{"id":75108,"date":"2013-07-20T05:24:28","date_gmt":"2013-07-20T05:24:28","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2013\/07\/20\/la-grace-de-lhistoire-deuxieme-livre-iii\/"},"modified":"2013-07-20T05:24:28","modified_gmt":"2013-07-20T05:24:28","slug":"la-grace-de-lhistoire-deuxieme-livre-iii","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2013\/07\/20\/la-grace-de-lhistoire-deuxieme-livre-iii\/","title":{"rendered":"<em>La gr\u00e2ce de l&rsquo;Histoire<\/em> : Deuxi\u00e8me Livre (III)"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\"><em>La gr\u00e2ce de l&rsquo;Histoire<\/em> : Deuxi\u00e8me Livre (III)<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>\t20 juillet 2013  Nous avons tenu nos lecteurs \u00e9pisodiquement inform\u00e9s des spasmes, convulsions et autres agitations quasi-\u00e9pileptiques qui caract\u00e9risent l&rsquo;\u00e9volution de la structure de <em>La gr\u00e2ce de l&rsquo;Histoire<\/em>. Ils savent d\u00e9sormais quoiqu&rsquo;approximativement, nos lecteurs, que le volume unique de l&rsquo;origine s&rsquo;est scind\u00e9 en trois Livres, ou tomes. (Voir notre <em>La gr\u00e2ce&#8230; Carnet de bord-1<\/em>, du <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-la_gr_ce_carnet_de_bord-1_17_07_2013.html\" class=\"gen\">17 juillet 2013<\/a>.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tAujourd&rsquo;hui, nous pr\u00e9sentons la Deuxi\u00e8me Partie (en plus de l&rsquo;Introduction, mis en ligne le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-deuxi_me_livre_i_m_thodologie_et_tat_de_l_esprit_02_03_2012.html\" class=\"gen\">2 mars 2012<\/a>) de ce qui est d\u00e9sormais le deuxi\u00e8me Tome de <em>La gr\u00e2ce de l&rsquo;Histoire<\/em>. On a rapidement esquiss\u00e9, lors de notre pr\u00e9c\u00e9dente intervention (pr\u00e9sentation de la Premi\u00e8re Partie de ce deuxi\u00e8me tome, le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-la_gr_ce_de_l_histoire_deuxi_me_livre_ii_15_02_2013.html\" class=\"gen\">15 f\u00e9vrier 2013<\/a>), les circonstances dans lesquelles s&rsquo;\u00e9tait impos\u00e9e, <em>in extremis<\/em>, la n\u00e9cessit\u00e9 de glisser une nouvelle Partie de notre r\u00e9cit, imm\u00e9diatement apr\u00e8s la Premi\u00e8re Partie. Il s&rsquo;agit effectivement de cette Partie nomm\u00e9e \u00ab<em>La passerelle eschatologique et le Christianisme<\/em>\u00bb, que nous avions \u00e9voqu\u00e9e de cette fa\u00e7on :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab[&#8230;L]<em>orsque s&rsquo;est impos\u00e9e, toujours au m\u00eame auteur, une obligation inattendue de glisser&#8230;<\/em> [&#8230;] <em>une nouvelle partie destin\u00e9e \u00e0 \u00e9clairer et \u00e0 approfondir \u00e0 la fois le propos. Entre la partie consacr\u00e9e \u00e0 la Renaissance&#8230; <\/em>[&#8230; ;] <em>il s&rsquo;agissait d&rsquo;intercaler le survol d&rsquo;une histoire du Christianisme, selon notre interpr\u00e9tation, pour mieux faire comprendre les m\u00e9canismes et le comportement<\/em> <strong><em>psychologique<\/em><\/strong> <em>se d\u00e9veloppant de la Renaissance \u00e0 la rupture fameuse (1776-1825) du d\u00e9cha\u00eenement de la Mati\u00e8re, et \u00e9tablir d&rsquo;autre part l&rsquo;hypoth\u00e8se d&rsquo;une passerelle eschatologique entre le XVII\u00e8me si\u00e8cle, et notamment le Nouveau-Monde, et les temps m\u00e9tahistoriques pr\u00e9sents o\u00f9 le Nouveau-Monde reste au centre de nos pr\u00e9occupations.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tEffectivement, au d\u00e9part, lorsque nous est venue l&rsquo;id\u00e9e de glisser cette partie entre celle de la Renaissance et celle du Si\u00e8cle des Lumi\u00e8res, ou si\u00e8cle du persiflage, nous la justifiions par un caract\u00e8re descriptif du XVII\u00e8me si\u00e8cle (surnomm\u00e9 par certains le Grand Si\u00e8cle de l&rsquo;Intol\u00e9rance), que nous d\u00e9finirions par une sorte de tentation eschatologique dans le chef des mouvements religieux issus de la Renaissance, qui pouvait \u00eatre li\u00e9e au caract\u00e8re descriptif qu&rsquo;on pourrait relever dans notre \u00e9poque de grande crise d&rsquo;effondrement du Syst\u00e8me. (Ainsi s&rsquo;explique l&rsquo;expression de passerelle eschatologique du titre.) Cela impliquait notamment, chez les religieux extr\u00e9mistes les plus activistes (catholiques et protestants), une recherche de l&rsquo;Apocalypse, \u00e9galement selon un \u00e9tat d&rsquo;esprit qu&rsquo;on retrouve aujourd&rsquo;hui dans d&rsquo;autres segments activistes de la population. Finalement, cette pouss\u00e9e fut contenue puis annihil\u00e9e par une \u00e9chapp\u00e9e humaniste, \u00e0 partir de 1680, sous le magist\u00e8re du Protestant Louis Bayle (converti au catholicisme, reconverti au protestantisme), qui d\u00e9veloppa un courant mod\u00e9r\u00e9, humaniste, ouvert et tol\u00e9rant, sous le nom de R\u00e9publique des Lettres. (\u00ab<em>La R\u00e9publique des Lettres, ce chemin de Bayle ralliant \u00e0 lui protestants mod\u00e9r\u00e9s et libres parleurs, et catholiques raisonneurs et raisonnables, tous bons esprits et (encore) croyants sinc\u00e8res&#8230;<\/em>\u00bb) Ce mouvement fut parmi les inspirateurs directs du Si\u00e8cle des Lumi\u00e8res, \u00e9tant lui-m\u00eame, du moins selon une approche conventionnelle sinon <strong>conformiste<\/strong>, une lumi\u00e8re qui \u00e9claira <em>in extremis<\/em> le Grand Si\u00e8cle de l&rsquo;Intol\u00e9rance \u00e0 son cr\u00e9puscule.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tA partir de ce r\u00e9cit enferm\u00e9 dans son temps, et interpr\u00e9t\u00e9 par nous bien entendu, il nous apparut qu&rsquo;une extension \u00e0 un historique du Christianisme contribuerait d\u00e9cisivement \u00e0 justifier, \u00e0 \u00e9largir et \u00e0 hausser le propos, et \u00e0 lui donner toute sa puissance. Ainsi le r\u00e9cit dans cette Partie s&rsquo;allongea-t-il consid\u00e9rablement, en remontant dans le temps jusqu&rsquo;aux origines <strong>historiques<\/strong> du Christianisme. D&rsquo;une fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale, cela nous permit de mieux structurer notre approche fondamentale du Moment-clef de notre conception (le d\u00e9cha\u00eenement de la Mati\u00e8re). Pour nous, le Christianisme, dont l&rsquo;origine spirituelle la plus haute est \u00e9vidente, disposait des capacit\u00e9s de mener \u00e0 bien une mission historique fondamentale, en haussant d\u00e9cisivement ce caract\u00e8re historique au niveau m\u00e9tahistorique. Ce Moment est celui du Temps des cath\u00e9drales, au XII\u00e8me si\u00e8cle essentiellement ; l&rsquo;\u00e9chec de la transmutation conduisit \u00e0 la d\u00e9cadence et \u00e0 l&rsquo;affaiblissement du Christianisme jusqu&rsquo;\u00e0 le rendre extr\u00eamement vuln\u00e9rable aux influence les plus d\u00e9structurantes et dissolvantes. Le Christianisme qui est de si haute valeur originelle est, dans son existence terrestre, un \u00e9chec consid\u00e9rable. Plus dure sera la Chute&#8230;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tNous envisageons cette historique du Christianisme en acceptant objectivement les donn\u00e9es fondamentales de cette religion, c&rsquo;est-\u00e0-dire son origine spirituelle et son \u00e9tat de d\u00e9positaire de la Tradition principielle, parmi d&rsquo;autres courants spirituels et d&rsquo;autres religions \u00e9galement comptables de la Tradition. Notre m\u00e9thodologie est en effet de repousser le moindre interdit, et, pour ce cas, de cette sorte d&rsquo;interdit qui prononce l&rsquo;anath\u00e8me contre des \u00e9v\u00e9nements ou des ph\u00e9nom\u00e8nes hors du champ de la raison, et d&rsquo;une raison bien pr\u00e9cise, pr\u00e9par\u00e9e par un conditionnement sp\u00e9cifique et contre sa fonction naturelle \u00e0 cette t\u00e2che d&rsquo;impitoyable censeur. Ainsi en est-il, pour notre m\u00e9thodologie, de l&rsquo;acceptation sans d\u00e9tour de l&rsquo;hypoth\u00e8se impliquant une pens\u00e9e qui accepte comme une donn\u00e9e \u00e9vidente la dimension divine, qui d\u00e9finit \u00e9videmment le Christianisme. Voici un passage de la Partie mise en ligne aujourd&rsquo;hui, qui explique cette position&#8230;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Dans notre ouvrage, et de plus en plus pr\u00e9cis\u00e9ment \u00e0 mesure que nous progressons, et tr\u00e8s pr\u00e9cis\u00e9ment bien s\u00fbr avec ce travail sur le Christianisme, nous tentons ceci dans la substance et la forme m\u00eame de l&rsquo;esprit : accepter, et m\u00eame r\u00e9clamer pour nourrir la puissance de ce travail la conception g\u00e9n\u00e9rale m\u00eame, la conception cosmique