{"id":75211,"date":"2013-09-17T15:56:39","date_gmt":"2013-09-17T15:56:39","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2013\/09\/17\/notes-sur-la-ligne-dhorizon-brisee\/"},"modified":"2013-09-17T15:56:39","modified_gmt":"2013-09-17T15:56:39","slug":"notes-sur-la-ligne-dhorizon-brisee","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2013\/09\/17\/notes-sur-la-ligne-dhorizon-brisee\/","title":{"rendered":"Notes sur la ligne d&rsquo;horizon bris\u00e9e"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">Notes sur la ligne d&rsquo;horizon bris\u00e9e<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>\t17 septembre 2013  Nous pr\u00e9sentons dans cette analyse une \u00e9valuation de la situation syrienne apr\u00e8s l&rsquo;\u00e9pisode paroxystique de l&rsquo;attaque chimique du 21 ao\u00fbt et l&rsquo;accord USA-URSS sur l&rsquo;armement chimique syrien du 14 septembre. Nous consid\u00e9rons qu&rsquo;une phase enti\u00e8re s&rsquo;est r\u00e9alis\u00e9e entre ces deux dates, du 21 ao\u00fbt au 14 septembre, et que nous sommes entr\u00e9s dans la seconde phase de l&rsquo;\u00e9pisode paroxystique.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLes principaux \u00e9v\u00e9nements de la premi\u00e8re phase restent acquis, qui sont essentiellement au nombre de deux : 1) un affaiblissement dramatique de la position du pr\u00e9sident Obama, encore plus que de la position des USA (elle-m\u00eame amoindrie, certes). Cela implique d&rsquo;une fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale une aggravation de la crise du pouvoir washingtonien, et une impr\u00e9dictibilit\u00e9 accrue de l&rsquo;\u00e9volution de ce pouvoir, en m\u00eame temps que de la situation interne de la direction politique washingtonienne dans son sens le plus large (pr\u00e9sidence, Congr\u00e8s, influence du public, etc.). Cette incertitude se r\u00e9percute sur la politique ext\u00e9rieure US, et sur la politique syrienne des USA.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t2) L&rsquo;\u00e9volution de la Russie, avec l&rsquo;accord du 14 septembre, faisant de ce pays un acteur \u00e0 part enti\u00e8re de la crise, au moins \u00e0 l&rsquo;\u00e9gal des USA, et reconnu comme tel. Ce qui est effectivement un succ\u00e8s diplomatique important pour la Russie implique par cons\u00e9quent une obligation pour elle de figurer d\u00e9sormais d&rsquo;une fa\u00e7on affirm\u00e9e sinon engag\u00e9e comme l&rsquo;un des deux acteurs majeurs de la crise. Si l&rsquo;on peut juger, avec bien des arguments, que la Russie a effectivement tenu <em>in fine<\/em> ce r\u00f4le avant la s\u00e9quence du 21 ao\u00fbt-14 septembre, pendant plus d&rsquo;un an, on doit admettre que cette position devenue quasiment institutionnalis\u00e9e implique des obligations nouvelles pour la Russie, notamment dans le sens de l&rsquo;engagement actif et visible dans la crise.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tUn troisi\u00e8me facteur, de type m\u00e9thodologique, doit \u00eatre mentionn\u00e9 pour la compr\u00e9hension de la situation. Tous les \u00e9v\u00e9nements de la phase 21 ao\u00fbt-14 septembre se sont d\u00e9roul\u00e9s essentiellement dans le champ de la communication, y compris l&rsquo;accord sur l&rsquo;armement chimique, qui est l&rsquo;objet d&rsquo;interpr\u00e9tations divergentes qui sont du domaine de la communication. (On y mettra m\u00eame l&rsquo;attaque chimique elle-m\u00eame : bien qu&rsquo;op\u00e9rationnelle <em>per se<\/em>, avec l&rsquo;attaque, les victimes, etc., cet \u00e9v\u00e9nement a surtout \u00e9volu\u00e9 dans le champ de la communication. Il n&rsquo;est pas fix\u00e9 \u00e0 son aspect op\u00e9rationnel et prend tout son poids avec la contestation toujours tr\u00e8s vive sur les auteurs, les intentions derri\u00e8re cette attaque, etc. C&rsquo;est de ce point de vue de la communication essentiellement qu&rsquo;il p\u00e8se sur la situation.) <\/p>\n<h3>Une situation instable<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tLe premier constat est que la situation, avec l&rsquo;accord USA-Russie, n&rsquo;est en aucune fa\u00e7on fix\u00e9e, structurellement transform\u00e9e, d&rsquo;une fa\u00e7on o\u00f9 l&rsquo;on pourrait penser qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un nouveau socle stable sur lequel peut se d\u00e9velopper la nouvelle phase. La plupart des facteurs constitutifs de la situation reste fluctuants, \u00e0 la merci d&rsquo;un avatar de communication, et donc la situation reste compl\u00e8tement instable. C&rsquo;est justement ce fait que la s\u00e9quence 21 ao\u00fbt-14 septembre se soit d\u00e9roul\u00e9e essentiellement dans le champ de la communication qui justifie et renforce ce jugement de fragilit\u00e9 et, partant, d&rsquo;impr\u00e9visibilit\u00e9. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tOn comprend bien que la Russie esp\u00e8re fortement, au contraire, que la situation puisse \u00eatre justement fix\u00e9e, structurellement transform\u00e9e, parce que c&rsquo;est l\u00e0 le fondement, le socle principiel de la politique russe. Un article significatif de F\u00e9dor Loukianov le <a href=\"http:\/\/www.al-monitor.com\/pulse\/originals\/2013\/09\/chemical-weapons-syria-russia-breakthrough.html#ixzz2f2mR2kgR\" class=\"gen\">11 septembre 2013<\/a>, sur <em>Al-Monitor<\/em>, d\u00e9finit bien le but de la politique russe \u00e0 cet \u00e9gard, dans ce cas dans sa transposition op\u00e9rationnelle avec le mod\u00e8le syrien,  ou la Syrie post-14 septembre comme contre-mod\u00e8le libyen, et comme r\u00e9sultante d&rsquo;une diplomatie de coop\u00e9ration d\u00e9velopp\u00e9e pour lutter contre le d\u00e9sordre.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Over a year ago, on July 16, 2012, Foreign Minister Lavrov made an important statement that provides the key to understanding Russia&rsquo;s position on Syria: The model for how the international community responds to civil wars in the future will largely depend on the way the Syrian crisis is resolved. Syria was called upon not to let the international community entrench the Libyan example as the model for future conflicts. From the perspective of Russian strategists, the Libyan model consists of this: In an internecine conflict, outside forces choose the right side and, by intervening, help it come to power. In Syria, as we can see, this approach has screeched to a halt. But this new initiative may become the prototype of a new cooperative model.<\/em>\u00bb<\/p>\n<h3>Fragilit\u00e9 et incontr\u00f4labilit\u00e9 de la sc\u00e8ne wasghingtonienne<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tEn un sens, on pourrait penser que les USA, dans tous les cas Obama-Kerry, surtout apr\u00e8s la premi\u00e8re phase o\u00f9 le pr\u00e9sident se trouva pi\u00e9g\u00e9 par sa promesse d&rsquo;intervenir (la ligne rouge), recherchent la m\u00eame chose que les Russes. C&rsquo;est ce que les Russes esp\u00e8rent souvent et pensent parfois. L&rsquo;enthousiasme de Lavrov avec Kerry \u00e0 Gen\u00e8ve, comme \u00e0 chaque fois qu&rsquo;il le retrouve, le fait penser. Par contraste, le menteur ! lanc\u00e9 par Poutine \u00e0 l&rsquo;adresse d&rsquo;un Kerry plaidant pour la guerre fait aussi croire que la conviction des Russes qu&rsquo;ils trouveront finalement un alli\u00e9 pour coop\u00e9rer au r\u00e9tablissement et au maintien de l&rsquo;ordre internationale est tout de m\u00eame bien fragile.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCe dernier point est celui qu&rsquo;il faut retenir. Quelles que soient les intentions et les n\u00e9cessit\u00e9s politiques qui habitent \u00e9ventuellement l&rsquo;esprit d&rsquo;Obama (cela reste \u00e0 voir), ce qui domine la sc\u00e8ne washingtonienne, c&rsquo;est, justement, &#8230; la sc\u00e8ne washingtonienne. Un th\u00e9\u00e2tre sans fin, o\u00f9 le paroxysme du discours tient lieu d&rsquo;argument, o\u00f9 la communication exacerb\u00e9e r\u00e8gne, o\u00f9, d\u00e9sormais, les bruits d&rsquo;une r\u00e9volte en bonne et due forme grondent. Nous l&rsquo;avons d\u00e9j\u00e0 beaucoup \u00e9crit et ne cesserons pas de la r\u00e9p\u00e9ter lorsque nous abordons ce probl\u00e8me : l&rsquo;essentiel dans la phase 21 ao\u00fbt-14 septembre de l&rsquo;\u00e9pisode syrien, c&rsquo;est bien ce qui s&rsquo;est pass\u00e9 \u00e0 Washington.