{"id":75047,"date":"2013-06-17T11:36:45","date_gmt":"2013-06-17T11:36:45","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2013\/06\/17\/notes-sur-au-moins-trois-crises-et-leurs-intimes-connexions\/"},"modified":"2013-06-17T11:36:45","modified_gmt":"2013-06-17T11:36:45","slug":"notes-sur-au-moins-trois-crises-et-leurs-intimes-connexions","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2013\/06\/17\/notes-sur-au-moins-trois-crises-et-leurs-intimes-connexions\/","title":{"rendered":"Notes sur au moins trois crises, et leurs intimes connexions"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">Notes sur au moins trois crises, et leurs intimes connexions<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>\tA tout seigneur, tout honneur&#8230; Nos lecteurs n&rsquo;ont pas manqu\u00e9 de proposer l&rsquo;hypoth\u00e8se de la connexion entre la crise courante \u00e0 Washington (et ailleurs) PRISM\/NSA\/Snowden et la soudaine relance de la crise syrienne (l&rsquo;annonce par la Maison-Blanche, le 13 juin, de l&rsquo;acquisition, \u00e0 assez bon march\u00e9, de la conviction de l&rsquo;utilisation d&rsquo;armes chimiques par Assad en Syrie ; l&rsquo;annonce de mesures de r\u00e9torsion \u00e0 venir, notamment et essentiellement des livraisons d&rsquo;armes). (Pour nos lecteurs, voir les interventions dans notre <em>Forum<\/em>, au <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/forum.html\" class=\"gen\">14 juin 2013<\/a>, de Fran\u00e7ois Vadrot et de Jean-Paul Baquiast.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tDes sites ont \u00e9galement d\u00e9velopp\u00e9 l&rsquo;id\u00e9e, notamment et \u00e9videmment aux USA. Nous avons not\u00e9 celui de <em>LewRockwell.com<\/em>, le <a href=\"\/%E2%80%A8http:\/\/www.lewrockwell.com\/blog\/lewrw\/archives\/139556.html\" class=\"gen\">14 juin 2013<\/a>, et celui d&rsquo;<em>Economic Collapse<\/em>, le <a href=\"http:\/\/theeconomiccollapseblog.com\/archives\/is-obama-starting-a-war-with-syria-just-to-distract-us-from-all-the-scandals\" class=\"gen\">13 juin 2013<\/a> (au soir, le 14 juin pour nous), sous le titre \u00ab<em>Is Obama Starting A War With Syria Just To Distract Us From All The Scandals?<\/em>\u00bb. <em>Economic Collapse<\/em> \u00e9crit :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Well, isn&rsquo;t that convenient?  At the moment when the Obama administration is feeling more heat then ever before, it starts another war.  Suddenly everyone in the mainstream media is talking all about Syria and not about the IRS scandal, Benghazi, NSA snooping or any of the other political scandals that have popped up in recent weeks.  As if on cue, Obama made headlines all over the globe on Thursday by claiming that the Syrian government has used chemical weapons against the rebels multiple times, and that the U.S. was now ready to do more to assist the rebels. That assistance is reportedly going to include military support for the rebels and a no-fly zone over at least part of Syria is being discussed.<\/em> [&#8230;] <em>As far as the Obama administration is concerned, there is no such thing as a coincidence.  The timing of this announcement regarding Syria was not an accident.  If Obama wanted to use chemical weapons as an excuse to go after Syria he could have done it weeks ago, or he could have waited several more months before taking action.  He chose to do it right now for a reason, and hopefully the American people will be able to see right through this.<\/em>\u00bb<\/p>\n<h3>Preuves et circonstances  <\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tIl ne fait aucun doute dans notre esprit que cette association est venue spontan\u00e9ment \u00e0 divers esprits, tant elle a sa dose d&rsquo;\u00e9vidence. (Nous-m\u00eame avons pens\u00e9 dans ce sens, d&rsquo;une fa\u00e7on compl\u00e8tement naturelle, bien que n&rsquo;\u00e9tant en aucune fa\u00e7on des fanatiques de cette sorte d&rsquo;explication.) (Quant \u00e0 la validit\u00e9 des  preuves de l&rsquo;utilisation de chimique par le <em>bad boy<\/em> de service, le scepticisme est tr\u00e8s largement r\u00e9pandu. On signale, de ce point de vue, une analyse assez fournie de McClatchy.<em>News<\/em>, en g\u00e9n\u00e9ral excellent dans son travail, le <a href=\"http:\/\/www.mcclatchydc.com\/2013\/06\/14\/194016\/chemical-weapons-experts-still.html#.Ub2rz4432ex\" class=\"gen\">14 juin 2013<\/a>. Voir aussi l&rsquo;article de Badia Benjelloun, sur ce site, le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-l_im-monde_30_05_2013.html\" class=\"gen\">30 mai 2013<\/a>.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;id\u00e9e de l&rsquo;hypoth\u00e8se d&rsquo;une utilisation de l&rsquo;affaire syrienne pour d\u00e9tourner l&rsquo;attention appara\u00eet plus clairement encore quand un officiel US pr\u00e9cise, le 14 juin, que l&rsquo;administration Obama a ses soi-disant preuves de l&rsquo;utilisation de chimique depuis plusieurs semaines, par cons\u00e9quent cette conviction du franchissement par Assad de la ligne rouge-version BHO chronologiquement \u00e0 mesure. On est fond\u00e9 alors \u00e0 juger que la d\u00e9cision de rendre publique la chose le 13 juin est d\u00e9lib\u00e9r\u00e9e,  c&rsquo;est le moins qu&rsquo;on puisse en croire au regard de la belle organisation de la puissance US,  et qu&rsquo;elle l&rsquo;est en fonction des \u00e9v\u00e9nements courants ; sans autre explication de l&rsquo;officiel, quant \u00e0 cette date choisie pr\u00e9cis\u00e9ment, effectivement en plein cur du scandale PRISM\/NSA\/Snowden, cela laisse \u00e0 penser &#8230; Pensons donc, pour observer que tout cela est un peu leste, ou un peu l\u00e9ger c&rsquo;est selon, de la part de l&rsquo;administration Obama et pour nous expliquer la soudaine allergie humanitaire qui pousse \u00e0 la d\u00e9cision d&rsquo;implication \u00e9largie dans l&rsquo;affaire syrienne.