{"id":75170,"date":"2013-08-25T06:05:16","date_gmt":"2013-08-25T06:05:16","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2013\/08\/25\/lineluctable-et-le-besoin-de-paroxysme\/"},"modified":"2013-08-25T06:05:16","modified_gmt":"2013-08-25T06:05:16","slug":"lineluctable-et-le-besoin-de-paroxysme","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2013\/08\/25\/lineluctable-et-le-besoin-de-paroxysme\/","title":{"rendered":"L&rsquo;in\u00e9luctable et le besoin de paroxysme"},"content":{"rendered":"<p><h3 class=\"titrebloc\">L&rsquo;in\u00e9luctable et le besoin de paroxysme<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\t25 ao\u00fbt 2013  Il nous para\u00eet bien entendu vain et accessoire de d\u00e9battre et d&rsquo;argumenter autour de la tr\u00e8s r\u00e9cente attaque chimique en Syrie, pour ce qu&rsquo;elle vaut et pour toutes les manuvres diverses qui l&rsquo;accompagnent. On conna\u00eet tous les tenants et aboutissants dans le domaine de l&rsquo;in\u00e9vitable constat des complaisances, des suspicions, des arrangements, des montages, etc., qui caract\u00e9risent ce conflit depuis son origine, et particuli\u00e8rement dans le chef de la coalition form\u00e9e autour du bloc BAO et \u00e0 son initiative. Ce qui importe aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est de mettre en \u00e9vidence le sentiment que nous avons pour cet instant du temps de la crise,  qui sera rencontr\u00e9 par les \u00e9v\u00e9nements \u00e0 venir ou pas, peu importe pour le propos \u00e0 ce point ; un sentiment qui, \u00e0 notre sens, est bien plus que sa fugacit\u00e9 \u00e9ventuelle, parce qu&rsquo;il marque une latence fondamentale, essentiellement dans le chef des directions politiques des outils-Syst\u00e8me que constituent aujourd&rsquo;hui les pays du bloc BAO.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCe sentiment que nous avons pour cet instant du temps de la crise est double. Nous le d\u00e9finirions d&rsquo;une part comme une perception d&rsquo;in\u00e9luctable pour la description objective de la marche des \u00e9v\u00e9nements imm\u00e9diats tels qu&rsquo;ils semblent s&rsquo;orienter (l&rsquo;attaque du bloc BAO, courroie de transmission g\u00e9n\u00e9rale du Syst\u00e8me, avec son bras arm\u00e9 US en pointe) ; et, d&rsquo;autre part, comme un besoin de paroxysme pour la tentative de d\u00e9crire et de comprendre l&rsquo;entra\u00eenement des psychologies des principaux figurants et idiots utiles de la circonstance, <em>dito<\/em> les dirigeants du bloc BAO qui d\u00e9ploient au plus fort de toute leur voilure disponible leur d\u00e9marche d&rsquo;aveuglement et d&rsquo;irresponsabilit\u00e9 ex\u00e9cut\u00e9e comme un des produits de la pens\u00e9e automatis\u00e9e suscit\u00e9e par le Syst\u00e8me. (Il s&rsquo;agit en g\u00e9n\u00e9ral de bouffons figurant des dirigeants, mais qui prennent ici une dimension objectivement tragique au regard de ce qui est en jeu, sans qu&rsquo;eux-m\u00eames en aient le moindre sentiment puisqu&rsquo;ils sont totalement \u00e9trangers au domaine de la trag\u00e9die ; tout juste peut-on parler \u00e0 leur \u00e9gard d&rsquo;<a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-la_raison_devenue_idiote_utile_de_l_affectivit__11_06_2012.html\" class=\"gen\">affectivit\u00e9<\/a> comme inspiratrice de ce qui leur sert de pens\u00e9e politique. Dans le cadre de cette observation sans complaisance excessive, on dira que les pays du bloc BAO sont regroup\u00e9s en une horde imposteuse et surtout constamment press\u00e9e par une sorte de panique structurelle devant le vide que produit sa politique.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLes derni\u00e8res nouvelles, alors que bien entendu tout reste \u00e0 examiner, \u00e0 \u00e9valuer, \u00e0 d\u00e9montrer de ce qui devrait \u00eatre l&rsquo;essentiel de la d\u00e9marche (la r\u00e9alit\u00e9, les conditions et les responsabilit\u00e9s de l&rsquo;attaque chimique), laissent percer effectivement l&rsquo;impression qu&rsquo;une attaque ext\u00e9rieure, organis\u00e9e autour des capacit\u00e9s US, semble justement in\u00e9luctable, comme s&rsquo;il existait une logique de l&rsquo;in\u00e9luctabilit\u00e9 qui serait sup\u00e9rieure. (L&rsquo;in\u00e9luctabilit\u00e9 de la cons\u00e9quence [l&rsquo;attaque ext\u00e9rieure] de l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement devan\u00e7ant la v\u00e9rit\u00e9 de l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement [constat circonstanci\u00e9 de l&rsquo;attaque chimique] cens\u00e9 produire l&rsquo;in\u00e9luctable, habituel sophisme d&rsquo;inversion chez cette sorte d&rsquo;esprits affect\u00e9s par une extr\u00eame faiblesse psychologique, sorte de racaille de l&rsquo;esprit si l&rsquo;on veut.