{"id":75025,"date":"2013-06-05T08:22:10","date_gmt":"2013-06-05T08:22:10","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2013\/06\/05\/la-depression-syrienne-etendue-au-bloc-bao-saccentue\/"},"modified":"2013-06-05T08:22:10","modified_gmt":"2013-06-05T08:22:10","slug":"la-depression-syrienne-etendue-au-bloc-bao-saccentue","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2013\/06\/05\/la-depression-syrienne-etendue-au-bloc-bao-saccentue\/","title":{"rendered":"La d\u00e9pression syrienne (\u00e9tendue au bloc BAO) s&rsquo;accentue&#8230;"},"content":{"rendered":"<p><h3 class=\"titrebloc\">La d\u00e9pression syrienne du bloc BAO s&rsquo;accentue&#8230;<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tLe <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-les_usa_et_la_syrie_n_phase_d_pressive_11_05_2013.html\" class=\"gen\">11 mai 2013<\/a>, nous nous aventurions \u00e0 explorer ce que nous d\u00e9signions comme une phase d\u00e9pressive des USA vis-\u00e0-vis de la Syrie, vis-\u00e0-vis de leur politique en Syrie. Nous constatons que cette phase d\u00e9pressive se poursuit, cette fois dans le chef du secr\u00e9taire d&rsquo;\u00c9tat Kerry (et qu&rsquo;elle s&rsquo;\u00e9tend d&rsquo;ailleurs, la phase, aux autres composants du bloc BAO). Kerry a fait des commentaires particuli\u00e8rement peu flatteurs pour ce qu&rsquo;a \u00e9t\u00e9 jusqu&rsquo;ici la politique US en Syrie. La d\u00e9pression est largement aliment\u00e9e par les \u00e9v\u00e9nements de Turquie qui accentuent le d\u00e9sordre d&rsquo;une fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale, et qui affaiblit dramatiquement un membre-clef de la vertueuse famille des Amis de la Syrie.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Kerry constate qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas vraiment d&rsquo;autre issue que de tenter quelque chose par la diplomatie,  <em>dito<\/em>, la conf\u00e9rence Gen\u00e8ve-II qu&rsquo;ils (USA et Russie) tentent d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9ment de r\u00e9unir. Dans la foul\u00e9e, Kerry observe implicitement, en notant que la diplomatie US a \u00e9t\u00e9 bien lente, quelle occasion rat\u00e9e a \u00e9t\u00e9 la conf\u00e9rence de Gen\u00e8ve (disons, Gen\u00e8ve-I) d&rsquo;il y a presque un an (voir le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notes_sur_une_conf_rence_perdue_corps_et_biens_03_07_2012.html\" class=\"gen\">3 juillet 2012<\/a>), imm\u00e9diatement et incroyablement torpill\u00e9e par Hillary Clinton, disant aussit\u00f4t, quasiment au sortir de la conf\u00e9rence, le contraire de ce qu&rsquo;elle venait de signer. Kerry ne se fait pas pr\u00e9cis\u00e9ment une amie dans le chef de la guerri\u00e8re Hillary, en faisant ses remarques, notamment pr\u00e9sent\u00e9es par le New York <em>Times<\/em>, le <a href=\"http:\/\/www.nytimes.com\/2013\/06\/04\/world\/middleeast\/kerry-syria.html\" class=\"gen\">4 juin 2013<\/a>,  mais il parle d&rsquo;or et il parle vrai.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>The United States came late to efforts to find a political settlement to the war in Syria, Secretary of State John Kerry said Monday, as the crisis there deepened with the political uncertainty in neighboring Turkey. Mr. Kerry said an international conference  which he and his Russian counterpart proposed in Moscow nearly a month ago  remained the best approach for ending the fighting, but his remarks carried the implication that the Obama administration had moved too slowly in its first term to seek a negotiated political solution to a conflict that erupted more than two years ago and turned into a war.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>This is a very difficult process, which we come to late, Mr. Kerry said after meeting at the State Department with Poland&rsquo;s foreign minister, Radoslaw Sikorski. We are trying to prevent the sectarian violence from dragging Syria down into a complete and total implosion where it has broken up into enclaves, and the institutions of the state have been destroyed, with God knows how many additional refugees and how many innocent people killed, Mr. Kerry said.