{"id":75233,"date":"2013-10-01T05:21:44","date_gmt":"2013-10-01T05:21:44","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2013\/10\/01\/la-presse-systeme-a-la-lumiere-du-cas-iranien\/"},"modified":"2013-10-01T05:21:44","modified_gmt":"2013-10-01T05:21:44","slug":"la-presse-systeme-a-la-lumiere-du-cas-iranien","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2013\/10\/01\/la-presse-systeme-a-la-lumiere-du-cas-iranien\/","title":{"rendered":"La presse-Syst\u00e8me \u00e0 la lumi\u00e8re du cas iranien"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">La presse-Syst\u00e8me \u00e0 la lumi\u00e8re du cas iranien<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>\t1er octobre 2013  L&rsquo;enthousiasme diplomatique fut palpable, presque visuel, autour de cet nouvel Iran-l\u00e0, celui de Rouhani. Il faut reconna\u00eetre au nouveau pr\u00e9sident iranien qu&rsquo;il sait y faire, et jouer par instinct de cette civilisation de l&rsquo;image, de l&rsquo;instant, du <em>body language<\/em> et autres fariboles qui <strong>d\u00e9terminent<\/strong> ce que certains s&rsquo;acharnent \u00e0 nommer encore une politique. Le ministre des affaires \u00e9trang\u00e8res iranien sait \u00e9galement y faire puisque, comme nous l&rsquo;avons d\u00e9j\u00e0 not\u00e9 (voir le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-une_r_solution_qui_en_dit_si_long_28_09_2013.html\" class=\"gen\">28 septembre 2013<\/a>), il a r\u00e9ussi \u00e0 faire rire aux \u00e9clats lady Ashton, digne et aust\u00e8re tr\u00e8s-Haute Repr\u00e9sentante de l&rsquo;UE, lors d&rsquo;une r\u00e9union \u00e0 trois (Zarif-Kerry-Ashton), dans les couloirs de l&rsquo;ONU, \u00e9galement la semaine derni\u00e8re. Il est \u00e9galement remarquable, mais dans un registre plus s\u00e9rieux et plus significatif, que ce soit les Am\u00e9ricains qui coururent derri\u00e8re Rouhani pour une poign\u00e9e de main avec Obama dans les m\u00eames couloirs de l&rsquo;ONU, que Rouhani fit savoir que le temps n&rsquo;\u00e9tait pas encore venu, que BHO insista tant qu&rsquo;il finit par agripper son interlocuteur, cette fois au t\u00e9l\u00e9phone, pour un entretien d&rsquo;un quart d&rsquo;heure largement promu par l&rsquo;arm\u00e9e de communication de la Maison-Blanche.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tInsistons sur cet aspect de la communication-r\u00e9cr\u00e9ation, qui semble avoir la faveur de l&rsquo;administration Obama &#8230; Comme nous l&rsquo;observions dans le texte r\u00e9f\u00e9renc\u00e9 ci-dessus, voici donc le morceau de choix de cet entretien (de <em>Al Monitor<\/em>, dans sa rubrique <em>Back Channel<\/em>, le <a href=\"http:\/\/backchannel.al-monitor.com\/index.php\/2013\/09\/6402\/obama-speaks-with-irans-rouhani\/#ixzz2g9yI3u00\" class=\"gen\">27 septembre 2013<\/a>) : \u00ab<em>Obama signed off on the call with a Persian goodbye, after Rouhani wished him farewell in English, the White House said. Rouhani&rsquo;s Twitter account, in a tweet that was later deleted, said Rouhani told Obama in English, Have a Nice Day!&rsquo; and Obama responded with, Thank you. Khodahafez.&rsquo;<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;autre texte r\u00e9f\u00e9renc\u00e9 de <em>Al Monitor<\/em>, du <a href=\"http:\/\/www.al-monitor.com\/pulse\/originals\/2013\/09\/rouhani-un-visit-reception-message.html#ixzz2g9xLvbp1\" class=\"gen\">27 septembre 2013<\/a>, sur l&rsquo;offensive de charme, mentionne diverses interventions engageantes et chaleureuses de Rohani d\u00e9sign\u00e9es comme autant de platitudes, montrant manifestement une certaine insatisfaction du c\u00f4t\u00e9 du bloc BAO. (L&rsquo;auteur(e) de l&rsquo;article, Barbara Slavin, est de <em>The Atlantic Council<\/em>, ce qui nous garantit de toutes les d\u00e9viations.) On a m\u00eame \u00e9t\u00e9 insatisfait ce qui semble avoir \u00e9t\u00e9 l&rsquo;un des th\u00e8mes majeurs des diverses rencontres de Rouhani \u00e0 New York,  savoir, Rouhani croit-il ou non \u00e0 l&rsquo;Holocauste ? (Nous nous permettons de souligner en gras, pour bien nous faire comprendre \u00e0 tous que l&rsquo;id\u00e9e du th\u00e8me majeur n&rsquo;est pas un sarcasme bien mal venu de la part de l&rsquo;auteur de cet article ; et l&rsquo;on passera sur l&rsquo;affirmation r\u00e9p\u00e9t\u00e9e pour la ni\u00e8me fois de faire de Ahmadinejad un n\u00e9gationniste, ce qui est une <M>narrative<D> et une compl\u00e8te inexactitude,  mais simplement par ignorance et paresse de conformisme encha\u00eenant sur la propagande vulgaire,  par rapport aux traductions s\u00e9rieuses du discours-sacril\u00e8ge, incrimin\u00e9, de l&rsquo;ancien pr\u00e9sident.