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tOn trouve ce sentiment dans les commentaires les plus concis, les plus factuels et les plus s\u00e9rieux. Mais un tel sentiment apr\u00e8s tout n&rsquo;a nul besoin d&rsquo;\u00eatre justifi\u00e9 par des observations et des raisonnements rationnellement et longuement interpr\u00e9t\u00e9s (soit des analyses strat\u00e9giques et moralisatrices \u00e0 la fois, soit des hypoth\u00e8ses complotistes, etc.)  m\u00eame si celles-ci existent et m\u00eame abondent \u00e9videmment. Il est du domaine de la perception subtile et demande \u00e0 \u00eatre appr\u00e9ci\u00e9 hypoth\u00e9tiquement \u00e0 partir d&rsquo;une tr\u00e8s forte base de conviction intuitive enrichissant la psychologie de celui qui observe ce sentiment, \u00e9ventuellement sans que lui-m\u00eame ne substantive ni m\u00eame n&rsquo;ait conscience de cette perception &#8230; Pour montrer la place que nous accordons \u00e0 cet aspect d&rsquo;in\u00e9luctabilit\u00e9, ou de logique de l&rsquo;in\u00e9luctabilit\u00e9 dans la situation pr\u00e9sente, nous irions jusqu&rsquo;\u00e0 avancer l&rsquo;hypoth\u00e8se que, s&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un montage, m\u00eame la machination et le plan aboutissant au montage complet d&rsquo;une attaque chimique et le gain politique qu&rsquo;en attendraient les instigateurs ne devraient pas \u00eatre appr\u00e9ci\u00e9s comme la cause centrale de l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement, mais serviraient de moteur, de la chose servant d&rsquo;idiot utile \u00e0 ce qui para\u00eet un encha\u00eenement in\u00e9luctable d\u00e9passant \u00e9videmment m\u00eame, et surtout, ceux qui le suivent avec enthousiasme ; comme si, pour poursuivre ce cas hypoth\u00e9tique extr\u00eame, le montage \u00e9ventuel qui aurait fourni la source de l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement, s&rsquo;av\u00e9rait \u00eatre le moyen trouv\u00e9 par cette logique de l&rsquo;encha\u00eenement pour se d\u00e9ployer dans toute sa puissance. Par cons\u00e9quent, tout \u00e9v\u00e9nement, m\u00eame s&rsquo;il n&rsquo;est pas un montage dans la v\u00e9rit\u00e9 des situations, devient un montage au service de cette logique sup\u00e9rieure.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tUn exemple de ce constat implicite voire inconscient de ce caract\u00e8re d&rsquo;in\u00e9luctabilit\u00e9 se trouve dans les deux courtes fiches d&rsquo;analyse de Jason Ditz de <em>Antiwar.com<\/em>, sur l&rsquo;attaque en pr\u00e9paration (voir le <a href=\"\/%E2%80%AAhttp:\/\/news.antiwar.com\/2013\/08\/23\/pentagon-preps-cruise-missiles-to-attack-syria\/%E2%80%AC\" class=\"gen\">24 ao\u00fbt 2013<\/a>) et sur la d\u00e9termination des officiels du bloc BAO non seulement d&rsquo;affirmer la culpabilit\u00e9 d&rsquo;Assad (et d&rsquo;<strong>y croire<\/strong> litt\u00e9ralement, par n\u00e9cessit\u00e9 psychologique), mais d&rsquo;affirmer une culpabilit\u00e9 qui d\u00e9bouchera n\u00e9cessairement sur une autre n\u00e9cessit\u00e9, qui est celle de l&rsquo;attaque. Ce dernier texte, tr\u00e8s court, vaut citation pour rendre compte de ce sentiment du commentateur critique (Ditz) qui conna\u00eet bien la r\u00e9alit\u00e9 des choses, mais qui semble dire pour aller au fond des choses : Que voulez-vous, ils veulent attaquer parce que cette volont\u00e9 tient de l&rsquo;in\u00e9luctable,  alors, que peut-on y faire&#8230; (Sur <em>Antiwar.com<\/em>, le <a href=\"http:\/\/news.antiwar.com\/2013\/08\/23\/no-proof-but-western-officials-convinced-of-syria-chemical-attack\/&#8236;\" class=\"gen\">23 ao\u00fbt 2013<\/a>) :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>There&rsquo;s still no real proof and UN inspectors haven&rsquo;t even gotten to the site, but Western officials say they have little or no doubt that Wednesday&rsquo;s Ghouta incident was a chemical weapons attack. They&rsquo;re not only willing to buy the rebels&rsquo; version of events, they went a step further and say that the attack likely had direct approval from top officials in the Assad government.