{"id":74911,"date":"2013-03-29T05:09:24","date_gmt":"2013-03-29T05:09:24","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2013\/03\/29\/le-desordre-precedant-en-grandes-pompes-la-cause-du-desordre\/"},"modified":"2013-03-29T05:09:24","modified_gmt":"2013-03-29T05:09:24","slug":"le-desordre-precedant-en-grandes-pompes-la-cause-du-desordre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2013\/03\/29\/le-desordre-precedant-en-grandes-pompes-la-cause-du-desordre\/","title":{"rendered":"Le d\u00e9sordre pr\u00e9c\u00e9dant en grandes pompes la cause du d\u00e9sordre&#8230;"},"content":{"rendered":"<p><h3 class=\"titrebloc\">Le d\u00e9sordre pr\u00e9c\u00e9dant en grandes pompes la cause du d\u00e9sordre&#8230;<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tD&rsquo;abord, la situation. Les signes se multiplient d&rsquo;une intensification, d&rsquo;une part de la pr\u00e9sence des islamistes d&rsquo;al-Nusra en Syrie, d&rsquo;autre part d&rsquo;affrontements entre ces islamistes et la faction mod\u00e9r\u00e9e des rebelles. Jason Ditz, de <em>Antiwar.com<\/em>, donne des pr\u00e9cisions sur le premier cas, le <a href=\"http:\/\/news.antiwar.com\/2013\/03\/27\/al-nusra-doubles-as-syrians-join-from-iraq\/\" class=\"gen\">28 mars 2012<\/a> : intensification de la pr\u00e9sence des islamistes, notamment par la p\u00e9n\u00e9tration en provenance d&rsquo;Irak, avec gonflement remarquable des effectifs (\u00ab<em>Once estimated to be between 300-400 hardcore fighters, the al-Qaeda endorsed movement is now believed to have nearly 1,000 fighters, with large numbers of them coming from neighboring Iraq.<\/em>\u00bb).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tEffectivement, cette pr\u00e9sence accrue et tr\u00e8s offensive entra\u00eene des combats plus intenses, cette fois au sein des forces rebelles, entre islamistes et mod\u00e9r\u00e9s. (<em>Antiwar.com<\/em> le <a href=\"http:\/\/news.antiwar.com\/2013\/03\/26\/syrian-rebel-infighting-islamists-clash-with-secularists\/&#8236;\" class=\"gen\">27 mars 2013<\/a>, avec des d\u00e9tails sur ces affrontements sur le site du groupe McClatchy, le <a href=\"http:\/\/www.mcclatchydc.com\/2013\/03\/25\/186877\/obamas-syria-policy-in-shambles.html\" class=\"gen\">26 mars 2013<\/a> et dans <em>Time<\/em>, le <a href=\"http:\/\/world.time.com\/2013\/03\/26\/in-syria-the-rebels-have-begun-to-fight-among-themselves\/print\/\" class=\"gen\">27 mars 2013<\/a>.) Jason Ditz r\u00e9sume parfaitement cette \u00e9trange situation o\u00f9 la cons\u00e9quence (le d\u00e9sordre) pr\u00e9c\u00e8de la cause suppos\u00e9e et esp\u00e9r\u00e9e et qui ne s&rsquo;est pas encore manifest\u00e9e (la chute d&rsquo;Assad).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>There have been long-standing concerns that the Syrian Civil War would, assuming the rebels win, simply lead to another war between secular and Islamist rebels. They don&rsquo;t seem to be waiting for the first war to be over, however, as the Jabhat al-Nusra is in increasingly open warfare with the Farouq Battalions, a segment of the Free Syrian Army (FSA), in the northeast.<\/em> [] <em>The attempted assassination of a top commander in the Farouqs, Mohammad al-Daher, has sparked anger across the region, and with FSA factions holding the border crossings in the area, could set the stage for a battle across the Jazira region, which the Syrian government has mostly abandoned in favor of defensive positions around Damascus.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCette situation sur le terrain refl\u00e8te bien entendu la situation politique de l&rsquo;opposition et la politique US \u00e0 cet \u00e9gard. Les deux aspects sont intimement li\u00e9s, et le caract\u00e8re vell\u00e9itaire, incertain, de la politique US constitue un cas d&rsquo;\u00e9cole de ce que nous d\u00e9crivons dans notre <em>Note d&rsquo;analyse<\/em> du <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notes_sur_notre_kosmos_crisique__27_03_2013.html\" class=\"gen\">27 mars 2013<\/a>  : \u00ab<em>Ces acteurs sont litt\u00e9ralement<\/em> <strong><em>prisonniers<\/em><\/strong> <em>de cette crise qui devient la structure principale, exactement comme l&rsquo;est une infrastructure. Il faut donc regarder l&rsquo;\u00e9volution des \u00e9v\u00e9nements non pas des acteurs vers la crise (les acteurs tentant de d\u00e9nouer la crise, de la d\u00e9tourner \u00e0 leur avantage, de l&rsquo;aggraver, etc.), mais de la crise vers les acteurs, la crise imposant des r\u00e9actions aux acteurs sans leur laisser la possibilit\u00e9, soit de conclure, soit de s&rsquo;en extirper, soit de changer radicalement de position.