{"id":75069,"date":"2013-06-27T06:23:29","date_gmt":"2013-06-27T06:23:29","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2013\/06\/27\/linconnaissance-perdue-de-la-nsa\/"},"modified":"2013-06-27T06:23:29","modified_gmt":"2013-06-27T06:23:29","slug":"linconnaissance-perdue-de-la-nsa","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2013\/06\/27\/linconnaissance-perdue-de-la-nsa\/","title":{"rendered":"L&rsquo;inconnaissance perdue de la NSA"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_a.deepblue\" style=\"color:#0f3955;font-size:2em;\">L&rsquo;inconnaissance perdue de la NSA<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>27 juin 2013 &ndash; Dans son avant-derni\u00e8re chronique en date du <em>Guardian<\/em>, le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.guardian.co.uk\/commentisfree\/2013\/jun\/25\/frank-church-liberal-icon\">25 juin 2013<\/a>, Glenn Greenwald fait un rapide rappel de d\u00e9clarations faites il y a presque quarante ans par le s\u00e9nateur d\u00e9mocrate Frank Church. C&rsquo;\u00e9tait en 1975, quand Church pr\u00e9sidait une commission extraordinaire du S\u00e9nat, connue sous son propre nom (la \u00ab\u00a0<a class=\"gen\" href=\"http:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Church_Committee\">commission Church<\/a>\u00ab\u00a0), et form\u00e9e pour enqu\u00eater sur les activit\u00e9s illicites de la CIA. Cette enqu\u00eate publique (les d\u00e9bats de la commission \u00e9taient \u00ab\u00a0<em>open<\/em>\u00ab\u00a0) avait \u00e9t\u00e9 d\u00e9cid\u00e9e dans le courant critique et r\u00e9formiste qui suivit le scandale du Watergate et la d\u00e9mission du pr\u00e9sident Nixon du 9 ao&ucirc;t 1974. Elle fit grand bruit en raison des r\u00e9v\u00e9lations qui \u00e9maill\u00e8rent son activit\u00e9, notamment par le biais des t\u00e9moignages successifs de William Colby, le directeur de la CIA, en mai-juillet 1975.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>(Contrairement \u00e0 la plupart des t\u00e9moins venus de la direction du monde du renseignement et auditionnant devant le Congr\u00e8s dans des conditions de mensonge av\u00e9r\u00e9, il est \u00e0 peu pr\u00e8s admis que le t\u00e9moignage de <a class=\"gen\" href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/William_Colby\">Colby<\/a> fut compl\u00e8tement sinc\u00e8re. L&rsquo;homme traversait une crise personnelle, &ndash; il fut licenci\u00e9 rapidement et mis \u00e0 la retraite apr\u00e8s ces auditions, le 1er novembre 1975, &ndash; et semblait estimer comme un devoir personnel, sinon spirituel et religieux parce qu&rsquo;il \u00e9tait un catholique fervent, de dire toute la v\u00e9rit\u00e9 aux s\u00e9nateurs qui l&rsquo;interrogeaient. Comme d&rsquo;habitude cynique et sarcastique, Kissinger avait d\u00e9crit Colby durant cette p\u00e9riode, \u00ab\u00a0allant t\u00e9moigner chaque jour au S\u00e9nat comme s&rsquo;il se rendait \u00e0 confesse\u00a0\u00bb. La mort jug\u00e9e officiellement \u00ab\u00a0accidentelle\u00a0\u00bb par noyade de Colby, en 1996, a toujours \u00e9t\u00e9 consid\u00e9r\u00e9e, notamment par ses proches, comme suspecte. Le destin g\u00e9n\u00e9ral de Colby est une parabole qui illustre parfaitement les \u00e9v\u00e9nements actuels de la crise du Syst\u00e8me, dans sa partie crisique\/NSA.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>C&rsquo;est dans le cours de la vie de la commission qu&rsquo;il pr\u00e9sidait que Frank Church eut quelques mots de jugement sur la National Security Agency (NSA) dont il est tant question aujourd&rsquo;hui, et dont Greenwald rappelle qu&rsquo;on la d\u00e9signait \u00e0 cette \u00e9poque, selon ses initiales, comme la \u00ab\u00a0<em>No Such Agency<\/em>\u00a0\u00bb (ou \u00ab\u00a0l&rsquo;agence qui n&rsquo;existe pas\u00a0\u00bb). Cette agence si fameuse et connue de tous, d\u00e9j\u00e0 comme un mythe certes, \u00e9tait en v\u00e9rit\u00e9 <strong>inconnue<\/strong> du public aussi bien que des dirigeants politiques bien entendu, et particuli\u00e8rement les parlementaires.