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tNous ne cessons \u00e9galement de r\u00e9p\u00e9ter que la plupart des commentateurs ne prennent pas assez garde \u00e0 la situation washingtonienne, lorsqu&rsquo;ils jugent de la politique syrienne des USA. Ils n&rsquo;en r\u00e9alisent pas l&rsquo;importance, l&rsquo;influence absolument imp\u00e9rative sur le comportement du pr\u00e9sident. Ils sont d&rsquo;autant plus handicap\u00e9s \u00e0 cet \u00e9gard que cette crise washingtonienne n&rsquo;est pas simplement celle de la mauvaise humeur, celle de l&rsquo;affrontement ex\u00e9cutif-l\u00e9gislatif simplement pour des pr\u00e9rogatives. Les bruits de r\u00e9bellion, qui sont plus que des bruits, obligent \u00e0 voir plus loin.<\/p>\n<h3>R\u00e9bellion \u00e0 Washington<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tNous n&rsquo;avons cess\u00e9, l\u00e0 aussi, d&rsquo;attirer l&rsquo;attention sur cet aspect au moins \u00e0 <strong>finalit\u00e9 constructive<\/strong> de cette r\u00e9bellion (sans pr\u00e9juger une seule seconde que cette finalit\u00e9 sera accomplie, <strong>m\u00eame si<\/strong> la r\u00e9bellion triomphe). Nous en rappelions les \u00e9l\u00e9ments d\u00e8s le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-s_en_laver_les_mains_en_criant_victoire__02_09_2013.html\" class=\"gen\">2 septembre 2013<\/a>, apr\u00e8s qu&rsquo;Obama ait ouvert le jeu en s&rsquo;adressant au Congr\u00e8s.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Parlant du syst\u00e8me parlementaire, \u00e9tiquet\u00e9 d\u00e9mocratique, de l&rsquo;anglosaxonisme et particuli\u00e8rement washingtonien, qui permet au Syst\u00e8me en g\u00e9n\u00e9ral d&rsquo;avoir ses fondements bien assur\u00e9s, nous \u00e9crivions : Mais ce ph\u00e9nom\u00e8ne est vici\u00e9, gauchi, aujourd&rsquo;hui, \u00e0 l&rsquo;image du destin du Syst\u00e8me transformant sa dynamique de surpuissance en dynamique d&rsquo;autodestruction. Il y a d\u00e9sormais des r\u00e9voltes, des rebellions, des explosions impr\u00e9visibles, en un mot le virus d&rsquo;irr\u00e9sistibles pouss\u00e9es antiSyst\u00e8me qui troublent gravement, et \u00e0 notre sens irr\u00e9m\u00e9diablement, la bonne marche de la chose. C&rsquo;est \u00e9videmment aux USA que se manifeste<\/em> <strong><em>structurellement<\/em><\/strong> <em>ce ph\u00e9nom\u00e8ne depuis sans aucun doute juillet-ao\u00fbt 2011 et le d\u00e9bat sur la dette publique (voir le 3 ao\u00fbt 2011) qui a compl\u00e8tement chang\u00e9 la marche du Syst\u00e8me dans ce pays, pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 de quelques coups de semonce pr\u00e9monitoires mais alors sans cons\u00e9quence (le vote de la Chambre des Repr\u00e9sentants du 29 septembre 2008 [voir le 30 septembre 2008], refusant le plan Paulson pour sauver les banques). On a encore vu une manifestation de cette perte de contr\u00f4le le 24 juillet (voir le 26 juillet 2013), sur la question de la NSA. Au Royaume-Uni, le vote sur l&rsquo;engagement en Syrie (voir le 29 ao\u00fbt 2013 et le 30 ao\u00fbt 2013) nous indique que la branche anglaise du syst\u00e8me de la d\u00e9mocratie anglosaxoniste est touch\u00e9e du m\u00eame mal, et qu&rsquo;elle l&rsquo;est gravement.<\/em> [&#8230;]<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Bref, nul ne peut dire ce que sera l&rsquo;attitude du Congr\u00e8s. On sait bien que plus d&rsquo;un parlementaire, d\u00e9sormais, attend que se confirme et se renforce la coalition qui s&rsquo;est affirm\u00e9e le 24 juillet 2013. On comprend alors que l&rsquo;enjeu d\u00e9passe l&rsquo;affaire syrienne et concerne une restructuration fondamentale en cours de la r\u00e9partition des forces du pouvoir am\u00e9ricaniste. On a vu que l&rsquo;affaire syrienne, dans le cadre de la question g\u00e9n\u00e9rale d&rsquo;une politique de s\u00e9curit\u00e9 nationale \u00e0 pr\u00e9tention h\u00e9g\u00e9monique globale et \u00e0 bout de souffle tout uniment, devient un bon argument de politique int\u00e9rieure, sinon de perspective \u00e9lectorale. (Voir un Rand Paul, qui ne demanderait pas mieux d&rsquo;enfourcher la cause n\u00e9o-isolationniste de l&rsquo;anti-interventionniste.)