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>On the Holocaust  an issue that came up<\/em> <strong><em>in almost every meeting with Americans<\/em><\/strong> <em>Rouhani held this week  he said that Iran condemned the crimes by the Nazis in World War II. He added, Many people were killed including a group of Jewish people. One might argue that 6 million people are hardly just a group, but Rouhani had already gone about as far as he apparently felt he could in trying to overcome memories of Ahmadinejad&rsquo;s chronic Holocaust denial without upsetting his right flank at home.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCette remarque sur la position de Rouhani sur l&rsquo;Holocauste \u00e9claire deux points fondamentaux qui persistent dans la position des USA vis-\u00e0-vis de l&rsquo;Iran, qui ne sont d&rsquo;ailleurs pas sp\u00e9cifiques \u00e0 l&rsquo;Iran mais d&rsquo;une fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale sp\u00e9cifique \u00e0 la position g\u00e9n\u00e9rale des USA dans le syst\u00e8me de la communication. Ces deux points op\u00e9rationnalisent l&#8217;emprisonnement plus fort que jamais des \u00e9lites d&rsquo;influence et de communication \u00e0 la fois du conformisme de jugement align\u00e9 d&rsquo;une fa\u00e7on quasiment obsc\u00e8ne sur le pouvoir d&rsquo;influence du Syst\u00e8me plus encore que des directions politiques, \u00e0 la fois de la croyance \u00e0 des <em>narrative<\/em> qui semblent compl\u00e8tement imperm\u00e9ables \u00e0 toute incursion de l&rsquo;ext\u00e9rieur, de la simple r\u00e9alit\u00e9 et de la v\u00e9rit\u00e9 des situations. Les deux points cit\u00e9s sont, d&rsquo;une part, des positions m\u00e9diatiques et d&rsquo;influence fond\u00e9es sur des cas tr\u00e8s souvent symboliques, et n\u00e9cessairement d&rsquo;un symbolisme faussaire, ce qui rend le jugement g\u00e9n\u00e9ral \u00e0 la fois d\u00e9risoire et trompeur ; d&rsquo;autre part, une opinion g\u00e9n\u00e9rale bas\u00e9e sur des informations compl\u00e8tement d\u00e9form\u00e9es et extr\u00eamement vieillies. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une attitude de type pavlovienne sur le fond, la seule pr\u00e9occupation des auteurs concernant la forme de la pr\u00e9sentation ; leur r\u00e9forme, pour ne pas parler de leur suppression, semble totalement hors de port\u00e9e de l&rsquo;humaine nature dans l&rsquo;\u00e9tat o\u00f9 cette nature se trouve, actuellement d&rsquo;une extr\u00eame pauvret\u00e9. Pour le cas de l&rsquo;Iran, le premier point est mis en \u00e9vidence par cette question de l&rsquo;Holocauste, qui reste r\u00e9ellement, d&rsquo;un point de vue qu&rsquo;on jugera extraordinaire et surr\u00e9aliste \u00e0 la fois, <strong>essentiel<\/strong> dans l&rsquo;opinion des \u00e9lites d&rsquo;influence sur l&rsquo;Iran et par cons\u00e9quent dans l&rsquo;opinion qu&rsquo;on est en train de se forger sur Rouhani.