{"id":74945,"date":"2013-04-22T06:25:28","date_gmt":"2013-04-22T06:25:28","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2013\/04\/22\/la-russie-et-lenigme-americaniste-de-la-syrie-a-boston\/"},"modified":"2013-04-22T06:25:28","modified_gmt":"2013-04-22T06:25:28","slug":"la-russie-et-lenigme-americaniste-de-la-syrie-a-boston","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2013\/04\/22\/la-russie-et-lenigme-americaniste-de-la-syrie-a-boston\/","title":{"rendered":"La Russie et l&rsquo;\u00e9nigme am\u00e9ricaniste, de la Syrie \u00e0 Boston"},"content":{"rendered":"<p><h3 class=\"titrebloc\">La Russie et l&rsquo;\u00e9nigme am\u00e9ricaniste, de la Syrie \u00e0 Boston<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tA force de t\u00e9moigner et de t\u00e9moigner encore et encore sur ce qu&rsquo;ils font, devant les commissions sans nombre du Congr\u00e8s (Chambre et S\u00e9nat), on finit par se demander si les ministres du gouvernement US font r\u00e9ellement quelque chose. Ou bien, autre hypoth\u00e8se, ils font n&rsquo;importe quoi et le t\u00e9moignage est ais\u00e9. Cette remarque un peu parodique n&rsquo;est pourtant nullement d\u00e9plac\u00e9e pour tenter de d\u00e9finir la politique ext\u00e9rieure US, comme si cette politique n&rsquo;\u00e9tait que parodie de politique&#8230; Cette sorte d&rsquo;interrogation doit traverser souvent les esprits russes, et elle concerne le minist\u00e8re essentiel de la politique ext\u00e9rieure des USA, le d\u00e9partement d&rsquo;\u00c9tat, et son nouveau secr\u00e9taire (ministre), John Kerry.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t A Istanboul, \u00e0 la r\u00e9union des Amis de la Syrie, le secr\u00e9taire d&rsquo;\u00c9tat John Kerry a annonc\u00e9 une <a href=\"http:\/\/www.guardian.co.uk\/world\/2013\/apr\/20\/us-syria-130m-military-aid-package\" class=\"gen\">nouvelle<\/a> <a href=\"http:\/\/www.presstv.ir\/detail\/2013\/04\/21\/299386\/us-boosts-aid-to-militants-in-syria\/\" class=\"gen\">aide<\/a> pour les rebelles syriens, pour un montant de $127 millions. Il s&rsquo;agit d&rsquo;armes dites non l\u00e9tales, et notamment des engins blind\u00e9s qui peuvent tout de m\u00eame servir utilement. Cette micro-gestion de l&rsquo;aide aux rebelles ressort d&rsquo;une tactique qui se voudrait subtile et qui est surtout confuse, avec le dessein US de ne pas donner une aide d\u00e9cisive et la pr\u00e9occupation US de continuer \u00e0 para\u00eetre comme un soutien affirm\u00e9 des rebelles.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Le <a href=\"http:\/\/news.antiwar.com\/2013\/04\/19\/kerry-intervene-in-syria-or-it-may-break-up\/&#8236;\" class=\"gen\">19 avril 2013<\/a>, Kerry parlait devant la commission s\u00e9natoriale des relations ext\u00e9rieures. Son propos a \u00e9t\u00e9 assez confus, tel que le r\u00e9sume <em>Antiwar.com<\/em>, marqu\u00e9 tout de m\u00eame par l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;une intervention n\u00e9cessaire&#8230; \u00ab<em>Secretary of State John Kerry warned that it was vital to resolve the ongoing Syrian Civil War in a timely fashion, saying the nation risks enclave breakup otherwise. When Secretary Kerry talks, to be clear, of a political resolution in Syria, he is referring to repeated US demands that Assad unilaterally resign and allow foreign backed rebels to form a new government. Yet concern that the rebels aren&rsquo;t united is palpable, as is the fear of al-Qaeda&rsquo;s dominance of post-Assad Syria.  To that end, Kerry called on the various nations backing the rebels to get on the same page about the new regime&rsquo;s makeup, suggesting that what Syria&rsquo;s rebels want, let alone Syria&rsquo;s people, means little to nothing in the grand scheme of things.