{"id":75053,"date":"2013-06-20T08:38:56","date_gmt":"2013-06-20T08:38:56","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2013\/06\/20\/du-g8-a-berlin-dissolution-acceleree-de-leurs-psychologies\/"},"modified":"2013-06-20T08:38:56","modified_gmt":"2013-06-20T08:38:56","slug":"du-g8-a-berlin-dissolution-acceleree-de-leurs-psychologies","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2013\/06\/20\/du-g8-a-berlin-dissolution-acceleree-de-leurs-psychologies\/","title":{"rendered":"Du G8 \u00e0 Berlin : dissolution acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e de leurs psychologies"},"content":{"rendered":"<p><h3 class=\"titrebloc\">Du G8 \u00e0 Berlin : dissolution acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e de leurs psychologies<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tSans doute un brillant dircom, suivant en cela une tradition bien \u00e9tablie du syst\u00e8me de la communication, avait-il song\u00e9 qu&rsquo;un discours \u00e0 Berlin, 50 ans exactement apr\u00e8s le fameux <em>Ich bin ein Berliner<\/em>, ce serait un fameux coup de pub. En juin 1963, ils \u00e9taient autour d&rsquo;un million \u00e0 se presser pour \u00e9couter et entendre le pr\u00e9sident Kennedy. Cette fois, pour BHO ils \u00e9taient 6.000, et encore s&rsquo;agissait-il d&rsquo;invit\u00e9s du gouvernement allemand et de l&rsquo;annexe imp\u00e9rative du gouvernement allemand (l&rsquo;ambassade US \u00e0 Berlin).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t&#8230; En juillet 2008 aussi, ils \u00e9taient venus en foule de centaines de milliers, \u00e0-la-JFK, pour saluer \u00e0 Berlin le candidat Obama, l&rsquo;homme du <em>Yes We Can<\/em>,  et pourtant, cela se confirme : hier, ils n&rsquo;\u00e9taient que 6.000, en service command\u00e9. Le discours fut morne, proclamant l&rsquo;importance de la lutte contre le r\u00e9chauffement climatique, de la lutte pour la protection des libert\u00e9s civiles (toujours cette subtile ironie d&rsquo;Obama, l&rsquo;homme de PRISM) et proposant \u00e0 la Russie une r\u00e9duction d&rsquo;un tiers de l&rsquo;arsenal nucl\u00e9aire, ce qui semble avoir fait sourire du c\u00f4t\u00e9 de Moscou tant la chose ressemble \u00e0 ce qu&rsquo;elle est : un coup us\u00e9 et \u00e9puis\u00e9 de communication. (Par contre, les r\u00e9publicains ont montr\u00e9 de la fid\u00e9lit\u00e9 \u00e0 eux-m\u00eames en prenant la m\u00eame chose au s\u00e9rieux, selon le d\u00e9put\u00e9 Turner, r\u00e9publicain de l&rsquo;Ohio : \u00ab<em>The President seems only concerned with winning the approval of nations like Russia, who will applaud a weakened United States.<\/em>\u00bb)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tM\u00eame le fid\u00e8le <em>Independent<\/em>, toujours attentif et bienveillant pour le pr\u00e9sident US, observe, en employant d&rsquo;ailleurs un curieux pluriel, qu&rsquo;il serait temps pour les pr\u00e9sidents US de laisser derri\u00e8re eux l&rsquo;ombre persistante du discours de JFK. Dans cet \u00e9ditorial de 15 lignes en tout, pas plus, avec le titre volontairement ou involontairement ironique de \u00ab<em> Mr Obama&rsquo;s farewell to arms in Berlin<\/em>\u00bb, (le <a href=\"http:\/\/www.independent.co.uk\/voices\/editorials\/mr-obamas-farewell-to-arms-in-berlin-8665246.html\" class=\"gen\">19 juin 2013<\/a>), le quotidien semblerait conseiller \u00e0 Obama de cesser de singer le pass\u00e9 pour commencer (?) \u00e0 agir, comme si l&rsquo;actuel pr\u00e9sident se trouvait au d\u00e9but de sa pr\u00e9sidence et qu&rsquo;il avait du mal \u00e0 d\u00e9marrer &#8230; Ou bien n&rsquo;a-t-il fait, pendant cinq ans, que de tenter de singer le pass\u00e9, lui qui est la modernit\u00e9 incarn\u00e9e ? \u00ab<em>When John F Kennedy spoke in Berlin half a century ago and uttered the words Ich bin ein Berliner, he unwittingly set the standard for every US president who came after him.