&#8230;<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCes perspectives constituent une hypoth\u00e8que colossale, puisque, soudain, le d\u00e9sordre washingtonien s&rsquo;ouvre sur une possibilit\u00e9 d&rsquo;une r\u00e9forme radicale de la politique ext\u00e9rieure des USA, dans un mouvement qui a d\u00e9j\u00e0 trouv\u00e9 son <em>leader<\/em> naturel,  le s\u00e9nateur Rand Paul, dont la popularit\u00e9, profitant du travail de fond de son p\u00e8re, ne cesse d&rsquo;augmenter. Il s&rsquo;agit l\u00e0 d&rsquo;une menace fondamentale pour le Syst\u00e8me et le syst\u00e8me de l&rsquo;am\u00e9ricanisme, et si les choses se pr\u00e9cisent au rythme o\u00f9 elles l&rsquo;ont fait en juillet (vote sur la NSA) et en ao\u00fbt (opposition \u00e0 l&rsquo;attaque syrienne), on s&rsquo;installera \u00e0 Washington dans une atmosph\u00e8re de guerre civile s&rsquo;ajoutant au chaos, au cur du Syst\u00e8me. Il est tout simplement impensable et d\u00e9raisonnable de ne pas tenir compte de ce fait comme le premier facteur, et le facteur \u00e9crasant, de la d\u00e9termination de la politique ext\u00e9rieure des USA &#8230;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tMais dans quel sens, ce facteur, pour ce qui concerne cette politique ext\u00e9rieure ? Justement, rien n&rsquo;est assur\u00e9, sinon une situation chaotique d&rsquo;orientations changeantes au gr\u00e9 des tensions et des pouss\u00e9es des forces en pr\u00e9sence, jusqu&rsquo;\u00e0 des risques de phases \u00e9ruptives de cette crise washingtonienne impliquant des actions extr\u00eames mais impr\u00e9visibles \u00e0 l&rsquo;ext\u00e9rieur. Malgr\u00e9 tout le bien qu&rsquo;on peut penser de la politique des Russes, on ne voit rien, l\u00e0-dedans, qui les assure d&rsquo;un partenaire stable dans leur projet de coop\u00e9ration pour r\u00e9tablir et renforcer l&rsquo;ordre international. Il est normal qu&rsquo;ils recherchent un tel partenaire mais il serait logique qu&rsquo;ils n&rsquo;entretiennent pas trop d&rsquo;illusions \u00e0 cet \u00e9gard. <\/p>\n<h3>Sabotage en marche<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\t&#8230; Au reste, encha\u00eenerions-nous, la machine \u00e0 saboter est d\u00e9j\u00e0 en marche. Avec une girouette comme Kerry, qui change de discours comme de latitude, la rencontre tripartite Kerry-Hague-Fabius \u00e0 Paris hier a engendr\u00e9 l&rsquo;in\u00e9vitable durcissement. Une fois de plus,  l&rsquo;objet de la discorde et du d\u00e9sordre, c&rsquo;est la r\u00e9solution de l&rsquo;ONU qui doit sanctifier l&rsquo;accord Russie-USA. L&rsquo;on retombe in\u00e9vitablement dans la sempiternelle tentative du bloc BAO d&rsquo;introduire une r\u00e9solution ent\u00e9rinant, l\u00e9galisant la possibilit\u00e9 du recours \u00e0 la force, avec l&rsquo;espoir de forcer les Russes \u00e0 monter \u00e0 bord. (Voir le <em>Guardian<\/em> du <a href=\"http:\/\/www.theguardian.com\/world\/2013\/sep\/16\/cracks-us-russia-syrian-chemical-weapons\" class=\"gen\">16 septembre 2013<\/a>.) Face \u00e0 cela, les Russes tiennent ferme et refuseront sans aucun doute une telle d\u00e9rive (voir <em>Russia Today<\/em>, le <a href=\"http:\/\/rt.com\/news\/syria-un-resolution-lavrov-968\/\" class=\"gen\">17 septembre 2013<\/a>). Cette situation de tension devrait conduire \u00e0 de nouvelles tentatives par le biais de montages, d&rsquo;actions d\u00e9stabilisantes, de pressions, etc., notamment lorsque que commencera le travail de recherche et de neutralisation des armements chimiques.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tD&rsquo;autre part, la diffusion publique du rapport des experts de l&rsquo;ONU sur le site de l&rsquo;attaque chimique relance la pol\u00e9mique sur les responsabilit\u00e9s, que le rapport ne d\u00e9signe pas mais que chacun interpr\u00e8te \u00e0 sa fa\u00e7on. Il s&rsquo;agit du terrain d&rsquo;attaque favori du bloc BAO, et les trois pays concern\u00e9s s&rsquo;en donnent \u00e0 cur joie (<em>Guardian<\/em>, le <a href=\"http:\/\/www.theguardian.com\/world\/2013\/sep\/16\/syrian-chemical-attack-sarin-says-un\" class=\"gen\">16 septembre 2013<\/a>). Les Russes ripostent en sens contraire, mettant en \u00e9vidence que le rapport ne d\u00e9signe en rien les utilisateurs des gaz, comme c&rsquo;\u00e9tait d&rsquo;ailleurs l&rsquo;une des sp\u00e9cifications de la mission de l&rsquo;ONU (<em>Russia Today<\/em>, le <a href=\"http:\/\/rt.com\/news\/churkin-un-chemical-report-938\" class=\"gen\">17 septembre 2013<\/a>).