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tBien \u00e9videmment, la porte-parole du d\u00e9partement d&rsquo;\u00c9tat a tent\u00e9 de mettre quelques dorures sur la pilule en disant qu&rsquo;il ne faut pas voir dans ces d\u00e9clarations de critiques implicites de qui que ce soit  (\u00ab<em>It&rsquo;s not an implied criticism of anyone  more just a recognition that more needs to be done and that&rsquo;s what we&rsquo;re focused on<\/em>\u00bb),  ce qui confirme parfaitement qu&rsquo;il s&rsquo;agit de critiques implicites qu&rsquo;on peut d\u00e9sormais prendre pour explicites, et qu&rsquo;il s&rsquo;agit bien d&rsquo;Hillary. L\u00e0-dessus viennent les interpr\u00e9tations qui tendent \u00e0 \u00e9largir le propos, comme c&rsquo;est le cas de <em>PressTV.ir<\/em>, ce <a href=\"http:\/\/www.presstv.ir\/detail\/2013\/06\/04\/307112\/kerry-hints-waning-us-leverage-in-syria\/\" class=\"gen\">4 juin 2013<\/a>. La station TV iranienne voit dans les d\u00e9clarations de Kerry, sans d\u00e9plaisir excessif, la reconnaissance du d\u00e9clin de l&rsquo;influence US sur les \u00e9v\u00e9nements du Syrie. (\u00ab<em>US Secretary of State John Kerry has hinted declining American ability to influence events inside Syria in favor of the anti-Damascus foreign-backed insurgents, saying Washington&rsquo;s involvement in Syrian crisis came late.<\/em>\u00bb)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t On se tourne du c\u00f4t\u00e9 isra\u00e9lien pour voir se confirmer une situation qui tend \u00e0 devenir structurelle, qui s&rsquo;exprime par une constante d\u00e9sunion sur l&rsquo;\u00e9valuation de la situation syrienne, et de la politique syrienne d&rsquo;Isra\u00ebl, au sein de la communaut\u00e9 de s\u00e9curit\u00e9 nationale isra\u00e9lienne. Cette situation, justement par cet aspect structurel que nous soulignons, est un signe de la d\u00e9cadence de la politique de s\u00e9curit\u00e9 nationale isra\u00e9lienne. La situation nouvelle de l&rsquo;implication d&rsquo;Isra\u00ebl dans la guerre syrienne est le domaine qui met en \u00e9vidence cette d\u00e9cadence, mais cela n&rsquo;en est pas la cause bien entendu. Simplement, avec l&rsquo;\u00e9tat de la guerre syrienne et la situation de l&rsquo;implication isra\u00e9lienne dans la guerre syrienne, la d\u00e9cadence devient un cas urgent et pressant. De ce point de vue, on peut dire que la situation isra\u00e9lienne suit celle des USA telle qu&rsquo;on l&rsquo;a d\u00e9crite plus haut, selon le commentaire iranien, d&rsquo;une \u00ab<em>declining<\/em> [&#8230;] <em>ability to influence events inside Syria<\/em>\u00bb.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tUn exemple met en \u00e9vidence cette situation, avec les d\u00e9clarations du ministre de la d\u00e9fense Moshe Yaalon le 3 juin devant la Knesset, selon lesquelles les rebelles occupent encore quatre districts de Damas et que ce qu&rsquo;on pourrait nommer la bataille de Damas se poursuit donc. <em>DEBKAFiles<\/em>, qui repr\u00e9sente comme l&rsquo;on sait les, ou des milieux de s\u00e9curit\u00e9 nationale isra\u00e9liens, r\u00e9agit avec violence dans un rapport du <a href=\"http:\/\/www.debka.com\/article\/23017\/Battle-for-Damascus-is-over-Is-Israel-intelligence-slow-on-Syrian-war-\" class=\"gen\">4 juin 2013<\/a> :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>When Israeli Defense Minister Moshe Ya&rsquo;alon informed a Knesset panel Monday, June 3, that Syrian rebels still occupied four Damascus districts, DEBKAfile&rsquo;s intelligence sources reported that the battle for the Syrian capital was all but over. Barring small pockets of resistance, Bashar Assad&rsquo;s army had virtually regained control of the city in an epic victory. From those pockets, the rebels can&rsquo;t do much more than fire sporadically. They can no longer launch raids, or pose threats to the city center, the airport or the big Syrian air base nearby. The Russian and Iranian transports constantly bringing replenishments for keeping the Syrian army fighting can again land at Damascus airport after months of rebel siege.