<\/p>\n<h3>Une connexion psychologique<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tVoil\u00e0 trac\u00e9e une premi\u00e8re connexion assez vraisemblable, sinon cousu main, entre deux crises, celle de PRISM\/NSA\/Snowden et celle de la Syrie. Qu&rsquo;elle le soit en hypoth\u00e8se ou dans la plus compl\u00e8te r\u00e9alit\u00e9, la connexion existe. Il existe au moins une connexion psychologique, qui implique une connexion de tension, et cette connexion est d&rsquo;autant plus compr\u00e9hensible que c&rsquo;est vers la communaut\u00e9 du renseignement, naturellement impliqu\u00e9e \u00e0 fond dans PRISM\/NSA\/Snowden, que se tourne l&rsquo;administration Obama pour obtenir ses preuves. Il n&rsquo;est pas absurde ni vulgaire de penser subsidiairement aux r\u00e9flexions pr\u00e9c\u00e9dentes que cette communaut\u00e9, dans la situation de tension o\u00f9 elle se trouve, s&rsquo;est ou a \u00e9t\u00e9 d&rsquo;autant plus ais\u00e9ment convaincue, sans m\u00eame n\u00e9cessit\u00e9 de pressions ext\u00e9rieures, de confirmer l&rsquo;existence de ces preuves.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tOn constate d&rsquo;ailleurs que le d\u00e9bat sur la validit\u00e9 des preuves est assez mince, comme s&rsquo;il \u00e9tait acquis comme une fatalit\u00e9 que le montage et la manipulation interviennent naturellement dans cette sorte d&rsquo;exercice. L&rsquo;atmosph\u00e8re cr\u00e9\u00e9e autour de la crise syrienne elle-m\u00eame depuis deux ans, d&rsquo;une r\u00e9f\u00e9rence constante \u00e0 des <em>narrative<\/em> (voir le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-de_la_guerre_qui_n_a_pas_eu_lieu_en_syrie_02_04_2012.html\" class=\"gen\">2 avril 2012<\/a>), appuy\u00e9e sur une <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-glossairedde_infraresponsabilit__06_04_2013.html\" class=\"gen\">infraresponsabilit\u00e9<\/a> jouant compl\u00e8tement sur l&rsquo;<a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-la_raison_devenue_idiote_utile_de_l_affectivit__11_06_2012.html\" class=\"gen\">affectivit\u00e9<\/a>, semble r\u00e9duire l&rsquo;\u00e9ventuelle rigueur scientifique \u00e0 une n\u00e9cessit\u00e9 absolument accessoire. Les preuves, manipul\u00e9es bien s\u00fbr, ce n&rsquo;est m\u00eame pas une formalit\u00e9, c&rsquo;est tout juste un faux passeport imit\u00e9 \u00e0 la va-vite et dont tout le monde, parmi copains et coquins du bloc BAO, se fout du tiers comme du quart pourvu qu&rsquo;on puisse glapir voil\u00e0 des preuves.<\/p>\n<h3>La chute charismatique du divin BHO<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tL\u00e0-dessus, on observera aussit\u00f4t, ce qui est un point int\u00e9ressant, que le basculement sur la Syrie n&rsquo;a pourtant pas l&rsquo;effet attendu. Il est trop faible pour cela, et il est trop faible \u00e0 cause de la pusillanimit\u00e9 d&rsquo;Obama dans ce qu&rsquo;il a ordonn\u00e9 en fait de cons\u00e9quences op\u00e9rationnelles de la pr\u00e9sentation des preuves de l&rsquo;usage du chimique. (On reviendra sur la pusillanimit\u00e9 plus loin.) Le basculement n&rsquo;\u00e9touffe nullement les effets de PRISM\/NSA\/Snowden, et cela pour la cause fondamentale du caract\u00e8re d&rsquo;Obama et de certaines circonstances qui lui sont li\u00e9es,  cela au niveau op\u00e9rationnel comme on le verra.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tMais il y a aussi un deuxi\u00e8me aspect entourant la d\u00e9cision US d&rsquo;envoi d&rsquo;armes aux rebelles (d&rsquo;ailleurs pas une d\u00e9cision vraiment d\u00e9cid\u00e9e) et l&rsquo;\u00e9chec de son effet attendu. Il s&rsquo;agit des effets de la position int\u00e9rieure d&rsquo;Obama au niveau du prestige, du point de vue de sa notori\u00e9t\u00e9 soci\u00e9tale autant qu&rsquo;id\u00e9ologique. Cette position est extr\u00eamement affaiblie par les divers scandale, jusqu&rsquo;\u00e0 celui de PRISM bien entendu, en m\u00eame temps que par sa politique de s\u00e9curit\u00e9 dont on a chaque jour une preuve suppl\u00e9mentaire (une vraie, celle-l\u00e0), qu&rsquo;elle prolonge et amplifie celle de GW Bush en se transmutant en <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-glossairedde_la_politique-syst_me__17_11_2012.html\" class=\"gen\">politique-Syst\u00e8me<\/a>. Alors que certains (Justin Raimondo, le <a href=\"http:\/\/original.antiwar.com\/justin\/2013\/06\/13\/datagate-and-the-death-of-american-liberalism\/\" class=\"gen\">14 juin 2013<\/a>) y voient une confirmation de la trahison d&rsquo;eux-m\u00eames par les lib\u00e9raux-progressistes US, d&rsquo;autres faits montrent au contraire que c&rsquo;est l&rsquo;occasion d&rsquo;un grave d\u00e9chirement chez certains de ces lib\u00e9raux-progressistes.