{"id":75111,"date":"2013-07-22T08:12:58","date_gmt":"2013-07-22T08:12:58","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2013\/07\/22\/choisir-sa-crise\/"},"modified":"2013-07-22T08:12:58","modified_gmt":"2013-07-22T08:12:58","slug":"choisir-sa-crise","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2013\/07\/22\/choisir-sa-crise\/","title":{"rendered":"Choisir \u201csa\u201d crise"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">Choisir sa crise<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>\t22 juillet 2013  Notre concept d&rsquo;<a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notes_sur_notre_kosmos_crisique__27_03_2013.html\" class=\"gen\">infrastructure<\/a> <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-glossairedde_le_facteur_crisique__30_04_2013.html\" class=\"gen\">crisique<\/a>, qui pr\u00e9tend organiser en une vision arrang\u00e9e un \u00e9tat de fait qui ne cesse de se confirmer, constitue un facteur de plus en plus d\u00e9terminant de la situation du monde, et de la forme que prennent les relations internationales. Cela constitue un facteur puissant dans la d\u00e9termination de nos observations et des jugements qui en d\u00e9coulent, et de l&rsquo;orientation qu&rsquo;il faut donner \u00e0 ces observations.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCe que l&rsquo;infrastructure crisique nous offre, c&rsquo;est la disposition d&rsquo;une sorte de mat\u00e9riel de crises, et un mat\u00e9riel constituant d\u00e9sormais la forme essentielle (infrastructure) de la situation du monde, sinon la seule forme. Il devient impossible de penser cette situation du monde d&rsquo;une fa\u00e7on efficace et enrichissante hors d&rsquo;une pens\u00e9e compl\u00e8tement int\u00e9gr\u00e9e dans le facteur g\u00e9n\u00e9ral de la crise d&rsquo;effondrement du Syst\u00e8me dont l&rsquo;infrastructure crisique constitue effectivement la forme principale. Cela r\u00e9sulte d&rsquo;un caract\u00e8re essentiel de l&rsquo;infrastructure crisique, qui est de maintenir en activit\u00e9, m\u00eame dans les phases d&rsquo;apaisement, voire dans les phases dormantes, toutes les crises qui la constituent. Cela fait que toutes ces crises continuent \u00e0 figurer dans l&rsquo;agenda du syst\u00e8me de la communication, et qu&rsquo;il devient impossible pour le Syst\u00e8me, comme il le faisait auparavant (il y encore un an ou deux), d&rsquo;\u00e9touffer une crise par son expulsion du syst\u00e8me de la communication. On peut effectivement zapper d&rsquo;une crise \u00e0 l&rsquo;autre, mais cela n&rsquo;expulse pas la pr\u00e9c\u00e9dente du syst\u00e8me de la communication, et il est extr\u00eamement possible sinon probable, sinon accompli dans nombre de cas, que la crise ainsi expuls\u00e9e puisse revenir, et revienne m\u00eame souvent, et m\u00eame rapidement, s&rsquo;imposer \u00e0 notre attention sous la forme d&rsquo;une r\u00e9activation \u00e9ruptive. (Nous employons plus volontiers ce mot \u00e9ruption pour indiquer <strong>un<\/strong> paroxysme d&rsquo;une crise, que par exemple le mot explosion, dans le sens o\u00f9 le mot \u00e9ruption caract\u00e9rise un volcan en activit\u00e9 qui produit une crise active avant de s&rsquo;apaiser sans \u00eatre \u00e9teint, avant une nouvelle phase du genre, ce qui implique une dynamique paroxystique. En effet, les crises que nous identifions sont d\u00e9sormais du type chronique,  une innovation du Syst\u00e8me \u00e0 ce point de syst\u00e9matisation,  c&rsquo;est-\u00e0-dire qu elles sont durable et se manifestant non par une explosion paroxystique mais des \u00e9ruptions constituant une succession de phases hautes paroxystiques.)  En un sens, l&rsquo;infrastructure crisique a \u00e9tabli la p\u00e9rennit\u00e9 de toutes les crises qui la composent, non seulement dans leur v\u00e9rit\u00e9 (ce qui \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 le cas auparavant), mais avec cette v\u00e9rit\u00e9 install\u00e9e dans le syst\u00e8me de la communication qui conduit effectivement notre attention et qui active les \u00e9v\u00e9nements.