{"id":75179,"date":"2013-08-29T04:21:14","date_gmt":"2013-08-29T04:21:14","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2013\/08\/29\/hamlet-entre-credibilite-et-popularite\/"},"modified":"2013-08-29T04:21:14","modified_gmt":"2013-08-29T04:21:14","slug":"hamlet-entre-credibilite-et-popularite","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2013\/08\/29\/hamlet-entre-credibilite-et-popularite\/","title":{"rendered":"Hamlet entre cr\u00e9dibilit\u00e9 et popularit\u00e9"},"content":{"rendered":"<p><h3 class=\"titrebloc\">Hamlet entre cr\u00e9dibilit\u00e9 et popularit\u00e9<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tM\u00eame si une attaque chirurgicale contre la Syrie, si effectivement une intervention US a lieu et si elle est cantonn\u00e9e \u00e0 cette sorte d&rsquo;action, ne devrait pas \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme une guerre en soi, elle le sera dans l&rsquo;atmosph\u00e8re d&rsquo;extraordinaire tension qui r\u00e8gne aujourd&rsquo;hui. (Une frappe chirurgicale est un acte de guerre, une action d&rsquo;agression ill\u00e9gale, etc., mais elle ne r\u00e9pond pas \u00e0 la d\u00e9finition d&rsquo;une guerre comme, par exemple, le Vietnam ou l&rsquo;Irak 1990-91 et en 2003. Mais c&rsquo;est la perception qui parle en l&rsquo;occurrence, et la perception y verra une guerre, comme elle le voit d\u00e9j\u00e0 dans l&rsquo;examen des projets discut\u00e9s d&rsquo;une fa\u00e7on si ouverte &#8230; Ce point est d&rsquo;ailleurs un \u00e9l\u00e9ment psychologique d&rsquo;une singuli\u00e8re importance, \u00e0 ne n\u00e9gliger en aucun cas ; cette perception tr\u00e8s largement r\u00e9pandue rec\u00e8le des risques consid\u00e9rables  d&rsquo;\u00e9largissement \u00e9videmment incontr\u00f4l\u00e9 du conflit, ou bien \u00e0 l&rsquo;inverse, si l&rsquo;op\u00e9ration tarde ou est annul\u00e9e, des risques consid\u00e9rables de crise int\u00e9rieure \u00e0 Washington.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPaul Joseph Watson, sur <em>infowars.com<\/em> le <a href=\"http:\/\/www.infowars.com\/an-attack-on-syria-would-be-the-most-unpopular-war-ever\/\" class=\"gen\">27 ao\u00fbt 2013<\/a>, rappelle les diff\u00e9rents degr\u00e9s de popularit\u00e9 des guerres r\u00e9centes des USA, en constatant que cette guerre contre la Syrie serait sans aucun doute la moins populaire. (Le dernier sondage situe cette popularit\u00e9 aux USA \u00e0 9% des opinions exprim\u00e9es.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>If Obama got the United States embroiled in a conflict with Syria, it would be the least popular war in the history of the country.<\/em> <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Even at its most dire point in May 1971, 28 per cent of the American people still thought it was the right decision to send troops into Vietnam. Despite the predictable hellhole it later turned into, Obama&rsquo;s intervention in Libya was supported by a comparatively huge 47 per cent of Americans back in 2011, while 76 per cent initially supported the invasion of Iraq and 90 per cent backed the assault on Afghanistan.