{"id":74988,"date":"2013-05-17T12:30:28","date_gmt":"2013-05-17T12:30:28","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2013\/05\/17\/letrange-duo-poutine-bho\/"},"modified":"2013-05-17T12:30:28","modified_gmt":"2013-05-17T12:30:28","slug":"letrange-duo-poutine-bho","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2013\/05\/17\/letrange-duo-poutine-bho\/","title":{"rendered":"L&rsquo;\u00e9trange duo Poutine-BHO"},"content":{"rendered":"<p><h3 class=\"titrebloc\">L&rsquo;\u00e9trange duo Poutine-BHO<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tLe 15 avril, le conseiller \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 nationale du pr\u00e9sident Obazma, Thomas Donilon, apportait \u00e0 Poutine une lettre personnelle du pr\u00e9sident US. Le pr\u00e9sident russe va r\u00e9pondre incessamment \u00e0 cette lettre, annonce <em>Russia Today<\/em> le <a href=\"http:\/\/rt.com\/politics\/obama-putin-letter-composed-310\/\" class=\"gen\">15 mai 2013<\/a>, et la r\u00e9ponse sera apport\u00e9e \u00e0 Washington, pour \u00eatre remise en mains propres \u00e0 Obama par le conseiller pour les questions de s\u00e9curit\u00e9 nationale du pr\u00e9sident poutine, Nikola\u00ef Patrouchev, le 20 mai. Le texte cit\u00e9 ne s&rsquo;en tient certainement pas \u00e0 cette nouvelle d&rsquo;assez peu d&rsquo;int\u00e9r\u00eat en elle-m\u00eame, sinon pour d\u00e9tailler la r\u00e9ciprocit\u00e9 minutieuse donn\u00e9e \u00e0 cet \u00e9change.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe texte rapporte en effet les r\u00e9v\u00e9lations de <em>Kommersant<\/em> sur le contenu de la lettre d&rsquo;Obama \u00e0 Poutine, y ajoutant certains commentaires refl\u00e9tant l&rsquo;\u00e9tat d&rsquo;esprit de la direction russe. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>The exact content of the personal message from Obama to Putin remains secret, but Russia&rsquo;s Kommersant daily has learnt the main topics of the letter. The central idea&#8230;<\/em> [&#8230;] <em>is that the two great states should not waste time on insignificant quarrels and concentrate on global issues. That is why the letter does not even mention such troubling matters as the Magnitsky List, Russia&rsquo;s so-called Foreign Agents law and the matters of Russian citizens jailed in the US on controversial accusations. Instead, Washington proposes that Moscow focuses on managing strategic issues and the Obama administration is full of determination to reach a number of breakthrough agreements this year.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Reportedly, Obama proposes to sign a mutual legally binding agreement that would make American and Russian missile defenses transparent to each other to ensure that the countries are not planning aggressive moves against each other. According to Interfax, Obama can sign such agreement without approval from Congress, but that would make the document highly time-sensitive: it would be valid as long as Barack Obama remains in office  and not a minute longer.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>The American president also proposed further denuclearization of the US and Russia, following the Measures to Further Reduction and Limitation of Strategic Offensive Arms treaty signed on 8 April, 2010, by Obama and then-President Dmitry Medvedev. Obama&rsquo;s letter also contains some sort of proposals aimed at strengthening economic ties between Washington and Moscow. The Obama administration proposed to establish a new consultation body on a US vice-president  Russian PM&rsquo; level to achieve this economic objective, Kommersant reported.