{"id":75058,"date":"2013-06-22T09:43:07","date_gmt":"2013-06-22T09:43:07","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2013\/06\/22\/les-folies-syriennes-de-washington-dc\/"},"modified":"2013-06-22T09:43:07","modified_gmt":"2013-06-22T09:43:07","slug":"les-folies-syriennes-de-washington-dc","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2013\/06\/22\/les-folies-syriennes-de-washington-dc\/","title":{"rendered":"Les folies syriennes de Washington, D.C."},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_b.deepblue\" style=\"color:#0f3955;font-size:1.65em;font-variant:small-caps;\">Les folies syriennes de Washington, D.C.<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>22 juin 2013 &ndash; Certains font la comparaison de la marche \u00ab\u00a0vers la guerre\u00a0\u00bb (vers l&rsquo;engagement en Syrie) d&rsquo;Obama, le comparant \u00e0 la marche vers la guerre en Irak de GW Bush. Cela vaut sans doute pour l&rsquo;argument (un usage du chimique par Assad aussi bidon que les armes de destruction massive de Saddam), et sans doute aussi pour l&rsquo;esprit de la chose et la forme intellectuelle qui pr\u00e9side \u00e0 la pression vers l&rsquo;engagement. Mais la v\u00e9rit\u00e9 de la situation washingtonienne est, elle, notablement, sinon radicalement et d\u00e9cisivement diff\u00e9rente. Le r\u00e9sultat sera \u00e0 mesure.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Tout le monde marchait plus ou moins au pas derri\u00e8re l&rsquo;administration Bush vers l&rsquo;attaque de mars 2003, apr\u00e8s un bref d\u00e9bat en juillet-ao&ucirc;t 2002 autour de la pertinence du conflit ; la dynamique s&rsquo;appuyait sur un sentiment \u00e0 la fois d&rsquo;in\u00e9vitabilit\u00e9 du conflit, de sup\u00e9riorit\u00e9 exceptionnelle de la puissance US, d&rsquo;unanimit\u00e9 plus ou moins forc\u00e9e de l&rsquo;<em>establishment<\/em> apr\u00e8s quelques r\u00e9ticences rapidement \u00e9touff\u00e9es. Le paysage washingtonien est, aujourd&rsquo;hui, radicalement diff\u00e9rent, presque un autre univers. Il montre une agitation compl\u00e8tement d\u00e9sordonn\u00e9e et sans le moindre sens assur\u00e9, autour d&rsquo;un pr\u00e9sident Obama caract\u00e9ris\u00e9 dans son \u00ab\u00a0action\u00a0\u00bb par l&rsquo;inaction, sous forme d&rsquo;h\u00e9sitation, d&rsquo;incertitude, de rh\u00e9torique contrainte et complexe, avec comme une sorte de d\u00e9go&ucirc;t paralysant pour le principe m\u00eame de l&rsquo;action. Cela conduit \u00e0 un pr\u00e9sident au parler en g\u00e9n\u00e9ral belliciste qui s&rsquo;av\u00e8re incapable de lancer des op\u00e9rations allant dans ce sens. Ce flottement permanent du pouvoir, noy\u00e9 dans une constante offensive de communication empilant <em>narrative<\/em> sur <em>narrative<\/em>, laisse effectivement le champ libre \u00e0 un d\u00e9sordre impliquant des pressions aussi bien hostiles qu&rsquo;objectivement favorables \u00e0 Assad. Plus encore, la v\u00e9rit\u00e9 de la situation sur le terrain, en Syrie, totalement ignor\u00e9e dans la rh\u00e9torique politique appuy\u00e9e sur les <em>narrative<\/em> (voir <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-du_g8_berlin_dissolution_acc_l_r_e_de_leurs_psychologies_20_06_2013.html\">le G-8<\/a>), p\u00e8se par contre d&rsquo;un poids de plus en plus \u00e9crasant, et peut-\u00eatre d\u00e9sormais d\u00e9cisif, sur les divers acteurs de ce d\u00e9sordre washingtonien. On retiendra trois \u00e9pisodes de ces derniers jours et leurs \u00e9l\u00e9ments essentiels, qui illustrent cette situation washingtonienne.