<\/em> [&#8230;]<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>&#8230;Other rebels say they&rsquo;re trying to smuggle evidence to the UN, but they&rsquo;re already downplaying the prospect of it amounting to anything, saying they haven&rsquo;t got much equipment and are constantly fighting the Syrian government so their evidence could be damaged en route.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>With Turkey and France already calling for war without the proof and most of the decision-makers already convinced, there&rsquo;s little reason to think that anyone&rsquo;s minds will be changed even if the investigation fails to turn up what they&rsquo;d hoped for. After all, even though the UN investigators said the previous attack was almost certainly launched by the rebels, Western officials continue to present that as the Assad government&rsquo;s doing as well.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe pr\u00e9sident Obama, sur la d\u00e9cision duquel repose l&rsquo;enclenchement de la proc\u00e9dure conduisant \u00e0 une attaque, a bien parl\u00e9 d&rsquo;abord de la n\u00e9cessit\u00e9 de disposer d&rsquo;un mandat de l&rsquo;ONU pour le faire. (Le cas US est le plus typique de l&rsquo;occurrence d&rsquo;une politique g\u00e9n\u00e9rale marqu\u00e9e par le refus d&rsquo;un engagement, et le c\u00e9dant pour ce cas \u00e0 l&rsquo;entra\u00eenement psychologique de l&rsquo;in\u00e9luctable.) Jason Ditz signale, \u00e0 ce propos, que des officiels savamment dos\u00e9s commencent d\u00e9sormais \u00e0 nous rappeler le pr\u00e9c\u00e9dent de l&rsquo;initiative inf\u00e2me que fut l&rsquo;entreprise otanienne contre le Kosovo, qui n&rsquo;avait pas le sceau de l&rsquo;ONU et qui s&rsquo;en passa fort bien, qui s&rsquo;accomplit jusqu&rsquo;\u00e0 son terme en arguant de sa l\u00e9gitimit\u00e9 par le seul fait d&rsquo;avoir \u00e9t\u00e9 conduite \u00e0 son terme. (<em>Antiwar.com<\/em>, le <a href=\"\/%E2%80%AAhttp:\/\/news.antiwar.com\/2013\/08\/23\/obama-aides-see-kosovo-as-precedent-for-attacking-syria\/%E2%80%AC\" class=\"gen\">23 ao\u00fbt 2013<\/a>.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Officials across NATO have been long trying to put together a war in Syria that would mirror the NATO attack on Libya, in which regime change was imposed after a loophole in a UN Security Council resolution was used as an excuse for total war. Russia&rsquo;s been extremely sensitive about Syria resolutions specifically because of this, however, and the reality is that there isn&rsquo;t going to be a UN resolution that remotely leaves open a loophole like that. So now officials are turning to Kosovo as a precedent.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;id\u00e9e serait alors que le seul argument d&rsquo;une enqu\u00eate de l&rsquo;ONU complaisante aux th\u00e8ses du bloc BAO suffirait \u00e0 l\u00e9gitimer par avance une attaque type-Kosovo, qui pourrait donc se d\u00e9rouler sans vote du Conseil de S\u00e9curit\u00e9. Dans cette hypoth\u00e8se de l&rsquo;accomplissement d&rsquo;une attaque, deux situations sp\u00e9cifiques seraient \u00e0 suivre, avant les d\u00e9roulements et les cons\u00e9quences imm\u00e9diates qui sont \u00e0 attendre, sinon \u00e0 craindre.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Le premier cas est celui de l&rsquo;effet sur le terrain qu&rsquo;aurait une telle attaque. Kurt Nimmo, d&rsquo;<em>Infowars.com<\/em>, d\u00e9taille le m\u00eame <a href=\"\/%E2%80%AAhttp:\/\/www.infowars.com\/u-s-sets-syria-invasion-in-motion-following-reported-chemical-attack\/\" class=\"gen\">23 ao\u00fbt 2013<\/a> les conditions de la situation pr\u00e9sente, exactement sur le m\u00eame ton qu&rsquo;on a vu avec Jason Ditz, d&rsquo;une sorte de r\u00e9signation \u00e0 l&rsquo;in\u00e9luctable. Son texte signale pourtant cet aspect particulier de la situation sur le terrain, 1) que la r\u00e9sistance anti-Assad est dans une situation d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9e (ce qui rend l&rsquo;attaque chimique extr\u00eamement \u00e0-propos, comme dans un film \u00e0 suspense) ; 2) qu&rsquo;au sein de cette r\u00e9sistance, pourtant, existe un tr\u00e8s fort d\u00e9s\u00e9quilibre entre combattants dits mod\u00e9r\u00e9s (euph\u00e9misme) et les extr\u00e9mistes type-al Qa\u00efda, \u00e0 l&rsquo;avantage \u00e9crasant des seconds ; ce qui fait conclure 3) qu&rsquo;une attaque, si elle redressait la situation aux d\u00e9pens des forces syriennes d&rsquo;Assad, le ferait \u00e0 l&rsquo;avantage des extr\u00e9mistes type-al Qa\u00efda, qui sont de plus en plus identifi\u00e9s (notamment, r\u00e9cemment par le n\u00b02 de la CIA) comme l&rsquo;\u00e9l\u00e9ment le plus dangereux dans la situation syrienne.