<\/p>\n<h3>Les larmes de Paul Harris et la chute de l&rsquo;idole<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tIl faut lire la colonne larmoyante de Paul Harris, dans l&rsquo;<em>Observer<\/em> (le <em>Guardian<\/em>) du <a href=\"http:\/\/www.guardian.co.uk\/world\/2013\/jun\/15\/broken-promise-barack-obama\" class=\"gen\">16 juin 2013<\/a>. Harris nous d\u00e9crit un Obama presque magique avec le discours qu&rsquo;il fit \u00e0 la convention d\u00e9mocrate de 2004, o\u00f9 il apparut comme l&rsquo;\u00e9toile montante et d\u00e9j\u00e0 scintillante (et \u00e9toile africaine-am\u00e9ricaine, comble de l&rsquo;extase !) du lib\u00e9ral-progressisme \u00e0 la sauce-Syst\u00e8me de l&rsquo;am\u00e9ricanisme ; tout cela bient\u00f4t r\u00e9alis\u00e9 en une transmutation pr\u00e9sidentielle, quatre ans plus tard,  ah, g\u00e9nie de l&rsquo;Am\u00e9rique, o\u00f9 tout change si vite et si bellement&#8230; (\u00ab<strong><em>Change happens quickly in America; it is part of the genius of the nation.<\/em><\/strong> <em>Four years after that night, Obama was in the White House, having ridden a wave of hope and optimism that made him a global hero and America&rsquo;s first-ever black president&#8230;<\/em>\u00bb)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl est \u00e9tonnant de constater combien l&rsquo;engagement id\u00e9ologique moderniste, de l&rsquo;id\u00e9ologie lib\u00e9rale, \u00e9conomiste et soci\u00e9tale, a le don rare de rendre extr\u00eamement na\u00eff dans le propos, m\u00eame convenu, et d&rsquo;une na\u00efvet\u00e9 si grande qu&rsquo;elle en ressemble parfois au synonyme d&rsquo;idiotie cong\u00e9nitale. Sans aucun doute, il le faut, \u00eatre extr\u00eamement na\u00eff et le reste, pour avoir cru, comme nous le dit Harris pour son propre chef, que sa r\u00e9\u00e9lection de 2012 allait permettra \u00e0 BHO de r\u00e9aliser toutes les promesses de l&rsquo;Obama de 2004 ; qui ne savait d\u00e9j\u00e0, en 2012, ce qu&rsquo;il en \u00e9tait de la politique de s\u00e9curit\u00e9 d&rsquo;Obama, devenue effectivement politique-Syst\u00e8me ? Voici donc la confession et les larmes \u00e0 flot de Paul Harris, de l&rsquo;<em>Observer<\/em>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>&#8230; Four years on again, he would win a second term, defeating Mitt Romney and the Tea Party hordes at his back. Surely that early promise of Boston had been fulfilled. Everything presaged in that remarkable 2004 speech had come true. I had indeed witnessed history in a glorious moment of its making.<\/em> <strong><em>Sadly, I now think not.<\/em><\/strong><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Over the last two weeks, the world has seen an extraordinary series of revelations about the scale, size and activities of the National Security Agency under Obama&rsquo;s administration. Though he came to power decrying the secret actions of Bush, Obama has embraced and extended many of the same activities&#8230; <\/em>[&#8230;] <em>No one in that hall in Boston in 2004<\/em> <strong><em>could have imagined<\/em><\/strong> <em>that the young, eloquent and inspiring politician would have transformed so dramatically less than a decade later. Yet the Age of Obama is not one of hope and change; it is the era of the National Security President.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa fin de l&rsquo;article vaut citation, parce qu&rsquo;elle va si loin, plus loin que l&rsquo;auteur peut-\u00eatre ne le voudrait, en nous disant que finalement rien ne s&rsquo;explique fondamentalement par la racisme ni ne se r\u00e9sout par cons\u00e9quent d\u00e9cisivement par sa cure de l&rsquo;antiracisme&#8230; Elle nous dit que le r\u00eave de Martin Luther King est peut-\u00eatre accompli, celui o\u00f9, un jour, on ne jugera plus, dans ce pays (les USA), quelqu&rsquo;un sur la couleur de sa peau, mais sur la v\u00e9rit\u00e9 de son caract\u00e8re ; car on ne juge plus Obama sur la couleur de sa peau mais sur la v\u00e9rit\u00e9 de son caract\u00e8re, et le r\u00e9sultat n&rsquo;est pas exaltant du tout puisqu&rsquo;il est tout simplement catastrophique pour l&rsquo;esprit des grandes esp\u00e9rances,  Obama l&rsquo;Africain-Am\u00e9ricain ne valant pas mieux que ses comp\u00e8res WASP du Syst\u00e8me,  puisque tout le monde est du Syst\u00e8me finalement&#8230; <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Due to his race, Obama is often cast in the light of America&rsquo;s civil rights movement and its heroic leader, Martin Luther King. Among King&rsquo;s most famous words are his hopes that his four little children will one day live in a nation where they will not be judged by the colour of their skin, but by the content of their character.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>That dream of King&rsquo;s was what many believed Obama would one day fulfil. Perhaps he has, just not in the way anyone thought. In 2013  amid drones, assassinations, mass spying, secret courts and tapping journalists&rsquo; phones  it seems that Obama&rsquo;s race matters less and less, while his inner character is shining through for judgment. It is sorely wanting.