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe second cas est remarquablement mis en \u00e9vidence par Glenn Greenwald, qui vient de publier une de ses chroniques critiques, le <a href=\"http:\/\/www.theguardian.com\/commentisfree\/2013\/sep\/28\/brian-williams-iran-propaganda\" class=\"gen\">28 septembre 2013<\/a> dans le <em>Guardian<\/em>. Il s&rsquo;agit de l&rsquo;affirmation de Rouhani selon laquelle l&rsquo;Iran ne veut pas produire d&rsquo;armes nucl\u00e9aires. Greenwald met en \u00e9vidence une r\u00e9action caract\u00e9ristique, d&rsquo;un de ces journalistes vedettes, c&rsquo;est-\u00e0-dire de la cat\u00e9gorie des pr\u00e9sentateurs des grands journaux t\u00e9l\u00e9vis\u00e9s, en l&rsquo;occurrence Brian Williams de NBC. Greenwald met en regard sa d\u00e9claration tonitruante (le soulign\u00e9 en gras est de Greenwald) et une interview d&rsquo;Ahmadinejad datant du <a href=\" http:\/\/rt.com\/politics\/ahmadinejad-exclusive-interview-rt\/\" class=\"gen\">13 ao\u00fbt 2011<\/a> sur <em>Russia Today<\/em>. L&rsquo;interview d&rsquo;Ahmadinejad est l&rsquo;une parmi des dizaines de d\u00e9clarations des plus hauts dirigeants iraniens, y compris l&rsquo;Ayatollah Khamenei par un d\u00e9cret religieux datant de 2005 rejetant cat\u00e9goriquement la production d&rsquo;armes nucl\u00e9aires.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>There is ample reason for skepticism that anything substantial will change in Iran-US relations, beginning with the fact that numerous US political and media figures are vested in the narrative that Iran is an evil threat whose desire for a peaceful resolution must not be trusted<\/em> &#8230; [&#8230;] <em>Here is what NBC News anchor Brian Williams told his viewers about this event when leading off his broadcast last night, with a particularly mocking and cynical tone used for the bolded words:<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>This is all part of a new leadership effort by Iran <\/em> <strong><em>suddenly claiming they don&rsquo;t want nuclear weapons!<\/em><\/strong><M> ; what they want is talks and transparency and good will. And while that would be enough to define a whole new era, skepticism is high and there&rsquo;s a good reason for it.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Yes, Iran&rsquo;s claim that they don&rsquo;t want nuclear weapons sure is sudden  if you pretend that virtually everything that they&rsquo;ve said on that question for the past ten years does not exist.) Here, for instance, is previous Iranian president Mahmoud Ahmadinejad in an August 13, 2011, interview:<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Q: Are you saying that at some point in the future you may want to acquire a nuclear deterrent, a nuclear weapon?&rsquo;<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Ahmadinejad: Never, never. We do not want nuclear weapons. We do not seek nuclear weapons. This is an inhumane weapon. Because of our beliefs we are against that.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Firstly, our religion says it is prohibited. We are a religious people. Secondly, nuclear weapons have no capability today. If any country tries to build a nuclear bomb, they in fact waste their money and resources and they create great danger for themselves&#8230; Nuclear weapons are the weapons of the previous century. This century is the century of knowledge and thinking, the century of human beings, the century of culture and logic&#8230;  Our goal in the country and the goal of our people is peace for all. Nuclear energy for all, and nuclear weapons for none. This is our goal.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>All nuclear activities in Iran are monitored by the IAEA. There have been no documents against Iran from the agency. It&rsquo;s just a claim by the US that we are after nuclear weapons. But they have no evidence that Iran is diverting resources to that purpose.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCette sorte de journalisme qu&rsquo;illustre Brian Williams est exactement celle que d\u00e9nonce Seymour Hersh, dans une interview au <em>Guardian<\/em>, le <a href=\"http:\/\/www.theguardian.com\/media\/media-blog\/2013\/sep\/27\/seymour-hersh-obama-nsa-american-media\" class=\"gen\">27 septembre 2013<\/a>. Hersh est l&rsquo;un des meilleurs journalistes d&rsquo;investigation et de r\u00e9v\u00e9lations politiques aux USA depuis l&rsquo;affaire de My Lai en 1969,  c&rsquo;est-\u00e0-dire, l&rsquo;un des <strong>seuls<\/strong> grands journalistes d&rsquo;investigation