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>In addition to meeting with top officials at the European Union, the United Nations and in Jordan, Qatar and Turkey, the last two playing instrumental roles in the ongoing attempt to undermine the al-Assad government, Secretary of State John Kerry met with the French Foreign Minister Laurent Fabius and Syrian opposition leader Ahmad Assi Jarba. Ahmad Jarba, who replaced Moaz al-Khatib as president of the National Coalition for Syrian Revolutionary and Opposition Forces, has close ties with the government of Saudi Arabia.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>The timing of the alleged chemical attack and the probability of a Western military response following a cursory investigation and a rubber stamped United Nations imprimatur for an attack on Syria could not have arrived at a more opportune time. The situation in Syria is now desperate, declared Jarba during a meeting with Kerry prior to the supposed chemical attack.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Objective observers admit that the CIA&rsquo;s proxies, despite their radical Sunni extremism and numerous massacres  in Jisr Al-Shugur, in the Alawi village of Hatla in Deir Al-Zor, the disputed attack in the town of Taldou (known as the Houla massacre), and the horrific massacre at Tal Abyad (450 Kurd civilians, including more than 120 children, murdered by the Turkish supported al-Nusra Front)  are losing the terror war against al-Assad and his highly disciplined military.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Le second cas serait celui de la Russie. Dans l&rsquo;hypoth\u00e8se extr\u00eame qu&rsquo;on envisage, la Russie-1999 de l&rsquo;\u00e9poque de l&rsquo;attaque du Kosovo n&rsquo;a rien \u00e0 voir avec la Russie-2013 d&rsquo;une \u00e9ventuelle attaque en Syrie. La Russie et Poutine se trouveraient \u00e0 une crois\u00e9e des chemins o\u00f9 la logique de la politique russe suivie jusqu&rsquo;ici ordonnerait d&rsquo;envisager <strong>tr\u00e8s s\u00e9rieusement<\/strong> d&rsquo;abandonner la position de recherche d&rsquo;une n\u00e9gociation, notamment avec les USA et le bloc BAO, au profit d&rsquo;une attitude clairement antagoniste. Si les Russes sont s\u00e9rieux en disant qu&rsquo;ils d\u00e9fendent des principes, ils devraient l&rsquo;\u00eatre en pr\u00e9sence d&rsquo;une attaque qui s&rsquo;en moquerait et les violerait all\u00e8grement. On serait alors au point, d\u00e9j\u00e0 rencontr\u00e9, ou dans tous les cas approch\u00e9 (mais peut-\u00eatre jamais autant qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui), de ce que nous nommions le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-m_ditations_de_poutine_04_06_2012.html\" class=\"gen\">4 juin 2012<\/a> (juste apr\u00e8s la volte-face sans souci de la parole engag\u00e9e, de Washington juste apr\u00e8s la conf\u00e9rence de Gen\u00e8ve-I) \u00ab<em>Les m\u00e9ditations de Poutine<\/em>\u00bb. Deux extraits de la conclusion du texte peuvent \u00eatre utilement rappel\u00e9s.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Ainsi se peut-il que la pens\u00e9e de la direction russe, s&rsquo;exer\u00e7ant sur la crise syrienne mais tenant compte de l&rsquo;ensemble, estime qu&rsquo;\u00e0 tout prendre l&rsquo;usure subie dans la vaine tentative de restaurer la stabilit\u00e9 dans ce pays (la Syrie) devient nettement n\u00e9gative et constitue d\u00e9sormais un grave handicap qui affaiblit la position russe sans renforcer la stabilit\u00e9 (ni Assad par cons\u00e9quent, mais cela est accessoire). L&rsquo;alternative, c&rsquo;est de laisser aller tout en prenant des mesures de prudence et de renforcement des positions acquises, avec la certitude que