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>As Washington&rsquo;s Blog highlights, other things that Americans find more appealing than attacking Syria include North Korea, cockroaches, lice, root canals, colonoscopies, traffic jams, used car salesmen, Genghis Khan, Communism, BP during the Gulf oil spill, Nixon during Watergate or King George during the American Revolution. Even Congress with its 15 per cent approval rating is almost twice as popular as the notion of attacking Syria&#8230;<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tA c\u00f4t\u00e9 et au contraire de cette situation de l&rsquo;impopularit\u00e9 de la guerre, il existe tout un courant politique, allant des <em>neocons<\/em> aux lib\u00e9raux bellicistes et interventionnistes, qui pousse \u00e0 l&rsquo;intervention et juge qu&rsquo;Obama perdrait sa cr\u00e9dibilit\u00e9 s&rsquo;il n&rsquo;intervient pas, et ce courant b\u00e9n\u00e9ficiant pour l&rsquo;instant des faveurs du syst\u00e8me de la communication comme caisse de r\u00e9sonnance assourdissante. La communication r\u00e9alis\u00e9e \u00e0 cet \u00e9gard du c\u00f4t\u00e9 du pouvoir va dans ce sens, dans la mesure o\u00f9 la Maison-Blanche et l&rsquo;administration ont laiss\u00e9 filtr\u00e9 depuis quatre jours des indications pr\u00e9cises sur l&rsquo;intervention contre la Syrie, comme si celle-ci \u00e9tait d&rsquo;ores et d\u00e9j\u00e0 d\u00e9cid\u00e9e. Effectivement, ces divers \u00e9l\u00e9ments concourent \u00e0 engager le cr\u00e9dit d&rsquo;Obama et l&rsquo;id\u00e9e selon laquelle le pr\u00e9sident perdrait sa cr\u00e9dibilit\u00e9 s&rsquo;il n&rsquo;intervient pas est tr\u00e8s largement r\u00e9pandue ; on peut m\u00eame dire que, de ce point de vue, sa ligne rouge \u00e0 lui est quasiment franchie&#8230; En d&rsquo;autres termes, s&rsquo;il n&rsquo;ordonne pas une attaque, sa cr\u00e9dibilit\u00e9 sera fortement r\u00e9duite, jusqu&rsquo;\u00e0 rec\u00e9ler les \u00e9l\u00e9ments d&rsquo;une crise de la pr\u00e9sidence. Effectivement, si l&rsquo;on place cette probabilit\u00e9 dans la perspective des r\u00e9centes difficult\u00e9s qu&rsquo;a connues Obama, qui ont d&rsquo;ores et d\u00e9j\u00e0 fortement entam\u00e9 cette cr\u00e9dibilit\u00e9, notamment les crises \u00e9gyptienne et Snowden\/NSA, une nouvelle perte de cr\u00e9dibilit\u00e9 avec l&rsquo;affaire syrienne acc\u00e9l\u00e9rerait la spirale infernale qui est en train d&rsquo;investir sa pr\u00e9sidence.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tC&rsquo;est entre ces deux \u00e9cueils que navigue Obama actuellement, dans une occurrence dont il a montr\u00e9 qu&rsquo;il la d\u00e9testait tant il est largement pr\u00e9sum\u00e9 qu&rsquo;il est loin de favoriser une intervention \u00e0 tout prix, dans une s\u00e9quence qui doit \u00eatre rapidement boucl\u00e9e par une d\u00e9cision alors qu&rsquo;il d\u00e9teste se voir imposer des d\u00e9cisions. C&rsquo;est \u00e0 ce point qu&rsquo;on en vient \u00e0 r\u00e9aliser que l&rsquo;actuel \u00e9pisode paroxystique de la crise syrienne a \u00e9galement une dimension int\u00e9rieure consid\u00e9rable aux USA. La question de l&rsquo;impopularit\u00e9 dans le public d&rsquo;une attaque per\u00e7ue comme une entr\u00e9e en guerre ne p\u00e8se pas directement sur la d\u00e9cision de lancer une attaque, mais sur un contexte g\u00e9n\u00e9ral de m\u00e9contentement qui affecte profond\u00e9ment la position du pr\u00e9sident, et \u00e0 laquelle il ne peut \u00eatre que sensible ; on veut dire par l\u00e0, disons d&rsquo;une fa\u00e7on op\u00e9rationnelle, qu&rsquo;il existe un ensemble de forces, notamment au Congr\u00e8s, qui s&rsquo;opposent \u00e0 l&rsquo;attaque mais ne parviennent pas \u00e0 peser dans ce sens, mais qui s&rsquo;appuieront sur l&rsquo;impopularit\u00e9 probable dans le public de la d\u00e9cision pour pousser leur avantage dans d&rsquo;autres domaines, d&rsquo;autres crises, d&rsquo;une fa\u00e7on qui affectera la position g\u00e9n\u00e9rale d&rsquo;Obama d\u00e9j\u00e0 si incertaine. Ainsi le paradoxe est-il que