{"id":75208,"date":"2013-09-16T06:00:09","date_gmt":"2013-09-16T06:00:09","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2013\/09\/16\/trajectoire-russe\/"},"modified":"2013-09-16T06:00:09","modified_gmt":"2013-09-16T06:00:09","slug":"trajectoire-russe","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2013\/09\/16\/trajectoire-russe\/","title":{"rendered":"Trajectoire russe"},"content":{"rendered":"<p><h3 class=\"titrebloc\">Trajectoire russe<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tObjectivement parlant, on acceptera le verdict de Patrick Cockburn, dans <em>The Independent<\/em> du <a href=\"http:\/\/www.independent.co.uk\/voices\/comment\/wars-in-iraq-and-afghanistan-have-put-russia-back-on-the-top-table-8816823.html\" class=\"gen\">15 septembre 2013<\/a> d&rsquo;une Russie plus influente aujourd&rsquo;hui qu&rsquo;elle n&rsquo;a jamais \u00e9t\u00e9 depuis la chute du communisme, et sans doute d&rsquo;une influence qui est presque \u00e9gale \u00e0 celle de l&rsquo;URSS-superpuissance selon le contexte nouveau qu&rsquo;on conna\u00eet. Cockburn d\u00e9veloppe son affirmation actuelle \u00e0 partir de l&rsquo;\u00e9pisode onusien de la Libye, d\u00e9but 2011, o\u00f9 la Russie fut grug\u00e9e et roul\u00e9e dans la farine en adh\u00e9rant \u00e0 une r\u00e9solution qui ouvrit la porte \u00e0 une intervention par ailleurs ill\u00e9gale dans son esprit de l&rsquo;OTAN men\u00e9e par la France. Nous parlerions dans ce cas, plut\u00f4t d&rsquo;un faux-pas de la Russie alors men\u00e9e par Medvedev et d&rsquo;une tactique particuli\u00e8rement rapide et victorieuse des Fran\u00e7ais et de Sarkozy. (Il faut reconna\u00eetre cela \u00e0 l&rsquo;ancien pr\u00e9sident qu&rsquo;il savait, au contraire de son successeur-poire, r\u00e9ussir des perc\u00e9es tactiques remarquables de rapidit\u00e9, d&rsquo;efficacit\u00e9 et d&rsquo;absence de scrupules, en g\u00e9n\u00e9ral au nom de strat\u00e9gies absolument calamiteuses et catastrophiques,  ce qui rend d&rsquo;ailleurs la politique g\u00e9n\u00e9rale encore plus calamiteuse et catastrophique, puisque la r\u00e9alisation de la strat\u00e9gie calamiteuse et catastrophique en est d&rsquo;autant plus avanc\u00e9e.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tAuparavant, avant ce faux-pas, la Russie s&rsquo;\u00e9tait d\u00e9j\u00e0 affirm\u00e9e, depuis 2007-2008, et notamment l&rsquo;affaire g\u00e9orgienne qui avait remis les pendules \u00e0 l&rsquo;heure. Ensuite, l&rsquo;esp\u00e8ce de pseudo-lune de miel entre Obama et la Russie aboutit tout de m\u00eame \u00e0 un accord START, ce qui impliquait un grand partenarial strat\u00e9gique donnant \u00e0 la Russie un statut \u00e0 mesure. Mais ne chicanons pas &#8230; Cockburn et, d&rsquo;une fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale, une certaine <em>vox populi<\/em> dans les relations internationales, rendent sans aucun doute compte d&rsquo;une perception qui constitue un tournant marquant du point de vue de la communication, et pour les psychologies par cons\u00e9quent : la Russie triomphe, et notamment, et l\u00e0 sans h\u00e9sitation, parce que son affirmation se fait cette fois dans la r\u00e9gion-clef du Moyen-Orient, compl\u00e9tant la premi\u00e8re phase de son retour, en 2007-2010 &#8230; (Une vraie marque de ce triomphe n&rsquo;est-elle pas l&rsquo;activation des mesures d&rsquo;autocensure habituelles pour les cas important, de la part de la presse-Syst\u00e8me ? Glenn Greenwald signalait sur son compte Tweet la gymnastique tr\u00e8s am\u00e9ricaniste du magazine <em>Time<\/em>, ce <a href=\"http:\/\/www.theguardian.com\/world\/2013\/sep\/15\/barack-obama-warns-iran-us-military-action\" class=\"gen\">16 septembre 2013<\/a> : les trois couvertures de ses \u00e9ditions internationales du num\u00e9ro de cette semaine montrent un gros plan de visage de Poutine, avec le titre \u00ab<em>The World According to Vladimir Putin<\/em>\u00bb, l&rsquo;\u00e9dition US montrant, elle, un jeune et \u00e9l\u00e9gant patineur \u00e0 glace en pleine et gracieuse \u00e9volution, avec le titre sur le probl\u00e8me urgent du \u00ab<em>It&rsquo;s Time to Pay College Athletes<\/em>\u00bb. La censure [l&rsquo;autocensure bien dans la m\u00e9thode am\u00e9ricaniste] nous dit infiniment plus qu&rsquo;un long article d&rsquo;expert.) <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCockburn, donc : \u00ab<em>Russia&rsquo;s return to the status of a great power has been obvious for some time. A Middle East leader who asked a senior American general earlier this summer about US plans for military intervention in Syria was told that prospects differed from the past because Russia is back as a major player.