<\/em>\u00bb<\/p>\n<h3>Le caract\u00e8re tortueux de BHO et Bill Clinton<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tPuisque nous ne parlons plus de race (mot honni en France, comme l&rsquo;on sait), mais bien de caract\u00e8re, nous y voil\u00e0 en revenant \u00e0 une observation rapidement faite plus haut&#8230; Justement, dans la connexion entre PRIMS\/NSA\/Snowden et la Syrie, dans la fa\u00e7on dont le basculement vers la Syrie s&rsquo;est fait tr\u00e8s petit bras et r\u00e9duisant ainsi d&rsquo;autant l&rsquo;effet recherch\u00e9, on retrouve sans aucun doute la trace du caract\u00e8re d&rsquo;Obama tortueux et ind\u00e9cis, dans ce cas avec le premier trait mis en avant.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tD&rsquo;une part, il y a le constat qu&rsquo;Obama a d\u00fb avancer sur la Syrie (dans le sens de l&rsquo;engagement) en d\u00e9veloppant une posture un peu plus agressive, sous des pressions semi-clandestines. On n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 sans remarquer que le mirobolant Bill Clinton, qui fait \u00e9quipe avec Tony Blair dans ses activit\u00e9s caritatives et lucratives,  lequel Blair recommande une invasion de la Syrie,  s&rsquo;est effectivement rendu sur place (autour de la Syrie). Il en est est revenu gonfl\u00e9 \u00e0 bloc, il a copin\u00e9 avec la plus fine pens\u00e9e de Washington D.C. (le s\u00e9nateur John McCain), pour laisser dire publiquement qu&rsquo;effectivement il favorisait une intervention en Syrie ou tout comme. Ce qui se dit est qu&rsquo;Obama craint les Clinton comme la peste, notamment parce qu&rsquo;Hillary pourrait bien d\u00e9tenir depuis l&rsquo;affaire de Benghazi du 11 septembre 2011 quelques \u00e9l\u00e9ments compromettants pour lui-m\u00eame ; Obama estime que cette sortie de Bill Clinton sur la Syrie se fait au service de sa fougueuse \u00e9pouse Hillary, qui ne r\u00eave que d&rsquo;invasions humanitaires ; tout ce qui vient des Clinton doit donc \u00eatre d\u00e9samorc\u00e9 avec pr\u00e9caution, et le durcissement pro-rebelles du 13 juin va dans ce sens.<\/p>\n<h3>Le caract\u00e8re ind\u00e9cis de BHO et la Syrie<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tA l&rsquo;inverse, le m\u00eame caract\u00e8re tortueux et ind\u00e9cis joue, cette fois avec le deuxi\u00e8me trait, dans ce que le durcissement du 13 juin est tr\u00e8s flou et reste tr\u00e8s loin de ce que le <em>War Party<\/em> attend de son pr\u00e9sident favori. Cela nous vaut donc deux exemples des manuvres Clinton <em>versus<\/em> Obama o\u00f9 chacun cherche \u00e0 repousser l&rsquo;influence de l&rsquo;autre ou \u00e0 pousser l&rsquo;autre plus loin qu&rsquo;il ne veut, avec un premier cas o\u00f9 Obama repousse les conclusions de Clinton, et un second cas o\u00f9 Clinton applaudit aux d\u00e9cisions d&rsquo;Obama<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPour le premier cas, comme le rapporte CNN le <a href=\"http:\/\/politicalticker.blogs.cnn.com\/2013\/06\/13\/white-house-pushes-back-at-bill-clinton-over-syria\/\" class=\"gen\">13 juin 2013<\/a> : \u00ab<em>President Barack Obama  said to be weighing whether or not to send lethal weapons to Syrian rebels  will not decide on further American involvement in the country&rsquo;s civil war with his critics&rsquo; opinions in mind, the White House said Thursday. The pushback came as a response to comments made by former President Bill Clinton, who on Wednesday said he agreed with Republican Sen. John McCain&rsquo;s calls for a greater U.S. role in assisting Syrian rebels battling President Bashar al-Assad.<\/em>\u00bb Le <a href=\"http:\/\/www.politico.com\/story\/2013\/06\/bill-clinton-syria-barack-obama-92798.html\" class=\"gen\">14 juin 2013<\/a>, sur <em>Politico.com<\/em>, on voit donc un souriant Bill Clinton au cours de l&rsquo;\u00e9mission <em>Morning Joe<\/em> donner tout son soutien \u00e0 Obama, qui ressemble un peu \u00e0 la corde qui soutient le pendu, o\u00f9 Clinton laisse entendre qu&rsquo;apr\u00e8s ce bon d\u00e9but il faut qu&rsquo;Obama aille beaucoup, beaucoup plus loin en Syrie&#8230; (\u00ab<em>Clinton said Friday that U.S. policy toward Syria is headed in the right direction after the White House&rsquo;s announcement of stepped-up American involvement.<\/em> [&#8230;] <em>Looks to me like this thing is is trending in the right direction now&#8230;<\/em>\u00bb)<\/p>\n<h3>D\u00e9sordre, d\u00e9sordre, d\u00e9sordre, selon Brzezinski<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tLa conclusion de cet interm\u00e8de washingtonien est donn\u00e9e, dans le m\u00eame texte de <em>Politico.com<\/em>, extrait de la m\u00eame \u00e9mission <em>Morning Joe<\/em>, par un Zbigniew Brzezinski toujours aussi grognon, m\u00e9content, r\u00e2leur, furieux et fulminant &#8230; Il est souvent dit de Brzezinski qu&rsquo;il joue aupr\u00e8s d&rsquo;Obama un r\u00f4le d&rsquo;\u00e9minence grise ; il le dissimule bien, et Obama ne doit pas rigoler tous les jours &#8230; (Ou bien est-ce que Brzezinski joua ce r\u00f4le et l&rsquo;a perdu, parce que trop rabat-joie, et qu&rsquo;il ne se contient plus ?) <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Also appearing on Morning Joe on Friday, former National Security Adviser Zbigniew Brzezinski criticized the White House for a sporadic, chaotic, unstructured and directed approach. I think we need a serious policy review with the top people involved, not just an announcement by the deputy head of the NSA that an important event has taken place and we&rsquo;ll be reacting to it,  <\/em> [&#8230;] <em>The leadership has to be more directed from the top down, involving the president and his top, top foreign policy advisers. Not by some casual communiqu\u00e9s, worded in a vague fashion. The fact of the matter is that we are threatened by sliding into a sectarian civil war in which both sides are very brutal.  