{"id":74959,"date":"2013-04-30T17:43:46","date_gmt":"2013-04-30T17:43:46","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2013\/04\/30\/glossairedde-le-facteur-crisique\/"},"modified":"2013-04-30T17:43:46","modified_gmt":"2013-04-30T17:43:46","slug":"glossairedde-le-facteur-crisique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2013\/04\/30\/glossairedde-le-facteur-crisique\/","title":{"rendered":"<em>Glossaire.dde<\/em> : le facteur \u201ccrisique\u201d"},"content":{"rendered":"<p><h2><em>Glossaire.dde<\/em> : le facteur \u00ab\u00a0crisique\u00a0\u00bb<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>30 avril 2013 &ndash; Nous d\u00e9veloppons l&rsquo;identification et l&rsquo;explication d&rsquo;un qualificatif que nous employons beaucoup, et qui arrive sans doute au terme de son exploitation dans la production de nouveaux concepts, avec le concept d'\u00a0\u00bbinfrastructure crisique\u00a0\u00bb. On peut voir une sorte d'\u00a0\u00bbavant-propos\u00a0\u00bb \u00e0 cet \u00e9gard dans notre <em>Note d&rsquo;analyse<\/em> du <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notes_sur_notre_kosmos_crisique__27_03_2013.html\">27 mars 2013<\/a>, employant \u00e9galement l&rsquo;expression g\u00e9n\u00e9rale et symbolique de \u00ab\u00a0notre <em>kosmos<\/em> crisique\u00a0\u00bb. (Tout juste restera-t-il d\u00e9sormais \u00e0 proposer des concepts de r\u00e9action au \u00ab\u00a0facteur crisique\u00a0\u00bb, tel qu'\u00a0\u00bb<strong>embourbement crisique<\/strong>\u00ab\u00a0, que nous utilisons le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notes_sur_le_chimique_syrien_comme_arme_de_communication_29_04_2013.html\">29 avril 2013<\/a>, qui concerne le situation des dirigeants-Syst\u00e8me confront\u00e9s \u00e0 l&rsquo;infrastructure crisique, &ndash; la \u00ab\u00a0guerre syrienne\u00a0\u00bb en l&rsquo;occurrence.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Le qualificatif \u00ab\u00a0crisique\u00a0\u00bb est employ\u00e9 dans divers concepts, outre celui d&rsquo;infrastructure crisique, notamment (avec les liens renvoyant \u00e0 des textes \u00e9labor\u00e9s \u00e0 leurs propos) : \u00ab\u00a0<a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-le_rythme_contraction-extension_de_la_crise_01_05_2009.html\">structure crisique<\/a>\u00a0\u00bb caract\u00e9risant la structure politique dans le d\u00e9filement du temps historique depuis les \u00e9v\u00e9nements venus de l&rsquo;\u00e9poque 1999-2001, devenant encha&icirc;nement de crises avec la \u00ab\u00a0<a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notes_sur_la_chaine_crisique_ddecrisis_02_04_2011.html\">cha&icirc;ne crisique<\/a>\u00ab\u00a0, d\u00e9terminant alors ce que nous d\u00e9signions comme un \u00ab\u00a0<a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-de_la_chaine_crisique_au_temps_crisique__24_02_2011.html\">temps crisique<\/a>\u00ab\u00a0.<\/p>\n<\/p>\n<p><h2 class=\"titleset_b.deepblue\" style=\"color:#0f3955;font-size:1.65em;font-variant:small-caps;\">Historique du qualificatif \u00ab\u00a0crisique\u00a0\u00bb<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>Comme souvent dans notre <em>Glossaire.dde<\/em>, nous commen\u00e7ons par faire un historique de l&#8217;emploi substantiel du concept, de l&rsquo;expression examin\u00e9e, et dans ce cas du qualificatif conceptuel. C&rsquo;est au printemps-\u00e9t\u00e9 2009 que nous avons effectivement commenc\u00e9 \u00e0 utiliser le qualificatif \u00ab\u00a0crisique\u00a0\u00bb, \u00e0 propos de la \u00ab\u00a0structure crisique\u00a0\u00bb. Mentionnons rapidement deux interventions \u00e0 cet \u00e9gard&hellip; D&rsquo;ores et d\u00e9j\u00e0 appara&icirc;t, sous-jacente, l&rsquo;id\u00e9e de la structuration du monde (de la politique) par les crises, mais sans aucune pr\u00e9cision sur le fonctionnement, la position de cette structure, son influence, etc. (La remarque \u00ab\u00a0les crises&hellip; constituent effectivement la structure m\u00eame du monde\u00a0\u00bb est effectivement tr\u00e8s ambitieuse mais reste tr\u00e8s vague quant \u00e0 l&rsquo;op\u00e9rationnalit\u00e9 de la crise, sa position hi\u00e9rarchique, sa fonction, etc.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&bull; Le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-le_rythme_contraction-extension_de_la_crise_01_05_2009.html\">1er mai 2009<\/a> : &laquo;<em>Il est en train de se cr\u00e9er et de se renforcer une v\u00e9ritable \u00ab\u00a0structure de crise\u00a0\u00bb, ou \u00ab\u00a0structure crisique\u00a0\u00bb (selon le qualificatif d&rsquo;origine m\u00e9dicale qu&rsquo;on peut employer), qui remplace les structures politiques et de relations internationales normales. La \u00ab\u00a0crise\u00a0\u00bb est en train de devenir la nature paradoxalement \u00ab\u00a0normale\u00a0\u00bb des relations internationales; cela se fait en corr\u00e9lation avec la poursuite du d\u00e9veloppement, d&rsquo;ailleurs \u00e0 une vitesse remarquablement \u00e9lev\u00e9e, du processus de d\u00e9gradation du syst\u00e8me. Cette constitution et cette extension de la structure crisique correspondent pratiquement \u00e0 la perte de contr\u00f4le progressive du syst\u00e8me, des diff\u00e9rents domaines auxquels il pr\u00e9tend&hellip;<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&bull; Le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-encercle_par_les_crises_04_08_2009.html\">4 ao&ucirc;t 2009<\/a> : &laquo;[N]<em>ous vivons effectivement dans un cadre relationnel d\u00e9termin\u00e9 par une structures crisique g\u00e9n\u00e9rale, o&ugrave; les crises ne sont plus, ni des accidents, ni des explosions, ni des moments cathartiques, mais constituent effectivement la structure m\u00eame du monde. Cette structure n&rsquo;\u00e9tant plus accidentelle par d\u00e9finition, elle induit, justement par sa d\u00e9finition qui est d&rsquo;ordre structurelle, la mise en cause du syst\u00e8me dans son ensemble.