{"id":74991,"date":"2013-05-20T06:11:25","date_gmt":"2013-05-20T06:11:25","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2013\/05\/20\/feminisme-et-pornographie\/"},"modified":"2013-05-20T06:11:25","modified_gmt":"2013-05-20T06:11:25","slug":"feminisme-et-pornographie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2013\/05\/20\/feminisme-et-pornographie\/","title":{"rendered":"F\u00e9minisme et pornographie"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article2\">F\u00e9minisme et pornographie<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>\tLe f\u00e9minisme tel qu&rsquo;il est aujourd&rsquo;hui en France n&rsquo;est plus une revendication de femmes pour les femmes, c&rsquo;est une d\u00e9marche de pens\u00e9e, un comportement qui touche la vie quotidienne de tous les citoyens hommes et femmes. Avec le temps, il est devenu un chapitre soci\u00e9tal, une composante obligatoire de tout discours politique qu&rsquo;il soit de \u00ab gauche \u00bb ou de \u00ab droite \u00bb. Il prend son essor en m\u00eame temps que la \u00ab lib\u00e9ration sexuelle \u00bb, fin des ann\u00e9es soixante d\u00e9but des ann\u00e9es soixante dix, \u00e9poque de r\u00e9volte g\u00e9n\u00e9rale de la jeunesse d&rsquo;occident contre les traditions et les anciennes structures, que celles-ci soient \u00e0 l&rsquo;uvre \u00e0 San Francisco, \u00e0 Paris ou ailleurs. C&rsquo;est un d\u00e9sir de lib\u00e9ration de l&rsquo;individu au niveau social et politique, tandis que dans la sph\u00e8re priv\u00e9e il est r\u00eave d&rsquo;\u00ab amour libre \u00bb. C&rsquo;est pourquoi, il co\u00efncide avec le d\u00e9sir d&rsquo;\u00e9mancipation d&rsquo;une grande partie de la soci\u00e9t\u00e9 au plan politique, \u00e9conomique, institutionnel et moral. C&rsquo;est l&rsquo;apog\u00e9e d&rsquo;un certain marxisme et d&rsquo;un certain freudisme dans sa version reichienne. Les f\u00e9ministes seront de gauche, se d\u00e9criront comme un prol\u00e9tariat-sous-le prol\u00e9tariat au plan social, et comme des exploit\u00e9es-surexploit\u00e9es au plan individuel et sexuel. On avait un Soldat Inconnu, voil\u00e0 sa Femme qui lui vole la vedette et surgit de ses cendres.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tTr\u00e8s vite pourtant, ce mouvement g\u00e9n\u00e9reux va \u00eatre capt\u00e9, d\u00e9bord\u00e9, empoisonn\u00e9 si on veut, par la pornographie. La revendication d&rsquo;amour libre des femmes va devenir  pilule et avortement libres aidant, la possibilit\u00e9 pour elles se disposer de leurs corps pas seulement pour \u00ab faire un enfant si je veux quand je veux \u00bb. Convaincues d&rsquo;avoir \u00e9t\u00e9 tenues \u00e9loign\u00e9es du plaisir sexuel par l&rsquo;\u00e9go\u00efsme et la maladresse des hommes, elles veulent le d\u00e9couvrir de toutes les fa\u00e7ons. Une de ces fa\u00e7ons sera de copuler devant la cam\u00e9ra. Les premi\u00e8res h\u00e9ro\u00efnes des films X  du moins en France  furent des femmes instruites, des bourgeoises et parfois des intellectuelles qui, par cet acte, participaient au mouvement g\u00e9n\u00e9ral de \u00ab lib\u00e9ration de la femme \u00bb. Il y eut \u00e0 cette \u00e9poque, entre autres, Silvia Bourdon dont le livre \u00ab L&rsquo;amour est une f\u00eate \u00bb, conte des aventures sexuelles bien moins \u00ab perverses \u00bb que celles de l&rsquo;Histoire d&rsquo;O de madame Aury. La simultan\u00e9it\u00e9 historique de ces deux mouvements, lib\u00e9ration sexuelle des femmes et pornographie, doit retenir notre attention. Tout s&rsquo;est pass\u00e9 comme si l&rsquo;homme et surtout la femme, se lib\u00e9rant des anciennes pudeurs, au lieu de la garder secr\u00e8te comme un pr\u00e9cieux