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Greenwald \u00e9crit :<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em;\">\n<p><p>&laquo;<em>Even among US Senators, virtually nothing was known at the time about the National Security Agency. The Beltway joke was that &quot;NSA&quot; stood for &quot;no such agency&quot;. Upon completing his investigation, Church was so shocked to learn what he had discovered &#8211; the massive and awesome spying capabilities constructed by the US government with no transparency or accountability &#8211; that he issued the following warning, as reported by the New York Times, using language strikingly stark for such a mainstream US politician when speaking about his own government:<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo;<em>\u00ab\u00a0&lsquo;That capability at any time could be turned around on the American people, and no American would have any privacy left, such is the capability to monitor everything: telephone conversations, telegrams, it doesn&rsquo;t matter. There would be no place to hide.&rsquo;<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo;<em>\u00ab\u00a0He added that if a dictator ever took over, the NSA &lsquo;could enable it to impose total tyranny, and there would be no way to fight back.'\u00a0\u00bb<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Greenwald commente ces observations de 1975 du s\u00e9nateur Frank Church en estimant que son avertissement \u00ab\u00a0est en train de se r\u00e9aliser\u00a0\u00bb, s&rsquo;il n&rsquo;est \u00ab\u00a0d&rsquo;ores et d\u00e9j\u00e0 r\u00e9alis\u00e9\u00a0\u00bb:<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em;\">\n<p><p>&laquo;<em>The conditional part of Church&rsquo;s warning &ndash; \u00ab\u00a0that capability at any time could be turned around on the American people\u00a0\u00bb &ndash; is precisely what is happening, one might even say: is what has already happened. That seems well worth considering.<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p> C&rsquo;est l\u00e0 le point qui nous int\u00e9resse, d&rsquo;un point de vue chronologique et historique, par rapport \u00e0 l&rsquo;avertissement du s\u00e9nateur Church. Nous le d\u00e9veloppons \u00e0 partir des consid\u00e9rations que nous pr\u00e9sentions dans notre <em>Notes d&rsquo;analyse<\/em> du <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notes_sur_hyper-big_brother_snowden_et_row_25_06_2013.html\">25 juin 2013<\/a>, dans notre conclusion.<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em;\">\n<p><p>&laquo;<em>Hyper-Big Brother ne marche \u00e0 merveille que quand tout le monde ignore que hyper-Big Brother marche \u00e0 merveille. La puissance de la surveillance secr\u00e8te, c&rsquo;est le secret, pas la surveillance, parce que le secret c&rsquo;est le mythe et que le mythe domine tout dans nos esprits, et notamment la raison. La puissance d&rsquo;hyper-Big Brother r\u00e9sidait dans l&rsquo;ignorance technique pr\u00e9cise qu&rsquo;on avait de son existence, bien que tout le monde se doutait<\/em> <strong><em>\u00e9videmment<\/em><\/strong> <em>de son existence. Si vous savez d&rsquo;un point de vue technique, et technologique, qu&rsquo;hyper-Big Brother existe, vous le d\u00e9mythifiez et sa puissance de surveillance n&rsquo;est plus mythique mais technique, ou technologique, et \u00e9galement humaine, avec toute la relativisation que cela suppose. Hyper-Big Brother descend de son pi\u00e9destal et devient une puissance de notre domaine terrestre, un centre de pouvoir comme un autre ; et la science justement, celle qui est sollicit\u00e9e comme on l&rsquo;a vu plus haut, peut alors l&rsquo;\u00eatre dans le sens