{"id":74890,"date":"2013-03-18T05:15:22","date_gmt":"2013-03-18T05:15:22","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2013\/03\/18\/talleyrand-aurait-dit\/"},"modified":"2013-03-18T05:15:22","modified_gmt":"2013-03-18T05:15:22","slug":"talleyrand-aurait-dit","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2013\/03\/18\/talleyrand-aurait-dit\/","title":{"rendered":"Talleyrand aurait dit\u2026"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article2\">Talleyrand aurait dit<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Les femmes pardonnent parfois \u00e0 celui qui brusque l&rsquo;occasion, mais jamais \u00e0 celui qui la manque<\/em>\u00bb, disait Talleyrand. Voil\u00e0 une pens\u00e9e d&rsquo;homme \u00e0 saisir aux cheveux qui traduit le non-dit f\u00e9minin, son <em>non-savoir<\/em>. La femme s\u00e9duit et s&rsquo;offre \u00e0 qui elle veut. Elle ne dit jamais \u00e0 l&rsquo;homme \u00ab Prend-moi \u00bb. Elle offre et attend que son offre fasse effet, exige de l&rsquo;homme une compr\u00e9hension intuitive au-del\u00e0 des mots suivie d&rsquo;un <em>acte masculin<\/em>, d&rsquo;une d\u00e9cision qu&rsquo;elle ne veut, et ne doit pas prendre. La d\u00e9cision d&rsquo;agir lui parait, \u00e0 juste titre, d\u00e9plac\u00e9e : \u00ab Si tu me trouves \u00e0 ton go\u00fbt, fais-moi la cour, poursuis-moi de tes assiduit\u00e9s, je t&rsquo;y encourage, c&rsquo;est tout ce que je peux faire. Je ne peux \u00e0 la fois \u00eatre l&rsquo;offre et la demande \u00bb ! La femme doit \u00eatre passive pour mieux convaincre qu&rsquo;elle ne l&rsquo;est pas, mieux vaincre celui qui croira l&rsquo;avoir vaincue. Elle cr\u00e9e la situation et attend. L&rsquo;homme doit alors montrer son <em>agir<\/em>. S&rsquo;il ne se d\u00e9cide pas, \u00e7a veut dire que soit il est timide, donc n&rsquo;est pas tr\u00e8s int\u00e9ressant, soit il me trouve moche, pense la femme, et donc est aveugle !&#8230; Ou alors, s&rsquo;il a raison, si je suis r\u00e9ellement moche, alors \u00ab bye bye ch\u00e9ri, je vais me proposer \u00e0 un autre qui fera moins le difficile \u00bb. Celui qui devant une femme <em>brusque l&rsquo;occasion<\/em>, force la situation, montre, que subjugu\u00e9 par son d\u00e9sir il se ma\u00eetrise mal. Or que cherche pr\u00e9cis\u00e9ment la femme ? Que devant elle l&rsquo;homme perde les p\u00e9dales, sa raison, son sang froid et donc par l\u00e0 montre sa faiblesse, sa maladresse, voire son ind\u00e9licatesse si, plus que brusquer, il viole. Mais si violence il y a, il peut \u00eatre pardonn\u00e9 car sa violence montre plus encore la pauvret\u00e9 de ses ressorts. Enfin, si la femme donne l&rsquo;impression ext\u00e9rieure d&rsquo;\u00eatre victime de l&rsquo;agression et fortement affect\u00e9e (argument f\u00e9ministe pour qui la femme est litt\u00e9ralement <em>tu\u00e9e<\/em> par le viol), on sait qu&rsquo;au fond, la premi\u00e8re \u00e9motion surmont\u00e9e, elle n&rsquo;en a cure, qu&rsquo;en laissant faire elle montre \u00e0 son violeur qu&rsquo;elle lui est sup\u00e9rieure, lui fait constater \u00ab qu&rsquo;\u00e0 vaincre sans p\u00e9ril il triomphe sans gloire \u00bb. Le viol rabaisse plus l&rsquo;homme que la femme, chose que le f\u00e9minisme refuse de voir, d\u00e9sireux qu&rsquo;il est d&rsquo;instrumentaliser la violence pour servir des int\u00e9r\u00eats qui ne sont pas ceux du f\u00e9minin mais de <strong>ceux qui veulent la destruction de la famille et de la soci\u00e9t\u00e9<\/strong>. Viol\u00e9e, une femme re\u00e7oit la sympathie, le m\u00e2le