<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>A partir de l\u00e0, la r\u00e9f\u00e9rence \u00ab\u00a0crisique\u00a0\u00bb va continuer d&rsquo;\u00e9voluer. On va voir des concepts nouveaux appara&icirc;tre, notamment \u00ab\u00a0cha&icirc;ne crisique\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0temps crisique\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0dissolution crisique\u00a0\u00bb, etc. On voit de plus en plus se d\u00e9velopper l&rsquo;id\u00e9e que \u00ab\u00a0la crise\u00a0\u00bb devient un facteur de plus en plus structur\u00e9, de plus en plus paradoxalement stable, de plus en plus r\u00e9f\u00e9rentiel pour la situation du monde. Nous ne cessons de nous \u00e9loigner de la d\u00e9finition classique de la crise, jusqu&rsquo;\u00e0 envisager, ce qui est d\u00e9sormais notre conception g\u00e9n\u00e9rale, que les effets de la crise ne s&rsquo;expriment plus par des paroxysmes explosifs et conflagrationnels externes, n\u00e9cessairement tr\u00e8s limit\u00e9s dans le temps, mais par une continuit\u00e9 dissolvante interne. Bien entendu, les premi\u00e8res victimes de cet \u00ab\u00a0effet de crise\u00a0\u00bb g\u00e9n\u00e9ral sont d&rsquo;une fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale les pouvoirs politiques et tous les pouvoirs qui leur sont li\u00e9s, c&rsquo;est-\u00e0-dire, dans l&rsquo;\u00e9tat actuel des choses, toutes les forces ex\u00e9cutives et en g\u00e9n\u00e9ral \u00ab\u00a0les \u00e9lites\u00a0\u00bb du Syst\u00e8me, parce qu&rsquo;elles se trouvent sous une pression constante que leurs activit\u00e9s m\u00eame ne cessent de renforcer. Pour cette raison bien entendu, tout ce qui est crisique dans notre appr\u00e9ciation, est n\u00e9cessairement vertueux parce que les circonstances imposent une fonction antiSyst\u00e8me absolument imp\u00e9rative. Nous reviendrons plus loin sur cet aspect essentiel.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Ci-dessous, nous proposons plusieurs citations extraites de textes qui marquent l&rsquo;\u00e9volution de notre r\u00e9flexion sur le \u00ab\u00a0facteur crisique\u00a0\u00bb. On trouvera m\u00e9lang\u00e9s des facteurs pr\u00e9sentant une dynamique crisique et d&rsquo;autres pr\u00e9sentant des \u00e9laborations conceptuelles.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&bull; Le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-de_la_chaine_crisique_au_temps_crisique__24_02_2011.html\">24 f\u00e9vrier 2011<\/a>, dans un texte marqu\u00e9 par la sollicitation pressante du \u00ab\u00a0printemps arabe\u00a0\u00bb commenc\u00e9 en d\u00e9cembre 2010, et bient\u00f4t identifi\u00e9 par nous comme la cha&icirc;ne crisique par d\u00e9finition.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo;<em>Cet ensemble dynamique, avec le facteur nouveau de la cha&icirc;ne crisique s&rsquo;int\u00e9grant \u00e0 la structure crisique, tout cela \u00e9tant directement r\u00e9f\u00e9renc\u00e9 \u00e0 la crise du Syst\u00e8me, conduit \u00e0 une int\u00e9gration g\u00e9n\u00e9rale. On observe une acc\u00e9l\u00e9ration du facteur crisique, conduisant comme on l&rsquo;a d\u00e9j\u00e0 vu \u00e0 une contraction du temps (caract\u00e8re observ\u00e9 le 22 f\u00e9vrier 2011, \u00e0 propos de la d\u00e9claration de l&rsquo;amiral Mullen) ; le temps \u00ab\u00a0contract\u00e9\u00a0\u00bb devient une sorte de \u00ab\u00a0temps crisique\u00a0\u00bb. On observe effectivement une int\u00e9gration g\u00e9n\u00e9rale tendant \u00e0 s&rsquo;unifier sous la forme de la crise g\u00e9n\u00e9rale du Syst\u00e8me, selon des facteurs divers qui, tous, concourent \u00e0 rendre ce \u00ab\u00a0temps crisique\u00a0\u00bb autonome, r\u00e9pondant \u00e0 ses propres lois, \u00e0 sa propre logique, \u00e0 sa propre dynamique.<\/em> [&hellip;]<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo;<em>Le r\u00e9sultat de cette \u00e9volution, &ndash; passant de l&rsquo;\u00e9tape \u00ab\u00a0structure crisique\u00a0\u00bb\/\u00a0\u00bbcha&icirc;ne crisique\u00a0\u00bb \u00e0 l&rsquo;\u00e9tape \u00ab\u00a0temps crisique\u00a0\u00bb, &ndash; est l&rsquo;entr\u00e9e dans une phase o&ugrave; l&rsquo;\u00e9volution g\u00e9n\u00e9rale, politique, sociale, culturelle, etc., de notre civilisation globalis\u00e9e ne peut plus \u00eatre d\u00e9finie que par une situation de crise. Il est et il sera de moins en moins possible de distinguer les crises selon leurs caract\u00e8res sectoriels (crise financi\u00e8re, crise g\u00e9opolitique, crise sociale, etc.), l&rsquo;essence de la situation du monde se transformant en crise. La rapidit\u00e9 extraordinaire de cette \u00e9volution, et en acc\u00e9l\u00e9ration constante, est le facteur essentiel qui nous fait accepter cette sorte d&rsquo;hypoth\u00e8se. La vitesse m\u00eame des choses permet de concevoir des id\u00e9es comme celle de la contraction du temps, et la transformation de l&rsquo;essence m\u00eame de la situation du monde&hellip;<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&bull; Le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notes_sur_la_dissolution_crisique__22_11_2011.html\">21 novembre 2011<\/a>, il s&rsquo;agit de l&rsquo;examen des effets du ph\u00e9nom\u00e8ne crisique en g\u00e9n\u00e9ral, aussi bien structure crisique que cha&icirc;ne crisique. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une appr\u00e9ciation concernant le passage de la \u00ab\u00a0conflagration crisique\u00a0\u00bb \u00e0 la \u00ab\u00a0dissolution crisique\u00a0\u00bb, c&rsquo;est-\u00e0-dire cet \u00e9largissement consid\u00e9rable et cet approfondissement extr\u00eame des effets de la crise lorsqu&rsquo;elle devient ph\u00e9nom\u00e8ne crisique, avec le passage de l&rsquo;effet ext\u00e9rieur, disons atmosph\u00e9rique, sensationnel mais de courte dur\u00e9e et de cons\u00e9quences douteuses, \u00e0 l&rsquo;effet int\u00e9rieur, disons souterrain, progressant silencieusement et sans limitation de dur\u00e9e. Cet effet \u00ab\u00a0souterrain\u00a0\u00bb est d&rsquo;autant plus efficace qu&rsquo;il est en g\u00e9n\u00e9ral ignor\u00e9 et peut se d\u00e9velopper sans obstacle.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo;<em>Au d\u00e9but de cette analyse, nous \u00e9crivions, pour d\u00e9finir cette p\u00e9riode des quelques semaines en cours, le terme \u00ab\u00a0conflagration crisique\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0qui m\u00e9lange les deux [structure crisique et cha&icirc;ne crisique] en acc\u00e9l\u00e9rant encore, si cela est possible, la contraction du temps et le rythme de l&rsquo;Histoire\u00a0\u00bb. Finalement, et pass\u00e9e cette revue de d\u00e9tail, l&rsquo;expression est trop temporaire, trop transitoire ; essentiellement et paradoxalement, elle est trop explosive alors que ce n&rsquo;est pas d&rsquo;explosion dont il s&rsquo;agit.