inverse, comme on le voit avec le d\u00e9veloppement des soci\u00e9t\u00e9s d&rsquo;encryptage, &ndash; ce qui n&rsquo;est qu&rsquo;un d\u00e9but, un tout petit d\u00e9but, on peut en \u00eatre assur\u00e9, dans le d\u00e9veloppement de l&rsquo;action anti-NSA. Hyper-Big Brother perd l&rsquo;absolutisme, l&rsquo;herm\u00e9tisme du mythe, pour une omnipr\u00e9sence affirm\u00e9e scientifiquement et voulue comme infinie. La science peut alors se retourner contre lui parce que, selon la modernit\u00e9 elle-m\u00eame, la science s&rsquo;affirme sans limites, y compris celle de mettre en \u00e9chec l&rsquo;affirmation d&rsquo;une omnipr\u00e9sence qui se voudrait sans limites (infinie). Nous aurons alors une nouvelle \u00e9tape dans le d\u00e9sordre de tr\u00e8s, tr\u00e8s haute technologie&#8230;<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Hyper-<em>Big Brother<\/em> (la NSA) existait donc d\u00e9j\u00e0, par sa r\u00e9putation <strong>mythique<\/strong>, par la puissance <strong>mythique<\/strong> qu&rsquo;on lui pr\u00eatait sans en savoir plus d&rsquo;une fa\u00e7on pr\u00e9cise, en 1975, du temps du s\u00e9nateur Church. Nous voulons dire que la NSA existait d\u00e9j\u00e0 en 1975 selon les r\u00e8gles, ou les us et coutumes du syst\u00e8me de la communication qui ont cours aujourd&rsquo;hui \u00e0 son \u00e9gard, ou qui avaient cours jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;entr\u00e9e en sc\u00e8ne de Snowden, c&rsquo;est-\u00e0-dire justement une existence affirm\u00e9e d&rsquo;un point de vue <strong>mythique<\/strong> selon les conditions qu&rsquo;on \u00e9nonce. La NSA \u00e9tait donc connue, de r\u00e9putation, de rumeurs et de chuchotements, comme une entit\u00e9 d&rsquo;une immense puissance qu&rsquo;on ne peut vraiment mesurer ni contr\u00f4ler, dans le sens de l&rsquo;esprit et de la terreur publiques r\u00e9gnant autour de l&rsquo;&Eacute;tat de S\u00e9curit\u00e9 Nationale, ou <em>National Security State<\/em>. (Pour ce qui est de la \u00ab\u00a0v\u00e9rit\u00e9\u00a0\u00bb de l&rsquo;\u00e9vidence, ce que nous nommerions \u00ab\u00a0la connaissance impuissante\u00a0\u00bb de l&rsquo;existence de la NSA, connaissance formelle sans aucune cons\u00e9quence r\u00e9elle, sans en rien savoir, &ndash; <em>No Such Agency<\/em>, &ndash; cette connaissance existait d\u00e8s 1949 lorsque le pr\u00e9sident Truman cr\u00e9a l&rsquo;AFSA, rebaptis\u00e9e NSA en 1951. Cette cr\u00e9ation compl\u00e9tait d\u00e9cisivement les autres grands composants du <em>National Security State<\/em> mis en place en 1947 : le Pentagone ou d\u00e9partement de la d\u00e9fense dans sa conformation actuelle, r\u00e9sultant de la fusion des d\u00e9partement de la guerre et de la marine ; la CIA ; l&rsquo;USAF en tant que service ind\u00e9pendant ; le NSC, ou <em>National Security Council<\/em>, comme \u00ab\u00a0gouvernement\u00a0\u00bb particulier du pr\u00e9sident pour les affaires de s\u00e9curit\u00e9 nationale, etc.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Ce que nous voulons signifier c&rsquo;est que notre \u00ab\u00a0connaissance\u00a0\u00bb de la NSA aujourd&rsquo;hui, ou plut\u00f4t hier, jusqu&rsquo;au 6 juin 2013 et l&rsquo;entr\u00e9e en sc\u00e8ne de l&rsquo;avant-garde (ses \u00ab\u00a0fuites\u00a0\u00bb) de la crise Snowden, \u00e9quivaut (\u00ab\u00a0\u00e9quivalait\u00a0\u00bb puisqu&rsquo;en cours de modification) \u00e0 celle qu&rsquo;on en avait \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque du s\u00e9nateur Church. Il s&rsquo;agit bien d&rsquo;une connaissance <strong>mythique<\/strong>, qui nous dit : la NSA est l&rsquo;outil de la surveillance absolue, l&rsquo;outil \u00e9ventuel du dictateur, etc. Le terme \u00ab\u00a0<strong>absolue<\/strong>\u00a0\u00bb est effectivement du domaine du <strong>mythe<\/strong> ; il signifie quelque chose d&rsquo;inatteignable, d&rsquo;inexpugnable, tenant