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&bull; Il a tr\u00e8s vite transpir\u00e9 que, le 12 juin, lors d&rsquo;une r\u00e9union de s\u00e9curit\u00e9 nationale sur la Syrie \u00e0 la Maison-Blanche, que le secr\u00e9taire d&rsquo;&Eacute;tat John Kerry, avait <strong>brusquement<\/strong> propos\u00e9 une attaque <strong>imm\u00e9diate<\/strong> contre des objectifs sp\u00e9cifiques, essentiellement des bases a\u00e9riennes militaires, en Syrie. La proposition \u00e9tait compl\u00e8tement inattendue, nullement pr\u00e9c\u00e9d\u00e9e d&rsquo;\u00e9changes d&rsquo;arguments aux niveaux subalternes entre les agences et minist\u00e8res impliqu\u00e9s, comme c&rsquo;est de coutume. Pris de court, le Pentagone, dans le chef du g\u00e9n\u00e9ral Dempsey qui pr\u00e9side le comit\u00e9 des chefs d&rsquo;\u00e9tat-major, a r\u00e9pliqu\u00e9 sans prendre de gants : un \u00ab\u00a0non\u00a0\u00bb cat\u00e9gorique, arguant de l&rsquo;ampleur de l&rsquo;op\u00e9ration, des risques divers, etc. (De <em>Antiwar.com<\/em>, le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/news.antiwar.com\/2013\/06\/19\/pentagon-spurned-kerry-efforts-to-attack-syria\/\">20 juin 2013<\/a>.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo;&#8230;[A]<em>apparently an immediate war against Syria was narrowly averted on June 12, the day before, when Secretary of State John Kerry started pushing a plan for \u00ab\u00a0immediate\u00a0\u00bb US air strikes against government targets.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo;<em>Kerry&rsquo;s scheme was shot down loudly by Joint Chiefs of Staff Chairman Gen. Martin Dempsey, who pointed out that Syria has air defense systems and Kerry&rsquo;s list of targets would require more than 700 separate bombing sorties to accomplish. Even then, Dempsey noted, neither Kerry nor anyone else in the State Department seemed to have any sort of post-strike plan, and that he seemed to just want to start bombing Syria without any idea what comes after the bombs are dropped.<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&bull; Divers commentaires ont suivi la r\u00e9v\u00e9lation (le 18 juin) de cet interm\u00e8de. Il y a surtout celui de Jeffrey Goldberg, de Bloomberg.<em>News<\/em>. Goldberg avait effectivement \u00e9t\u00e9 l&rsquo;un des premiers \u00e0 annoncer l&rsquo;incident Kerry-Dempsey (le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.bloomberg.com\/news\/2013-06-18\/pentagon-shoots-down-kerry-s-syria-airstrike-plan.html\">19 juin 2013<\/a>) ; le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.bloomberg.com\/news\/2013-06-19\/why-kerry-wants-to-strike-syria.html\">20 juin 2013<\/a>, il publiait un commentaire qui prenait nettement le parti de Kerry (ce n&rsquo;est pas une surprise pour cet auteur, Goldberg) en \u00e9non\u00e7ant six arguments venus des milieux proches de secr\u00e9taire d&rsquo;&Eacute;tat. Ce sont des arguments sans surprise, qui ont leur valeur mais qu&rsquo;on peut \u00e9galement discuter, &ndash; selon l&rsquo;\u00e9tat d&rsquo;esprit qu&rsquo;on a, selon que l&rsquo;on veut privil\u00e9gier l&rsquo;usage de la force ou non, y compris selon la th\u00e8se tr\u00e8s am\u00e9ricaniste et g\u00e9n\u00e9ralement aussi paradoxale que contradictoire de \u00ab\u00a0faire progresser les n\u00e9gociations\u00a0\u00bb et de pr\u00e9parer Gen\u00e8ve-2 en affaiblissant la position de force dont dispose Assad, donc en \u00e9tendant la guerre avec les risques de conflagration g\u00e9n\u00e9rale que cela suppose. L&rsquo;un des arguments est int\u00e9ressant, non pas en lui-m\u00eame mais parce qu&rsquo;il sugg\u00e8re l&rsquo;influence qui a pouss\u00e9 Kerry \u00e0 cette proposition subite, &ndash; qui est l&rsquo;influence de la nouvelle ambassadrice des USA \u00e0 l&rsquo;ONU, Samantha Powers, proche id\u00e9ologiquement de la nouvelle directrice du NSC, Susan Rice. On appr\u00e9ciera dans cette citation la charge id\u00e9ologique courante chez les <em>liberal hawks<\/em>, avec l&rsquo;habituelle r\u00e9f\u00e9rence sacralis\u00e9e&#8230; &laquo;<em>The official U.S. position is that we feel very bad about what happened in Rwanda in 1994, so we shouldn&rsquo;t let this sort of thing happen again (Samantha Power, Obama&rsquo;s nominee for United Nations ambassador, has popularized the idea that \u00ab\u00a0Never Again,\u00a0\u00bb in practice, has meant only that, \u00ab\u00a0Never again we will allow the Germans to kill the Jews in the 1940s.