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>The agreement reached by Russia and the US yesterday calling for Syria&rsquo;s arsenal of chemical weapons to be removed or destroyed, represents the first time that Russia has been so centrally important on the international stage since the last days of the Soviet Union, when Moscow was marginalised in the months between the Iraqi invasion of Kuwait in 1990 and the US-led counter-attack in early 1991. I remember sitting with the Soviet charg\u00e9 in the Al Rashid Hotel in Baghdad as he agonised over the fate of the Soviet Union, which preoccupied him far more than developments in Iraq.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCela accept\u00e9 comme une <strong>v\u00e9rit\u00e9 de la situation<\/strong>, puisqu&rsquo;aujourd&rsquo;hui cette v\u00e9rit\u00e9 passe par la communication, la perception et la psychologie, alors que les faits politiques et strat\u00e9giques s&rsquo;estompent, s&rsquo;ils existent encore en tant que tels, on admettra d&rsquo;autant plus volontiers que le r\u00f4le des USA dans cette installation de la Russie dans une telle position n&rsquo;est pas mince. On peut dire que c&rsquo;est la chute des USA qui est d&rsquo;abord, d&rsquo;ailleurs tr\u00e8s logiquement, la mesure du triomphe russe.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tOn peut trouver cette mesure, justement, dans le r\u00e9cit que fait le journaliste britannique Tim Wall, correspondant de <em>Russia Today<\/em>, des \u00e9v\u00e9nements qui ont men\u00e9 \u00e0 l&rsquo;accord Russie-USA sur le chimique syrien, selon une version beaucoup plus complexe que ce qui appara\u00eet d&rsquo;abord, et qui est marqu\u00e9e essentiellement par ce fait fondamental qui a domin\u00e9 toute cette s\u00e9quence paroxystique de crise : la position intenable o\u00f9 s&rsquo;est tout de suite trouv\u00e9 le pr\u00e9sident Obama &#8230; Son intervention est en effet une accumulation d&rsquo;erreurs d&rsquo;appr\u00e9ciation, tant en ce qui concerne le soutien international \u00e0 son action, que, surtout, le soutien int\u00e9rieur, tant du public que du Congr\u00e8s. (Selon Tim Wall, c&rsquo;est lors du G20, dans la soir\u00e9e du 5 septembre, qu&rsquo;Obama a r\u00e9alis\u00e9 que le soutien du Congr\u00e8s \u00e9tait tr\u00e8s probl\u00e9matique, ce qui repr\u00e9sente un d\u00e9calage remarquable par rapport \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 puisque d\u00e8s le 3-4 septembre, il apparaissait que l&rsquo;opposition s&rsquo;av\u00e9rait s\u00e9rieuse, grandissante, peut-\u00eatre d\u00e9j\u00e0 irr\u00e9sistible.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tTim Wall fait porter, de fa\u00e7on assez justifi\u00e9e selon nous, une part importante de la responsabilit\u00e9 de cette position sur le caract\u00e8re du pr\u00e9sident US, sur son incapacit\u00e9 \u00e0 se d\u00e9cider, qui conduit \u00e0 des demies-mesures, \u00e0 des d\u00e9cisions report\u00e9es, etc., et entra\u00eene la perception d&rsquo;une absence de conviction qui impressionne tr\u00e8s d\u00e9favorablement les autres acteurs. C&rsquo;est son c\u00f4t\u00e9 Hamlet d\u00e9j\u00e0 bien connu &#8230; Obama se laisse ainsi entra\u00eener dans des labyrinthes qui le conduisent \u00e0 des pi\u00e8ges d&rsquo;o\u00f9 il ne peut se sortir. Dans le cas syrien, le labyrinthe commence \u00e0 l&rsquo;affirmation de la fameuse ligne rouge, qu&rsquo;il n&rsquo;a jamais faite que pour des motifs de communication, qu&rsquo;il n&rsquo;a jamais vraiment eu l&rsquo;intention de respecter, etc. Les Russes ont donc manuvr\u00e9 selon le but d&rsquo;\u00e9carter une attaque qu&rsquo;Obama aurait \u00e9t\u00e9 contraint de lancer pour ne pas perdre la face, en lui m\u00e9nageant, avec la coop\u00e9ration de l&rsquo;administration