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo;<em>Les crises qui se succ\u00e8dent et s&#8217;empilent se manifestent effectivement, dans leurs pouss\u00e9es paroxystique, par un caract\u00e8re explosif. C&rsquo;est alors que l&rsquo;on en prend conscience, pour un ou deux jours, ou disons une semaine au plus (ce \u00ab\u00a0on\u00a0\u00bb d\u00e9signant la presse-Syst\u00e8me et nos directions politiques). Mais l&rsquo;essentiel est ailleurs ; il se trouve dans ceci que ces crises ayant explos\u00e9 se poursuivent sur un mode plus mineur et s&rsquo;installent, ou se renforcent quand elles existent depuis un certain temps, d&rsquo;une fa\u00e7on structurelle. C&rsquo;est alors qu&rsquo;elles font sentir leurs cons\u00e9quences les plus fondamentales, qui se r\u00e9sument en un effet essentiellement dissolvant, un peu \u00e0 la fa\u00e7on de termites (voir notre \u00ab\u00a0fable des termites et des conduites pourries\u00a0\u00bb). Ainsi n&rsquo;est-ce pas vraiment le sujet de la crise lui-m\u00eame qui compte, ce sujet qui provoque l&rsquo;explosion, les paroxysmes successifs, mais cet effet dissolvant g\u00e9n\u00e9ral. Lorsque la situation n&rsquo;est plus faite que de crises se juxtaposant et se renfor\u00e7ant les unes les autres, l&rsquo;essentiel est alors l&rsquo;addition et l&rsquo;alimentation r\u00e9ciproque de ces effets dissolvants qui suscitent un courant g\u00e9n\u00e9ral de dissolution minant le Syst\u00e8me dans son enti\u00e8ret\u00e9. Peu importe le sujet de la dette, de l&rsquo;Europe, du \u00ab\u00a0printemps arabe\u00a0\u00bb, qui sont des questions conjoncturelles ; l&rsquo;essentiel est ce courant g\u00e9n\u00e9ral de dissolution dont le sujet, lui, est la survie du Syst\u00e8me dans son enti\u00e8ret\u00e9.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo;<em>Ainsi avions-nous une hypoth\u00e8se bien pr\u00e9cise \u00e0 l&rsquo;esprit et, pour cette raison, nous parlerons de \u00ab\u00a0dissolution crisique\u00a0\u00bb plut\u00f4t que de \u00ab\u00a0conflagration crisique\u00a0\u00bb. Il s&rsquo;agit de l&rsquo;hypoth\u00e8se d&rsquo;une dissolution par les crises, qui repousse paradoxalement au second plan l&rsquo;aspect n\u00e9cessairement explosif d&rsquo;une crise. Les crises restent explosives, certes, mais ce sont leurs actions dissolvantes et les liens qui s&rsquo;\u00e9tablissent entre elles au travers de cette action dissolvante similaire qui conduisent \u00e0 un courant g\u00e9n\u00e9ral de dissolution du Syst\u00e8me qui s&rsquo;inscrit absolument dans la dynamique d&rsquo;autodestruction du Syst\u00e8me. Ce ph\u00e9nom\u00e8ne est en train de d\u00e9truire par dissolution, la structure de la modernit\u00e9, en m\u00eame temps que le Syst\u00e8me lui-m\u00eame, &ndash; en toute logique puisque l&rsquo;une \u00e9quivaut \u00e0 l&rsquo;autre.<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><h2 class=\"titleset_b.deepblue\" style=\"color:#0f3955;font-size:1.65em;font-variant:small-caps;\">\u00ab\u00a0Solidification\u00a0\u00bb du facteur crisique<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>L&rsquo;id\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale au d\u00e9part de cette \u00e9volution de la r\u00e9flexion porte donc, comme on l&rsquo;a vu, sur le concept de crise, en en proposant une red\u00e9finition compl\u00e8te. (Cette id\u00e9e \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 exprim\u00e9e le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notes_sur_la_dissolution_du_pouvoir_politique_ddecrisis_14_06_2010.html\">14 juin 2011<\/a> : &laquo;<em>Notre \u00e9poque a chang\u00e9 la d\u00e9finition de l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement qu&rsquo;est une \u00ab\u00a0crise\u00a0\u00bb, en allongeant ind\u00e9finiment un ph\u00e9nom\u00e8ne caract\u00e9ris\u00e9 initialement par sa bri\u00e8vet\u00e9, en l'\u00a0\u00bbinstitutionnalisant\u00a0\u00bb par la dur\u00e9e, en le structurant en une \u00ab\u00a0structure crisique\u00a0\u00bb qui caract\u00e9rise la situation du monde.<\/em>&raquo;) Cette transformation ne pouvait rester sans effets collectifs dans l&rsquo;organisation des \u00e9v\u00e9nements, et l&rsquo;on a vu effectivement plusieurs ph\u00e9nom\u00e8nes collectifs appara&icirc;tre, nous poussant \u00e0 institutionnaliser la qualificatif \u00ab\u00a0crisique\u00a0\u00bb, d\u00e9sormais fondamental dans notre arsenal conceptuel. Notre appr\u00e9ciation est que nous sommes au terme de cette r\u00e9organisation des conditions d&rsquo;\u00e9volution de notre contre-civilisation et du Syst\u00e8me qui la domine, sous la forme de l&rsquo;installation d&rsquo;une \u00ab\u00a0infrastructure crisique\u00a0\u00bb, et que cette r\u00e9organisation s&rsquo;est effectu\u00e9e tr\u00e8s rapidement, \u00e0 partir de l&rsquo;\u00e9l\u00e9ment d\u00e9stabilisateur fondamental qu&rsquo;est la crise financi\u00e8re de l&rsquo;automne 2008 jusqu&rsquo;\u00e0 la formulation, pr\u00e9sente (printemps 2013) de notre hypoth\u00e8se selon laquelle existe d\u00e9sormais ce que nous nommons une infrastructure crisique.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Nous allons maintenant d\u00e9velopper l&rsquo;observation, l&rsquo;identification, la description, l&rsquo;appr\u00e9ciation op\u00e9rationnelle de ce concept \u00e0 partir des consid\u00e9rations avanc\u00e9es dans le texte d\u00e9j\u00e0 r\u00e9f\u00e9renc\u00e9 du <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notes_sur_notre_kosmos_crisique__27_03_2013.html\">27 mars 2013<\/a>. Il va de soi que ce concept d&rsquo;infrastructure crisique implique que la crise n&rsquo;est plus un \u00ab\u00a0accident\u00a0\u00bb, une \u00ab\u00a0conjoncture\u00a0\u00bb, un \u00e9piph\u00e9nom\u00e8ne, quelque chose d&rsquo;inhabituel dans la situation g\u00e9n\u00e9rale, mais qu&rsquo;elle est devenue le contraire de tout cela en se constituant en infrastructure. Elle est devenue la \u00ab\u00a0normalit\u00e9\u00a0\u00bb de la situation g\u00e9n\u00e9rale, tant dans le domaine ext\u00e9rieur des relations internationales que dans le domaine des situations int\u00e9rieures des acteurs devenus figurants par leur incapacit\u00e9 \u00e0 r\u00e9agir. Nous sommes les spectateurs impuissants, &ndash; et int\u00e9ress\u00e9s, voire approbateurs pour certains, &ndash; de notre propre transformation crisique et nous-m\u00eames en venons \u00e0 employer l&rsquo;image de \u00ab\u00a0dictature de la crise\u00a0\u00bb (voir le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-psychologies_affol_es_par_la_dictature_de_la_crise_26_03_2013.html\">26 mars 2013<\/a>).