\u00a0\u00bb) It is true that while Syria civil war might not yet possess the characteristics of genocide, the humanitarian imperative here is profound.<\/em>&raquo; Conclusion : il est probable qu&rsquo;on reverra de ces louvoiements de Kerry (il proclamait il y a six semaines une entente d\u00e9cisive <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-sourires_de_lavrov_kerry_in_the_pocket_08_05_2013.html\">avec Lavrov<\/a>), qui semble effectivement tr\u00e8s sensible aux influences, et qui devrait continuer \u00e0 \u00e9voluer, toujours au nom des n\u00e9gociations et de la paix, d&rsquo;une situation extr\u00e9miste \u00e0 une situation de compromis.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&bull; Ici, un interm\u00e8de plus technique et militaire a son int\u00e9r\u00eat. Il vient de <em>Breaking Defense<\/em>, le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/breakingdefense.com\/2013\/06\/17\/csaf-welsh-sequester-groundings-threaten-readiness-for-syria\/?utm_source=Breaking+Defense&#038;utm_campaign=119222f56f-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&#038;utm_medium=email&#038;utm_term=0_4368933672-119222f56f-407346369\">17 juin 2013<\/a> et rapporte une conf\u00e9rence de presse r\u00e9serv\u00e9e aux journalistes sp\u00e9cialis\u00e9s, du nouveau chef d&rsquo;\u00e9tat-major de l&rsquo;USAF, le g\u00e9n\u00e9ral Welch. Il s&rsquo;agit de donner une \u00e9valuation des capacit\u00e9s de l&rsquo;USAF pr\u00e9sentement, et cela a l&rsquo;int\u00e9r\u00eat qu&rsquo;on comprend puisque tout projet d&rsquo;attaque ponctuelle, ou de <em>no fly zone<\/em>, auquel participeraient les USA solliciterait principalement les capacit\u00e9s de l&rsquo;USAF. Celles-ci sont, pour le moins, extr\u00eamement t\u00e9nues. A cause des exigences et des complications extr\u00eames de dotation d\u00e9coulant des contraintes du processus de <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-la_s_questration_et_la_guerre_douteuse__05_06_2013.html \">s\u00e9questration<\/a>, l&rsquo;USAF a \u00e9t\u00e9 oblig\u00e9e de \u00ab\u00a0d\u00e9sactiver\u00a0\u00bb temporairement, \u00e0 un niveau plus ou moins haut, 33 escadrons d&rsquo;avions de diff\u00e9rents types, ce qui repr\u00e9sente pr\u00e8s de 500 unit\u00e9s, ou plus d&rsquo;un cinqui\u00e8me de sa flotte active. Les observations du g\u00e9n\u00e9ral Welch, quoique fort impr\u00e9cises sur ce point, impliquent que l&rsquo;USAF <strong>devrait<\/strong> r\u00e9activer un certain nombre de ces escadrons pour mener une campagne contre la Syrie, essentiellement en raison de tous les autres engagements prioritaires du service ; une r\u00e9activation satisfaisante, outre de co&ucirc;ter tr\u00e8s cher (un escadron compl\u00e8tement op\u00e9rationnel co&ucirc;te 150% plus cher qu&rsquo;un escadron en partie \u00ab\u00a0d\u00e9sactiv\u00e9\u00a0\u00bb), prendrait un temps qui n&rsquo;est pas n\u00e9gligeable : autour de six mois&#8230; On comprend la r\u00e9action violente de Dempsey \u00e0 la proposition de Kerry, outre le peu de go&ucirc;t des militaires pour un nouveau conflit.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo;<em>\u00ab\u00a0It depends on the risk you&rsquo;re willing to accept,\u00a0\u00bb Gen. Welsh told reporters this morning, in response to a question from the incomparable Tony Capaccio of Bloomberg News. The Air Force has currently had to ground about 33 squadrons, Welsh had already told the audience at an Air Force Association breakfast, 12 of them \u00ab\u00a0combat-coded\u00a0\u00bb fighter and intelligence, surveillance, and reconnaissance (ISR) units. Another seven have been reduced to doing only basic \u00ab\u00a0takeoff and landing\u00a0\u00bb training, although Welsh was optimistic the funds freed up by sequestering federal workers would buy back their readiness &ndash; albeit not immediately.