{"id":74955,"date":"2013-04-29T11:14:33","date_gmt":"2013-04-29T11:14:33","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2013\/04\/29\/notes-sur-le-chimique-syrien-comme-arme-de-communication\/"},"modified":"2013-04-29T11:14:33","modified_gmt":"2013-04-29T11:14:33","slug":"notes-sur-le-chimique-syrien-comme-arme-de-communication","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2013\/04\/29\/notes-sur-le-chimique-syrien-comme-arme-de-communication\/","title":{"rendered":"Notes sur le chimique syrien comme arme de communication"},"content":{"rendered":"<p><h3 class=\"titrebloc\">Notes sur le chimique syrien comme arme de communication<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\t29 avril 2013  On a vu (le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-obama_et_le_chimique_l_irak_et_les_rebelles_syriens_27_04_2013.html\" class=\"gen\">27 avril 2013<\/a>) quelques aspects de l&rsquo;alerte actuelle \u00e0 l&#8217;emploi de l&rsquo;armement chimique par le r\u00e9gime syrien d&rsquo;Assad. L&rsquo;analyse g\u00e9n\u00e9rale qu&rsquo;on peut en faire est qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une phase, non de la guerre syrienne elle-m\u00eame, mais de la guerre de communication entre les diff\u00e9rents acteurs du bloc BAO pour diff\u00e9rents objectifs,  <strong>deux principalement<\/strong>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe premier objectif est d&rsquo;exercer assez de pression sur Obama lui-m\u00eame pour qu&rsquo;il respecte son engagement, \u00e9galement de pure communication et donc compl\u00e8tement douteux, qu&rsquo;il y a une ligne rouge \u00e0 ne pas d\u00e9passer pour le gouvernement syrien, que cette ligne rouge concerne l&#8217;emploi de l&rsquo;armement chimique, et que son d\u00e9passement impliquerait un engagement beaucoup plus direct des USA dans le conflit.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCe sont les Isra\u00e9liens qui ont, pour des raisons tactiques, remis l&rsquo;affaire sur la table dans la phase actuelle, avec une manuvre tactique qui a pi\u00e9g\u00e9 temporairement l&rsquo;administration Obama. Mais ce sont essentiellement les rebelles qui suivent pr\u00e9cis\u00e9ment cet objectif de tenter de forcer \u00e0 une intervention, notamment et fondamentalement parce qu&rsquo;ils sont dans une situation militaire tr\u00e8s d\u00e9licate et qu&rsquo;ils ont un besoin d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9 de cette intervention militaire directe du bloc BAO (des USA).<\/p>\n<h3>Pour gagner, Assad doit ne pas gagner<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tCette id\u00e9e d&rsquo;une situation militaire tr\u00e8s d\u00e9favorable aux rebelles est si fortement r\u00e9pandue qu&rsquo;elle donne lieu \u00e0 des \u00e9valuations tactiques parfois complexes. La plus exotique est celle expos\u00e9e par Mahir Zenalov, du journal turc <em>Today Zaman<\/em>, le <a href=\"http:\/\/www.todayszaman.com\/blogNewsDetail_getNewsById.action?newsId=313825&#038;columnistId=131\" class=\"gen\">27 avril 2013<\/a>. Selon Zenalov, Assad, s&rsquo;il \u00e9tait habile, ne pousserait pas trop son avance victorieuse pour donner moins d&rsquo;arguments aux rebelles pour r\u00e9clamer une intervention du bloc BAO. Il assurerait ses positions militaires, pour occuper une position de force dans les n\u00e9gociations \u00e0 venir.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Damascus faces a major dilemma: If it continues with its so far successful offensive, it will make the case bolder for intervention.<\/em> [&#8230;] <em>If Damascus is smart enough, it will strengthen its bases in and around the capital to have an upper hand in possible negotiations and offer dialogue to solve the crisis.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t<em>The Moon of Alabama<\/em> (MoA), qui commente, le m\u00eame <a href=\"http:\/\/www.moonofalabama.org\/2013\/04\/syria-this-intervention-threat-is-not-credible.html\" class=\"gen\">27 avril 2013<\/a> cet article de Zenalov, prend une attitude critique et \u00e9carte sa suggestion. MoA juge que l&rsquo;actuelle menace d&rsquo;intervention du bloc BAO n&rsquo;est cr\u00e9dible en aucune fa\u00e7on, et qu&rsquo;Assad a tout int\u00e9r\u00eat \u00e0 pousser son avantage militaire jusqu&rsquo;au bout. D&rsquo;ailleurs, interroge justement MoA, ne pas pousser son avantage et se renforcer pour n\u00e9gocier,  pour quelles n\u00e9gociations ? A part Assad et les Russes, qui veut r\u00e9ellement n\u00e9gocier ?