I don&rsquo;t see any real strategic guidance to what we&rsquo;re doing. I see a lot of rhetoric, a lot of emotion, a lot of propaganda, in fact.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;id\u00e9e centrale de Brzezinski se nomme d\u00e9sordre, d\u00e9sordre, d\u00e9sordre, par incomp\u00e9tence, h\u00e9sitations et manque de direction, sentimentalisme d\u00e9plac\u00e9 et \u00e9motions trop pressantes, propagande et manuvres diverses o\u00f9 \u00e9videmment, les scandales washingtoniens, avec PRISM\/NS\/Snowden au premier plan et les autres \u00e9galement (dont celui de Benghazi), pourraient avoir la premi\u00e8re place dans la fa\u00e7on o\u00f9 ils peuvent forcer \u00e0 pousser les uns et les autres \u00e0 des manuvres de d\u00e9flection vers d&rsquo;autres th\u00e9\u00e2tres (la Syrie en l&rsquo;occurrence). (Un long article de <em>Politico.com<\/em>, le <a href=\"http:\/\/dyn.politico.com\/printstory.cfm?uuid=459EC52A-3EB9-4C2F-B0FB-12BF7258A66F\" class=\"gen\">13 juin 2013<\/a>, permet de mesurer la complexit\u00e9 des tractations et des manuvres ayant accompagn\u00e9 la d\u00e9cision du 13 juin sur la Syrie.)<\/p>\n<h3>Les sombres pr\u00e9visions de Cockburn<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tLa conclusion, pour ce qui concerne l&rsquo;aventure syrienne telle qu&rsquo;elle est en train de tourner ? Pourquoi pas celle d&rsquo;un observateur ext\u00e9rieur, Patrick Cockburn, dans <em>The Independent<\/em> du <a href=\"http:\/\/www.independent.co.uk\/news\/world\/middle-east\/only-an-allout-war-can-depose-assad-anything-less-is-like-being-halfpregnant-8660482.html\" class=\"gen\">15 juin 2013<\/a> ? L&rsquo;homme est avis\u00e9 et exp\u00e9riment\u00e9, et il sait de quoi il parle, \u00e0 la fois du th\u00e9\u00e2tre du Moyen-Orient et des ent\u00eatements hyst\u00e9riques de la politique US.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCockburn estime que, dans les conditions actuelles o\u00f9 Assad est partout sur l&rsquo;offensive en Syrie et fait des gains consid\u00e9rables, seule une guerre totale peut \u00e9ventuellement l&rsquo;arr\u00eater, voire provoquer sa chute. Par guerre totale, Cockburn entend un engagement direct des pays du bloc BAO, dont bien s\u00fbr les USA&#8230; Ainsi Obama aurait-il boucl\u00e9 la boucle de parvenir, pour des raisons diverses et sans gu\u00e8re de rapport avec la Syrie, et notamment la situation washingtonienne, \u00e0 cet engagement total qu&rsquo;il veut \u00e0 tout prix \u00e9viter. Il serait sur le sentier de la guerre d&rsquo;un nouvel Irak ou d&rsquo;un nouvel Afghanistan, ces choses qu&rsquo;il voudrait \u00e9viter comme la peste.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Syria is close to following Afghanistan, Iraq and Libya as the target of a major Western military intervention. It certainly looks that way after the American decision last week to send weapons to the rebels in a move that can only deepen the conflict. The supposed aim of the United States arms supply is to tip the balance in favour of the insurgents and force Bashar al-Assad&rsquo;s government to negotiate its departure from power. But Assad holds all but one of Syria&rsquo;s cities and large towns, so, to transform the military situation on the ground the US, Britain and France would have to become the main fighting force of the rebels and engage in a full-scale war.<\/em>\u00bb<\/p>\n<h3>Retour sur Snowdon, version chinoise<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tIl est donc possible qu&rsquo;on nous annonce, parmi les multiples versions de montage et de manigance qui d\u00e9filent d\u00e9sormais sur l&rsquo;internet et ailleurs, que Snowdon n&rsquo;est rien d&rsquo;autre qu&rsquo;un <em>false flag<\/em> d\u00e9guis\u00e9 en <em>sapiens<\/em>, et fabriqu\u00e9 par le Qatar pour pousser Obama \u00e0 l&rsquo;engagement en Syrie par les divers encha\u00eenements qu&rsquo;on a tent\u00e9 d&rsquo;\u00e9voquer. Cette hypoth\u00e8se existe parmi un choix consid\u00e9rable, certes, mais il subsiste quelques solides v\u00e9rit\u00e9s,  et notamment celle selon laquelle certains continuent \u00e0 prendre Snowdon pour une affaire terriblement s\u00e9rieuse.