{"id":74965,"date":"2013-05-03T17:48:42","date_gmt":"2013-05-03T17:48:42","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2013\/05\/03\/psychologie-en-crise-ou-psychologie-crisique\/"},"modified":"2013-05-03T17:48:42","modified_gmt":"2013-05-03T17:48:42","slug":"psychologie-en-crise-ou-psychologie-crisique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2013\/05\/03\/psychologie-en-crise-ou-psychologie-crisique\/","title":{"rendered":"Psychologie en crise ou psychologie crisique ?"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">Psychologie en crise ou psychologie crisique ?<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>\t3 mai 2013  Le sentiment g\u00e9n\u00e9ral d&rsquo;un \u00e9v\u00e9nement historique se construisant autant \u00e0 partir de faits pr\u00e9tendument objectifs (enqu\u00eates, \u00e9tudes, etc.) qu&rsquo;\u00e0 partir d&rsquo;appr\u00e9ciations intuitives est tr\u00e8s difficile \u00e0 fixer dans le temps courant, en temps r\u00e9el, alors qu&rsquo;il se produit au moment m\u00eame o\u00f9 on en prendrait acte. Mais les conditions g\u00e9n\u00e9rales que nous connaissons sont si exceptionnelles que ce cas rarissime et qu&rsquo;on croirait quasiment impossible est peut-\u00eatre en train de se produire,  une fois de plus, dirions-nous, depuis le 11 septembre 2001, puisqu&rsquo;\u00e0 notre sens le cas s&rsquo;est effectivement produit d\u00e9j\u00e0.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t(D\u00e9j\u00e0, dans <em>Le chroniques de l&rsquo;\u00e9branlement<\/em> [Philippe Grasset, \u00e9ditions Mols, 2003], ce fait de la quasi-simultan\u00e9it\u00e9 de l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement historique et de l&rsquo;observation presque synth\u00e9tique de l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement historique \u00e9tait mis en \u00e9vidence, avec ces premi\u00e8res remarques ouvrant l&rsquo;essai <em>Des tours de Manhattan aux jardins de l&rsquo;\u00c9lys\u00e9e<\/em> : \u00ab<em>D&rsquo;abord, il y a ceci: en m\u00eame temps que nous subissions cet \u00e9v\u00e9nement d&rsquo;une force et d&rsquo;une ampleur extr\u00eames, nous observions cet \u00e9v\u00e9nement en train de s&rsquo;accomplir et, plus encore, nous nous observions les uns les autres en train d&rsquo;observer cet \u00e9v\u00e9nement. L&rsquo;histoire se fait, soudain dans un d\u00e9roulement explosif et brutal, nous la regardons se faire et nous nous regardons en train de la regarder se faire&#8230;<\/em>\u00bb)  <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLes conditions g\u00e9n\u00e9rales dont nous parlons et qui permettraient d&rsquo;identifier comme tel un \u00e9v\u00e9nement historique au moment m\u00eame o\u00f9 il se produit, ce sont la crise d&rsquo;effondrement du Syst\u00e8me, la dur\u00e9e de cette crise dans sa phase paroxystique (depuis 2008) qui finit par imposer la notion de normalit\u00e9 de la crise \u00e0 ce niveau, la puissance extraordinaire du syst\u00e8me de la communication qui relaie \u00e0 une vitesse proche de l&rsquo;instantan\u00e9it\u00e9 toutes les donn\u00e9es relev\u00e9es. A partir de l\u00e0, un effort de synth\u00e8se, avec \u00e9galement l&rsquo;aide sans prix de l&rsquo;intuition haute, permet effectivement de r\u00e9pondre positivement : oui, sans doute sommes-nous en train de vivre une circonstance cruciale o\u00f9 nous prenons acte en m\u00eame temps qu&rsquo;il se produit d&rsquo;un \u00e9v\u00e9nement historique souterrain d&rsquo;une exceptionnelle importance. Cet \u00e9v\u00e9nement, selon notre appr\u00e9ciation, c&rsquo;est la cr\u00e9ation d&rsquo;un ph\u00e9nom\u00e8ne structurel d&rsquo;une psychologie de crise, c&rsquo;est-\u00e0-dire une psychologie modifi\u00e9e par la crise et devenant ce que nous nommerions psychologie crisique. Il nous semblerait que ce printemps 2013 est effectivement un Moment,  le moment de la formation de la chose, en un \u00e9v\u00e9nement synth\u00e9tique extr\u00eamement puissant et affectant la psychologie en g\u00e9n\u00e9ral,  toutes nations et groupes humains confondus, toutes classes \u00e9galement confondues.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tNous avons collect\u00e9 quelques faits divers qui appuient cette d\u00e9marche. Ils ne sont pas difficile \u00e0 trouver, mais ils sont, en ce printemps 2013, particuli\u00e8rement nombreux. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t La France, pour commencer par le pays qui nous est le plus proche, est dans un \u00e9tat terrifiant, encore plus du point de vue psychologique que de tous les autres points de vue, plus mat\u00e9riels, qui se synth\u00e9tisent dans la psychologie. Les constats \u00e0 cet \u00e9gard sont innombrables. On choisira l&rsquo;\u00e9ditorial de Robert de Herte (pseudo d&rsquo;Alain de Benoist) dans la revue <em>El\u00e9ment<\/em> n\u00b0147 de <a href=\"http:\/\/www.revue-elements.com\/elements-Classes-populaires-les-oublies.html\" class=\"gen\">avril-juillet 2013<\/a>. Le titre parle de d\u00e9fiance, d&rsquo;espoir (\u00ab<em>D\u00e9fiance partout, espoir nulle part ?