{"id":75095,"date":"2013-07-13T14:32:57","date_gmt":"2013-07-13T14:32:57","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2013\/07\/13\/eurobric-quelles-perspectives-pour-des-alliances-fiables\/"},"modified":"2013-07-13T14:32:57","modified_gmt":"2013-07-13T14:32:57","slug":"eurobric-quelles-perspectives-pour-des-alliances-fiables","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2013\/07\/13\/eurobric-quelles-perspectives-pour-des-alliances-fiables\/","title":{"rendered":"EuroBRIC, quelles perspectives pour des alliances fiables?"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article2\">EuroBRIC, quelles perspectives pour des alliances fiables?<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>\tSans faire de l&rsquo;anti-am\u00e9ricanisme syst\u00e9matique, il faut bien reconna\u00eetre que les Etats-Unis continuent \u00e0 se comporter comme du temps de la guerre froide, interdisant de fait \u00e0 leurs alli\u00e9s europ\u00e9ens de disposer de l&rsquo;autonomie qui leur serait n\u00e9cessaire pour n\u00e9gocier en toute ind\u00e9pendance et \u00e9galit\u00e9 des perspectives de coop\u00e9ration strat\u00e9gique avec les pays du BRIC.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe concept d&rsquo;alliance fiable, en diplomatie, rel\u00e8ve un peu de la na\u00efvet\u00e9. Chaque pays ou groupe de pays, \u00e0 travers son r\u00e9seau d&rsquo;influences et d&rsquo;alliances, cherche \u00e0 consolider ses possibilit\u00e9s de d\u00e9veloppement, que ce soit \u00e0 court ou \u00e0 long terme. Les alliances sont donc d&rsquo;abord opportunistes. Certaines cependant se r\u00e9v\u00e8lent plus durables, ou fiables, que d&rsquo;autres. Comment les distinguer de celles qui le sont moins? Une premi\u00e8re r\u00e9ponse consiste \u00e0 regarder les forces respectives des partenaires. On peut d&rsquo;estimer que les alliances qui ne reposent pas sur un minimum d&rsquo;\u00e9galit\u00e9 dans les situations initiales, susceptibles de justifier des convergences durables entre les partenaires, sont vou\u00e9es \u00e0 l&rsquo;\u00e9chec. Plus exactement, il s&rsquo;agit de pi\u00e8ges dans lesquels des pays dominants cherchent \u00e0 enfermer des alli\u00e9s plus faibles.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;histoire a vu d\u00e8s la fin de la seconde guerre mondiale ann\u00e9es s&rsquo;imposer de telles alliances oblig\u00e9es, dirig\u00e9es par un grand pays dominant . Ce fut le cas de l&rsquo;alliance atlantique, dirig\u00e9e par les Etats-Unis, \u00e0 laquelle s&rsquo;opposait le bloc des pays du Pacte de Varsovie, sous le contr\u00f4le de l&rsquo;URSS. Dans les deux cas, les pays europ\u00e9ens membres de ces alliances n&rsquo;avaient gu\u00e8re de choix: leur r\u00f4le \u00e9tait de renforcer les moyens militaires, \u00e9conomiques et territoriaux dont avaient besoin respectivement l&rsquo;Am\u00e9rique et la Russie sovi\u00e9tique dans leur confrontation plan\u00e9taire. Aujourd&rsquo;hui, beaucoup d&rsquo;alliances entre pays ex-colonis\u00e9s et pays ex-colonisateurs rel\u00e8vent de la m\u00eame ambig\u00fcit\u00e9. Elles jouent majoritairement au profit des pays du Nord.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCependant depuis une vingtaine d&rsquo;ann\u00e9es, la confrontation brutale entre deux grands ensembles, \u00e0 l&rsquo;Ouest comme \u00e0 l&rsquo;Est de l&rsquo;Europe, a laiss\u00e9 place \u00e0 ce que l&rsquo;on a nomm\u00e9 un monde multipolaire. La comp\u00e9tition entre les Etats-Unis et la Russie n&rsquo;a pas diminu\u00e9e, malgr\u00e9 l&rsquo;affaiblissement relatif de cette derni\u00e8re, mais de grands pays dits \u00e9mergents, refusant en principe de s&rsquo;inscrire dans cette comp\u00e9tition bipolaire, sont apparus: la Chine, l&rsquo;Inde, et dans une certaine mesure le Br\u00e9sil. Sans se rapprocher de fa\u00e7on institutionnelle et durable, ils tendent de plus en plus \u00e0 se concerter, dans le cadre d&rsquo;une union baptis\u00e9e BRIC, ou BRICS si l&rsquo;Afrique du Sud s&rsquo;y inclut.