l&rsquo;impopularit\u00e9 d&rsquo;une entr\u00e9e en guerre ne p\u00e8se pas directement sur la d\u00e9cision mais qu&rsquo;elle p\u00e8se indirectement, et avec une force consid\u00e9rable, sur la forme de la d\u00e9cision (comment renverser la perception populaire de fa\u00e7on \u00e0 ce qu&rsquo;elle ne soit pas consid\u00e9r\u00e9e comme une entr\u00e9e en guerre) ; cela ach\u00e8ve de boucler un cercle vicieux parce qu&rsquo;il est extr\u00eamement difficile de prendre une d\u00e9cision qui conserve \u00e0 Obama sa cr\u00e9dibilit\u00e9 aupr\u00e8s des forces bellicistes mais qui ait pourtant une telle forme qu&rsquo;elle puisse \u00e9carter la perception d&rsquo;une entr\u00e9e en guerre. Ainsi Obama est-il pris entre un cercle vicieux et une spirale infernale, o\u00f9 l&rsquo;on constate que la question qui est en jeu concerne effectivement la d\u00e9cision de frappe en Syrie, mais la d\u00e9passe consid\u00e9rablement en v\u00e9rit\u00e9 en la liant aux autres crises qui ont pes\u00e9 sur lui tout l&rsquo;\u00e9t\u00e9,  et qui, d&rsquo;ailleurs, ne sont pas finies, notamment la crise Snowden\/NSA qui est pass\u00e9e au second rang mais qui est loin d&rsquo;avoir donn\u00e9 tout son potentiel.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tObama est un homme de manuvre, un homme de compromis, mais s\u00fbrement pas un homme de d\u00e9cision, sinon de d\u00e9cisions qui sont elles-m\u00eames des manuvres et des compromis. Le paradoxe actuel est donc que son c\u00f4t\u00e9 Hamlet qui est de repousser les d\u00e9cisions pour mieux manuvrer sans se compromettre (<em>to act or not to act<\/em>, <em>to decide or not to decide<\/em>) est fortement sollicit\u00e9 selon sa nature m\u00eame, alors qu&rsquo;il se trouve dans une s\u00e9quence qui n\u00e9cessite un acte qui d\u00e9ment compl\u00e8tement cet aspect. La psychologie d&rsquo;Obama est aujourd&rsquo;hui sa plus grande faiblesse, alors qu&rsquo;en nombre de circonstances certains ont pu juger que c&rsquo;\u00e9tait sa principale qualit\u00e9 face \u00e0 la division d&rsquo;un pouvoir impuissant et paralys\u00e9 qu&rsquo;est la situation washingtonienne. Au contraire, les pressions exerc\u00e9es sur lui dans la situation actuelle sont de parvenir \u00e0 un acte qui serait le contraire d&rsquo;un pouvoir impuissant et paralys\u00e9, avec la perspective paradoxale que cet acte rende son pouvoir \u00e0 lui encore plus impuissant et paralys\u00e9 \u00e0 Washington m\u00eame.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tSi l&rsquo;on tient pour tr\u00e8s fortement probable qu&rsquo;Obama ne pourrait pas revenir sur une d\u00e9cision qui est partout jug\u00e9e comme d&rsquo;ores et d\u00e9j\u00e0 prise, on en est conduit \u00e0 l&rsquo;hypoth\u00e8se que c&rsquo;est sur cette forme de d\u00e9cision que se jouerait ce qui devient un coup de poker du pr\u00e9sident par rapport \u00e0 sa position int\u00e9rieure aux USA. (Nous pourrions faire ici l&rsquo;hypoth\u00e8se qu&rsquo;Obama doit d\u00e9tester le poker, si l&rsquo;on se r\u00e9f\u00e8re \u00e0 sa psychologie.) L&rsquo;on est alors conduit \u00e0 penser que la forme de l&rsquo;attaque serait strictement calcul\u00e9e pour avoir, du point de vue de la communication, le moins d&rsquo;effets guerriers possibles (r\u00e9duire la perception de l&rsquo;entr\u00e9e en guerre), ce qui am\u00e8nerait effectivement \u00e0 une frappe tr\u00e8s limit\u00e9e, selon l&rsquo;hypoth\u00e8se la plus souvent envisag\u00e9e.