{"id":75204,"date":"2013-09-12T12:52:39","date_gmt":"2013-09-12T12:52:39","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2013\/09\/12\/notes-sur-un-etrange-anniversaire\/"},"modified":"2013-09-12T12:52:39","modified_gmt":"2013-09-12T12:52:39","slug":"notes-sur-un-etrange-anniversaire","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2013\/09\/12\/notes-sur-un-etrange-anniversaire\/","title":{"rendered":"Notes sur un \u00e9trange anniversaire"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_a.deepblue\" style=\"color:#0f3955;font-size:2em;\">Notes sur un \u00e9trange anniversaire<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>12 septembre 2013 &ndash; Il y a deux mois \u00e0 deux jours pr\u00e8s, le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notes_sur_notre_smutnoye_vremya_10_07_2013.html\">10 juillet 2013<\/a>, nous consacrions des <em>Notes d&rsquo;analyse<\/em>, essentiellement \u00e0 la situation \u00e9gyptienne, et au-del\u00e0, au trouble que cet \u00e9v\u00e9nement provoquait dans le bloc BAO. Nous avions choisi comme r\u00e9f\u00e9rence symbolique la fameuse p\u00e9riode russe du \u00ab\u00a0Temps des troubles\u00a0\u00bb, entre la fin du XVI\u00e8me et le d\u00e9but du XVII\u00e8me si\u00e8cle, la <em>Smutnoye Vremya<\/em>. Aujourd&rsquo;hui, il nous semblerait que ce <em>Smutnoye Vremya<\/em> postmoderne a atteint le c&oelig;ur de nous-m\u00eames, au plus profond de notre psychologie &#8230; En effet, nous parlons moins d&rsquo;\u00e9v\u00e9nements brutaux, violents voire bouleversants, comme en &Eacute;gypte il y a deux mois, mais bien plus de la profondeur de nos psychologies (ou de la psychologie de nos profondeurs).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Au reste, ceci ne contredit pas cela, et c&rsquo;est bien du m\u00eame <em>Smutnoye Vremya<\/em> dont nous parlons &#8230; Ces troubles \u00e9gyptiens renvoyaient, dans notre analyse, aux troubles du bloc BAO, les premiers \u00e9tant la cons\u00e9quence des seconds comme toute chose en ce monde secou\u00e9 par les spasmes furieux et les incoh\u00e9rences pathologiques du bloc BAO en tant qu&rsquo;instrument du Syst\u00e8me. Cette fois, il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;une \u00e9meute devenue pseudo-r\u00e9volution ou \u00ab\u00a0coup d&rsquo;&Eacute;tat\u00a0\u00bb on ne sait, comme en &Eacute;gypte, mais bien d&rsquo;un \u00e9tat d&rsquo;esprit qui est presque un \u00e9tat d&rsquo;\u00e2me. Il s&rsquo;agit de l&rsquo;anniversaire du 11 septembre 2001, date sacr\u00e9e comme l&rsquo;on sait, et le trouble est profond\u00e9ment am\u00e9ricaniste ; c&rsquo;est dire que tout cela est n\u00f4tre, puisque le bloc BAO, o&ugrave; l&rsquo;Europe tient sa place indigne, c&rsquo;est le Syst\u00e8me, et que le Syst\u00e8me n&rsquo;a de meilleure expression op\u00e9rationnelle que les USA et leurs actes, et de plus grand symbole que la date sacr\u00e9e du 11 septembre 2001, \u00e9v\u00e9nement <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notes_psychanalytiques_et_m_taphysiques_sur_9_11_11_10_2011.html\">m\u00e9taphysique<\/a> selon les arrangements du Syst\u00e8me.<\/p>\n<\/p>\n<p><h3 class=\"subtitleset_b.deepblue\" style=\"color:#0f3955;font-size:1.65em;font-variant:small-caps;\">L&rsquo;Am\u00e9rique soulag\u00e9e, BHO d\u00e9sorient\u00e9<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>Ce <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.mcclatchydc.com\/2013\/09\/11\/v-print\/201785\/with-obama-speech-america-exhales.html\">11 septembre 2013<\/a>, le site du groupe McClatchy mettait en ligne un texte analysant ce qu&rsquo;il nommait \u00ab\u00a0le soulagement de l&rsquo;Am\u00e9rique \u00e0 propos de l&rsquo;attaque contre la Syrie dont elle ne veut pas\u00a0\u00bb. Le premier paragraphe disait ceci, qui marquait la diff\u00e9rence profonde de cet anniversaire par rapport \u00e0 l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement qu&rsquo;il c\u00e9l\u00e8bre et au sentiment que cet \u00e9v\u00e9nement doit susciter :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo;<em>America exhaled Wednesday, relieved that the United States has avoided military involvement in Syria at least temporarily.<\/em> <strong><em>The relief &ndash; the opposite of the rally-round-the-flag emotion<\/em><\/strong> <em>common to such moments &ndash; suggested that the country is entering a new post-Cold War, post-9\/11 era, reluctant if not openly hostile to armed intervention in faraway lands.<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Le texte revient sur les \u00e9v\u00e9nements courants autour et \u00e0 cause de la crise syrienne, pour en rappeler les facteurs essentiels et en pr\u00e9ciser les prolongements. La psychologie va plus vite, \u00e0 cet \u00e9gard, que les \u00e9v\u00e9nements eux-m\u00eames, et notre interpr\u00e9tation ne peut que suivre. Le texte expose donc que, pour l&rsquo;Am\u00e9rique, l&rsquo;\u00e9tat d&rsquo;esprit est que l&rsquo;intervention russe avec la proposition sur l&rsquo;armement chimique constitue, qu&rsquo;on le veuille ou non, l&rsquo;abandon du projet d&rsquo;attaque, et qu&rsquo;ainsi s&rsquo;explique le soulagement ; le texte expose encore que les cons\u00e9quences politiques, le reclassement, va dans le sens du non-interventionnisme, voire d&rsquo;un neo-isolationnisme, comme on en a vu tant de signes ces derni\u00e8res semaines, et que cela est bien&#8230;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>La conclusion de l&rsquo;analyse est frappante, et si significative politiquement, et si forte symboliquement, par le biais d&rsquo;une de ces anecdotes qui disent tout. Elle d\u00e9crit, selon le t\u00e9moignage d&rsquo;un parlementaire, l&rsquo;attitude d&rsquo;Obama avant son discours de mardi. L&rsquo;on voit cet homme, c\u00e9l\u00e9br\u00e9 pour son aisance, sa distance des choses, sa ma&icirc;trise de soi, son allant, sa nonchalance qui est une sorte de s&ucirc;ret\u00e9 de soi presque arrogante, soudain r\u00e9duit, rapetiss\u00e9 \u00e0 l&rsquo;incertitude, le d\u00e9sarroi et l&rsquo;interrogation teint\u00e9e d&rsquo;angoisse.