le Faux pour le Vrai et l&rsquo;inversion vers le bas pour la hauteur des choses, pour instiller la terreur par le <strong>mythe<\/strong> ; enfin pour, d&rsquo;une certaine fa\u00e7on, rejoindre le terme d&rsquo;une vertu que nous pr\u00f4nons mais interpr\u00e9t\u00e9e ici dans un sens compl\u00e8tement inverti, le terme \u00ab\u00a0absolue\u00a0\u00bb signifie cet autre mot, d\u00e9cisif celui-l\u00e0 et interpr\u00e9t\u00e9 selon l&rsquo;inversion r\u00e9gnante par rapport \u00e0 nos r\u00e9f\u00e9rences, il signifie l&rsquo;inconnaissable, c&rsquo;est-\u00e0-dire l&rsquo;<strong>inconnaissance<\/strong>&#8230; Nous sommes bien dans le domaine du <strong>mythe<\/strong> jusqu&rsquo;aux r\u00e9f\u00e9rences les plus fortes et les plus d\u00e9cisives, mais ces r\u00e9f\u00e9rences interpr\u00e9t\u00e9es d&rsquo;une fa\u00e7on compl\u00e8tement invertie. Notre r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 cet \u00e9gard, qui induit pour ce cas de la NSA l&rsquo;inversion absolue (!) du sens qu&rsquo;on attribue \u00e0 l&rsquo;inconnaissance, est celle qu&rsquo;on trouve dans cette citation de la <em>Chronique du 19 courant&#8230;<\/em> du <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-chronique_du_19_courant_le_grand_ge_19_04_2013.html\">19 avril 2013<\/a> :<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em;\">\n<p><p>&laquo;<em>Plus haut, je parlai de l&rsquo;inconnaissance comme \u00e9tant \u00ab\u00a0la m\u00e9taphysique et la spiritualit\u00e9 les plus hautes qu&rsquo;on puisse imaginer\u00a0\u00bb. J&rsquo;avais \u00e0 l&rsquo;esprit cette phrase du Pseudo-Denys l&rsquo;Ar\u00e9opagite, de son &lsquo;Conna&icirc;tre l&rsquo;inconnaissable&rsquo; que j&rsquo;ai d\u00e9couvert si r\u00e9cemment et si \u00e0-propos, &ndash; et cela, sans m&rsquo;attacher un instant \u00e0 la r\u00e9f\u00e9rence biblique du personnage qui y est nomm\u00e9 ; simplement, en me r\u00e9f\u00e9rant \u00e0 l&rsquo;\u00e9nigmatique dimension du verbe, de cette phrase qui n&rsquo;en finit pas, et en la mettant instinctivement dans l&rsquo;esprit et dans le verbe de celui qui, en mer, la nuit comme je l&rsquo;ai dit, \u00e9pousant la mer comme on fait d&rsquo;une forme parfaite alors que le monde ne semble plus faire qu&rsquo;Un&#8230; \u00ab\u00a0C&rsquo;est alors seulement que, d\u00e9passant le monde o&ugrave; l&rsquo;on est vu et o&ugrave; l&rsquo;on voit, Mo\u00efse p\u00e9n\u00e8tre dans la T\u00e9n\u00e8bre v\u00e9ritablement mystique de l&rsquo;inconnaissance : c&rsquo;est l\u00e0 qu&rsquo;il fait taire tout savoir positif, qu&rsquo;il \u00e9chappe enti\u00e8rement \u00e0 toute saisie et \u00e0 toute vision, car il appartient tout entier \u00e0 Celui qui est au-del\u00e0 de tout, car il ne s&rsquo;appartient plus lui-m\u00eame ni n&rsquo;appartient \u00e0 rien d&rsquo;\u00e9tranger, uni par le meilleur de lui-m\u00eame \u00e0 Celui qui \u00e9chappe \u00e0 toute inconnaissance, ayant renonc\u00e9 \u00e0 tout savoir positif, et gr\u00e2ce \u00e0 cette inconnaissance m\u00eame connaissant par del\u00e0 toute intelligence.\u00a0\u00bb<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>On notera alors avec une extr\u00eame attention que Church nous annon\u00e7ait que la NSA pouvait tout faire sans que personne ne puisse rien faire, qu&rsquo;elle \u00e9tait un mythe b\u00e9n\u00e9ficiant de cette inconnaissance invertie, alors que l&rsquo;internet, et tout ce qui a rapport \u00e0 l&rsquo;informatique n&rsquo;existaient pas. Tout le monde a du noter l&rsquo;anachronisme \u00e9vident(et logique, certes) de la remarque de Church, ou le rel\u00e8ve en la relisant :<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em;\">\n<p><p>&laquo;<em>&#8230;such is the<\/em> [<em>NSA&rsquo;s<\/em>] <em>capability to monitor everything: telephone conversations, telegrams, it doesn&rsquo;t matter.