{"id":74983,"date":"2013-05-14T10:52:09","date_gmt":"2013-05-14T10:52:09","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2013\/05\/14\/bho-isolationniste-cool\/"},"modified":"2013-05-14T10:52:09","modified_gmt":"2013-05-14T10:52:09","slug":"bho-isolationniste-cool","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2013\/05\/14\/bho-isolationniste-cool\/","title":{"rendered":"BHO,  \u201cisolationniste-<em>cool<\/em>\u201d?"},"content":{"rendered":"<p><h3 class=\"titrebloc\">BHO,  isolationniste-<em>cool<\/em>?<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tLe <a href=\"http:\/\/walt.foreignpolicy.com\/posts\/2013\/05\/08\/barack_the_buck_passer\" class=\"gen\">9 mai 2013<\/a>, l&rsquo;universitaire et commentateur de politique ext\u00e9rieure Stephen M. Walt, signait sur son <em>blog<\/em> de <em>Foreign Policy<\/em> un article o\u00f9 il fait un portrait favorable (de son point de vue) de la politique ext\u00e9rieure du pr\u00e9sident Obama. Il ne qualifie pas ce pr\u00e9sident d&rsquo;isolationniste, mais nous le faisons g\u00e9n\u00e9reusement pour lui, simplement en ajoutant le qualificatif <em>cool<\/em> pour \u00e9viter une condamnation au b\u00fbcher en montrant qu&rsquo;il ne peut s&rsquo;agir que de l&rsquo;ic\u00f4ne-Sainte de nos chaumi\u00e8res germanopratines, Sa Majest\u00e9 Barack <em>Yes, I can<\/em>. (Isolationnisme est un de ces mots, avec d&rsquo;autres comme protectionnisme ou \u00e9tatisme, qui vous font risquer gros, \u00e0 l&rsquo;\u00e9crire sans le qualifier aussit\u00f4t d&rsquo;ignominie,  oui bien de lui arranger un mot compl\u00e9mentaire pour faire passer la pilule.) Walt d\u00e9finit Obama de cette fa\u00e7on : \u00ab<em>He&rsquo;s not an isolationist or even someone who favors drastic retrenchment; he&rsquo;s just the first president in a long while who understands that the United States is already remarkably secure and just doesn&rsquo;t have that much to gain by interfering in the world&rsquo;s trouble spots.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPour Walt, Obama a reconnu que les USA sont, par eux-m\u00eames, compl\u00e8tement assur\u00e9s de leur s\u00e9curit\u00e9 face \u00e0 des attaques et \u00e0 des menaces fondamentales, sans concurrent capable de les menacer effectivement. Par ailleurs, en raison de leurs moyens limit\u00e9s et de leurs probl\u00e8mes int\u00e9rieurs, ces m\u00eames USA sont conduits par Obama \u00e0 une position d&rsquo;un certain retrait calcul\u00e9 des affaires du monde, et c&rsquo;st une chose excellente (selon Walt).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>I think I have finally figured out the essence of Barack Obama&rsquo;s approach to foreign policy. In a word, he is a \u00ab\u00a0buck-passer.\u00a0\u00bb And despite my objections to some of what he is done, I think this approach reveals both a sound grasp of realpolitik and an appreciation of America&rsquo;s highly favorable geopolitical position.<\/em> <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>In particular, the bedrock foundation of Obama&rsquo;s foreign policy is his recognition that the United States is very, very secure. That statement doesn&rsquo;t mean we have no interests elsewhere, but none of them are truly imminent or vital and thus they don&rsquo;t require overzealous, precipitous, or heroic responses. There&rsquo;s no peer competitor out there (yet) and apart from the very small risk of nuclear terrorism, there&rsquo;s hardly anything that could happen anywhere in the world that would put U.S. territory or U.S. citizens at serious risk. We will inevitably face occasional tragedies like the recent Boston bombing, but the actual risk that such dangers pose is far less than many other problems (traffic fatalities, industrial accidents, hurricanes, etc.), no matter how much they get hyped by the terror industry and our over-caffeinated media.