politique aux USA ; et sa fureur pour l&rsquo;ensemble de la profession \u00e9clate litt\u00e9ralement dans ses propos rapport\u00e9s par le <em>Guardian<\/em>&#8230;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>It doesn&rsquo;t take much to fire up Hersh, the investigative journalist who has been the nemesis of US presidents since the 1960s and who was once described by the Republican party as the closest thing American journalism has to a terrorist. He is angry about the timidity of journalists in America, their failure to challenge the White House and be an unpopular messenger of truth. Don&rsquo;t even get him started on the New York Times which, he says, spends so much more time carrying water for Obama than I ever thought they would  or the death of Osama bin Laden. Nothing&rsquo;s been done about that story, it&rsquo;s one big lie, not one word of it is true, he says of the dramatic US Navy Seals raid in 2011&#8230;<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tOn a donc vu que nous entamions cette r\u00e9flexion sur le cas iranien, qui est pressant et br\u00fblant. Les enjeux politiques sont consid\u00e9rables et l&rsquo;on devrait poursuivre dans ce sens d&rsquo;explorer la possibilit\u00e9 qu&rsquo;ils soient relev\u00e9s. D&rsquo;une fa\u00e7on diff\u00e9rente, on voit que nous le poursuivons en passant \u00e0 la question plus g\u00e9n\u00e9rale de la communication, avec l&rsquo;attitude de la presse-Syst\u00e8me (aux USA, mais le bloc BAO suit, comme d&rsquo;habitude) telle qu&rsquo;elle est d\u00e9nonc\u00e9e avec v\u00e9h\u00e9mence par celui qui est le plus qualifi\u00e9 pour juger, Seymour Hersh. En apparence, nous nous \u00e9loignons du sujet initial, en v\u00e9rit\u00e9 nous ne le quittons pas mais veillons \u00e0 le mettre dans le contexte qui, selon nous, importe le plus, qui est le contexte du syst\u00e8me de la communication. La question iranienne est et sera trait\u00e9e dans le cadre du syst\u00e8me de la communication dans sa division presse-Syst\u00e8me\/<em>narrative<\/em>, et c&rsquo;est effectivement le cadre qui importe. On verra que cela complique singuli\u00e8rement le probl\u00e8me, au point qu&rsquo;il est inutile de d\u00e9crire la place qu&rsquo;on doit accorder au scepticisme, qui est consid\u00e9rable (Greenwald : \u00ab<em>There is ample reason for skepticism that anything substantial will change in Iran-US relations&#8230;<\/em>\u00bb).<\/p>\n<h3>D\u00e9sordre, d\u00e9sordre, d\u00e9sordre<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tHersh est particuli\u00e8rement vindicatif \u00e0 l&rsquo;encontre d&rsquo;Obama et de son administration, qu&rsquo;il juge sans la moindre h\u00e9sitation comme la pire de toutes les administrations pour ce qui est du maniement du mensonge sous la forme de <em>narrative<\/em> pleines d&rsquo;attrait pour le conformisme r\u00e9gnant. Cette situation se comprend d&rsquo;un point de vue qu&rsquo;on dirait technique, par le fait que la presse-Syst\u00e8me, face \u00e0 Obama et \u00e0 ses mignons, ne cherche m\u00eame plus \u00e0 d\u00e9busquer ce qu&rsquo;il peut y avoir de faussaire dans l&rsquo;information-<em>narrative<\/em> qui leur est pr\u00e9sent\u00e9e, mais au contraire y collabore activement.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>The Obama administration lies systematically, he claims, yet none of the leviathans of American media, the TV networks or big print titles, challenge him. It&rsquo;s pathetic, they are more than obsequious, they are afraid to pick on this guy<\/em> [Obama]<em>, he declares in an interview with the Guardian. It used to be when you were in a situation when something very dramatic happened, the president and the minions around the president had control of the narrative, you would pretty much know they would do the best they could to tell the story straight. Now that doesn&rsquo;t happen any more. Now they take advantage of something like that and they work out how to re-elect the president&#8230;<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tNous