<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Rien sur l&rsquo;internet, sur les milliards de milliards de machins et autres m\u00e9gabits du torrent informatique qui balaie le monde chaque seconde que Dieu fait, comme si l&rsquo;informatique \u00e9tait Dieu Lui-m\u00eame. Ainsi le <strong>mythe<\/strong> qu&rsquo;\u00e9tait la NSA, qu&rsquo;on interpr\u00e8te manifestement comme celui d&rsquo;une \u00e9quivalence \u00e0 l&rsquo;essence divine, existait-il d\u00e9j\u00e0 du temps du s\u00e9nateur Church, avant que le Dieu-informatique n&rsquo;exist\u00e2t ; par cons\u00e9quent, le Dieu-informatique (la divinit\u00e9 de la NSA gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;informatique) est un dieu-bidon puisque la sacralit\u00e9 de la NSA (le mythe) existait avant lui. Pour paraphraser ce que nous \u00e9crivions et qui est cit\u00e9 plus haut (\u00ab\u00a0La puissance de la surveillance secr\u00e8te, c&rsquo;est le secret, pas la surveillance, parce que le secret c&rsquo;est le mythe&#8230;\u00a0\u00bb), nous pourrions \u00e9crire que \u00ab\u00a0La puissance de la surveillance secr\u00e8te par l&rsquo;informatique, c&rsquo;est le secret, pas la surveillance ni l&rsquo;informatique, parce que le secret c&rsquo;est le mythe\u00a0\u00bb.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Il est manifeste que, pour notre \u00e9poque qui est celle de l&rsquo;informatique, l&rsquo;essentiel des passions fascin\u00e9es et terroris\u00e9es qui accompagnaient la NSA dans nombre d&rsquo;analyses et qui l&rsquo;accompagnent encore dans ce temps de transition mais sont in\u00e9luctablement promises \u00e0 se d\u00e9grader tr\u00e8s rapidement, \u00e9tait et est encore due \u00e0 l&rsquo;informatique et \u00e0 ses immenses possibilit\u00e9s, jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;intelligence artificielle et au-del\u00e0 (voir les <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-la_machine_et_son_putsch_13_05_2013.html\">13 mai 2013<\/a> et <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notre_intelligence_et_la_chute_07_06_2013.html\">7 juin 2013<\/a>). Nous pr\u00e9disons ici l&rsquo;importance de cet \u00ab\u00a0encore\u00a0\u00bb (\u00ab\u00a0&#8230;et qui l&rsquo;accompagnent encore pour quelques temps, \u00e9tait et est encore due\u00a0\u00bb), qui signifie que les \u00ab\u00a0passions fascin\u00e9es et terroris\u00e9es\u00a0\u00bb ne dureront plus \u00e0 partir de ce moment o&ugrave; les r\u00e9v\u00e9lations de Snowden ont bris\u00e9 le secret qui recouvrait la NSA comme une carapace d&rsquo;inconnaissance qu&rsquo;il semblait impossible de percer. D\u00e9sormais, le secret se d\u00e9structure, se dilue, bient\u00f4t s'\u00a0\u00bbentropisera\u00a0\u00bb (classique processus dd&#038;e), faisant place \u00e0 l&rsquo;improbable, au relatif, au contestable, au consid\u00e9rablement parcellis\u00e9 ; m\u00eame si l&rsquo;\u00e9norme puissance informatique demeure dans ce qui \u00e9tait le mythe de la NSA, elle n&rsquo;est plus du domaine sacr\u00e9 de l&rsquo;inconnaissance. La NSA a perdu sa fonction centrale divine de l&rsquo;origine et de l&rsquo;absolu du Tout-Informatique, ce domaine o&ugrave; par d\u00e9finition r\u00e9gnait n\u00e9cessairement l&rsquo;inconnaissance, non par incapacit\u00e9 de conna&icirc;tre, mais par r\u00e9v\u00e9rence devant le mythe comme origine du Tout. La NSA est devenue un truc, un \u00e9norme machin comme vous et moi, et nous saurons tr\u00e8s bient\u00f4t ce dont nous nous doutions d\u00e9j\u00e0, que nous savions d\u00e9j\u00e0 d&rsquo;ailleurs sans le proclamer ni vraiment oser y croire, que c&rsquo;est aussi une monstrueuse usine \u00e0 gaz. Dieu n&rsquo;a rien \u00e0 foutre d&rsquo;une usine \u00e0 gaz, Il nous la r\u00e9serve et nous l&rsquo;a refil\u00e9, Lui qui est l&rsquo;habile \u00ab\u00a0non-\u00eatre, non-essence au-del\u00e0 de l&rsquo;essence\u00a0\u00bb