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Le constat de d\u00e9part concerne la formation et l&rsquo;\u00e9volution de ces crises depuis qu&rsquo;on a pr\u00e9sent\u00e9 l&rsquo;hypoth\u00e8se d&rsquo;un ph\u00e9nom\u00e8ne \u00ab\u00a0crisique\u00a0\u00bb sp\u00e9cifique. C&rsquo;est effectivement cette description, qu&rsquo;on retrouve dans le texte r\u00e9f\u00e9renc\u00e9&hellip; &laquo;<em>Le premier constat que l&rsquo;on peut faire est simplement un rappel de l&rsquo;accumulation des crises, sans qu&rsquo;aucune ne soit r\u00e9solue, avec leur interp\u00e9n\u00e9tration et leurs connexions grandissantes, comme c&rsquo;est la nature m\u00eame puisqu&rsquo;il y a accumulation, que les acteurs ou ceux qui les subissent sont les m\u00eames, les causes souvent similaires, les \u00e9v\u00e9nements souvent \u00e0 effets multiples, etc. Aucune de ces crises n&rsquo;est autonome, ce qu&rsquo;on a d\u00e9j\u00e0 vu avec les concepts de \u00ab\u00a0structure crisique\u00a0\u00bb et de \u00ab\u00a0cha&icirc;ne crisique\u00a0\u00bb. Cette accumulation s&rsquo;accompagne d&rsquo;une \u00e9volution de situation extr\u00eamement caract\u00e9ristique par son originalit\u00e9 d\u00e8s lors qu&rsquo;il s&rsquo;agit de \u00ab\u00a0crises\u00a0\u00bb.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo;<em>Leur accumulation et leur interconnexion, surtout depuis quatre ans (depuis la crise d&rsquo;automne 2008), avec la faiblesse grandissante des acteurs (sapiens-Syst\u00e8me), font que ces crises stagnent de plus en plus, en devenant \u00e0 la fois structurelles et de moins en moins volatiles, et elles provoquent elles-m\u00eames, chez les soi-disant acteurs-sapiens, stagnation et paralysie. Elles entrent dans la substance m\u00eame des choses, des situations qu&rsquo;elles affectent, en s&rsquo;agglom\u00e9rant entre elles dans une sorte de<\/em> <strong><em>solidification<\/em><\/strong><em> de l&rsquo;ensemble. Bien entendu comme l&rsquo;on dit d&rsquo;un \u00e9v\u00e9nement \u00e9vident et presque<\/em> <strong><em>naturel<\/em><\/strong><em>, cet ensemble a fini par \u00e9pouser l&rsquo;ensemble du Syst\u00e8me bien entendu, sa diversit\u00e9 et son ampleur finissant par embrasser \u00e0 peu pr\u00e8s l&rsquo;enti\u00e8ret\u00e9 du monde actif sous l&#8217;empire du Syst\u00e8me, par cons\u00e9quent la quasi-enti\u00e8ret\u00e9 des domaines fondamentaux de la modernit\u00e9.<\/em>&raquo; (Sur ce dernier point achevant la citation, nous pr\u00e9cisons que cette id\u00e9e de \u00ab\u00a0solidification,\u00a0\u00bb implique l&rsquo;immobilit\u00e9 de la paralysie touchant l&rsquo;essence m\u00eame de la modernit\u00e9.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Ce terme de \u00ab\u00a0solidification\u00a0\u00bb des crises est important, presque dans un sens <strong>physique<\/strong>, mais aussi bien entendu dans un sens infrastructurel. On pourrait avancer qu&rsquo;en termes politiques aucune de ces crises n&rsquo;est insoluble, c&rsquo;est-\u00e0-dire qu&rsquo;\u00e0 peu pr\u00e8s toutes sont \u00ab\u00a0solubles\u00a0\u00bb. Nous employons \u00e0 dessein ce qualificatif, qui est d&rsquo;ailleurs correct, pour le manifester dans ses deux sens. Toutes ces crises sont solubles, c&rsquo;est-\u00e0-dire qu&rsquo;elles peuvent \u00eatre r\u00e9solues (entendement logique et classique) ; c&rsquo;est-\u00e0-dire <strong>aussi<\/strong> qu&rsquo;elles peuvent \u00eatre physiquement dissoutes, comme le sont certaines mati\u00e8res organiques, chimiques, etc. Mais on constate au contraire, et l\u00e0 est le point essentiel de la dynamique \u00e0 l&rsquo;&oelig;uvre, qu&rsquo;elles sont devenues insolubles dans le double sens du qualificatif l\u00e0 aussi. Ainsi comprend-on qu&rsquo;on donne un double sens au mot \u00ab\u00a0solidification\u00a0\u00bb : le Syst\u00e8me \u00e9tant lui-m\u00eame devenu crisique (essentiellement parce qu&rsquo;il est en dynamique d&rsquo;autodestruction), mais disposant toujours de sa surpuissance (pr\u00e9sente dans l&rsquo;\u00e9quation surpuissance-autodestruction), il agit sur les crises dans le sens d&rsquo;une solidification de ces crises par la pression qu&rsquo;il exerce sur elles, et bient\u00f4t cette solidification devenue infrastructure. Ainsi les crises ne sont-elles plus solubles : elles ne peuvent plus \u00eatre r\u00e9solues, elles ne peuvent plus \u00eatre dissoutes, elles sont d\u00e9sormais enferm\u00e9es dans une infrastructure comme on l&rsquo;est dans une forteresse \u00e0 sens unique, o&ugrave; l&rsquo;on pourrait entrer mais n&rsquo;en jamais sortir. (Chaque \u00e9v\u00e9nement se transforme en crise insoluble, entre dans l&rsquo;infrastructure crisique, se solidifie et p\u00e9rennise son insolubilit\u00e9.)&hellip; Il y a l\u00e0-dedans, dans cette situation qu&rsquo;on croirait exclusivement politique, donc humaine, mall\u00e9able, etc., la substance m\u00eame de la mati\u00e8re, cela venu du d\u00e9cha&icirc;nement de la Mati\u00e8re. L&rsquo;organisation en crise est le produit du Syst\u00e8me qui est lui-m\u00eame, originellement (<a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-glossairedde_le_d_cha_nement_de_la_mati_re__05_11_2012.html\">d\u00e9cha&icirc;nement de la Mati\u00e8re<\/a>), mati\u00e8re pure. Sa propre crise, qui est la marque de son autodestruction, se perp\u00e9tue dans ces crises que nous connaissons, qui s&rsquo;av\u00e8rent insolubles comme pourrait l&rsquo;\u00eatre \u00e0 l&rsquo;extr\u00eame et en th\u00e9orie une situation politique, mais comme le sont certainement certaines mati\u00e8res. Le terme \u00ab\u00a0solidification\u00a0\u00bb concerne effectivement l&rsquo;id\u00e9e de mati\u00e8re, et pratiquement pas la description politique du ph\u00e9nom\u00e8ne qui n&rsquo;est insoluble que dans des cas th\u00e9oriques extr\u00eames pratiquement introuvables. De ce point de vue qui se r\u00e9f\u00e8re au choc initial du d\u00e9cha&icirc;nement de la Mati\u00e8re, la situation de solidification des crises en une infrastructure crisique refl\u00e8te le caract\u00e8re insoluble de la dynamique d&rsquo;autodestruction du Syst\u00e8me.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Nous avons indiqu\u00e9 \u00e9galement que le choix de l&rsquo;expression (\u00ab\u00a0infrastructure crisique\u00a0\u00bb) venait de notre volont\u00e9 d&rsquo;indiquer que, malgr\u00e9 la puissance du ph\u00e9nom\u00e8ne, son effet venait d'\u00a0\u00bben-dessous\u00a0\u00bb, mais le terme pris non comme une situation d&rsquo;inf\u00e9riorit\u00e9 mais comme une situation indiquant l&rsquo;orientation d\u00e9structurante et dissolvante. La logique fait comprendre cette \u00e9volution, dans la mesure o&ugrave; l&rsquo;infrastructure crisique est \u00e0 la fois une production du Syst\u00e8me et un ajustement parfait au Syst\u00e8me lui-m\u00eame. L&rsquo;infrastructure crisique <strong>ne peut \u00eatre<\/strong> que d\u00e9structurante (mais cette \u00e9tape est d\u00e9j\u00e0 pratiquement accomplie) et dissolvante, et elle l&rsquo;est du Syst\u00e8me exclusivement puisque le Syst\u00e8me est arriv\u00e9 \u00e0 une situation totalitaire du monde. Une fois de plus, la formule surpuissance-autodestruction est rencontr\u00e9e : l&rsquo;infrastructure crisique impos\u00e9e par la surpuissance et l&rsquo;\u00e9quation offensive d\u00e9structuration-dissolution-entropisation du Syst\u00e8me, retourne tout cela contre le Syst\u00e8me qui repr\u00e9sente le Tout de notre situation, dans un processus manifeste d&rsquo;autodestruction.