tr\u00e9sor, devaient exposer cette lib\u00e9ration sur la place publique et, presque en m\u00eame temps, comme si cette lib\u00e9ration devait faire l&rsquo;objet d&rsquo;un commerce. Commerce devenu aujourd&rsquo;hui en quarante ans le premier chiffre d&rsquo;affaire d&rsquo;internet (70% des transactions r\u00e9alis\u00e9es seraient relatives \u00e0 la pornographie). Comment cela a-t-il \u00e9t\u00e9 possible? Quel penseur, historien, sociologue, philosophe, nous a propos\u00e9 une explication globale s\u00e9rieuse de la concomitance des ph\u00e9nom\u00e8nes? S&rsquo;est-on par exemple interrog\u00e9  \u00e0 la mani\u00e8re d&rsquo;un Pascal ironisant sur le nez de Cl\u00e9op\u00e2tre  de savoir si le f\u00e9minisme actuel aurait la figure qu&rsquo;il a sans l&rsquo;explosion parall\u00e8le de ce qui n&rsquo;est plus tout \u00e0 fait le <em>jouir sans entrave<\/em> de l&rsquo;amour libre mais la pornographie g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e, incontournable, permanente, publicitaire, que, paradoxalement, beaucoup de femmes, sinon la majorit\u00e9 d&rsquo;entre elles, condamnent pour cause d&rsquo;avilissement du <em>genre<\/em>? Comment comprendre que \u00ab faire un enfant si je veux quand je veux \u00bb, ou \u00ab \u00e0 travail \u00e9gal, salaire \u00e9gal \u00bb ait pu poursuivre son avanc\u00e9e par l&rsquo;arriv\u00e9e sur la sc\u00e8ne m\u00e9diatico-politique de \u00ab Ni putes ni Soumises \u00bb, appellation que se donn\u00e8rent des femmes constitu\u00e9es en association \u00e0 but non lucratif? Que voulaient-elles faire entendre? Que l&rsquo;ancien statut de soumise \u00e0 l&rsquo;homme se tenait proche, hypocritement, de la prostitution? Que se lib\u00e9rer de ce statut pouvait \u00eatre per\u00e7u pourtant comme un comportement qualifi\u00e9 par les hommes mais pas seulement par eux &#8211; de pute ? R\u00e9clamer l&rsquo;insoumission aurait laiss\u00e9 germer dans les esprits que la femme, sans qu&rsquo;elle en soit bien consciente, allait s&rsquo;orienter vers un usage d\u00e9brid\u00e9, irresponsable, voire dangereux de cette insoumission et que c&rsquo;\u00e9tait une contre v\u00e9rit\u00e9 qu&rsquo;il fallait combattre ? Que se vouloir insoumise aurait fait courir aux femmes le risque ou la tentation de se faire pute? Balivernes, que tout cela, mensonges! Des penseurs de haute vol\u00e9e expliqu\u00e8rent en leur temps que l&rsquo;agressivit\u00e9 du slogan visait \u00e0 se d\u00e9fendre contre les hommes qui, perdant \u00ab le contr\u00f4le des femmes \u00bb, tentaient de les disqualifier dans l&rsquo;esprit du public en les traitant de putes. Pourquoi pas, mais alors de quoi \u00ab ni putes, ni soumises \u00bb fut-il le nom au point d&rsquo;avoir \u00e9t\u00e9 consid\u00e9r\u00e9 par Sarkosy  grand lib\u00e9ral f\u00e9ministe comme chacun sait  comme une force allant dans le sens de sa politique et m\u00e9ritant de faire son entr\u00e9e au gouvernement? Etre <strong>ni-ni<\/strong> informe-t-il sur ce qu&rsquo;on est? Les d\u00e9finitions n\u00e9gatives  en ce domaine comme en d&rsquo;autres  ne laissent-elles pas toujours planer un doute? \u00ab Je ne veux \u00eatre ni pute ni soumise, monsieur ! ni pute pour les hommes, ni soumise aux hommes \u00bb. D&rsquo;accord mademoiselle, mais que voulez-vous donc \u00eatre? Que pourriez-vous \u00eatre? Que vous resterait-il \u00e0 \u00eatre? Qu&rsquo;y a-t-il entre ces deux extr\u00eames honnis que votre d\u00e9finition d\u00e9nonce? L&rsquo;histoire ne le dit pas mais beaucoup se rappellent que ceux qui se disaient \u00ab ni de droite ni de gauche \u00bb penchaient quand m\u00eame du bon c\u00f4t\u00e9. \u00ab Ni-nier \u00bb est plus