<\/em>\u00bb), c&rsquo;est-\u00e0-dire de psychologie : \u00ab<em>La confiance est le fondement du lien social<\/em>&#8230; [&#8230;] <em>Cette confiance-l\u00e0 est bris\u00e9e<\/em>&#8230; [&#8230;] <em>Les gens n&rsquo;ont plus confiance parce qu&rsquo;ils ne croient plus \u00e0 rien&#8230;<\/em>\u00bb On donnera ci-dessous la conclusion de l&rsquo;\u00e9ditorial, en nous r\u00e9servant de revenir plus loin sur les derni\u00e8res phrases de cette conclusion.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Partout, on voit que les choses se d\u00e9font, se d\u00e9litent, se d\u00e9sagr\u00e8gent. C&rsquo;est comme si l&rsquo;on assistait \u00e0 l&rsquo;effondrement d&rsquo;une tour film\u00e9 au ralenti. On a le sentiment d&rsquo;un peuple en d\u00e9sh\u00e9rence, d&rsquo;un peuple de somnambules qui l\u00e8chent leurs plaies en faisant des cauchemars. Un peuple qui oscille entre la crise de nerfs et l&rsquo;abattement sous psychotropes. Un corps malade abandonn\u00e9 par l&rsquo;esprit. Et pourtant, il monte dans ce pays une vague d&rsquo;amertume et de d\u00e9go\u00fbt qui peut se transformer en col\u00e8re. Toute la question est de savoir \u00e0 quel moment l&rsquo;addition des d\u00e9sespoirs et des d\u00e9ceptions, des rancurs et des frustrations atteindra sa masse critique. L\u00e9nine disait que les r\u00e9volutions se produisent quand \u00e0 la base on ne veut plus, et qu&rsquo;\u00e0 la t\u00eate on ne peut plus. On n&rsquo;en est peut-\u00eatre pas tr\u00e8s loin.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t D&rsquo;une fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale, les Fran\u00e7ais ont tendance \u00e0 croire que leur crise leur est propre. Les \u00e9lites-Syst\u00e8me, qui sont aujourd&rsquo;hui en France d&rsquo;une bassesse et d&rsquo;une vulgarit\u00e9 sans <strong>aucun pr\u00e9c\u00e9dent<\/strong> dans l&rsquo;histoire de ce pays, entretiennent avec une sorte de jouissance nihiliste cette croyance,  car ce n&rsquo;est qu&rsquo;une croyance, du type Caf\u00e9 du Commerce transport\u00e9 dans les caf\u00e9s \u00e0 la mode de Saint-Germain des Pr\u00e8s et sur le plateau du <em>Grand Journal<\/em>, l\u00e0 o\u00f9 l&rsquo;esprit-Caf\u00e9 du Commerce a trouv\u00e9 refuge. La v\u00e9rit\u00e9 est bien entendu que c&rsquo;est toute l&rsquo;Europe qui est frapp\u00e9e, parfois avec une cruaut\u00e9 incroyable (Espagne, Gr\u00e8ce),  pour passer au deuxi\u00e8me cercle \u00e0 partir de la France. Le <a href=\"http:\/\/www.guardian.co.uk\/world\/2013\/apr\/24\/trust-eu-falls-record-low\" class=\"gen\">24 avril 2013<\/a>, le <em>Guardian<\/em> a publi\u00e9, avec quelques autres journaux europ\u00e9ens dont <em>Le Monde<\/em> (nous pr\u00e9f\u00e9rons la version britannique puisqu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;Europe, et pour montrer notre consid\u00e9ration de la presse-Syst\u00e8me en France, respectable jusqu&rsquo;\u00e0 n&rsquo;\u00eatre pas citable), les r\u00e9sultats d&rsquo;une grande enqu\u00eate dans les grands pays d&rsquo;Europe. Il s&rsquo;agit du degr\u00e9 de confiance dans l&rsquo;Europe en 2013, par rapport \u00e0 2007. Le <em>Guardian<\/em> parle d&rsquo;un \u00ab<em>precipitate fall in support for the EU of the kind that is common in Britain but is much more rarely seen on the continent.<\/em>\u00bb Bien, le Royaume-Uni n&rsquo;est donc plus isolationniste en Europe&#8230;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>In Spain, trust in the EU fell from 65% to 20% over the five-year period while mistrust soared to 72% from 23%.<\/em> [&#8230;] <em>Five years ago, 56% of Germans tended to trust the EU, whereas 59% now tend to mistrust. In France, mistrust has risen from 41% to 56%. In Italy, where public confidence in Europe has traditionally been higher than in the national political class, mistrust of the EU has almost doubled from 28% to 53%. Even in Poland, which enthusiastically joined the EU less than a decade ago and is the single biggest beneficiary from the transfers of tens of billions of euros from Brussels, support has plummeted from 68% to 48%, although it remains the sole country surveyed where more people trust than mistrust the union.