US, une issue lui permettant de se sortir de ce pi\u00e8ge, \u00e9galement sans perdre la face. Le travail des Russes a donc \u00e9t\u00e9 de g\u00e9rer la position du pr\u00e9sident des USA, de fa\u00e7on \u00e0 l&rsquo;amener \u00e0 cette position o\u00f9 il pourrait accepter un d\u00e9veloppement qui \u00e9tait depuis longtemps \u00e9voqu\u00e9, voire m\u00eame d\u00e9taill\u00e9 par les deux partenaires. Voici des extraits du texte de Wall qui est une bonne analyse de la crise, fond\u00e9e sur le caract\u00e8re shakespearien, c\u00f4t\u00e9 cour, du POTUS &#8230; \u00ab<em>On the face of it, Barack Obama&rsquo;s agonized To bomb or not to bomb? speech to the American people looked a class act, lacking only Hamlet&rsquo;s skull and a Shakespearean costume. The reality? He&rsquo;s lost the argument for strikes on Syria, and he knows it&#8230;<\/em>\u00bb (Dans <em>Russia Today<\/em>, le <a href=\"http:\/\/rt.com\/op-edge\/obama-hamlet-performance-syria-839\/\" class=\"gen\">14 septembre 2013<\/a>.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Contrary to White House and State Department spin, Obama&rsquo;s decision to postpone the Congress vote on cruise missile strikes (at least for now) and focus on diplomacy was necessitated by Machiavellian realpolitik, not the moral argument against Assad. And Kerry&rsquo;s so-called off-the-cuff comments about giving Assad time to decommission chemical weapons were nothing of the sort  they were merely a face-saving exercise for Obama.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>It&rsquo;s not clear exactly when Obama realized the ruse was called for, but it seems it was sometime after he flew into St. Petersburg for the G8 summit. The penny may have dropped when he turned up for dinner with the other G20 leaders an hour late, after fielding presumably difficult calls with members of Congress. Then, realizing that domestic support for a strike could not be relied upon, during the dinner and further into a long night of discussions, he also realized that no effective coalition for military action could be cobbled together internationally&#8230;<\/em> [&#8230;]<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Whatever the intention, the impression given was a typical omnishambles, as fictional spin doctor Malcolm Tucker&rsquo;s character would have had it, perhaps in a more splenetic way, in the British TV comedy, The Thick of It.  (Perhaps in this case, Obama-shambles would more accurately describe the angry reaction of the Washington elite to each new climb-down from the White House.)<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>The idea that somehow Russian Foreign Minister Sergey Lavrov could have seized upon Kerry&rsquo;s comments, and  within a few hours  come up with a brand new plan for Assad to turn over Syria&rsquo;s chemical weapons stockpiles to international control was itself seized upon by the Western media. They seemed to swallow the idea hook, line and sinker  at least until after Obama&rsquo;s speech Tuesday, and confirmation from Putin&rsquo;s spokesman, Dmitry Peskov, that the plan had in fact been discussed in some depth between Putin and Obama in St. Petersburg.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Then, as some of the US media started checking out the story, it became clear that the plan had been considered for a while  New York Times columnist Bill Keller wrote that a senior Obama administration official told him the plan was discussed by Kerry and Lavrov as far back as this spring. And in Russia, Dmitry Trenin, director of the Moscow Carnegie Center, said that the plan had in fact originated with former US Senator Richard Lugar, who was involved in the Nunn-Lugar program to dismantle WMD in post-Soviet countries.