comprenons parfaitement la fureur et la rage vindicative de Hersh, travaillant depuis plus de quarante ans \u00e0 d\u00e9busquer diverses v\u00e9rit\u00e9s de situations syst\u00e9matiquement noy\u00e9es sous les <em>narrative<\/em> d\u00e9velopp\u00e9es par les services ad\u00e9quats. Pour autant, il n&rsquo;est pas assur\u00e9 que la servilit\u00e9 du caract\u00e8re soit la cause centrale du ph\u00e9nom\u00e8ne. Elle joue sans aucun doute un r\u00f4le important, de m\u00eame qu&rsquo;elle joua pendant une p\u00e9riode transitoire le r\u00f4le essentiel. Mais notre appr\u00e9ciation est que cette servilit\u00e9 a peu \u00e0 peu perdu son caract\u00e8re exclusif et m\u00eame son caract\u00e8re essentiel dans le comportement de ces cr\u00e9atures, qu&rsquo;elle a \u00e9t\u00e9 remplac\u00e9e dans l&rsquo;explication de leur comportement par une attitude plus active, plus sp\u00e9cifique,  une attitude qu&rsquo;on pourrait qualifier, dans une expression absolument <strong>paradoxale<\/strong> par l&rsquo;inversion du sens qu&rsquo;elle implique, de <strong>plus ind\u00e9pendante<\/strong> (du pouvoir).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tOn comprendra ce que nous voulons dire au travers de certaines expressions employ\u00e9es par Hersh, sans n\u00e9cessairement en suivre le sens jusqu&rsquo;au bout (\u00ab<em>The New York Times<\/em> [&#8230;] <em>spends so much more time carrying water for Obama than I ever thought they would<\/em>\u00bb, \u00ab<em>Now they take advantage of something like that and they work out how to re-elect the president&#8230;<\/em>\u00bb). Hersh signifie par l\u00e0 que les pions de la presse-Syst\u00e8me vont au-devant des <em>narrative<\/em> qui leur sont servies et collaborent activement \u00e0 leur d\u00e9veloppement. Ils en sont m\u00eame \u00e0 agir dans ce sens,  justement, on retrouve l&rsquo;expression paradoxale mentionn\u00e9e plus haut,  presque <strong>ind\u00e9pendamment<\/strong> de l&rsquo;action des services de communication du pouvoir, voire sans n\u00e9cessit\u00e9 de consultation, ou d&rsquo;impulsion de ces services. C&rsquo;est un peu comme si ces pions disposaient d&rsquo;un th\u00e8me,  la <em>narrative<\/em> \u00e0 laquelle <strong>tout le monde<\/strong> souscrit,  et qu&rsquo;ils l&rsquo;exploitaient de leur c\u00f4t\u00e9, d&rsquo;une fa\u00e7on <strong>ind\u00e9pendante<\/strong>, peut-\u00eatre jusqu&rsquo;au point o\u00f9 ils cr\u00e9ent leur propre variation sur ce th\u00e8me, peut-\u00eatre jusqu&rsquo;au point o\u00f9 le pouvoir et ses services de la communication n&rsquo;en demandaient pas tant &#8230; C&rsquo;est ce dernier point qui est int\u00e9ressant.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tRevenons \u00e0 Greenwald et \u00e0 la performance de Williams. Acceptons l&rsquo;hypoth\u00e8se tr\u00e8s plausible qu&rsquo;Obama cherche effectivement un arrangement avec l&rsquo;Iran. (Tr\u00e8s plausible, \u00e0 cause de la faiblesse d&rsquo;Obama, de ses crises int\u00e9rieures qui l&rsquo;accablent, des d\u00e9convenues qu&rsquo;il rencontre dans ses aventures ext\u00e9rieures qui d\u00e9plaisent de plus en plus au public US, donc de l&rsquo;int\u00e9r\u00eat qu&rsquo;il finit par admettre pour lui-m\u00eame qu&rsquo;il a \u00e0 tenter de r\u00e9soudre pacifiquement certaines de ces crises ext\u00e9rieures,  exercice difficile pour lui, mais quoi,  avec l&rsquo;\u00e9ventuel regain de popularit\u00e9 qui va avec.) Dans le cas de cette hypoth\u00e8se, on comprend que la performance de Williams, avec les comportements de cette sorte qui sont l\u00e9gion au sein de la presse-Syst\u00e8me, n&rsquo;est pas d&rsquo;une tr\u00e8s grande aide pour Obama &#8230; Si cette sorte de comportement se poursuit,  et qui peut faire croire qu&rsquo;il en serait autrement en raison de l&rsquo;attraction manich\u00e9enne de la <em>narrative<\/em>,  il va devenir un vrai handicap pour BHO &#8230;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;hypoth\u00e8se ainsi envisag\u00e9e est que la presse-Syst\u00e8me n&rsquo;est