseph Watson dans <em>Infowars.com<\/em> le <a href=\"http:\/\/www.infowars.com\/most-americans-see-government-as-threat-to-rights-for-first-time\/\" class=\"gen\">13 mars 2013<\/a> : pour la premi\u00e8re fois dans ces enqu\u00eates de PEW Research Center, il ressort qu&rsquo;une majorit\u00e9 de citoyens juge que le gouvernement f\u00e9d\u00e9ral constitue une menace contre leurs droits civiques et leur libert\u00e9 (53% pensent dans ce sens, 43% ne pensent pas dans ce sens, le reste sans opinion). Watson rel\u00e8ve d&rsquo;autres r\u00e9sultats allant dans le m\u00eame sens g\u00e9n\u00e9ral qu&rsquo;on signale ici, et affectant \u00e9galement le sentiment et l&rsquo;attitude du citoyen US vis-\u00e0-vis du gouvernement et du pouvoir en g\u00e9n\u00e9ral.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>A total of 53% of Americans view the government as a threat to their personal rights and freedoms, with 43% not believing it poses a threat and 4 don&rsquo;t knows. The poll also found, Only 26% saying they can trust government always or most of the time, while 73% say they can trust the government only some of the time or never. Majorities across all partisan and demographic groups express little or no trust in government. Just 20% of of whites trust the federal government while a mere 26% of Americans across the board view Congress favorably<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>The poll arrives in the aftermath of a separate Rasmussen survey that found just 6 per cent of Americans now rate the mainstream news media as very trustworthy.<\/em> [] <em>In 2011, pollster Pat Caddell warned that Americans were pre-revolutionary after a survey found that just 17 per cent of Americans believed that the U.S. government had the consent of the governed, an all time low<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl nous appara\u00eet \u00e9vident que ces r\u00e9sultats, portant sur l&rsquo;opinion des citoyens US sur leur direction politique ne constitue pas un facteur d\u00e9tach\u00e9 de la situation de cette direction, mais un t\u00e9moignage direct et int\u00e9ress\u00e9 de l&rsquo;\u00e9tat de cette direction. Les tendances sont assez fortes pour \u00eatre consid\u00e9r\u00e9es comme une expression de cela, et le syst\u00e8me de la communication assez puissant aux USA pour \u00e9tablir un lien de cause \u00e0 effet entre cette opinion  d&rsquo;une part, l&rsquo;\u00e9tat et le comportement du pouvoir d&rsquo;autre part. Le sentiment et le jugement de l&rsquo;opinion publique sur la direction \u00e0 la fois refl\u00e8te l&rsquo;\u00e9tat de cette direction, \u00e0 la fois p\u00e8se sur elle pour accentuer les tendances mises \u00e0 jour. La psychologie joue un r\u00f4le fondamental \u00e0 cet \u00e9gard, et il existe, de plus en plus fortement, de plus en plus agressivement, une rupture psychologique antagoniste explosive entre l&rsquo;opinion publique et la direction.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPour l&rsquo;imm\u00e9diat, on observera que la situation actuelle fait liti\u00e8re des \u00e9valuations ou des affirmations faites au moment de la r\u00e9\u00e9lection d&rsquo;Obama, et pr\u00e9sentant cet \u00e9v\u00e9nement comme un grand succ\u00e8s politique, cela conduisant certains \u00e0 penser que le deuxi\u00e8me terme d&rsquo;Obama pourrait \u00eatre novateur et audacieux. On voit ce qu&rsquo;il en est, au travers d&rsquo;une situation statistique qui se traduit par un climat g\u00e9n\u00e9ral qui est clairement d\u00e9favorable au pr\u00e9sident dans son second terme. Il est \u00e9galement \u00e9vident que nombre de dirigeants \u00e9trangers qui attendaient des incurvations politiques int\u00e9ressantes avec le deuxi\u00e8me mandat d&rsquo;Obama r\u00e9alisent cette situation et modifient leur attitude. C&rsquo;est le cas de la direction iranienne, qui a cru pendant quelques mois, avant et pendant la r\u00e9\u00e9lection, qu&rsquo;elle pourrait arriver \u00e0 des perspectives nouvelles avec le mandat BHO-II (des rumeurs insistantes d&rsquo;accord USA-Iran sur le point de se faire ont circul\u00e9 \u00e0 la fin 2012), et qui est revenue sur ce sentiment. La deuxi\u00e8me victoire d&rsquo;Obama, compte tenu de l&rsquo;apport des minorit\u00e9s (les noirs et les hispaniques comme il est \u00e9galement relev\u00e9) qui ont vot\u00e9 dans ce sens parce que