<\/em> [&#8230;] <em>Barack Obama  who had drawn ecstatic crowds in Berlin as a presidential candidate  clearly felt he had some hard acts to follow yesterday.<\/em> [&#8230;] [I]<em>t is time for US presidents visiting Berlin to leave the long shadow of JFK&rsquo;s speech behind.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Obama venait du G-8 tenu sous la pr\u00e9sidence britannique. Il a montr\u00e9 \u00e0 Berlin le m\u00eame \u00e9puisement psychologique qui le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-l_effondrement-syst_me_de_sa_psychologie_13_06_2013.html\" class=\"gen\">caract\u00e9rise<\/a> d\u00e9sormais, et qui caract\u00e9rise \u00e9galement ses comp\u00e8res du bloc BAO. Il en faut, de cette explication de l&rsquo;\u00e9puisement psychologique, pour se forcer \u00e0 entendre notre pr\u00e9sident-poire, <em>alias<\/em> Hollande Fran\u00e7ois, faire l&rsquo;observation qui suit dans sa grande sagesse et avec son verbe mesur\u00e9 ; cela, comme une sorte de conclusion du sommet du G-8 o\u00f9 l&rsquo;on discuta de la Syrie exactement comme ils en parlaient il y a 18 ou 24 mois, sous l&rsquo;il un peu stup\u00e9fait de Vladimir Poutine \u00e0 qui l&rsquo;on faisait entendre qu&rsquo;en r\u00e9alit\u00e9 il ne tarderait pas \u00e0 se joindre au bloc BAO, convaincu qu&rsquo;il est au fond de lui-m\u00eame, et sans encore le savoir, de la v\u00e9rit\u00e9 de la chose &#8230;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Il n&rsquo;y aura pas d&rsquo;avenir de la Syrie avec Bachar al-Assad. Les Russes ne sont pas encore pr\u00eats \u00e0 le dire ou \u00e0 l&rsquo;\u00e9crire mais parlant de transition, en r\u00e9alit\u00e9, qu&rsquo;est-ce que \u00e7a signifie sinon un gouvernement de transition o\u00f9 il y aurait toutes les composantes de la soci\u00e9t\u00e9 syrienne mais forc\u00e9ment sans Bachar al-Assad. On voit mal comment il pourrait en \u00eatre le responsable.<\/em>\u00bb Qu&rsquo;est-ce que signifie, du point de vue de la logique de la pens\u00e9e, ce passage s\u00e9mantique entre le toutes les composantes de la soci\u00e9t\u00e9 syrienne repr\u00e9sent\u00e9es dans ce gouvernement de transition encha\u00eenant aussit\u00f4t sur ce mais forc\u00e9ment (sans Bachar) ? Qu&rsquo;est-ce que signifie ce forc\u00e9ment-l\u00e0 ? Qu&rsquo;Assad ne fait pas partie de la soci\u00e9t\u00e9 syrienne ?  En d&rsquo;autres mots, qu&rsquo;il n&rsquo;existe pas ? (Assad ne m\u00e9rite pas d&rsquo;exister, disait \u00e0 peu pr\u00e8s Fabius <em>in illo tempore<\/em>. Philosophie du domaine par l&rsquo;esprit-qui-pense.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Ainsi donc se poursuit la <em>narrative<\/em>, \u00e0 laquelle ils continuent \u00e0 souscrire et cet exercice les \u00e9puisant litt\u00e9ralement. Le cas fut similaire avec le Cameron britannique interpr\u00e9tant le communiqu\u00e9 du sommet du G-8 comme l&rsquo;annonce du soutien des <em>leaders<\/em> du monde \u00e0 un vaste mouvement en cours en Syrie, pour l&rsquo;\u00e9limination de Bachar. Cameron alla m\u00eame, dans son interpr\u00e9tation romanesque et romantique \u00e0 la fois, jusqu&rsquo;\u00e0 promettre \u00e0 l&rsquo;appareil d&rsquo;\u00c9tat syrien qu&rsquo;il serait prot\u00e9g\u00e9, et sans doute maintenu dans ses positions une fois Bachar \u00e9limin\u00e9. Une formalit\u00e9 et nous y sommes, dans la nouvelle Syrie &#8230; <em>The Independent<\/em>, qui se montra tr\u00e8s z\u00e9l\u00e9 sous la plume de son correspondant Andrew Grice \u00e0 Enniskillen, nous expliqua, le <a href=\"http:\/\/www.independent.co.uk\/news\/uk\/politics\/syria-crisis-world-leaders-appeal-to-allies-of-bashar-alassad-to-force-the-syrian-president-to-surrender-power-8663070.html\" class=\"gen\">18 juin 2013<\/a>,  le fond de la pens\u00e9e du Premier ministre britannique et de ses conseillers, confirmant au passage l&rsquo;analyse de notre pr\u00e9sident-poire sur l&rsquo;\u00e9volution secr\u00e8te de Vladimir Poutine, qui ne sait m\u00eame pas encore lui-m\u00eame (psychologie un peu lente, l&rsquo;homme de l&rsquo;Est et du KGB) qu&rsquo;il a d\u00e9j\u00e0 ralli\u00e9 le bloc BAO.