plus encha\u00een\u00e9e \u00e0 une servilit\u00e9 qui l&rsquo;irrite de plus en plus devant l&rsquo;erratisme et le chaos des politiques conduites par les directions de m\u00eame qualificatif, notamment celle des USA. La presse-Syst\u00e8me <strong>aime<\/strong> nombre des <em>narrative<\/em> qui lui sont offertes, qu&rsquo;elle a suivies d&rsquo;abord par servilit\u00e9 bien entendu, mais qu&rsquo;elle continue \u00e0 suivre par facilit\u00e9, paresse et go\u00fbt de la simplicit\u00e9 autant que de manich\u00e9isme sensationnaliste et n\u00e9cessairement extr\u00e9miste. De ce point de vue, l&rsquo;administration GW Bush avait une bien plus grande faveur de la presse-Syst\u00e8me, \u00e0 cause du simplisme extr\u00e9miste de son pr\u00e9sident, que celle d&rsquo;Obama dont l&rsquo;extr\u00e9misme,  pire \u00e0 bien des \u00e9gards que celui de Bush,  s&rsquo;accompagne d&rsquo;un intellectualisme arrogant et se marque de nombreuses circonvolutions en m\u00eame temps qu&rsquo;elle subit l&rsquo;affaiblissement catastrophique des USA marqu\u00e9 par l&rsquo;impuissance de l&rsquo;action. Ainsi la presse-Syst\u00e8me d\u00e9fend-elles ses  <em>narrative<\/em> m\u00eame si certaines d&rsquo;entre elles commencent \u00e0 s&rsquo;av\u00e9rer contre-productives pour le pouvoir,  comme pourrait l&rsquo;\u00eatre celle qui concerne l&rsquo;Iran, qu&rsquo;on a appr\u00e9ci\u00e9e ci-dessus. Ainsi la presse-Syst\u00e8me (re)devient-elle ind\u00e9pendante, bien entendu sans le moindre int\u00e9r\u00eat pour la v\u00e9rit\u00e9 de la situation, et pour le moindre travail s\u00e9rieux de journaliste. A cet \u00e9gard, la presse-Syst\u00e8me n&rsquo;a rien \u00e0 voir avec l&rsquo;information, et tout avec le spectacle, la promotion, la mise en sc\u00e8ne publicitaire, etc.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tUn exemple <em>a contrario<\/em> et extr\u00eame, o\u00f9 la presse-Syst\u00e8me rencontre <strong>par hasard<\/strong> la v\u00e9rit\u00e9 de la situation, et une posture antiSyst\u00e8me,  est celui de la crise Snowden\/NSA. Dans ce cas, la presse-Syst\u00e8me a suivi apr\u00e8s un temps d&rsquo;invectives anti-Snowden conforme \u00e0 ses murs, le cours antiSyst\u00e8me dans le chef de l&rsquo;attaque contre la NSA. Hersh-le-furieux le reconna\u00eet d&rsquo;ailleurs implicitement : \u00ab<em>Snowden changed the debate on surveillance.<\/em> [Hersh] <em>is certain that NSA whistleblower Edward Snowden changed the whole nature of the debate about surveillance. Hersh says he and other journalists had written about surveillance&#8230;<\/em>\u00bb ; mais il ajoute aussit\u00f4t une r\u00e9serve de taille sur le fait que cette affaire ne change rien \u00e0 la nature de la presse-Syst\u00e8me (\u00ab<em>He isn&rsquo;t even sure if the recent revelations about the depth and breadth of surveillance by the National Security Agency will have a lasting effect<\/em>\u00bb)&#8230; Hersh n&rsquo;a pas tort sur l&rsquo;ensemble de la th\u00e8se, mais tout montre n\u00e9anmoins que sur cette <em>narrative<\/em> Snowden\/NSA, dans ce cas antiSyst\u00e8me, la presse-Syst\u00e8me poursuivra dans le sens actuel,  simplement parce que la <em>narrative<\/em> marche, qu&rsquo;elle est une bonne marchandise, bonne pour le spectacle, la promotion, la mise en sc\u00e8ne publicitaire, etc.. La poursuite de cette voie, on le comprend, n&rsquo;est pas favorable au pouvoir ni au Syst\u00e8me en g\u00e9n\u00e9ral, et la servilit\u00e9 n&rsquo;est plus une explication satisfaisante.