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Pour ne pas compliquer les choses, on ne s&rsquo;arr\u00eatera pas trop au t\u00e9moignage du secr\u00e9taire \u00e0 la d\u00e9fense Hagel et \u00e0 un autre, parall\u00e8le, de son chef d&rsquo;\u00e9tat-major le g\u00e9n\u00e9ral Dempsey, mettant une fois plus en \u00e9vidence, l&rsquo;un et l&rsquo;autre, <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-d_monstration_par_la_syrie_hagel_s_affirme_au_pentagone_18_04_2013.html\" class=\"gen\">la diff\u00e9rence<\/a> d&rsquo;orientation entre les deux ministres (Hagel et Kerry), mais aussi et surtout la diff\u00e9rence de r\u00e9solution. Autant Kerry se montre flou, fuyant et changeant, autant Hagel se montre ferme et affirmatif dans sa volont\u00e9 (comme dans le chef du g\u00e9n\u00e9ral Dempsey) de recommander avec vigueur de s&rsquo;abstenir de toute intervention en Syrie (<em>Aniwar.com<\/em> le <a href=\"http:\/\/antiwar.com\/blog\/2013\/04\/18\/hagel-dempsey-warn-against-military-action-in-syria\/\" class=\"gen\">18 avril 2013<\/a>) : \u00ab<em>You better be damn sure, as sure as you can be, before you get into something, because once you&rsquo;re into it, there isn&rsquo;t any backing out, whether it&rsquo;s a no-fly zone, safe zone, protect these  whatever it is&#8230; <\/em>[&#8230;] <em>Once you&rsquo;re in, you can&rsquo;t unwind it. You can&rsquo;t just say, well, it&rsquo;s not going as well as I thought it would go, so we&rsquo;re going to get out.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t&#8230; Mais c&rsquo;est essentiellement \u00e0 Kerry que les Russes ont \u00e0 faire, et \u00e0 tous les autres repr\u00e9sentants de la diplomatie US. Et ce qu&rsquo;ils en rapportent est de plus en plus consternant et d\u00e9solant. Ainsi en est-il d&rsquo;un \u00e9pisode, exemplaire bien plus qu&rsquo;exceptionnel, qui eut lieu durant quelques semaines entre la mi-f\u00e9vrier et la mi-mars. Lorsque Kerry fit sa fameuse d\u00e9claration,  ou plus justement dit, <strong>pas du tout<\/strong> fameuse,  \u00e0 Oslo, le 12 mars, cet \u00e9pisode \u00e9tait en cours entre les USA et la Russie. Il s&rsquo;agissait d&rsquo;organiser une perc\u00e9e diplomatique sur la Syrie, act\u00e9e essentiellement par une entente entre les deux puissances et qui devait se concr\u00e9tiser par une n\u00e9gociation directe entre le r\u00e9gime Assad et les rebelles. Nous \u00e9crivions notamment, dans un texte sur cette affaire, le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-qui_commande_ici_kerry_l_ue_ou_le_syst_me__26_03_2013.html\" class=\"gen\">26 mars 2013<\/a>, : \u00ab<em>Le premier cas est celui d&rsquo;une d\u00e9claration de John Kerry \u00e0 Oslo, le 12 mars. Dans sa revue hebdomadaire du 22 mars 2013, l&rsquo;institut de Beyrouth Conflicts Forum observe, avec la remarque qui nous int\u00e9resse en gras par nous : Comments made by Secretary Kerry on 12 March <\/em> <strong><em>which were not published in any mainstream western newspaper<\/em><\/strong><em>  are nonetheless significant: The world wants to stop the killing. And we want to be able to see Assad and the Syrian opposition come to the table for the creation of a transitional government according to the framework that was created in Geneva&rsquo;.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCette d\u00e9claration de Kerry se pla\u00e7ait donc dans le cadre de cette initiative Russie-USA, qui fit parler d&rsquo;un rapprochement d\u00e9cisif entre les deux puissances sur la Syrie. Il s&rsquo;agissait de lancer des n\u00e9gociations qu&rsquo;on estimait d\u00e9cisives, entre une d\u00e9l\u00e9gation de rebelles et une d\u00e9l\u00e9gation du pouvoir en place,  les USA ayant laiss\u00e9 de c\u00f4t\u00e9 leur exigence de voir Assad dispara\u00eetre avant de n\u00e9gocier avec lui (ce fameux <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-jabhat_al-nusra_en_syrie_une_menace_globale__10_04_2013.html\" class=\"gen\">sophisme<\/a>) &#8230; Chacun des deux partenaires devait donc susciter et organiser une d\u00e9l\u00e9gation des deux partis qu&rsquo;il sponsorait chacun de son c\u00f4t\u00e9. Les USA demandaient donc aux Russes qu&rsquo;ils