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo;<em>\u00ab\u00a0If we have aircraft that would be needed to conduct a no-fly zone, and they haven&rsquo;t been flying, hopefully we would have time to get them up to speed before we use them,\u00a0\u00bb Welsh told the clustering reporters. That&rsquo;s not quick and it&rsquo;s not cheap: It takes 150 percent more money to get a fully grounded squadron combat-ready again than it would to simply keep it trained up all along, Welsh said, and the process can take about six months. Even if there wasn&rsquo;t time to train back up, however, he said, \u00ab\u00a0if we were ordered to go do it, we&rsquo;d go do it. And we would be accepting the risk of those people not being as current<\/em> [<em>on their training<\/em>]<em>. For me, that&rsquo;s a risk we don&rsquo;t want to be accepting.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo;<em>That&rsquo;s especially true because Syria is a more dangerous anti-aircraft adversary than was Libya in 2011 or even Iraq during the no-fly zone era from 1991 to 2003. \u00ab\u00a0We know the Syrians have more updated equipment than they had in Libya or Iraq. We also know they actually operate it,\u00a0\u00bb Welsh said. \u00ab\u00a0They turn it on, they use it, they train with it&hellip;. So our assumption is they&rsquo;re better trained.\u00a0\u00bb<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&bull; D&rsquo;autre part, il y a une initiative bipartisane lanc\u00e9e par trois s\u00e9nateurs, les d\u00e9mocrates Menendez et Levin, et l&rsquo;in\u00e9vitable r\u00e9publicain McCain. (Deux d\u00e9mocrates sur trois, parce qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;impliquer le plus possible le parti du pr\u00e9sident, pour faire pression sur le pr\u00e9sident. Par cons\u00e9quent, l&rsquo;inamovible Lindsey Graham, qui est de tous les coups agressifs avec son <em>amigo<\/em> McCain, n&rsquo;est pas si inamovible que cela puisqu&rsquo;il est, dans ce cas, dispens\u00e9 de corv\u00e9e.) Il s&rsquo;agit d&rsquo;une lettre commune adress\u00e9e au pr\u00e9sident, s&rsquo;inqui\u00e9tant des progr\u00e8s consid\u00e9rables effectu\u00e9s par l&rsquo;arm\u00e9e syrienne contre les rebelles. Les trois signataires expliquent que, dans ces conditions, fournir des armes aux rebelles ne constitueraient pas une initiative suffisante pour permettre aux rebelles de r\u00e9tablir la situation. Ils pr\u00e9conisent non seulement des livraisons d&rsquo;armes aux rebelles mais rien de moins qu&rsquo;une <em>no-fly zone<\/em>. (L&rsquo;initiative est notamment d\u00e9crite par le site <em>Strategfic-ciulture.org<\/em>, le 20 juin 2013. Il est int\u00e9ressant, dans le registre de la responsabilit\u00e9 ou plut\u00f4t de l&rsquo;irresponsabilit\u00e9, de pr\u00e9ciser, apr\u00e8s avoir entendu ce que le g\u00e9n\u00e9ral Welch avait \u00e0 dire, que les trois signataires sont tous membres de la commission des forces arm\u00e9es du S\u00e9nat, et donc particuli\u00e8rement inform\u00e9s des probl\u00e8mes des militaires et de leurs capacit\u00e9s actuelles. (Ont-ils notamment \u00e0 l&rsquo;esprit que, pour les militaires, une <em>no-fly zone<\/em> est un acte de guerre [voir le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-mon_dieu_que_la_guerre_est_douteuse_03_06_2013.html\">3 juin 2013<\/a>], avec toutes les cons\u00e9quences que cela suppose ?)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo;<em>A bipartisan trio of key US senators expressed surprise at the rapid and \u00ab\u00a0dramatic\u00a0\u00bb advances recently made by the Syrian army, cautioning President Barack Obama that arming the rebels would not do much to help them.<\/em> [&#8230;] <em> Yet, the senators are now asking the US to enforce a no-fly zone and start direct military intervention in Syria. The senators said the US should consider targeting regime airfields, runways and aircraft, and help rebels establish safe zones in Syria.