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t \u00c9largissons l&rsquo;observation \u00e0 un troisi\u00e8me cercle, et l&rsquo;on aura alors une vision g\u00e9n\u00e9rale de ce que nous nommons le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-glossairedde_bloc_bao_10_12_2012.html\" class=\"gen\">bloc BAO<\/a>, qui est \u00e0 la fois le moteur et le cur du Syst\u00e8me, donc le moteur et le cur de la crise d&rsquo;effondrement du Syst\u00e8me. On se rappelle que nous publiions, le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-le_centre_us_tremble_sur_ses_bases__16_04_2013.html\" class=\"gen\">16 avril 2013<\/a>, un commentaire sur l&rsquo;extraordinaire effondrement du sentiment de confiance des citoyens US dans le gouvernement central. Dans un texte  s&rsquo;adressant au lecteur de son site <em>PaulCraigRobert.org<\/em>, Paul Craig Robert, ancien ministre de l&rsquo;administration Reagan, d\u00e9taille les raisons de cet effondrement de la confiance. Nous retenons de ce texte du <a href=\"http:\/\/www.paulcraigroberts.org\/2013\/05\/01\/you-are-the-hope-paul-craig-roberts\" class=\"gen\">1er mai 2013<\/a> ce passage \u00e0 la fois significatif et symbolique, puisqu&rsquo;il rappelle le d\u00e9risoire succ\u00e8s de la modernit\u00e9 que fut l&rsquo;\u00e9lection d&rsquo;un Africain-Am\u00e9ricain \u00e0 la pr\u00e9sidence,  et ce qu&rsquo;il en est r\u00e9sult\u00e9&#8230;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Where today is moral awareness as Washington bombs civilian populations around the globe? Where is the moral conscience of the civil rights movement as the First Black President, the first member of the oppressed class to sit in the Oval Office, validates the Bush Regime&rsquo;s assertion of the right of the unaccountable executive to ignore habeas corpus and due process? Not satisfied with this crime, Obama asserted the right of the executive branch to murder any citizen suspected, without proof being offered to a court, of undefined support of terrorism. Today<\/em> <strong><em>all Americans have fewer rights than blacks had prior to the Civil Rights Act&#8230;<\/em><\/strong>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Diverses enqu\u00eates t\u00e9moignent, aux USA, du d\u00e9sarroi profond des citoyens, auxquels pourraient \u00e9videmment s&rsquo;appliquer les observations de l&rsquo;\u00e9dito de Heurte\/de Benoist sur les citoyens fran\u00e7ais (\u00ab<em>On a le sentiment d&rsquo;un peuple en d\u00e9sh\u00e9rence, d&rsquo;un peuple de somnambules qui l\u00e8chent leurs plaies en faisant des cauchemars. Un peuple qui oscille entre la crise de nerfs et l&rsquo;abattement sous psychotropes.<\/em>\u00bb) Ce d\u00e9sarroi am\u00e9ricain s&rsquo;exerce effectivement selon la sp\u00e9cificit\u00e9 am\u00e9ricaine, c&rsquo;est-\u00e0-dire contre le syst\u00e8me de l&rsquo;am\u00e9ricanisme repr\u00e9sent\u00e9 par le gouvernement central (voir plus haut). Une enqu\u00eate dont les r\u00e9sultats ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9s le <a href=\"http:\/\/tpmdc.talkingpointsmemo.com\/2013\/05\/armed-rebellion-poll.php\" class=\"gen\">2 mai 2013<\/a> sur <em>TalkingPointMemo<\/em> montre que 29% des personnes interrog\u00e9es pensent que, dans les prochaines ann\u00e9es, une insurrection arm\u00e9e (d\u00e9sign\u00e9e comme une r\u00e9volution arm\u00e9e) sera n\u00e9cessaire pour la protection de leurs libert\u00e9s,  enqu\u00eate et r\u00e9ponses se situant dans le cadre de la pol\u00e9mique sur la disposition libre d&rsquo;armes \u00e0 feu. (\u00ab<em>The survey, aimed at measuring public attitudes toward gun issues, found that 29 percent of Americans agree with the statement, In the next few years, an armed revolution might be necessary in order to protect our liberties. An additional five percent were unsure.<\/em>\u00bb) Une autre s\u00e9rie de sondages montre que, pour la premi\u00e8re fois depuis 9\/11, les Am\u00e9ricains ont plus peur du gouvernement central que des terroristes (sur <em>Washington&rsquo;s blog<\/em>, le <a href=\"\/%E2%80%AAhttp:\/\/www.infowars.com\/multiple-polls-americans-are-more-afraid-of-the-government-than-terrorists\/%E2%80%AC\" class=\"gen\">29 avril 2013<\/a>)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>WND reports today: According to a pair of recent polls, for the first time since the 9\/11 terrorist hijackings, Americans are more fearful their government will abuse constitutional liberties than fail to keep its citizens safe.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Even in the wake of the April 15 Boston Marathon bombing  in which a pair of Islamic radicals are accused of planting explosives that took the lives of 3 and wounded over 280  the polls suggest Americans are hesitant to give up any further freedoms in exchange for increased security.