<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tOn ajoutera \u00e0 cette critique une remarque qui pourrait rendre sceptique sur la validit\u00e9 de la th\u00e8se, selon laquelle cette th\u00e8se de Zenalov pourrait lui avoir \u00e9t\u00e9 inspir\u00e9e par des sources gouvernementales turques. On ne lui en voudra pas mais on constatera tout de m\u00eame, \u00e0 la lumi\u00e8re de cette hypoth\u00e8se, que l&rsquo;analyse devient si int\u00e9ress\u00e9e qu&rsquo;on peut douter du cr\u00e9dit qu&rsquo;on doit lui apporter&#8230; Ce qui nous conduirait dans tous les cas \u00e0 la confirmation de l&rsquo;id\u00e9e que la Turquie est certainement le pays anti-Assad qui a le plus \u00e0 perdre d&rsquo;une <strong>d\u00e9faite militaire<\/strong> des rebelles. Cette possibilit\u00e9 placerait la Turquie devant des situations diplomatiques et op\u00e9rationnelles catastrophiques et pulv\u00e9riserait le plan grandiose et utopique d&rsquo;Erdogan, peut-\u00eatre en le retournant contre lui, d&rsquo;un grand califat \u00e9tabli par la toute-puissance turque sur la r\u00e9gion. Il y a des ambitions qui peuvent se transformer en pi\u00e8ge.<\/p>\n<h3>Qui dit Syrie dit Iran<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tLe second objectif de l&rsquo;\u00e9pisode chimique actuel, indirect mais sans doute le plus important, est sp\u00e9cifiquement isra\u00e9lien,  ce qui se comprend d&rsquo;autant plus que ce sont les Isra\u00e9liens qui ont manuvr\u00e9  dans cet \u00e9pisode. L&rsquo;objectif de cette offensive,  ou faut-il dire montage, \u00e9videmment ?,  chimique-Syrie-urgence, est bien entendu l&rsquo;Iran&#8230; Bien entendu, car ainsi va la logique des choses : pourquoi faire simple quand l&rsquo;on peut faire si compliqu\u00e9 ?<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tFaisons donc compliqu\u00e9&#8230;  Il s&rsquo;agit, pour les Isra\u00e9liens, de montrer que si l&rsquo;administration Obama ne respecte pas son engagement type-ligne rouge en Syrie, elle est encore moins susceptible de le faire pour l&rsquo;Iran. (La ligne rouge \u00e9tant dans ce cas l&rsquo;activit\u00e9 iranienne dans son programme nucl\u00e9aire pour produire de l&rsquo;armement nucl\u00e9aire, ligne dominante de la guerre de communication sur l&rsquo;Iran que m\u00e8ne Isra\u00ebl contre Obama.) Donc, si Obama n&rsquo;attaque pas la Syrie, il sera prouv\u00e9 qu&rsquo;il n&rsquo;attaquera pas l&rsquo;Iran. Voil\u00e0 qui est p\u00e9remptoire et qui fait avancer les choses.<\/p>\n<h3>Chronologie du pi\u00e8ge<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tUn journaliste isra\u00e9lien, Alon Ben David, donne sur <em>Al Monitor Israel Pulse<\/em>, ce <a href=\"http:\/\/www.al-monitor.com\/pulse\/originals\/2013\/04\/washington-embarrassed-over-israeli-declarations-on-syria.html#ixzz2RjE2bmJ6\" class=\"gen\">26 avril 2013<\/a>, un bon r\u00e9sum\u00e9 de ce qui serait donc la vraie signification de cette manuvre tactique d&rsquo;Isra\u00ebl dans cette affaire. Il est \u00e9vident que Alon Ben David adopte compl\u00e8tement la position tactique du gouvernement Netanyahou : il tient pour acquis qu&rsquo;Assad a utilis\u00e9 du chimique \u00e0 plusieurs reprises, et que le renseignement isra\u00e9lien avait les preuves de la derni\u00e8re utilisation d\u00e8s le 19 avril. (Cette position isra\u00e9lienne est \u00e9lastique, selon les circonstances comme il se doit. Isra\u00ebl a, \u00e0 diverses reprises, dans des occurrences pr\u00e9c\u00e9dentes, indistinctement observ\u00e9 avec des preuves remarquables qu&rsquo;il y avait eu effectivement emploi et qu&rsquo;il n&rsquo;y avait pas eu emploi. Il ne s&rsquo;agit pas de renseignement, il s&rsquo;agit de communication, et mani\u00e9e au marteau-pilon.