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tNotre travail est donc, selon les circonstances et l&rsquo;\u00e9volution des choses, de choisir quelle crise en g\u00e9n\u00e9ral en phase d&rsquo;\u00e9ruption dans l&rsquo;infrastructure doit le plus retenir notre attention parce qu&rsquo;elle constitue au moment o\u00f9 cela se fait la plus importante dans le sens de sa signification et de ses effets. Nous sommes plac\u00e9s devant une n\u00e9cessit\u00e9 de choix, mais en pr\u00e9cisant que ces choix ont une signification fondamentale. C&rsquo;est l\u00e0 que s&rsquo;engage le jugement de l&rsquo;observateur, de la sentinelle antiSyst\u00e8me que tout commentateur digne de sa mission doit consid\u00e9rer \u00eatre lui-m\u00eame. A c\u00f4t\u00e9 des r\u00e9f\u00e9rences d&rsquo;opportunit\u00e9 qui conditionnent les \u00e9l\u00e9ments de l&rsquo;efficacit\u00e9 de ce choix (intensit\u00e9 de la crise, place de la crise dans le syst\u00e8me de la communication, etc.,  on ne peut s&rsquo;acharner \u00e0 commenter et \u00e0 \u00e9valuer quelque chose qui est compl\u00e8tement dormant), et parce que l&rsquo;infrastructure crisique nous offre nombre d&rsquo;opportunit\u00e9s, il y a dans ce choix une n\u00e9cessit\u00e9 de hausser d\u00e9cisivement le jugement. Il s&rsquo;agit d&rsquo;\u00e9valuer la valeur antiSyst\u00e8me effective et potentielle de la crise (tenant compte que <strong>toutes<\/strong> les crises sont n\u00e9cessairement antiSyst\u00e8me,  il s&rsquo;agit donc d&rsquo;en appr\u00e9cier l&rsquo;intensit\u00e9 et l&rsquo;essence m\u00eame) ; il s&rsquo;agit d&rsquo;effectuer son travail en tenant compte, par jugement de raison mais d&rsquo;une raison \u00e9clair\u00e9e par l&rsquo;intuition dans une mesure parfois d\u00e9cisive, et m\u00eame de plus en plus souvent d\u00e9cisive, de l&rsquo;importance essentielle de la crise selon son apport \u00e0 la crise g\u00e9n\u00e9rale d&rsquo;effondrement du Syst\u00e8me.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl faut noter que, dans le cas envisag\u00e9 et selon la fa\u00e7on dont nous l&rsquo;envisageons, notre faiblesse devient une vertu, ici \u00e0 <em>dedefensa.org<\/em>. Nous parlons d&rsquo;une faiblesse <strong>quantitative<\/strong>, parce que nous n&rsquo;avons pas les moyens humains de suivre avec la m\u00eame intensit\u00e9 toutes les crises,  et, dans ce cas, on le verra plus loin,  deux crises tr\u00e8s actives et en apparence d&rsquo;importance concurrente pour le moment. Cela nous force \u00e0 ce choix et cela nous oblige \u00e0 d\u00e9terminer ce choix selon la r\u00e9f\u00e9rence la plus forte \u00e0 la crise d&rsquo;effondrement du Syst\u00e8me et l&rsquo;interaction la plus profonde dans cette crise. Dans cette d\u00e9marche de d\u00e9terminer ce choix, il y a une valeur haute qui va contribuer d\u00e9cisivement \u00e0 hausser la valeur de notre recherche permanente \u00e0 propos de la crise d&rsquo;effondrement. Cela nous force et cela nous oblige \u00e0 \u00e9clairer justement cette r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la crise d&rsquo;effondrement du Syst\u00e8me. Cela nous force et cela nous oblige \u00e0 ne pas perdre, \u00e0 ne jamais perdre la trace de ce qui doit rester notre orientation absolument fondamentale qui est la crise d&rsquo;effondrement du Syst\u00e8me. N\u00e9cessit\u00e9 (par faiblesse [quantitative]) devient vertu, pour autant que l&rsquo;on garde constamment \u00e0 l&rsquo;esprit l&rsquo;essence m\u00eame de sa mission et que l&rsquo;on <strong>dispose de la force<\/strong> (n\u00e9cessairement qualitative) de continuer \u00e0 la conduire. Une telle m\u00e9thodologie permet d&rsquo;approcher un peu plus la v\u00e9rit\u00e9 de la crise.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCes consid\u00e9rations pour l&rsquo;instant th\u00e9oriques nous conduisent, par un souci de clart\u00e9 certes mais aussi par un souci d&rsquo;activisme op\u00e9rationnel, \u00e0 aborder la situation actuelle et courante. Nous voulons donc donner un exemple,  \u00e9vident par ailleurs dans la situation actuelle,  de ces consid\u00e9rations th\u00e9oriques \u00e0 trouver dans la situation courante d&rsquo;une part ; nous voulons, d&rsquo;autre part et <strong>surtout<\/strong>, \u00e0 partir de cette d\u00e9marche encore m\u00e9thodologique, passer \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelon sup\u00e9rieur de la r\u00e9flexion et aborder, \u00e0 partir de cet exemple, l&rsquo;essence m\u00eame de la notion de choix pour tenter de montrer combien cette d\u00e9marche permet d&rsquo;aborder le probl\u00e8me central de l&rsquo;appui qu&rsquo;on peut apporter \u00e0 l&rsquo;observation du d\u00e9veloppement de la crise g\u00e9n\u00e9rale d&rsquo;effondrement du Syst\u00e8me, et m\u00eame directement, l&rsquo;appui au d\u00e9veloppement lui-m\u00eame de la crise g\u00e9n\u00e9rale d&rsquo;effondrement du Syst\u00e8me.