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Pour terminer cette revue \u00e9difiante, il y a ce point int\u00e9ressant d&rsquo;un livre publi\u00e9 par deux scientifiques anglo-saxons (le professeur d&rsquo;\u00e9conomie politique David Stuckler de l&rsquo;universit\u00e9 d&rsquo;Oxford et le professeur de m\u00e9decine Sanjay Basu de l&rsquo;universit\u00e9 de Stanford) sur le co\u00fbt humain de la crise commenc\u00e9e enb 2008. (Voir <em>Russia Today<\/em> le <a href=\"http:\/\/rt.com\/op-edge\/austerity-death-health-stuckler-605\/\" class=\"gen\">30 avril 2013<\/a>, avec une interview de Stuckler.) Bien que l&rsquo;\u00e9tude aborde tous les aspects de la sant\u00e9 publique affect\u00e9e par la politique d&rsquo;aust\u00e9rit\u00e9 institu\u00e9e par le Syst\u00e8me contre la crise, une particuli\u00e8re importance est attach\u00e9e au fait que les deux scientifiques ont d\u00e9termin\u00e9 qu&rsquo;autour de 10.000 suicides peuvent \u00eatre attribu\u00e9s \u00e0 la crise depuis 2008,  \u00e9l\u00e9ment effectivement directement connect\u00e9 \u00e0 la psychologie. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t<strong><em>RT<\/em><\/strong>: \u00ab<em>The situation was already extremely difficult for millions of people because of the economy. Why have you singled out austerity as a factor?<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t<strong><em>David Stuckler<\/em><\/strong>: \u00ab<em>What we&rsquo;ve seen in studying recessions over the past century and with the focus on the present crisis is that recessions hurt. But when politicians with deep cuts to vital social supports, they can turn those recessions lethal. In the worst case we&rsquo;ve seen Greece &#8211; after it cut its malaria prevention budget we saw the return of outbreaks that the country has kept under control over the past four decades. We&rsquo;ve seen HIV infection spike by 200 per cent at a time when the HIV budget was cut. Similarly, we&rsquo;ve seen across Europe austerity breed a series of epidemics  from suicide to foregone access to healthcare to tuberculosis outbreak and even dengue fever.<\/em>\u00bb [&#8230;]<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t<strong><em>RT<\/em><\/strong>: \u00ab<em>10,000 is a lot of people. What do you think is the likely reaction from governments around the world to that and how do you think they should react?<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t<strong><em>David Stuckler<\/em><\/strong>: \u00ab<em>So far Europe&rsquo;s leaders have been in denial about the human cost of the austerity policies that have been pursued across Europe and pursued in North America, with the sequester recently passed. What we need to do is take into account the health effects of economic policies. Had austerity been run like any other drug trial it would&rsquo;ve been discontinued because of its deadly side effects.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCet \u00e9l\u00e9ment de r\u00e9ponse du professeur Stuckler (\u00ab<em>So far Europe&rsquo;s leaders have been in denial about the human cost of the austerity policies&#8230;<\/em>\u00bb) implique les directions politiques dans ce d\u00e9bat sur la psychologie. D&rsquo;une fa\u00e7on plus g\u00e9n\u00e9rale, les facteurs g\u00e9n\u00e9raux de d\u00e9gradation de la sant\u00e9 publique renvoient eux aussi indirectement \u00e0 la psychologie,  toujours celle des directions-Syst\u00e8me,  puisqu&rsquo;ils sont mise au d\u00e9bit essentiellement de la politique d&rsquo;aust\u00e9rit\u00e9 qui est elle-m\u00eame, selon notre appr\u00e9ciation, un \u00e9l\u00e9ment d&rsquo;abord psychologique de la part de ces directions-Syst\u00e8me. (L&rsquo;aust\u00e9rit\u00e9 comme \u00e9l\u00e9ment de la <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-glossairedde_la_politique-syst_me__17_11_2012.html\" class=\"gen\">politique-Syst\u00e8me<\/a> que les psychologies terroris\u00e9es et verrouill\u00e9es des dirigeants-politique ne peuvent songer \u00e0 repousser.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCes remarques sont propos\u00e9es pour observer qu&rsquo;en traitant de la psychologie de crise, ou psychologie crisique, nous ne nous arr\u00eatons certainement pas aux seules victimes directes de la crise, en m\u00eame temps adversaires naturels du Syst\u00e8me. Les directions-politique sont \u00e9galement affect\u00e9es, mais dans le sens qui est le leur, qui est \u00e0 la fois une attitude de d\u00e9ni relevant du ph\u00e9nom\u00e8ne plus g\u00e9n\u00e9ral de n\u00e9gationnisme de la crise g\u00e9n\u00e9rale, et une situation de d\u00e9pendance de l&rsquo;influence totale du Syst\u00e8me, se traduisant par ce choix absolument enferm\u00e9, absolument verrouill\u00e9, de la politique d&rsquo;aust\u00e9rit\u00e9.