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tAinsi et parmi ceux qui continuent \u00e0 prendre Snowdon pour une affaire terriblement s\u00e9rieuse, il y a les Chinois. Pour eux, comme on l&rsquo;a vu le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-la_chine_et_snowden_largissement_du_domaine_prism_15_06_2013.html\" class=\"gen\">15 juin 2013<\/a>, Snowdon et ce qu&rsquo;il apporte avec lui constituent cette affaire terriblement s\u00e9rieuse avec laquelle on ne peut transiger. (Ce <a href=\"http:\/\/www.wsws.org\/en\/articles\/2013\/06\/17\/pivo-j17.html\" class=\"gen\">17 juin 2013<\/a>, <em>WSWS.org<\/em> \u00e9largit l&rsquo;analyse des effets de l&rsquo;intervention de Snowdon sur l&rsquo;agression de cyberguerre des USA contre la Chine, et les r\u00e9actions chinoises.) Les Chinois ont une sensibilit\u00e9 extr\u00eame \u00e0 tout ce qui s&rsquo;apparente \u00e0 la cyberguerre dont la NSA est ma\u00eetresse d&rsquo;uvre aux USA, et Snowdon leur apporte la confirmation que les USA m\u00e8nent effectivement contre eux une v\u00e9ritable agression s&rsquo;apparentant \u00e0 une guerre, et cela en cours depuis au moins 15 ans,  ce qui ne laisse aucun doute sur la r\u00e9alit\u00e9 du r\u00f4le d\u00e9structurant et compl\u00e8tement belliciste des USA en Asie, et contre la Chine,  et encore plus alors que la strat\u00e9gie g\u00e9n\u00e9rale US pr\u00e9tend s&rsquo;orienter vers l&rsquo;Asie.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tUn durcissement chinois est sans aucun doute \u00e0 attendre, et il doit se faire en parall\u00e8le avec un durcissement russe contre les m\u00eames (les USA, et, avec eux, les autres pays du bloc BAO),  dans ce cas, pour les Russes, essentiellement \u00e0 cause de la Syrie dans sa phase actuelle, dont on a vu que l&rsquo;affaire PRISM\/NSA\/Snowdon y a peut-\u00eatre beaucoup \u00e0 voir. De toutes les fa\u00e7ons, les Russes ont, <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-le_jeu_russe_propos_du_whistleblower_et_des_usa_12_06_2013.html\" class=\"gen\">eux aussi<\/a>, r\u00e9agi \u00e0 cette m\u00eame affaire Snowdon, et leur sentiment, m\u00eame s&rsquo;il est moins vif que celui des Chinois, est au moins largement similaire. Cela conduit \u00e0 une sorte d&rsquo;\u00e9bauche d&rsquo;une nouvelle crise, qui devrait se d\u00e9velopper tr\u00e8s vite, au rythme de cette \u00e9poque martyris\u00e9e par le Syst\u00e8me ; cette crise, une tension extr\u00eame et explosive, \u00e0 moteurs multiples avec la Chine et la Russie cette fois formellement associ\u00e9es (peut-\u00eatre m\u00eame selon une proc\u00e9dure impliquant l&rsquo;Organisation de Coop\u00e9ration de Shanghai), et en face les USA au sein du bloc BAO. Ce durcissement, pour la partie russe, puisqu&rsquo;il implique le bloc BAO et par cons\u00e9quent l&rsquo;Europe, ne serait pas pour \u00e9tonner ceux qui ont lu Alexandre Latsa (voir le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-rupture_russie-europe_en_attendant_l_autodestruction_15_06_2013.html\" class=\"gen\">15 juin 2013<\/a>). La tension dans une telle situation est telle qu&rsquo;on pourrait bien parler d&rsquo;une crise potentiellement \u00e0 caract\u00e8re mondial, d&rsquo;une force \u00e0 mesure des puissances impliqu\u00e9es directement.<\/p>\n<h3>L&rsquo;effet psychologique de PRISM\/NSA\/Snowdon<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tEn admettant l&rsquo;hypoth\u00e8se qu&rsquo;on cherchait \u00e9ventuellement \u00e0 d\u00e9tourner l&rsquo;attention de PRISM\/NSA\/Snowdon en lan\u00e7ant un nouveau prolongement dans l&rsquo;affaire syrienne, on observe qu&rsquo;on provoque au contraire un d\u00e9veloppement prolif\u00e9rant de cette crise, et qu&rsquo;on parvient ainsi au r\u00e9sultat d&rsquo;attiser d&rsquo;autres crises, voire d&rsquo;en cr\u00e9er certaines, sans faire cesser la crise initiale. La validit\u00e9 de l&rsquo;observation, et par cons\u00e9quent le processus, subsistent d&rsquo;ailleurs quelle que soit les causes du processus, c&rsquo;est-\u00e0-dire hors de la question de la validit\u00e9 ou non de l&rsquo;hypoth\u00e8se d&rsquo;une manipulation&#8230;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCette derni\u00e8re hypoth\u00e8se peut en effet largement, et avantageusement, \u00eatre remplac\u00e9e par une hypoth\u00e8se concernant la psychologie et son exacerbation par la crise PRISM\/NSA\/Snowdon, l\u00e0 aussi alimentant des effets divers. PRISM succ\u00e9dant \u00e0 d&rsquo;autres scandales, exacerbant l&rsquo;atmosph\u00e8re de tension \u00e0 Washington, poussant \u00e0 des d\u00e9cisions, \u00e0 des tensions nouvelles dans d&rsquo;autres domaines, soit pour sortir de l&#8217;emprisonnement washingtonien, soit pour exprimer une frustration. Ce qu&rsquo;<strong>on voit<\/strong> (le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-l_effondrement-syst_me_de_sa_psychologie_13_06_2013.html\" class=\"gen\">13 juin 2013<\/a>) de l&rsquo;\u00e9tat psychologique de l&rsquo;homme le plus puissant du monde (marque d\u00e9pos\u00e9e) ne contredit pas cette id\u00e9e.<\/p>\n<h3>\u00c9largissement du champ de la crise haute<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tIl reste le fait, relativement nouveau mais de plus en plus av\u00e9r\u00e9, que PRISM\/NSA\/Snowdon se divise en deux pour ses effets,  donc devient <strong>au moins deux crises<\/strong>. D&rsquo;une part, un effet int\u00e9rieur direct, avec ses cons\u00e9quences directes et colossales, sur le d\u00e9bat des libert\u00e9s civiles et de la surveillance des citoyens ; avec ses cons\u00e9quences indirectes \u00e9ventuelles, durcissant la situation \u00e0 Washington, aussi bien d&rsquo;Obama que des diverses tendances autour de lui, et diffusant sa tension vers la Syrie. D&rsquo;autre part, un effet ext\u00e9rieur presque direct, avec ce que pourrait, ce que devrait \u00eatre la r\u00e9action chinoise, puis accompagn\u00e9e de la r\u00e9action russe, avec leurs effets directs de tension avec le bloc BAO.