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo;<em>It&rsquo;s a new world where muscle gets less support, and Obama is struggling to cope. When he met Tuesday with Senate Republicans before the address, Sen. Dean Heller, R-Nev., noticed that the president seemed different. He often appears more casual and confident, but this time, Heller said, Obama sat with his hands crossed. \u00ab\u00a0I&rsquo;ve never seen that,\u00a0\u00bb Heller said. Obama&rsquo;s message, said Heller, was clear. \u00ab\u00a0He said, basically, give him room,\u00a0\u00bb the senator said. \u00ab\u00a0That&rsquo;s all he asked.\u00a0\u00bb<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>C&rsquo;est un nouveau temps o&ugrave; la force ne domine plus (&laquo;<em>It&rsquo;s a new world where muscle gets less support&#8230;<\/em>&raquo;), et l&rsquo;\u00e9tincelant Obama semble compl\u00e8tement d\u00e9sempar\u00e9 s&rsquo;il ne dispose plus de cet argument de l'\u00a0\u00bb<a class=\"gen\" href=\" http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notre_11_novembre_11_11_2008.html\">id\u00e9al de puissance<\/a>\u00ab\u00a0. Nous ne parlons pas d&rsquo;\u00e9v\u00e9nements et d&rsquo;actes extraordinaires, puisque, depuis l&rsquo;attaque chimique du 21 ao&ucirc;t en Syrie qui a tout pour \u00eatre un montage, ont succ\u00e9d\u00e9 des comportements et des projets essentiellement US qui sont \u00e9galement des montages sans concr\u00e9tisation, jusqu&rsquo;au plan russe qui est un montage pour d\u00e9molir les montages am\u00e9ricanistes. Nous parlons bien de psychologie : en trois semaines, s&rsquo;il y a bien eu un \u00e9v\u00e9nement, c&rsquo;est le bouleversement (ou la poursuite et l&rsquo;acc\u00e9l\u00e9ration du bouleversement) de la psychologie am\u00e9ricaniste et la soudaine situation d&rsquo;antagonisme entre cette psychologie et la volont\u00e9 du Syst\u00e8me.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Ainsi notre <em>Smutnoye Vremya<\/em> se r\u00e9v\u00e8le-t-il bien pour ce qu&rsquo;il est : un \u00e9v\u00e9nement psychologique, un \u00ab\u00a0Temps des troubles\u00a0\u00bb qui se caract\u00e9rise par le bouleversement de notre perception du monde. Le probl\u00e8me est que le Syst\u00e8me, lui, n&rsquo;est pas d&rsquo;humeur \u00e0 accepter cette d\u00e9sertion.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Mais venons-en \u00e0 la Syrie puisque, bien entendu, Syrie il y a&#8230;<\/p>\n<\/p>\n<p><h3 class=\"subtitleset_b.deepblue\" style=\"color:#0f3955;font-size:1.65em;font-variant:small-caps;\">Le triomphe de Poutine<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>Ce qui est absolument remarquable dans les derniers \u00e9v\u00e9nements de Syrie, c&rsquo;est l&rsquo;accueil que fait le syst\u00e8me de la communication au plan russe. Ici, nous ne parlons plus, ni des \u00e9v\u00e9nements en Syrie, ni de la valeur du plan russe, ni de sa \u00ab\u00a0faisabilit\u00e9\u00a0\u00bb (on en reparlera !), ni des positions politiques des uns et des autres (notamment du bloc BAO) autour de ce plan, mais bien de la perception qu&rsquo;on en a eu et des r\u00e9actions de communication accord\u00e9es \u00e0 cette perception. L\u00e0 aussi, il s&rsquo;agit de psychologie plus que de jugement.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Nous ressentons cela, notamment au travers de deux textes, de sources que nous connaissons. Ainsi pouvons-nous mieux appr\u00e9cier la perception dont elles rendent compte directement ou indirectement, et le sentiment qui en d\u00e9coule, en nous r\u00e9f\u00e9rant \u00e0 leurs habitudes et \u00e0 leur qualit\u00e9 de travail. Le premier texte est du groupe McClatchy, et plut\u00f4t sous forme de reportage analytique, et il nous d\u00e9crit le triomphe de la diplomatie russe, sinon la r\u00e9surgence de la Russie comme \u00ab\u00a0superpuissance\u00a0\u00bb (Le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.mcclatchydc.com\/2013\/09\/11\/v-print\/201831\/syria-chemical-weapons-deal-puts.html\">11 septembre 2013<\/a>.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo;<em>In one day, with one simply stated proposal, Russian President Vladimir Putin turned a losing position into a winning one.<\/em> [&#8230;] <em>Beyond halting the rush to punish the Syrian government for the alleged use of chemical weapons, the development cast Russia and its president, Vladimir Putin, as a global peacemaker and &ndash; experts say this is not to be overlooked &ndash; embarrassed an American administration.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo;<em>Marcel de Haas, a Russia expert at the Dutch Clingendael Institute, said the importance of this week&rsquo;s diplomatic coup will last beyond the Syrian crisis. \u00ab\u00a0The Russians were on the sidelines,\u00a0\u00bb he said. \u00ab\u00a0The Kerry statement didn&rsquo;t just get them back in the game, it brought them back in a position of strength. Why did Putin push so hard for matters to be determined in the United Nations Security Council? Because there alone, two decades after the collapse of his Soviet Union, was he still a superpower.\u00a0\u00bb New York Times columnist Bill Keller noted the irony on his blog this week. Through the chemical weapons proposal Putin \u00ab\u00a0has recast Russia &ndash; whose military helped the Assad dynasty create its chemical weapons program in the first place &ndash; as the global peacemaker.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo;<em>It&rsquo;s a moment Putin has been waiting on for a while&#8230;<\/em> [&#8230;] <em>\u00ab\u00a0Until now, he&rsquo;s been cast in the role of the villain, and he&rsquo;s tired of playing the villain,\u00a0\u00bb noted University of Richmond Russia expert Stephen Long. \u00ab\u00a0Russia was Syria&rsquo;s biggest ally and an international obstructionist. And now they&rsquo;re not.