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>So in fact, the Russian plan currently being discussed in Geneva (if, in fact, we should call it a purely Russian plan) came about as a result of diplomatic discussions between Russia and the US. It may well be that, as a favor to be cashed in later, Putin allowed Obama to pass it off as a Kremlin idea, so that Obama wouldn&rsquo;t have to suffer the humiliation of unilaterally admitting that his strikes plan wouldn&rsquo;t get through Congress anyway&#8230;<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t&#8230; D&rsquo;autre part, le c\u00f4t\u00e9 Hamlet d&rsquo;Obama n&rsquo;a, dans cette circonstance, fait que substantiver une position US marqu\u00e9e effectivement par la faiblesse des moyens et, surtout, la dissolution acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e de la r\u00e9solution de figurer au plus haut statut possible selon les conceptions am\u00e9ricanistes dans cette crise. Hamlet convenait parfaitement \u00e0 la situation. Ainsi le triomphe russe est-il moins un coup diplomatique spectaculaire que le r\u00e9sultat d&rsquo;un renforcement constant de la position russe, en m\u00eame temps qu&rsquo;une dissolution tout aussi constante de la position US, notamment et singuli\u00e8rement \u00e0 l&rsquo;occasion de cette crise syrienne consid\u00e9r\u00e9e dans la dur\u00e9e. Nous parlons en effet du terme moyen, au moins depuis le printemps 2012 et la ferme d\u00e9finition de la ligne russe par Poutine redevenu pr\u00e9sident, et cette ferme d\u00e9finition se faisant principalement dans le cadre de cette crise syrienne comme exercice pratique. Encore une fois, comme nous le r\u00e9p\u00e9tons constamment et \u00e0 chaque occasion o\u00f9 cela s&rsquo;av\u00e8re n\u00e9cessaire, la puissance de la ligne russe est celle du principe et non celle de la force, et son but le renforcement ou l&rsquo;\u00e9tablissement de l&rsquo;ordre et non la conqu\u00eate. Elle tient beaucoup moins, dans ce cas, au soutien \u00e0 Assad qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;acquiescement constant \u00e0 quelques principes fondamentaux, dont l&rsquo;un est la souverainet\u00e9 nationale et, par cons\u00e9quent, le soutien \u00e0 Assad qui est le pr\u00e9sident l\u00e9gitime de la Syrie. Que cette position principielle rencontre les int\u00e9r\u00eats russes est une circonstance conjoncturelle qui est du domaine de la bonne diplomatie encore plus que d&rsquo;une diplomatie machiav\u00e9lique, et qui renvoie d&rsquo;ailleurs \u00e0 une remarque du g\u00e9n\u00e9ral de Gaulle sortie de ses <em>M\u00e9moires de guerre<\/em> que nous ne manquons jamais de rappeler, qui pourrait bien figurer comme principe (justement !) de cette sorte de politique principielle, qui est elle-m\u00eame \u00e9galement de l&rsquo;essence du gaullisme. (\u00ab<em>Tout peut, un jour arriver, m\u00eame ceci qu&rsquo;un acte conforme \u00e0 l&rsquo;honneur et \u00e0 l&rsquo;honn\u00eatet\u00e9 apparaisse, en fin de compte, comme un bon placement politique.<\/em>\u00bb).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl est, par cons\u00e9quent, tout \u00e0 fait logique, de voir Poutine directement encha\u00eener l&rsquo;affaire syrienne sur une visite \u00e0 T\u00e9h\u00e9ran, \u00e0 l&rsquo;invitation du nouveau pr\u00e9sident iranien Rouhani, qui assistait en tant qu&rsquo;observateur au sommet de l&rsquo;Organisation de Coop\u00e9ration de Shanghai, o\u00f9 bien s\u00fbr se trouvait Poutine. Cette visite peut \u00eatre \u00e9videmment, voire n\u00e9cessairement plac\u00e9e dans la logique de l&rsquo;accord obtenu par la Russie sur le chimique syrien, qui a beaucoup impressionn\u00e9 les Iraniens. On observera alors que le nouveau pr\u00e9sident iranien est peut-\u00eatre d\u00e9sormais plus int\u00e9ress\u00e9 par un rapprochement avec la Russie, qu&rsquo;avec les USA. (Les relations de la Russie avec l&rsquo;Iran du temps du pr\u00e9sident Ahmadinejad ont \u00e9t\u00e9 assez difficiles malgr\u00e9 la convergence strat\u00e9gique, notamment avec l&rsquo;affaire d&rsquo;un contingent de missiles S-300, dont la vente fut annul\u00e9e par la Russie, ce qui entra\u00eena une action en justice o\u00f9 l&rsquo;Iran r\u00e9clame $4 milliards \u00e0 la Russie.) Au reste, la Russie comptera pour beaucoup dans la tr\u00e8s probable pr\u00e9sence de l&rsquo;Iran \u00e0 la possible future conf\u00e9rence Gen\u00e8ve-II sur la Syrie, sans doute en octobre prochain. Ni les USA, ni les comparses du bloc BAO, type-Hollande-Fabius, ne sont d\u00e9sormais en position de bloquer une pr\u00e9sence de l&rsquo;Iran \u00e0 cette conf\u00e9rence.