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tBen David poursuit en affirmant que l&rsquo;information a \u00e9t\u00e9 pass\u00e9e aux autres pays du bloc BAO, que les Anglais notamment ont \u00e9t\u00e9 convaincus,  les Fran\u00e7ais aussi, sans doute, parce qu&rsquo;ils si malins ces temps-ci,  et que seuls les Am\u00e9ricains ont rechign\u00e9. La raison avanc\u00e9e est, l\u00e0 aussi, purement tactique (toujours la communication) selon Ben David : le renseignement US ne voulait pas mettre l&rsquo;administration Obama dans l&#8217;embarras. Suit la s\u00e9quence des \u00e9v\u00e9nements, avec interpr\u00e9tation comme il faut. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Chuck Hagel, whose first foreign visit as US defense secretary was to Israel (where President Barack Obama had also made his first international trip of his second term) was asked a direct question about this topic in Tel Aviv. He replied that there was no unequivocal information to confirm that chemical weapons had indeed been used in Syria. If that&rsquo;s true, it would be a game changer, he stated. His host, Israeli Defense Minister Moshe Ya&rsquo;alon, observed the rules of etiquette. On the next day, April 23, at the Institute for National Security Studies, Brun said, Assad used chemical weapons against his citizens, and on more than one occasion. Brun emphasized that his assertion was being made in my best judgment; his listeners, however, had no doubt that he was speaking on good authority.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Several hours later, Secretary of State John Kerry called Netanyahu, hoping to get out of this pickle. Netanyahu agreed that Israel didn&rsquo;t have 100% conclusive evidence  which was sufficient for Kerry to continue his denials. But the media pressure on senior administration officials kept mounting, forcing all of them to admit two days later that there was sufficient evidence of the use of chemical weapons by the Syrian military against civilians.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>It&rsquo;s hard to tell whether this was a move planned by Netanyahu to embarrass the US. Presumably Brun had advised his superiors, and political leaders above them, of what he was going to say. But from Netanyahu&rsquo;s perspective, the outcome was good: he showed that the US ignores solid intelligence information when it finds it inconvenient, and just how flexible the US&rsquo;s red lines are. The analogy to the Iranian issue is apparent  in that case, the intelligence information is also clear. Both Israeli and American intelligence services see the Iranians making headway toward a bomb. From Israel&rsquo;s standpoint, Tehran has already crossed the red line. From the American standpoint, this red line grows increasingly distant.<\/em> [&#8230;]\u00bb<\/p>\n<h3>Netanyahou \u00e0 la manuvre <\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tIl nous semble assur\u00e9 que Obama a r\u00e9agi aupr\u00e8s de Netanyahou, avec fermet\u00e9 mais discr\u00e9tion, \u00e0 propos de ce qu&rsquo;il juge \u00eatre une tentative de Netanyahou pour le convaincre, c&rsquo;est-\u00e0-dire de le forcer \u00e0 intervenir. Conscient du rapport de force, Netanyahou s&rsquo;est ex\u00e9cut\u00e9 et a vertueusement averti que ses ministres ne devaient plus s&rsquo;exprimer sur cette affaire (mais qu&rsquo;en est-il de ses chefs du renseignement ?). Cette intervention est opportun\u00e9ment venue <strong>apr\u00e8s<\/strong> une d\u00e9claration de son ministre des affaires \u00e9trang\u00e8res qui avait achev\u00e9 le travail en mettant  en cause la volont\u00e9 US d&rsquo;intervenir en Syrie comme Obama l&rsquo;avait promis en fonction de l&rsquo;utilisation de chimique.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPar cons\u00e9quent, l&rsquo;intervention de Netanyahou est sans grand danger pour sa manuvre, celle-ci ayant d\u00e9j\u00e0 produit tout l&rsquo;effet voulu (Ben David : \u00ab<em>If Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu planned to ambush the Americans, it was a phenomenal success<\/em>\u00bb). <em>Russia Today<\/em> rapporte l&rsquo;intervention de Netanyahou, avec les pr\u00e9cisions qui s&rsquo;imposent quant \u00e0 l&rsquo;ach\u00e8vement de la manuvre, ce <a href=\"http:\/\/rt.com\/news\/netanyahu-ministers-silence-syria-536\/\" class=\"gen\">28 avril 2013<\/a> :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Army Radio reported Sunday that Netanyahu wanted to clarify that Elkin&rsquo;s statements did not reflect an attempt on Israel&rsquo;s part to spur the United States to intervene militarily in Syria. However, the military radio political commentator also expressed fears within Israel regarding recent US hesitancy over the Syrian issue.