\u00a0\u00bb<\/em> [&#8230;]<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo;<em>Haas of the Netherlands stated: \u00ab\u00a0Russia looks like a peacemaker, but Assad will certainly continue his civil war. It&rsquo;s just that he will butcher his people conventionally, and the world won&rsquo;t care.\u00a0\u00bb And, by pushing the Syrian war from crisis to diplomatic breakthrough, Putin&rsquo;s reduced the pressure, probably ended the threat of an international military effort against Syria for the near future, and ensured the matter stays in the United Nations, where Russia has a veto.<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>On observera que ce texte, relativement neutre et sans parti-pris, comme McClatchy sait faire, rapporte des opinions qui, elles, ne sont certainement pas celles de partisans de la Russie, tant s&rsquo;en faut. Il y a une reconnaissance presque \u00ab\u00a0professionnelle\u00a0\u00bb de ce qui est per\u00e7u comme une grande victoire diplomatique, \u00e9videmment sans la r\u00e9jouissance habituelle puisque c&rsquo;est la Russie, et surtout avec ce froncement de sourcil si caract\u00e9ristique de notre conformisme type droitdel&rsquo;hommiste puisqu&rsquo;avec la perception qu&rsquo;avec la Russie c&rsquo;est aussi la Syrie du monstre-Assad qui l&#8217;emporte. (Par exemple, Haas analyse l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement comme \u00ab\u00a0le retour de la superpuissance\u00a0\u00bb [l&rsquo;URSS devenue Russie] et en conclut, pour le cas qui nous occupe, que \u00ab\u00a0Assad pourra continuer \u00e0 massacrer son peuple avec des armes conventionnelles, et le monde ne s&rsquo;en pr\u00e9occupera pas\u00a0\u00bb.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Maintenant, voici Simon Tisdall, du <em>Guardian<\/em>, ce <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.theguardian.com\/world\/2013\/sep\/11\/putin-syria-arms-surrender-snookered-obama\">11 septembre 2013<\/a>. Tisdall est un bon commentateur, d&rsquo;esprit assez ind\u00e9pendant, capable de critiquer les folies des engagements du bloc BAO ; mais il reste impeccablement de la tendance du bloc BAO, notamment dans son appr\u00e9ciation de la Russie, qu&rsquo;il voit comme un adversaire impitoyable et de tr\u00e8s basse morale, indigne de figurer parmi les civilis\u00e9s. Ainsi son commentaire compl\u00e8te-t-il le pr\u00e9c\u00e9dent, pour confirmer cette perception, particuli\u00e8rement chez les esprits les plus lucides du \u00ab\u00a0camp BAO\u00a0\u00bb, d&rsquo;un triomphe russe et, <strong>par cons\u00e9quent<\/strong>, d&rsquo;une terrible d\u00e9faite du bloc BAO (Ce \u00ab\u00a0par cons\u00e9quent\u00a0\u00bb n&rsquo;est nullement une \u00e9vidence. Il est le produit d&rsquo;une perception du monde bas\u00e9e sur la seule loi de la force, et, dans ce cas, sur un affrontement id\u00e9ologique o&ugrave; le bloc BAO repr\u00e9sente le bon c\u00f4t\u00e9 de la situation morale du monde.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&#8230; Tisdall : &laquo;<em>It is no consolation at all to Syria&rsquo;s suffering people, stuck with Bashar al-Assad&rsquo;s brutal regime. But for Vladimir Putin, Russia&rsquo;s president and long-standing anti-western bogeyman, the decision to put military action on hold represents a signal diplomatic triumph with possible long-term strategic implications for Moscow&rsquo;s role in the Middle East and beyond.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo;<em>Putin&rsquo;s unexpected proposal that Syria surrender its chemical weapons to the international community comprehensively snookered a politically cornered Barack Obama. The White House, not Assad, was disarmed; it simply did not see it coming. Despite belated claims that the idea was under discussion for a year or more, the fact is Putin, with impeccable timing, made it his own &ndash; and won instant backing from Syria, Iran, the UN and relieved European allies.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo;<em>Faced with overwhelming opposition to military intervention from the American public and a near certain defeat in Congress, Obama seized on the Russian d\u00e9marche with almost embarrassing eagerness. That former UN inspectors say collecting chemical weapons in the midst of Syria&rsquo;s civil war may be unworkable, apparently mattered little to the US president at this moment of high angst &ndash; and even less in Putin&rsquo;s cynical world of great power gamesmanship. \u00ab\u00a0Putin&rsquo;s goal is to play for time, to push off the talk of strikes for as long as possible, because the longer he pushes them off the less likely they are,\u00a0\u00bb Philippe Moreau Defarges, of the French Institute of International Relations, in Paris, told Henry Meyer, of Bloomberg. \u00ab\u00a0Hats off to the Russians, those guys are master diplomats. Putin and Assad have totally won this round.\u00a0\u00bb<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><h3 class=\"subtitleset_b.deepblue\" style=\"color:#0f3955;font-size:1.65em;font-variant:small-caps;\">Le quiproquo russe<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>Nous serons \u00e9videmment et n\u00e9cessairement conduits \u00e0 donner une appr\u00e9ciation \u00e0 la fois nuanc\u00e9e et critique de ces appr\u00e9ciations diverses, allant toutes dans le m\u00eame sens, et d&rsquo;ailleurs choisies pour cette raison. Ces appr\u00e9ciations d\u00e9crivent une situation diplomatique peut-\u00eatre d&rsquo;une mani\u00e8re assez juste, mais nullement ce que signifie cette situation et d&rsquo;o&ugrave; elle vient, ni ce qu&rsquo;elle recouvre, ni ce qu&rsquo;elle r\u00e9serve.