<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&bull; En sens exactement inverse du cas pr\u00e9c\u00e9dent, et le jour d&rsquo;apr\u00e8s, voici l&rsquo;initiative, <strong>\u00e9galement bipartisane<\/strong>, prise par quatre s\u00e9nateurs, &ndash; deux d\u00e9mocrates et deux r\u00e9publicains. Il s&rsquo;agit des d\u00e9mocrates Tom Udall du Nouveau Mexique et Chris Murphy du Connecticut, et des r\u00e9publicains Mike Lee de l&rsquo;Utah et Rand Paul du Kentucky. Ces quatre s\u00e9nateurs ont pr\u00e9sent\u00e9 un projet de loi interdisant une aide militaire (officielle) du gouvernement aux rebelles syriens tant que ce gouvernement n&rsquo;aura pas donn\u00e9 des informations suppl\u00e9mentaires et satisfaisantes sur cette initiative que les quatre jugent \u00ab\u00a0risqu\u00e9es\u00a0\u00bb en l&rsquo;\u00e9tat. Il est difficile, ou bien pr\u00e9matur\u00e9 c&rsquo;est selon, de se prononcer sur le sort de ce projet de loi, devant un Congr\u00e8s tr\u00e8s divis\u00e9 entre partisans et adversaires de l&rsquo;initiative gouvernementale. Le projet de loi concerne d&rsquo;ailleurs plus l&rsquo;aspect l\u00e9gal de cette affaire, c&rsquo;est-\u00e0-dire la politique officiellement d\u00e9clar\u00e9e, que le fait lui-m\u00eame de livraisons d&rsquo;armes qui est clandestinement en pleine activit\u00e9 depuis le d\u00e9but des troubles en Syrie o&ugrave;, pour le c\u00f4t\u00e9 US, la CIA, les forces sp\u00e9ciales, etc., interviennent indirectement ou directement, et o&ugrave; des armes sont r\u00e9guli\u00e8rement achemin\u00e9es de fa\u00e7on officieuses. Ci-dessous, quelques mots de Reuters, ce <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/uk.reuters.com\/article\/2013\/06\/21\/uk-syria-crisis-usa-congress-idUKBRE95J1B120130621\">19 juin 2013<\/a>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo;<em>The bill would prevent the Department of Defense and U.S. intelligence agencies from using any funds to support military, paramilitary or covert operations in Syria, directly or indirectly. The bill&rsquo;s sponsors<\/em> [&#8230;] <em>expressed doubts about Washington&rsquo;s ability to ensure weapons will not fall into the wrong hands, and called for debate in Congress before the United States becomes more involved in Syria&rsquo;s civil war. \u00ab\u00a0The president&rsquo;s unilateral decision to arm Syrian rebels is incredibly disturbing, considering what little we know about whom we are arming,\u00a0\u00bb Paul said in a statement.<\/em> [&#8230;]<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo;<em>Many members of Congress, particularly in the Republican-controlled House, remain deeply sceptical about plans to arm the rebels, questioning the cost when other programs are being cut and worrying that U.S. weapons could fall into the wrong hands. Others have been pushing for military aid for months, with some senators in particular denouncing Obama for his failure to intervene in a conflict in which more than 90,000 people have been killed.<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><h3>Une \u00ab\u00a0politique syrienne\u00a0\u00bb pour l&rsquo;effondrement<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>Il est difficile, ou bien accessoire, de sortir de tout cela des tendances dominantes et clairement identifiables, \u00e0 Washington, sur les perspectives de l&rsquo;engagement US dans la guerre (et plut\u00f4t des obstacles \u00e0 l&rsquo;engagement US en Syrie), voire m\u00eame sur la politique washingtonienne elle-m\u00eame. On n&rsquo;a nullement, dans ces quelques nouvelles, un tableau pr\u00e9cis o&ugrave; s&rsquo;affronteraient, selon des lignes nettement marqu\u00e9es, et selon les terminologies courantes, les \u00ab\u00a0durs\u00a0\u00bb (les faucons) et les conciliants (les colombes). Comme exemple de cette impossibilit\u00e9, \u00e0 la fois d&rsquo;\u00e9tiqueter les protagonistes et par cons\u00e9quent d&rsquo;appr\u00e9cier ce qui serait une \u00ab\u00a0politique\u00a0\u00bb selon des protagonistes \u00e9tiquet\u00e9s et selon qui pourrait l&#8217;emporter, on voit bien que le Pentagone est un adversaire, sinon un adversaire d\u00e9termin\u00e9 et m\u00eame d\u00e9cisif, de la politique aventuriste et belliciste. C&rsquo;est une position reconnue depuis des mois sinon des ann\u00e9es pour le domaine de