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa proposition d&rsquo;Obama, c&rsquo;est-\u00e0-dire l&rsquo;esprit de la chose puisqu&rsquo;il y a en fait plusieurs volets et objets sp\u00e9cifiques dans la proposition, est remarquable d&rsquo;originalit\u00e9. Elle refl\u00e8te parfaitement une situation elle-m\u00eame remarquablement originale : la <strong>totale<\/strong> paralysie du pr\u00e9sident dans certains domaines, pour \u00e9tablir des d\u00e9cisions engageant r\u00e9ellement les USA. Son affirmation qu&rsquo;il faut laisser de c\u00f4t\u00e9 les querelles insignifiantes pour se concentrer sur les probl\u00e8mes fondamentaux est compl\u00e8tement juste dans l&rsquo;absolu de la th\u00e9orie, et compl\u00e8tement fausse dans la r\u00e9alit\u00e9 des relations entre les deux puissances. L&rsquo;\u00e9poque que nous vivons, qui est celle de la toute puissance du syst\u00e8me de la communication, de la crise d&rsquo;effondrement du Syst\u00e8me, du d\u00e9ploiement de nouvelles techniques antagonistes comme l&rsquo;agression douce, cette \u00e9poque-l\u00e0 est faite quasi enti\u00e8rement de ces querelles insignifiantes qui r\u00e8glent tout &#8230; Nous avons largement observ\u00e9 ce probl\u00e8me, cette nouvelle sorte de relations, que ce soit sp\u00e9cifiquement entre les USA et la Russie (voir le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-lugubre_perspective_poutine-bho_avec_l_europe_au_milieu_22_01_2013.html\" class=\"gen\">22 janvier 2013<\/a> et le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-le_timon_du_monde_est_rompu_04_02_2013.html\" class=\"gen\">4 f\u00e9vrier 2013<\/a>), que ce soit d&rsquo;une fa\u00e7on plus g\u00e9n\u00e9rale, avec l&rsquo;autre exemple de la Russie et de l&rsquo;Allemagne (voir le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-l_agression_douce_devenue_id_al_de_puissance-douce__08_04_2013.html\" class=\"gen\">8 avril 2013<\/a>).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tEn fait, les querelles insignifiantes conduisent Obama \u00e0 proposer \u00e0 Poutine une sorte de march\u00e9 personnel, bas\u00e9 essentiellement sur la confiance personnelle entre deux hommes. D&rsquo;une part, bien s\u00fbr, il y a la limitation dans le temps qui constitue en soi un probl\u00e8me in\u00e9dit, d&rsquo;ailleurs bard\u00e9 lui-m\u00eame d&rsquo;impond\u00e9rables. (Notamment celui-ci : que va devenir la position d&rsquo;Obama \u00e0 Washington si les scandales qui s&rsquo;abattent sur lui,  on nomme d\u00e9j\u00e0 cela <em>Scandalgate<\/em>,  se d\u00e9veloppent et prennent l&rsquo;allure d&rsquo;un fardeau et d&rsquo;une menace insupportables, sorte de n\u00e9o-Watergate ?) D&rsquo;autre part, il y a la question de savoir si Obama aura assez de pouvoir pour imposer aux bureaucraties concern\u00e9es les mesures de r\u00e9gulation et de contraintes qu&rsquo;il propose, et notamment la transparence sur les programmes de missiles antimissile.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tQuoi qu&rsquo;il en soit, on observera que les conditions que propose Obama rencontrent, dans l&rsquo;esprit \u00e9galement, ce que disent <em>in fine<\/em> ou ce que pensent les Russes lorsqu&rsquo;ils disent \u00e0 leurs interlocuteurs US nous n&rsquo;avons pas confiance en vous (voir le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-sourires_de_lavrov_kerry_in_the_pocket_08_05_2013.html\" class=\"gen\">8 mai 2013<\/a>). Finalement, c&rsquo;est aux m\u00eames qui paralysent Obama, qui alimentent les querelles insignifiantes, que les Russes s&rsquo;adressent. La question, pour les Russes, est de savoir ce qu&rsquo;Obama lui-m\u00eame peut contre ces gens-l\u00e0, si Obama lui-m\u00eame ne fait pas partie de ces gens-l\u00e0, alimentant ces querelles insignifiantes \u00e0 certains moments &#8230; On en conclura que les deux hommes (Poutine et Obama) ont besoin de se rencontrer, de se parler, pour tenter de clarifier cet aspect de leurs relations. Dans ce sens et parlant de l&rsquo;au-del\u00e0 de cette proposition de BHO, <em>Russia Today<\/em> livre quelques sp\u00e9culations sur la ou les rencontres pr\u00e9vue(s) entre Poutine et Obama.