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCette \u00e9volution, une fois qu&rsquo;on la constate, est \u00e9vidente. Nous irions m\u00eame jusqu&rsquo;\u00e0 dire qu&rsquo;elle n&rsquo;a nul besoin d&rsquo;\u00eatre pr\u00e9m\u00e9dit\u00e9e, dans le chef de l&rsquo;un ou l&rsquo;autre, ou de plusieurs \u00e0 la fois. Elle est devenue quasi naturelle, comme une sorte de r\u00e9flexe pavlovien, du c\u00f4t\u00e9 des pays du bloc BAO pour lesquels la culpabilit\u00e9 d&rsquo;Assad est le seul fait fondateur, objectif, quasiment qui pr\u00e9c\u00e8de les crimes eux-m\u00eames, dans toute cette affaire.<\/p>\n<h3>Le cas pathologique de la France<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tDe ce point de vue de l&rsquo;intoxication psychologique, comme l&rsquo;on parle non d&rsquo;une politique \u00e9trang\u00e8re mais d&rsquo;un virus ou d&rsquo;une fi\u00e8vre, le cas fran\u00e7ais est sans aucun doute le plus exemplaire. Il s&rsquo;est d\u00e9velopp\u00e9 \u00e0 partir d&rsquo;une \u00e9quipe de direction totalement europ\u00e9anis\u00e9e, donc totalement ignorante des affaires des relations internationales puisque qu&rsquo;avec l&rsquo;id\u00e9e de transf\u00e9rer ces probl\u00e8mes \u00e0 une entit\u00e9 europ\u00e9enne,  mais celle-ci se r\u00e9v\u00e9lant elle-m\u00eame totalement incapable de les traiter ; qui plus est, avec cette \u00e9quipe dans cette situation de compl\u00e8te ignorance et de compl\u00e8te impotence intellectuelles, avec une attention toute enti\u00e8re centr\u00e9e sur les probl\u00e8mes int\u00e9rieurs,  mais non pas sur les probl\u00e8mes sociaux qui sont devenus insolubles avec la doctrine hyper-lib\u00e9rale, mais sur les probl\u00e8mes soci\u00e9taux qui en forment une compensation. (Voir le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-transmutation-syst_me_du_social_au_soci_tal_et_cons_quences_30_04_2013.html\" class=\"gen\">30 avril 2013<\/a>.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tA cette lumi\u00e8re, la position fran\u00e7aise devient compr\u00e9hensible dans son absurdit\u00e9 nihiliste. La politique ext\u00e9rieure a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9e essentiellement, sinon exclusivement dans son inspiration, \u00e0 partir de cette approche int\u00e9rieure bas\u00e9e sur le fait soci\u00e9tal, lequel a des ramifications internationales \u00e9videntes \u00e0 tous les \u00e9chelons puisqu&rsquo;il constitue un des instruments favoris du Syst\u00e8me dans son entreprise de dissolution des structures. (Lorsqu&rsquo;il se d\u00e9place en Russie, comme il l&rsquo;a fait lors du G20, le pr\u00e9sident Obama semble mettre quasiment sur un pied de parit\u00e9 un entretien avec le pr\u00e9sident de Russie et un entretien avec des groupes <em>gay<\/em> qui se veulent de type dissident en Russie et ont des contacts suivis avec le bloc BAO.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa politique ext\u00e9rieure fran\u00e7aise, qui supporte p\u00e9niblement ce label, est toute enti\u00e8re d\u00e9termin\u00e9e par une totale id\u00e9ologisation de type soci\u00e9tal. Ses arguments ne sont pas essentiellement, mais <strong>exclusivement<\/strong> moraux, dans le sens de l&rsquo;inversion qu&rsquo;implique cette id\u00e9ologisation de type soci\u00e9tal. Si l&rsquo;on veut, la politique syrienne du gouvernement fran\u00e7ais est directement inspir\u00e9e, pour la forme de la perception psychologique et l&rsquo;\u00e9tat d&rsquo;esprit, ainsi que la forme du jugement qui la d\u00e9termine, par la d\u00e9marche en faveur du mariage <em>gay<\/em>. (Cela sans porter de jugement sur l&rsquo;un ou l&rsquo;autre cas, ce qui serait bien inutile : on d\u00e9crit ici un processus mental qu&rsquo;on jurerait de type pathologique.