qui baignerait toute une pens\u00e9e de l&rsquo;\u00e9l\u00e9ment divin comme une \u00e9vidence de la v\u00e9rit\u00e9 du monde. Il s&rsquo;agit de penser comme lorsqu&rsquo;on pensait effectivement de cette fa\u00e7on. (Pour suivre la r\u00e9f\u00e9rence et aller jusqu&rsquo;\u00e0 son terme, sans restriction parce qu&rsquo;on ne restreint pas cette sorte de d\u00e9marche : il s&rsquo;agit de penser le XXI\u00e8me si\u00e8cle, au XXI\u00e8me si\u00e8cle, avec l&rsquo;esprit complet d&rsquo;un Agrippa du XVI\u00e8me si\u00e8cle, ou d&rsquo;un Plotin, ou d&rsquo;un Platon, certes, avec les choses divines<\/em> <strong><em>baignant<\/em><\/strong> <em>cet esprit.) Dans le cas qui nous occupe pr\u00e9sentement, il s&rsquo;agit de penser le Christianisme<\/em> <strong><em>comme si<\/em><\/strong> <em>la divine origine de ce ph\u00e9nom\u00e8ne constituait une v\u00e9rit\u00e9 acquise et admise sans \u00e9nervement de l&rsquo;esprit, pour notre fa\u00e7on de penser, pour mieux embrasser ce qu&rsquo;il nous importe de d\u00e9crire. Si cette latitude ne nous est pas<\/em> <strong><em>imp\u00e9rativement<\/em><\/strong> <em>accord\u00e9e, \u00e0 quoi sert de juger ? Comment juger avec la l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 c\u00e9leste qui convient, avec aux pieds les boulets que nous nous sommes attach\u00e9s ? Comment prendre son envol ? A cause d&rsquo;une telle restriction, l&rsquo;esprit de la chose, le langage m\u00eame, interdisent un jugement \u00e9quitable en rendant par avance le verdict Il nous semble, enfin, que nous n&rsquo;avons, somme toute, aucune raison de moins pr\u00e9senter cela comme une \u00e9vidence, que le contraire ; en d&rsquo;autres termes, il nous para\u00eet moins \u00e9vident et imp\u00e9ratif de faire ce qu&rsquo;on nomme audacieusement quoique dans une langue courante et suspecte d&rsquo;approximation la preuve de l&rsquo;existence de Dieu, que de faire la preuve de la non-existence de Dieu.<\/em> [&#8230;]<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Sans nous d\u00e9voiler nous-m\u00eames en aucune fa\u00e7on, dans un sens ou dans l&rsquo;autre, de notre croyance ou de notre absence ou refus de croyance, pour aller d&rsquo;un extr\u00eame \u00e0 l&rsquo;autre, nous voulons avancer ceci d&rsquo;une fa\u00e7on compl\u00e8tement objective : sans \u00eatre religieux (Chr\u00e9tien) de quelque fa\u00e7on que ce soit, ni pratiquant d&rsquo;une foi religieuse, ni ardent illumin\u00e9 ou m\u00eame raisonnable croyant de cette m\u00e9thode de la foi, sans m\u00eame rien de tout cela, nous voulons qu&rsquo;on puisse penser,<\/em> <strong><em>presqu&rsquo;avec l&rsquo;\u00e9tat de l&rsquo;esprit d&rsquo;un ath\u00e9e s&rsquo;il le faut<\/em><\/strong> <em>et pour nous faire bien entendre jusqu&rsquo;aux plus sourds \u00e0 cet \u00e9gard, avec comme centralit\u00e9 du dispositif l&rsquo;id\u00e9e si puissante, si enrichissante, de l&rsquo;existence de l&rsquo;Unique, du Principe \u00e9ternel, de l&rsquo;Ineffable,  ou bien celle de l&rsquo;existence de Dieu, si vous voulez, pour faire bref selon le langage convenu Nous pr\u00e9f\u00e9rons cette voie royale de l&rsquo;intelligence et de l&rsquo;intuition haute \u00e0 la fausse libert\u00e9 et au soup\u00e7on policier impliqu\u00e9s par la surveillance vigilante de la sauvegarde de l&rsquo;hypoth\u00e8se de Sa non-existence. Nous croyons que l&rsquo;esprit s&rsquo;en porte bien mieux, qu&rsquo;il hume haut, qu&rsquo;il ne craint pas les cimes, qu&rsquo;il n&rsquo;a nul besoin de se contempler dans un miroir pour s&rsquo;\u00e9talonner et mesurer sa propre gloire, et continuellement arguer de sa propre grandeur acquise sans l&rsquo;aide de quiconque.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCet extrait permet de mieux comprendre, nous l&rsquo;esp\u00e9rons, le sens de notre d\u00e9marche, qui est de <strong>nous p\u00e9n\u00e9trer<\/strong> du Christianisme, jusqu&rsquo;\u00e0 sa dimension la plus haute, pour juger d\u00e9cisivement, selon notre point de vue, de sa dimension terrestre. C&rsquo;est alors que nous d\u00e9veloppons notre appr\u00e9ciation du destin du Christianisme, qui joue \u00e9videmment un r\u00f4le fondamental dans le d\u00e9roulement des \u00e9v\u00e9nements qui nous importent d&rsquo;une fa\u00e7on centrale,  bien s\u00fbr autour du d\u00e9cha\u00eenement de la Mati\u00e8re, ce qui l&rsquo;a pr\u00e9par\u00e9, ce qui l&rsquo;a permis et ce qui a suivi jusqu&rsquo;\u00e0 nous, en ce d\u00e9but de XXI\u00e8me si\u00e8cle. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tNous pr\u00e9sentons \u00e9galement un extrait du texte g\u00e9n\u00e9ral de cette deuxi\u00e8me Partie du Tome II de <em>La gr\u00e2ce de l&rsquo;Histoire<\/em>. Il s&rsquo;agit des derni\u00e8res pages de conclusion. Nous faisons une allusion \u00e0 ce que nous percevons de la position de l&rsquo;\u00c9glise dans notre situation g\u00e9n\u00e9rale de crise et situons ce propos dans la perspective g\u00e9n\u00e9rale de notre r\u00e9cit, avec la poutre ma\u00eetresse du d\u00e9cha\u00eenement de la Mati\u00e8re. Bien entendu, cet extrait ne dit <strong>rien de d\u00e9cisif<\/strong> en lui-m\u00eame : ainsi ne peut-il \u00eatre pris <strong>en aucune fa\u00e7on<\/strong> pour un jugement de notre part sur notre situation pr\u00e9sente selon ce qui serait la position op\u00e9rationnelle, la fonction politique et l&rsquo;influence spirituelle de l&rsquo;\u00c9glise aujourd&rsquo;hui. Notre <strong>tr\u00e8s ferme<\/strong> recommandation, sans aucun doute <em>sine qua non<\/em> selon nos r\u00e8gles, est que cet extrait doit \u00eatre lu \u00e0 la lumi\u00e8re de l&rsquo;ensemble de cette Partie que nous mettons en ligne aujourd&rsquo;hui, et jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;extr\u00eame de la logique, \u00e0 la lumi\u00e8re au moins du Tome II de <em>La gr\u00e2ce de l&rsquo;Histoire<\/em> dont il est la deuxi\u00e8me Partie. Il s&rsquo;agit donc pour l&rsquo;instant d&rsquo;un exemple du d\u00e9veloppement du propos, qui doit \u00eatre appr\u00e9ci\u00e9 comme tel et comme rien d&rsquo;autre ; et ainsi, de cette conclusion ne peut-on tirer aucune conclusion de l&rsquo;orientation g\u00e9n\u00e9rale du r\u00e9cit (<em>La gr\u00e2ce de l&rsquo;Histoire<\/em>) ni de notre position pr\u00e9sente vis-\u00e0-vis de l&rsquo;\u00c9glise. Notre tentative g\u00e9n\u00e9rale, avec <em>La gr\u00e2ce<\/em>, est de type objectif, m\u00eame si elle para\u00eet engag\u00e9e \u00e0 certains,  mais ceux-l\u00e0 jugeraient alors \u00e0 la lumi\u00e8re d&rsquo;une r\u00e9f\u00e9rence (celle de la modernit\u00e9 et de ses affrontements internes) qui est elle-m\u00eame un engagement et interdit par cons\u00e9quent absolument de trancher entre ce qui est objectivit\u00e9 et ce qui ne l&rsquo;est pas.<\/p>\n<h3>Extraits,  conclusion de la Deuxi\u00e8me Partie<\/h3>\n<h4>\u00ab <em>A-parte<\/em> du temps courant<\/h4>\n<p>\u00bb En effet, le r\u00e9cit portant ici sur la passerelle eschatologique entre le XVII\u00e8me si\u00e8cle et notre XXI\u00e8me si\u00e8cle, il n&rsquo;est pas illogique de mentionner une appr\u00e9ciation succincte sur ce XXI\u00e8me si\u00e8cle, du point de vue du Christianisme comme nous l&rsquo;avons \u00e9voqu\u00e9, c&rsquo;est-\u00e0-dire par rapport \u00e0 la progression du Mal. Parcourant ces lignes \u00e0 nouveau, avant la premi\u00e8re publication dite en ligne [en juillet 2013], la tentation s&rsquo;est ajout\u00e9e \u00e0 la logique d&rsquo;y mettre quelques consid\u00e9rations sur les \u00e9v\u00e9nements les plus r\u00e9cents, les plus conjoncturels, les plus \u00e9loign\u00e9s de la r\u00e9flexion qui cherche profondeur et dur\u00e9e plut\u00f4t qu&rsquo;\u00e9clat et fugacit\u00e9 ; et ceci, sans nul doute, nullement pour d\u00e9florer cela, bien entendu&#8230;<D> [&#8230;]<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb Il y a une troublante similitude entre le sort de cette \u00c9glise emport\u00e9e dans une crise de dissolution qui fait craindre l&rsquo;effondrement, et le Syst\u00e8me lui-m\u00eame, lanc\u00e9 sur une course similaire. On ne peut se lib\u00e9rer d&rsquo;un malaise devant cette occurrence qui semblerait <strong>rassembler<\/strong> ces deux entit\u00e9s fondamentales, comme si m\u00eame un march\u00e9 pouvait avoir \u00e9t\u00e9 conclu entre les deux, pour tenter de freiner cette chute effrayante en additionnant et combinant ce qui leur reste de forces. L&rsquo;\u00c9glise apporterait au Syst\u00e8me repr\u00e9sentatif de notre contre-civilisation, ce qu&rsquo;on nomme lestement un suppl\u00e9ment d&rsquo;\u00e2me, ou d&rsquo;apparence d&rsquo;\u00e2me, comme on donne une