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tNous avons d\u00e9j\u00e0 effleur\u00e9 ce th\u00e8me (souvent \u00e0 la lumi\u00e8re des rapports de <em>DEBKAFiles<\/em> qui sont r\u00e9v\u00e9lateurs par rapport \u00e0 la ligne de cette publication) et nous l&rsquo;amplifions ici. Il s&rsquo;agit du constat que cette atmosph\u00e8re de d\u00e9saccord et de pol\u00e9mique au sein de la communaut\u00e9 de s\u00e9curit\u00e9 nationale isra\u00e9lienne nous rappelle la p\u00e9riode d&rsquo;affrontement interne n\u00e9e \u00e0 la fin de la deuxi\u00e8me guerre du Liban de l&rsquo;\u00e9t\u00e9 2006 d&rsquo;Isra\u00ebl contre le Hezbollah, prolong\u00e9e et amplifi\u00e9e apr\u00e8s la cessation des combats. Cette fois la pol\u00e9mique pr\u00e9c\u00e8de en quelque sorte un \u00e9ventuel affrontement (en Syrie), ou plus certainement, a lieu sans que l&rsquo;affrontement que la justifierait ait lui-m\u00eame lieu et qu&rsquo;il ait n\u00e9cessairement lieu dans le futur. (On pourrait m\u00eame dire que cette pol\u00e9mique interne tendrait plut\u00f4t \u00e0 installer un climat de paralysie \u00e0 cet \u00e9gard.) Bien entendu, on d\u00e9duit d&rsquo;une fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale qu&rsquo;une telle situation de tension interne refl\u00e8te effectivement un malaise interne important dans la direction et les organes de s\u00e9curit\u00e9 isra\u00e9liens.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe m\u00eame rapport de <em>DEBKAFiles<\/em> d\u00e9veloppe sa critique de l&rsquo;appr\u00e9ciation officielle et l&rsquo;\u00e9largit \u00e0 divers autres \u00e9l\u00e9ments, mettant notamment en cause les conditions et les effets des attaques isra\u00e9liennes du d\u00e9but mai contre la r\u00e9gion de Damas. La th\u00e8se de <em>DEBKAFiles<\/em> est que le renseignement isra\u00e9lien est trop lent, et qu&rsquo;il n&rsquo;est en g\u00e9n\u00e9ral pas tr\u00e8s bon, sinon ex\u00e9crable. (On a d\u00e9j\u00e0 vu r\u00e9cemment une \u00e9valuation tr\u00e8s n\u00e9gative du renseignement isra\u00e9lien, en g\u00e9n\u00e9ral b\u00e9n\u00e9ficiant d&rsquo;une r\u00e9putation quasiment sacro-sainte, le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-la_syrie_r_v_le_isra_l_22_05_2013.html\" class=\"gen\">22 mai 2013<\/a>.) Donc <em>DEBKAFiles<\/em> poursuit, un peu plus loin dans son texte&#8230;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Senior IDF officers criticized the defense minister&rsquo;s briefing on Syria Monday to the Knesset Foreign and Defense Committee in which he estimated that Bashar Assad controlled only 40 percent of Syrian territory as misleading. They said he had drawn on a flawed intelligence assessment and were concerned that the armed forces were acting on the basis of inaccurate intelligence. Erroneous assessments, they feared, must lead to faulty decision-making. They cited two instances:<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>1. On May 5, the massive Israeli bombardment of Iranian weapons stored near Damascus for Hizballah, turned out a month later to have done more harm than good. It gave Bashar Assad a boost instead of weakening his resolve.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>2.  Israel has laid itself open to unpleasant surprises by its focused watch on military movements in Syria especially around Damascus to ascertain that advanced missiles and chemical weapons don&rsquo;t reach Hizballah. Missed, for instance, was the major movement by Hizballah militia units towards the Syrian-Israeli border. Our military sources report a Hizballah force is currently deployed outside Deraa, capital of the southern Syrian province of Horan. Reinforcements are streaming in from Lebanon. The Hizballah force and Syrian units are getting ready to move in on the rural Horan and reach the Israeli border nearby through the Syrian Golan.