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;Europe pour sa part, tant au sein de l&rsquo;Union europ\u00e9enne au plan politique que dans le cadre d&rsquo;une Union mon\u00e9taire plus r\u00e9duite autour de l&rsquo;euro, s&rsquo;est affirm\u00e9e comme un acteur \u00e0 prendre en consid\u00e9ration. Il s&rsquo;agit cependant encore malheureusement, selon l&rsquo;expression appliqu\u00e9e il y a quelques ann\u00e9es \u00e0 l&rsquo;Allemagne, d&rsquo;un g\u00e9ant \u00e9conomique et d&rsquo;un nain politique, dans la mesure ou les pays europ\u00e9ens dans leur ensemble refusent de facto de se comporter en grande puissance ind\u00e9pendante. Ils n&rsquo;ont pas voulu, notamment, s&rsquo;affranchir de la tutelle des Etats-Unis et des int\u00e9r\u00eats financiers transatlantiques dont ceux-ci sont les repr\u00e9sentants.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tQuelques th\u00e9oriciens politiques europ\u00e9ens avaient cependant pens\u00e9 que des convergences strat\u00e9giques, sinon des alliances en bonne et due forme, pouvaient rapprocher certains Etats europ\u00e9ens, sinon encore l&rsquo;Union europ\u00e9enne dans sa totalit\u00e9, avec certains membres du BRIC. Par le terme g\u00e9n\u00e9ral de convergences strat\u00e9giques, ou coop\u00e9rations strat\u00e9giques, on d\u00e9signe des domaines dans lesquels des accords sectoriels peuvent avantageusement \u00eatre d\u00e9cid\u00e9s entre partenaires, compte tenu de la n\u00e9cessit\u00e9 d&rsquo;affronter en commun, avec des solutions partag\u00e9es, les grands enjeux auxquels les pays int\u00e9ress\u00e9s sont confront\u00e9s. C&rsquo;est notamment entre l&rsquo;Europe et la Russie, compte tenu de leur proximit\u00e9 g\u00e9ographique et culturelle, que de telles solutions avaient paru souhaitables. On avait envisag\u00e9 les questions \u00e9nerg\u00e9tiques, celles li\u00e9es \u00e0 la lutte contre le r\u00e9chauffement climatique et pour la biodiversit\u00e9, voire l&rsquo;exploration spatiale. Rien n&#8217;emp\u00eachait \u00e9videmment que la Chine, puis l&rsquo;Inde, se joignent \u00e0 l&rsquo;\u00e9tude de ces solutions communes.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl aurait \u00e9t\u00e9 alors possible de parler d&rsquo;une convergence euro-asiatique, dans laquelle chacun des partenaires aurait apport\u00e9 ses propres atouts. La g\u00e9ographie, sinon d&rsquo;autres raisons, aurait justifi\u00e9 une telle convergence. En cas de succ\u00e8s, des alliances de plus en plus pouss\u00e9es auraient pu rapprocher les pays europ\u00e9ens de certains des pays du BRIC. L&rsquo;Europe aurait pu alors trouver en ceux-ci des alli\u00e9s, sinon ind\u00e9fectibles, du moins de plus en plus fiables, dans la lutte contre les difficult\u00e9s communes.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tOr l&rsquo;exp\u00e9rience de ces derni\u00e8res ann\u00e9es semble avoir montr\u00e9 que de tels espoirs \u00e9taient vains. Aucun accord s\u00e9rieux de coop\u00e9ration strat\u00e9gique n&rsquo;a pu \u00eatre pr\u00e9cis\u00e9 entre les pays europ\u00e9ens et les membres du BRIC. Certes des dialogues ponctuels existent, mais d&rsquo;une fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale, chacun continue \u00e0 jouer son jeu sans accepter une mise en commun d&rsquo;objectifs ou de moyens. C&rsquo;est le cas dans les domaines cit\u00e9s plus haut, \u00e9nergie, protection de l&rsquo;environnement, spatial. La grande crise financi\u00e8re et mon\u00e9taire, qui a secou\u00e9 le monde entier \u00e0 partir de 2008, et qui se poursuit, aurait pu \u00eatre l&rsquo;occasion de rapprochement entre les pays de l&rsquo;Eurozone et ceux du BRIC, afin d&rsquo;\u00e9chapper ensemble aux fluctuations g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par la domination du dollar, mais rien de tel ne se pr\u00e9cise encore.