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tSi l&rsquo;on veut \u00eatre plus concret dans la description de cette \u00e9trange politique am\u00e9ricaniste, on se tourne vers des sp\u00e9cialistes, des experts, des bureaucrates de la s\u00e9curit\u00e9 nationale dans telle ou telle instance du bloc BAO et on demande comment il se fait que les d\u00e9clarations sensationnelles de Kerry (voir le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-qui_commande_ici_kerry_l_ue_ou_le_syst_me__26_03_2013.html\" class=\"gen\">26 mars 2013<\/a>) n&rsquo;ont eu aucun \u00e9cho ; ce que nous avons fait nous-m\u00eames, et obtenant cette r\u00e9ponse en substance, et d&rsquo;une substance fort \u00e9trange : C&rsquo;est parce que le pr\u00e9sident Obama n&rsquo;est pas d&rsquo;accord avec la politique du secr\u00e9taire d&rsquo;\u00c9tat Ainsi, il semblerait qu&rsquo;un secr\u00e9taire d&rsquo;\u00c9tat pourrait avoir sa politique, certes sans succ\u00e8s mais il ne faut pas d\u00e9sesp\u00e9rer,  avec laquelle, simplement, son pr\u00e9sident ne serait pas d&rsquo;accord, sans pour autant lui <strong>ordonner<\/strong> d&rsquo;en changer  ? Comme disait notre titre de la r\u00e9f\u00e9rence signal\u00e9e \u00e0 ce propos  : \u00ab<em>Qui commande ici ?<\/em>\u00bb Ou bien, variante : de qui se moque-t-on ?<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPar cons\u00e9quent, on ne s&rsquo;\u00e9tonnera pas que la politique US, et celle de l&rsquo;opposition syrienne surtout, en partie comptable des effets de cette politique US, soient ainsi r\u00e9sum\u00e9es par McClatchy&#8230; (N&rsquo;en arriveront-ils pas \u00e0 prier pour qu&rsquo;Assad ne tombe pas ?) : \u00ab<em>With a clear absence of the U.S., small players like the Qataris and Saudis will take over, said a prominent Syrian opposition activist who spoke only on the condition of anonymity because of the political sensitivities of the topic. It&rsquo;s bringing the government down, when the goal was to put an end to the chaos and vacuum.<\/em> [] <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>We have a leader who resigned, an interim prime minister whose election was conducted without transparency and the formal opposition has failed. I don&rsquo;t know what happens if Assad falls, said Rafif Jouejati, a spokeswoman for the Local Coordination Committees, a network of activists with more than 80 branches throughout Syria.<\/em> [] <em>The Syrian opposition needs to look at itself in the mirror and realize it&rsquo;s been a colossal failure to the Syrian people, Jouejati lamented. It&rsquo;s time for a complete overhaul.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa faiblesse et l&rsquo;inconsistance de la politique US autour de la crise syrienne sont \u00e9galement d\u00e9crites par David Ignatius, une plume qui relaie habituellement les pens\u00e9es profondes de la Maison-Blanche. Ignatius fait son travail, \u00e9galement d&rsquo;une fa\u00e7on qui tend \u00e0 donner des explications, d&rsquo;ailleurs coh\u00e9rentes, exon\u00e9rant cette politique de vraies critiques. La d\u00e9marche d&rsquo;Ignatius est de dire, confirmant en cela qu&rsquo;ils sont tous prisonniers de la crise : Certes, ce n&rsquo;est pas brillant, mais comment faire autrement ? On notera par cons\u00e9quent, en nous rapportant \u00e0 ces remarques d&rsquo;Ignatius, que la Maison-Blanche sait bien que sa politique est critiquable mais qu&rsquo;elle choisit le moindre des maux en ayant conscience des limites qu&rsquo;elle rencontre. (Ignatius dans le Washington <em>Post<\/em>, le <a href=\"http:\/\/www.washingtonpost.com\/opinions\/in-syria-americas-fractured-hopes\/2013\/03\/25\/fd7a0684-9588-11e2-b6f0-a5150a247b6a_story.html\" class=\"gen\">26 mars 2013<\/a>).