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tNous allons pr\u00e9ciser, pour les circonstances actuelles, combien ces circonstances mettent bien en lumi\u00e8re la n\u00e9cessit\u00e9 d&rsquo;un choix  pour nous,  en fonction de nos moyens comme on l&rsquo;a pr\u00e9cis\u00e9 plus haut, mais ces moyens for\u00e7ant \u00e0 la vertu dont nous parlons,  et combien elles constituent l&rsquo;exemple concret de la n\u00e9cessit\u00e9 d&rsquo;un choix. (A partir de l\u00e0, et parall\u00e8lement \u00e0 la r\u00e9flexion th\u00e9orique et m\u00e9thodologique que nous poursuivons, il serait logique de proposer une autre r\u00e9flexion, plus conjoncturelle, expliquant et justifiant beaucoup plus en d\u00e9tails et selon la nature de certains composants de la crise choisie, ce choix de l&rsquo;int\u00e9r\u00eat pour telle crise plut\u00f4t que pour telle autre. Nous aurions l\u00e0 un compl\u00e9ment absolument <strong>n\u00e9cessaire<\/strong> \u00e0 notre d\u00e9marche, avec l&rsquo;explication fondamentale et essentielle de ce en quoi cette crise choisie par nous apporte effectivement de suppl\u00e9ment d&rsquo;exploration et de compr\u00e9hension de la crise g\u00e9n\u00e9rale d&rsquo;effondrement du Syst\u00e8me. Ce sujet divergeant notablement de la r\u00e9flexion d\u00e9velopp\u00e9e ici, sera trait\u00e9 ind\u00e9pendamment, et certainement tr\u00e8s rapidement, par un second <em>F&#038;C<\/em>.) <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tD&rsquo;une fa\u00e7on tr\u00e8s concr\u00e8te par cons\u00e9quent, nous consid\u00e9rons ce que nous jugeons \u00eatre les deux crises actuelles les plus actives, qui sont la crise Snowden-NSA et la crise \u00e9gyptienne. Il est manifeste qu&rsquo;il y a choix de notre part, que nous abordons beaucoup plus souvent la premi\u00e8re que la seconde, que la crise Snowden est l&rsquo;objet de notre attention constante. Par contre, nous avons trait\u00e9 la crise \u00e9gyptienne avec une certaine distance et beaucoup plus \u00e9pisodiquement. Il s&rsquo;agit bien d&rsquo;un choix car le volume d&rsquo;informations disponibles concernant les deux crises est <em>grosso modo<\/em> \u00e9galement abondant.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t D&rsquo;une fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale, nous traitons la crise Snowden\/NSA comme un \u00e9v\u00e9nement en soi, qui contient sans aucun doute, en lui-m\u00eame, des facteurs essentiels d&rsquo;aggravation ; qui d\u00e9veloppe une multiplicit\u00e9 d&rsquo;aspects, certains inattendus, avec des ramifications complexes qui conduisent \u00e0 des surprises, \u00e0 des rebondissements ; qui met <strong>impitoyablement<\/strong> en lumi\u00e8re des comportements, des all\u00e9geances, des servilit\u00e9s, des r\u00e9voltes, qui se signalaient jusqu&rsquo;ici dans une latence incertaine permettant effectivement une certaine incertitude du jugement \u00e0 leur \u00e9gard. Nous comprenons qu&rsquo;il y a une sp\u00e9cificit\u00e9 dans cette crise, qui la distingue de toutes les autres, qui la sort des standards et des s\u00e9ries qui conditionnent nombre d&rsquo;autres crises. La crise Snowden\/NSA est compl\u00e8tement unique dans l&rsquo;\u00e9tat chronologique pr\u00e9sent de l&rsquo;infrastructure crisique, c&rsquo;est une crise pure, ou ce que nous d\u00e9signerions comme crise premi\u00e8re ; elle  pourrait, si elle se poursuit \u00e0 ce rythme, d\u00e9placer le centre d&rsquo;activit\u00e9 de la crise d&rsquo;effondrement du Syst\u00e8me,  d\u00e9nomm\u00e9e op\u00e9rationnellement <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-la_crise_haute_03_02_2012.html\" class=\"gen\">crise<\/a> <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notes_sur_la_crise_haute_ddecrisis_20_02_2012.html\" class=\"gen\">haute<\/a>,  de la situation crisique pass\u00e9e de l&rsquo;Iran \u00e0 l&rsquo;entour de <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-subrepticement_la_crise_syrienne_devient_haute_22_08_2012.html\" class=\"gen\">la Syrie<\/a> vers une situation crisique autour d&rsquo;elle-m\u00eame (de Snowden\/NSA). (Effectivement, cette d\u00e9nomination de crise premi\u00e8re ne signifie pas, depuis quelques ann\u00e9es que se sont d\u00e9velopp\u00e9es une structure puis une infrastructure crisique jusqu&rsquo;\u00e0 faire du ph\u00e9nom\u00e8ne crisique le caract\u00e8re principal, puis le caract\u00e8re unique des relations internationales, que la crise Snowden\/NSA soit la seule crise \u00e0 \u00eatre unique en son genre, puisque l&rsquo;une ou l&rsquo;autre crise a pu pr\u00e9tendre \u00e0 ce caract\u00e8re. Dans tous les cas et pour la situation pr\u00e9sente, elle l&rsquo;est.