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tNous voulons signifier par l\u00e0 que le sujet de notre travail ici est bien la psychologie en g\u00e9n\u00e9ral, nous irions m\u00eame jusqu&rsquo;\u00e0 dire la psychologie du genre humain. L&rsquo;on sait d&rsquo;ailleurs que nous jugeons que la psychologie des directions politiques et des \u00e9lites-Syst\u00e8me est directement affect\u00e9e par la crise, que ce soit sous une forme comparable \u00e0 la <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notes_sur_la_maniaco-depression_du_monde_ddecrisis_19_01_2012.html\" class=\"gen\">maniaco-d\u00e9pression<\/a>, ou sous la forme de la <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notes_sur_la_terrorisation_de_la_psychologie_ddecrisis_18_06_2012.html\" class=\"gen\">terrorisation<\/a> de ces psychologies. Le sujet est donc bien d\u00e9fini, dans sa plus grande ampleur possible, effectivement jusqu&rsquo;\u00e0 justifier cette expression de psychologie du genre humain.<\/p>\n<h3>La psychologie crisique, \u00e9videmment antiSyst\u00e8me<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tNotre d\u00e9marche pr\u00e9paratoire se transforme ici en ce qu&rsquo;elle pr\u00e9tend \u00eatre, naturellement : une hypoth\u00e8se fondamentale. L&rsquo;intuition (l&rsquo;intuition haute) y a \u00e9videmment sa place parce que l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement historique dont nous parlons n&rsquo;est pas mat\u00e9riel, visible, bruyant, sensationnel,  et c&rsquo;est pourquoi nous parlons d&rsquo;hypoth\u00e8se. Cette m\u00e9thodologie nous permet beaucoup plus d&rsquo;audace, et l&rsquo;intuition nous donne la force de cette audace.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;hypoth\u00e8se fondamentale repose effectivement sur l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;une transmutation. Ce qu&rsquo;on pourrait observer comme une psychologie en crise, deviendrait une psychologie de crise, ou une psychologie crisique ; c&rsquo;est-\u00e0-dire une psychologie diff\u00e9rente dans son essence de la psychologie courante, une psychologie qui passerait de l&rsquo;\u00e9tat o\u00f9 elle est en crise et subit une agression ext\u00e9rieure terrible (la crise) marqu\u00e9e par des \u00e9v\u00e9nements tragiques et des souffrances tr\u00e8s grandes qui semblent effectivement les seules perspectives envisageables, \u00e0 une psychologie qui aurait compris que cette agression ext\u00e9rieure est devenue un fondement de la v\u00e9rit\u00e9 du monde, et qui l&rsquo;aurait int\u00e9gr\u00e9e comme un de ses  aspects constitutifs par rapport auquel il faut manuvrer, rendant alors ces \u00e9v\u00e9nements tragiques et ces] souffrances tr\u00e8s grandes non plus comme constitutifs d&rsquo;un horizon ferm\u00e9, mais comme le fardeau affreux qu&rsquo;il est n\u00e9cessaire de subir, mais qui n&#8217;emp\u00eacherait plus que l&rsquo;on distingue un sens \u00e0 ce calvaire. (Cette agression ext\u00e9rieure [&#8230;] devenue un fondement de la v\u00e9rit\u00e9 du monde, c&rsquo;est \u00e9videmment le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-glossairedde_le_facteur_crisique__30_04_2013.html\" class=\"gen\">facteur crisique<\/a> pouss\u00e9 \u00e0 son extr\u00eame, devenu infrastructure crisique. La psychologie suit parfaitement la v\u00e9rit\u00e9 du monde, \u00e9galement en devenant crisique elle aussi.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl s&rsquo;agirait, si l&rsquo;on veut, de l&rsquo;acceptation par la psychologie du fait que la crise n&rsquo;est pas du type courant, \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur d&rsquo;une \u00e9poque, d&rsquo;un syst\u00e8me, etc., donc n&rsquo;est pas une crise \u00e9ventuellement soluble dans le cadre actuel qu&rsquo;est le Syst\u00e8me ou une crise qui enferme par sa cruaut\u00e9 dans ce cadre du Syst\u00e8me, mais bien une crise de rupture totale de ce cadre, c&rsquo;est-\u00e0-dire la crise de l&rsquo;effondrement du Syst\u00e8me. D&rsquo;une certaine fa\u00e7on, la psychologie crisique, en avance sur nombre d&rsquo;attitudes et de jugements d\u00e9termin\u00e9s par la raison subvertie par le Syst\u00e8me, rejetterait l&rsquo;attitude <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notes_sur_la_crise_haute_ddecrisis_20_02_2012.html\" class=\"gen\">n\u00e9gationniste<\/a> de la crise pour consid\u00e9rer la crise pour ce qu&rsquo;elle est vraiment.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tComme dans toutes nos d\u00e9marches dans ce domaine, nous concevons la question de la psychologie comme un domaine non-conscient de la perception de la situation du monde, \u00e9ventuellement de la perception d&rsquo;\u00e9v\u00e9nements que la raison est incapable d&rsquo;appr\u00e9hender, notamment parce que cette raison est subvertie par le Syst\u00e8me. Nous sommes alors tent\u00e9s de penser que l&rsquo;influence de cette psychologie crisique devient pr\u00e9pond\u00e9rante, toujours sans n\u00e9cessairement susciter une prise de conscience dans la plupart des cas, et qu&rsquo;elle d\u00e9termine, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 des trag\u00e9dies et souffrances subies, des comportements adapt\u00e9s \u00e0 cette situation de crise d&rsquo;effondrement. Ces comportements m\u00e9langent une certaine dose de passivit\u00e9 et une certaine forme d&rsquo;activisme, d&rsquo;une fa\u00e7on qui est plus compl\u00e9mentaire qu&rsquo;antagoniste.