la crise syrienne \u00e9ventuellement devenue guerre civile s&rsquo;\u00e9tendra<\/em> <strong><em>n\u00e9cessairement<\/em><\/strong> <em>\u00e0 la r\u00e9gion et impliquera de gr\u00e9 ou de force le bloc BAO, ne serait-ce que par les troubles subis par ses alli\u00e9s isra\u00e9liens, saoudiens, qataris. Cela ne signifie pas se retirer du jeu mais refuser un jeu qui revient \u00e0 faire le jeu de la politique paralys\u00e9e du bloc BAO, pour occuper une autre position. Il existe un point au-del\u00e0 duquel la politique de recherche de la stabilit\u00e9 n\u00e9cessite de laisser faire la dynamique de l&rsquo;instabilit\u00e9 devenue inarr\u00eatable, pour que les \u00e9v\u00e8nements eux-m\u00eames se chargent de d\u00e9truire les facteurs d&rsquo;instabilit\u00e9 et le cadre g\u00e9n\u00e9ral qu&rsquo;ils imposent, et conduisent ainsi \u00e0 une stabilit\u00e9 nouvelle dans des conditions radicalement diff\u00e9rentes, en pla\u00e7ant tous les acteurs devant leurs vraies responsabilit\u00e9s. Dans le cas qui nous occupe, les choses de la dynamique de l&rsquo;instabilit\u00e9 ne s&rsquo;arr\u00eateront pas \u00e0 la Syrie, ni \u00e0 la r\u00e9gion autour de la Syrie, ni \u00e0 l&rsquo;Iran, mais, par les contrecoups d\u00e9clench\u00e9s dans les situations int\u00e9rieures, notamment celles des pays du bloc BAO, elles iront au cur du sort du Syst\u00e8me dans son enti\u00e8ret\u00e9. Elles poseront la question essentielle de l&rsquo;effondrement du Syst\u00e8me.<\/em> [&#8230;]<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Mais m\u00eame ce point d&rsquo;interrogation<\/em> [la position d&rsquo;Obama dans cette circonstance] <em>ne doit pas faire trop d&rsquo;illusion. Il y a des \u00e9v\u00e8nements en marche, une dynamique formidable qui nous surpasse et sur laquelle nous n&rsquo;avons aucune prise ; c&rsquo;est la dynamique du Syst\u00e8me plong\u00e9 dans les affres de son autodestruction, et la crise syrienne, dans le cadre de la crise haute, en est un des \u00e9l\u00e9ments actifs. Dans ce grand trouble en marche, il y a la possibilit\u00e9 d\u00e9sormais bien pr\u00e9sente que l&rsquo;un ou l&rsquo;autre des acteurs humains mesure l&rsquo;importance du ph\u00e9nom\u00e8ne et, s&rsquo;y trouvant \u00e9videmment impliqu\u00e9, \u00e9ventuellement avec des positions qui ne sont pas mauvaises, conclut que la seule chose \u00e0 faire est de contribuer autant que possible \u00e0 cette autodestruction. Il est \u00e9vident que les Russes, et Poutine \u00e0 leur t\u00eate, sont parmi les mieux plac\u00e9s pour cela. C&rsquo;est tout le sens de cette hypoth\u00e8se, qui n&rsquo;est qu&rsquo;une hypoth\u00e8se,  mais \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 les \u00e9v\u00e8nements vont si vite qu&rsquo;ils peuvent transformer en quelques semaines une hypoth\u00e8se en un nouvel \u00e9l\u00e9ment actif du courant qu&rsquo;eux-m\u00eames alimentent. La crise syrienne est donc, une fois de plus, identifi\u00e9e par nous comme une crise qui peut engager la survie du bloc BAO.<\/em>\u00bb<\/p>\n<h3>&#8230; Besoin de paroxysme<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tBien entendu, on peut sans fin \u00e9piloguer sur les causes, les manigances, les manipulations, les montages qui caract\u00e9risent cette phase de la crise syrienne. Pour autant, on n&rsquo;aura rien r\u00e9solu de l&rsquo;essentiel et l&rsquo;on se retrouvera \u00e9gar\u00e9 dans les impasses sans nombre de la recherche de l&rsquo;explication <strong>rationnelle<\/strong> d&rsquo;une situation qui ne l&rsquo;est pas, par une raison elle-m\u00eame subvertie par les manigances qu&rsquo;elle pr\u00e9tendrait d\u00e9crire alors que sa propre subversion conduit \u00e0 des entra\u00eenements trompeurs&#8230; Certes, il y a manigances, manipulations, montages, il n&rsquo;y a m\u00eame que cela, dans tous les sens,  mais aussi bien, il n&rsquo;y a que cela, dans tous les sens, en permanence dans ce conflit, dans cette situation des relations internationales, dans cette situation du monde compl\u00e8tement d\u00e9pendante de l&rsquo; <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notes_sur_notre_kosmos_crisique__27_03_2013.html\" class=\"gen\">infrastructure<\/a> <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-glossairedde_le_facteur_crisique__30_04_2013.html\" class=\"gen\">crisique<\/a> et du <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-glossairedde_technologisme_versus_communication_14_12_2012.html\" class=\"gen\">syst\u00e8me de la communication<\/a>. Le constater pour la phase actuelle, pr\u00e9cis\u00e9ment depuis 72 heures, de la crise syrienne, n&rsquo;am\u00e8ne donc rien de nouveau rien ni <em>a fortiori<\/em> de d\u00e9cisif, c&rsquo;est-\u00e0-dire aucune explication n\u00e9cessaire et suffisante.