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tC&rsquo;est une situation tourbillonnante, \u00e0 la fois dans la manufacture et le d\u00e9veloppement de la crise PRISM\/NSA\/Snowdon, \u00e0 la fois dans les rapports et les connexions de cette crise avec les crises existantes, ou avec de nouvelles crises en formation. D&rsquo;une fa\u00e7on plus g\u00e9n\u00e9rale dans la s\u00e9quence actuelle, on voit qu&rsquo;un lien de plus en plus ferme est \u00e9tabli entre les diverses crises, actives ou en gestation. Cela tend \u00e0 offrir la perspective d&rsquo;un \u00e9largissement de la notion de <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notes_sur_la_crise_haute_ddecrisis_20_02_2012.html\" class=\"gen\">crise haute<\/a> qui avait transf\u00e9r\u00e9 son centre bouillonnant dans la seule Syrie (voir le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notes_sur_la_guerre_insaisissable__01_06_2013.html\" class=\"gen\">1er juin 2013<\/a>), qui s&rsquo;\u00e9largirait d\u00e9sormais en une n\u00e9buleuse o\u00f9 seraient li\u00e9es cette crise syrienne, la crise interne aux USA, une nouvelle tension sur un axe Est-Ouest avec un durcissement strat\u00e9gique de la Chine se rangeant d\u00e9cid\u00e9ment au c\u00f4t\u00e9 de la Russie en position de combat.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tOn ajoutera, en appendice fort d\u00e9mocratique hors de notre propos mais qui s&rsquo;y connecte selon la m\u00eame logique crisique g\u00e9n\u00e9rale, que l&rsquo;\u00e9lection d\u00e9mocratique iranienne, compl\u00e8te de fa\u00e7on \u00e9l\u00e9gante le tableau g\u00e9n\u00e9ral. Elle place le bloc BAO dans l&#8217;emportement et l&rsquo;incontr\u00f4labilit\u00e9 de sa propre crise qu&rsquo;il diffuse dans le monde pour en recevoir les effets en un mode <em>blowback<\/em> d\u00e9vastateur g\u00e9n\u00e9r\u00e9 par le processus d&rsquo;entropisation de ses propres pr\u00e9tentions, qui implique la faiblesse et l&rsquo;inefficacit\u00e9 finales de l&rsquo;attaque et invite \u00e0 des effets pervers et des contre-attaques antiSyst\u00e8me. L&rsquo;\u00e9lection iranienne, par les conditions qu&rsquo;elle expose et le probable accroissement de l&rsquo;influence de l&rsquo;Iran qu&rsquo;elle implique, face \u00e0 l&rsquo;entropisation de la <em>narrative<\/em> du bloc BAO (voir ce <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-l_iran_a-t-il_lu_la_narrative_du_bloc_bao__17_06_2013.html\" class=\"gen\">17 juin 2013<\/a>), est une de ces contre-attaques antiSyst\u00e8me. Ainsi constate-t-on sans surprise que cette situation tourbillonnante anim\u00e9e par la surpuissance du Syst\u00e8me, transforme conform\u00e9ment \u00e0 sa propre logique et \u00e0 l&rsquo;\u00e9quation bien connue cette surpuissance en autodestruction. <\/p>\n<h3>Formation du <em>perfect storm<\/em> de la crise d&rsquo;effondrement<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tDans ce cadre de la crise haute qui est finalement une transcription op\u00e9rationnelle de la crise d&rsquo;effondrement du Syst\u00e8me, la situation la plus remarquable aujourd&rsquo;hui est le ph\u00e9nom\u00e8ne de diffusion entre les crises, qui cr\u00e9e de nouvelles crises par extension ou projection sans n\u00e9cessit\u00e9 de proximit\u00e9 g\u00e9ographique ou g\u00e9opolitique, ni m\u00eame de logique politique. (Dans ce cas, nous tenons, une fois de plus, le facteur psychologique comme essentiel parce qu&rsquo;il diffuse la tension crisique et permet une combustion spontan\u00e9e des crises potentielles.) Dans ce domaine crisique r\u00e8gne \u00e9galement le d\u00e9sordre engendr\u00e9 par la pouss\u00e9e constante et d\u00e9structurante du Syst\u00e8me. Cette activit\u00e9 d&rsquo;exacerbation et de multiplication pourrait \u00eatre per\u00e7ue comme une sorte de ph\u00e9nom\u00e8ne de recrudescence permanente dans le cadre de ce que nous nommons l&rsquo;<a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notes_sur_notre_kosmos_crisique__27_03_2013.html\" class=\"gen\">infrastructure<\/a> <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-glossairedde_le_facteur_crisique__30_04_2013.html \" class=\"gen\">crisique<\/a>. (On sait que, dans notre rangement, l&rsquo;infrastructure crisique repr\u00e9sente une sorte de latence des crises effectivement activ\u00e9es et inscrites dans cet ensemble plut\u00f4t que de se manifester normalement sous forme d&rsquo;\u00e9ruption. Bien entendu, l&rsquo;infrastructure crisique n&#8217;emp\u00eache nullement la manifestation de crises normales, sous forme d&rsquo;\u00e9ruptions.