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tQuelques mots de la visite prochaine de Poutine en Iran, qui est per\u00e7ue comme propice \u00e0 des conversations strat\u00e9giques par Reza Kahlili, transfuge iranien des Gardiens de la R\u00e9volution r\u00e9fugi\u00e9 aux USA, sur <em>The Daily Caller<\/em> le <a href=\"\/%E2%80%AAhttp:\/\/dailycaller.com\/2013\/09\/14\/report-putin-to-travel-to-iran-for-nuclear-strategy-talks\/%E2%80%AC\" class=\"gen\">14 septembre 2013<\/a>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Russian President Vladimir Putin has accepted Iran&rsquo;s invitation to visit Tehran to work out a strategy for the Islamic regime&rsquo;s nuclear program, Fars News Agency reported Saturday.<\/em> [&#8230;] <em>Fars, the media outlet run by Iran&rsquo;s Revolutionary Guards, said Putin will soon travel to Tehran, although details of the trip have yet to be announced. Fars said Iranian President Hassan Rowhani issued the invitation to Putin on Friday while both leaders were attending the Shanghai Cooperation Organization summit in Bishkek, Kyrgyzstan. Putin&rsquo;s spokesman, Dmitry Peskov, said the Russian president accepted.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Russia could possibly take new steps in solving the Iranian nuclear dossier, Rowhani said. The Russian initiative in relation to the Syrian chemical weapons and the steps taken by the Syrian officials provide this hope that a new war can be averted in the region. Russia looks at Iran like a good neighbor, Putin was quoted as saying. I am very happy meeting the new Iranian president and personally congratulate him for his [recent presidential] victory.  We are aware of the opinions on the world&rsquo;s stage in relation with Iran&rsquo;s nuclear program; however, we have to also consider that Iran is our neighbor, a good neighbor.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl est \u00e0 noter compl\u00e9mentairement qu&rsquo;on annonce (le <em>Guardian<\/em> du <a href=\"http:\/\/www.theguardian.com\/world\/2013\/sep\/15\/obama-rouhani-united-nations-meeting\" class=\"gen\">15 septembre 2013<\/a>) une rencontre Rouhani-Obama dans les couloirs de la r\u00e9union g\u00e9n\u00e9rale de l&rsquo;ONU, \u00e0 New York, \u00e0 la fin de ce mois. D&rsquo;une fa\u00e7on tr\u00e8s involontairement (ou bien volontairement ?) significative de la <strong>v\u00e9rit\u00e9<\/strong> de la situation, l&rsquo;article est illustr\u00e9 d&rsquo;une photo montrant une poign\u00e9e de mains entre Poutine et Rouhani au sommet de l&rsquo;OCS. L&rsquo;annonce de cette rencontre est accompagn\u00e9e, dans le chef d&rsquo;une d\u00e9claration de type pavlovien d&rsquo;Obama, par celle que les USA pr\u00e9parent toujours une action militaire contre l&rsquo;Iran (voir le m\u00eame <em>Guardian<\/em>, le m\u00eame <a href=\"http:\/\/www.theguardian.com\/world\/2013\/sep\/15\/barack-obama-warns-iran-us-military-action\" class=\"gen\">15 septembre 2013<\/a>). La grossi\u00e8ret\u00e9 et l&rsquo;usure du propos, autant que son caract\u00e8re grotesque apr\u00e8s la d\u00e9culott\u00e9e que les USA viennent d&rsquo;essuyer, avec l&rsquo;exposition de ce qui est en v\u00e9rit\u00e9 leur impuissance \u00e0 agir militairement malgr\u00e9 leur ivresse de menaces \u00e0 ce propos, \u00e9clairent l&rsquo;habilet\u00e9 proverbiale des USA en mati\u00e8re de diplomatie. Rouhani en fera ce qu&rsquo;il voudra, mais notre religion est faite quant \u00e0 l&rsquo;avenir de ces relations USA-Iran dans ce cadre nouveau,  aussi improductives et paralys\u00e9es que ce qui a pr\u00e9c\u00e9d\u00e9, par contraste avec l&rsquo;\u00e9volution des relations entre l&rsquo;Iran et la Russie. <\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tMis en ligne le 16 septembre 2013 \u00e0 05H56<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Trajectoire russe Objectivement parlant, on acceptera le verdict de Patrick Cockburn, dans The Independent du 15 septembre 2013 d&rsquo;une Russie plus influente aujourd&rsquo;hui qu&rsquo;elle n&rsquo;a jamais \u00e9t\u00e9 depuis la chute du communisme, et sans doute d&rsquo;une influence qui est presque \u00e9gale \u00e0 celle de l&rsquo;URSS-superpuissance selon le contexte nouveau qu&rsquo;on conna\u00eet. 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