le pr\u00e9sident est africain-am\u00e9ricain, appara\u00eet suffisamment trompeuse, d\u00e9s\u00e9quilibr\u00e9e et \u00e9triqu\u00e9e, pour confirmer dans l&rsquo;id\u00e9e que la paralysie agressive et obstructive ex\u00e9cutif-l\u00e9gislatif qui a marqu\u00e9 la vie politique US depuis le d\u00e9but 2010 ne va faire que cro\u00eetre et embellir et s&rsquo;installer comme un caract\u00e8re institutionnel du gouvernement des \u00c9tats-Unis. D&rsquo;o\u00f9 l&rsquo;analyse modifi\u00e9e des Iraniens, qui savent par ailleurs que le Congr\u00e8s est compl\u00e8tement encalmin\u00e9 dans une agressivit\u00e9 totalement incontr\u00f4lable contre l&rsquo;Iran et qui n&rsquo;esp\u00e8rent plus aucune avanc\u00e9e significative avec les USA. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tSi l&rsquo;on consid\u00e8re ces divers r\u00e9sultats d&rsquo;une fa\u00e7on plus large, notamment sur le terme long o\u00f9 nous les avons envisag\u00e9s d&rsquo;abord et tout en observant qu&rsquo;ils n&rsquo;apportent pas vraiment de surprise par rapport \u00e0 notre jugement g\u00e9n\u00e9ral courant, l&rsquo;on admettra qu&rsquo;ils permettent de substantiver presque scientifiquement des sentiments et des hypoth\u00e8ses souvent d\u00e9velopp\u00e9s depuis quelques ann\u00e9es. Ce qui est remarquable selon notre appr\u00e9ciation et par rapport \u00e0 ce qui est per\u00e7u d&rsquo;une fa\u00e7on courante et, dirions-nous, presque traditionnelle selon l&rsquo;image qu&rsquo;on se fait de la puissance US, c&rsquo;est la perte compl\u00e8te d&rsquo;influence du pr\u00e9sident depuis le 11 septembre, avec la paralysie grandissante du pouvoir qui s&rsquo;ensuit, jusqu&rsquo;\u00e0 la situation actuelle de paralysie, et l&rsquo;encalminage g\u00e9n\u00e9ral dans des politiques extr\u00e9mistes, agressives, d\u00e9clamatoires, et sans le moindre but coh\u00e9rent. Cette situation est en effet absolument favorable \u00e0 la d\u00e9structuration du pouvoir entre les centres divers de pouvoir que sont les minist\u00e8res, les agences, les bureaucraties, les groupes d&rsquo;int\u00e9r\u00eat, les lobbies, les influences priv\u00e9es et \u00e9trang\u00e8res, etc., ce qui prive la politique US de toute coh\u00e9rence et de toute possibilit\u00e9 d&rsquo;int\u00e9gration et favorise des tendances syst\u00e9miques \u00e9chappant au contr\u00f4le humain.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tC&rsquo;est effectivement sur ce dernier point que nous voulons insister. D&rsquo;une fa\u00e7on plus large, et qui d\u00e9passe \u00e9videmment le seul domaine de la politique et m\u00eame de la question de la direction politique, il appara\u00eet bien dans ces r\u00e9sultats sur le long terme que la conduite de la politique dans son orientation et dans ses buts, justement, a \u00e9chapp\u00e9 \u00e0 ceux qui sont cens\u00e9s l&rsquo;\u00e9laborer et la conduire,  en un mot, au facteur humain. La chose est \u00e9vidente par rapport aux \u00e9v\u00e9nements, avec cette perte d&rsquo;influence du pr\u00e9sident manifeste depuis le 9\/11, pour les deux pr\u00e9sidents Bush et Obama qui sont condamn\u00e9s \u00e0 suivre une politique qui les d\u00e9passe et ne les consulte m\u00eame plus M\u00eame la vision critique classique d&rsquo;une politique US conduite d&rsquo;une fa\u00e7on cynique pour les int\u00e9r\u00eats des USA n&rsquo;est plus justifi\u00e9e. Cette brutale situation d&rsquo;impuissance g\u00e9n\u00e9rale des pr\u00e9sidents depuis 9\/11 alors que l&rsquo;ex\u00e9cutif ne cesse d&rsquo;amasser des pouvoirs, de suivre des politiques ill\u00e9gales nouvelles g\u00e9n\u00e9ratrices en principe d&rsquo;une puissance suppl\u00e9mentaire, de lancer des mesures qui violent les grands principes civiques du pays, d\u00e9passe le cadre du paradoxe incompr\u00e9hensible pour \u00e9pouser la th\u00e8se que la politique g\u00e9n\u00e9rale conduite en apparence par une direction humaine ne doit plus rien \u00e0 la raison humaine d&rsquo;une fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale, ou d&rsquo;une fa\u00e7on disons inspiratrice et conductrice. Ce que nous nommons le Syst\u00e8me est bien totalement en charge et exerce sans aucune limite le vrai pouvoir. La politique n&rsquo;a nul besoin d&rsquo;\u00eatre explicit\u00e9e ni de justifier de sa coh\u00e9rence, parce qu&rsquo;il s&rsquo;agit de la <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-glossairedde_la_politique-syst_me__17_11_2012.html\" class=\"gen\">politique-Syst\u00e8me<\/a>. Sa puissance impose silence et sa justification de d\u00e9pend plus de l&rsquo;\u00e9laboration de l&rsquo;esprit humain ; de celui-ci, l&rsquo;esprit humain, dans le contexte washingtonien, on n&rsquo;attend plus, selon les exigences du Syst\u00e8me, qu&rsquo;une justification constante, en des termes les plus arrangeants et les plus faussement rationnels possibles, d&rsquo;une politique \u00e0 laquelle il ne comprend rien et qui \u00e9chappe \u00e0 son entendement encore plus qu&rsquo;\u00e0 son contr\u00f4le. Il nous para\u00eet \u00e9vident que cette situation de type m\u00e9tahistorique o\u00f9 des forces extra-humaines sont \u00e0 l&rsquo;uvre ne peut \u00e9chapper, par l&rsquo;influence qu&rsquo;elle exerce, \u00e0 une perception inconsciente de la psychologie : d&rsquo;o\u00f9 l&rsquo;hostilit\u00e9 de l&rsquo;opinion publique.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl y a donc l\u00e0 une part essentielle, voire pour nous exclusive, de l&rsquo;explication de l&rsquo;hostilit\u00e9 de l&rsquo;opinion publique vis-\u00e0-vis de sa direction, avec comme corollaire un repli de la psychologie du citoyen sur les dimensions centrifuges, antiSyst\u00e8me, et porteuse des dynamiques de d\u00e9structuration des USA et de dissolution de l&rsquo;esprit de l&rsquo;union. L&rsquo;effet int\u00e9rieur de ce ph\u00e9nom\u00e8ne, sur la perception de la structure interne des USA, est <strong>n\u00e9cessairement<\/strong> d\u00e9vastateur. Il appara\u00eet surtout depuis l&rsquo;arriv\u00e9e d&rsquo;Obama au pouvoir, ce qui est un cas d&rsquo;une ironie \u00e9trange lorsqu&rsquo;on se rappellera que la r\u00e9f\u00e9rence d&rsquo;Obama lors de son \u00e9lection de 2008 et lors de <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-mister_lincoln_oh_pardon_obama_goes_to_washington_23_12_2008.html\" class=\"gen\">son inauguration<\/a> de janvier 2009 \u00e9tait Abraham Lincoln, l&rsquo;homme de l&rsquo;union par tous les moyens, y compris par la force arbitraire et brutale BHO, serait-il finalement l&rsquo;anti-Lincoln par excellence, l&rsquo;homme de la d\u00e9sunion par tous les moyens, y compris par la force arbitraire et brutale (drones-tueurs, droits civiques bafou\u00e9s, etc.), le pr\u00e9sident qui a acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 la dissolution des v\u00e9ritables pouvoirs du pr\u00e9sident en m\u00eame temps qu&rsquo;il suscitait la dissolution de l&rsquo;esprit de l&rsquo;union f\u00e9d\u00e9rale ? C&rsquo;est l\u00e0 que se go\u00fbte l&rsquo;amertume de l&rsquo;ironie, puisqu&rsquo;on voit qu&rsquo;il pr\u00e9side, ce pr\u00e9sident, dans les opinions comparatives, \u00e0 une d\u00e9saffection hostile du gouvernement f\u00e9d\u00e9ral \u00e9tablissant une opposition d\u00e9sormais hautement significative avec les opinions favorables aux pouvoirs locaux et aux pouvoirs des \u00c9tats de l&rsquo;Union : \u00ab<em>Since Barack Obama&rsquo;s first year in office, public assessments of the federal government dropped nine points, according to our April 2012 survey. Most of the change was among Democrats and independents, as the level of favorable views of government among Republicans was already low.<\/em>[] <em>Ten years ago, roughly two-thirds of Americans offered favorable assessments of all three levels of government: federal, state and local. But in a survey conducted in April 2012, those having a favorable view of the federal government numbered just 33% compared to 61% who regarded their local government favorably, and 52% who had a positive opinion of their state government.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tObama, excellent serviteur-ex\u00e9cutant du Syst\u00e8me, certes<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tMis en ligne le 15 mars 2013 \u00e0 06H22<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La psychologie US contre son gouvernement L&rsquo;institut PEW Research publie les r\u00e9sultats de ses sondages annuels sur l&rsquo;attitude des citoyens am\u00e9ricains vis-\u00e0-vis de leur gouvernement central (f\u00e9d\u00e9ral), sous la pr\u00e9sidence du d\u00e9mocrate Obama, ainsi que vis-\u00e0-vis de nombreuses autres autorit\u00e9s. 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