la d\u00e9termination de la politique, et d&rsquo;ailleurs largement document\u00e9e depuis plus d&rsquo;un an pour la Syre [voir le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-les_toiles_us_ne_brillent_gu_re_d_enthousiasme_belliciste_08_03_2012.html\">8 mars 2012<\/a> et encore le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-le_pentagone_r_alise_les_limites_de_sa_puissance_08_03_2012.html \">8 mars 2012<\/a>]. (Le Pentagone avait d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9, en 2006-2008, nettement hostile \u00e0 toutes les tentatives de conflit avec l&rsquo;Iran venues de l&rsquo;administration Bush, et avait jou\u00e9 un r\u00f4le absolument d\u00e9terminant dans ce sens, dans le chef particuli\u00e8rement de l&rsquo;U.S. Navy.) Pourtant, le Pentagone reste cette force centrale du Syst\u00e8me dans sa position de pivot du complexe militaro-industriel, dont l&rsquo;activisme est archi-reconnu \u00e0 la fois dans l&rsquo;implantation expansionniste des forces bellicistes US (du Syst\u00e8me) et dans l&rsquo;activisme d\u00e9structurant et dissolvant, ill\u00e9gal et clandestin, dans la plupart des r\u00e9gions du monde, avec ses \u00e9normes r\u00e9seaux de bases, d&rsquo;intervention technologique agressive (drones), d&rsquo;interventions <em>covert<\/em> de forces sp\u00e9ciales et de soutien, de promotion de forces d\u00e9stabilisantes diverses. On ajoutera \u00e0 ce d\u00e9sordre consid\u00e9rable des intentions r\u00e9elles du centre de la puissance militaire US, l&rsquo;intervention de plus en plus pr\u00e9gnante, notamment dans la posture des militaires, de la crise budg\u00e9taire US, d\u00e9sormais install\u00e9e de fa\u00e7on structurelle et particuli\u00e8rement chaotique, notamment par la gr\u00e2ce suspecte de la s\u00e9questration, et par cons\u00e9quent une intervention essentiellement dissolvante de toute organisation solide dans l&rsquo;\u00e9volution des moyens d\u00e9j\u00e0 extraordinairement limit\u00e9s par rapport \u00e0 son d\u00e9ploiement et \u00e0 ses ambitions classiques de la puissance militaire US.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Les deux interventions parlementaires antagonistes elles-m\u00eames t\u00e9moignent, par leurs caract\u00e8res bipartisans, des divisions au sein des partis. D\u00e9sormais, on ne peut d&rsquo;ailleurs plus avancer d&rsquo;une fa\u00e7on certaine que telle ou telle tendance domine au Congr\u00e8s, o&ugrave; les chocs d\u00e9stabilisants se succ\u00e8dent (le dernier en date, la crise PRISM\/NSA) et ne contribuent qu&rsquo;\u00e0 amplifier le d\u00e9sordre et \u00e0 brouiller les cartes d&rsquo;un jeu ordonn\u00e9, jusqu&rsquo;\u00e0 interdire quelque jeu ordonn\u00e9 que ce soit. Au niveau de l&rsquo;autre pouvoir, l&rsquo;administration et son gouvernement, domin\u00e9s sinon \u00e9cras\u00e9s par l&rsquo;incertitude chronique de son chef supr\u00eame, on observe cette initiative Kerry et l&rsquo;on voit un secr\u00e9taire d&rsquo;&Eacute;tat \u00e0 la r\u00e9putation de mod\u00e9r\u00e9 et de partisan de n\u00e9gociations appuyer brusquement une id\u00e9e d&rsquo;action violente imm\u00e9diate qui est dans son op\u00e9rationnalit\u00e9 de type purement <em>neocon<\/em> (ou <em>liberal hawk<\/em> type-Rice\/Powers, ce qui revient au m\u00eame), et une id\u00e9e singuli\u00e8rement aventureuse, \u00e0 la fois ill\u00e9gale et op\u00e9rationnellement infaisable selon le verdict des militaires. (Le d\u00e9partement d&rsquo;&Eacute;tat aurait pu s&rsquo;en informer aupr\u00e8s d&rsquo;eux avant de lancer l&rsquo;id\u00e9e, &ndash; mais non, l&rsquo;on improvise et l&rsquo;on manigance des \u00ab\u00a0coups\u00a0\u00bb.) Cet ensemble, approuv\u00e9 par Kerry, aurait pu mettre, ou pourrait mettre si le projet subsiste, \u00e0 tr\u00e8s rude \u00e9preuve les liens avec la Russie (les partenaires des USA pour Gen\u00e8ve-2, id\u00e9e ch\u00e9rie de Kerry), jusqu&rsquo;\u00e0 aggraver brutalement cette situation en provoquant une riposte russe en Syrie m\u00eame, avec possibilit\u00e9 d&rsquo;un affrontement \u00e0 ce niveau.