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl n&rsquo;est pas n\u00e9cessaire de chercher loin la raison de ces \u00e9checs, condamnant les perspectives d&rsquo;un \u00e9ventuel euro-BRIC. Sans faire de l&rsquo;anti-am\u00e9ricanisme syst\u00e9matique, il faut bien reconna\u00eetre que Etats-Unis continuent \u00e0 se comporter comme du temps de la guerre froide, interdisant de fait \u00e0 leurs alli\u00e9s europ\u00e9ens de disposer de l&rsquo;autonomie qui leur serait n\u00e9cessaire pour n\u00e9gocier en toute ind\u00e9pendance et \u00e9galit\u00e9 des perspectives de coop\u00e9ration strat\u00e9gique. C&rsquo;est le cas notamment des relations euro-russes. Tout est fait par Washington pour continuer \u00e0 pr\u00e9senter la Russie comme un adversaire inconciliable, tant au sein de l&rsquo;Otan que dans les questions \u00e9conomiques&#8230;ceci m\u00eame au moment ou de l&rsquo;avis g\u00e9n\u00e9ral, la Russie a entrepris une \u00e9volution vers une soci\u00e9t\u00e9 conservatrice, fortement teint\u00e9e de religion, certes nationaliste mais qui pourrait parfaitement s&rsquo;entendre avec la civilisation europ\u00e9enne. Il est vrai que la Russie continue \u00e0 entretenir des forces arm\u00e9es non n\u00e9gligeables, dot\u00e9es de l&rsquo;arme atomique supr\u00eame. Et cela l&rsquo;Am\u00e9rique, dans son d\u00e9lire de puissance, ne le supporte pas.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tSi les Europ\u00e9ens avaient conquis \u00e0 l&rsquo;occasion de la crise actuelle un minimum d&rsquo;ind\u00e9pendance au regard des int\u00e9r\u00eats financiers mondialis\u00e9 dont Wall Street est l&rsquo;\u00e9picentre et dont Londres est le reflet, ils auraient refus\u00e9 de se laisser dicter des choix politiques contredisant directement leur souverainet\u00e9. Mais il n&rsquo;y a plus de De Gaulle parmi eux, m\u00eame en France. Partout r\u00e8gne la soumission et le refus d&rsquo;assumer en toute ind\u00e9pendance un r\u00f4le mondial, notamment dans les relations avec le BRIC.<\/p>\n<h3>De l&rsquo;espionnage aux cyber-guerres<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tOn a pu s&rsquo;\u00e9tonner de la persistance d&rsquo;un tel esprit de d\u00e9mission. Mais la d\u00e9couverte toute r\u00e9cente de l&#8217;emprise de la National Security Agency sur les gouvernements europ\u00e9ens, d\u00e9coulant de l&rsquo;affaire dite NSA\/Prism\/Snowden, devrait ouvrir les yeux. Il est d\u00e9sormais clair, gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;h\u00e9ro\u00efsme du lanceur d&rsquo;alerte Edward Snowden, que depuis des ann\u00e9es la NSA, la CIA, le Pentagone et plus g\u00e9n\u00e9ralement l&rsquo;Etat f\u00e9d\u00e9ral am\u00e9ricain, connaissaient pratiquement tout des \u00e9tats d&rsquo;\u00e2me europ\u00e9ens \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard de l&rsquo;alliance euro-am\u00e9ricaine. Nos \u00ab alli\u00e9s et amis \u00bb am\u00e9ricains \u00e9taient donc parfaitement bien arm\u00e9s pour d\u00e9tecter qui en Europe pouvait r\u00eaver d&rsquo;ind\u00e9pendance et d&rsquo;\u00e9ventuels rapprochements avec d&rsquo;autres puissances globales. Les pressions et manuvres directes ou indirectes pour d\u00e9courager toute tentation europ\u00e9enne de n\u00e9gocier des accords fussent-ils limit\u00e9s avec les voisins de l&rsquo;Est ont sans doute \u00e9t\u00e9 permanentes et couronn\u00e9es de succ\u00e8s.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tA la lumi\u00e8re de ce que l&rsquo;on soup\u00e7onne maintenant, dans la suite des r\u00e9v\u00e9lations faites par Edward Snowden, l&rsquo;on pourrait sans doute mieux comprendre les obstacles multiples qu&rsquo;ont rencontr\u00e9 ceux qui en Europe, hommes politiques ou industriels, avaient envisag\u00e9 des convergences avec les Russes et les Chinois. C&rsquo;est ainsi notamment que pourraient s&rsquo;expliquer les curieuses difficult\u00e9s rencontr\u00e9es par les int\u00e9r\u00eats \u00e9conomiques allemands tent\u00e9s par un rapprochement avec les Russes dans le domaine de l&rsquo;\u00e9nergie ou de l&rsquo;armement. Tout \u00e9tait fait dans le m\u00eame temps, \u00e9videmment, pour pr\u00e9senter aux Russes les n\u00e9gociateurs europ\u00e9ens comme peu fiables, sinon franchement hostiles, finan\u00e7ant en sous-mains de fumeuses r\u00e9volutions orange. .