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tD&rsquo;une certaine fa\u00e7on, les crises envisag\u00e9es ici, en pleine exacerbation et multiplication, sont effectivement des \u00e9ruptions favoris\u00e9es par l&rsquo;infrastructure crisique. Ces \u00e9ruptions \u00e9tant largement diversifi\u00e9es elles-m\u00eames dans leurs \u00e9parpillements g\u00e9ographique comme dans leurs motifs, tendent \u00e0 r\u00e9gurgiter un renforcement g\u00e9n\u00e9ral de l&rsquo;infrastructure crisique. Ce qui est remarquable dans le cas pr\u00e9sent, c&rsquo;est bien entendu la prolif\u00e9ration entre les crises, par la diversit\u00e9 de leurs d\u00e9veloppements et souvent sans liens directs \u00e9vidents, souvent comme par combustion spontan\u00e9e. L&rsquo;action des protagonistes de telles crises, qui sont tr\u00e8s souvent des acteurs-Syst\u00e8mes, ou figurants-Syst\u00e8me pour \u00eatre plus juste, pris dans les contradictions que leur imposent les pressions du Syst\u00e8me, concourt avec efficacit\u00e9, et bien entendu compl\u00e8tement de fa\u00e7on inconsciente de la part du figurant, \u00e0 la cr\u00e9ation et \u00e0 la diffusion de ces crises, renfor\u00e7ant ainsi autant la crise haute que l&rsquo;infrastructure crisique.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tAinsi est en train de se d\u00e9velopper une g\u00e9n\u00e9ralisation de ce qu&rsquo;on pourrait nommer \u00e9ruption crisique, \u00e0 partir de l&rsquo;infrastructure crisique et tendant \u00e0 s&rsquo;int\u00e9grer dans la crise haute (celle-ci pouvant \u00e9voluer pour ce qui est de son foyer central, selon les intensit\u00e9s crisiques). Cela signifie que toutes les crises, cha\u00eenes crisiques, etc., dans leur dynamique initiale, avant d&rsquo;\u00eatre int\u00e9gr\u00e9es dans les grands ensembles (infrastructure crisique et crise haute) tendent \u00e0 se r\u00e9unir de plus en plus dans le concept crique en g\u00e9n\u00e9ral, et \u00e0 alimenter ces grands ensembles autant que s&rsquo;y alimenter avant m\u00eame d&rsquo;y \u00eatre int\u00e9gr\u00e9s. Ainsi les crises ne r\u00e9pondent-elles plus qu&rsquo;aux impulsions crisiques : cela signifie que la situation g\u00e9n\u00e9rale est d\u00e9sormais totalement hors du contr\u00f4le humain (m\u00eame des montages, <em>false flags<\/em> et autres, dont nous sommes friands, qui ont effectivement lieu mais donnent des effets compl\u00e8tement incontr\u00f4lables). Les cons\u00e9quences des crises sont par cons\u00e9quent <strong>purement eschatologiques<\/strong>, donnant des effets et des cons\u00e9quences qui ne peuvent par d\u00e9finition \u00eatre appr\u00e9hend\u00e9s par la raison humaine, et encore moins ma\u00eetris\u00e9es. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLes crises se manifestent de plus en plus en se corr\u00e9lant entre elles, en cr\u00e9ant des sous-ensembles crisiques et en renfor\u00e7ant continuellement le processus d&rsquo;int\u00e9gration d&rsquo;elles-m\u00eames dont l&rsquo;effet obtenu est toujours sup\u00e9rieur et de substance diff\u00e9rente de la simple addition, et se r\u00e9alisant par cons\u00e9quent avec le renforcement qui va avec dans la crise haute (op\u00e9rationnelle) et dans infrastructure crisique (latente). Il y a la mise en place progressive d&rsquo;une situation g\u00e9n\u00e9rale d&rsquo;enfermement int\u00e9gr\u00e9 dans un milieu totalement crisique qui tend \u00e0 exercer une pression contradictoire explosive sur le cadre d&rsquo;enfermement qui a caract\u00e9ris\u00e9 et caract\u00e9rise encore le Syst\u00e8me. C&rsquo;est le renforcement constant des conditions de ce que le jargon anglo-am\u00e9ricain d\u00e9signe, lorsque tous les \u00e9v\u00e9nements se rassemblent pour une explosion g\u00e9n\u00e9rale la plus forte possible, sous l&rsquo;expression de <em>perfect storm<\/em>. On peut faire l&rsquo;hypoth\u00e8se,  on n&rsquo;en est pas \u00e0 une pr\u00e8s mais celle-ci vaut le d\u00e9tour,  qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une voie pour une substantivation op\u00e9rationnelle des conditions d&rsquo;acc\u00e9l\u00e9ration finale de la crise g\u00e9n\u00e9rale d&rsquo;effondrement du Syst\u00e8me.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Notes sur au moins trois crises, et leurs intimes connexions A tout seigneur, tout honneur&#8230; Nos lecteurs n&rsquo;ont pas manqu\u00e9 de proposer l&rsquo;hypoth\u00e8se de la connexion entre la crise courante \u00e0 Washington (et ailleurs) PRISM\/NSA\/Snowden et la soudaine relance de la crise syrienne (l&rsquo;annonce par la Maison-Blanche, le 13 juin, de l&rsquo;acquisition, \u00e0 assez bon&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[4646,3903,3977,934,3228,8294,5714,7572,2773,3871,12212,2730,12224,3867],"class_list":["post-75047","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-analyse","tag-antisysteme","tag-chimique","tag-chine","tag-clinton","tag-crise","tag-crisique","tag-haute","tag-infrastructure","tag-iran","tag-nsa","tag-prism","tag-russie","tag-snowden","tag-syrie"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/75047","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=75047"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/75047\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=75047"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=75047"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=75047"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}