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t La crise \u00e9gyptienne nous para\u00eet figurer, au contraire, dans une s\u00e9rie, depuis le d\u00e9marrage de ce qu&rsquo;on a nomm\u00e9 le printemps arabe. Au d\u00e9part de cette s\u00e9rie qui s&rsquo;est inscrite dans le concept de <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notes_sur_la_chaine_crisique_ddecrisis_02_04_2011.html \" class=\"gen\">cha\u00eene crisique<\/a> se trouvait selon nous, de fa\u00e7on indirecte mais d\u00e9cisive par la psychologie collective qu&rsquo;elle cristallisa autour de l&rsquo;usage de ce qu&rsquo;en vint \u00e0 nommer les r\u00e9seaux sociaux, la crise <em>Wikileaks<\/em> de la fin 2010 (un temps surnomm\u00e9e <em>Cablegate<\/em>), qui aboutit \u00e0 l&rsquo;arrestation du soldat Manning, \u00e0 l&rsquo;isolement d&rsquo;Assange dans l&rsquo;ambassade de l&rsquo;\u00c9quateur \u00e0 Londres, et qui constitua effectivement elle-m\u00eame une crise premi\u00e8re. En tant que telle et gr\u00e2ce \u00e0 son influence psychologique, elle activa les moyens (peu nous importe que nombre de ces moyens soient ceux fournis \u00e9ventuellement par la CIA) et donna l&rsquo;impulsion de la cha\u00eene crisique entra\u00eenant la Tunisie, l&rsquo;\u00c9gypte, la Syrie, etc. La crise \u00e9gyptienne, qui est nettement dans une deuxi\u00e8me phase qui la fait consid\u00e9rer comme une crise sp\u00e9cifique, est manifestement une cons\u00e9quence de cet encha\u00eenement. Au mieux pour la consid\u00e9ration qu&rsquo;on peut avoir de son importance, cette crise \u00e9gyptienne figure comme un signe de ce qu&rsquo;on avons nomm\u00e9 notre <em>Smutnoye Vremya<\/em> (voir le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notes_sur_notre_smutnoye_vremya_10_07_2013.html\" class=\"gen\">10 juillet 2013<\/a>), ou notre Temps des troubles en r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la p\u00e9riode fameuse de la Russie entre la fin du XVI\u00e8me et le d\u00e9but du XVII\u00e8me si\u00e8cle. Si l&rsquo;on veut, cette crise est une manifestation de quelque chose d&rsquo;autre (en fait, pour nous, une manifestation de la crise d&rsquo;effondrement du Syst\u00e8me dans ses multiples effets), et donc elle n&rsquo;est nullement une crise premi\u00e8re en soi, un mod\u00e8le de la crise g\u00e9n\u00e9rale comme on verra plus loin. Elle est indiscutablement partie d&rsquo;un tout, et son importance est fonction de l&rsquo;importance de ce tout bien plus que d&rsquo;elle-m\u00eame.<\/p>\n<h3>L&rsquo;inconnaissance favorise la tension psychologique antiSyst\u00e8me<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tLa question principale d\u00e9terminant notre choix en faveur de la crise Snowden\/NSA plut\u00f4t que la crise \u00e9gyptienne est de savoir laquelle des deux crises se rapproche le plus du mod\u00e8le qui pourrait \u00e0 la fois s&rsquo;av\u00e9rer le plus proche du processus de la crise d&rsquo;effondrement du Syst\u00e8me d&rsquo;une part, et qui contiendrait assez de potentialit\u00e9 pour faire \u00e9ventuellement envisager qu&rsquo;il y ait la possibilit\u00e9 (possibilit\u00e9, rien d&rsquo;autre pour l&rsquo;instant) qu&rsquo;elle (cette crise) apport\u00e2t un \u00e9l\u00e9ment d\u00e9cisif acc\u00e9l\u00e9rant ou pr\u00e9cipitant jusqu&rsquo;\u00e0 son apoth\u00e9ose la crise d&rsquo;effondrement du Syst\u00e8me d&rsquo;autre part. La crise Snowden\/NSA r\u00e9pond manifestement \u00e0 la pr\u00e9occupation exprim\u00e9e par cette question. Contrairement \u00e0 la crise \u00e9gyptienne o\u00f9 diverses forces politiques et autres existantes avant la crise sont en action, elle ne porte au premier chef (pour les cons\u00e9quences, c&rsquo;est autre chose) aucun dessein terrestre, de type politique, g\u00e9opolitique, \u00e9conomique, etc. Pour cette raison, \u00e0 son d\u00e9marrage elle ne laissait rien pr\u00e9voir de ce qu&rsquo;elle est devenue, et, \u00e0 son stade actuel, ne laisse rien pr\u00e9voir de ce qu&rsquo;elle deviendra apr\u00e8s avoir d\u00e9j\u00e0 produit de multiples effets tr\u00e8s int\u00e9ressants.