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Instead, the greatest risk we face as a nation are self-inflicted wounds like the Iraq and Afghan wars or the long-term decline arising from a failue to invest wisely here at home. Recognizing these realities, Obama has reacted slowly and in a measured way to most international events. He takes his time, remains calm, and prefers to pass the buck to others whose interests are more directly affected. Unrepentant neocons and liberal imperialists scorn this approach, because they never lose their enthusiasm for new and costly crusades, but most Americans don&rsquo;t seem to mind. Why? Because they recognize what the foreign policy establishment can&rsquo;t admit: What happens in Syria, Mali, most of Central Asia, and even the Korean peninsula just doesn&rsquo;t matter that much to the United States, and the outcome in most of these places won&rsquo;t make Americans poorer or less safe unless Washington does something stupid (like intervening with military force).<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tBien s\u00fbr, Walt reconna\u00eet certaines exceptions \u00e0 ce portrait politique g\u00e9n\u00e9ral qu&rsquo;il propose, notamment la politique des drones et des assassinats ponctuels qui s&rsquo;effectue g\u00e9n\u00e9reusement \u00e0 bonne distance des USA. Il observe qu&rsquo;il a lui-m\u00eame de fortes r\u00e9serves sur cette politique, dans divers domaines, mais il estime que c&rsquo;est pour Obama le moindre des maux par rapport aux pressions bellicistes et interventionnistes qui s&rsquo;exercent sur lui \u00e0 Washington. Enfin, un autre aspect o\u00f9 Obama ne va pas au terme de ce que Walt juge \u00eatre sa v\u00e9ritable politique, c&rsquo;est l&rsquo;aspect de sa communication : le pr\u00e9sident US ne l&rsquo;annonce pas comme telle et pr\u00e9tend au contraire poursuivre une politique d&rsquo;interventionnisme.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>&#8230; Indeed, I wish he could give one of his trademark speeches explaining this logic to the American people. He probably can&rsquo;t, alas, because this sort of realism cuts against the rhetoric of global leadership that has been part of the Establishment echo-chamber for decades, not to mention the self-conceit of American exceptionalists. So Obama will continue to sound like his predecessors when he talks about America&rsquo;s global role; he just won&rsquo;t do most of the foolish things that most of them would have. Good for him, and for us.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tQue vaut le raisonnement de Walt ? Mettons de c\u00f4t\u00e9 nos r\u00e9actions humanistes et morales (les drones) et restons-en \u00e0 l&rsquo;aspect du r\u00e9alisme et du pragmatisme. La th\u00e8se de Walt est alors \u00e0 consid\u00e9rer, voire comme \u00e9ventuellement s\u00e9duisante. Pourtant, nous ferons quelques remarques, soit pour la compl\u00e9ter, soit pour la r\u00e9futer&#8230;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t La description du militarisme expansionniste en retrait, voire presque absent de la politique ext\u00e9rieure de BHO pourrait \u00eatre vigoureusement r\u00e9fut\u00e9e par la pr\u00e9sence des forces US partout dans le monde, essentiellement dans un monstrueux complexe d&rsquo;un millier (plus ou moins, on ne sait&#8230;) de bases militaires dans le monde. Nous ne retiendrons pas cet argument. Ces bases ne repr\u00e9sentent pas pour nous une dynamique (expansionniste et militariste) mais une structure inerte et de plus en plus <strong>ossifi\u00e9e<\/strong>. Elles p\u00e8sent d&rsquo;un poids monstrueux sur le budget militaire US et n&rsquo;apportent rien au z\u00e8le de ceux des dirigeants qui ont d\u00e9j\u00e0 fait compl\u00e8tement all\u00e9geance aux USA. (L&rsquo;\u00c9gypte de Moubarak n&rsquo;avait pas besoin d&rsquo;une base US sur son territoire pour \u00eatre l&rsquo;alli\u00e9 arabe le plus fid\u00e8le des USA au Moyen-Orient, peut-\u00eatre encore plus fid\u00e8le que l&rsquo;Arabie,  dans tous cas, moins aga\u00e7ant&#8230;) Elles n&#8217;emp\u00eachent en rien des politiques locales qui, malgr\u00e9 toutes les pr\u00e9cautions prises et les moyens militaires de pression, se r\u00e9sument \u00e0 un bras d&rsquo;honneur aux USA (cas de l&rsquo;Irak o\u00f9 les USA poss\u00e8dent un nombre substantiel de bases, et o\u00f9 le Premier ministre m\u00e8ne une politique d&rsquo;alliance active avec l&rsquo;Iran et avec la Syrie). Ces bases n&rsquo;ont aucune utilit\u00e9 politique fondamentale, au sens postmoderne du mot qui exclut la dimension g\u00e9opolitique devenue mineure, et rassemblent par contre, par leur pr\u00e9sence, les oppositions antiam\u00e9ricanistes. En un mot, leur existence ne contredit pas la th\u00e8se de Walt.