d\u00e9n\u00e9gation qu&rsquo;affirmation. Dire qui-je-ne-suis-pas, ouvre l&rsquo;\u00e9ventail des possibles qu&rsquo;on ne manquera pas de m&rsquo;attribuer. Et les mauvaises langues n&rsquo;ont pas alors manqu\u00e9 de dire, mesdames, que vous \u00e9tiez les deux : soumises non \u00e0 un homme mais \u00e0 une id\u00e9ologie qui t\u00fbt son nom et putes du syst\u00e8me qui vous manipula alors que vous cr\u00fbtes le subvertir par un nom qui, se croyant scandaleux ne fut qu&rsquo;infantile. De quelle action forte, de quelle r\u00e9alisation, Fadela Amara et ses consurs porteuses de cette lib\u00e9ration, furent-elles le nom? Quel souvenir imp\u00e9rissable a-t-on du passage de cette dame au minist\u00e8re? Etre \u00ab ni pute ni soumise \u00bb, c&rsquo;est \u00eatre quoi? Comment par exemple comprendre cette r\u00e9alit\u00e9 bien actuelle: des milliers de femmes manifestent pour d\u00e9fendre une id\u00e9e noble de la femme tandis que d&rsquo;autres milliers, plus jeunes, proposent, par un clic sur internet, leur chair fra\u00eeche aux r\u00e9alisateurs de pornos ? Quel lien entre les deux? Faut-il passer pour pute (ou l&rsquo;\u00eatre) pour abolir la soumission? Jouer de son sexe, le vendre, rendrait libre? On ne serait pas loin de le croire en \u00e9coutant certaines interviews d&rsquo;actrices hard. Et celles qui n&rsquo;y passent pas, seraient ringardes? Leur manquerait-il quelque chose? Quelle femme lucide va nous conduire dans l&rsquo;exploration de ce continent tr\u00e8s noir o\u00f9 on d\u00e9couvre d&rsquo;abord que la premi\u00e8re chose indispensable pour qu&rsquo;il y ait pornographie, c&rsquo;est qu&rsquo;<strong>il y ait des femmes d\u00e9cid\u00e9es \u00e0 s&rsquo;y livrer<\/strong>. La deuxi\u00e8me est qu&rsquo;il y ait des organisateurs qui, connaissant ce d\u00e9sir, offrent les conditions n\u00e9cessaires \u00e0 sa r\u00e9alisation. Tant que la mati\u00e8re premi\u00e8re abonde  et elle abonde  le risque que le march\u00e9 s&rsquo;ass\u00e8che est faible. La politique de l&rsquo;<em>offre<\/em> triomphe l\u00e0 aussi et la <em>demande<\/em> ne demande que \u00e7a puisque la publicit\u00e9 s&#8217;emploie \u00e0 la soutenir. Qu&rsquo;attendent celles qui sans cesse exigent des hommes qu&rsquo;ils se remettent en question, oublient leur pulsion de m\u00e2le dominant, leur d\u00e9sir obsessionnel de jouissance, pour se remettre elles aussi en question et faire que se tarisse l&rsquo;offre, que ce march\u00e9 p\u00e9riclite? March\u00e9 qu&rsquo;elles disent avilissant et qui ne fait que nourrir le machisme ambiant, bouclant ainsi la boucle du <em>je t&rsquo;aime moi non plus<\/em> Les machistes pensent qu&rsquo; \u00ab elles sont toutes des putes \u00bb; \u00e7a tombe bien, les f\u00e9ministes pensent que les hommes sont d&rsquo;irr\u00e9cup\u00e9rables cochons. Le machisme se nourrit donc du m\u00e9pris pour les femmes dont il jouit, tandis que le f\u00e9minisme prosp\u00e8re de son m\u00e9pris visc\u00e9ral pour cet \u00eatre d\u00e9peint depuis Freud comme ayant \u00ab du sperme dans le cerveau \u00bb. F\u00e9minisme et Machisme marchent la main dans la main, s&rsquo;entretiennent mutuellement pour leur plus grand avantage. Le premier fournit les candidates aux sensations fortes, le second les organisateurs. Si bien qu&rsquo;est n\u00e9 le \u00ab f\u00e9mino-machisme \u00bb virus plus virulent qu&rsquo;un autre.