organisent une d\u00e9l\u00e9gation de n\u00e9gociation \u00e9manant du r\u00e9gime Assad. Les Russes se charg\u00e8rent de l&rsquo;organiser, ce qui demanda plusieurs semaines d&rsquo;un travail d\u00e9licat, de manuvres, de promesses et de pressions. Enfin, la liste fut pr\u00eate, l&rsquo;\u00e9quipe de n\u00e9gociateurs mise sur pied. Les Russes la communiqu\u00e8rent \u00e0 leur partenaire US&#8230; Et ils n&rsquo;entendirent plus jamais parler de rien, ils n&rsquo;eurent aucun \u00e9cho, aucune r\u00e9action. C&rsquo;\u00e9tait \u00e0 croire que le message \u00e9tait tomb\u00e9 dans un trou noir, compl\u00e8tement siphonn\u00e9 dans le d\u00e9sordre \u00e9trange du vide \u00e0 la fois sans fond et si profond qui caract\u00e9rise la non-politique ext\u00e9rieure am\u00e9ricaniste.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tAinsi les Russes mesurent-ils une fois de plus ce que nous nommons d&rsquo;une fa\u00e7on un peu sollicit\u00e9e l&rsquo;\u00e9nigme am\u00e9ricaniste. En effet, si le cas semble insoluble, il n&rsquo;est pas pour autant une surprise pour les Russes qui l&rsquo;exp\u00e9rimentent chaque jour depuis plusieurs ann\u00e9es, et son caract\u00e8re \u00e9nigmatique ne concerne plus tant le fait lui-m\u00eame de cette politique, incompr\u00e9hensible parce qu&rsquo;il n&rsquo;y a rien \u00e0 comprendre, que les constituants divers et insaisissables qui l&rsquo;annihilent jusqu&rsquo;\u00e0 la transformer en quelque chose qui n&rsquo;a plus aucune explication de soi-m\u00eame.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tAussi faut-il compter, pour que les choses semblent pouvoir, \u00e9ventuellement(!), bouger et changer, sur l&rsquo;inattendu et sur l&rsquo;impr\u00e9vu. Cette \u00e9poque n&rsquo;en manque pas, qui manifeste en face de la paralysie et de l&rsquo;inexistence des actes humains des circonstances dont la dynamique suscite des effets justement inattendus et impr\u00e9vus&#8230; Si nous \u00e9crivons cela, c&rsquo;est parce qu&rsquo;une piste nouvelle s&rsquo;ouvre effectivement, avec l&rsquo;hypoth\u00e8se d&rsquo;une connexion directe entre l&rsquo;attaque de Boston et la situation en Syrie, circonstance effectivement inattendue et impr\u00e9vue&#8230;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t C&rsquo;est <em>DEBKAFiles<\/em> qui sugg\u00e8re involontairement cette \u00e9volution,  inattendue et impr\u00e9vue, bien entendu. A propos de l&rsquo;attaque de Boston, <em>DEBKAFiles<\/em> n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 particuli\u00e8rement passionnant dans ses analyses, attribuant aussit\u00f4t l&rsquo;attaque \u00e0 al Qa\u00efda et pla\u00e7ant la chose dans le contexte moyen-oriental qui constitue \u00e0 la fois son fond de commerce et l&rsquo;orientation dont il colore nombre des susdites analyses. Mais le site isra\u00e9lien revient \u00e0 la charge selon une autre approche. Il estime que la tourn\u00e9e moyenne-orientale que commence aujourd&rsquo;hui le secr\u00e9taire \u00e0 la d\u00e9fense Hagel a compl\u00e8tement chang\u00e9 d&rsquo;orientation \u00e0 cause de l&rsquo;attaque de Boston. L&rsquo;id\u00e9e est que l&rsquo;Iran, qui devait \u00eatre le centre des conversations de Hagel, surtout avec les Isra\u00e9liens et les Saoudiens, est brusquement remplac\u00e9 par la Syrie, \u00e0 cause de l&rsquo;attaque de Boston,  parce que les Russes, justement, tiendraient leur revanche et un moyen de forcer l&rsquo;incons\u00e9quente non-politique US \u00e0 produire enfin quelque chose de solide. (De ce point de vue des Russes, Hagel serait un partenaire bien plus int\u00e9ressant que Kerry, on le comprend ais\u00e9ment.) La logique g\u00e9n\u00e9rale de ce changement est ainsi r\u00e9sum\u00e9e : \u00ab<em>At a different level, the United Sates, Israel and Saudi Arabia, while fully alive to the threat of a nuclear Iran, have been jerked into awareness of the burgeoning presence of al Qaeda in Syria, Sinai and Iraq and the menace they pose to Israel, Lebanon and Jordan. All this has come together in the power plays around the Syrian civil war.