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Le \u00ab\u00a0triomphe de Poutine\u00a0\u00bb n&rsquo;en est pas un parce qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas, selon nous, de volont\u00e9 d&rsquo;affrontement dans le chef des Russes, dans l&rsquo;initiative qu&rsquo;ils ont prise. Il n&rsquo;y a pas non plus, chez les Russes, de fondement prioritaire pour sauver \u00e0 tout prix Assad, qui ne peut- \u00eatre l&rsquo;inspiration de la politique principielle qui est la leur. La position de la Russie est fond\u00e9e, non pas sur une analyse classique <strong>malgr\u00e9<\/strong> le classicisme de la pens\u00e9e russe dans ce domaine sp\u00e9cifique, avec un homme comme Poutine, mais sur une analyse globale d&rsquo;\u00e9v\u00e9nements extraordinaires que lui impose la situation. A cet \u00e9gard, les Russes montrent d&rsquo;abord leur exceptionnelle ouverture d&rsquo;esprit, beaucoup plus qu&rsquo;une diplomatie exceptionnelle.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>La proposition russe n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 faite pour marquer des points contre le bloc BAO mais pour stopper, &ndash; ou tenter de stopper, l&rsquo;avenir le dira, &ndash; la marche vers une intervention militaire catastrophique <strong>pour tous<\/strong>. Le but de la Russie est de tenter d&rsquo;apaiser \u00e0 toutes forces la situation actuelle, qu&rsquo;elle juge totalement folle et chaotique ; la chose a \u00e9t\u00e9 dite mille fois, et il n&rsquo;y a nulle raison d&rsquo;en douter. La psychologie du bloc BAO conduit, non pas \u00e0 douter d&rsquo;un tel fait, mais simplement \u00e0 l&rsquo;ignorer par simple incapacit\u00e9 de le penser. La r\u00e9flexion \u00e0 cet \u00e9gard, compl\u00e8tement influenc\u00e9e par une <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-glossairedde_notre_psychologie_28_01_2013.html\">psychologie-Syst\u00e8me<\/a>, est toute enti\u00e8re conditionn\u00e9e par le st\u00e9r\u00e9otype de la Russie de Poutine, anti-d\u00e9mocratique, revancharde, retardataire et assez douteuse, press\u00e9e d&rsquo;affirmer sa puissance aux d\u00e9pens du bloc BAO ; la \u00ab\u00a0lucidit\u00e9\u00a0\u00bb du constat rapport\u00e9 plus haut dans le chef de nos commentateurs se r\u00e9duit \u00e0 l&rsquo;affirmation \u00e9videmment sollicit\u00e9e que Poutine-le-retors-cynique a r\u00e9ussi son coup, &ndash; et alors, \u00ab\u00a0chapeau bas, l&rsquo;artiste\u00a0\u00bb.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Mais la v\u00e9rit\u00e9 n&rsquo;est pas cela &#8230; Il n&rsquo;y a pas eu \u00ab\u00a0triomphe russe\u00a0\u00bb mais d\u00e9b\u00e2cle du bloc BAO, et une d\u00e9b\u00e2cle obtenue par lui-m\u00eame, par la seule absurdit\u00e9 de sa politique syrienne, par sa croyance folle \u00e0 ses propres montages et \u00e0 ses <em>narrative<\/em>, par son obsession pathologique de la force, par sa mani\u00e8re irr\u00e9sistible de s&rsquo;enfermer lui-m\u00eame dans des positions extr\u00eames d&rsquo;o&ugrave; la sortie ne peut \u00eatre que brutale et catastrophique. Pour cette fois, la masse (le bon peuple, et le Congr\u00e8s) n&rsquo;a pas suivi et la d\u00e9b\u00e2cle s&rsquo;est impos\u00e9e d&rsquo;une fa\u00e7on encore plus spectaculaire, presque sublime et superbe&#8230; Et c&rsquo;est m\u00eame un Kerry \u00e9puis\u00e9 par sa cure-express de mensonges, gaffant ou ne gaffant pas c&rsquo;est selon, qui a sugg\u00e9r\u00e9 \u00e0 la Russie la proposition de son \u00ab\u00a0triomphe\u00a0\u00bb.<\/p>\n<\/p>\n<p><h3 class=\"subtitleset_b.deepblue\" style=\"color:#0f3955;font-size:1.65em;font-variant:small-caps;\">Les critiques de Poutine<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>Poutine, lui, dit son fait aux USA et au bloc BAO par procuration. Il l&rsquo;a fait dans un article du New York <em>Times<\/em>, le quotidien de r\u00e9f\u00e9rence du monde civilis\u00e9 s&rsquo;ouvrant au monstre du Kremlin, &ndash; on est pluraliste ou on ne l&rsquo;est pas. Poutine ne dit rien de nouveau, il ne fait que r\u00e9p\u00e9ter ce qu&rsquo;il ne cesse de r\u00e9p\u00e9ter et que personne, dans les directions-Syst\u00e8me et la presse-Syst\u00e8me, n&rsquo;entend ni n&rsquo;\u00e9coute. L&rsquo;intervention de Poutine dans le NYT sera per\u00e7ue comme une le\u00e7on donn\u00e9e par le vainqueur \u00ab\u00a0triomphant\u00a0\u00bb au vaincu mis \u00e0 terre, &ndash; selon les coutumes du bloc BAO dans ces circonstances, &ndash; alors qu&rsquo;elle ne fait qu&rsquo;exposer l&rsquo;\u00e9vidence des constats russes sur le comportement des USA et du bloc BAO, et les dangers que rec\u00e8le ce comportement. (On donne ici quelques extraits dans la pr\u00e9sentation qu&rsquo;en fait <em>Russia Today<\/em> le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/rt.com\/news\/putin-interview-syria-diplomacy-742\/\">10 septembre 2013<\/a>.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&bull; D&rsquo;abord sur la situation syrienne o&ugrave; la position russe d&rsquo;une provocation des rebelles est r\u00e9affirm\u00e9e, avec, pour prendre date officiellement et donner sa caution aux informations \u00e0 cet \u00e9gard, cette allusion faite \u00e0 d&rsquo;\u00e9ventuelles nouvelles provocations des rebelles vers Isra\u00ebl, telles que <em>Russia Today<\/em> les a rapport\u00e9es (voir le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/rt.com\/news\/syria-rebels-chemical-attack-israel-618\/\">10 septembre 2013<\/a>). &laquo;<em>Putin said that while no one doubts that poison gas was indeed used in Syria, there is \u00ab\u00a0every reason to believe it was used not by the Syrian Army, but by opposition forces, to provoke intervention by their powerful foreign patrons.\u00a0\u00bb \u00ab\u00a0Reports that militants are preparing another attack &mdash; this time against Israel &mdash; cannot be ignored,\u00a0\u00bb he added.<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&bull; Sur la l\u00e9galit\u00e9 internationale et le comportement des USA, l&rsquo;\u00e9vidence est martel\u00e9e \u00e0 nouveau, et l&rsquo;\u00e9vidence n&rsquo;a nul besoin de d\u00e9monstration : &laquo;<em>\u00ab\u00a0No one wants the United Nations to suffer the fate of the League of Nations, which collapsed because it lacked real leverage,\u00a0\u00bb Putin wrote. \u00ab\u00a0This is possible if influential countries bypass the United Nations and take military action without Security Council authorization.