l&rsquo;opprobre, sans compter les suites p\u00e9nales. Qui a gagn\u00e9? La femme. D&rsquo;avoir \u00ab pay\u00e9 de sa personne \u00bb ne l&rsquo;affecte plus puisque par l\u00e0 elle a vaincu, mais elle doit faire comme si. Que fait-elle d&rsquo;ailleurs sur la terre sinon de toujours payer de sa personne en accouchant la vie? L&rsquo;homme se croit libre, la femme se sait esclave de la vie mais d&rsquo;un esclavage qui lui assure la domination de son ma\u00eetre. Elle est instrument. A sa guise instrument de scandale ou de bonheur pour elle et pour l&rsquo;homme. Depuis quarante ans elle a choisi la premi\u00e8re option. Pourtant, fine mouche, elle en voit les limites. Les intelligentes ne sont plus f\u00e9ministes, si elles l&rsquo;ont \u00e9t\u00e9. Les tr\u00e8s intelligentes ne l&rsquo;ont jamais \u00e9t\u00e9.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tJ&rsquo;\u00e9cris ces lignes apr\u00e8s avoir vu le film sur les femmes russes dans le second conflit mondial. Comme tireurs d&rsquo;\u00e9lites, pilotes, elles furent jalous\u00e9es, critiqu\u00e9es et finalement mises de c\u00f4t\u00e9 \u00e0 la fin du conflit par le pouvoir car les hommes qui les avaient invit\u00e9es au combat ne savaient comment, publiquement, louer leur courage. De charmeuses, d&#8217;embellisseuses de la vie et du monde, <strong>elles s&rsquo;\u00e9taient transform\u00e9es en hommes tuant des hommes<\/strong>, ne pouvaient donc plus \u00eatre reconnues comme objet de d\u00e9sir, incarnation de beaut\u00e9 ou d&rsquo;amour. En donnant le meilleur d&rsquo;elles-m\u00eames, en se sacrifiant pour la <em>m\u00e8re-patrie<\/em>, le P\u00e8re-M\u00e8re, elles se firent tabou, vieillirent dans l&rsquo;indiff\u00e9rence ou la jalousie des femmes et des hommes, pay\u00e8rent le prix d&rsquo;avoir voulu non \u00e9galer, mais surpasser les hommes et d&rsquo;y \u00eatre arriv\u00e9 ! C&rsquo;est pourquoi cette r\u00e9flexion inspir\u00e9e de Talleyrand doit se clore par l&rsquo;affirmation un rien arrogante mais pour une part justifi\u00e9e, de Charlotte Whitton : \u00ab Quoi qu&rsquo;elle fasse, la femme doit le faire deux fois mieux que l&rsquo;homme pour qu&rsquo;on en pense autant de bien. Heureusement, ce n&rsquo;est pas difficile. \u00bb Cela vaut \u00e9videmment aussi pour le sexe. Loin d&rsquo;en \u00eatre victime, la femme triomphe en pornographie. Elle en est la vraie h\u00e9ro\u00efne, domine le m\u00e2le sans effort. On est toujours sup\u00e9rieur quand on est passif, quand on laisse faire et qu&rsquo;on recueille le fruit des actions hasardeuses (elles le sont toutes) des autres. Vive la femme et le f\u00e9minisme! celui qu&rsquo;il faut taire, celui qui pratique un <em>non-agir<\/em> agissant, celui qui selon l&rsquo;homme-femme Talleyrand pardonne \u00ab parfois \u00bb un <em>agir<\/em> condamn\u00e9. <strong><em>Donner la mort (grande ou petite), est un<\/em><\/strong> <strong><em>agir<\/em><\/strong> <strong>condamn\u00e9<\/strong>.<\/p>\n<\/p>\n<p>\n<p class=\"signature\">Marc G\u00e9belin<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Talleyrand aurait dit \u00abLes femmes pardonnent parfois \u00e0 celui qui brusque l&rsquo;occasion, mais jamais \u00e0 celui qui la manque\u00bb, disait Talleyrand. Voil\u00e0 une pens\u00e9e d&rsquo;homme \u00e0 saisir aux cheveux qui traduit le non-dit f\u00e9minin, son non-savoir. La femme s\u00e9duit et s&rsquo;offre \u00e0 qui elle veut. Elle ne dit jamais \u00e0 l&rsquo;homme \u00ab Prend-moi \u00bb. 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