caution, comme pour sembler lui donner un sens ; le Syst\u00e8me offrirait \u00e0 l&rsquo;\u00c9glise une pseudo-s\u00fbret\u00e9 en lui reconnaissant une sorte de magist\u00e8re moral, exprim\u00e9 essentiellement dans le vacarme du syst\u00e8me de la communication, par le prestige de l&rsquo;institution papale, par la fascination \u00e9prouv\u00e9e pour l&rsquo;institution papale, si \u00e9vidente lors de l&rsquo;\u00e9lection d&rsquo;un nouveau pape (cas de mars 2013 justement, apr\u00e8s les circonstances inhabituelles et n\u00e9cessairement troublantes de la d\u00e9mission de Beno\u00eet XVI) Les deux s&rsquo;adoubant ainsi l&rsquo;un l&rsquo;autre feraient de cette hypoth\u00e8se d&rsquo;une sorte de march\u00e9 une chose malheureuse, qu&rsquo;on pourrait juger \u00e0 juste titre d&rsquo;une extr\u00eame bassesse. Il n&rsquo;est pas question d&rsquo;ajouter ici une critique de circonstance port\u00e9e contre le Christianisme ; il est question d&rsquo;observer que le Christianisme, qui a sembl\u00e9 se contracter dans l&rsquo;\u00c9glise elle-m\u00eame, n&rsquo;oppose aucune r\u00e9sistance s\u00e9rieuse \u00e0 un courant qui met en cause l&rsquo;essence m\u00eame de son origine,  ce courant qu&rsquo;il a lui-m\u00eame contribu\u00e9 \u00e0 cr\u00e9er, d&rsquo;une fa\u00e7on si regrettable ; au contraire, il continuerait \u00e0 y contribuer par souci de tactique sans la moindre \u00e9laboration, mais quoi, <em>persevere diabolicum<\/em> quoi qu&rsquo;il en soit. Cela nous conduit \u00e0 une remarque d&rsquo;importance, encore plus en y ajoutant le constat de la longue p\u00e9riode que nous avons observ\u00e9e et en consid\u00e9rant ce qu&rsquo;a \u00e9t\u00e9 le combat constant de l&rsquo;\u00c9glise.<D><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb L&rsquo;hypoth\u00e8se th\u00e9orique et sp\u00e9culative du rapprochement du Christianisme avec la force du Syst\u00e8me qui est n\u00e9cessairement ath\u00e9e par rapport \u00e0 la spiritualit\u00e9 renvoyant au Principe et \u00e0 l&rsquo;Unique, ne se d\u00e9ment pas d&rsquo;elle-m\u00eame parce que nous percevons d&rsquo;une fa\u00e7on assez \u00e9vidente cette chose inattendue que ce rapprochement n&rsquo;est pas n\u00e9cessairement contre-nature. De l\u00e0 notre conclusion, pour nos futures r\u00e9flexions, \u00e0 propos de ce destin terrestre de l&rsquo;\u00c9glise, passant par son manquement \u00e0 l&rsquo;accomplissement de sa Mission au Temps des cath\u00e9drales, puis ce qui a suivi,  conclusion suivant laquelle l&rsquo;\u00c9glise s&rsquo;est bien plus pr\u00e9occup\u00e9e des croyances, des religions et des particularit\u00e9s y compris internes concurrentes d&rsquo;elle-m\u00eame telle qu&rsquo;elle se con\u00e7oit, qu&rsquo;elle a constamment soup\u00e7onn\u00e9es, combattues, d\u00e9nonc\u00e9es, tent\u00e9 d&rsquo;amadouer \u00e0 son avantage, etc., que des forces anti-spirituelles et modernistes engag\u00e9es pourtant dans la furieuse et hurlante bataille contre le Principe qui a accompagn\u00e9 le d\u00e9cha\u00eenement de la Mati\u00e8re. On en d\u00e9duirait effectivement que l&rsquo;alliance \u00e9voqu\u00e9e ici est moins contre-nature qu&rsquo;elle ne para\u00eet, et alors son principe qui ne serait pas rejet\u00e9 accomplirait compl\u00e8tement le destin catastrophique du Christianisme en rendant compte des soup\u00e7ons les plus profonds.<D><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb D&rsquo;une fa\u00e7on encore plus g\u00e9n\u00e9rale, nous sommes conduits \u00e0 une autre conclusion, certes \u00e0 la lumi\u00e8re de l&rsquo;aventure chr\u00e9tienne mais avec le Christianisme consid\u00e9r\u00e9 comme les autres religions telles qu&rsquo;elles existent au sein du Syst\u00e8me, pour la situation de ce d\u00e9but du XXI\u00e8me si\u00e8cle o\u00f9 la religion d&rsquo;une fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale est brandie partout comme acteur principal, \u00e0 proscrire et \u00e0 d\u00e9truire ou \u00e0 magnifier c&rsquo;est selon. Cette conclusion g\u00e9n\u00e9rale, c&rsquo;est que le fait de la religion comme force et comme structure dont on a rappel\u00e9 l&rsquo;id\u00e9e courante qu&rsquo;elles sont celles d&rsquo;un acteur principal, est devenue <strong>au contraire<\/strong> un outil dans un gigantesque \u00e9branlement du monde qui la