de Pseudo-Denys. \u00ab\u00a0Je suis devenue une \u00e9norme chose terrestre du type usine \u00e0 gaz\u00a0\u00bb, nous dit la NSA post-Snowden reposant sur son mythe d\u00e9gonfl\u00e9 ; on lui dira bient\u00f4t, \u00e0 la NSA : va jouer avec tes milliards de poussi\u00e8res, m\u00e9gabits reconvertis&#8230;<\/p>\n<\/p>\n<p><h3 class=\"subtitleset_b.deepblue\" style=\"color:#0f3955;font-size:1.65em;font-variant:small-caps;\">Le 6 juin 44 de la NSA<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>&#8230; C&rsquo;est \u00e0 ce point qu&rsquo;on peut dire que Snowden est un sacril\u00e8ge jusqu&rsquo;au dernier degr\u00e9, l&rsquo;homme, le jeune homme qui a d\u00e9sacralis\u00e9 la NSA, qui d\u00e9truit son aura n\u00e9cessaire d&rsquo;inconnaissance dans le d\u00e9gonflement acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 du mythe perc\u00e9 comme l&rsquo;est une de ces \u00ab\u00a0bulles\u00a0\u00bb financi\u00e8res qui \u00e9clate. Il y avait un \u00ab\u00a0avant-Snowden\u00a0\u00bb, il y a d\u00e9sormais un \u00ab\u00a0apr\u00e8s-Snowden\u00a0\u00bb, et le 6 juin devient une date doublement c\u00e9l\u00e8bre (le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.guardian.co.uk\/world\/2013\/jun\/06\/us-tech-giants-nsa-data\">6 juin 2013<\/a> dans le <em>Guardian<\/em> apr\u00e8s le 6 juin 1944 sur Omaha et Utah Beach). Et nous disons bien Snowden encore plus que ses r\u00e9v\u00e9lations car, au c&oelig;ur de la \u00ab\u00a0d\u00e9mythification\u00a0\u00bb de la NSA, de son \u00ab\u00a0inconnaissance perdue\u00a0\u00bb, de sa sacralit\u00e9 d\u00e9ifi\u00e9e foul\u00e9e aux pieds autant par ses d\u00e9tracteurs que par ses minables d\u00e9fenseurs qui ignorent de quoi il est question, on trouve ce visage d&rsquo;adolescent attard\u00e9, un peu matheux-boutonneux, un peu souffreteux, avec des lunettes trop sages <em>circa<\/em>-ann\u00e9es 1960, &ndash; peut-\u00eatre \u00ab\u00a0h\u00e9ros antiSyst\u00e8me\u00a0\u00bb certes, mais plut\u00f4t anti-dieu que demi-dieu, et qui se permet de d\u00e9chirer le rideau qui enrobait le mythe sacr\u00e9 du Dieu-NSA. Plus que jamais, nous insistons sur notre hypoth\u00e8se de l&rsquo;importance fondamental de l&rsquo;humanisation\u00a0\u00bb du cas avec l&rsquo;apparition de Snowden, que nous avons soulign\u00e9 \u00e0 plusieurs reprises&#8230;<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em;\">\n<p><p>&bull; Le <a class=\"gen\" href=\" http:\/\/www.dedefensa.org\/article-salut_au_h_ros_antisyst_me_10_06_2013.html \">10 juin 2013<\/a> : &laquo;<em>\u00ab\u00a0Un \u00e9v\u00e9nement dans l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement\u00a0\u00bb, ou un \u00e9v\u00e9nement plus important que l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement ? On peut se demander, effectivement, si la sortie en public de Snowden, dans ces conditions de lucidit\u00e9 et de courage, ne vont pas provoquer un choc plus grand encore que la diffusion de PRISM. Nous parlons l\u00e0, comme \u00e0 notre habitude, de psychologie. La force du geste, son h\u00e9ro\u00efsme, qui constituent les premi\u00e8res impressions qui vont nous frapper, auront bien du mal \u00e0 \u00eatre dispers\u00e9es par l&rsquo;action-turbo dont va nous inonder le Syst\u00e8me, absolument furieux de l&rsquo;insolence de ce Snowden. L'\u00a0\u00bb\u00e9v\u00e9nement dans l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement\u00a0\u00bb constitue en effet une mise \u00e0 nu humaine brutale , sans le moindre artifice, de la v\u00e9ritable face du Syst\u00e8me.