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPareillement, quel homme va nous entretenir froidement de son rapport \u00e0 la pornographie et des cons\u00e9quences de ce penchant qu&rsquo;il relativise si mal et, lorsqu&rsquo;on le presse de le faire, qu&rsquo;il justifie encore plus mal? Pourquoi des millions, des centaines de millions d&rsquo;hommes de par le monde sont-ils accrocs de pornographie et, in fine, ses vraies victimes? Que leur apporte-elle ou que leur enl\u00e8ve-t-elle? Quel besoin satisfait-elle et qui vient d&rsquo;o\u00f9, quel manque comble-t-elle? Et peut-\u00eatre et surtout, qu&rsquo;est-ce que la soci\u00e9t\u00e9 dans son ensemble retire comme bienfait ou comme nuisance de ce tsunami sexuel dont les femmes sont tant\u00f4t les h\u00e9ro\u00efnes admir\u00e9es des hommes (et de certaines femmes!), tant\u00f4t les victimes d\u00e9nonc\u00e9es par les f\u00e9ministes? Voil\u00e0 une table ronde qu&rsquo;il faudrait organiser. D&rsquo;un c\u00f4t\u00e9, Catherine Breillat et Brigitte Lahaie, de l&rsquo;autre, une d\u00e9l\u00e9gation de GO, gentils organisateurs.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tComme tout \u00e0 une fin, Nini mourut de sa belle mort et les hommes reprirent espoir. Las!&#8230; DSK \u00e9mergea de la fange FMI\/prostitution, mais remplac\u00e9 aussi sec par CL. Le pornocrate que tout homme est dans son for int\u00e9rieur, refit alors surface. Le JFK et le BHL, machistes \u00e0 l&rsquo;insu de leur plein gr\u00e9, os\u00e8rent ne pas condamner tout de suite l&rsquo;\u00ab \u00e9ventreur \u00bb de Manhattan. La pol\u00e9mique enfla au point qu&rsquo;une sociologue connue enseignant dans un de ces hauts-lieux universitaires aux initiales ronflantes que-le-monde entier-nous-envie, proposa d&rsquo;annuler la \u00ab pr\u00e9somption d&rsquo;innocence \u00bb en faisant valoir que lorsqu&rsquo;un femme dit avoir \u00e9t\u00e9 viol\u00e9e, ou prise de force, ou importun\u00e9e, elle dit toujours la v\u00e9rit\u00e9 et que donc, le sous gorille responsable doit \u00eatre condamn\u00e9 <em>sans autre forme de proc\u00e8s<\/em>. Selon cette dame, pour d\u00e9fendre La Femme, il fallait changer la justice, refondre le code p\u00e9nal en plus de r\u00e9volutionner les mentalit\u00e9s! <strong>Eve \u00e9tait ainsi lav\u00e9e du p\u00e9ch\u00e9 ancien!<\/strong>&#8230; On apprit avec joie que la bible h\u00e9bra\u00efque \u00e9tait un tissu d&rsquo;inepties et que, contrairement \u00e0 ce que croient les pasteurs et les cur\u00e9s, nahash, le serpent, avait propos\u00e9 la pomme non \u00e0 elle mais \u00e0 Adam. Que ce cochon autocrate l&rsquo;ayant \u00e0 peine go\u00fbt\u00e9e, l&rsquo;en avait aussit\u00f4t gav\u00e9e jusqu&rsquo;\u00e0 en faire le mod\u00e8le de ces \u00ab putes innocentes \u00bb qui pullulent partout ! Ir\u00e8ne, c&rsquo;est le nom de la sociologue, fut remise \u00e0 sa place par plusieurs juristes et on n&rsquo;en parla plus. Mais sous la cendre le feu couvait toujours. L&rsquo;abolition de la loi sur le harc\u00e8lement sexuel au d\u00e9but du quinquennat de qui vous savez, mit le feu aux poudres. Les hommes pouvaient poursuivre tranquillement leur obsession : forcer les meufs \u00e0 s&rsquo;\u00e9tendre sur le canap\u00e9. Ils profitaient honteusement de cette sup\u00e9riorit\u00e9 que les murs et la loi leur accordent depuis Melki-Tsedeq de contraindre sa prochaine aux pires bassesses pour un mis\u00e9rable quignon de pain, une promotion dans l&rsquo;entreprise que sans eux, La Femme  de par sa valeur d\u00e9sormais reconnue par la conscience universelle occidentale , e\u00fbt de toute fa\u00e7on m\u00e9rit\u00e9e! Certains emp\u00eacheurs d&rsquo;aimer en rond pourtant s&rsquo;interrog\u00e8rent. Le harc\u00e8lement est-il si r\u00e9pandu, si facile \u00e0 prouver? Est-il \u00e0 sens unique? N&rsquo;est-il pas, au nom justement de cette lib\u00e9ration, \u00e0 la fois critiqu\u00e9 et utilis\u00e9? Quelle femme par exemple, apr\u00e8s avoir profit\u00e9 de la \u00ab promotion canap\u00e9 \u00bb irait la d\u00e9noncer aux prud&rsquo;hommes par simple esprit de justice et se venger de l&rsquo;harceleur miteux? D&rsquo;autant plus critiqu\u00e9 qu&rsquo;il est utilis\u00e9 afin justement de jeter un voile sur les murs qui n&rsquo;ont gu\u00e8re chang\u00e9 depuis que le commencement du monde et contre lesquelles, le monde ne peut rien : s\u00e9duction et violence, ces deux mamelles de l&rsquo;humain. Violence violente certes, mais aussi violence douce! Maintenant que tellement de femmes dominent dans certains secteurs de la vie professionnelle peut-on \u00eatre certain qu&rsquo;il n&rsquo;est pas pratiqu\u00e9 dans l&rsquo;autre sens? Dans l&rsquo;immense catalogue des passe-droits et des faveurs qui r\u00e9git les soci\u00e9t\u00e9s humaines est-il si r\u00e9pandu et surtout en quoi un harc\u00e8lement bien men\u00e9 fa\u00e7on Sun Ts\u00e9, serait-il condamnable s&rsquo;il s&rsquo;exer\u00e7ait dans les deux sens? Apr\u00e8s tout, \u00eatre promu parce qu&rsquo;ancien de l&rsquo;Ena ou parce que bon-ne amoureux-euse, si on en juge par les r\u00e9sultats des membres de la congr\u00e9gation qui sont actuellement aux manettes, il n&rsquo;y aurait pas de quoi s&rsquo;alarmer. Y aurait-il diff\u00e9rence d&rsquo;essence entre les nombreux pistons qui pistonnent le monde? Les passe-droits ont toujours exist\u00e9 et continueront. Comme chacun le subodore, ils ne portent pas toujours les plus capables au pouvoir! Mais que sait-on au juste des plus capables? Se cachent-ils? Seraient-ils introuvables parce que concentr\u00e9s exclusivement dans la sph\u00e8re f\u00e9minine? De forts esprits le pensent. En l&rsquo;\u00e9tat actuel de notre soci\u00e9t\u00e9 ils ont peut-\u00eatre raison. Un coup fourr\u00e9 aurait eu lieu au Paradis, un mensonge de Dieu et de son comp\u00e8re, le pervers <em>nahash<\/em>. La C\u00f4te \u00e9tait le meilleur morceau, le serpent Dieu d\u00e9guis\u00e9. Martine Aubry, d\u00e9esse d&rsquo;une Justice de Gauche, aurait \u00e9t\u00e9 plus dure avec son alter ego Merkel que notre poire sous philipparde, \u00e7a tout le monde l&rsquo;a compris depuis la forte conf\u00e9rence de presse du 16 mai. Cela aurait-il suffit? O\u00f9 se cache l&rsquo;anti-Thatcher? O\u00f9 est le de Gaulle-femme qui jouera la chaise vide \u00e0 Bruxelles  et crachera au panier de la bourse? S\u00e9gol\u00e8ne ressuscit\u00e9e? La Boutin? L&rsquo;arrogante NKM? Notre d\u00e9licieuse cor\u00e9enne fran\u00e7aise aux yeux pers? Une Golda Meir d\u00e9cal\u00e9e? Ne r\u00eavez pas Fran\u00e7ais, ne vous croyez pas inf\u00e9rieurs aux Fran\u00e7aises et aux autres. <em>Sursum corda<\/em>, nom de Dieu!&#8230;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPour finir, enfon\u00e7ons le clou : si la pornographie ne nourrissait pas aujourd&rsquo;hui les frustrations de dix \u00e0 douze millions de rmistes, ch\u00f4meurs, pr\u00e9caires, retrait\u00e9s isol\u00e9s et travailleurs pauvres, il est probable qu&rsquo;ils passeraient leur frustration \u00e0 autre chose qu&rsquo;\u00e0 lorgner leurs \u00e9crans plats. Si en mai 1968, la pornographie avait exist\u00e9, il n&rsquo;y aurait pas eu dix millions de gr\u00e9vistes paralysant la France et d&rsquo;autres millions d\u00e9filant nuit et jour dans les rues! La pornographie est de nos jours la drogue douce des laiss\u00e9s pour compte, le contre feu d&rsquo;une d\u00e9sesp\u00e9rance sociale, \u00e9conomique et culturelle qui hante les pens\u00e9es et les curs d&rsquo;un nombre incalculable d&rsquo;hommes seuls, qui, sans elle, auraient d\u00e9j\u00e0 sombr\u00e9. C&rsquo;est pourquoi elle est accept\u00e9e comme \u00ab moderne \u00bb, d\u00e9fendue par