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>The G8 statement called for agreement on a transitional governing body with full executive powers, adding: The public services must be preserved or restored. This includes the military forces and security services. The wording was a message to Assad loyalists that they could have a future in a new Syria if they toppled their President. David Cameron, who chaired the summit at Lough Erne, told a press conference: Those loyal to Assad, who know he has to go but who want stability in their country, they should take note of this point. He said maintaining Syria&rsquo;s security forces would learn the lesson from Iraq, where disbanding the army and police after the 2003 invasion left a vacuum exploited by al-Qa&rsquo;ida.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>British sources claimed that Russia had given ground behind the scenes, wanted a stable Syria  and was not committed to propping up President Assad personally. They denied Mr Cameron had settled for a lowest common denominator approach to prevent a G7 versus Russia outcome at the summit.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t De Damas o\u00f9 il se trouve, Patrick Cockburn dut lire avec quelque effarement l&rsquo;article de son conf\u00e8re Grice, du m\u00eame journal, faisant la part si belle \u00e0 l&rsquo;interpr\u00e9tation-v\u00e9rit\u00e9 du Premier ministre Cameron. Il a pris la plume, simplement pour rappeler que les choses qui existent existent r\u00e9ellement. C&rsquo;est dans <em>The Independent<\/em> du <a href=\"http:\/\/www.independent.co.uk\/incoming\/president-assads-grip-on-damascus-suggests-david-camerons-coup-is-little-more-than-fantasy-8665814.html\" class=\"gen\">19 juin 2013<\/a>, et cela parle de la fantaisie cameronienne compar\u00e9e \u00e0 la v\u00e9rit\u00e9 de la situation syrienne. Cameron a tent\u00e9 un coup, comme on fait un coup d&rsquo;\u00c9tat, contre cette v\u00e9rit\u00e9 de la situation : \u00e9chec complet, ce dont Cameron se fout sans doute compl\u00e8tement, pass\u00e9 \u00e0 un autre sujet, \u00e0 une autre <em>narrative<\/em>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>The government of President Bashar al-Assad is tightening its control of Damascus, encircling and bombarding the remaining rebel strongholds in or near the city.<\/em> [&#8230;] <em>The capital is quieter than it was six months when the sound of artillery constantly reverberated from the mountains nearby.<\/em> [&#8230;]  <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>People are very tired after two years fighting, said one local observer who did not want to give his name. Many are feeling very poor because they have lost their jobs and prices are very high. But they don&rsquo;t think there is any peace without Assad. They are looking to see what will come out of a Geneva peace conference. He said that the rebels had been discredited in the eyes of some of their former supporters as a result of the widely watched film of a rebel commander eating the heart of dead government soldier and of a 14-year-old boy in Aleppo shot in the face for allegedly profaning the name of the Prophet.