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tOn entre alors dans le domaine de l&rsquo;hypoth\u00e8se la plus envisag\u00e9e, d&rsquo;op\u00e9ration tr\u00e8s limit\u00e9e, une punition ponctuelle voulue comme sans lendemain bien plus qu&rsquo;une ouverture strat\u00e9gique d\u00e9gageant des perspectives nouvelles ; c&rsquo;est un mod\u00e8le qui fait de plus en plus l&rsquo;objet de critiques d&rsquo;experts, de sp\u00e9cialistes, etc., se r\u00e9f\u00e9rant \u00e0 des op\u00e9rations de ce type qui ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9es, qui n&rsquo;ont donn\u00e9 aucun r\u00e9sultat d\u00e9cisif, qui ont m\u00eame donn\u00e9 des r\u00e9sultats contraires \u00e0 ceux qu&rsquo;on attendait. (Voir par exemple ce texte de McClatchy, le <a href=\"http:\/\/www.mcclatchydc.com\/2013\/08\/27\/v-print\/200511\/punitive-strikes-ineffective-even.html\" class=\"gen\">27 ao\u00fbt 2013<\/a> : \u00ab<em>The type of limited, punitive military campaign now being contemplated against Syria has failed to deter U.S. adversaries in the past, and at times emboldened them, military analysts say.<\/em>\u00bb) On peut m\u00eame envisager que cette op\u00e9ration voulue pour n&rsquo;avoir aucun effet d\u00e9cisif, pour pouvoir \u00eatre strictement contr\u00f4l\u00e9e, et qui serait strictement contr\u00f4l\u00e9e pour en limiter tous les effets guerriers, entrerait par ses caract\u00e8res dans le domaine inverse : une op\u00e9ration trop r\u00e9duite pour imposer une ma\u00eetrise permettant de la contr\u00f4ler, mais donnant \u00e0 d&rsquo;autres acteurs la possibilit\u00e9 de profiter de cette circonstance pour lancer certains de leurs projets strat\u00e9giques, donc une op\u00e9ration sans effets r\u00e9els sinon celui d&rsquo;ouvrit une esp\u00e8ce de bo\u00eete de Pandore dont nul ne sait ce qu&rsquo;il en sortirait. Le paradoxe final est que cette sorte de d\u00e9cision pour un acte aussi limit\u00e9 et contr\u00f4l\u00e9 que possible conduirait \u00e0 une situation o\u00f9 des prolongements extr\u00eamement d\u00e9stabilisants seraient si possibles qu&rsquo;ils en deviennent absolument probables,  des prolongements justement \u00e9loign\u00e9s de toute limitation et de tout contr\u00f4le. Cette sorte d&rsquo;analyse, qui se r\u00e9pand de plus en plus, corrode elle aussi la cr\u00e9dibilit\u00e9 du pr\u00e9sident US dans ce tourbillon de communication que constitue la <em>national conversation<\/em> washingtonienne sur la perspective de l&rsquo;attaque.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPour clore ce tableau de l&rsquo;hyst\u00e9rie incertaine o\u00f9 l&rsquo;incertitude ne cesse de prendre de plus en plus de place, voici une derni\u00e8re touche au tableau psychologique. C&rsquo;est celle d&rsquo;un expert en politique ext\u00e9rieure avec lequel nous ne sommes pas toujours d&rsquo;accord,  c&rsquo;est un parangon du r\u00e9alisme au nom des int\u00e9r\u00eats nationaux US et un homme de l&rsquo;<em>establishment<\/em> en somme,  mais qui, au moins, d\u00e9veloppe une pens\u00e9e rationnelle refusant de c\u00e9der \u00e0 l&rsquo;<a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-la_raison_devenue_idiote_utile_de_l_affectivit__11_06_2012.html\" class=\"gen\">affectivit\u00e9<\/a>. Son analyse, \u00e0 la fois psychologique, \u00e0 la fois sensible au <em>diktat<\/em> de la communication qui s&rsquo;exprime par des formules totalitaires (<em>red line<\/em>, <em>U.S. credibility<\/em>), donne une des clefs de la situation actuelle,  l&rsquo;ind\u00e9cision, les actes pos\u00e9s avec r\u00e9ticence et dont on est pourtant prisonnier, la paralysie et l&rsquo;impuissance du pouvoir face \u00e0 des forces qui le d\u00e9passent,  