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLitt\u00e9ralement, on conclut donc que la politique ext\u00e9rieure fran\u00e7aise n&rsquo;existe plus et que l&rsquo;expression (politique ext\u00e9rieure) est devenue obsc\u00e8ne puisque rien n&rsquo;est ext\u00e9rieur, y compris dans le monde entier, au devoir moral de type soci\u00e9tal des dirigeants. Cette politique a choisi sa r\u00e9f\u00e9rence morale, qui est \u00e9vidente dans le contexte parisien et du parti des salonards, et elle trace sa route sans l\u00e9siner sur les moyens car une fin morale justifie tous les moyens possibles et imaginables, y compris la manipulation, la n\u00e9gation de l&rsquo;\u00e9vidence, la r\u00e9p\u00e9tition obs\u00e9dante de type sloganique de l&rsquo;ordre de la magie, l&rsquo;incantation en col de cravate (sans cravate), etc. Le paradoxe est que, dans le cas syrien, on trouve \u00e9galement dans ces moyens ceux d&rsquo;une affirmation constante dans le chef d&rsquo;une posture qui rel\u00e8ve du comportement gaulliste, mais dans la position de l&rsquo;inversion la plus compl\u00e8te.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl nous semble que rien ne peut arr\u00eater d&rsquo;une fa\u00e7on politique normale une telle dynamique, d&rsquo;autant plus puissante qu&rsquo;elle porte l&rsquo;aveuglement de l&rsquo;<a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-la_raison_devenue_idiote_utile_de_l_affectivit__11_06_2012.html\" class=\"gen\">affectivit\u00e9<\/a> et r\u00e9fute comme sacril\u00e8ge toute confrontation avec les faits. Par contre, bien entendu, une telle dynamique, si compl\u00e8tement invertie, si compl\u00e8tement subvertie par elle-m\u00eame, est susceptible de susciter des accidents graves, ou de r\u00e9agir d&rsquo;une fa\u00e7on autodestructrice si elle rencontre des accidents graves.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tBien entendu, une politique fran\u00e7aise, surtout de cet acabit, est impuissante \u00e0 inspirer et \u00e0 op\u00e9rationnaliser elle-m\u00eame une politique g\u00e9n\u00e9rale qui entra\u00eenerait les autres. Mais elle agit comme un aiguillon constant pour une politique g\u00e9n\u00e9rale d\u00e9j\u00e0 en cours, tentant d&rsquo;exercer  syst\u00e9matiquement un travail de sabotage de toute possibilit\u00e9 de stabilisation. En face d&rsquo;elle, on veut dire au sein de l&rsquo;ensemble BAO, la politique US est dans un tel \u00e9tat de faiblesse, avec des individus \u00e0 des postes importants (Susan Rice, Samantha Powers) favorables \u00e0 cette logique, qu&rsquo;elle est extr\u00eamement vuln\u00e9rable \u00e0 ces pressions.<\/p>\n<h3>Les instruments de la d\u00e9stabilisation<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tOn voit donc que la situation est, selon notre appr\u00e9ciation, tr\u00e8s loin d&rsquo;\u00eatre stabilis\u00e9e, ni m\u00eame d&rsquo;\u00eatre r\u00e9ellement contr\u00f4l\u00e9e &#8230; Ainsi commence-t-on cette deuxi\u00e8me phase de la s\u00e9quence en cours de la crise syrienne. L&rsquo;\u00e9l\u00e9ment nouveau, par rapport \u00e0 toutes les phases qui ont pr\u00e9c\u00e9d\u00e9, est que l&rsquo;option de l&rsquo;intervention militaire est directement sur la table, bien en \u00e9vidence comme sur un plateau, semblant \u00e0 la port\u00e9e du moindre mouvement habile ou opportuniste. Les conditions sont donc celles d&rsquo;une crise qui est d\u00e9finitivement sortie du cadre syrien, qui touche les pays du bloc BAO autant que la Syrie. Un nouveau paroxysme porterait instantan\u00e9ment la crise au plus haut niveau, avec des risques d&rsquo;affrontement consid\u00e9rable, y compris avec la Russie.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tEn m\u00eame temps, on sait que les conditions du d\u00e9veloppement de la situation sur le terrain, en Syrie, sont celles d&rsquo;un chaos grandissant, notamment avec les divisions entre les forces rebelles, voire des affrontements d\u00e9sormais directs. (tVoir ce <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-les_djihadistes_en_syrie_17_09_2013.html\" class=\"gen\">17 septembre 2013<\/a>.) La r\u00e9alisation des op\u00e9rations de recherche et de neutralisation des armements chimiques dans ces conditions pr\u00e9sentera des risques consid\u00e9rables d&rsquo;incidents, voire de provocations, dans les circonstances m\u00eame de l&rsquo;op\u00e9ration. Il s&rsquo;agit de conditions qui sont particuli\u00e8rement susceptibles d&rsquo;\u00eatre utilis\u00e9es pour les actions visant \u00e0 compromettre et \u00e0 saboter l&rsquo;op\u00e9ration de d\u00e9sarmement chimique, voire, plus encore, \u00e0 tenter de faire appara\u00eetre des interf\u00e9rences des parties concern\u00e9es de fa\u00e7on \u00e0 susciter une nouvelle aggravation de la situation, de nouvelles tentatives d&rsquo;ultimatum, d&rsquo;intervention, etc.