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tMises \u00e0 part les interrogations relevant de l&rsquo;habituel scepticisme devant l&rsquo;\u00e9vidence, et qui concernent toutes des intentions suppos\u00e9es et des cons\u00e9quences annonc\u00e9es, donc du domaine du comment et nullement du pourquoi,  qui sont hors du domaine de la v\u00e9rit\u00e9 de la crise et dans le domaine de la sp\u00e9culation accessoire (du type : la crise Snowden est un montage pour d\u00e9tourner l&rsquo;attention, etc.), la crise Snowden\/NSA ne d\u00e9pend d&rsquo;aucun facteur <strong>ext\u00e9rieur \u00e0 elle<\/strong>. Litt\u00e9ralement, elle vient de nulle part sinon d&rsquo;une fermentation int\u00e9rieure par d\u00e9finition non identifiable avant que son effet ne se manifeste, et elle \u00e9clate hors de tout contr\u00f4le identifiable. Elle se suffit \u00e0 elle-m\u00eame, \u00e0 partir d&rsquo;\u00e9l\u00e9ments existants <em>a priori<\/em> stables avant que la crise n&rsquo;\u00e9clate (existence de Snowden, existence de Greenwald, existence de la NSA, existence des programmes de la NSA, etc.) ; elle porte en elle-m\u00eame les conditions de son \u00e9ruption, de son d\u00e9veloppement, de son imbrication dans l&rsquo;infrastructure crisique ; elle suscite par elle-m\u00eame, par effets directs et indirects, une multitude de d\u00e9stabilisations qui n&rsquo;ont aucun besoin de manipulations externes mais d\u00e9pendent simplement d&rsquo;encha\u00eenements \u00e9v\u00e9nementiels et psychologiques. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl s&rsquo;agit donc d&rsquo;une crise pure au premier degr\u00e9 (crise premi\u00e8re). Nier cette sp\u00e9cificit\u00e9 implique n\u00e9cessairement un appel \u00e0 une autorit\u00e9 sup\u00e9rieure impliquant une sorte d&rsquo;axiome (du type : quoiqu&rsquo;il arrive, tout acte ou crise d\u00e9crit comme antiSyst\u00e8me est en r\u00e9alit\u00e9 une manipulation du Syst\u00e8me), qui implique lui-m\u00eame un choix. Celui qui applique cet axiome pour mettre en cause la validit\u00e9 de la puret\u00e9 premi\u00e8re de cette crise implique que le Syst\u00e8me est sup\u00e9rieur \u00e0 tout, donc selon une <strong>croyance<\/strong> quasi-religieuse, et m\u00eame spirituelle, dans le Syst\u00e8me et sa n\u00e9cessaire sup\u00e9riorit\u00e9. (Syst\u00e8me-Dieu, si l&rsquo;on veut,  traduite du point de vue de son op\u00e9rationnalisation par la fascination pour les USA comme repr\u00e9sentation de la puissance-Syst\u00e8me, fascinations d&rsquo;ailleurs aussi forte chez certains adversaires des USA aussi bien que chez leurs partisans, ou dit autrement, chez certains adversaires du Syst\u00e8me se disant antiSyst\u00e8me comme chez les cr\u00e9atures du Syst\u00e8me.) C&rsquo;est un choix ontologique (axiomatique) qui n&rsquo;est pas le n\u00f4tre, et aucune discussion sp\u00e9culative n&rsquo;est possible \u00e0 ce point par d\u00e9finition. Notre choix ontologique, notre conviction spirituelle si l&rsquo;on veut, relevant d&rsquo;une foi plus que d&rsquo;une croyance,  foi vient du latin <em>fides<\/em> et signifie confiance,  est au contraire que le Syst\u00e8me, parce qu&rsquo;il repr\u00e9sente le Mal, ne peut \u00eatre sup\u00e9rieur \u00e0 tout et, par cons\u00e9quent, nous ne tenons aucun compte de l&rsquo;axiome contraire. Notre choix ontologique est op\u00e9rationnalis\u00e9, pour nous, par l&rsquo;affirmation que nous nous trouvons dans la crise d&rsquo;effondrement du Syst\u00e8me,  op\u00e9rationnalisation de notre axiome, en d&rsquo;autres mots,  et, dans ce cas, la crise Snowden\/NSA affirme sa puret\u00e9 et son caract\u00e8re premier en \u00e9tant effectivement un mod\u00e8le de la crise d&rsquo;effondrement du Syst\u00e8me. Qu&rsquo;elle soit ou non le mod\u00e8le final est absolument ind\u00e9terminable, et aucune r\u00e9ponse n&rsquo;est possible pour nous, mais elle est inscrite dans cette voie de mod\u00e9lisation. (Nous ajouterons, en <em>a-parte<\/em>, que la confusion existante entre la NSA et Google, dont les projets de <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-ecce_homo-google_22_07_2013.html\" class=\"gen\">transmutation<\/a> du <em>sapiens<\/em> en <em>sapiens<\/em>-Google sont \u00e0 hauteur des ambitions d&rsquo;\u00e9ternit\u00e9 de contr\u00f4le des esprits de la NSA, en compl\u00e9tant l&rsquo;\u00e9quation mode int\u00e9rieur [Google et ses puces]-mode ext\u00e9rieur [NSA et ses \u00e9coutes], donne \u00e0 la crise Snowden une dimension eschatologique et apocalyptique qui ne contredit certainement pas son classement de crise premi\u00e8re.