d\u00e9passe ; et nous disons, certes, <strong>bien plus<\/strong> \u00e9branlement du monde qu&rsquo;affrontement ; et la religion outil et rien d&rsquo;autre, et certainement pas acteur ; et la religion outil de l&rsquo;\u00e9branlement du monde, c&rsquo;est-\u00e0-dire outil du d\u00e9sordre  En un sens, si l&rsquo;on inclut dans notre d\u00e9veloppement sur le Christianisme et dans ce bref coup d&rsquo;il sur la situation actuelle, les agitations des autres grandes religions monoth\u00e9istes, ce \u00e0 quoi l&rsquo;on assiste aujourd&rsquo;hui ne serait nullement tout ceci,  ni un affrontement de religions [de civilisations, moins encore !], ni une affirmation des religions,  mais <strong>au contraire une  d\u00e9route compl\u00e8te<\/strong> des religions monoth\u00e9istes qui ont toutes plus ou moins eu un r\u00f4le, et surtout le r\u00f4le exclusif du spirituel, dans l&rsquo;accouchement de notre civilisation devenue contre-civilisation. Cette d\u00e9route compl\u00e8te accompagne celle du Syst\u00e8me que ces religions ont contribu\u00e9 \u00e0 cr\u00e9er, sans doute le plus involontairement qui soit, par le seul fait de leur affirmation monoth\u00e9iste ; parce que, selon cette approche, cette affirmation monoth\u00e9iste appara\u00eet m\u00e9thodologiquement inspiratrice de l&rsquo;exclusivisme herm\u00e9tique du Syst\u00e8me et m\u00eame de la source dont il proc\u00e8de (le d\u00e9cha\u00eenement de la Mati\u00e8re grosse de lui d\u00e8s qu&rsquo;elle se manifeste), de leur jaillissement et de leur existence m\u00eame Nous nous en tenons l\u00e0 dans cette incursion dans notre temps courant, \u00e0 propos de questions et de remarques qui laissent \u00e0 penser, qui nous solliciteront par cons\u00e9quent \u00e0 nouveau, non sans noter combien cette passerelle eschatologique qui a fait le th\u00e8me de circonstance de cette partie du r\u00e9cit poss\u00e8de de bien diverses facettes, et diverses fa\u00e7ons de s&rsquo;affirmer. Effectivement, elle vient jusqu&rsquo;\u00e0 nous pour nous interpeller \u00e0 propos de son propre destin.<D><\/p>\n<h4>\u00bb Justification du propos<\/h4>\n<p>\u00bb Allons plus avant en retrouvant notre chronologie qui, paradoxalement, nous ram\u00e8ne en arri\u00e8re. Ce qui nous a guid\u00e9 dans cette partie du r\u00e9cit en proposant, comme nous l&rsquo;\u00e9crivons \u00e0 son d\u00e9but, de penser le Christianisme <strong>comme si<\/strong> la divine origine de ce ph\u00e9nom\u00e8ne constituait une v\u00e9rit\u00e9 acquise et admise sans \u00e9nervement de l&rsquo;esprit, c&rsquo;est notre inqui\u00e9tude et notre incompr\u00e9hension originelle \u00e0 propos des conditions extraordinaires de ce que nous estimons \u00eatre une catastrophe affectant le destin du Christianisme. Comment une entit\u00e9 de si haute intelligence et de spiritualit\u00e9 si fervente, manifestement inspir\u00e9e par une injonction divine, si puissante, si admirablement construite, si incontestable dans son magist\u00e8re de la civilisation inspir\u00e9e par elle, par cons\u00e9quent \u00e0 la fois ma\u00eetresse et responsable des \u00e9v\u00e8nements se d\u00e9veloppant sous son empire, comment le Christianisme a-t-il pu laisser se d\u00e9velopper la modernit\u00e9, parfois jusqu&rsquo;\u00e0 s&rsquo;en r\u00e9jouir pour mieux confondre ses soi-disant adversaires et ses diffamateurs souvent int\u00e9ress\u00e9s, parfois m\u00eame semblant s&rsquo;y complaire apr\u00e8s tout ? Notre r\u00e9ponse est que le Mal, qui est pour nous \u00e0 la fois la modernit\u00e9 et le d\u00e9cha\u00eenement de la Mati\u00e8re qui l&rsquo;a ranim\u00e9 d\u00e9cisivement sous la forme d&rsquo;une entit\u00e9, le Mal qui a manifestement exerc\u00e9 toute son influence pour permettre cette d\u00e9viation vient pour une part de lui-m\u00eame, du Christianisme ; non pas le Mal comme cr\u00e9ation du Christianisme pr\u00e9cipit\u00e9 dans sa d\u00e9cadence jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;inversion certes, mais comme proximit\u00e9 du Christianisme conduisant, pour les \u00e2mes les plus inqui\u00e8tes et contre les esp\u00e9rances sans fin mises dans cette c\u00e9l\u00e9bration du divin, jusqu&rsquo;\u00e0 sa confusion avec le Christianisme lui-m\u00eame. (Plotin : \u00ab <em>mais les autres, ceux qui participeraient de lui<\/em> [du Mal] <em>et s&rsquo;y assimileraient, deviennent mauvais, n&rsquo;\u00e9tant pas mauvais en soi<\/em> \u00bb Le Christianisme, conduit par ses errements terrestres \u00e0 s&rsquo;assimiler au Mal, sans \u00eatre mauvais en soi mais ayant agi terrestrement de cette fa\u00e7on que tout s&rsquo;est pass\u00e9 comme si le Mal jaillissait de lui-m\u00eame [du Christianisme]. On reconna\u00eet la ruse centrale du Mal et son efficacit\u00e9 sans cesse renouvel\u00e9e.