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tEn m\u00eame temps encore, cette nouvelle phase d\u00e9bute \u00e9galement avec le facteur \u00e9norme, consid\u00e9rable, peut-\u00eatre le plus important finalement, d&rsquo;une crise washingtonienne d&rsquo;ores et d\u00e9j\u00e0 au niveau de l&rsquo;affrontement des pouvoirs, c&rsquo;est-\u00e0-dire d&rsquo;ores et d\u00e9j\u00e0 \u00e0 un niveau de maturit\u00e9 remarquable, pr\u00eate pour une extension rapide en cas de tension, dans certaines circonstances. C&rsquo;est l\u00e0 un facteur d&rsquo;une importance bien entendu consid\u00e9rable, qui modifie, qui bouleverse compl\u00e8tement la perspective dans l&rsquo;occurrence d&rsquo;une nouvelle phase \u00e9ruptive, \u00e0 l&rsquo;occasion de la finalisation de l&rsquo;accord, ou du commencement du processus de l&rsquo;accord, selon les circonstances. <\/p>\n<h3>L&rsquo;enjeu d\u00e9passe tr\u00e8s largement la Syrie<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tLes grandes lignes de cette nouvelle phase de la crise syrienne se r\u00e9sument dans une situation qui, alors qu&rsquo;elle est bas\u00e9e sur un plateau de stabilisation (l&rsquo;accord Russie-USA), s&rsquo;av\u00e9rera sans gu\u00e8re de doute comme une course \u00e0 la d\u00e9stabilisation de la part de nombre d&rsquo;acteurs. (Il y a foule,  outre ceux qu&rsquo;on a nomm\u00e9s, l&rsquo;<a href=\"http:\/\/news.antiwar.com\/2013\/09\/16\/report-saudis-sent-1200-death-row-inmates-to-syria-to-join-rebels\/\" class=\"gen\">Arabie<\/a> et la <a href=\"http:\/\/news.antiwar.com\/2013\/09\/16\/turkey-urges-us-to-keep-preparing-to-attack-syria\/\" class=\"gen\">Turquie<\/a> restent des forces d\u00e9stabilisantes tr\u00e8s actives.) Dans le contexte actuel de foisonnement de pressions et d&rsquo;interventions, il nous para\u00eet vraiment tr\u00e8s difficile  d&rsquo;envisager une issue d&rsquo;apaisement et d&rsquo;\u00e9tablissement d&rsquo;une situation \u00e9voluant vers la paix.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tD&rsquo;autre part, l&rsquo;enjeu d\u00e9passe tr\u00e8s largement la Syrie, et tr\u00e8s largement la r\u00e9gion elle-m\u00eame. Il touche d\u00e9sormais directement certains centres ext\u00e9rieurs extr\u00eamement importants, et au-dessus de tout le centre washingtonien. La logique que nous avions d\u00e9velopp\u00e9e dans notre <em>F&#038;C<\/em> du <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-le_c_ur_du_sujet_suite_04_09_2013.html\" class=\"gen\">4 septembre 2013<\/a> nous semble plus que jamais valable, et m\u00eame plus valable encore qu&rsquo;il y a une d\u00e9cade dans la mesure o\u00f9 le facteur principal de la crise washingtonienne (affaiblissement du POTUS, \u00e9tablissement d&rsquo;une opposition) s&rsquo;est bien fix\u00e9.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab[&#8230;N]<em>ous nous trouvons, avec l&rsquo;actuel \u00e9pisode paroxystique de la crise syrienne, dans un cas contradictoire,  un peu comme une sorte de contradiction entre tactique et strat\u00e9gie, comme si la tactique risquait de conduire au contraire du but strat\u00e9gique recherch\u00e9. Ce que nous avons d\u00e9crit plus haut fait ais\u00e9ment comprendre que nous tenons le Syst\u00e8me et la politique qu&rsquo;il produit comme des ph\u00e9nom\u00e8nes absolument destructeurs, dont on ne peut que souhaiter la destruction avant d&rsquo;envisager quoi que ce soit, quelque r\u00e9forme que ce soit. (Une r\u00e9forme du Syst\u00e8me avec le Syst\u00e8me existant toujours ne pourrait \u00eatre qu&rsquo;un pi\u00e8ge, la puissance du Syst\u00e8me absorbant cette r\u00e9forme, \u00e9ventuellement \u00e0 son avantage, ce qui en retournerait l&rsquo;usage contre ses initiateurs sinc\u00e8rement antiSyst\u00e8me \u00e0 l&rsquo;origine.) Pourtant, nous-m\u00eames (y compris