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tMaintenant, quel est l&rsquo;int\u00e9r\u00eat op\u00e9rationnel, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 du choix ontologique, de suivre prioritairement la crise Snowden\/NSA comme nous le faisons ? Le but concret est bien d&rsquo;orienter la pens\u00e9e vers l&rsquo;essentiel, qui est la crise g\u00e9n\u00e9rale du Syst\u00e8me. Il ne s&rsquo;agit pas de soutenir un mouvement d&rsquo;opinion, voire du type mouvement de foules, jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;absurdit\u00e9 de transcrire cela en termes politiques concrets (\u00e9meutes, partis politiques, prises de pouvoir, etc.). Nous croyons plus que jamais que ces moyens politiques habituels sont compl\u00e8tement hors de saison, sinon contre-productifs, toujours pour la sempiternelle raison qu&rsquo;ils se produisent \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur du Syst\u00e8me, donc n\u00e9cessairement au b\u00e9n\u00e9fice du Syst\u00e8me qui r\u00e9cup\u00e8re aussi efficacement que la voiture-balai du Tour de France. Outre le fait \u00e9vident et fondamental de l&rsquo;information et de la r\u00e9flexion sur l&rsquo;information, ce qui nous importe ici c&rsquo;est d&rsquo;appuyer, voire de contribuer \u00e0 la tension psychologique suscit\u00e9e par cette crise premi\u00e8re, qui est n\u00e9cessairement antiSyst\u00e8me. Ce que nous voulons, c&rsquo;est, gr\u00e2ce \u00e0 cette tension psychologique constitu\u00e9e en force antiSyst\u00e8me, contribuer \u00e0 ce que nous croyons \u00eatre le v\u00e9ritable moteur des forces sup\u00e9rieures en action, donc contribuer \u00e0 l&rsquo;action de ces forces poussant \u00e0 l&rsquo;acc\u00e9l\u00e9ration de la crise d&rsquo;effondrement du Syst\u00e8me en exacerbant sa contradiction surpuissance-autodestruction.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tDes exemples effectivement op\u00e9rationnels de cette tension psychologique, si l&rsquo;on veut, se trouvent, par exemple, dans le soutien implicite apport\u00e9 \u00e0 Greenwald par la puissance de son lectorat au sein du <em>Guardian<\/em> (commentaires, reprise de ses articles, etc.), mais aussi et encore plus fondamentalement par le processus psychologique suscit\u00e9 par cette tension qui a conduit Snowden \u00e0 se constituer en <em>whistleblower<\/em>-procureur \u00e0 charge du Syst\u00e8me. En sens contraire, cette tension psychologique est exacerb\u00e9e par les r\u00e9actions irrationnelles du Syst\u00e8me (<em>dito<\/em>, l&rsquo;<em>establishment<\/em> US), lui-m\u00eame \u00e0 la fois producteur et victime de cette tension, et ainsi planificateur si l&rsquo;on veut (pour ceux qui tiennent \u00e0 cette sorte de rationalisation) de sa transmutation surpuissance-autodestruction. Cette tension dans le chef de la r\u00e9action du Syst\u00e8me influant tous les employ\u00e9s-Syst\u00e8me des directions politiques, a par exemple touch\u00e9 de plein fouet un Obama, passant d&rsquo;une position de conciliation vis-\u00e0-vis de la Russie, \u00e0 une position d&rsquo;intransigeance. (Voir le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notes_sur_l_une_ou_l_autre_convergence_poutine-snowden_13_07_2013.html\" class=\"gen\">13 juillet 2013<\/a> et le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-expansion_acc_l_r_e_du_domaine_de_la_crise_19_07_2013.html\" class=\"gen\">19 juillet 2013<\/a>.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;op\u00e9rationnalisation de cette crise premi\u00e8re (et encore, compte non tenu de ses cons\u00e9quences en cascade) est effectivement mesur\u00e9e en terme d&rsquo;influence et de communication (syst\u00e8me de la communication), donc <strong>en termes psychologiques<\/strong>. Rejoignant ce que nous \u00e9crivions le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-_sainte_russie_terre_d_asile_des_opprim_s_du_monde_entier_18_07_2013.html\" class=\"gen\">18 juillet 2013<\/a>, c&rsquo;est ce qu&rsquo;expose par exemple Dmitri Minine, qui fait un parall\u00e8le avec la crise du Watergate 40 ans plus t\u00f4t (voir <em>Strategic-culture.org<\/em>, le <a href=\"http:\/\/www.strategic-culture.org\/news\/2013\/07\/20\/watergate-snowdengate-differences-and-similarities.html\" class=\"gen\">20 juillet 2013<\/a>). Comme on le voit, il