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t A ces observations pessimistes sur le climat \u00e0 Washington et en Isra\u00ebl concernant la situation syrienne, on pourrait ajouter quelques nouvelles, impressions, perceptions climatiques (le climat de la chose) venues des milieux europ\u00e9ens, et notamment de la part de certains milieux des repr\u00e9sentations nationales dans ces instances europ\u00e9ennes, de la part de pays engag\u00e9s en pointe dans l&rsquo;affaire syrienne. Cette impression g\u00e9n\u00e9rale concerne le constat d&rsquo;une appr\u00e9ciation du r\u00f4le et des capacit\u00e9s de la Russie dans le conflit syrien. Depuis le d\u00e9but du conflit, et surtout depuis le veto sino-russe de f\u00e9vrier 2012, le jugement de l&rsquo;attitude russe \u00e9tait tr\u00e8s s\u00e9v\u00e8re. Il opposait cette nouvelle attitude russe, mise au compte de l&rsquo;arriv\u00e9e de Poutine, \u00e0 celle de grande coop\u00e9ration de la Russie qui avait accompagn\u00e9 l&rsquo;affaire libyenne un an auparavant. Le jugement \u00e9tait que les Russes, qui avaient suivi la bonne voie avec la Libye, s&rsquo;aventuraient, avec la crise syrienne, dans une voie sans issue et un isolement par rapport \u00e0 la communaut\u00e9 internationale qui leur co\u00fbterait cher. Le contexte \u00e9tait alors que la Libye avait \u00e9t\u00e9 un grand succ\u00e8s et que Assad allait tomber dans quelques semaines. Ce contexte absolument bas\u00e9 sur une <em>narrative<\/em> et instrument\u00e9 par une folle politique de l&rsquo;<a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-la_raison_devenue_idiote_utile_de_l_affectivit__11_06_2012.html\" class=\"gen\">affectivit\u00e9<\/a>, est aujourd&rsquo;hui pulv\u00e9ris\u00e9. L&rsquo;aventure libyenne a accouch\u00e9 d&rsquo;un monstre et se d\u00e9veloppe comme une catastrophe structurelle, tandis qu&rsquo;Assad est toujours au pouvoir, dans une r\u00e9elle position <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-la_g4g_parle_assad_plus_fort_que_jamais_25_05_2013.html\" class=\"gen\">de force<\/a> qui lui permet de monter des contre-offensives, voire des offensives tout court. Parall\u00e8lement, et apr\u00e8s un temps de maturation qui a permis d&rsquo;enfin appr\u00e9cier l&rsquo;impasse de cette politique du bloc BAO, l&rsquo;\u00e9valuation de la position et de la politique russes a compl\u00e8tement bascul\u00e9.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tD\u00e9sormais, dans ces milieux, on ne jure plus que par les Russes et leur politique. L&rsquo;appr\u00e9ciation faite de l&rsquo;action d&rsquo;un Lavrov est extr\u00eamement positive, avec un sentiment d&rsquo;admiration pour ses capacit\u00e9s et sa ma\u00eetrise dans la conduite de la politique russe. Il est manifeste que, comme dans le cas de Kerry et de Washington, la coop\u00e9ration avec les Russes selon leurs propres termes (ceux des Russes), et la voie diplomatique qu&rsquo;ils recommandent depuis plus d&rsquo;un an, constituent la seule issue possible&#8230; Ou, du moins, la seule issue \u00e9ventuelle, car il est vraiment tr\u00e8s loin d&rsquo;\u00eatre acquis que la conf\u00e9rence de Gen\u00e8ve-II puisse seulement avoir lieu \u00e0 cause de la situation chez les rebelles syriens et de l&#8217;embourbement kafka\u00efesque que sont devenues les politiques des pays du bloc BAO, compl\u00e8tement prisonni\u00e8res de leur maximalisme aveugle depuis des mois et des mois. (Le jugement vaut surtout pour la France, qui semble poursuivre l&rsquo;objectif quasiment fascinatoire pour elle de d\u00e9velopper la plus inepte et grotesque politique qui soit vis\u00e0-vis de la Syrie, avec le ministre des affaires \u00e9trang\u00e8res le plus d\u00e9pourvu de la moindre substance de pens\u00e9e, le plus vide conceptuellement qu&rsquo;ait jamais eu \u00e0 supporter ce pays. Cette situation ne cesse d&rsquo;\u00e9tonner par sa constance et sa constante r\u00e9affirmation.