<\/em>\u00bb<\/p>\n<h3>Anatomie d&rsquo;une manuvre de communication <\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tToute l&rsquo;affaire est parfaitement synth\u00e9tis\u00e9e par le <em>Weekly Comment<\/em> de l&rsquo;institut <em>Conflicts Forum<\/em> (Beyrouth) du 20-26 avril, mis en ligne le <a href=\"http:\/\/www.conflictsforum.org\/2013\/conflicts-forum-weekly-comment-4\/\" class=\"gen\">27 avril 2013<\/a> : <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>International attention however has been deflected from this changing status in Syria and the travails of the external opposition by newly resurfaced claims of chemical weapons being used by Syrian government forces.  In this instance, there was an initial claim of the use of sarin gas by a senior Israeli military intelligence officer, followed up by a subsequent denial that there was any solid evidence of their use by Secretary Kerry, and of this position then being overtaken by a flurry of ambiguously worded &lsquo;assessments&rsquo; emphasising the words &lsquo;maybe&rsquo;, &lsquo;possibly&rsquo; and of &lsquo;reports&rsquo; that chemical agents &lsquo;may&rsquo; have been used in Syria &#8211; but that the evidence was still not forthcoming. The Israeli line is that this was not a concerted attempt to ambush Secretary Hagel who had been visiting Israel, but a &lsquo;slip&rsquo; by the Israeli intelligence official who offered publicly an &lsquo;assessment&rsquo; that had not been confirmed, and therefore had not been formally passed to the US Defense Secretary, who therefore would have been unaware of it.  Other reports suggest that this incident &#8211; as so often is the case nowadays &#8211; seems to have more about Iran, than about any new prospect of military intervention in Syria (an issue which provokes very mixed reactions in Israel).  It seems quite probable that the incident may have ben designed to probe President Obama&rsquo;s &lsquo;red line&rsquo; philosophy, and to shape US reactions to Obama&rsquo;s claim to hold to a &lsquo;red line&rsquo; on Iran (the aquistion of nuclear weapons by Iran).  If Obama&rsquo;s red line on Syria (no use of chemical weapons) were to be shown to be somehow &lsquo;moveable&rsquo;, then Israeli officials could suggest that Obama&rsquo;s &lsquo;red line&rsquo; on Iran may prove to be equally &lsquo;unreliable&rsquo; &#8211; thus exposing him to domestic pressures to state a more &lsquo;concrete&rsquo; red line for Iran, just as Israel advocates.<\/em>\u00bb<\/p>\n<h3>A quoi sert l&rsquo;armement chimique ?<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tOn peut tout de m\u00eame, en passant, aborder la question de la r\u00e9alit\u00e9 militaire de toute cette affaire, s&rsquo;il y en a une. C&rsquo;est-\u00e0-dire qu&rsquo;on peut rappeler l&rsquo;int\u00e9r\u00eat op\u00e9rationnel qu&rsquo;aurait Assad \u00e0 utiliser de l&rsquo;armement chimique, au regard des catastrophiques cons\u00e9quences diplomatiques si une telle action avait lieu.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tRobert Fisk se charge de le faire, en un petit paragraphe. Dans un article (ce <a href=\"http:\/\/www.independent.co.uk\/news\/world\/middle-east\/syria-and-sarin-gas-us-claims-have-a-very-familiar-ring-8591214.html\" class=\"gen\">28 avril 2013<\/a> dans <em>The Independent<\/em>) suivant son reportage du jour pr\u00e9c\u00e9dent qui mettait en \u00e9vidence les succ\u00e8s militaires de l&rsquo;arm\u00e9e r\u00e9guli\u00e8re syrienne, Robert Fisk fixe clairement l&rsquo;absurdit\u00e9 militaire de l&#8217;emploi de chimique par cette arm\u00e9e, du point de vue op\u00e9rationnel, par rapport aux implications diplomatiques : \u00ab<em>&#8230;Or simply asked an obvious question, posed to me by a Syrian intelligence man in Damascus last week: if Syria can cause infinitely worse damage with its MiG bombers (which it does) why would it want to use chemicals?<\/em>\u00bb.