celles du Syst\u00e8me exer\u00e7ant une pouss\u00e9e inou\u00efe pour suivre une politique-Syst\u00e8me de d\u00e9structuration, et suscitant pourtant des r\u00e9actions antiSyst\u00e8me. Dans ce cas, c&rsquo;est Stephen Walt (dans <em>Foreign Policy<\/em> le <a href=\"\/%E2%89%A0http:\/\/walt.foreignpolicy.com\/posts\/2013\/08\/27\/obama_orwell_and_shooting_an_elephant\" class=\"gen\">27 ao\u00fbt 2013<\/a>) qui d\u00e9veloppe une r\u00e9flexion antiSyst\u00e8me et s&rsquo;interroge, presque d\u00e9courag\u00e9 de devoir encore commenter une telle catastrophe qu&rsquo;est devenue, de nos jours, la politique ext\u00e9rieure US, celle du bloc BAO,  bref, la <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-glossairedde_la_politique-syst_me__17_11_2012.html\" class=\"gen\">politique-Syst\u00e8me<\/a> &#8230; Il d\u00e9nonce le mythe de la cr\u00e9dibilit\u00e9 de la puissance US, cette tarte \u00e0 la cr\u00e8me du Syst\u00e8me, si habilement mani\u00e9e pour qu&rsquo;elle enfonce plus encore ces pi\u00e8tres directions politiques dans les enlisements sans fin, acc\u00e9l\u00e9rant ainsi la marche vers la catastrophe finale. Ces quelques phrases ne sont pas pour nous d\u00e9plaire mais, pour la gloire du <em>sapiens<\/em>, y compris le <em>sapiens<\/em>-POTUS qui pr\u00e9tendrait \u00e0 la gloire de l&rsquo;homme d&rsquo;\u00c9tat, cela laisse \u00e0 penser&#8230;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>What is most striking about this affair is how Obama seems to have been dragged, reluctantly, into doing something that he clearly didn&rsquo;t want to do. He probably knows bombing Syria won&rsquo;t solve anything or move us closer to a political settlement. But he&rsquo;s been facing a constant drumbeat of pressure from liberal interventionists and other hawks, as well as the disjointed Syrian opposition and some of our allies in the region. He foolishly drew a red line a few months back, so now he&rsquo;s getting taunted with the old canard about the need to restore U.S. credibility. This last argument is especially silly: If being willing to use force was the litmus test of a president&rsquo;s credibility, Obama is in no danger whatsoever. Or has everyone just forgotten about his decision to escalate in Afghanistan, the bombing of Libya, and all those drone strikes?<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>More than anything else, Obama reminds me here of George Orwell in his famous essay Shooting an Elephant. Orwell recounts how, while serving as a colonial officer in Burma, he was forced to shoot a rogue elephant simply because the local residents expected an official of the British Empire to act this way, even when the animal appeared to pose no further danger. If he didn&rsquo;t go ahead and dispatch the poor beast, he feared that his prestige and credibility might be diminished. Like Orwell, Obama seems to be sliding toward doing something because he feels he simply can&rsquo;t afford not to.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tMis en ligne le 29 ao\u00fbt 2013 \u00e0 04H16<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Hamlet entre cr\u00e9dibilit\u00e9 et popularit\u00e9 M\u00eame si une attaque chirurgicale contre la Syrie, si effectivement une intervention US a lieu et si elle est cantonn\u00e9e \u00e0 cette sorte d&rsquo;action, ne devrait pas \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme une guerre en soi, elle le sera dans l&rsquo;atmosph\u00e8re d&rsquo;extraordinaire tension qui r\u00e8gne aujourd&rsquo;hui. 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