\u00a0\u00bb<\/em> [&#8230;] <em>From the very beginning of the crisis, Russia has advocated a political solution according to international law. \u00ab\u00a0We are not protecting the Syrian government, but international law,\u00a0\u00bb he said. \u00ab\u00a0It is alarming that military intervention in internal conflicts in foreign countries has become commonplace for the United States,\u00a0\u00bb he said. The world increasingly sees America not as \u00ab\u00a0a model of democracy but as relying solely on brute force, cobbling coalitions together under the slogan \u00ab\u00a0you&rsquo;re either with us or against us,\u00a0\u00bb the President stated. <\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&bull; La pr\u00e9tention US \u00e0 l&rsquo;exceptionnalisme, r\u00e9affirm\u00e9e d&rsquo;une fa\u00e7on involontairement ironique par un Obama vacillant et <em>groggy<\/em> dans son discours de mardi, est jug\u00e9e s\u00e9v\u00e8rement par Poutine, pr\u00e9sident d&rsquo;un pays de vieille et belle tradition et qui n&rsquo;a pas besoin de la publicit\u00e9 et de la philosophie des relations publiques pour se situer comme <strong>n\u00e9cessaire<\/strong> (plut\u00f4t qu&rsquo;exceptionnel) dans l&rsquo;histoire de notre civilisation, &ndash; et Poutine avec Dieu comme t\u00e9moin \u00e0 charge et de grand poids, et l&rsquo;on sait bien ce qu&rsquo;Il en pense : &laquo;<em>Putin disagreed with a \u00ab\u00a0case he made on American exceptionalism.\u00a0\u00bb \u00ab\u00a0It is extremely dangerous to encourage people to see themselves as exceptional, whatever the motivation. There are big countries and small countries, rich and poor, those with long democratic traditions and those still finding their way to democracy. Their policies differ, too&#8230; We are all different, but when we ask for the Lord&rsquo;s blessings, we must not forget that God created us equal.\u00a0\u00bb<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><h3 class=\"subtitleset_b.deepblue\" style=\"color:#0f3955;font-size:1.65em;font-variant:small-caps;\">D\u00e9sordre \u00e0 Washington<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>Entendront-ils Poutine  ? Il va de soi qu&rsquo;ils ont d&rsquo;autres choses, de bien plus grande importance, \u00e0 d\u00e9battre entre eux. Leur d\u00e9saccord, d&rsquo;abord, leurs chamailleries, leurs chicaneries, pendant que l&rsquo;h\u00e9ritage va \u00e0 vau-l&rsquo;eau, tout cela leur faisant m\u00eame oublier la mission sacr\u00e9e de comm\u00e9moration du Grand Tout qu&rsquo;est l&rsquo;attaque du 11 septembre 2001. McClatchy, toujours vigilant, ne se prive pas d&rsquo;observer combien cette comm\u00e9moration washingtonienne fut acrimonieuse, am\u00e8re, avec les divers requins corrompus et pourrissants se disputant les reste de l&rsquo;Empire pour pouvoir mieux accuser le requin \u00e0-c\u00f4t\u00e9. (Le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.mcclatchydc.com\/2013\/09\/11\/v-print\/201868\/partisanship-syria-tension-intrude.html\">11 septembre 2013<\/a>, sous le titre qui nous en dit beaucoup sur le sacril\u00e8ge : &laquo;<em>Partisanship, Syria tension intrude on 9\/11 memorial<\/em>&raquo;)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo;<em>President Barack Obama and other national leaders tried Wednesday to put aside partisan differences and commemorate victims of the Sept. 11, 2001, attacks, but tensions over Syria, Libya and other hotspots reminded Americans how that day sparked a new and troubled era that is still playing out in American politics.<\/em> [&#8230;]<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo;<em> \u00ab\u00a0Today, we remember not only those who died that September day,\u00a0\u00bb Obama said as he laid a wreath at the Sept. 11 memorial at the Pentagon in Arlington, Va., \u00ab\u00a0we pay solemn tribute to more than 6,700 patriots who have given their full measure since &ndash; military and civilians.\u00a0\u00bb<\/em> [&#8230;] <em>Despite the paeans to national unity, Boehner of Ohio, Sen. Lindsey Graham of South Carolina and other Republicans criticized Obama for the failure to find and punish the perpetuators of the Sept. 11, 2012, attack on the U.S. diplomatic mission in Benghazi, Libya. \u00ab\u00a0It is disgraceful that one year later, even though a number of terrorists who participated in this attack have been identified, not a single one has been brought to justice,\u00a0\u00bb Boehner said. \u00ab\u00a0For the past year, this administration has failed to provide sufficient answers, fully comply with (congressional) subpoenas and make available relevant individuals to provide testimony.\u00a0\u00bb<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Que se passe-t-il \u00e0 Washington, D.C. ? Le chaos, certes, et nous dirions que c&rsquo;est pire encore qu&rsquo;en Syrie car c&rsquo;est un chaos gratuit, sans la trag\u00e9die de la guerre, par simples incomp\u00e9tence, irresponsabilit\u00e9, inconscience enfin &#8230; \u00ab\u00a0Le chaos\u00a0\u00bb, dit un analyste allemand qui suit les affaires syriennes, Manuel Ochsenreiter, r\u00e9pondant \u00e0 une interview de <em>Russia Today<\/em> le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/rt.com\/op-edge\/obama-speesh-reveals-diplomatic-chaos-715\/\">11 septembre 2013<\/a>, \u00e0 propos du discours du pr\u00e9sident Obama.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo;<em>\u00ab\u00a0This speech shows the diplomatic chaos in the US,\u00a0\u00bb Ochsenreiter said. \u00ab\u00a0We see the US president, the most powerful man in the world, being completely lonely with his position. If warmongering is coming from Western and US governments, he has no support of the population,\u00a0\u00bb he said.<\/em> [&#8230;] <em>\u00ab\u00a0He is in a very difficult and weak position right now,\u00a0\u00bb Ochsenreiter said, at the same time pointing out that even if Syria is stripped of its chemical weapons stockpile, there&rsquo;s no guarantee that the West won&rsquo;t find some other pretext for a military action against Damascus, as it was previously done with Iraq and Libya.