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tFisk ne se g\u00eane pas pour exposer ce que nul n&rsquo;ignore, qu&rsquo;il s&rsquo;agit de communication et non de r\u00e9alit\u00e9s militaires et op\u00e9rationnelles, que les uns et les autres, et essentiellement les \u00e9lites-Syst\u00e8me du bloc BAO, ne r\u00e9agissent qu&rsquo;en fonction de la <em>narrative<\/em> en cours et ainsi de suite&#8230; Et il met implicitement et heureusement en \u00e9vidence la pauvret\u00e9 de cette manuvre de communication, en observant combien l&rsquo;alerte au chimique n&rsquo;a gu\u00e8re alarm\u00e9 ceux qu&rsquo;elle visait, c&rsquo;est-\u00e0-dire les divers relais de la presse-Syst\u00e8me :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>In any normal society the red lights would now be flashing, especially in the world&rsquo;s newsrooms. But no. We scribes remind the world that Obama said the use of chemical weapons in Syria would be a game changer  at least Americans admit it is a game  and our reports confirm what no one has actually confirmed. Chemical arms used. In two Canadian TV studios, I am approached by producers brandishing the same headline. I tell them that on air I shall trash the evidence  and suddenly the story is deleted from both programmes. Not because they don&rsquo;t want to use it  they will later  but because they don&rsquo;t want anyone suggesting it might be a load of old cobblers.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>CNN has no such inhibitions. Their reporter in Amman is asked what is known about the use of chemical weapons by Syria and replies: Not as much as the world would want to know  the psyche of the Assad regime .<\/em>\u00bb<\/p>\n<h3>La s\u00e9natrice Feinstein est au courant<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tManuvre tactique, certes, et manuvre de communication essentiellement de la part d&rsquo;Isra\u00ebl, certes certes. Fisk rapporte ceci, \u00e0 propos de l&rsquo;int\u00e9ressante s\u00e9natrice d\u00e9mocrate Dianne Feinstein :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Senator Dianne Feinstein, chairman of the Senate intelligence committee  she who managed to defend Israel&rsquo;s actions in 1996 after it massacred 105 civilians, mostly children, at Qana in Lebanon  announces of Syria that it is clear that red lines have been crossed and action must be taken to prevent larger-scale use.<\/em>\u00bb <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tDans son texte, qu&rsquo;on sait orient\u00e9 comme il doit \u00eatre, Ben David, apr\u00e8s avoir rappel\u00e9, les larmes dans la plume, comment l&rsquo;administration Clinton avait refus\u00e9 de croire aux \u00e9vidences du g\u00e9nocide rouandais et se couvrant ainsi d&rsquo;une honte infinie, encha\u00eene en sugg\u00e9rant que l&rsquo;administration Obama fait de m\u00eame avec cette affaire Syrie\/chimique. Par bonheur, sugg\u00e8re-t-il, certains, au Congr\u00e8s, ont vu la lumi\u00e8re, comme ils l&rsquo;ont d\u00e9j\u00e0 vu si souvent pr\u00e9c\u00e9demment, notamment gr\u00e2ce \u00e0 la superbe et g\u00e9n\u00e9reuse lampe-torche de l&rsquo;AIPAC. L&rsquo;observation implique que l&rsquo;un des objectifs des Isra\u00e9liens dans leur manuvre tactique \u00e9tait effectivement d&#8217;emprisonner le pr\u00e9sident au bellicisme dominant et \u00e9videmment pro-isra\u00e9lien du Congr\u00e8s.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tFeinstein, guerri\u00e8re infatigable, est \u00e0 nouveau implicitement cit\u00e9e puisqu&rsquo;elle pr\u00e9side la commission s\u00e9natoriale sur le renseignement qui est ici mentionn\u00e9e. Cela est fait \u00e0 propos de l&rsquo;\u00e9pisode chimique d&rsquo;Alep dont tout le monde sait qu&rsquo;il est indiscutablement prouv\u00e9, comme le reste, qu&rsquo;on ne sait pas s&rsquo;il a eu lieu, et que la chose, si elle a eu lieu, a toutes les chances (?) d&rsquo;avoir \u00e9t\u00e9, une fois de plus, un montage rebelle : \u00ab<em>In the case of Aleppo, too, administration officials were careful to state that there was no conclusive evidence to suggest the use of chemical weapons in Syria, even as Senate Intelligence Committee members, who were briefed on the matter one day after the incident, were fully convinced that such weapons had been used.