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCe qui importe alors est de d\u00e9terminer pourquoi \u00e0 ce moment, soudain, s&rsquo;impose une logique de l&rsquo;in\u00e9luctable, qui laisse \u00e0 penser ici, maintenant, et <strong>sans pr\u00e9juger<\/strong> de ce qui suivra (attaque ou pas ?), qu&rsquo;il y a une situation n\u00e9cessairement caract\u00e9ris\u00e9e par le facteur de l&rsquo;in\u00e9luctabilit\u00e9 ? Notre hypoth\u00e8se est celle du besoin de paroxysme, ce deuxi\u00e8me aspect du sentiment double dont nous \u00e9prouvons l&rsquo;existence dans le chef de cet \u00e9pisode, et qui a \u00e9t\u00e9 signal\u00e9 plus haut. Cet autre aspect du sentiment formerait, lui, l&rsquo;essence m\u00eame de la situation (une essence subvertie, ou plut\u00f4t un simulacre d&rsquo;essence, qui rend compte de la profonde subversion de la situation, et de l&rsquo;auto-subversion des esprits des figurants du drame) ; le caract\u00e8re de l&rsquo;in\u00e9luctabilit\u00e9 n&rsquo;en serait que l&rsquo;application op\u00e9rationnelle.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCette application op\u00e9rationnelle (ce qui ressort de la logique de l&rsquo;in\u00e9luctable) est elle-m\u00eame potentiellement tr\u00e8s contre-productive. On l&rsquo;a vu plus haut (Nemmo) et c&rsquo;est une chose que personne ne cesse de signaler depuis maintenant plusieurs mois,  notamment ce point qu&rsquo;un affaiblissement d&rsquo;Assad, ou pire, profiteraient in\u00e9luctablement (l\u00e0 aussi) \u00e0 la partie la plus extr\u00e9miste, type-al Qa\u00efda, de la r\u00e9bellion, produisant potentiellement un danger plus grand que l&rsquo;adversaire \u00e9limin\u00e9. Au contraire, si l&rsquo;on s&rsquo;attachait \u00e0 des logiques rationnelles, comme celle du complot\/du montage, etc., dans la situation existant e sur le terrain et avec l&rsquo;intervention de l&rsquo;ONU, on pourrait imaginer des sc\u00e9narios beaucoup plus <em>soft<\/em>, d&rsquo;occupation du terrain, d&rsquo;entraves apport\u00e9es \u00e0 l&rsquo;action du r\u00e9gime Assad, etc., jusqu&rsquo;\u00e0 des d\u00e9marches pour instituer des forces d&rsquo;interposition qui g\u00e8leraient la situation et sauveraient les rebelles de la d\u00e9faite qu&rsquo;ils jugeaient hier in\u00e9luctable, leur permettraient de se r\u00e9organiser, voire aux mod\u00e9r\u00e9s de regagner du terrain contre les extr\u00e9mistes. (Par exemple, M K Bhadrakumar envisageait certains aspects de cette sorte de situation dans son texte du <a href=\"http:\/\/www.atimes.com\/atimes\/Middle_East\/MID-01-220813.html\" class=\"gen\">22 ao\u00fbt 2013<\/a>.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tMais non, la logique de l&rsquo;in\u00e9luctable sembler interdire tout cela. On saute aussit\u00f4t \u00e0 la solution extr\u00eame dans son principe, exclusive de tout dialogue, donc de tout compromis \u00e9ventuellement avantageux. On r\u00e9clame la frappe imm\u00e9diate comme un principe, sans envisager une seconde des n\u00e9gociations. On agit comme si l&rsquo;on attendait que d&rsquo;un bouleversement consid\u00e9rable devrait na\u00eetre la lumi\u00e8re. On prend le risque, qui est presque une certitude pour les bureaucraties qui entourent ces chefs d&rsquo;Etat et de gouvernement, de rendre une situation temporairement incontr\u00f4lable par l&rsquo;action de son adversaire ais\u00e9ment identifiable,  occurrence o\u00f9 l&rsquo;on peut encore n\u00e9gocier et manuvrer,  en une situation d\u00e9cisivement incontr\u00f4lable \u00e0 cause de l&rsquo;action de pr\u00e9tendus amis qui se sont d\u00e9couverts comme tr\u00e8s dangereux, qu&rsquo;on ne parvient plus \u00e0 identifier ni \u00e0 fixer dans le cadre existant. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t&#8230; D&rsquo;o\u00f9 notre hypoth\u00e8se du besoin de paroxysme, qui place la situation et les r\u00e9actions des dirigeants des pays du bloc BAO sur le terrain psychologique, dans le domaine d&rsquo;une sorte de r\u00e9flexe conditionn\u00e9 dans le cadre d&rsquo;une situation qui les d\u00e9passe et exerce sur leurs psychologies une pression constante et contraignante. Dans cette hypoth\u00e8se, le besoin de paroxysme devient un d\u00e9veloppement op\u00e9rationnel de rupture, comme si tout pouvait s&rsquo;achever et s&rsquo;accomplir avec une attaque brutale, dans une sorte de spasme lib\u00e9rateur,  ou d&rsquo;orgasme lib\u00e9rateur, pour les philosophes de la chose soci\u00e9tale, dont on sait l&rsquo;importance strat\u00e9gique par les temps qui courent \u00e0 quel rythme&#8230; Comme si la frappe, mythique manifestation de la sup\u00e9riorit\u00e9 de notre contre-civilisation de l&rsquo;<a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notre_11_novembre_11_11_2008.html\" class=\"gen\">id\u00e9al de puissance<\/a> en m\u00eame temps que le bon vieux <em>carpet bombing<\/em>, ou \u00e9crasement sous les bombes, assez sophistiqu\u00e9 pour faire du <em>prime time<\/em> \u00e0 la TV, \u00e9tait l&rsquo;ach\u00e8vement, la Fin de Tout (pour Assad, <em>exit<\/em> Assad, l&rsquo;homme qui ne m\u00e9rite pas d&rsquo;exister selon le philosophe sophistiqu\u00e9 Fabius).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t(Mais non, certes, ce ne serait pas la Fin de Tout, ce serait plut\u00f4t le commencement, et peut-\u00eatre m\u00eame le commencement d&rsquo;une aventure aux perspectives inimaginables, selon l&rsquo;analyse dominante &#8230; Dans cette hypoth\u00e8se, les dignitaires du bloc BAO regretteraient  tr\u00e8s vite le confort qui \u00e9tait le leur lorsqu&rsquo;ils r\u00e9unissaient les Amis de la Syrie, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de ce qu&rsquo;ils auraient <strong>n\u00e9cessairement<\/strong> d\u00e9clencher. Si nous disons n\u00e9cessairement, c&rsquo;est parce que le paradoxe est que tous ces gens qui pr\u00f4nent l&rsquo;intervention sont persuad\u00e9s par ailleurs que le risque d&rsquo;une extension du conflit est \u00e9norme&#8230;  et ainsi arriveraient-ils \u00e0 pr\u00f4ner l&rsquo;intervention pour interrompre ce risque en allant au-devant de lui et en le courant jusqu&rsquo;au bout,  ce qui est une fa\u00e7on de l&rsquo;\u00e9liminer, certes, par l&rsquo;absurde, en l&rsquo;accomplissant compl\u00e8tement et en le transformant en situation op\u00e9rationnelle. Mais cela n&rsquo;est que pure sp\u00e9culation op\u00e9rationnelle, pour fixer l&rsquo;enjeu, alors que notre propos nous conduit ailleurs.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa question centrale est \u00e9videmment de savoir d&rsquo;o\u00f9 vient ce besoin de paroxysme. Poursuivant notre hypoth\u00e8se, nous avan\u00e7ons cette explication qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un besoin de psychologies qui subissent une pression extr\u00eame du fait des crises sectorielles sans fin, et, pour la s\u00e9quence pr\u00e9sente, des crises \u00e9gyptiennes et Snowden\/NSA qui constituent de terribles revers pour la stabilit\u00e9 du Syst\u00e8me quelle que soit l&rsquo;analyse de circonstance qu&rsquo;on en fait. La crise Snowden\/NSA, surtout, repr\u00e9sente une menace d&rsquo;effondrement d&rsquo;une structure fondamentale du Syst\u00e8me, c&rsquo;est-\u00e0-dire une menace sans pr\u00e9c\u00e9dent affectant le cur du Syst\u00e8me. Cette pression constante de l&rsquo;infrastructure crisique depuis 2008, particuli\u00e8rement sensible en ce moment, fait craindre aux directions politiques \u00e0 la psychologie si fragile que le Syst\u00e8me lui-m\u00eame finisse par c\u00e9der. Cette sorte de pression exerc\u00e9e au niveau des psychologies, et souvent d&rsquo;une mani\u00e8re inconsciente qui est la plus d\u00e9vastatrice, pousse effectivement \u00e0 rechercher presque instinctivement des issues de rupture, y compris avec des dimensions symboliques et selon une <em>narrative<\/em> \u00e0 forte puissance all\u00e9gorique. La crise syrienne est le terrain d&rsquo;\u00e9lection de cette qu\u00eate sans fin d&rsquo;une rupture depuis le d\u00e9but 2012 et le d\u00e9but du blocage par les Russes et les Chinois d&rsquo;un processus normal d&rsquo;intervention ; de ce fait, cette crise syrienne est devenu une sorte de voie d\u00e9viationniste qui permet de s&rsquo;installer dans le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notes_sur_la_crise_haute_ddecrisis_20_02_2012.html\" class=\"gen\">n\u00e9gationnisme<\/a> de la crise g\u00e9n\u00e9rale, d&rsquo;\u00e9carter le spectre de la crise d&rsquo;effondrement qu&rsquo;ils ne peuvent supporter d&rsquo;imaginer, encore moins de voir.