<\/p>\n<\/p>\n<p><h2 class=\"titleset_b.deepblue\" style=\"color:#0f3955;font-size:1.65em;font-variant:small-caps;\">Le cas du renversement de sens<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>L&rsquo;id\u00e9e du \u00ab\u00a0renversement du sens\u00a0\u00bb que nous signalions dans le texte r\u00e9f\u00e9renc\u00e9 du <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notes_sur_notre_kosmos_crisique__27_03_2013.html\">27 mars 2013<\/a> constitue l&rsquo;aspect op\u00e9rationnel de cette situation&hellip;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo;<em>La caract\u00e9ristique principale de la situation d&rsquo;infrastructure crisique, par rapport \u00e0 ce qui a pr\u00e9c\u00e9d\u00e9, par exemple la \u00ab\u00a0structure crisique\u00a0\u00bb, c&rsquo;est un<\/em> <strong><em>renversement<\/em><\/strong> <em>du sens des influences&hellip;<\/em> [&hellip;]<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo;<em>Le renversement s&rsquo;effectue en ceci que ce sont les crises elles-m\u00eames qui deviennent les inspiratrices et les moteurs des politiques. Auparavant, les politiques existaient<\/em> <strong><em>avant<\/em><\/strong> <em>les crises, elles engendraient les crises, elles pouvaient \u00eatre contrari\u00e9es, bloqu\u00e9es, etc., par les crises, mais elles restaient les forces dominantes, ou dans tous les cas d\u00e9terminantes de la situation. Aujourd&rsquo;hui, les crises occupent cette position. Ainsi parle-t-on d&rsquo;une infrastructure crisique, exactement comme l&rsquo;on parle d&rsquo;une infrastructure routi\u00e8re ou ferroviaire, c&rsquo;est-\u00e0-dire un cadre contraint, absolument imp\u00e9ratif, auquel on doit se pr\u00eater, dont on ne peut d\u00e9passer les limites, qui impose lui-m\u00eame les conditions de d\u00e9placement, etc., &ndash; bref qui r\u00e8gne&hellip;<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo;<em>C&rsquo;est aussi dire que l&rsquo;un ou l&rsquo;autre acteur, une politique ou l&rsquo;autre, peuvent \u00e9chapper temporairement ou conjoncturellement \u00e0 une crise ou l&rsquo;autre, mais, \u00e0 notre sens, ils se retrouvent rapidement oblig\u00e9s de regagner ce cadre, ou bien ils se trouvent plong\u00e9s, \u00e0 cause de l&rsquo;intervention des crises, dans des situations absolument inattendues, impr\u00e9vues, et souvent tr\u00e8s dangereuses. Ainsi ce renversement du sens des influences implique-t-il \u00e9galement une<\/em> <strong><em>transmutation du sens<\/em><\/strong> <em>tout court. La politique ne peut plus \u00eatre ce qu&rsquo;elle pr\u00e9tend \u00eatre, parce qu&rsquo;elle est devenue la chose de l&rsquo;infrastructure crisique, elle est pass\u00e9e compl\u00e8tement \u00ab\u00a0sous influence\u00a0\u00bb&hellip;<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Cette circonstance est parfaitement compr\u00e9hensible d\u00e8s lors qu&rsquo;on admet l&rsquo;id\u00e9e impliqu\u00e9e par le concept d&rsquo;infrastructure crisique. A la r\u00e9flexion cette id\u00e9e de la question du sens a une importance capitale. En effet, les politiques que nous d\u00e9crivons comme \u00e9tant devenues impuissantes \u00e0 susciter ou \u00e0 r\u00e9soudre des crises, parce que les crises existent avant elles et sont elles-m\u00eames sources d&rsquo;influences, ces politiques sont aujourd&rsquo;hui, <strong>n\u00e9cessairement<\/strong> enfant\u00e9es par le flux g\u00e9n\u00e9ral de la politique-Syst\u00e8me. L&rsquo;influence qu&rsquo;elles subissent des crises int\u00e9gr\u00e9es dans une infrastructure crisique est en g\u00e9n\u00e9ral, par la dynamique m\u00eame du sens de l&rsquo;influence, antagoniste de la direction que doivent suivre ces politiques. D&rsquo;une certaine fa\u00e7on, la crise institutionnalis\u00e9e, devenue structurelle, puis int\u00e9gr\u00e9e et amalgam\u00e9e dans une infrastructure crisique, agit contre des politiques dont le but (sous l&rsquo;influence de la politique-Syst\u00e8me) devrait \u00eatre de provoquer de nouvelles crises, ou explosions crisiques d\u00e9structurantes. Si l&rsquo;on veut des exemples \u00ab\u00a0op\u00e9rationnels\u00a0\u00bb, on a celui de la \u00ab\u00a0m\u00e8re de toutes les crises\u00a0\u00bb se constituant effectivement en infrastructure crisique, qui est la crise iranienne : c&rsquo;est la crise iranienne structurelle, qui dure depuis 2005, qui emp\u00eacherait le d\u00e9clenchement d&rsquo;une \u00ab\u00a0explosion crisique d\u00e9structurante\u00a0\u00bb (l&rsquo;attaque de l&rsquo;Iran). En figurant comme la pr\u00e9figuration, l&rsquo;enjeu et le cadre oblig\u00e9 de cette \u00ab\u00a0explosion crisique\u00a0\u00bb, elle alerte tous les acteurs, oblige \u00e0 mesurer l&rsquo;enjeu, \u00e0 pr\u00e9voir les effets les plus catastrophiques de l&rsquo;explosion, etc., et agit finalement comme un frein sinon un obstacle infranchissable pour l'\u00a0\u00bbexplosion crisique\u00a0\u00bb. La m\u00eame chose peut \u00eatre dite de la crise syrienne, devenue \u00ab\u00a0guerre syrienne\u00a0\u00bb sans fin, paralysante, stagnante, etc.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>De ce point de vue, on observe que le changement de sens, l&rsquo;infrastructure crisique influant la politique ayant remplac\u00e9 la politique cr\u00e9ant des crises, a \u00e9videmment une dimension vertueuse \u00e9vidente. Les positions spatiales d\u00e9terminent d&rsquo;ailleurs elles-m\u00eames cette occurrence. L&rsquo;infrastructure crisique se situe, comme toute infrastructure, <strong>en-dessous<\/strong>, comme on l&rsquo;a vu, et l&rsquo;influence qu&rsquo;elle exerce vers les politiques (au-dessus d&rsquo;elle) va n\u00e9cessairement vers le haut, ce qui est un indice certain de cette vertu. Ainsi du paradoxe mille fois recommenc\u00e9 avec le Syst\u00e8me, et son \u00e9quation, surpuissance-autodestruction : les crises, donc l&rsquo;infrastructure crisique \u00e0 terme, n\u00e9es \u00e9videmment de l&rsquo;impulsion surpuissante de la politique-Syst\u00e8me, se constituent en forces litt\u00e9ralement antiSyst\u00e8me en interf\u00e9rant gravement sur la politique-Syst\u00e8me que sont toutes les politiques prises dans les rets de cette infrastructure.