<\/em>\u00bb<\/p>\n<h3>Finesses d&rsquo;une tactique d\u00e9guis\u00e9e en strat\u00e9gie<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tIl faut reconna\u00eetre \u00e0 Netanyahou une certaine r\u00e9silience&#8230; Si la parano\u00efa obsessionnelle le guide dans sa croisade anti-iranienne sans fin, sa conduite politicienne (tactique) rel\u00e8ve des comportements les plus m\u00e9diocrement politiciens qu&rsquo;on puisse imaginer. Il en est d&rsquo;ailleurs le ma\u00eetre incontest\u00e9, comme cela est de notori\u00e9t\u00e9 publique et politique en Isra\u00ebl.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCette fois, il est engag\u00e9 dans une fine manuvre tactique du type billard \u00e0 plusieurs bandes, qui pr\u00e9sente tout de m\u00eame certains risques. Ainsi pourrait-on attendre, si la manuvre r\u00e9ussissait, ce qui est d&rsquo;ailleurs fort improbable, qu&rsquo;avant de mener \u00e0 l&rsquo;engagement US dans un projet d&rsquo;attaque de l&rsquo;Iran cette manuvre pourrait transiter, par effets d&rsquo;encha\u00eenement, \u00e0 une situation o\u00f9 l&rsquo;armement chimique syrien pourrait passer dans les mains des guerriers islamistes qui veulent abattre Assad et exigent le soutien et l&rsquo;intervention du bloc BAO pour ce faire,  cela, avant de se retourner contre Isra\u00ebl, la Jordanie, etc.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe bloc h\u00e9site tout de m\u00eame, mais il n&rsquo;a rien \u00e0 redire sur la vertu de ce qu&rsquo;on a beaucoup de peine \u00e0 nommer principe pour ne pas salir les serviettes avec des torchons douteux,  <em>dito<\/em>, le principe de l&rsquo;intervention en Syrie qu&rsquo;ils proclament tous sans avoir ni les moyens de le faire ni l&rsquo;audace d&rsquo;y songer s\u00e9rieusement. Ainsi plac\u00e9 tout de m\u00eame devant ce risque de l&rsquo;armement chimique subtilis\u00e9 par les rebelles, Netanyahou d\u00e9montre d&rsquo;une fa\u00e7on convaincante que la strat\u00e9gie dans l&rsquo;esprit de la direction isra\u00e9lienne est r\u00e9duit \u00e0 une tactique boiteuse grim\u00e9e en strat\u00e9gie et men\u00e9e de main d&rsquo;un ma\u00eetre de la tambouille politicienne. (Les <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-la_strat_gie_de_la_marne_23_03_2013.html\" class=\"gen\">chefs du Shin Bet<\/a> ont donc raison, ce dont personne ne doute, lorsqu&rsquo;ils affirment qu&rsquo;Isra\u00ebl a une tactique et aucune strat\u00e9gie, et que sa direction politique est couarde, irresponsable et m\u00e9diocre. Netanyahou, lui, devrait prendre un peu de temps de loisir pour lire son ami, le n\u00e9oconservateur <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-la_syrie_ou_la_boucle_est_boucl_e_13_04_2013.html\" class=\"gen\">Daniel Pipes<\/a>, d&rsquo;excellent conseil puisqu&rsquo;il recommande de s&rsquo;allier avec Assad.)<\/p>\n<h3>La psych\u00e9 d&rsquo;Assad et leurs psychologies \u00e9puis\u00e9es<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tMais \u00e9crire cela, c&rsquo;est encore accorder une importance bien excessive \u00e0 cet \u00e9pisode chimique, c&rsquo;est-\u00e0-dire leur faire l&rsquo;honneur, aux dirigeants-Syst\u00e8me du bloc BAO, de croire qu&rsquo;ils se conduisent \u00e0 partir de jugements sur des faits (m\u00eame si ces faits sont faux ou s&rsquo;ils sont le produit de montages). Il ne s&rsquo;agit donc que de communication, c&rsquo;est-\u00e0-dire, dans leur cas, d&rsquo;une bouillie pour les chats o\u00f9 se m\u00e9langent les multiples r\u00e9alit\u00e9s faussaires de la chose, qui sont autant de <em>narrative<\/em> compl\u00e8tement mont\u00e9es pour les besoins de la cause et sans le moindre int\u00e9r\u00eat pour la r\u00e9alit\u00e9 de la chose.