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl s&rsquo;agit donc bien d&rsquo;un \u00e9pisode gravement d\u00e9pressif, et sans le moindre signe d&rsquo;une possible r\u00e9action de r\u00e9silience \u00e0 l&rsquo;horizon. Il semble bien que le bloc BAO soit destin\u00e9 \u00e0 observer avec un accablement grandissant, puisque la v\u00e9rit\u00e9 de la situation semble d\u00e9sormais l&rsquo;affecter, les cons\u00e9quences en cha\u00eene des effets de la catastrophique politique qu&rsquo;il a suivie, alors m\u00eame qu&rsquo;il reste encha\u00een\u00e9 en bonne partie \u00e0 cette politique, par ses engagements et ses rodomontades publiques qui le tiennent otage de ses choix maximalistes initiaux, et \u00e9galement otage des rebelles qui ont b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de son soutien aveugle et qui se manifestent eux-m\u00eames par leur propre d\u00e9sordre, celui de leurs querelles internes et paralysantes. A cet \u00e9gard et comme nous l&rsquo;avons d\u00e9j\u00e0 soulign\u00e9, il nous para\u00eet \u00e9vident que la diplomatie puissante et avis\u00e9e de la Russie ne suffira pas \u00e0 elle seule \u00e0 susciter un nouvel \u00e9quilibre, avec un r\u00e9\u00e9quilibrage de la situation.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl est effectivement acquis, comme un premier fait objectif \u00e0 leur avantage, que les Russes sont les ma\u00eetres du jeu, qu&rsquo;ils sont d\u00e9sormais consid\u00e9r\u00e9s comme les principaux acteurs dans la r\u00e9gion ; mais le d\u00e9sordre g\u00e9n\u00e9ral dans la r\u00e9gion est un autre fait objectif tr\u00e8s puissant sinon d\u00e9sormais structurel, qui \u00e9chappe \u00e0 leur ma\u00eetrise comme il \u00e9chapperait en fait \u00e0 quelque ma\u00eetrise humaine que ce soit. De ce point de vue et concernant ce second fait objectif, et comme il a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 signal\u00e9 dans le cas US, les troubles et m\u00eame la crise en Turquie ont ajout\u00e9 un \u00e9l\u00e9ment <strong>tr\u00e8s important<\/strong>. Bien que nombre de commentateurs s&rsquo;\u00e9vertuent \u00e0 juger cette crise selon les seuls param\u00e8tres int\u00e9rieurs, autour de la personnalit\u00e9 d&rsquo;Erdogan par rapport \u00e0 cette seule situation int\u00e9rieure, selon des situations-type et des sujets finalement rassurants de type soci\u00e9tal et culturel, avec le sempiternel d\u00e9bat sur la situation de la d\u00e9mocratie,  malgr\u00e9 cet \u00e9cran de fum\u00e9e de bavardage donc, le v\u00e9ritable et <strong>tr\u00e8s puissant<\/strong> impact de la crise turque se fait et se fera sentir sur la situation de d\u00e9sordre g\u00e9n\u00e9ral de la r\u00e9gion et de l&rsquo;incertitude qui va avec, en les aggravant bien entendu. La crise turque doit s&rsquo;ins\u00e9rer parfaitement, pour la renforcer bien entendu, dans ce que nous nommons l&rsquo;<a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-glossairedde_le_facteur_crisique__30_04_2013.html\" class=\"gen\">infrastructure crisique<\/a> qui emprisonne les directions politiques, surtout celles du bloc BAO, en g\u00e9n\u00e9ral prisonni\u00e8res elles-m\u00eames de leurs postures de communication, de leurs <em>narrative<\/em> et de leur affectivit\u00e9. L&rsquo;infrastructure crisique entretient le d\u00e9sordre d&rsquo;une fa\u00e7on constante, en y ajoutant des \u00e9l\u00e9ments suppl\u00e9mentaires au gr\u00e9 des situations particuli\u00e8res. Le cas de la Turquie en est un, en plus d&rsquo;\u00eatre l&rsquo;occasion du bavardage courant qui nous occupe en renfor\u00e7ant l&rsquo;<a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-glossairedde_infraresponsabilit__06_04_2013.html\" class=\"gen\">infraresponsabilit\u00e9<\/a> r\u00e9gnante et en donnant l&rsquo;illusion d&rsquo;une <em>narrative<\/em> o\u00f9 nous ma\u00eetriserions encore les \u00e9v\u00e9nements, sur la d\u00e9mocratie, la confrontation des valeurs lib\u00e9rales avec les diverses autres, l&rsquo;\u00e9volution progressiste du monde, \u00e9ventuellement pourquoi pas le mariage <em>gay<\/em>&#8230;<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tMis en ligne le 5 juin 2013 \u00e0 08H18<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La d\u00e9pression syrienne du bloc BAO s&rsquo;accentue&#8230; Le 11 mai 2013, nous nous aventurions \u00e0 explorer ce que nous d\u00e9signions comme une phase d\u00e9pressive des USA vis-\u00e0-vis de la Syrie, vis-\u00e0-vis de leur politique en Syrie. 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