<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Le <em>Guardian<\/em> (le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.theguardian.com\/world\/2013\/sep\/11\/us-syria-russian-chemical-weapons-handover\">12 septembre 2013<\/a>) rapporte la r\u00e9action soudainnement enthousiaste de la Maison-Blanche, via le porte-parole Jay Carney, \u00e0 propos du plan propos\u00e9 par les Russes qu&rsquo;on juge d\u00e9sormais absolument charg\u00e9 de toutes les vertus que Washington r\u00e9clamait de son \u00ab\u00a0partenaire\u00a0\u00bb russe. Tout cela est arrang\u00e9 \u00e0 la sauce Obama, avec le volte-face suppos\u00e9 de la Syrie qui est pr\u00e9sent\u00e9e ainsi comme capitulant devant les USA, et la Russie soudain vertueuse qui se serait rang\u00e9e au c\u00f4t\u00e9 d&rsquo;Obama. (&laquo;<em>We have seen more co-operation from Russia in the last two days than we have heard in the last two years&#8230; The proposal they have put forward is very specific and the Syrian reaction is a total about-face. This is significant.<\/em>&raquo;)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&#8230; Eh bien, m\u00eame cet arrangement si complaisant \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard de l&rsquo;exceptionnalisme am\u00e9ricaniste qui est leur cat\u00e9chisme \u00e0 tous n&rsquo;a en rien amadou\u00e9 les comp\u00e8res de l&rsquo;aile droite du \u00ab\u00a0parti unique\u00a0\u00bb. Les <em>hawks<\/em> r\u00e9pondent \u00e0 Obama par un bras d&rsquo;honneur qui bafoue toutes les traditions bombastiques de la Grande R\u00e9publique.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo;<em>The sudden thaw in White House attitudes toward Russia has met with scepticism in Washington, where many see it as an excuse for Barack Obama to avoid defeat in Congress over military action against Syria. A speech by Obama to the American people on Wednesday night was criticised by hawkish Republicans after it called for a suspension of Senate attempts to pass a resolution authorising US strikes.<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><h3 class=\"subtitleset_b.deepblue\" style=\"color:#0f3955;font-size:1.65em;font-variant:small-caps;\">La fureur du Syst\u00e8me<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>Car enfin, peut-on croire que, d&rsquo;ici l\u00e0, tout ira comme sur des roulettes ? Peut-on croire que le Syst\u00e8me en tant que tel, acceptera cette formule qui est celle de la d\u00e9b\u00e2cle assum\u00e9e, de suivre la voie ouverte par les Russes pendant que les m\u00eames Russes exposent au grand jour, dans les colonnes du NYT, toutes les tares du Syst\u00e8me ? C&rsquo;est penser un peu vite et croire encore plus rapidement. La trag\u00e9die syrienne a plus d&rsquo;un tour dans son sac, et leur <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-leur_guerre_sans_fin_signe_de_leur_pathologie_incurable_11_09_2013.html\">pathologie<\/a>, qu&rsquo;on sait incurable, n&rsquo;a \u00e9videmment pas dit son dernier mot. Il faut donc s&rsquo;attendre \u00e0 divers soubresauts du Syst\u00e8me, sous la forme de tracasseries, de relances diverses de la tension, de l&rsquo;un ou l&rsquo;autre <em>false flag<\/em>, etc. D\u00e8s ce m\u00eame <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.independent.co.uk\/news\/world\/americas\/diplomatic-plan-to-force-syria-to-surrender-chemical-weapons-already-in-jeopardy-russia-and-us-lock-horns-on-how-it-should-be-implemented-8810074.html\">11 septembre 2013<\/a>, David Usborne affirmait, dans <em>The Independent<\/em>, que les premiers couacs \u00e9taient au rendez-vous. (&laquo;<em>A diplomatic plan to force Syria to give up its chemical weapons and avert an attack from America was already in jeopardy on Wednesday with Russia and the United States far apart on how it should be implemented.<\/em>&raquo;)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Faudrait-il alors, tout de m\u00eame, un de ces jours prochains, faire donner le Congr\u00e8s et lui demander, apr\u00e8s ce tour de piste russo-am\u00e9ricaniste pr\u00e9sent\u00e9 par la Maison-Blanche sous de si flatteuses couleurs, de finalement donner son blanc-seing au projet d&rsquo;attaque ressuscit\u00e9, et d&rsquo;ailleurs qui n&rsquo;a jamais tr\u00e9pass\u00e9 ? De ce c\u00f4t\u00e9 \u00e9galement, la rengaine est \u00e0 la d\u00e9b\u00e2cle continu\u00e9e, cette fois pour Obama et les <em>hawks<\/em> de Washington, r\u00e9concili\u00e9s dans la m\u00eame attente. Impitoyable, Jason Ditz, de <em>Antiwar.com<\/em>, continue \u00e0 d\u00e9compter la d\u00e9route du parti du Syst\u00e8me (le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/news.antiwar.com\/2013\/09\/11\/obamas-speech-changes-no-minds-in-congress\/\">12 septembre 2013<\/a>), en faisant un point sans concessions apr\u00e8s le discours de mardi du pr\u00e9sident Obama.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo;<em>President Obama&rsquo;s Tuesday night speech was supposed to be the decisive case for war, and it too has failed, with nary an opponent of the war swayed by the comments&#8230;w<\/em> [&#8230;] <em>This week was to be the war party&rsquo;s great victory, turning the tide of a war weary public as AIPAC threw its weight behind the war to ensure Congressional support. Ultimately, all of that has only increased public opposition to the war, and the defeat of the resolution in Congress is more apparent than ever, assuming the hawks ever bother to even attempt a vote. Six more Senators are now \u00ab\u00a0no\u00a0\u00bb votes, and four more in the House just since the speech, suggesting the momentum continues, but against the war.