<\/p>\n<\/p>\n<p><h2 class=\"titleset_b.deepblue\" style=\"color:#0f3955;font-size:1.65em;font-variant:small-caps;\">La crise comme essence de la perception du monde<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>Dans le texte <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notes_sur_notre_kosmos_crisique__27_03_2013.html\">r\u00e9f\u00e9renc\u00e9<\/a>, nous parlions de \u00ab\u00a0la crise comme essence de <strong>la situation<\/strong> du monde\u00a0\u00bb, ce qui nous apparaissait comme un constat objectif et indiscutable. Nous d\u00e9crivions le comportement des directions politiques et des \u00e9lites se r\u00e9f\u00e9rant constamment \u00e0 ces situations crisiques comme le signe de cette \u00ab\u00a0situation\u00a0\u00bb :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo;<em>Le fait principal est qu&rsquo;ils se soumettent tous \u00e0 la crise europ\u00e9enne qui est devenue, d&rsquo;une fa\u00e7on compl\u00e8tement paradoxale mais qui se comprend pour ces psychologies \u00e9nerv\u00e9es d&rsquo;\u00e9puisement de nos directions politiques, le seul socle de stabilit\u00e9 possible, la seule r\u00e9f\u00e9rence on dirait presque \u00ab\u00a0structurante\u00a0\u00bb envisageable. Cette \u00e9trange identification totalement invertie constitue sans le moindre doute la reconnaissance que la crise est d\u00e9sormais une infrastructure crisique, et comme toute infrastructure elle est \u00e0 la fois \u00ab\u00a0socle de stabilit\u00e9\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0seule r\u00e9f\u00e9rence&hellip; envisageable\u00a0\u00bb.<\/em>&raquo; Et cette situation peut aller jusqu&rsquo;\u00e0 la plus compl\u00e8te confusion dans l&rsquo;<strong>identification<\/strong> de la crise : &laquo;[&hellip;P]<em>arce que la crise est partout, qu&rsquo;elle peut ressurgir \u00e0 tout moment l\u00e0 o&ugrave; ne l&rsquo;attend pas, et d&rsquo;ailleurs parce qu&rsquo;on ne sait plus de quelle crise il s&rsquo;agit (\u00ab\u00a0Whichever crisis we are talking about, it is far from over\u00a0\u00bb, dit Melvyn King).<\/em>&raquo; (Melvyn King, directeur de la <em>Bank of England<\/em>, banque centrale britannique.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Nous voulons ici renverser ce constat (sans nier sa pertinence) et observer que \u00ab\u00a0la crise comme essence de la situation du monde\u00a0\u00bb, fait effectivement objectif, renvoie, pour les directions politiques et les \u00e9lites, au constat de \u00ab\u00a0la crise comme essence <strong>de [leur] perception<\/strong> du monde\u00a0\u00bb. A ce point, la chronologie des relations entre ces deux constats reste une observation ouverte, que nous d\u00e9velopperons plus loin : est-ce la \u00ab\u00a0crise comme essence de la situation du monde\u00a0\u00bb qui conduit \u00e0 leur perception de la crise comme \u00ab\u00a0essence de la situation du monde\u00a0\u00bb ? Ou bien est-ce leur perception de la \u00ab\u00a0crise comme essence de la situation du monde\u00a0\u00bb qui conduit \u00e0 l&rsquo;\u00e9tablissement de \u00ab\u00a0la crise comme essence de la situation du monde\u00a0\u00bb ?<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Le processus de destruction et le d\u00e9labrement de la psychologie des directions et des \u00e9lites inf\u00e9od\u00e9es au Syst\u00e8me est tel que leur perception est, sans la moindre r\u00e9alisation consciente, totalement <strong>prisonni\u00e8re<\/strong> de la situation de crise, permanente, rampante et paralysante, infrastructurelle, etc. Les psychologies ne peuvent percevoir <strong>autre chose<\/strong> dans la situation du monde que les effets \u00e9mollients et paralysants de cette \u00ab\u00a0situation de crise, permanente, rampante et paralysante, infrastructurelle, etc.\u00a0\u00bb, <strong>sans pourtant identifier cette situation<\/strong>. (En effet, en parlant de \u00ab\u00a0perception\u00a0\u00bb, nous parlons d&rsquo;un processus psychologique non-conscient, ce qui implique que toutes les personnes concern\u00e9es ne peuvent accueillir que passivement, hors de toute possibilit\u00e9 critique puisque n\u00e9cessairement sans en identifier la cause, cette perception que la psychologie produit pour elles comme aliment de leur raison elle-m\u00eame subvertie par leur d\u00e9pendance totale du Syst\u00e8me.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Cela conduit ces acteurs devenus figurants, et figurants totalement terroris\u00e9s par cette perception incompr\u00e9hensible pour eux, \u00e0 se r\u00e9f\u00e9rer constamment comme issue de la situation crisique, \u00e0 la seule r\u00e9f\u00e9rence dont ils disposent, qui est la situation crisique dont ils assurent la soi-disant \u00ab\u00a0gestion\u00a0\u00bb sans en comprendre la vraie nature, parce que la situation crisique est pour eux le \u00ab\u00a0seul socle de stabilit\u00e9 possible, la seule r\u00e9f\u00e9rence on dirait presque &lsquo;structurante&rsquo; envisageable\u00a0\u00bb. (Cette remarque portant notamment sur des crises sectorielles, \u00e0 la fa\u00e7on fractionn\u00e9e et cloisonn\u00e9e que ces \u00e9lites per\u00e7oivent la situation, ce qui est un facteur aggravant de plus puisqu&rsquo;il leur interdit de mesurer l&rsquo;ampleur g\u00e9n\u00e9rale de la crise d&rsquo;effondrement du Syst\u00e8me.) Nourrie par cette psychologie dont la perception est ainsi inconsciemment emprisonn\u00e9e aux crises, autant pour le constat des crises que pour une soi-disant solution des crises, la raison subvertie de ces divers <em>sapiens<\/em> tente d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9ment de faire de ces crises une situation politique opportune pour la r\u00e9solution d&rsquo;elles-m\u00eames. L&#8217;emprisonnement se trouve donc au niveau de la perception de la psychologie, au niveau de la rationalisation perverse de cette psychologie, au niveau de l&rsquo;action \u00e9galement perverse qui s&rsquo;ensuit qui est de lutter contre ce qu&rsquo;ils per\u00e7oivent de la situation crisique avec les \u00e9l\u00e9ments qui favorisent cette situation crisique. Litt\u00e9ralement, ces pseudo-\u00ab\u00a0pompiers\u00a0\u00bb ne cessent d&rsquo;asperger l&rsquo;incendie avec un carburant \u00e0 tr\u00e8s haut degr\u00e9 d&rsquo;octane et particuli\u00e8rement inflammable.