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tBien entendu, ce chemin d\u00e9viationniste est un leurre et une impasse, simple chemin de traverse qui, par un autre biais, les ram\u00e8ne \u00e0 la crise d&rsquo;effondrement du syst\u00e8me, par les cons\u00e9quences d\u00e9structurantes, imm\u00e9diates ou \u00e0 terme, si effectivement on menait \u00e0 bien le sch\u00e9ma de l&rsquo;intervention. Comme tous les chemins m\u00e8nent \u00e0 Rome, toutes les initiatives \u00e0 pr\u00e9tention de transformation d&rsquo;une crise incontr\u00f4lable en une crise qu&rsquo;on pr\u00e9tendrait contr\u00f4ler par effets de rupture rapprochent un peu plus de la crise d&rsquo;effondrement du Syst\u00e8me.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tNous le r\u00e9p\u00e9tons, ce n&rsquo;est l\u00e0 qu&rsquo;une hypoth\u00e8se et elle n&rsquo;est permise que l&rsquo;espace d&rsquo;un instant de temps &#8230; Ou bien elle se v\u00e9rifiera dans quelques jours, dans une semaine, dans un mois qui sait, si l&rsquo;actuel rythme de l&rsquo;in\u00e9luctabilit\u00e9 qui s&rsquo;est impos\u00e9 se poursuit, et si le besoin de paroxysme devient absolument imp\u00e9ratif ; ou bien nous devrons attendre la s\u00e9quence suivante. Donc, contentons-nous pour l&rsquo;instant d&rsquo;un instant, en admettant que tout ce qui a \u00e9t\u00e9 pass\u00e9 en revue est plong\u00e9 dans l&rsquo;incertitude d\u00e8s lors que cela est \u00e9tendu sur la perspective. Mais ce qui nous importe est bien, d&rsquo;abord, de constater l&rsquo;\u00e9tat de la psychologie des directions des pays du bloc BAO, qui est effectivement marqu\u00e9 lui aussi dans ce m\u00eame instant, mais qui, lui, se poursuivra et s&rsquo;accentuera quoi qu&rsquo;il se passe en Syrie ; ensuite, de bien fixer l&rsquo;id\u00e9e que cet \u00e9tat psychologique est d\u00fb \u00e0 la pression du d\u00e9filement continuel de la crise d&rsquo;effondrement du Syst\u00e8me ; enfin, que d&rsquo;observer \u00e9videmment que l&rsquo;actuel paroxysme de la crise syrienne est bien, en plus de toutes les consid\u00e9rations op\u00e9rationnelles, une manifestation de l&rsquo;un et de l&rsquo;autre ph\u00e9nom\u00e8nes (\u00e9tat psychologique et avancement de la crise d&rsquo;effondrement du Syst\u00e8me).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLes deux ph\u00e9nom\u00e8nes se fr\u00f4lent continuellement. A certains moments, ils doivent se rencontrer dans une sorte de fusion d\u00e9cisive, qu&rsquo;on n&rsquo;identifierait pas pas n\u00e9cessairement comme une d\u00e9flagration bruyante mais qui modifierait la situation dans sa profondeur ultime, acc\u00e9l\u00e9rant \u00e9galement de fa\u00e7on d\u00e9cisive le processus d&rsquo;encha\u00eenement des crises et d&rsquo;aggravation de la crise centrale (crise d&rsquo;effondrement du Syst\u00e8me). Cette occurrence d&rsquo;une fusion, c&rsquo;est le cas aujourd&rsquo;hui en Syrie ou cela ne l&rsquo;est pas, selon la persistance du processus d&rsquo;in\u00e9luctabilit\u00e9. Mais ce qui appara\u00eet comme beaucoup plus important est l&rsquo;hypoth\u00e8se pour nous av\u00e9r\u00e9e que ce processus d&rsquo;in\u00e9luctabilit\u00e9 qu&rsquo;on \u00e9voque pour la Syrie existe \u00e9galement pour le cas de la rencontre fusionnelle entre les deux ph\u00e9nom\u00e8nes (\u00e9tat psychologique et avancement de la crise d&rsquo;effondrement du Syst\u00e8me), et l\u00e0 d&rsquo;une fa\u00e7on beaucoup plus d\u00e9cisive et, pour dire encore plus, irr\u00e9m\u00e9diable puisque tenant \u00e0 leur nature m\u00eame. <\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;in\u00e9luctable et le besoin de paroxysme 25 ao\u00fbt 2013 Il nous para\u00eet bien entendu vain et accessoire de d\u00e9battre et d&rsquo;argumenter autour de la tr\u00e8s r\u00e9cente attaque chimique en Syrie, pour ce qu&rsquo;elle vaut et pour toutes les manuvres diverses qui l&rsquo;accompagnent. 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