<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Qu&rsquo;importe, le Syst\u00e8me poursuit sa qu\u00eate furieuse pour relancer la machine humaine \u00e0 son service, et qui para&icirc;t gripp\u00e9e. C&rsquo;est \u00e0 ce point que se situe le n&oelig;ud de cette situation crisique dont l&rsquo;issue ne peut \u00eatre qu&rsquo;une d\u00e9faite totale, et dans le cas qui nous occupe un effondrement du Syst\u00e8me, malgr\u00e9 les appels \u00e0 la raison de Poutine pour limiter la casse. Tr\u00e8s vite, bient\u00f4t, un Obama ou l&rsquo;autre, de l&rsquo;arrogant au d\u00e9sempar\u00e9, parce qu&rsquo;il a choisi la voie de l&rsquo;alignement, se retrouvera sous la contrainte de ces \u00e9tranges \u00ab\u00a0pressions\u00a0\u00bb qui sont si souvent cit\u00e9es pour expliciter la position extr\u00e9miste, ou l&rsquo;\u00e9volution extr\u00e9miste, de tous ces dirigeants r\u00e9alistes, cyniques, id\u00e9alistes, corrompus, petits-bourgeois comme disent les marxistes, que l&rsquo;on retrouve aux avant-postes des guerres postmodernes du Syst\u00e8me ; et il se trouvera conduit \u00e0 relancer l&rsquo;aventure catastrophique &#8230; (D&rsquo;ailleurs, et ceci cons\u00e9quence de cela, on annonce d&rsquo;ores et d\u00e9j\u00e0, comme pour nous rassurer, que la CIA a <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/news.antiwar.com\/2013\/09\/11\/cia-begins-delivering-arms-to-syrian-rebels\/\">commenc\u00e9<\/a> \u00e0 livrer des armes aux rebelles.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>John Glaser (<em>Antiwar.com<\/em>, le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/antiwar.com\/blog\/2013\/09\/10\/poll-74-oppose-bombing-syria-half-think-dc-establishment-wants-war-more-than-public\/\">11 septembre 2013<\/a>), annon\u00e7ant un nouveau chiffre (74%) d&rsquo;opposition du public \u00e0 un bombardement de la Syrie, cite en guise d&rsquo;explication \u00e0 ce qu&rsquo;on constate de l&rsquo;acharnement des directions-Syst\u00e8me pour une politique d&rsquo;agression devenant suicidaire \u00e0 force d&rsquo;impopularit\u00e9, \u00e0 propos de ces fameuses \u00ab\u00a0pressions\u00a0\u00bb, une observation de Conor Friedersdorf, de <em>The Atlantic<\/em>, le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.theatlantic.com\/politics\/archive\/2013\/08\/how-an-insular-beltway-elite-makes-wars-of-choice-more-likely\/279116\/\">29 ao&ucirc;t 2013<\/a>, interrogeant, &ndash; \u00ab\u00a0Des pressions grandissantes, &ndash; de qui ?\u00a0\u00bb Friedersdorf, apr\u00e8s avoir constat\u00e9 l&rsquo;opposition du public, du Congr\u00e8s, etc., tente de trouver une explication myst\u00e9rieuse ou dissimul\u00e9e (&laquo;<em>a tiny, insular elite that mostly lives in Washington, D.C&#8230;<\/em>&raquo;), l\u00e0 o&ugrave; il n&rsquo;y a, \u00e0 notre sens, que les pressions du Syst\u00e8me lui-m\u00eame, comme d&rsquo;une entit\u00e9 impitoyable d&rsquo;exigence, et qui a engag\u00e9 son destin dans la poursuite sans fin de la <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-glossairedde_la_politique-syst_me__17_11_2012.html\">politique-Syst\u00e8me<\/a>, conduite irr\u00e9sistiblement de la surpuissance \u00e0 l&rsquo;effondrement.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo;<em>\u00ab\u00a0Where is this pressure coming from? Strangely, that question doesn&rsquo;t even occur to a lot of news organizations. Take this CBS story. The very first sentence says, \u00ab\u00a0The Obama administration faced new pressure Thursday to take action on Syria.\u00a0\u00bb New pressure from whom? The story proceeds as if it doesn&rsquo;t matter. How can readers judge how much weight the pressure should carry? Pressure from hundreds of thousands of citizens in the streets confers a certain degree of legitimacy. So does pressure from a just-passed House bill urging a certain course of action, or even unanimous pressure from all of the experts on a given subject.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo;<em>\u00ab\u00a0What I&rsquo;d like is if news accounts on pressure to intervene in Syria made it clear that the \u00ab\u00a0growing calls &hellip; for forceful action\u00a0\u00bb aren&rsquo;t coming from the people, or Congressional majorities, or an expert consensus. The pressure is being applied by a tiny, insular elite that mostly lives in Washington, D.C., and isn&rsquo;t bothered by the idea of committing America to military action that most Americans oppose. Nor are they bothered by the president launching a war of choice without Congressional approval, even though Obama declared as a candidate that such a step would be illegal.\u00a0\u00bb<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><h3 class=\"subtitleset_b.deepblue\" style=\"color:#0f3955;font-size:1.65em;font-variant:small-caps;\">Le cr\u00e9puscule de l&rsquo;Ouest ? Boh&#8230;<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>D&rsquo;aucuns cherchent dans ce qu&rsquo;ils per\u00e7oivent de fondamental dans les \u00e9v\u00e9nements courants, le signe de la fin d&rsquo;une \u00e9poque, de la fin du temps de la puissance de l&rsquo;Occident. Voici le cas de Andreas Wittham Smith, premier directeur de la r\u00e9daction de <em>The Independent<\/em> de 1986 \u00e0 1994, depuis admis \u00e0 diverses fonctions des plus honorables, et qui annonce, rien de moins que la fin de l&rsquo;Ouest, entre l&rsquo;introduction et la conclusion de son commentaire dans le m\u00eame <em>Independent<\/em> du <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.independent.co.uk\/voices\/comment\/once-the-west-set-out-to-conquer-the-world-those-days-have-gone-for-ever-8807245.html\">10 septembre 2013<\/a><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo;<em>Now, 600 years after the first European colony of the modern era was established by Portugal on the North African coast, an extraordinary question arises. Does the reluctance of Western electorates to support a policy of punishing Syria for alleged use of chemical weapons mark the end of what began all that time ago and has continued ever since? For the notion of the US Navy firing cruise missiles into a Middle-East nation from vessels in the Mediterranean to \u00ab\u00a0teach it a lesson\u00a0\u00bb is pure Western imperialism. And we don&rsquo;t seem to want to do it any longer.