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb Le Christianisme, dans son op\u00e9rationnalit\u00e9 terrestre et au contraire de son essence purement accord\u00e9e \u00e0 la transcendance, s&rsquo;est r\u00e9v\u00e9l\u00e9 perm\u00e9able au Mal op\u00e9rant sous sa repr\u00e9sentation de la modernit\u00e9 par\u00e9e des atours du progressisme, o\u00f9 la vertu s\u00e9culi\u00e8re se paie du sacrifice des principes transcendantaux. Cela fut essentiellement accompli par le biais d&rsquo;une psychologie complexe, imp\u00e9tueuse et s\u00fbre d&rsquo;elle-m\u00eame, extraordinairement efficace mais trop ma\u00eetresse de ses effets jusqu&rsquo;\u00e0 la passion pour eux, pour voir que son brio l&rsquo;entra\u00eenait \u00e0 favoriser les germes de ce qui deviendrait, pour le Christianisme, l&rsquo;inversion de lui-m\u00eame. Ce brio \u00e9tait paradoxalement la faiblesse m\u00eame, et cette psychologie d&rsquo;apparence puissante dissimulait cette faiblesse effectivement mortelle pour la destin\u00e9e envisag\u00e9e, sa vuln\u00e9rabilit\u00e9 \u00e0 la pression et \u00e0 la p\u00e9n\u00e9tration du Mal. Le Christianisme terrestre se jugeait peut-\u00eatre de trop belle extraction, de trop haute lign\u00e9e et de transcendance trop affirm\u00e9e pour mener \u00e0 bien sa fortune terrestre sans pr\u00eater le flanc aux entreprises d&rsquo;un M\u00e9phistoph\u00e9l\u00e8s habile \u00e0 se dissimuler ; pour entreprendre ses op\u00e9rations terrestres, c&rsquo;est comme s&rsquo;il \u00e9tait venu de trop haut ; emport\u00e9 par la s\u00fbret\u00e9 de son origine, il tr\u00e9bucha. Par cons\u00e9quent et pire encore, le Christianisme chuta Sans doute faut-il songer \u00e0 lui pardonner, tant son origine semble marqu\u00e9e de vertus superbes, mais pour autant on se retiendra de le f\u00e9liciter car les grandes vertus ont leurs responsabilit\u00e9s dans la conduite indigne de leur destin o\u00f9 elles se fourvoient parfois, et elles doivent \u00eatre pr\u00eates, s&rsquo;il est n\u00e9cessaire, \u00e0 en r\u00e9pondre d&rsquo;une certaine fa\u00e7on. Le Christianisme reste l&rsquo;enfant de ses origines magnifiques mais l&rsquo;on ne peut s&#8217;emp\u00eacher d&rsquo;avancer l&rsquo;hypoth\u00e8se qu&rsquo;il ne fut pas insensible \u00e0 l&rsquo;orgueil dont il sait pourtant, lui le premier semble-t-il nous dire, qu&rsquo;il est un p\u00each\u00e9.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb D&rsquo;un point de vue plus g\u00e9n\u00e9ral, que l&rsquo;on pourrait qualifier de cyclique, ce destin malheureux et fautif du Christianisme doit finir par trouver sa place dans l&rsquo;arrangement g\u00e9n\u00e9ral des choses et du monde. On peut en effet observer que, selon notre approche, le Christianisme prend, <em>volens nolens<\/em>, une part fondamentale au d\u00e9veloppement des choses de cette fa\u00e7on que le Mal sous la forme du Syst\u00e8me prenne sa place en pleine lumi\u00e8re et nous apparaisse dans toute sa puissance mal\u00e9fique, avec le d\u00e9cha\u00eenement de la Mati\u00e8re, sans plus rien dissimuler de sa surpuissance de dissolution et ainsi pr\u00e9parant sa course autodestructrice ; en favorisant involontairement mais d\u00e9cid\u00e9ment le d\u00e9veloppement du modernisme, qui donne un cadre historique coh\u00e9rent \u00e0 l&rsquo;\u00e9volution consid\u00e9r\u00e9e avec le d\u00e9cha\u00eenement de la Mati\u00e8re ; en imposant par les conditions de sa propre Chute une dimension m\u00e9tahistorique promise \u00e0 transformer le destin que nous vivons de l&rsquo;apparente promesse moderniste transform\u00e9e en impasse de la modernit\u00e9, en l&rsquo;in\u00e9luctable issue eschatologique que nous devinons ; enfin, en nous d\u00e9livrant, par sa d\u00e9viation sinon son inversion m\u00eame, de son exclusivit\u00e9 parfois dictatoriale de la repr\u00e9sentation terrestre des accointances divines