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Whether or not the exchange of personal letters between the two presidents becomes lost in the labyrinth of mutual distrust between the two countries remains to be seen.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>The first round of negotiations is set to take place in June at the G8 summit in Northern Ireland. Moscow suggested that President Obama might visit Russia on a special visit, but Washington initially turned the proposal down, scheduling another round to take place on the sidelines of the G20 summit in St. Petersburg in September. Still, there is a possibility that the most principal issues will be finalized at the bilateral meeting of two presidents in Moscow  if President Obama agrees to come to the Russian capital two days ahead of the G20 summit.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCette affaire du (des) sommet(s) Poutine-Obama est particuli\u00e8rement n\u00e9buleuse et insaisissable, elle aussi, et cela t\u00e9moignant parfaitement de la tension existante <strong>autour<\/strong> des relations Russie-USA, et existante \u00e9ventuellement, aux USA m\u00eame, <strong>autour<\/strong> de la position d&rsquo;Obama vis-\u00e0-vis de Poutine. (\u00c9crire cela, ce n&rsquo;est pas parler de la tension <strong>dans<\/strong> les relations Russie-USA, mais bien <strong>autour<\/strong>, de la part essentiellement de ceux qui voudraient les contrecarrer, et c&rsquo;est rejoindre la pr\u00e9occupation qu&rsquo;Obama exprime dans sa lettre.) Alors que les observations de RT semblent montrer un Obama r\u00e9ticent ou fuyant pour rencontrer Poutine, certaines interventions officielles de la Maison-Blanche ont montr\u00e9 le contraire. Ainsi ce compte-rendu officiel de la Maison-Blanche, du <a href=\"http:\/\/www.whitehouse.gov\/the-press-office\/2013\/04\/29\/readout-president-obama-s-call-president-putin\" class=\"gen\">29 avril 2013<\/a>, pr\u00e9sentant dans des termes particuli\u00e8rement roboratifs un second coup de t\u00e9l\u00e9phone personnel d&rsquo;Obama \u00e0 Poutine depuis l&rsquo;attaque de Boston du 15 avril, et mentionnant pour la premi\u00e8re fois publiquement la possibilit\u00e9 d&rsquo;un deuxi\u00e8me sommet bilat\u00e9ral en septembre, apr\u00e8s le probable sommet en marge de la r\u00e9union du G-8 en juin.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>President Obama spoke by phone today with President Putin of Russia to convey his condolences on the tragic hospital fire outside of Moscow that killed dozens last week, and to reiterate his appreciation for the close cooperation that the United States has received from Russia on the Boston marathon attack.  The two Leaders discussed cooperation on counterterrorism and security issues going forward, including with respect to the 2014 Olympics in Sochi.  President Obama and President Putin reviewed the situation in Syria, with President Obama underscoring concern over Syrian chemical weapons.  The Presidents agreed to stay in close consultation and instructed Secretary Kerry and Foreign Minister Lavrov to continue discussions on Syria.  