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;id\u00e9e de <em>DEBKAFiles<\/em> est que les Russes ont jou\u00e9 un r\u00f4le majeur dans la r\u00e9solution de l&rsquo;attaque de Boston, au d\u00e9triment du FBI qui a mis\u00e9rablement err\u00e9 parce qu&rsquo;il n&rsquo;avait pas assur\u00e9 son travail de surveillance des deux jeunes Tsarnaev. Il est vrai que BHO a personnellement remerci\u00e9 Poutine pour son aide, et il est vrai \u00e9galement que la Tch\u00e9tch\u00e9nie est un sujet vital pour la Russie, et un sujet qui les a enrag\u00e9s depuis plus de quinze ans \u00e0 cause de l&rsquo;attitude des USA prenant le parti des rebelles et terroristes tch\u00e9tch\u00e8nes et exaltant leur cause au nom des valeurs g\u00e9n\u00e9rales, lib\u00e9rales, d\u00e9mocratiques et antirusses, de ce que nous nommons le parti des salonards. Aujourd&rsquo;hui, les Russes sont id\u00e9alement plac\u00e9s pour faire comprendre \u00e0 Obama qu&rsquo;ils soutiennent Assad, non seulement au nom du principe de souverainet\u00e9 (argument un peu trop \u00e9lev\u00e9 pour Washington), mais aussi parce qu&rsquo;ils craignent les r\u00e9percussions terroristes, de type-Tch\u00e9tch\u00e9nie, qu&rsquo;aurait une d\u00e9faite d&rsquo;Assad qui serait n\u00e9cessairement au profit des terroristes (<a href=\" http:\/\/www.dedefensa.org\/article-jabhat_al-nusra_en_syrie_une_menace_globale__10_04_2013.html\" class=\"gen\">al Nusra<\/a>, pseudo-al Qa\u00efda puisque al Qa\u00efda peut \u00eatre mis \u00e0 toutes les sauces). Depuis Boston, les Russes peuvent esp\u00e9rer que la pens\u00e9e am\u00e9ricaniste pourrait \u00eatre sensible \u00e0 certains raisonnements qu&rsquo;elle peinait \u00e0 accepter jusqu&rsquo;ici ; comme le disait un diplomate russe, \u00ab<em>la politique US changera lorsque nous aurons convaincu le pr\u00e9sident Obama qu&rsquo;Assad est son meilleur alli\u00e9&#8230;<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tAinsi donc, <em>DEBKAFiles<\/em> d\u00e9veloppe-t-il ce th\u00e8me, ce <a href=\"http:\/\/www.debka.com\/article\/22916\/Boston-terror-focuses-Hagel-ME-trip-on-Syria-al-Qaeda---instead-of-Iran\" class=\"gen\">21 avril 2013<\/a>. On peut lire la chose avec  une certaine attention, lorsqu&rsquo;on n&rsquo;ignore pas qu&rsquo;il existe, entre Russes et Isra\u00e9liens, depuis longtemps et en d\u00e9pit des vicissitudes et des antagonismes politiques, des liens assez discrets mais tr\u00e8s sp\u00e9cifiques au niveau de la s\u00e9curit\u00e9.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>For more than two years, Russian President Vladimir Putin has maintained that sympathy is not his motive for propping up Bashar Assad&rsquo;s regime in Damascus, but the certainty that his fall will release a swarm of al Qaeda jihadists on Damascus and other Syrian towns. From there, they will spread out through the southern Russian Caucasus and then leap on Moscow and other key Russian cities. By aiding Assad, Moscow is therefore protecting Russia, says Putin, echoing the argument US President George W. Bush put forward when he defended the US invasion of Iraq in 2003 as necessary to protect American cities from terror.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>President Barack Obama, for his part, has placed the onus of his counterterrorism strategy on decapitating al Qaeda in the belief that without their commanders, the jihadist rank and file will give up and go home. This strategy was smashed by the Boston bombing. Notwithstanding the high profile liquidations and the CIA drone operations, a major American city stood at the mercy of Islamist terrorists  with possibly more to come.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>As an army of law enforcement officers from across America descended five days later on the Watertown backyard and the boat in which Dzhokhar Tsarnaev was cowering, President Obama phoned President Putin and thanked him for his cooperation [unspecified] in the investigation into the Boston Marathon bombings.