<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPour d\u00e9courager chez les Europ\u00e9ens les tentations de convergences euro-BRICS, il faut \u00e9videmment pr\u00e9senter la Russie et la Chine, entre autres, comme rec\u00e9lant des nids d&rsquo;espionnage politique et industriel. Certes, nul n&rsquo;a jamais pr\u00e9tendu que ces puissances n&rsquo;utilisent pas le renseignement pour acqu\u00e9rir des comp\u00e9tences aux d\u00e9pens des Europ\u00e9ens. Mais ceux-ci le font de leur c\u00f4t\u00e9. Cependant, si l&rsquo;on comparait  t\u00e2che \u00e9videmment impossible  l&rsquo;intensit\u00e9 de l&rsquo;espionnage am\u00e9ricain, de tous instants et dans tous les domaines, avec celle de l&rsquo;espionnage russe ou chinois, l&rsquo;on verrait facilement que les moyens d\u00e9ploy\u00e9s aux d\u00e9triment des Europ\u00e9ens sont sans proportions.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tComme si pourtant, la menace de l&rsquo;espionnage venant des pays du BRIC ne suffisait pas pour rendre suspecte aux yeux des Europ\u00e9ens la fr\u00e9quentation des Russes et des Chinois, les strat\u00e8ges am\u00e9ricains \u00e9voquent d\u00e9sormais la cyberguerre, d\u00e9finie comme g\u00e9n\u00e9rant des atteintes via les r\u00e9seaux num\u00e9riques \u00e0 l&rsquo;int\u00e9grit\u00e9 des entreprises et des Etats. Les destructions massives pouvant en r\u00e9sulter sont aujourd&rsquo;hui de plus en plus \u00e9voqu\u00e9es par la propagande am\u00e9ricaine pour rendre suspectes toutes perspectives de coop\u00e9ration euro-BRICS.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCette d\u00e9marche agressive \u00e0 l&rsquo;encontre des pays du BRICS ne s&rsquo;exerce pas seulement au d\u00e9triment de la souverainet\u00e9 europ\u00e9enne (ou de la souverainet\u00e9 br\u00e9silienne dans le cas pr\u00e9cis de ce pays et de ses voisins d&rsquo;Am\u00e9rique Latine). Elle commence \u00e0 s&rsquo;exercer maintenant au d\u00e9triment de la paix mondiale, dans son sens le plus large. C&rsquo;est ainsi que l&rsquo;on peut lire dans la presse officielle am\u00e9ricaine de plus en plus d&rsquo;articles alarmistes d\u00e9non\u00e7ant la Chine comme menant, voire en train de gagner, une cyberguerre contre les Etats-Unis. Les esprits les plus \u00e9chauff\u00e9s outre-atlantique en viennent \u00e0 exiger de la part du Pentagone de v\u00e9ritables ripostes nucl\u00e9aires, sans vouloir \u00e9voquer les risques immenses pouvant en d\u00e9couler (voir <a href=\"http:\/\/www.europesolidaire.eu\/article.php?article_id=1123&#038;r_id=\" class=\"gen\">notre article<\/a>). Il est clair que dans cette ambiance, toute personne recommandant en Europe l&rsquo;amorce de processus de rapprochement euro-BRICS sera vite pr\u00e9sent\u00e9e comme coupable de haute trahison.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tNous ne disons pas ici que les Russes, Chinois et autres membres du BRICS soient des enfants de chur. Nous disons seulement que si les Europ\u00e9ens \u00e9taient capables de revendiquer un minimum d&rsquo;autonomie dans les rapports internationaux, ils devraient ne laisser \u00e0 aucune autre puissance tut\u00e9laire le soin de d\u00e9fendre leurs int\u00e9r\u00eats. S&rsquo;ils voulaient vraiment se d\u00e9fendre, ils ne manqueraient pas de moyens en propre. Mais l&rsquo;id\u00e9e m\u00eame d&rsquo;une d\u00e9fense europ\u00e9enne autonome, hors Otan, a d\u00e9sert\u00e9 les esprits.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tNous souhaitons \u00e9videmment, ayant soutenu le mouvement d&rsquo;opinion justifiant la d\u00e9marche euro\/BRIC, que ce diagnostic pessimiste soit d\u00e9menti. Mais pour le moment nous n&rsquo;en voyons pas l&rsquo;amorce, tout au moins \u00e0 une \u00e9chelle suffisante permettant \u00e0 l&rsquo;Europe de se constituer, selon la formule, en global leader.<\/p>\n<\/p>\n<p>\n<p class=\"signature\">Jean-Paul Baquiast<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>EuroBRIC, quelles perspectives pour des alliances fiables? 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