est effectivement question des effets psychologiques de la crise non seulement sur l&rsquo;ext\u00e9rieur, en termes d&rsquo;influence et d&rsquo;image du Syst\u00e8me (des USA), mais sur l&rsquo;int\u00e9rieur, en termes de r\u00e9action irrationnelle du Syst\u00e8me. Dans ce cas, Minine n&rsquo;attache tr\u00e8s justement aucune importance au contenu des r\u00e9v\u00e9lations Snowden, mais \u00e0 l&rsquo;effet tr\u00e8s puissant de leur concr\u00e9tisation dans la v\u00e9rit\u00e9 de la situation (un peu comme la diff\u00e9rence entre la connaissance de la production de la bombe atomique, puis de son utilisation prochaine, et l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement de la premi\u00e8re explosion \u00e0 Palo-Alto, plus claire que mille soleils et instillant une terreur m\u00e9taphysique chez ceux qui l&rsquo;avaient cr\u00e9\u00e9e, et enfin les images d&rsquo;Hiroshima apr\u00e8s le 9  ao\u00fbt 1945).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>But in the past Washington has never exerted such an unprecedented pressure on foreign leaders, including direct threats. This attitude is in contrast with logic. For instance, the White House demands from Russia what it has many a time refused to do in its turn upon receiving requests from this country, including the days of President Obama&rsquo;s tenure. Traitor Poteev received honorable welcome and even was paid well. So why this irrational reaction, almost paranoia, when it comes to Snowden? Or Gods may do what cattle may not? The Snowden&rsquo;s revelations produce few secrets not known to other secret services. There have been much more damaging things becoming public domain, but no such ballyhoo has ever been raised. No technical details, no individual names have surfaced, Snowden appears to have no intention to do it. But there is something else.<\/em> <strong><em>He destroyed the deeply enrooted myth about US struggle, including the Obama&rsquo;s administration, aimed at freedom for all<\/em><\/strong> <em>. The global crusade to protect democracy has turned into global eavesdropping and monitoring. PRISM looks like the pervading big brother from the Orwell&rsquo;s 1984. The disclosures has also inflicted great damage on IT Microsoft, Google, Yahoo, Facebook, YouTube, Skype, AOL, Apple and others. These companies suffer financial losses their reputations are undermined. That&rsquo;s why, no matter all the evidence produced, they stubbornly refuse to admit the fact of close cooperation with US special services giving away the information on clients.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa tension psychologique que suscitent les diverses crises, r\u00e9percut\u00e9e par le syst\u00e8me de la communication, constitue le principal apport humain au processus g\u00e9n\u00e9ral en cours de la crise d&rsquo;effondrement du Syst\u00e8me. Dans ce cas, la crise Snowden\/NSA est incomparablement sup\u00e9rieure \u00e0 la crise \u00e9gyptienne, et m\u00eame d&rsquo;une cat\u00e9gorie et d&rsquo;une nature en-dessus, justement par son effet psychologique et son extr\u00eame r\u00e9silience gr\u00e2ce aux dispositions prises par ses acteurs (dispositions des documents de r\u00e9v\u00e9lation, r\u00e9partition de ces documents, Greenwald <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-greenwald_est-il_le_v_ritable_whistleblower_de_la_crise__20_07_2013.html\" class=\"gen\">se substituant<\/a> peu \u00e0 peu \u00e0 Snowden comme v\u00e9ritable <em>whistleblower<\/em>, etc.) Les effets indirects g\u00e9n\u00e9raux sont \u00e9galement tr\u00e8s importants, l\u00e0 aussi sup\u00e9rieurs \u00e0 ceux qui sont g\u00e9n\u00e9r\u00e9s par la crise \u00e9gyptienne,  y compris celui, purement psychologique, qui est signal\u00e9 par Minine (transformation peut-\u00eatre d\u00e9cisive de l&rsquo;image des USA qui est un des facteurs de coh\u00e9sion et d&rsquo;affirmation du bloc BAO). <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tEn refusant, notamment par la force des choses, de r\u00e9partir notre int\u00e9r\u00eat sur plusieurs crises, en nous concentrant principalement sur celle de notre choix, nous faisons une sorte de pari pascalien, toutes proportions gard\u00e9es mais dans le m\u00eame sens, ce qui est une d\u00e9marche que nous jugeons extr\u00eamement rationnelle, que nous jugeons \u00e9galement bas\u00e9e sur l&rsquo;intuition et qui utilise autant que faire se peut la notion fondamentale