<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&bull; Le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notes_sur_un_whistleblower_intempestif_11_06_2013.html\">11 juin 2013<\/a> : &laquo;<em>D&rsquo;une certaine fa\u00e7on, la diffusion des documents PRISM, suivant tant d&rsquo;affaires et de \u00ab\u00a0scandales\u00a0\u00bb divers d&rsquo;\u00e9coute, de surveillance, etc., aux USA de plus en plus transform\u00e9s en un mod\u00e8le d&rsquo;&Eacute;tat policier \u00e0 surveillance de technologies avanc\u00e9es, avait d&rsquo;abord rencontr\u00e9 une attention \u00e9mouss\u00e9e, une capacit\u00e9 de r\u00e9action amoindrie, &ndash; dans tous les cas dans le domaine du syst\u00e8me de la communication. L&rsquo;irruption d&rsquo;Edward Snowden a fourni un remarquable facteur de dramatisation ; loin d&rsquo;\u00e9clipser l&rsquo;affaire PRISM elle-m\u00eame, comme Snowden le craignait, elle a au contraire donn\u00e9 cette dimension dramatique \u00e0 toute l&rsquo;affaire. Il s&rsquo;agit donc, d\u00e9sormais, de l&rsquo;affaire PRISM largement \u00e9largie, ou PRISM\/Snowden, ou NSA\/PRISM\/Snowden.<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>L&rsquo;arme secr\u00e8te de Snowden, ce h\u00e9ros \u00e0 l&rsquo;allure d&rsquo;anti-h\u00e9ros, c&rsquo;est sa banalit\u00e9 appr\u00e9ci\u00e9e comme une <strong>tactique<\/strong> psychologique d\u00e9velopp\u00e9e par une force antiSyst\u00e8me, banalit\u00e9 \u00e9vidente sur la m\u00eame photo mille fois r\u00e9p\u00e9t\u00e9e, tournant en boucle comme une vulgaire attaque 9\/11&#8230; Pour une fois, banalit\u00e9 n&rsquo;est pas m\u00e9diocrit\u00e9, mais plut\u00f4t un bras d&rsquo;honneur d\u00e9vastateur d\u00e9guis\u00e9 en banalit\u00e9 et adress\u00e9 \u00e0 cette \u00e9poque survitanim\u00e9e et vide dedans, avec ses 4X4 aux vitres opaques remplis de garde du corps aux costumes et lunettes de soleil opaque et eux-m\u00eames totalement vides en-dedans, ses \u00ab\u00a0pipols\u00a0\u00bb \u00ab\u00a0relook\u00e9s\u00a0\u00bb par des chirurgiens \u00e0 $10.000 la minute, ses G.I.&rsquo;s transform\u00e9s en robots de jeux vid\u00e9o aux regards vides en-dedans de lunettes noires, ses drones remplissant leurs \u00ab\u00a0contrats\u00a0\u00bb comme des tueurs de <em>Cosa Nostra<\/em>, et tout le reste. Snowden, l&rsquo;humain tactiquement banal, a bris\u00e9 l&rsquo;inconnaissance-cuirasse avec l&rsquo;aide d&rsquo;un de ces chroniqueurs n\u00e9s sur le net, habile comme un renard et capable de vous produire des colonnes d\u00e9nonciatrices farcies de r\u00e9f\u00e9rences indubitables, que le <em>Guardian<\/em> est all\u00e9 chercher et qui se permet de vivre <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-dedefensaorg_et_glenn_greenwald_20_06_2013.html\">aux crochets vertueux<\/a> de ses lecteurs&#8230; (On aura tout de m\u00eame reconnu Glenn Greenwald, le comp\u00e8re.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>L\u00e0-dessus intervient l&rsquo;\u00e9pop\u00e9e, type \u00ab\u00a0Ulysse a fait un beau voyage\u00a0\u00bb, d&rsquo;un Snowden r\u00e9fugi\u00e9 \u00e0 Hong Kong, quittant Hong Kong juste \u00e0 temps, &ndash; et l&rsquo;on sait que la Chine imm\u00e9moriale est l&rsquo;\u00e9nigmatique ma&icirc;tresse du Temps &#8230; Disparaissant dans la zone extraterritoriale de l&rsquo;a\u00e9roport de Moscou, sous les commentaires \u00e0 la fois furieux, goguenards et l\u00e9galistes du couple Poutine-Lavrov, &ndash; et ainsi de suite, puisque l&rsquo;\u00e9pop\u00e9e se poursuit&#8230; A ce point et pour ce qui concerne notre sujet tel que nous le traitons, il nous importe fort peu de savoir o&ugrave; elle se terminera, sinon pour souhaiter bon vent \u00e0 Snowden-Ulysse ; et cela, notant par ailleurs que tous les documents <em>Secret Cosmic<\/em>-NSA qu&rsquo;il a empil\u00e9s dans sa musette sont <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-snowden-greenwald_chronique_du_whistleblower_et_de_son_messager_26_06_2013.html\">dupliqu\u00e9s<\/a> \u00e0 un certain nombre d&rsquo;exemplaires et remis en cadeau \u00e0 un certain nombre de compagnons d&rsquo;infortune, &ndash; Greenwald en premier. Cela signifie que le rouge est mis, que le syst\u00e8me de la communication a act\u00e9 l&rsquo;aventure de Snowden et l&rsquo;a hiss\u00e9e, <em>volens nolens<\/em>, elle-m\u00eame au rang de mythe, \u00e0 la place du mythe perdu de hyper-<em>Big Bropther<\/em>. Mythe pour mythe, ainsi commen\u00e7a le temps de l&rsquo;apr\u00e8s-Snowden.