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Par contre, certaines situations sp\u00e9cifiques handicapent <strong>gravement<\/strong> l&rsquo;analyse de Walt. La premi\u00e8re d&rsquo;entre elles, Walt la conna\u00eet bien puisqu&rsquo;il fut le co-auteur en 2007 d&rsquo;une analyse remarquablement objective du poids d&rsquo;influence du <em>Lobby<\/em> AIPAC pro-isra\u00e9lien \u00e0 Washington. Le Congr\u00e8s est la principale cible d&rsquo;AIPAC ; mais plus encore, le Congr\u00e8s souffre d&rsquo;une pathologie belliciste extraordinaire, allant bien au-del\u00e0 de l&rsquo;influence de l&rsquo;AIPAC, et s&rsquo;expliquant par des \u00e9l\u00e9ments constitutifs sp\u00e9cifiques de la chose, par son irresponsabilit\u00e9 et son <em>hubris<\/em>, par les avantages de corruption (aupr\u00e8s de diverses industries, notamment de l&rsquo;armement), par des avantages \u00e9lectoraux, etc. La cons\u00e9quence de cette \u00e9trange constitution est, notamment, une hostilit\u00e9 furieuse et belliciste contre l&rsquo;Iran. Cette hostilit\u00e9 rencontrant par ailleurs une situation politique et de communication fondamentale qui fait de l&rsquo;Iran la puissance montante et quasiment dominante du Moyen-Orient, Obama ne peut faire l&rsquo;impasse sur cet antagonisme. Il \u00e9vite de la porter au point de fusion mais reste prisonnier de la n\u00e9cessit\u00e9 d&rsquo;une pression constante sur l&rsquo;Iran, parfois au bord de l&rsquo;antagonisme arm\u00e9, et cela avec des r\u00e9percussions sur la situation du Moyen-Orient qui sont de moins en moins favorables aux USA,  rendant d&rsquo;autant plus sujet \u00e0 critique cet isolationnisme-<em>cool<\/em> selon Walt&#8230;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t La question principale, et la critique principale, concerne ce qu&rsquo;Obama fait de cette isolationnisme-<em>cool<\/em>. En profite-t-il pour am\u00e9liorer la situation int\u00e9rieure US, par exemple comme le fit FDR durant la Grande D\u00e9pression ? On peut en douter grandement, tant du point de vue socio-\u00e9conomique que du point de vue de la coh\u00e9sion nationale, que du point de vue des libert\u00e9s constitutionnelles, tous ces sujets qui sont autant de crises ouvertes. Si bien que cette s\u00e9curit\u00e9 ext\u00e9rieure dont parle Wall semble curieusement produire une ins\u00e9curit\u00e9 int\u00e9rieure grandissante, aggrav\u00e9e par des situations int\u00e9rieures-ext\u00e9rieures qui ne sont pas trait\u00e9es et qui ne cessent de s&rsquo;aggraver, comme la situation sur la fronti\u00e8re mexicaine. L&rsquo;on en arrive au paradoxe que, pour lutter contre cette d\u00e9gradation int\u00e9rieure, on est \u00e9pisodiquement amen\u00e9 \u00e0 ranimer des menaces ext\u00e9rieures, brisant ainsi avec l&rsquo;avantage suppos\u00e9 de cet isolationnisme-<em>cool<\/em>. C&rsquo;est alors qu&rsquo;appara\u00eet la principale faiblesse d&rsquo;Obama : s&rsquo;il pratique la politique qu&rsquo;observe Walt, il ne le dit pas et tient au contraire un discours interventionniste (\u00ab<em>I wish he could give one of his trademark speeches explaining this logic to the American people. He probably can&rsquo;t, alas&#8230;<\/em>\u00bb) ; ce discours alimente la pathologie psychologique de la direction am\u00e9ricaniste du type-<em>global leadership<\/em>,  et tout se passe alors comme si rien de ce que d\u00e9crit Walt n&rsquo;existait&#8230;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t  