d&rsquo;inconnaissance, qui, \u00e0 notre niveau, \u00e9l\u00e8ve la d\u00e9marche tactique au domaine fondamental de substance du strat\u00e9gique. L&rsquo;inconnaissance permet de concentrer tactiquement son effort psychologique et intellectuel sur l&rsquo;essentiel, qui est fondamentalement haut et strat\u00e9gique, aux d\u00e9pens de l&rsquo;accessoire Quoique dans la m\u00eame logique, nous sommes bien entendu bien loin du mod\u00e8le ultime, au-del\u00e0 de l&rsquo;\u00eatre et au-del\u00e0 de l&rsquo;essence, de l&rsquo;inconnaissance parfaite, cette notion vertigineuse pour l&rsquo;esprit qui est la suppression de toute connaissance par le simple fait de la rencontre avec le Principe ultime. (Le Principe ultime, \u00e0 la fois Grand Un et Grand Tout, efface tout autre connaissance que lui-m\u00eame qui est parfaite inconnaissance, puisqu&rsquo;il n&rsquo;a besoin de rien d&rsquo;autre que lui-m\u00eame, \u00e9tant lui-m\u00eame le Grand Tout&#8230; L&rsquo;inconnaissance parfaite, c&rsquo;est celle que d\u00e9crit Pseudo-Denys l&rsquo;A\u00e9ropagite [voir le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-chronique_du_19_courant_le_grand_ge_19_04_2013.html\" class=\"gen\">19 avril 2013<\/a>] : \u00ab<em>C&rsquo;est alors seulement que, d\u00e9passant le monde o\u00f9 l&rsquo;on est vu et o\u00f9 l&rsquo;on voit, Mo\u00efse p\u00e9n\u00e8tre dans la T\u00e9n\u00e8bre v\u00e9ritablement mystique de l&rsquo;inconnaissance : c&rsquo;est l\u00e0 qu&rsquo;il fait taire tout savoir positif, qu&rsquo;il \u00e9chappe enti\u00e8rement \u00e0 toute saisie et \u00e0 toute vision, car il appartient tout entier \u00e0 Celui qui est au-del\u00e0 de tout, car il ne s&rsquo;appartient plus lui-m\u00eame ni n&rsquo;appartient \u00e0 rien d&rsquo;\u00e9tranger, uni par le meilleur de lui-m\u00eame \u00e0 Celui qui \u00e9chappe \u00e0 toute inconnaissance, ayant renonc\u00e9 \u00e0 tout savoir positif, et gr\u00e2ce \u00e0 cette inconnaissance m\u00eame connaissant par del\u00e0 toute intelligence.<\/em>\u00bb)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tAvec ces choix purement op\u00e9rationnels et terrestres, nous sommes effectivement sur cette voie de l&rsquo;inconnaissance. S&rsquo;il s&rsquo;agit effectivement d&rsquo;une voie encore op\u00e9rationnelle et terrestre, donc bien loin de Pseudo-Denys, la dynamique et la logique qui la caract\u00e9risent sont bien les m\u00eames : l&rsquo;abandon de la connaissance des choses marginales qui encombrent, sinon interdisent la voie vers le fondement essentiel. La crise Snowden, en tant que crise premi\u00e8re, est un choix \u00e9vident,  et l\u00e0, on se moque bien de savoir s&rsquo;il y a montage, manipulation, etc., toutes choses qui doivent \u00eatre \u00e9limin\u00e9es, \u00e9galement par la tactique-strat\u00e9gie de l&rsquo;inconnaissance, comme autant d&rsquo;obstacles de diversion et d&rsquo;atomisation par cloisonnement de l&rsquo;essentiel dress\u00e9s par le Syst\u00e8me. (Les v\u00e9ritables obstacles du Syst\u00e8me sont, encore une fois, de l&rsquo;ordre du psychologique : non pas l&rsquo;enqu\u00eate sur la r\u00e9alit\u00e9 ou non du montage, de la manipulation, mais la croyance \u00e0 ceci et cela qui pousse \u00e0 cette enqu\u00eate accessoire qui n&rsquo;est que diversion et atomisation par cloisonnement.) Il s&rsquo;agit de laisser l&rsquo;accessoire de l&rsquo;enqu\u00eate sur la v\u00e9racit\u00e9 d\u00e9risoire des faits accessoires, pour embrasser l&rsquo;essentiel du destin que produit cette crise. La recherche de cette r\u00e9v\u00e9lation r\u00e9pond de l&rsquo;efficacit\u00e9 des constats qui pourraient \u00eatre faits, notamment sur les faiblesses autodestructrices du Syst\u00e8me contrastant avec ses ambitions surpuissantes, toujours dans le but d&rsquo;alimenter cette tension psychologique qui est la plus terrible chose \u00e0 opposer au Syst\u00e8me, et la seule arme que craint le Syst\u00e8me,  \u00e9videmment parce qu&rsquo;elle seule peut et doit d\u00e9truire le Syst\u00e8me.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Choisir sa crise 22 juillet 2013 Notre concept d&rsquo;infrastructure crisique, qui pr\u00e9tend organiser en une vision arrang\u00e9e un \u00e9tat de fait qui ne cesse de se confirmer, constitue un facteur de plus en plus d\u00e9terminant de la situation du monde, et de la forme que prennent les relations internationales. 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