nous-m\u00eames \u00e0 dedefensa.org) n&rsquo;\u00e9chappons pas \u00e0 ce r\u00e9flexe, \u00e0 partir de notre critique constante du Syst\u00e8me, de souhaiter l&rsquo;\u00e9chec de ses initiatives, et de travailler dans ce sens. Mais l&rsquo;on comprend bien que nous sommes dans le domaine tactique, puisque le Syst\u00e8me n&rsquo;est pas d\u00e9truit et que nous ne sommes en rien assur\u00e9s d&rsquo;obtenir un r\u00e9sultat globalement positif,  et que c&rsquo;est m\u00eame le contraire qui est probable. Ainsi, lorsqu&rsquo;on critique l&rsquo;action actuelle du Syst\u00e8me dans l&rsquo;affaire syrienne, en faveur de la guerre, et si l&rsquo;on voit cette action confront\u00e9e \u00e0 un \u00e9chec, peut-on dire que ce succ\u00e8s tactique est \u00e9galement strat\u00e9gique ? Cela n&rsquo;est nullement assur\u00e9, puisque le Syst\u00e8me reste en place. Au contraire, si on le voit progresser dans sa dynamique de surpuissance (vers la guerre), on peut avancer l&rsquo;argument d\u00e9cisif tenant \u00e0 notre analyse g\u00e9n\u00e9rale que cette dynamique de surpuissance va se transformer par sa propre action en dynamique d&rsquo;autodestruction.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Selon cette logique, on pourrait avancer comme argument le d\u00e9veloppement de l&rsquo;extr\u00eame de cette logique elle-m\u00eame, qui serait de dire que l&rsquo;entr\u00e9e en guerre voulue par le Syst\u00e8me serait une issue souhaitable dans la mesure o\u00f9 la situation aurait toutes les chances de verser dans un chaos qui, tr\u00e8s rapidement, gr\u00e2ce aux capacit\u00e9s largement d\u00e9montr\u00e9es du Syst\u00e8me de son incapacit\u00e9 de produire et de d\u00e9velopper quoi que ce soit dans un sens structurant et contr\u00f4lable, passerait de l&rsquo;illusion du chaos contr\u00f4lable au chaos incontr\u00f4lable qui est la nature m\u00eame, et nature irr\u00e9sistible, du chaos. Le Syst\u00e8me, engag\u00e9 dans le chaos, se trouverait alors engag\u00e9 dans sa phase d&rsquo;autodestruction&#8230; <\/em> [&#8230;] <em>Cette hypoth\u00e8se n&rsquo;est pas unique dans son aspect op\u00e9rationnel. Elle peut \u00eatre pond\u00e9r\u00e9e par la chronologie de l&rsquo;effet-blowback, impliquant que le chaos engendr\u00e9 par une guerre aurait<\/em> <strong><em>tr\u00e8s probablement<\/em><\/strong> <em>et<\/em> <strong><em>tr\u00e8s rapidement<\/em><\/strong> <em>des effets de d\u00e9sordre profond dans les pays du bloc BAO, qui reviendraient finalement \u00e0 ce que le chaos s&rsquo;installe<\/em> <strong><em>\u00e9galement<\/em><\/strong> <em>au sein m\u00eame des directions politiques-Syst\u00e8me et au sein du cur de l&rsquo;appareil du Syst\u00e8me bien autant, et peut-\u00eatre plus rapidement que sur le th\u00e9\u00e2tre d&rsquo;op\u00e9ration consid\u00e9r\u00e9.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Notes sur la ligne d&rsquo;horizon bris\u00e9e 17 septembre 2013 Nous pr\u00e9sentons dans cette analyse une \u00e9valuation de la situation syrienne apr\u00e8s l&rsquo;\u00e9pisode paroxystique de l&rsquo;attaque chimique du 21 ao\u00fbt et l&rsquo;accord USA-URSS sur l&rsquo;armement chimique syrien du 14 septembre. Nous consid\u00e9rons qu&rsquo;une phase enti\u00e8re s&rsquo;est r\u00e9alis\u00e9e entre ces deux dates, du 21 ao\u00fbt au 14&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[12429,3903,3228,12430,3532,11830,5604,2687,3203,855,6208,3478,9499,5812,12431,3867,9857],"class_list":["post-75211","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-analyse","tag-affaibli","tag-chimique","tag-crise","tag-crisqique","tag-deuxieme","tag-episode","tag-fabius","tag-france","tag-hollande","tag-kerry","tag-obama","tag-onu","tag-phase","tag-resolution","tag-sabotage","tag-syrie","tag-washingtonienne"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/75211","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=75211"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/75211\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=75211"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=75211"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=75211"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}