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t La passivit\u00e9 se retrouve dans l&rsquo;absence d&rsquo;actions de r\u00e9volte directe, brutale, qui se voudraient d\u00e9cisives et qui en g\u00e9n\u00e9ral d\u00e9bouchent sur des trag\u00e9dies ou des r\u00e9cup\u00e9rations (ce pourquoi, si nous souscrivons \u00e0 la description du paysage fran\u00e7ais dans la citation de l&rsquo;\u00e9ditorial d&rsquo;Alain de Benoist, nous sommes beaucoup plus r\u00e9serv\u00e9 sur l&rsquo;hypoth\u00e8se de sa conclusion, qui suppose la possibilit\u00e9 d&rsquo;une explosion). Plus que jamais, nous pensons que les conditions g\u00e9n\u00e9rales de notre \u00e9poque postmoderne qui nous a fait passer \u00e0 l&rsquo;<a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-politique_d_epoque_l_ere_psychopolitique_25_12_2006.html\" class=\"gen\">\u00e8re psychopolitique<\/a>  selon notre rangement, avec notamment la pr\u00e9sence comme puissance principale du syst\u00e8me de la communication, ont rendu compl\u00e8tement obsol\u00e8tes les actions pass\u00e9es d&rsquo;insurrection, de r\u00e9volution, etc., en les \u00e9touffant dans l&rsquo;uf par le simple m\u00e9canisme de la communication. (De ce point de vue, nous en restons compl\u00e8tement \u00e0 cette analyse que nous avions faite le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notes_sur_l_impossible_revolution__24_09_2009.html\" class=\"gen\">24 septembre 2009<\/a>.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t L&rsquo;activisme se trouve, par cons\u00e9quence logique, au niveau essentiellement du syst\u00e8me de la communication. Il s&rsquo;agit de tous les moyens de contestation, de mise en cause, d&rsquo;analyse critique, bref de tout ce qui constitue du point de vue du Syst\u00e8me la nuisance exerc\u00e9e contre le ou les <em>narrative<\/em> expos\u00e9es par le Syst\u00e8me. Cela passe aussi bien par des r\u00e9f\u00e9rences objectives, comme le sont certaines enqu\u00eates statistiques, que des pol\u00e9miques, que des mises en cause des fondements de la politique-Syst\u00e8me, que l&rsquo;interrogation critique constante concernant les buts de cette politique ; par des attitudes constantes des chroniqueurs antiSyst\u00e8me (et parfois m\u00eame -Syst\u00e8me) d&rsquo;\u00e9mettre le doute, d&rsquo;une fa\u00e7on syst\u00e9matique, sur toutes les versions officielles de tous les \u00e9v\u00e9nements qui se placent dans le flux de la politique-Syst\u00e8me et participent \u00e0 ses pouss\u00e9es fondamentales ; par le refus, qui commence \u00e0 appara\u00eetre ici et l\u00e0, de jouer le jeu d\u00e9mocratique du Syst\u00e8me consistant \u00e0 perp\u00e9tuer les \u00e9quilibres favorables au Syst\u00e8me, au profit du soutien de forces dont on peut distinguer la logique antiSyst\u00e8me ; et ainsi de suite&#8230; L&rsquo;on comprend qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;exercer un droit de suite de toute production de communication du Syst\u00e8me, pour en r\u00e9clamer la d\u00e9monstration de sa v\u00e9racit\u00e9 et de sa l\u00e9gitimit\u00e9. De ce point de vue, il n&rsquo;y a aucune r\u00e9f\u00e9rence id\u00e9ologique n\u00e9cessaire, aucun engagement \u00e9tiquet\u00e9, sinon la logique finaliste antiSyst\u00e8me, dont les effets sont de cr\u00e9er un climat de suspicion de la l\u00e9gitimit\u00e9 et de l&rsquo;autorit\u00e9 du Syst\u00e8me, pesant n\u00e9cessairement sur les psychologies des serviteurs du Syst\u00e8me et contribuant \u00e0 acc\u00e9l\u00e9rer son processus d&rsquo;autodestruction.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tNous serions inclin\u00e9s \u00e0 voir dans cette psychologie crisique une situation compl\u00e8tement diff\u00e9rente d&rsquo;une psychologie en crise (\u00e0 cause de la crise), c&rsquo;est-\u00e0-dire avec une mont\u00e9e du paroxysme jusqu&rsquo;\u00e0 une explosion, comme dans une crise normale. Bien entendu, les d\u00e9g\u00e2ts sur les psychologies sont terribles, comme le montre l&rsquo;\u00e9tude Stuckler-Basu, parce que, d&rsquo;une part, cette \u00e9tude embrasse la p\u00e9riode de formation de la psychologie crisique, que d&rsquo;autre part l&rsquo;apparition d&rsquo;une psychologie crisique ne supprime nullement les faiblesses, encore moins les trag\u00e9dies de situation qui conduisent et confrontent \u00e0 des occurrences et des d\u00e9cisions elles-m\u00eames tragiques et