<\/p>\n<\/p>\n<p><h2 class=\"titleset_b.deepblue\" style=\"color:#0f3955;font-size:1.65em;font-variant:small-caps;\">\u00ab\u00a0Op\u00e9rationnalisation\u00a0\u00bb de la dynamique d&rsquo;autodestruction<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>Ainsi l&rsquo;id\u00e9e de la crise g\u00e9n\u00e9rale, permanente, de la crise transform\u00e9e en infrastructure crisique, tout cela comme op\u00e9rationnalit\u00e9 de la crise d&rsquo;effondrement du Syst\u00e8me (ou \u00ab\u00a0<a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notes_sur_la_crise_haute_ddecrisis_20_02_2012.html\">crise haute<\/a>\u00a0\u00bb selon le point de vue m\u00e9taphysique), est-elle pour nous, non plus une hypoth\u00e8se, mais un constat et un fait. Quoi qu&rsquo;il en soit de la r\u00e9alit\u00e9, la <strong>v\u00e9rit\u00e9 du monde<\/strong> est que le \u00ab\u00a0facteur crisique\u00a0\u00bb domine tout et r\u00e8gle tout, et qu&rsquo;il s&rsquo;est substantiv\u00e9 logiquement et op\u00e9rationnellement en une infrastructure crisique.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>A ce point, on peut alors aborder la question laiss\u00e9e ouverte plus haut \u00e0 l&rsquo;occasion d&rsquo;un cas sp\u00e9cifique : \u00ab\u00a0A ce point, la chronologie des relations entre ces deux constats reste une observation ouverte, que nous d\u00e9velopperons plus loin : est-ce la &lsquo;crise comme essence de la situation du monde&rsquo; qui conduit \u00e0 leur perception de crise comme &lsquo;essence de la situation du monde&rsquo; ? Ou bien est-ce leur perception de la &lsquo;crise comme essence de la situation du monde&rsquo; qui conduit \u00e0 l&rsquo;\u00e9tablissement de &lsquo;la crise comme essence de la situation du monde&rsquo;?\u00a0\u00bb En d&rsquo;autres mots, voici la question qui est finalement essentielle puisqu&rsquo;elle ouvre le domaine d&rsquo;exploration de la cause : qui est responsable de cette \u00e9volution vers la g\u00e9n\u00e9ralisation totale du facteur crisique ? Le pouvoir politique ? Le Syst\u00e8me ? Ou bien, hypoth\u00e8se supr\u00eame qui nous permet de quitter le \u00ab\u00a0cosmos\u00a0\u00bb herm\u00e9tique du Syst\u00e8me, des \u00ab\u00a0forces sup\u00e9rieures\u00a0\u00bb ?<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Ces questions diverses dont on per\u00e7oit \u00e9videmment l&rsquo;importance, sont d&rsquo;autant plus importantes qu&rsquo;on comprend ais\u00e9ment que le \u00ab\u00a0facteur crisique\u00a0\u00bb, parfaitement r\u00e9alis\u00e9 dans l'\u00a0\u00bbinfrastructure crisique\u00a0\u00bb, est sans aucun doute, si l&rsquo;on emploie une image, l&rsquo;arme institutionnalis\u00e9e la plus antiSyst\u00e8me qu&rsquo;on puisse imaginer. Le facteur crisique paralyse tout, emprisonne tout, interdit toute r\u00e9forme \u00ab\u00a0cr\u00e9atrice\u00a0\u00bb, toute initiative autonome, etc., qui pourraient stabiliser sinon renforcer la dynamique d\u00e9sormais en constante d\u00e9gradation produite par le Syst\u00e8me, dynamique qui est, conform\u00e9ment au but du Syst\u00e8me, objectivement d\u00e9structurante, dissolvante et \u00e0 finalit\u00e9 d&rsquo;entropisation de la situation du monde. (Il s&rsquo;agit bien d&rsquo;un affrontement entre deux processus de destruction, processus de destruction de la situation du monde par le Syst\u00e8me, processus de destruction du Syst\u00e8me par la force antiSyst\u00e8me op\u00e9rationnalisant la dynamique d&rsquo;autodestruction du Syst\u00e8me.) Le facteur crisique jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;infrastructure crisique constitue donc une formidable op\u00e9rationnalisation de la dynamique d&rsquo;autodestruction du Syst\u00e8me, &ndash; au point qu&rsquo;on peut avancer l&rsquo;hypoth\u00e8se qu&rsquo;<strong>il est<\/strong> la transcription op\u00e9rationnelle absolue dans la situation du monde de la dynamique d&rsquo;autodestruction du Syst\u00e8me. Cette formidable puissance antiSyst\u00e8me peut \u00e9galement alimenter l&rsquo;hypoth\u00e8se que le facteur crisique s&rsquo;est d\u00e9tach\u00e9 du \u00ab\u00a0cosmos\u00a0\u00bb herm\u00e9tique du Syst\u00e8me.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>L&rsquo;efficacit\u00e9 de cette fonction op\u00e9rationnelle absolue du facteur crisique est d&rsquo;autant plus grande qu&rsquo;elle tend vers une situation de type <strong>amorphe<\/strong>, dans le chef de crises perdant tout dynamisme et se constituant en une infrastructure quasiment immobile. Cela implique que son \u00ab\u00a0travail\u00a0\u00bb d&rsquo;op\u00e9rationnalisation de la dynamique d&rsquo;autodestruction du Syst\u00e8me est souterrain, passif, par le fait m\u00eame d&rsquo;\u00eatre et qu&rsquo;on croirait presque immobile (\u00ab\u00a0sans forme\u00a0\u00bb), aboutissant \u00e0 une op\u00e9rationnalit\u00e9 du type d\u00e9finie par notre image des termites (voir <em>Glossaire.dde<\/em> du <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-glossairedde_les_termites__10_04_2013.html\">10 avril 2013<\/a>). (&laquo;<em>En ce sens, on peut aussi bien figurer l&rsquo;infrastructure crisique comme un trou noir silencieux qui siphonne les politiques, les situations, les coh\u00e9sions internes du Syst\u00e8me et ainsi de suite. Ce \u00ab\u00a0trou noir\u00a0\u00bb, naturellement, est objectivement vertueux.<\/em>&raquo;)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Le dernier \u00e9l\u00e9ment concerne le constat que, face \u00e0 cette situation, et d&rsquo;ailleurs pour les raisons diverses signal\u00e9es tout au long de ce travail, le facteur du pouvoir politique et des \u00e9lites inf\u00e9od\u00e9es au Syst\u00e8me a perdu \u00e0 la fois ses r\u00e9f\u00e9rences internes et sa capacit\u00e9 d&rsquo;adaptation externe, qu&rsquo;il est donc incapable de trouver des r\u00e9f\u00e9rences nouvelles pour combler ce vide. Le \u00ab\u00a0pouvoir politique\u00a0\u00bb s&rsquo;est r\u00e9v\u00e9l\u00e9 comme une mati\u00e8re invert\u00e9br\u00e9e et sans substance, d\u00e9pendant totalement des seules r\u00e9f\u00e9rences ext\u00e9rieures impos\u00e9es par le Syst\u00e8me et mettant en lumi\u00e8re sa perte compl\u00e8te d&rsquo;autonomie cr\u00e9atrice. Ce dernier point, \u00e0 la lumi\u00e8re de ce qui suit, sugg\u00e8re une r\u00e9ponse partielle \u00e0 la question ci-dessus &#8230; \u00ab\u00a0Qui est responsable de cette \u00e9volution vers la g\u00e9n\u00e9ralisation totale du facteur crisique ?\u00a0\u00bb Certainement pas \u00ab\u00a0le pouvoir politique\u00a0\u00bb, c&rsquo;est-\u00e0-dire le facteur humain impliqu\u00e9 dans cette probl\u00e9matique. Il est trop faible, trop inexistant, trop amorphique dans son instructure invert\u00e9br\u00e9e.