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>David Cameron&rsquo;s pledge at the G8 on Tuesday to maintain Syria&rsquo;s security services, military forces and state institutions while insisting that President Assad leave power appears to be wholly at odds with the reality on the ground. Assad&rsquo;s forces have a tight grip on 13 out of 14 provincial capitals and increasingly hold the main roads between them. The one provincial capital captured by the rebels, Raqqah on the Euphrates in the east of the country, is held by Islamic fundamentalists who have no intention of maintaining Syria&rsquo;s security services or military forces which they regard with fear and hatred.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Mr Cameron&rsquo;s message was interpreted by some as an appeal to the leadership of the Syrian security forces to mount a coup, safe in the knowledge that they would hold their jobs under any new government. But an important feature of the Syrian civil war is that the core of the regime has not split, unlike Egypt, Tunisia, Libya and Yemen in 2011. Assad&rsquo;s fortunes are also buoyed up by the fact that he is no longer seen as an inevitable loser in the civil war inside and outside Syria.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCette r\u00e9union du G-8 porta la marque du bloc BAO dans son accomplissement, avec son cur anglo-saxon (Cameron \u00e0 la barre du bobard, BHO grognon qui <em>leads from behind<\/em>) et son appendice franco-louisphilippard qui ne cesse de stup\u00e9fier par sa r\u00e9silience invertie dans l&rsquo;exercice d&rsquo;une volont\u00e9 caoutchouteuse appuy\u00e9e sur une politique aussi ferme que notre fameux \u00e9clair au chocolat qu&rsquo;on aurait tremp\u00e9 dans de l&rsquo;amidon. Le sujet principal fut la Syrie et tout se d\u00e9roula comme si (bis) rien ne s&rsquo;\u00e9tait pass\u00e9 depuis 18-24 mois : la m\u00eame suffisance de l&rsquo;esprit d\u00e9finitivement ferm\u00e9, la m\u00eame arrogance de boutiquier nouveau-riche, le m\u00eame go\u00fbt presque soci\u00e9tal-\u00e9poque postmoderniste pour l&rsquo;inversion pratiqu\u00e9e comme le plus achev\u00e9e des beaux-arts. On ne doit pas s&rsquo;attarder au G-8 de ce d\u00e9but de semaine, justement, parce qu&rsquo;il ne fut rien et qu&rsquo;il n&rsquo;a rien produit, absolument st\u00e9rile, inf\u00e9cond et totalement vide. C&rsquo;est la marque de cet \u00e9puisement de la psychologie qu&rsquo;on retrouve chez Obama, parlant \u00e0 Berlin par 33\u00b0 degr\u00e9s centigrade, sous le regard presque maternel d&rsquo;Angela Merkekl et devant une foule disciplin\u00e9e, invit\u00e9e, bien rang\u00e9e, mais lui-m\u00eame tout de m\u00eame prot\u00e9g\u00e9 et toujours aussi <em>cool<\/em>, <em>informal<\/em> comme on est vide&#8230; (\u00ab<em>Draconian security measures, including sealed manhole covers and police sharpshooters on every surrounding rooftop, kept a larger public away. But Mr Obama broke the ice  or rather the 33C heat  by declaring: I am going to take my jacket off. I think that among friends we can be informal.<\/em>\u00bb)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;exercice de la <em>narrative<\/em> permanente est \u00e9puisante. (On ne dit pas mensonge parce que le mot est un peu brutal, et qu&rsquo;en r\u00e9alit\u00e9 ils ne mentent pas vraiment. Ils font leur travail, qui n&rsquo;a <strong>aucun<\/strong> rapport direct avec la v\u00e9rit\u00e9 de la situation ; en l&rsquo;absence de ce rapport, donc en l&rsquo;absence de toute v\u00e9rit\u00e9, on ne peut dire qu&rsquo;il y a mensonge. On ne le dit donc pas.) Il faut insister sur cette id\u00e9e de <em>narrative<\/em> multipli\u00e9e par autant de probl\u00e8mes, de crises, d&rsquo;impasses, car chaque jour accentue la rupture avec ce que nous nommions virtualisme. Comme nous l&rsquo;avons d\u00e9taill\u00e9 (voir notre <em>Glossaire.dde<\/em> le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-glossairedde_virtualisme_narrative_27_10_2012.html\" class=\"gen\">27 octobre 2012<\/a>), le virtualisme concernait une \u00e9poque triomphante, o\u00f9 le bloc n&rsquo;\u00e9tait pas encore le bloc, o\u00f9 les USA, centre du