des cr\u00e9tins de tout poil au nom de la libert\u00e9, vant\u00e9e et banalis\u00e9e par ceux qui en font profit, profits qui, comme l&rsquo;argent de la drogue, de la prostitution ou de la fraude fiscale, remplissent les paradis fiscaux et d\u00e9stabilisent financi\u00e8rement la plan\u00e8te. Si cet amusement, \u00e0 ses d\u00e9buts, a d\u00e9coinc\u00e9 les coinc\u00e9s, d\u00e9pucel\u00e9 les imaginations, il sert aujourd&rsquo;hui \u00e0 faire se tenir tranquilles les l\u00e9gions de ch\u00f4meurs, d&rsquo;inactifs et de d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9s que notre monde engendre. Je le redis, si en mai 1968, la pornographie avait exist\u00e9, il n&rsquo;y aurait pas eu dix millions de gr\u00e9vistes dans la rue. S&rsquo;il y a moins de manifestants en 2013 c&rsquo;est parce qu&rsquo;un ch\u00e2tr\u00e9 ne manifeste pas. Enfin n&rsquo;oublions pas que <strong>la consommation pornographique ne concerne que les hommes<\/strong>, que les femmes sont exclues de ce m\u00e9dicament de cheval qui tue donc seulement les patients m\u00e2les. Si bien que le lecteur attentif qui aura lu ce qui est \u00e9crit et ce qui est sugg\u00e9r\u00e9, aura de lui-m\u00eame trouv\u00e9 la conclusion de ce pamphlet. Pour les plus obtus, je la donne :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa pornographie n&rsquo;aurait jamais eu le succ\u00e8s plan\u00e9taire qu&rsquo;elle a sans le d\u00e9veloppement concomitant du f\u00e9minisme. Le F\u00e9minisme n&rsquo;aurait jamais atteint le niveau d&rsquo;abrutissement qu&rsquo;il a atteint sans la mondialisation pornographique. F\u00e9minisme et pornographie sont surs d&rsquo;une m\u00eame m\u00e8re.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tSi pour les hommes le m\u00e9dicament de cheval est la pornographie, le m\u00e9dicament qui tue les femmes \u00e0 petit feu est le f\u00e9minisme. Pendant que les hommes r\u00eavent d&rsquo;amazones sexuelles \u00e0 la maison, leurs femmes (pour les quelques rares qui en ont encore une) pensent  au mieux  \u00e0 leur faire ingurgiter la th\u00e9orie du genre, leur faire torcher le petit et faire la vaisselle, au pire, \u00e0 les ch\u00e2trer. <strong>La pornographie est le f\u00e9minisme des hommes ; le f\u00e9minisme est la jouissance impossible des femmes<\/strong>. Parmi les frustrations qui accablent le monde, ces deux l\u00e0 sont les pires mais les plus efficaces en termes de maintien de l&rsquo;ordre. <em>Bilderberg<\/em> et <em>Bones and Skulls<\/em>. L&rsquo;avenir le montrera.<\/p>\n<\/p>\n<p>\n<p class=\"signature\">Marc G\u00e9belin<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>F\u00e9minisme et pornographie Le f\u00e9minisme tel qu&rsquo;il est aujourd&rsquo;hui en France n&rsquo;est plus une revendication de femmes pour les femmes, c&rsquo;est une d\u00e9marche de pens\u00e9e, un comportement qui touche la vie quotidienne de tous les citoyens hommes et femmes. Avec le temps, il est devenu un chapitre soci\u00e9tal, une composante obligatoire de tout discours politique&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[14],"tags":[3837,11880,12166],"class_list":["post-74991","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-ouverture-libre","tag-feminisme","tag-gebelin","tag-pornographie"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/74991","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=74991"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/74991\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=74991"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=74991"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=74991"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}