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>This conversation stemmed from the Russian intelligence request to the FBI in 2011 to look into the older Tsarnaev brother, Tamerlan&rsquo;s ties with Muslim terrorist groups in the Caucasus, who at that time decided to pledge allegiance to al Qaeda. In the face of the US agency&rsquo;s indifference to its alert,  Russian intelligence placed the two brothers under close surveillance  certainly dogging Tamerlan&rsquo;s footsteps during the six months he spent visiting Dagestan and Chechnya last year  and presumably also in America. Upon his return, he was not placed on the FBI watch list.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>The Russian agency was therefore in exclusive possession of the very intelligence the FBI sought for identifying the terrorists who perpetrated the bombings in Boston and their associates, whether inside or outside America. The Russian president&rsquo;s cooperation with the US inquiry was therefore invaluable.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>According to DEBKAfile&rsquo;s counterterrorism and military sources, Putin&rsquo;s quid pro quo for this assistance is not yet known, but it will certainly relate to the Syrian conflict rather than the Iranian issue.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tObservons qu&rsquo;il s&rsquo;agit l\u00e0 d&rsquo;une approche rationnelle et ultra-r\u00e9aliste, bien dans la mani\u00e8re de Poutine pour la forme diversifi\u00e9e de sa politique. La Russie d\u00e9veloppe une politique appuy\u00e9e d&rsquo;une part sur des principes intangibles formant sa strat\u00e9gie au nom de laquelle elle s&rsquo;oppose aux errements irresponsables des USA (<a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-l_agression_douce_devenue_id_al_de_puissance-douce__08_04_2013.html\" class=\"gen\">agression douce<\/a> principalement), d&rsquo;autre part sur une tactique flexible au moyen de laquelle elle recherche une coop\u00e9ration des USA (d&rsquo;Obama particuli\u00e8rement) sur des sujets o\u00f9 une convergence des int\u00e9r\u00eats peut s&rsquo;affirmer. La logique devrait \u00eatre, pour l&rsquo;instant, puissamment du c\u00f4t\u00e9 russe apr\u00e8s l&rsquo;\u00e9pisode bostonien. Pour autant, on n&rsquo;en sera pas moins attentif aux p\u00e9rip\u00e9ties qui attendent cette logique, connaissant \u00e0 cet \u00e9gard la puissance et la r\u00e9silience de la non-politique du trou noir de Washington, et la rapidit\u00e9 avec laquelle cette non-politique peut enterrer les initiatives les plus logiques,  comme le montre la m\u00e9saventure avec Kerry d&rsquo;il y a deux mois. L&rsquo;ent\u00eatement russe est proverbial et sans doute admirable mais n&rsquo;est qu&rsquo;humain et arm\u00e9 de la seule logique ; il est loin, tr\u00e8s loin d&rsquo;\u00eatre dit qu&rsquo;il sera suffisant face au ph\u00e9nom\u00e8ne du nihilisme par d\u00e9structuration et dissolution de l&rsquo;action des USA, et \u00e0 la constante puissance de la <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-glossairedde_la_politique-syst_me__17_11_2012.html\" class=\"gen\">politique-Syst\u00e8me<\/a> qui anime le tout. Quoi qu&rsquo;il en soit, l&rsquo;\u00e9pisode vaut d&rsquo;\u00eatre not\u00e9 et d&rsquo;\u00eatre suivi.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tMis en ligne le 22 avril 2013 \u00e0 06H21<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La Russie et l&rsquo;\u00e9nigme am\u00e9ricaniste, de la Syrie \u00e0 Boston A force de t\u00e9moigner et de t\u00e9moigner encore et encore sur ce qu&rsquo;ils font, devant les commissions sans nombre du Congr\u00e8s (Chambre et S\u00e9nat), on finit par se demander si les ministres du gouvernement US font r\u00e9ellement quelque chose. 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