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLes arguments sont \u00e0 l&#8217;emporte-pi\u00e8ce, aussi m\u00e9diocres quand il en reste encore l&rsquo;un ou l&rsquo;autre, ou hallucin\u00e9es quand il faut en inventer, que la d\u00e9marche elle-m\u00eame. On aura remarqu\u00e9, dans une citation faite par Fisk (\u00ab<em>Not as much as the world would want to know  the psyche of the Assad regime <\/em>\u00bb) que l&rsquo;argument du correspondant de CNN questionn\u00e9 sur les preuves de l&#8217;emploi du chimique, et n&rsquo;en trouvant \u00e9videmment aucune qui ait ne serait-ce que l&rsquo;apparence d&rsquo;un fait, cite d&rsquo;une fa\u00e7on p\u00e9remptoire la psych\u00e9 d&rsquo;Assad : Assad \u00e9tant proclam\u00e9 monstre du Moment et ni\u00e8me Hitler dans la s\u00e9rie postmoderne, ne peut avoir \u00e0 l&rsquo;esprit servi par une psychologie si pathologique que la soif inextinguible d&rsquo;user du chimique contre <em>his own people<\/em>. L&rsquo;<a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-la_raison_devenue_idiote_utile_de_l_affectivit__11_06_2012.html\" class=\"gen\">argument<\/a> sentimental et pathologique est irr\u00e9sistible pour ces psychologies \u00e9puis\u00e9es.<\/p>\n<h3>On se tire dans les pieds en croyant que ce sont les pieds des autres<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tCet \u00e9pisode de la guerre de communication autour de la guerre syrienne confirme, si besoin est d&rsquo;une confirmation, la pente de d\u00e9gradation extraordinaire de l&rsquo;exercice. La guerre de la communication autour de la guerre syrienne est aujourd&rsquo;hui aussi embourb\u00e9e que la guerre syrienne l&rsquo;est op\u00e9rationnellement dans la foire des interventions diverses et des chausse trappe sans nombre, surtout entre alli\u00e9s et amis de la Syrie d&rsquo;ailleurs.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe plus remarquable est le processus extr\u00eamement vigoureux de dissolution, voire d&rsquo;entropisation de la r\u00e9alit\u00e9 et des faits qui la constituent, pour animer cette guerre de la communication. En effet, on ne peut plus parler, au point o\u00f9 l&rsquo;on en est d\u00e9sormais, r\u00e9alit\u00e9 belle et bonne, bien constitu\u00e9e et avec l&rsquo;apparence qu&rsquo;il faut ; cela n&rsquo;a rien \u00e0 voir, ni avec le m\u00e9pris de la r\u00e9alit\u00e9, ni m\u00eame avec le refus de la r\u00e9alit\u00e9, mais plut\u00f4t avec une situation o\u00f9 la r\u00e9alit\u00e9 est devenue <strong>introuvable<\/strong>, fracass\u00e9e dans une multitude de r\u00e9alit\u00e9s faussaires, fondatrices ou rejetons c&rsquo;est selon, d&rsquo;autant de <em>narrative<\/em>&#8230; (Les responsabilit\u00e9s pour cet \u00e9tat des choses constitue un autre d\u00e9bat, pas loin d&rsquo;\u00eatre historique. Par ailleurs, ces responsabilit\u00e9s sont si compl\u00e8tement <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-de_la_guerre_qui_n_a_pas_eu_lieu_en_syrie_02_04_2012.html\" class=\"gen\">connues<\/a>, et depuis longtemps, qu&rsquo;on dirait qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de d\u00e9bat n\u00e9cessaire, comme on dirait y a pas photo.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tUn autre aspect est celui de l&rsquo;autodestruction sp\u00e9cifique et, dirait-on, accidentelle,  ce qui montre qu&rsquo;il n&rsquo;est pas de domaine o\u00f9 le Syst\u00e8me ne les inspire&#8230; On parle ici des faussaires principaux dirait-on, qui sont nombreux et \u00e9galement connues puisque rassembl\u00e9s au sein du bloc BAO, et eux-m\u00eames concurrents entre eux comme on le voit dans ce texte. Ils sont tellement plong\u00e9s dans l&rsquo;art de la <em>narrative<\/em>, jusqu&rsquo;\u00e0 y croire accessoirement ou fondamentalement d&rsquo;ailleurs, par bouff\u00e9es comme on a des bouff\u00e9es de chaleur, ou plus r\u00e9solument, bref ils y sont tellement plong\u00e9s qu&rsquo;ils en arrivent de plus en plus \u00e0 perdre de vue leurs int\u00e9r\u00eats. Comme on dit, ils se tirent dans les pieds, mais d&rsquo;une fa\u00e7on originale, jusqu&rsquo;\u00e0 croire qu&rsquo;il s&rsquo;agit des pieds des autres. Ils produisent des monstres dont les effets imm\u00e9diats les plus probables pourraient \u00eatre catastrophiques pour eux-m\u00eames (le chimique syrien chez les islamistes), et tout cela au nom d&rsquo;objectifs lointains et de plus en plus irr\u00e9alistes, et qui sont pourtant eux-m\u00eames les produits de <em>narrative<\/em> propres (l&rsquo;attaque de l&rsquo;Iran). Tout cela sera rattrap\u00e9 comme on bouche les trous d&rsquo;un morceau de gruy\u00e8re, par d&rsquo;autres manuvres complexes et autodestructrices de communication, multipliant \u00e0 leur tour les complexit\u00e9s, les erreurs, les faux semblants.