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Critics of President Obama&rsquo;s low-key approach to Syria would argue that the opposition wrangling illustrates what happens when the U.S. leaves policy to headstrong allies, such as Turkey and Qatar. The White House could counter that opposition fracas shows what a mess Syria isand why the U.S. is wise to keep its distance. The dangerous aspect of the ascendency of Qatar and Turkey is that they are driving the Arab revolutions further toward Islamist governance. Do you want to hand post-Bashar Syria to the Muslim Brotherhood? asks one prominent Arab diplomat. Like many in the Arab world, he fears that the Brotherhood is now inexorably on the march toward regional hegemony.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl faut donc aller un pas au-del\u00e0 et consid\u00e9rer la situation des pays arabes qui soutiennent les rebelles syriens, qui sont de plus en plus divis\u00e9s en deux camps, lesquels sont de plus en plus inconciliables. L\u00e0 aussi, la cons\u00e9quence (le d\u00e9sordre) pr\u00e9c\u00e8de largement la cause (la chute d&rsquo;Assad) sans que celle-ci ait n\u00e9cessairement \u00e0 se manifester. <em>DEBKAFiles<\/em> publie une analyse sur cette question, que nous jugeons tr\u00e8s int\u00e9ressante et assez peu d\u00e9form\u00e9e dans le sens habituellement privil\u00e9gi\u00e9 par ce site. L&rsquo;analyse implique que le pr\u00e9sident Obama devra r\u00e9soudre l&rsquo;\u00e9norme probl\u00e8me expos\u00e9,  l&rsquo;antagonisme entre l&rsquo;Arabie, les \u00c9mirats et la Jordanie d&rsquo;une part, le Qatar et la Turquie d&rsquo;autre part,  sans qu&rsquo;il soit laiss\u00e9 beaucoup d&rsquo;espoir que la t\u00e2che puisse \u00eatre accomplie. L&rsquo;analyse est surtout bas\u00e9e sur la description de la situation lors du sommet de la Ligue Arabe \u00e0 Doha (<em>DEBKAFiles<\/em>, le <a href=\"http:\/\/www.debka.com\/article\/22855\/Arab-League-Summit-The-empty-leadership-chair-in-Doha\" class=\"gen\">27 mars 2013<\/a>.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>In the first place, most Arab rulers, especially the Saudi and Jordanian kings and the United Arab Emirates, look askance on what they regard as Qatar&rsquo;s outlandish connection with non-Arab Turkey and want no truck with its prime minister, Tayyip Erdogan. This has led him to vent his frustration on Israel in search of an Arab consensus for his leadership role. Because the US president needs Jordan&rsquo;s cooperation, which is subject to Saudi approval, he must approach the uphill task of establishing a working relationship between Riyadh and Ankara, which is just as necessary as the Israeli-Turkish reconciliation.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>The Arab summit in Doha, Qatar (Tuesday-Wednesday, March 26-27), while divided on a whole gamut of issues, has agreed that rapprochement with Turkey is a non-starter. Saudi King Abdullah and his strategic advisers will on no account follow the course Prime Minister Netanyahu accepted at the end of Obama&rsquo;s visit Friday, March 22, which placed the Syrian issue in the hands of Turkey and Qatar, any more than he tolerated the US-brokered deal for assigning the Gaza Strip to Turkish-Qatari patronage.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>On top of his antipathy for the Turkish leader, the Saudi monarch still harbors a deep grudge for the way in the 2011 Libyan war that Qatar&rsquo;s secret service and special forces took charge with Obama&rsquo;s blessing of running the Arab support-and-arms pipeline to the various Libyan opposition militias. The fallout of this policy is manifest from Tripoli to Benghazi to this day. It accounts for the failure of central government to take hold in the face of the vigorous radical Islamic militias rampant in the country  some of which are tied to the Muslim Brotherhood, others to al Qaeda. The Saudi and Jordanian monarchs are resolved at all costs to prevent a repeat of the Libyan debacle in Syria. In no circumstances will they put up with Muslim Brotherhood and\/or al Qaeda rule succeeding Bashar Assad in Damascus.