<\/em> [&#8230;]<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo;<em>Except that Nemesis, or the spirit of divine retribution, was waiting to punish them for their arrogance. Afghanistan and Iraq turn out to be the final disasters. The British surrender at Yorktown in 1781, the French defeats in Indochina and Algeria, and finally the ignominious withdrawals by the US and its allies from Afghanistan and Iraq, these have done for colonialism and its more virulent form, imperialism. There can be no going back. No US president, no UK prime minister, no French president is ever again going to ask Congress, Parliament or National Assembly to approve the invasion of a another country, even by airpower alone. After 600 years, that is over. Never again.<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><h3 class=\"subtitleset_b.deepblue\" style=\"color:#0f3955;font-size:1.65em;font-variant:small-caps;\">En retard d&rsquo;une d\u00e9b\u00e2cle<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>Mais il nous semble, \u00e0 nous, que monsieur Wittham Smith est en retard d&rsquo;une d\u00e9b\u00e2cle, que ce n&rsquo;est plus celle de l&rsquo;Ouest, devenue ci-devant bloc BAO, mais bien celle du Syst\u00e8me et de la \u00ab\u00a0contre-civilisation\u00a0\u00bb dont il est n\u00e9, dont il faut parler. Est-ce bien de cela dont il est question avec ce qui est unanimement salu\u00e9 comme une d\u00e9route des USA, donc du bloc BAO, devant ce qui est pr\u00e9sent\u00e9 comme une Russie ressuscit\u00e9, \u00e0 propos d&rsquo;une Syrie dont la grandeur de la trag\u00e9die est hauss\u00e9e au rang des plus grands affrontements de l&rsquo;Histoire ? Ce qui est stup\u00e9fiant dans cet \u00e9pisode qu&rsquo;on semble placer au niveau d&rsquo;une bataille d&rsquo;Actium, d&rsquo;une bataille de Lepante, d&rsquo;un Waterloo, d&rsquo;un Verdun, d&rsquo;un Stalingrad ou d&rsquo;une crise des missiles de Cuba, c&rsquo;est que tout s&rsquo;est pass\u00e9 \u00e0 propos d&rsquo;un \u00e9v\u00e9nement fabriqu\u00e9, pour une cause faussaire, \u00e0 l&rsquo;occasion de circonstances qui n&rsquo;ont jamais d\u00e9pass\u00e9 le stade de la rh\u00e9torique, avec comme points d&rsquo;affrontement principaux des sondages de popularit\u00e9 dans le public, des intentions de vote des Repr\u00e9sentants \u00e0 la Chambre du Congr\u00e8s des USA, etc.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Pourtant, oui, il y a un \u00e9v\u00e9nement qu&rsquo;on peut juger fondamental par certains de ses aspects. Il ponctue une courbe r\u00e9guli\u00e8re et en accentuation r\u00e9guli\u00e8re, toujours dans le m\u00eame sens qui est celui de l&rsquo;effondrement du Syst\u00e8me. Poutine n&rsquo;a pas remport\u00e9 de \u00ab\u00a0triomphe\u00a0\u00bb diplomatique pour r\u00e9affirmer la puissance de l&rsquo;URSS devenue n\u00e9o-Sainte-Russie, il a plus simplement une fort grande appr\u00e9hension de ce qui peut survenir d&rsquo;incontr\u00f4l\u00e9 d&rsquo;une telle course erratique du bloc BAO balisant pour le Syst\u00e8me et cela le conduit \u00e0 ces initiatives victorieuses. Par cons\u00e9quent, ces offensives, ces contre-offensives, ces pouss\u00e9es et ces blocages se poursuivent comme une repr\u00e9sentation th\u00e9\u00e2trale, comme sur l&rsquo;\u00e9cran de la caverne de Platon r\u00e9quisitionn\u00e9e et transform\u00e9e en salle de cin\u00e9matographe par nos dirigeants-Syst\u00e8me, et qui ne semble plus fasciner qu&rsquo;eux-m\u00eames, avec des spectateurs \u00e0 peine int\u00e9ress\u00e9s, qui ne se manifestent que pour exprimer leur lassitude, qui ne se g\u00eanent pas pour faire claquer leurs si\u00e8ges lorsqu&rsquo;ils se l\u00e8vent pour quitter la repr\u00e9sentation.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>C&rsquo;est ainsi que se passent les effondrements, d&rsquo;une fa\u00e7on subreptice, finalement sans trop faire de bruit, parce que tout s&rsquo;effrite et se d\u00e9lite, tout se transforme de mati\u00e8re brute en d\u00e9bris sablonneux, tout se dissout enfin, sans faire trop de bruit. Ainsi l&rsquo;attaque contre la Syrie n&rsquo;eut-elle pas lieu et les USA se tourn\u00e8rent-ils un peu plus vers une posture bient\u00f4t isolationniste, &ndash; et si la chose ne suffit pas, si la d\u00e9b\u00e2cle n&rsquo;est pas suffisante, il est assur\u00e9 qu&rsquo;ils y reviendront pour une nouvelle tentative, avec les montages qui vont bien, les Bandar qui importent, pour encore subir une d\u00e9b\u00e2cle, et ainsi de suite jusqu&rsquo;\u00e0 ce que la dissolution ait achev\u00e9 son &oelig;uvre.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Il suffit d&rsquo;un peu de patience.<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Notes sur un \u00e9trange anniversaire 12 septembre 2013 &ndash; Il y a deux mois \u00e0 deux jours pr\u00e8s, le 10 juillet 2013, nous consacrions des Notes d&rsquo;analyse, essentiellement \u00e0 la situation \u00e9gyptienne, et au-del\u00e0, au trouble que cet \u00e9v\u00e9nement provoquait dans le bloc BAO. Nous avions choisi comme r\u00e9f\u00e9rence symbolique la fameuse p\u00e9riode russe du&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[354,370,5463,3124,4270,3903,8390,3285,2604,5131,1242,855,916,12117,12277,3867,6750,4073,7939,12421,12278],"class_list":["post-75204","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-analyse","tag-354","tag-370","tag-anniversaire","tag-armement","tag-autodestruction","tag-chimique","tag-commemoration","tag-congres","tag-des","tag-exceptionnalisme","tag-isolationnisme","tag-kerry","tag-poutine","tag-psychologie-systeme","tag-smutnoye","tag-syrie","tag-temps","tag-triomphe","tag-troubles","tag-tyndall","tag-vremya"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/75204","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=75204"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/75204\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=75204"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=75204"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=75204"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}