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa guerre de la communication se noie dans le d\u00e9sordre le plus complet, avec une vision de plus en plus restreinte des manipulateurs, qui semblent d\u00e9sormais se satisfaire d&rsquo;une d\u00e9claration de la s\u00e9natrice Feinstein, couverte d&rsquo;or par l&rsquo;AIPAC, comme l&rsquo;indice certain de la grande victoire strat\u00e9gique et civilisationnelle du bloc BAO. Le monstrueux Syst\u00e8me, devenant de plus en plus monstrueux, accouche de souris de plus en plus d\u00e9biles et de plus en plus mortelles pour lui. <em>Mission<\/em> quasi-<em>accomplished<\/em>,  mission surpuissance-autodestruction en bonne voie&#8230;<\/p>\n<h3>L&#8217;embourbement crisique, ou le pi\u00e9geur pi\u00e9g\u00e9<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tPour le reste, c&rsquo;est-\u00e0-dire l&rsquo;essentiel, on observera combien la crise, ce que nous nommons <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-glossairedde_le_facteur_crisique__30_04_2013.html\" class=\"gen\">le facteur crisique<\/a> notamment dans son extension ultime d&rsquo;<a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notes_sur_notre_kosmos_crisique__27_03_2013.html\" class=\"gen\">infrastructure crisique<\/a> o\u00f9 la Syrie occupe une place d&rsquo;honneur, est devenue un \u00e9tonnant ph\u00e9nom\u00e8ne d&rsquo;immobilisme, de paralysie, d&rsquo;impuissance et d&#8217;embourbement. Nul ne peut se sortir de ces crises dont l&rsquo;\u00e9trange mati\u00e8re est pass\u00e9e de l&rsquo;explosif volatil au genre de la m\u00e9lasse quasiment immobile. M\u00eame si la crise s&rsquo;\u00e9tend, ce qu&rsquo;elle fait d&rsquo;ailleurs sous nos yeux, elle le fera effectivement de cette m\u00eame fa\u00e7on qui enveloppe les acteurs-simulacres, les faussaires, les manipulateurs de <em>narrative<\/em>, comme l&rsquo;on s&rsquo;enfonce dans des sables mouvants qui ne se meuvent m\u00eame plus.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tBien entendu, cette situation est tout sauf ex\u00e9crable, dans sa configuration g\u00e9n\u00e9rale. L&rsquo;infrastructure crisique o\u00f9 se situe la guerre syrienne agit dans ce cas, objectivement, comme une machine antiSyst\u00e8me puisque, par le biais du bloc BAO, c&rsquo;est bien le Syst\u00e8me qui est embourb\u00e9 dans cette crise. On pourrait pour l&rsquo;occasion lui offrir une expression de plus, et ce serait l&rsquo;<strong>embourbement crisique<\/strong>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t&#8230; Et bien s\u00fbr, c&rsquo;est celui qui s&rsquo;agite le plus dans son activit\u00e9 faussaire, qui s&rsquo;y trouve le plus embourb\u00e9. Le pi\u00e9geur, f\u00fbt-il Netanyahou, est ais\u00e9ment pi\u00e9g\u00e9 lui-m\u00eame, comme l&rsquo;arroseur arros\u00e9. Le chimique fait l&rsquo;affaire, comme le reste, pour r\u00e9aliser cette transmutation du pi\u00e8ge.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Notes sur le chimique syrien comme arme de communication 29 avril 2013 On a vu (le 27 avril 2013) quelques aspects de l&rsquo;alerte actuelle \u00e0 l&#8217;emploi de l&rsquo;armement chimique par le r\u00e9gime syrien d&rsquo;Assad. L&rsquo;analyse g\u00e9n\u00e9rale qu&rsquo;on peut en faire est qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une phase, non de la guerre syrienne elle-m\u00eame, mais de la guerre&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[4202,3903,3015,8294,2631,12120,3311,7572,11341,2622,2790,9604,3867,3014],"class_list":["post-74955","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-analyse","tag-assad","tag-chimique","tag-communication","tag-crisique","tag-de","tag-embourbement","tag-fisk","tag-infrastructure","tag-islamiste","tag-la","tag-netanyahou","tag-rebelles","tag-syrie","tag-systeme"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/74955","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=74955"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/74955\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=74955"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=74955"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=74955"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}