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>O&ugrave; voit-on <strong>une politique<\/strong> l\u00e0-dedans, voire m\u00eame <strong>un d\u00e9bat politique<\/strong> ayant une chance de conduire \u00e0 la d\u00e9termination d&rsquo;une politique ? Lorsqu&rsquo;on tient compte du pass\u00e9 des 24 derniers mois dans le comportement US, on est conduit \u00e0 observer que la seule \u00ab\u00a0politique\u00a0\u00bb qui s&rsquo;\u00e9labore, la seule \u00ab\u00a0cause\u00a0\u00bb qui progresse, sont celles du d\u00e9sordre manifest\u00e9 op\u00e9rationnellement par la paralysie entra&icirc;nant l&rsquo;impuissance, &ndash; ou bien est-ce l&rsquo;impuissance qui nourrit la paralysie, c&rsquo;est selon. Ces divers \u00e9v\u00e9nements si compl\u00e8tement accord\u00e9s \u00e0 la tendance de la dissolution de toute pens\u00e9e ferme de achev\u00e9e, de toute action d\u00e9cid\u00e9e et appliqu\u00e9e, contribuent \u00e0 acc\u00e9l\u00e9rer la m\u00eame dissolution de la phase commenc\u00e9e dans la derni\u00e8re d\u00e9cade d&rsquo;avril concernant l&#8217;emploi de l&rsquo;armement chimique, et cette phase aussit\u00f4t identifi\u00e9e justement comme l&rsquo;aliment d&rsquo;un d\u00e9bat contradictoire et producteur de d\u00e9sordre antagoniste de toute politique coh\u00e9rente (voir le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notes_sur_le_chimique_syrien_comme_arme_de_communication_29_04_2013.html\">29 avril 2013<\/a>). Cette m\u00eame tendance puissante \u00e0 la dissolution affecte \u00e9galement (voir le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-dissolution_acc_l_r_e_de_la_narrative_armes_pour_les_rebelles__18_06_2013.html\">18 juin 2013<\/a>) la <em>narrative<\/em> du projet de livraison d&rsquo;armes aux rebelles, qui verse de plus en plus dans le d\u00e9sordre elle aussi.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>La seule chose pr\u00e9cise qui \u00e9merge de ce magmas de d\u00e9sordre, c&rsquo;est le climat, la sensation, qui sourdent de la lettre Menendez-Levin-McCain, o&ugrave; les mots \u00ab\u00a0surprise\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0progr\u00e8s dramatiques\u00a0\u00bb sont employ\u00e9s pour qualifier les succ\u00e8s d&rsquo;Assad sur le terrain en Syrie. C&rsquo;est un ton nouveau, qui est apparu depuis quelques semaines \u00e0 Washington, \u00e0 mesure que les succ\u00e8s de l&rsquo;arm\u00e9e syrienne, avec le soutien du Hezbollah, se confirmaient. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une situation psychologique qui \u00e9volue rapidement, qui devrait appara&icirc;tre d\u00e9sormais d&rsquo;une importance capitale&#8230; Le brouhaha sans fin de la communication \u00e0 Washington, cette fois \u00e0 propos de la Syrie, a transform\u00e9 subrepticement, mais avec une puissance inimaginable, ce qui n&rsquo;\u00e9tait qu&rsquo;une crise accessoire o&ugrave; les USA pouvaient jouer avec des options diff\u00e9rentes, en une menace concr\u00e8te de d\u00e9faite strat\u00e9gique majeure o&ugrave; tout se passe comme si les USA mettaient en jeu, dans un \u00ab\u00a0quitte ou double\u00a0\u00bb engag\u00e9 au pire des propos et des moments, le statut de sa puissance strat\u00e9gique. Bien que la chose (la Syrie et son sort) n&rsquo;ait pas de r\u00e9elle valeur strat\u00e9gique fondamentale pour Washington, l&rsquo;\u00e9volution de la communication a fini par donner au conflit une importance d\u00e9mesur\u00e9e, et l&rsquo;extr\u00e9misme des arguments par construire un enjeu approchant le \u00ab\u00a0tout au rien\u00a0\u00bb pour la mesure de la puissance US. Bien que la Syrie et son sort n&rsquo;aient pas de r\u00e9elle valeur strat\u00e9gique pour Washington, ce processus a conduit \u00e0 affirmer cat\u00e9goriquement le contraire ; l&rsquo;<em>hybrys<\/em> washingtonien a fait le reste, avec des incendiaires du calibre intellectuel d&rsquo;un McCain ou d&rsquo;un Lindsay Graham&#8230; D\u00e9sormais, une victoire d&rsquo;Assad, ou plut\u00f4t une d\u00e9faite des rebelles, serait <strong>n\u00e9cessairement<\/strong> per\u00e7ue comme une catastrophique d\u00e9faite strat\u00e9gique pour Washington.