Cela conduit \u00e0 la derni\u00e8re critique de son analyse. Les USA restant pour tout le monde, au niveau de la communication, cette puissance \u00e0 la pr\u00e9tention interventionniste, elle est \u00e0 la fois critiqu\u00e9e pour ses engagements suppos\u00e9s, et pour la fa\u00e7on dont elle ne garantit pas ses engagements suppos\u00e9s. Il reste alors que les USA continuent \u00e0 \u00eatre consid\u00e9r\u00e9s comme une nuisance interventionniste et imp\u00e9rialiste globale, sans plus le respect et la crainte qui accompagnaient cette perception quand la puissance des USA s&rsquo;exer\u00e7ait effectivement. Cela se renforce de certaines attitudes de blocage ou d&rsquo;interf\u00e9rence des USA dans des probl\u00e8mes globaux (lutte contre le r\u00e9chauffement climatique, irrespect du principe de souverainet\u00e9, etc.)&#8230; M\u00eame si les USA sont en position d&rsquo;isolationnisme-<em>cool<\/em>, ils sont plus que jamais per\u00e7us comme omnipr\u00e9sents, et plus que jamais appr\u00e9hend\u00e9s comme la puissance \u00e0 repousser, \u00e0 d\u00e9noncer, etc.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tAinsi, le principal argument qu&rsquo;on peut opposer \u00e0 l&rsquo;appr\u00e9ciation de Walt est bien de l&rsquo;ordre de la communication,  domaine essentiel de notre \u00e9poque,  et revient \u00e0 ceci, qui est la mal inh\u00e9rent de toutes les directions politiques du Syst\u00e8me : l&rsquo;impossibilit\u00e9 ou\/et l&rsquo;incapacit\u00e9 de dire la v\u00e9rit\u00e9 de la situation. Si vraiment Obama est cet isolationniste-<em>cool<\/em> qui refuse les engagements (et on pourrait l&rsquo;admettre si l&rsquo;on consid\u00e8re sa position vis-\u00e0-vis de la Syrie), son principal travers est de ne pouvoir ou de ne vouloir le dire. Ainsi tout se passe-t-il comme s&rsquo;il ne l&rsquo;\u00e9tait pas, avec tous les d\u00e9savantages que l&rsquo;on comprend et sans gu\u00e8re des avantages de cette situation&#8230;D&rsquo;autre part et pour en finir avec cette th\u00e8se, il faut bien envisager ce qui est justement, selon nous, la v\u00e9rit\u00e9 de la situation : ce pseudo-isolationnisme ne serait ou n&rsquo;est en fait qu&rsquo;un faux-nez pour d\u00e9guiser le d\u00e9clin acc\u00e9l\u00e9r\u00e9, sinon la chute de la puissance US. (Pseudo-isolationnisme par cons\u00e9quent parce que l&rsquo;isolationnisme n&rsquo;est nullement une position de faiblesse mais une position de repli \u00e0 partir d&rsquo;une \u00e9valuation des int\u00e9r\u00eats en cause, ceux des USA en l&rsquo;occurrence, et pour renforcer ces int\u00e9r\u00eats.) Cela, bien entendu,  d\u00e9clin et chute,  Obama, si seulement il l&rsquo;a r\u00e9alis\u00e9, ne peut le dire.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tMis en ligne le 14 mai 2013 \u00e0 10H52<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>BHO, isolationniste-cool? Le 9 mai 2013, l&rsquo;universitaire et commentateur de politique ext\u00e9rieure Stephen M. Walt, signait sur son blog de Foreign Policy un article o\u00f9 il fait un portrait favorable (de son point de vue) de la politique ext\u00e9rieure du pr\u00e9sident Obama. Il ne qualifie pas ce pr\u00e9sident d&rsquo;isolationniste, mais nous le faisons g\u00e9n\u00e9reusement pour&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","footnotes":""},"categories":[2],"tags":[7599,3015,3490,1242,3867,3121],"class_list":["post-74983","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-bloc-notes","tag-aipac","tag-communication","tag-interventionnisme","tag-isolationnisme","tag-syrie","tag-walt"],"jetpack_featured_media_url":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/74983","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=74983"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/74983\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=74983"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=74983"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=74983"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}