catastrophiques pour les victimes de la crise et les antiSyst\u00e8me. Ce dont nous voulons parler c&rsquo;est d&rsquo;une \u00e9volution g\u00e9n\u00e9rale caract\u00e9risant un affrontement d\u00e9cisif entre le Syst\u00e8me et ceux que le Syst\u00e8me tient en \u00e9tat de soumission ou de coercition,  mais un affrontement d\u00e9cisif qui a des formes particuli\u00e8res, pas n\u00e9cessairement voyantes, pas n\u00e9cessairement explosives, pas n\u00e9cessairement paroxystiques ni rapides,  sans pour autant \u00e9carter tel ou tel \u00e9l\u00e9ment durant certaines circonstances. Concernant la forme de la chose, il s&rsquo;agit plus que jamais d&rsquo;une forme \u00e9largie et universalis\u00e9e, sortant des normes d&rsquo;affrontement et embrassant des domaines inattendus, avec un accent fondamental mis sur la communication,  une sorte de guerre asym\u00e9trique , ou Guerre de la 4\u00e8me G\u00e9n\u00e9ration (G4G) extr\u00eamement \u00e9largie et diversifi\u00e9e dans son activit\u00e9. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;id\u00e9e avait d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 \u00e9voqu\u00e9e, \u00e0 propos du r\u00e9f\u00e9rendum fran\u00e7ais sur l&rsquo;Europe du 29 mai 2005, dans notre Lettre d&rsquo;Analyse <em>dd&#038;e<\/em> du 25 juin 2005 (voir aussi un extrait du num\u00e9ro du 10 juin 2005 sur ce site, au <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-r_volution_r_volution_26_06_2005.html\" class=\"gen\">26 juin 2005<\/a>). William S. Lind, le principal th\u00e9oricien de la G4G, quittant \u00e0 cette occasion et d&rsquo;une fa\u00e7on r\u00e9v\u00e9latrice le seul terrain militaire, d\u00e9finissait ce r\u00e9f\u00e9rendum en termes d&rsquo;affrontement type-G4G, en r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la l\u00e9gitimit\u00e9 structurante de la nation, contre l&rsquo;ill\u00e9gitimit\u00e9 d\u00e9structurante de l&rsquo;Europe institutionnelle (du Syst\u00e8me)  : \u00ab<em>Normally, we would think of elites as representing the state and the common preople rebelling against the state. That is not what happened here. On the contrary, the elites represents the destruction of the state and the French and Dutch people rebelled in defense of their historic, national states. In effect, the aristocracy was crying Down with the king ! while the peasants shouted Vive le roi ! (which happened quite frequently during both the French and Russian Revolutions).<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tOn retrouve les grands th\u00e8mes que nous d\u00e9veloppons aujourd&rsquo;hui,  le Syst\u00e8me et les \u00e9lites-Syst\u00e8me, la r\u00e9sistance structurante contre d\u00e9structuration, etc. Nul besoin d&rsquo;un coup de fusil ni d&rsquo;une explosion, la bataille est toute enti\u00e8re dans le domaine de la communication&#8230; Certes, le r\u00e9sultat du r\u00e9f\u00e9rendum n&rsquo;a rien chang\u00e9 <em>stricto sensu<\/em>, mais constater cela comme le signe de la vanit\u00e9 de l&rsquo;acte c&rsquo;est juger trop en termes de victoires et de d\u00e9faites. Cette forme de jugement, de type militaire justement, est absurde dans le cadre tr\u00e8s g\u00e9n\u00e9ral du Syst\u00e8me tel que nous l&rsquo;identifions aujourd&rsquo;hui, o\u00f9 il ne peut y avoir de d\u00e9faite du Syst\u00e8me. Il faut penser dans des termes, d&rsquo;une part, d&rsquo;une puissance \u00e9crasante (le Syst\u00e8me) qui tient tout et, \u00e9galement pour notre propos, dans le cadre de la crise g\u00e9n\u00e9rale d&rsquo;effondrement du Syst\u00e8me ; il faut penser, d&rsquo;autre part, dans le sens d&rsquo;une action asym\u00e9trique, de gu\u00e9rilla, effectu\u00e9e par des moyens de communication, \u00e0 toutes les occasions, pour affaiblir le Syst\u00e8me et acc\u00e9l\u00e9rer sa crise. En un sens, le r\u00e9f\u00e9rendum de mai 2005, qui fut sans suite imm\u00e9diate et qui \u00e9tait sans suite n\u00e9cessaire, repr\u00e9sentait une r\u00e9p\u00e9tition g\u00e9n\u00e9rale et le premier coup s\u00e9rieux port\u00e9 contre le Syst\u00e8me, pour acc\u00e9l\u00e9rer sa crise,  ce qui fut le cas.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCe que nous avons \u00e0 l&rsquo;esprit, c&rsquo;est cette circonstance g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e par tous les moyens de la communication, selon la perception et l&rsquo;orientation d&rsquo;une psychologie crisique dont l&rsquo;intervention se ferait en fonction du facteur fondamental qu&rsquo;est la crise g\u00e9n\u00e9rale. La multiplication des sondages de d\u00e9fiance, de l&rsquo;activisme d&rsquo;Internet, des mises en cause syst\u00e9matiques des versions officielles (<em>narrative<\/em>), de l&rsquo;obstructionnisme face \u00e0 toutes les initiatives du Syst\u00e8me, etc., voil\u00e0 le travail qui \u00e9choit \u00e0 la r\u00e9sistance antiSyst\u00e8me que la psychologie crisique d\u00e9velopperait d\u00e9sormais intuitivement et inconsciemment. L&rsquo;important est, notamment, de susciter des ripostes disproportionn\u00e9es du Syst\u00e8me, de le forcer \u00e0 <strong>se d\u00e9couvrir<\/strong>, ce qui contribue largement \u00e0 son processus d&rsquo;autodestruction.