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&#8230; Car tout ce que nous apprend et nous apprendra Snowden ou ses complices antiSyst\u00e8me divers, d&rsquo;une certaine fa\u00e7on, comme l&rsquo;on sait, nous le savons plus ou moins, peu ou prou. Les bouquins de James Bamford (voir le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-le_charme_bureaucratique_du_chef_de_stasi-of-states_14_06_2013.html\">14 juin 2013<\/a>), depuis le <em>Puzzle Palace<\/em> de 1982, nous ont dit tant de choses sur la NSA. D&rsquo;autres <em>whistleblower<\/em> ont compl\u00e9t\u00e9 la chose. Mais ce n&rsquo;\u00e9tait que de l&rsquo;information, de la technique-technologie, rien qui ne parvenait \u00e0 \u00e9branler le mythe. Il se trouve que Snowden, lui, a trouv\u00e9 la formule, par une \u00e9trange et sympathique conjonction de circonstances, de conditions psychologiques, d&rsquo;actes divers, de perceptions multiples, d&rsquo;une attente \u00e9nigmatique d&rsquo;une telle \u00e9pop\u00e9e de la part du syst\u00e8me de la communication qui s&rsquo;est ouvert \u00e0 lui, cr\u00e9ant ainsi le <em>perfect storm<\/em> qui, soudain, pulv\u00e9rise sous nos yeux le <strong>mythe<\/strong> qu&rsquo;\u00e9tait jusqu&rsquo;alors la NSA. Snowden nous a fait passer du domaine fort peu couru de l&rsquo;information anti-NSA au processus d\u00e9cisif de la communication anti-NSA. Hyper-<em>Big Brother<\/em> a \u00e9t\u00e9 oblig\u00e9 de sortir de sa forteresse, sa cuirasse d&rsquo;inconnaissance fissur\u00e9e de partout et prenant eau de toutes parts. Aujourd&rsquo;hui, il existe, tout le monde peut le rencontrer, tous les regards peuvent aller au fond du regard du monstre, on en d\u00e9bat, on le d\u00e9nonce, on le d\u00e9fend ; comme disait tragiquement Nietzsche &laquo;<em>Dieu est mort<\/em>&raquo;, et comme lui r\u00e9pondait sarcastiquement C\u00e9line qui n&rsquo;a jamais cru \u00e0 l&rsquo;efficacit\u00e9 des garagistes &laquo;<em>Dieu est en r\u00e9paration<\/em>&raquo; ; bref, la NSA mythe-Dieu est devenu un sujet de lazzis et de citation des pages roses du dictionnaire. On ne s&rsquo;en rel\u00e8ve pas, mon Dieu.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Le paradoxe est que la Chose, la B\u00eate, le syst\u00e8me monstrueux, \u00e9tant d\u00e9sormais ce qu&rsquo;il est, avec des repr\u00e9sentations telles que le visage avenant, et parfaitement vierge et lisse de l&rsquo;absence de toute pens\u00e9e non autoris\u00e9e, de son directeur le g\u00e9n\u00e9ral Alexander, ou l&rsquo;\u00e9l\u00e9gance pinc\u00e9e et un peu trop permanent\u00e9e de la s\u00e9natrice Feinstein, l&rsquo;on peut d\u00e9j\u00e0 dire avec le m\u00eame Nietzsche : &laquo;<em>Humain, trop humain<\/em>&raquo;. Dans une bataille o&ugrave; la puissance de votre ennemi \u00e9tait pour l&rsquo;essentiel l&rsquo;inconnaissance mythique que vous en aviez, sa connaissance soudain expos\u00e9e indique que le dieu des batailles est en train de changer de camp, histoire de voir o&ugrave; cela nous m\u00e8nera &#8230; La NSA est d\u00e9j\u00e0 dans la zone grise de l&rsquo;incertitude des choses terrestres et le volte-face du dieu des batailles n&rsquo;a pas fini de faire des vagues.<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;inconnaissance perdue de la NSA 27 juin 2013 &ndash; Dans son avant-derni\u00e8re chronique en date du Guardian, le 25 juin 2013, Glenn Greenwald fait un rapide rappel de d\u00e9clarations faites il y a presque quarante ans par le s\u00e9nateur d\u00e9mocrate Frank Church. 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