Syst\u00e8me, pouvaient effectivement imposer par la puissance de leur communication et l&rsquo;apparente h\u00e9g\u00e9monie de leur puissance, une construction compl\u00e8te et coh\u00e9rente d&rsquo;une r\u00e9alit\u00e9 absolument factice ; aujourd&rsquo;hui, cette situation g\u00eet comme un miroir bris\u00e9, dont chaque \u00e9clat doit faire l&rsquo;objet d&rsquo;une <em>narrative<\/em> de plus en plus poussive et \u00e9puisante, et tous ces \u00e9clats perdant de plus en plus la coh\u00e9rence, la coh\u00e9sion, leur substance commune qui en faisaient auparavant un miroir bien en place. Ce fractionnement, qui a d\u00e9pass\u00e9 le stade de la d\u00e9structuration pour celui de la dissolution menant \u00e0 leur entropisation, \u00e9puise effectivement leurs psychologies et les transforme en autant d&rsquo;ombres caricaturales de ce qu&rsquo;ils pr\u00e9tendirent \u00eatre.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tUn collaborateur de <em>Russia Today<\/em>, Afshin Rattansi, reprend (le <a href=\"http:\/\/rt.com\/op-edge\/syrian-rebels-g8-hostage-903\/\" class=\"gen\">19 juin 2013<\/a>) <em>grosso modo<\/em> l&rsquo;id\u00e9e du commentateur britannique Shoebridge (le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-dissolution_acc_l_r_e_de_la_narrative_armes_pour_les_rebelles__18_06_2013.html\" class=\"gen\">18 juin 2013<\/a>) selon laquelle les rebelles font chanter Obama. Rattansi parle plut\u00f4t des sept pays pris en otages par les rebelles : \u00ab<em>This loose coalition of rebels seems to have held 7 of the G8 hostage already, because they seem to be saying we want this and we want that.&rsquo;<\/em>\u00bb L&rsquo;id\u00e9e est juste, certes, mais nous dirions qu&rsquo;elle ne s&rsquo;applique pas vraiment aux rebelles, eux-m\u00eames otages de leurs divisions, de leur incoh\u00e9rence, de leurs ambitions grotesques, de leur corruption, de leur absence totale de l\u00e9gitimit\u00e9,  puisqu&rsquo;avec les parrains qu&rsquo;ils ont (bloc BAO), ils ne pouvaient qu&rsquo;\u00e9voluer de cette fa\u00e7on. Les pays du bloc BAO sont otages d&rsquo;eux-m\u00eames, par l&rsquo;interm\u00e9diaire de leurs diverses <em>narrative<\/em>, et de plus en plus priv\u00e9s de toute l\u00e9gitimit\u00e9, ce qui se mesure \u00e0 la faiblesse de leurs discours, \u00e0 la stupidit\u00e9 de leurs montages qui ne d\u00e9passent pas le temps d&rsquo;un discours&#8230; Ces gens sont litt\u00e9ralement \u00e9puis\u00e9s, reprenons le mot, et nous font assister directement et pr\u00e9cis\u00e9ment \u00e0 un v\u00e9ritable <a href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Collapsus_(m\u00e9decine)\" class=\"gen\">collapsus<\/a>, selon le sens m\u00e9dical, de leur psychologie,  et cela s&rsquo;exprimant de cette fa\u00e7on : \u00ab<em>Le terme collapsus d\u00e9signe de mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale un effondrement (participe pass\u00e9 latin de collabi, tomber ensemble, tomber en ruine). Le verbe correspondant, collaber, s&rsquo;utilise en g\u00e9n\u00e9ral pour d\u00e9signer un objet mou et creux qui se d\u00e9gonfle et dont les parois collent.<\/em>\u00bb Ces gens collabent, par cons\u00e9quent, comme un objet mou et creux se d\u00e9gonfle, et l&rsquo;objet \u00e9tant leur psychologie.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tMis en lmigne le 20 juin 2013 \u00e0 08H39<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Du G8 \u00e0 Berlin : dissolution acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e de leurs psychologies Sans doute un brillant dircom, suivant en cela une tradition bien \u00e9tablie du syst\u00e8me de la communication, avait-il song\u00e9 qu&rsquo;un discours \u00e0 Berlin, 50 ans exactement apr\u00e8s le fameux Ich bin ein Berliner, ce serait un fameux coup de pub. 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