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;\u00e9norme d\u00e9ploiement de force qui a suivi l&rsquo;attaque de Boston, ne repr\u00e9sente pas, comme l&rsquo;ont vu certains, une r\u00e9p\u00e9tition parfaite de la prise de pouvoir par un dispositif policier, par le Syst\u00e8me,  ne serait-ce, bien s\u00fbr, que selon le constat <strong>\u00e9vident<\/strong> que ce dispositif existe d\u00e9j\u00e0, et que le Syst\u00e8me tient tous les pouvoirs. Ce d\u00e9ploiement a permis d&rsquo;abord de constater combien il est la r\u00e9sultante d&rsquo;un entra\u00eenement de type <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notes_sur_le_d_cha_nement_de_la_mati_re_boston_23_04_2013.html\" class=\"gen\">d\u00e9cha\u00eenement de la Mati\u00e8re<\/a>, ce qui permet de mieux appr\u00e9hender la nature mal\u00e9fique du Syst\u00e8me ; repr\u00e9sentant ainsi la mise \u00e0 jour de cette situation effrayante, donc la mise \u00e0 nu de la vraie nature du Syst\u00e8me, ce m\u00eame d\u00e9ploiement de force constitue par cons\u00e9quent le saccage de la <em>narrative<\/em> d&rsquo;apparence vertueuse et d\u00e9mocratique qui tient lieu de l\u00e9gitimit\u00e9 de ce m\u00eame Syst\u00e8me. Pour ce cas, notre conviction est que ce monstrueux d\u00e9ploiement de force est moins du \u00e0 l&rsquo;attentat qu&rsquo;au formidable brouhaha,  accusations contre les services impliqu\u00e9s, mises en cause des forces de l&rsquo;ordre, soup\u00e7ons de manipulation, enqu\u00eates parall\u00e8les, th\u00e9ories de complot divers, etc.,  dispens\u00e9 en flots continus par l&rsquo;Internet et ses divers r\u00e9seaux sociaux. C&rsquo;est effectivement le type d&rsquo;action de communication, type-G4G, qu&rsquo;engendre ce qui nous appara\u00eet v\u00e9ritablement comme cette psychologie crisique constitu\u00e9e, structur\u00e9e, efficace&#8230;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tD&rsquo;un point de vue plus g\u00e9n\u00e9ral, nous percevons cette psychologie crisique comme la structuration psychologique d&rsquo;une r\u00e9sistance de moins en moins erratique, de plus en plus structur\u00e9e, et qui s&rsquo;organise d&rsquo;elle-m\u00eame dans une riposte antiSyst\u00e8me \u00e9vidente et naturelle, en ayant compris que la faiblesse du Syst\u00e8me se r\u00e9v\u00e8le l\u00e0 o\u00f9 l&rsquo;on peut retourner sa propre force contre lui,  dans un mouvement suscit\u00e9 d&rsquo;autodestruction. Les signes divers que nous avons relev\u00e9s au d\u00e9but de ce texte, qui marquent la mis\u00e8re, le d\u00e9sarroi, la trag\u00e9die des populations soumises au <em>diktat<\/em> du Syst\u00e8me, peuvent \u00eatre \u00e9galement vus, effectivement, comme constitutifs de cette psychologie crisique. Ils engendrent naturellement une action antiSyst\u00e8me qui s&rsquo;exerce prioritairement dans le champ du syst\u00e8me de la communication. L&rsquo;important est de frapper encore et toujours, pour contraindre le Syst\u00e8me \u00e0 des r\u00e9actions qui lui seront finalement d\u00e9favorables et participeront de son autodestruction.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Psychologie en crise ou psychologie crisique ? 3 mai 2013 Le sentiment g\u00e9n\u00e9ral d&rsquo;un \u00e9v\u00e9nement historique se construisant autant \u00e0 partir de faits pr\u00e9tendument objectifs (enqu\u00eates, \u00e9tudes, etc.) qu&rsquo;\u00e0 partir d&rsquo;appr\u00e9ciations intuitives est tr\u00e8s difficile \u00e0 fixer dans le temps courant, en temps r\u00e9el, alors qu&rsquo;il se produit au moment m\u00eame o\u00f9 on en prendrait&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[10],"tags":[4520,4646,3745,4270,9114,4320,2631,398,5701,12131,2645,1225,3134],"class_list":["post-74965","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-faits-et-commentaires","tag-4520","tag-antisysteme","tag-asymetrique","tag-autodestruction","tag-benoist","tag-boston","tag-de","tag-europe","tag-g4g","tag-graig","tag-guerre","tag-referendum","tag-robert"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/74965","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=74965"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/74965\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=74965"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=74965"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=74965"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}