Finally, both Presidents noted that they look forward to meeting in person in June at the time of the G-8 meeting in Northern Ireland and again in September for a bilateral Summit in Russia.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCet ensemble de nouvelles souvent incertaines et difficilement cat\u00e9gorisables rend une image assez originale des relations entre Obama et Poutine, et de la position d&rsquo;Obama dans ce domaine bien particulier. Alors que sur d&rsquo;autres terrains, il appara\u00eet tout-puissant \u00e0 la t\u00eate de son administration, ou bien cherchant \u00e0 tout prix et parfois avec habilet\u00e9 des compromis avec les autres centres de pouvoir, ou encore effectuant des manuvres dans le champ de la communication et de la s\u00e9curit\u00e9 pour renforcer le Syst\u00e8me dans un sens arbitraire, il semble dans ce cas compl\u00e8tement isol\u00e9 et comme tent\u00e9 de mener une diplomatie parall\u00e8le hors des processus habituels du Syst\u00e8me (on n&rsquo;irait pas jusqu&rsquo;\u00e0 qualifier cette hypoth\u00e8se d&rsquo;antiSyst\u00e8me pour ce qui est de la politique envisag\u00e9e, mais certainement dans la forme).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tOn observera pourtant qu&rsquo;il ne s&rsquo;agit certainement pas d&rsquo;une innovation dans l&rsquo;histoire de la pr\u00e9sidence US, surtout dans son histoire moderne. Kennedy en 1962-1963 avec Krouchtchev, Nixon durant l&rsquo;essentiel de ses mandats, avec les Sovi\u00e9tiques et avec les Chinois, Bush p\u00e8re en 1989-1990 avec Gorbatchev, exerc\u00e8rent d&rsquo;une fa\u00e7on ou l&rsquo;autre, pour le meilleur ou pour le pire selon les avis, une telle diplomatie parall\u00e8le. Dans ces divers cas des pr\u00e9sidents cit\u00e9s, il s&rsquo;agissait essentiellement de court-circuiter leurs propres bureaucraties et certains centres de pouvoir associ\u00e9s, trop lents \u00e0 intervenir ou (le plus souvent) hostiles aux politiques projet\u00e9es. Cet exercice n&rsquo;est \u00e9ventuellement pas sans p\u00e9ril ; selon les versions et les opinions des uns ou des autres, ces politiques de Kennedy et de Nixon sont pour quelque chose dans leurs propres destins tragiques, l&rsquo;un conclu par la mort, l&rsquo;autre par la d\u00e9mission. Bien que d&rsquo;une veine similaire, le cas Obama est bien plus complexe. D&rsquo;une part, la situation g\u00e9n\u00e9rale est compl\u00e8tement diff\u00e9rente, infiniment plus complexe que dans tous les cas \u00e9voqu\u00e9s, et la situation des USA est caract\u00e9ris\u00e9e par un \u00e9tat crisique profond, avec de nombreux foyers de crise. D&rsquo;autre part, Obama cherche une voie autonome non seulement aux d\u00e9pens de sa diplomatie, mais d&rsquo;une fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale aux d\u00e9pens de tous les autres centres de pouvoir de Washington et au moment o\u00f9 sa position politique personnelle est en train de devenir tr\u00e8s fragile (de ce point de vue, le cas de Nixon est le plus proche du sien, mais avec plus ou moins d&rsquo;intensit\u00e9 selon les domaines). Sa d\u00e9marche,  \u00e9galement comme dans le cas de Nixon dans sa p\u00e9riode du Watergate,  ressemble \u00e9galement \u00e0 une certaine recherche d&rsquo;une aide ext\u00e9rieure ou dans tous les cas d&rsquo;un appui, mais d&rsquo;une fa\u00e7on \u00e9galement tr\u00e8s complexe. En effet, dans d&rsquo;autres domaines que ceux \u00e9voqu\u00e9s dans sa lettre \u00e0 Poutine, Obama appuie souvent des politiques qui irritent les Russes, ou qui sont franchement antagonistes de la Russie, et des politiques qui alimentent les fameuses querelles insignifiantes (qui ne le sont