<\/em> <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>The deep divisions among the Arab rulers in Doha found absurd expression in their steps on Syria: One was to seat the Syrian opposition leader Mouaz al-Khatib against his will in Bashar Assad&rsquo;s old chair at the round table.  A week earlier, al Khatib resigned as president of the Syrian National Coalition. The other was summit endorsement for Arab arms supplies to the Syrian rebels, more than a year after those supplies came on tap &#8211; without, however, achieving their purpose of toppling Assad. These exercises in futility were dictated by two facts:<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>1. The rift between the Saudi-UAE-Jordan bloc and the Qatar-Turkey bloc persists.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>2. This rift is reflected in the deepening frictions among the disparate Syrian rebel groups and serves to aggravate their already towering difficulty in choosing a consensual leader for their cause.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>The leadership failure malaise not only afflicts Tripoli, Tunis, Cairo, Sana and Damascus, but the Arab League itself as would-be spokesman for a world region<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL\u00e0-dessus, on encha\u00eenera sur un dernier point, un point de d\u00e9tail si l&rsquo;on veut, mais qui en dit long par certains aspects, qu&rsquo;on rel\u00e8ve dans le discours au sommet de la Ligue Arabe du <em>leader<\/em> de l&rsquo;opposition syrienne Mouaz al-Khatib, d\u00e9missionnaire mais press\u00e9 par l&rsquo;Arabie de venir tout de m\u00eame \u00e0 ce sommet. Ce discours \u00e9trange, d&rsquo;un d\u00e9missionnaire parlant comme s&rsquo;il exer\u00e7ait encore ses fonctions, contient ce paragraphe qui n&rsquo;est pas neutre, qui concerne l&rsquo;armement chimique syrien qui terrorise Isra\u00ebl et les USA, et qui nous dit qu&rsquo;un gouvernement rebelle prenant le pouvoir \u00e0 Damas pourrait bien refuser de s&rsquo;en d\u00e9barrasser, sinon \u00e0 l&rsquo;inclure dans un accord g\u00e9n\u00e9ral d\u00e9barrassant la r\u00e9gion de toutes les armes de destruction massive (y compris le nucl\u00e9aire d&rsquo;Isra\u00ebl) : <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Second, the issue of chemical weapons: All that had happened to the Syrian people was not enough attract attention. Some passed on shy messages. I want to be honest to our people in this regard. These messages said: Can these weapons be destroyed? I say that this is something that is decided by an all-inclusive national conference. In my opinion, it can happen within a full deal for the entire region to remove all types of nuclear weapons and other weapons of mass destruction. Brothers and governments of the world, the opposition will not sell its country.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tRestons-en aux constats, certes, et interdisons-nous de tirer quelque pr\u00e9vision que ce soit. Le constat conjoncturel est celui de l&rsquo;accroissement acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 du d\u00e9sordre, du fait de ceux-l\u00e0 m\u00eames qui, pour des raisons diff\u00e9rentes et parfois antagonistes, l&rsquo;avaient suscit\u00e9 et constamment renforc\u00e9 en Syrie, pr\u00e9tendument pour lutter contre lui par la voie royale de la justice et de la d\u00e9mocratie \u00e0 r\u00e9tablie, et qui en subissent d\u00e9sormais les effets sans que rien de d\u00e9cisif ne soit accompli. La crise syrienne s&rsquo;\u00e9largit et s&rsquo;approfondit et frappent d\u00e9sormais tous les acteurs ext\u00e9rieurs qui ont instrument\u00e9 la pression originale destin\u00e9e \u00e0 liquider Assad et terminer la crise \u00e0 leur avantage. Les craintes des sceptiques en g\u00e9n\u00e9ral et des adversaires de cette entreprise concernant le d\u00e9sordre qui devrait rapidement suivre l&rsquo;\u00e9ventuelle chute d&rsquo;Assad se trouvent rencontr\u00e9es au-del\u00e0 de toutes leurs pr\u00e9visions, et d&rsquo;une fa\u00e7on inattendue et originale puisque ce d\u00e9sordre se produit encore plus vite entre les instigateurs de l&rsquo;entreprise que dans les effets de cette entreprise qui n&rsquo;est pas encore parvenue \u00e0 son but.