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Cela laisse pr\u00e9sager du bouleversement et de la v\u00e9ritable panique qui s&#8217;empareraient de Washington s&rsquo;il devait vraiment y avoir une victoire d&rsquo;Assad, &ndash; ne serait-ce, d&rsquo;ailleurs, que la reprise d&rsquo;Alep, qui est bien possible d&rsquo;ici la fin juillet. Le caract\u00e8re symbolique de l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement et l&rsquo;enflure de la communication emporteraient toute autre consid\u00e9ration, et l&rsquo;on se trouverait devant une crise majeure <strong>\u00e0 Washington<\/strong> m\u00eame, o&ugrave; la situation syrienne serait ressentie comme cette fameuse \u00ab\u00a0catastrophique d\u00e9faite strat\u00e9gique\u00a0\u00bb des USA. Ce point-l\u00e0, de type prospectif et essentiellement du point de vue de la psychologie qui gouverne l&rsquo;\u00e9valuation des choses, est sans aucun doute le plus int\u00e9ressant \u00e0 suivre car il bouleverserait la situation politique \u00e0 Washington, \u00e9ventuellement avec des surprises int\u00e9ressantes&#8230; Ainsi en est-il de la \u00ab\u00a0politique syrienne\u00a0\u00bb des USA : elle n&rsquo;existerait vraiment, comme argument de l&rsquo;affrontement interne \u00e0 Washington, que dans l&rsquo;occurrence d&rsquo;une \u00e9volution catastrophique (pour les USA) en Syrie, pour affirmer l&rsquo;\u00e9chec d&rsquo;une \u00ab\u00a0politique\u00a0\u00bb qui n&rsquo;a jamais exist\u00e9 et en faire une catastrophe pour la puissance US ; elle transformerait l&rsquo;affrontement larv\u00e9 actuel \u00e0 Washington, entre politiciens, en une guerre civile ouverte \u00e0 propos de l&rsquo;effondrement de la puissance US. Le champ de bataille de Washington deviendrait d&rsquo;une intensit\u00e9 plus grande encore que la bataille en Syrie : avant qu&rsquo;elle ne d\u00e9cide d&rsquo;intervenir en Syrie si elle y parvient jamais, l&rsquo;\u00e9lite-Syst\u00e8me washingtonienne se serait entretu\u00e9e en guerre ouverte \u00e0 Washington m\u00eame, ouvrant la porte \u00e0 cette \u00ab\u00a0catastrophique d\u00e9faite strat\u00e9gique\u00a0\u00bb dont on finirait par croire que les USA semblent la rechercher depuis au moins 9\/11, au gr\u00e9 de leurs multiples aventures, comme si le d\u00e9ploiement quasiment <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notes_sur_la_maniaco-depression_du_monde_ddecrisis_19_01_2012.html\">hypomaniaque<\/a> de leur machinerie de surpuissance (pourquoi ne parleraient-ils pas de \u00ab\u00a0volont\u00e9 de surpuissance\u00a0\u00bb, pour remettre Nietzsche \u00e0 sa place quand il est question des USA ?) cachait une fascination secr\u00e8te pour leur autodestruction.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&#8230; Ainsi la <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notes_sur_la_crise_haute_ddecrisis_20_02_2012.html\">crise haute<\/a> qui avait transport\u00e9 son c&oelig;ur <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notes_sur_la_guerre_insaisissable__01_06_2013.html\">en Syrie<\/a>, ach\u00e8verait-elle, apr\u00e8s <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-prism_nsa_snowden_crise_infrastructurelle_20_06_2013.html\">la crise PRISM\/NSA<\/a> de migrer \u00e0 Washington m\u00eame. Elle rejoindrait ainsi, bouclant la boucle, son principal g\u00e9niteur, le bras arm\u00e9 du Syst\u00e8me, suscitant au moins une ouverture int\u00e9ressante pour la possible op\u00e9rationnalisation de la crise d&rsquo;effondrement du Syst\u00e8me.<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les folies syriennes de Washington, D.C. 22 juin 2013 &ndash; Certains font la comparaison de la marche \u00ab\u00a0vers la guerre\u00a0\u00bb (vers l&rsquo;engagement en Syrie) d&rsquo;Obama, le comparant \u00e0 la marche vers la guerre en Irak de GW Bush. 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