par lui-m\u00eame, et en ouvrant le champ par cons\u00e9quent \u00e0 une nouvelle libert\u00e9 dans la qu\u00eate de l&rsquo;ineffable, du moins pour ceux que la chose int\u00e9resse. Pour admettre ce sch\u00e9ma, effectivement, il faut admettre d\u00e9cid\u00e9ment la s\u00e9paration du Christianisme de ses origines glorieuses et si hautes, pour consid\u00e9rer sa branche terrestre devenue tronc central, son aventure purement exot\u00e9rique et s\u00e9culi\u00e8re, comme un destin promis \u00e0 se g\u00e2ter au contact des aventures terrestres, un destin sacrifi\u00e9 \u00e0 la mise en \u00e9vidence du Mal, pour assurer son identification puis sa destruction. A la lumi\u00e8re de notre enqu\u00eate, il nous semble que le Christianisme accomplit parfaitement cette mission-l\u00e0 (qui n&rsquo;a tout de m\u00eame nul besoin de majuscule). Plus qu&rsquo;aucune autre dynamique historique, il a su mettre en \u00e9vidence les ambitions du Mal autant que le Mal lui-m\u00eame, avec sa repr\u00e9sentation principale qu&rsquo;est la modernit\u00e9, et y r\u00e9pondant par sa propre Chute conduisant \u00e0 l&rsquo;issue eschatologique.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb Ce constat entra\u00eene aussit\u00f4t le propos \u00e0 ajouter, au simple encha\u00eenement de notre chronologie retrouv\u00e9e, l&rsquo;encha\u00eenement de la progression du Mal. Nous passons de cette partie o\u00f9 l&rsquo;on embrasse le Christianisme \u00e0 celle que je nomme la Partie du persiflage principalement au XVIII\u00e8me si\u00e8cle, qui est aussi celle d&rsquo;une des offensives majeures du Mal ; celle o\u00f9 le Mal mit enfin en place sa tactique magistrale de p\u00e9n\u00e9trer les esprit, de les affaiblir, de les pervertir et de les asservir, non par les id\u00e9es ni par quelque autre chose intelligible que ce soit o\u00f9 la raison garde la possibilit\u00e9 de l&rsquo;affronter, mais <strong>par le chemin tortueux et vicieux de l&rsquo;infection de la psychologie<\/strong>, auparavant pervertie, amollie, dissoute, ouverte comme une fille qui s&rsquo;offre .<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb Ce que l&rsquo;on est conduit \u00e0 constater, c&rsquo;est qu&rsquo;il (le Mal) peut ainsi op\u00e9rer avec la plus grande efficacit\u00e9, non seulement parce que la d\u00e9cadence du Christianisme a pr\u00e9par\u00e9 les Lumi\u00e8res avec quelle minutie, avec quelle efficacit\u00e9, mais surtout parce que cette d\u00e9cadence a compl\u00e8tement ressuscit\u00e9 la psychologie du Christianisme des premiers \u00e2ges historiques, du temps de l&rsquo;Empire ; la psychologie qui s&rsquo;ouvre \u00e0 la subversion et \u00e0 la dissolution en pr\u00e9tendant \u00e0 la fois \u00e0 l&rsquo;inculpabilit\u00e9 et \u00e0 l&rsquo;ind\u00e9fectibilit\u00e9 qui donnent une illustre vertu ; la psychologie de cette force diffuse et dissolue qui tient toutes les responsabilit\u00e9s des autorit\u00e9s dans ses rets et qui affirme ne pr\u00e9tendre \u00e0 rien en fait de responsabilit\u00e9 Le fait est qu&rsquo;elle servit, cette force, \u00e0 assurer le plus grand triomphe terrestre qu&rsquo;on put jamais imaginer pour un mouvement de cette apparente humilit\u00e9, avec la seule puissance de l&rsquo;onction Tr\u00e8s-Haute elle-m\u00eame, qui est le Christianisme, et qu&rsquo;elle conduit aussi s\u00fbrement \u00e0 son effondrement. La d\u00e9marche qui doit nous importer d\u00e9sormais est d&rsquo;observer ce qui s&rsquo;est pass\u00e9 dans l&rsquo;encha\u00eenement qui suit, dans les effets conduits par des chemins incertains et indirects, que permit et m\u00eame favorisa cette religion \u00e9videmment ennemie du Mal, devenant par ces catastrophiques circonstances son plus grand alli\u00e9 en lui garantissant l&rsquo;investissement de l&rsquo;esprit humain Ainsi s&rsquo;avance vers nous, non le Si\u00e8cle des Lumi\u00e8res mais Le Si\u00e8cle du persiflage. \u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La gr\u00e2ce de l&rsquo;Histoire : Deuxi\u00e8me Livre (III) 20 juillet 2013 Nous avons tenu nos lecteurs \u00e9pisodiquement inform\u00e9s des spasmes, convulsions et autres agitations quasi-\u00e9pileptiques qui caract\u00e9risent l&rsquo;\u00e9volution de la structure de La gr\u00e2ce de l&rsquo;Histoire. 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