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCette originalit\u00e9 op\u00e9rationnelle du d\u00e9sordre pr\u00e9c\u00e9dant sa cause nous conduit au constat structurel de la situation. La crise syrienne a engendr\u00e9 une fraction sp\u00e9cifique exacerb\u00e9e et remarquablement r\u00e9v\u00e9latrice dans ses p\u00e9rip\u00e9ties de ce que nous nommons <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-de_la_chaine_crisique_au_temps_crisique__24_02_2011.html \" class=\"gen\">temps crisique<\/a> ; cela implique une contraction du temps sous la pression des crises, due \u00e0 l&rsquo;effet dynamique de la cha\u00eene crisique et surtout, beaucoup plus large et d\u00e9cisif celui-l\u00e0, due \u00e0 l&rsquo;effet structurel g\u00e9n\u00e9ral de l&rsquo;<a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notes_sur_notre_kosmos_crisique__27_03_2013.html\" class=\"gen\">infrastructure crisique<\/a>. On assiste alors \u00e0 cet \u00e9trange ph\u00e9nom\u00e8ne o\u00f9 la chronologie des causes et des effets est boulevers\u00e9e, essentiellement parce que l&rsquo;\u00e9norme puissance de la sp\u00e9culation et la pression du syst\u00e8me de la communication fait \u00e9voluer beaucoup plus rapidement les r\u00e9flexions en g\u00e9n\u00e9ral trompeuses, les d\u00e9cisions, les affirmations des int\u00e9r\u00eats individuels, la mise en \u00e9vidence des contradictions dans des alliances forc\u00e9es o\u00f9 l&rsquo;on esp\u00e9rait \u00e9tablir l&rsquo;unit\u00e9 au moins jusqu&rsquo;\u00e0 la r\u00e9alisation du but commun (la chute d&rsquo;Assad, chaque jour imminente depuis deux ans, et toujours \u00e0 r\u00e9aliser). Ainsi, le bouleversement promis par la crise syrienne et le but de la liquidation d&rsquo;Assad sont-ils pr\u00e9c\u00e9d\u00e9s, et peut-\u00eatre m\u00eame annihil\u00e9s par ces \u00e9v\u00e9nements, par la mise en \u00e9vidence de ce qu&rsquo;on avait voulu r\u00e9duire au d\u00e9part pour constituer la coalition d\u00e9cisive. Cette contraction du temps historique en un temps crisique, en r\u00e9alisant l&rsquo;acc\u00e9l\u00e9ration des \u00e9v\u00e9nements, aboutit \u00e0 une inversion de ces \u00e9v\u00e9nements au d\u00e9triment des entreprises du bloc BAO (du Syst\u00e8me) et \u00e0 une paradoxale paralysie des situations des antagonismes initiaux (entre pr\u00e9tendus alli\u00e9s), voire \u00e0 leur aggravation et \u00e0 leur approfondissement. L&rsquo;infrastructure crisique impose sa loi : la crise se d\u00e9veloppe et se structure, elle se renforce, elle devient de plus en plus solidifi\u00e9e et sa r\u00e9solution s&rsquo;\u00e9loigne au plus l&rsquo;on avance (paradoxale paralysie). Les contradictions internes de ceux qui ont pr\u00e9cipit\u00e9 cette crise pour tenter d&rsquo;en profiter pour leurs int\u00e9r\u00eats, sont exacerb\u00e9es par la confrontation pr\u00e9ventive de ces int\u00e9r\u00eats. La contraction du temps crisique modifie compl\u00e8tement la logique de la marche des \u00e9v\u00e9nements, au d\u00e9triment des plans initiaux des acteurs et initiateurs de la crise. Les effets pr\u00e9c\u00e9dent les causes et sont diff\u00e9rents, dans leur orientation de ce qu&rsquo;ils auraient \u00e9t\u00e9 si la chronologie normale avait \u00e9t\u00e9 respect\u00e9e. Un seul point reste conforme \u00e0 toutes les pr\u00e9visions : d\u00e9sordre, d\u00e9sordre, d\u00e9sordre&#8230;  <\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tMis en ligne le 29 mars 2013 \u00e0 05H07<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le d\u00e9sordre pr\u00e9c\u00e9dant en grandes pompes la cause du d\u00e9sordre&#8230; D&rsquo;abord, la situation. Les signes se multiplient d&rsquo;une intensification, d&rsquo;une part de la pr\u00e9sence des islamistes d&rsquo;al-Nusra en Syrie, d&rsquo;autre part d&rsquo;affrontements entre ces islamistes et la faction mod\u00e9r\u00e9e des rebelles. 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