pas du tout). Le cas le plus remarquable est la nomination d\u00e9but 2011, de l&rsquo;ambassadeur <a href=\"http:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Michael_McFaul\" class=\"gen\">McFaul<\/a> \u00e0 Moscou, consid\u00e9r\u00e9e comme une initiative sp\u00e9cifique d&rsquo;Obama \u00e0 tr\u00e8s forte signification si l&rsquo;on consid\u00e8re l&rsquo;autonomie d&rsquo;action et l&rsquo;autorit\u00e9 dont dispose McFaul. (Michael McFaul est consid\u00e9r\u00e9 depuis plusieurs ann\u00e9es comme une <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-un_probleme_pour_bho_son_equipe_de_politique_exterieure_17_07_2009.html\" class=\"gen\">influence<\/a> directe pour durcir Obama dans un sens antirusse, et l&rsquo;on sait le r\u00f4le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-mcfaul_ambassadeur-syst_me_moscou_15_06_2012.html\" class=\"gen\">perturbateur<\/a> qu&rsquo;il a jou\u00e9 vis-\u00e0-vis des autorit\u00e9s russes, depuis sa nomination \u00e0 Moscou.) On se demande \u00e9videmment quel r\u00f4le et quelle position sont r\u00e9serv\u00e9s \u00e0 McFaul dans le sch\u00e9ma d&rsquo;accords directs qu&rsquo;Obama proposer \u00e0 Poutine.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tAinsi Obama est-il finalement plus insaisissable que jamais pour Poutine, malgr\u00e9 les audaces de sa proposition, malgr\u00e9 la possible solitude de sa position comme on pourrait la consid\u00e9rer dans les circonstances expos\u00e9es. Curieusement, ou bien d&rsquo;une fa\u00e7on r\u00e9v\u00e9latrice c&rsquo;est selon, la fameuse phrase de Churchill pour d\u00e9finir le pouvoir sovi\u00e9tique (russe), en 1939 (\u00ab<em>It is a riddle, wrapped in a mystery, inside an enigma&#8230;<\/em>\u00bb) s&rsquo;adresserait aujourd&rsquo;hui au pouvoir am\u00e9ricaniste avec le pr\u00e9sident Obama. Mais Churchill terminait : \u00ab<em>&#8230; but perhaps there is a key. That key is Russian national interest.<\/em>\u00bb Cela [l&rsquo;int\u00e9r\u00eat national des USA] comme clef de compr\u00e9hension est absolument improbable dans le cas US, sinon hors de toute possibilit\u00e9, tant ce pouvoir est fractionn\u00e9 en centre d&rsquo;int\u00e9r\u00eats sp\u00e9cifiques et souvent antagonistes, et tant il est totalement sous la coupe du Syst\u00e8me, avec les retomb\u00e9es de contrainte \u00e9videntes sur Obama lui-m\u00eame. Bref, la clef se nommerait plut\u00f4t, du point de vue d&rsquo;une consid\u00e9ration rationnelle des relations internationales comme les affectionne le pouvoir russe : d\u00e9sordre.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tSelon un point de vue purement op\u00e9rationnel, l&rsquo;initiative originale d&rsquo;Obama n&rsquo;a fait qu&rsquo;\u00e9paissir le manteau de myst\u00e8re et l&rsquo;opacit\u00e9 de l&rsquo;\u00e9nigme qui enrobe la devinette. Pour comprendre la chose, certes, il est n\u00e9cessaire d&rsquo;abandonner la stricte approche rationnelle et le point de vue op\u00e9rationnel pur, pour int\u00e9grer d&rsquo;autres facteurs tels que l&rsquo;intuition et l&rsquo;un ou l&rsquo;autre jeu de hasard &#8230; Il sera \u00e9videmment int\u00e9ressant d&rsquo;observer quelle r\u00e9ponse Poutine va donner \u00e0 Obama.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tMis en ligne le 17 mai 2013 \u00e0 12H32<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;\u00e9trange duo Poutine-BHO Le 15 avril, le conseiller \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 nationale du pr\u00e9sident Obazma, Thomas Donilon, apportait \u00e0 Poutine une lettre personnelle du pr\u00e9sident US. 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