<\/p>\n<\/p>\n<p><h2 class=\"titleset_b.deepblue\" style=\"color:#0f3955;font-size:1.65em;font-variant:small-caps;\">L&rsquo;hypoth\u00e8se \u00ab\u00a0cosmique-crisique\u00a0\u00bb<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>Peut-on parler effectivement de \u00ab\u00a0<em>kosmos<\/em> crisique\u00a0\u00bb, expression que nous avons d\u00e9j\u00e0 utilis\u00e9e (le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notes_sur_notre_kosmos_crisique__27_03_2013.html\">27 mars 2013<\/a>), comme d&rsquo;un concept symbolique s&rsquo;instituant en concept m\u00e9taphysique ? Dans le texte r\u00e9f\u00e9renc\u00e9, nous pr\u00e9sentions cette id\u00e9e de cette fa\u00e7on :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo;<em>Nous allons prendre quelques exemples de la situation actuelle, que nous interpr\u00e9terons, pour introduire des donn\u00e9es exp\u00e9rimentales et hypoth\u00e9tiques \u00e0 partir desquelles nous estimons qu&rsquo;on peut parler d&rsquo;un nouveau concept pour caract\u00e9riser notre situation. Ensuite, nous donnerons notre appr\u00e9ciation de ce qu&rsquo;est, selon nous, l'\u00a0\u00bbinfrastructure crisique\u00a0\u00bb qui constituerait d\u00e9sormais, outre d&rsquo;\u00eatre le caract\u00e8re et le moteur de la situation g\u00e9n\u00e9rale, le cadre actif, le contexte imp\u00e9ratif, le v\u00e9ritable kosmos de notre situation (au sens que lui donnaient les Grecs d&rsquo;univers clos en soi, d&rsquo;entit\u00e9), &ndash; ce qu&rsquo;on pourrait d\u00e9signer apr\u00e8s tout comme notre \u00ab\u00a0kosmos crisique\u00a0\u00bb.<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Sans aucun doute, le concept de \u00ab\u00a0<em>kosmos<\/em> crisique\u00a0\u00bb nous semble acceptable pour conduire \u00e0 son terme l&rsquo;exploration de notre \u00ab\u00a0facteur crisique\u00a0\u00bb, \u00e0 condition de pousser cette exploration au-del\u00e0 de la d\u00e9finition ci-dessus qui ne peut \u00eatre qu&rsquo;une base de d\u00e9part. Il importe \u00e0 cet \u00e9gard de suivre la puissance du contenu, en d&rsquo;autres mots de nous laisser guider par la puissante logique interne du mot et de la langue. L&rsquo;id\u00e9e du \u00ab\u00a0<em>kosmos<\/em> crisique\u00a0\u00bb encha&icirc;ne en effet directement sur l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;une hypoth\u00e8se que nous dirions \u00ab\u00a0cosmique-crisique\u00a0\u00bb, ou de la dimension cosmique de notre monde pr\u00e9sentement, qui serait \u00e9galement et <strong>n\u00e9cessairement<\/strong> une dimension crisique. Dans ce cas, l&rsquo;\u00e9l\u00e9ment \u00ab\u00a0infrastructure crisique\u00a0\u00bb qui est le dernier stade du processus normal d&rsquo;extension du facteur crisique, se trouve hauss\u00e9 \u00e0 un niveau sup\u00e9rieur (cosmique) qui englobe toutes les activit\u00e9s possibles ; tout en restant dans sa situation infrastructurelle, l&rsquo;\u00e9l\u00e9ment \u00ab\u00a0infrastructure crisique\u00a0\u00bb s&rsquo;\u00e9tend dans toutes les dimensions, y compris les dimensions m\u00e9tahistoriques, achevant d&rsquo;englober compl\u00e8tement le Syst\u00e8me, \u00e0 partir de l&rsquo;int\u00e9rieur de lui-m\u00eame dont l&rsquo;infrastructure crisique est devenue un \u00e9l\u00e9ment-clef. C&rsquo;est la situation de \u00ab\u00a0l&rsquo;ennemi est dans la place\u00a0\u00bb.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Cette hypoth\u00e8se dont les r\u00e9f\u00e9rences m\u00e9taphysiques sont \u00e9videntes et absolument n\u00e9cessaires, implique que la structure g\u00e9n\u00e9rale de notre univers, la \u00ab\u00a0normalit\u00e9\u00a0\u00bb de notre univers est devenue crisique en per\u00e7ant l&rsquo;herm\u00e9tisme du Syst\u00e8me, cela s&rsquo;av\u00e9rant le seul moyen mais aussi le moyen id\u00e9al et in\u00e9galable de contrecarrer l&rsquo;expansion du Syst\u00e8me, de la briser, de la retourner contre elle-m\u00eame. Cette \u00ab\u00a0normalit\u00e9 crisique\u00a0\u00bb s&rsquo;av\u00e9rant, au contraire de l&rsquo;activit\u00e9 crisique normale, comme une paralysie g\u00e9n\u00e9rale dans des situations insolubles, le cadre d&rsquo;\u00e9volution de la dynamique de surpuissance du Syst\u00e8me, d\u00e9structurante et dissolvante, se trouve paralys\u00e9 et encalmin\u00e9 dans cette paralysie g\u00e9n\u00e9rale, \u00e0 la fois solidification et fixit\u00e9 d&rsquo;une situation de crise g\u00e9n\u00e9rale immobile et par cons\u00e9quent non soluble. Le r\u00e9sultat est l&rsquo;enfermement du Syst\u00e8me dans son activit\u00e9 d\u00e9structurante et dissolvante qui ne s&rsquo;exerce plus que contre le seul \u00e9l\u00e9ment mobile possible, qui est le Syst\u00e8me lui-m\u00eame justement. On utilisera, pour illustrer ce propos, l&rsquo;image du scorpion qui se pique lui-m\u00eame et se suicide, parce que cette image repr\u00e9sente bien l&rsquo;autodestruction, mais aussi l&rsquo;autodestruction selon un mouvement d&rsquo;enroulement sur soi-m\u00eame, comme la queue du scorpion termin\u00e9e par le dard se replie en un mouvement arrondi jusqu&rsquo;\u00e0 la t\u00eate de l&rsquo;animal&#8230; Il s&rsquo;agirait de la formule d\u00e9cisive transformant la surpuissance du Syst\u00e8me en autodestruction.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Il ne fait en effet gu\u00e8re de doute pour nous, selon cette d\u00e9marche intellectuelle que nous poussons au terme de sa logique, que cette expansion du facteur crisique est une dynamique anim\u00e9e par des forces ext\u00e9rieures pour cr\u00e9er des conditions irr\u00e9sistibles pour permettre l&rsquo;acte concret d&rsquo;autodestruction du Syst\u00e8me, c&rsquo;est-\u00e0-dire op\u00e9rationnaliser cette tendance fondamentale du Syst\u00e8me qui passe de la surpuissance \u00e0 l&rsquo;autodestruction, en utilisant cette surpuissance pour animer son autodestruction. C&rsquo;est dire l&rsquo;importance du facteur crisique dans notre dispositif : m\u00eame si ce facteur crisique n&rsquo;est pas une explication m\u00e9taphysique conceptualis\u00e9e de l&rsquo;autodestruction du Syst\u00e8me, il en est le moyen cosmique fondamental et, comme tel, contient des \u00e9l\u00e9ments essentiels de cette explication.<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Glossaire.dde : le facteur \u00ab\u00a0crisique\u00a0\u00bb 30 avril 2013 &ndash; Nous d\u00e9veloppons l&rsquo;identification et l&rsquo;explication d&rsquo;un qualificatif que nous employons beaucoup, et qui arrive sans doute au terme de son exploitation dans la production de nouveaux concepts, avec le concept d&rsquo;\u00a0\u00bbinfrastructure crisique\u00a0\u00bb. 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