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tAinsi, ce qu&rsquo;on nomme la presse-Syst\u00e8me suivrait-elle une mue compl\u00e8te qui ne fait pas d&rsquo;elle <strong>seulement<\/strong> un instrument du pouvoir politique et du Syst\u00e8me que ce pouvoir sert, m\u00eame si en nombre d&rsquo;occasions elle remplit effectivement cette fonction. D&rsquo;un certain point de vue, la servilit\u00e9 compl\u00e8te o\u00f9 la presse-Syst\u00e8me s&rsquo;est ab\u00eem\u00e9e apr\u00e8s le 11 septembre 2001,  d&rsquo;ailleurs fort bien pr\u00e9par\u00e9e \u00e0 cela,  ne serait qu&rsquo;une \u00e9tape dont elle a \u00e9videmment conserv\u00e9 beaucoup, l&rsquo;aboutissement \u00e9tant finalement de devenir une cr\u00e9ature compl\u00e8te du syst\u00e8me de communication avec les al\u00e9as qui caract\u00e9rise ce syst\u00e8me (dont les aspects antiSyst\u00e8me qu&rsquo;on lui conna\u00eet lorsqu&rsquo;il est en mode-<a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-glossairedde_technologisme_versus_communication_14_12_2012.html\" class=\"gen\">Janus<\/a>). L&rsquo;aboutissement final de la presse-Syst\u00e8me est cette ind\u00e9pendance \u00e0 la fois caricaturale et paradoxale, o\u00f9 elle r\u00e9clame d&rsquo;abord l&rsquo;exploitation spectaculaire et publicitaire des <em>narrative<\/em> qui lui tiennent lieu d&rsquo;objet professionnel, certaines de ces <em>narrative<\/em> (Snowden\/NSA) pouvant \u00eatre antiSyst\u00e8me.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tFace \u00e0 cette situation qu&rsquo;il ne r\u00e9alise pas d&rsquo;une fa\u00e7on consciente bien entendu, aussi nettement qu&rsquo;elle est expos\u00e9e, le pouvoir politique est de plus en plus embarrass\u00e9 et pas loin d&rsquo;\u00eatre impuissant. C&rsquo;est un lieu commun de constater le d\u00e9clin acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 de la puissance US, et c&rsquo;est le pouvoir politique (l&rsquo;ex\u00e9cutif) qui est touch\u00e9 le premier, qui est affaibli, qui a moins de capacit\u00e9s d&rsquo;influence, notamment sur la presse-Syst\u00e8me ; d&rsquo;autre part, cette situation interdit de plus en plus la sorte de <em>narrative<\/em> simpliste et manich\u00e9enne, de type publicitaire, dont la presse-Syst\u00e8me fait son miel, d&rsquo;o\u00f9 cette certaine distance \u00e9tabli entre l&rsquo;un (le pouvoir ex\u00e9cutif) et l&rsquo;autre (la presse-Syst\u00e8me) malgr\u00e9 la servilit\u00e9 av\u00e9r\u00e9e de la seconde. La presse-Syst\u00e8me repr\u00e9sente d\u00e9sormais un outil d&rsquo;un syst\u00e8me de la communication dont les <em>narrative<\/em> peuvent aussi bien se placer en position antagoniste de l&rsquo;action d&rsquo;un pouvoir qui n&rsquo;a plus les moyens de suivre. On a pu voir, lors de la phase paroxystique r\u00e9cente de la crise syrienne (21 ao\u00fbt-10 septembre), combien la presse-Syst\u00e8me pouvait se montrer critique, voire m\u00e9prisante, pour un pr\u00e9sident qui zigzague, qui n&rsquo;ose pas attaquer, qui se d\u00e9fausse sur le Congr\u00e8s, qui se pr\u00e9cipite sur l&rsquo;initiative Poutine pour s&rsquo;y abriter, etc.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t.. Or, ce m\u00eame pouvoir, devant lequel se couche en principe la presse-Syst\u00e8me et qui, pourtant, para\u00eet d\u00e9connect\u00e9 d&rsquo;elle en des occurrences de plus en plus av\u00e9r\u00e9es, est aussi paralys\u00e9 devant elle,  comme il l&rsquo;est devant le Congr\u00e8s, devant l&rsquo;opinion publique, devant Poutine, etc., comme l&rsquo;est en g\u00e9n\u00e9ral l&rsquo;infiniment tortueux Barack Obama. D&rsquo;o\u00f9, pour en revenir au cas d\u00e9battu en t\u00eate de cette analyse, notre scepticisme pour le cas iranien,  d&rsquo;autant que l&rsquo;arrangement avec l&rsquo;Iran, sous la pression de la <em>narrative<\/em> courante, devrait \u00eatre fait \u00e0 l&rsquo;avantage complet du bloc BAO, en exigeant des concessions iraniennes qui ne se feront pas, donc en repoussant Rouhani de sa position de compromis vers une position beaucoup plus dure &#8230; La presse-Syst\u00e8me soutiendra le principe du rapprochement avec l&rsquo;Iran pour sacrifier \u00e0 l&rsquo;image de mod\u00e9r\u00e9 de Rouhani tout en accablant l&rsquo;Iran de tous les maux et en exigeant l&rsquo;impossible sous la forme de concessions sans nombre. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPour compl\u00e9ter ce dossier iranien et argumenter que les circonstances autour de l&rsquo;arriv\u00e9e de Rouhani ont n\u00e9anmoins modifi\u00e9 certains aspects fondamentaux de la crise, on avancera \u00e9galement l&rsquo;hypoth\u00e8se que les blocages subsistant pour un r\u00e8glement de cette crise ne profiteront pas pour autant \u00e0 Isra\u00ebl, dont la recherche d&rsquo;une possibilit\u00e9 d&rsquo;attaque de l&rsquo;Iran en a \u00e9t\u00e9 jusqu&rsquo;ici le principal enjeu. Il semble bien que le seul r\u00e9sultat effectif du contact r\u00e9tabli avec l&rsquo;Iran de Rouhani est bien celui d&rsquo;avoir d\u00e9dramatis\u00e9 en bonne part cette crise, d&rsquo;avoir d\u00e9-diabolis\u00e9 l&rsquo;Iran en la personne de son pr\u00e9sident (voir <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-perspectives_iraniennes_la_lumi_re_de_washington-blocage_30_09_2013.html\" class=\"gen\">30 septembre 2013<\/a>) et, par cons\u00e9quent, d&rsquo;avoir rendu notablement hors de propos la perspective d&rsquo;une attaque. C&rsquo;est pr\u00e9cis\u00e9ment ce que d\u00e9plore <em>DEBKAFiles<\/em>, le <a href=\"http:\/\/www.debka.com\/article\/23314\/US-appeasement-of-Iran-drowns-Israel's-military-option-against-nuclear-Iran-or-chemical-Syria-\" class=\"gen\">27 septembre 2013<\/a>, en des termes rooseveltien (le \u00ab<em>Thursday, Sept.26, will go down in Israel&rsquo;s history as the day it lost its freedom to use force&#8230;<\/em>\u00bb ci-dessous pourrait \u00e9quivaloir \u00e0 une sorte de \u00ab<em>December 7, 1941 will live in history as a day of infamy&#8230;<\/em>\u00bb) :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Thursday, Sept.26, will go down in Israel&rsquo;s history as the day it lost its freedom to use force either against the Iranian nuclear threat hanging over its head or Syria&rsquo;s chemical capacity  at least, so long as Barack Obama is president of the United States. During that time, the Iranian-Syrian-Hizballah axis, backed by active weapons of mass destruction, is safe to grow and do its worst. Ovations for the disarming strains of Iran&rsquo;s President Hassan Rouhani&rsquo;s serenade to the West and plaudits for the pragmatism of its Foreign Minister Mohammed Zarif flowed out of every window of UN Center in New York this week&#8230;.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLes journalistes de la presse-Syst\u00e8me se sont transform\u00e9s en cr\u00e9atures publicitaires, animateurs de <em>talk shows<\/em>, cr\u00e9atures d&rsquo;images et cr\u00e9ateurs d&rsquo;images virtuelles, d\u00e9pendantes bien entendu du <em>corporate power<\/em> qui attendent d&rsquo;eux qu&rsquo;ils se comportent en GO (Gentils Organisateurs) des festivit\u00e9s du Syst\u00e8me, y compris les nouvelles du monde pr\u00e9sent\u00e9es sous une forme attrayante en allant \u00e0 l&rsquo;essentiel (<em>Pussy Riot<\/em>, mariage <em>gay<\/em>, etc.) ; cr\u00e9atures de l&rsquo;instant, anim\u00e9es par la logique de la publicit\u00e9, faisant une de leur plus grande gloire d&rsquo;une compl\u00e8te ignorance des r\u00e9f\u00e9rences politiques et historiques puisque, selon le mot fameux d&rsquo;un officiel de l&rsquo;administration GW Bush de 2002 rapport\u00e9 par Ron Suskind (voir le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-le_virtualisme_identifi_washington_23_10_2004.html\" class=\"gen\">23 octobre 2004<\/a>),  \u00ab<em>We&rsquo;re an empire now, and when we act, we create our own reality<\/em>\u00bb (alors, pourquoi s&rsquo;\u00e9puiser \u00e0 \u00e9tudier la vraie r\u00e9alit\u00e9, la v\u00e9rit\u00e9 du monde ?).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tAlors, ces cr\u00e9atures publicitaires tiennent terriblement \u00e0 leur <em>narrative<\/em> et elles n&rsquo;appr\u00e9cieraient gu\u00e8re un pr\u00e9sident qui leur dirait \u00ab<em>&#8230; And when we act, we<\/em> <strong><em>don&rsquo;t<\/em><\/strong> create our own reality<D>\u00bb,  ce qui est de plus en plus cas de l&rsquo;administration BHO. Par cons\u00e9quent, ces serviteurs serviles du Syst\u00e8me, donc du pouvoir repr\u00e9sentant le Syst\u00e8me, essentiellement en 1999-2001 jusqu&rsquo;\u00e0 2008 et apr\u00e8s, suivent de moins en moins les consignes ou <em>narrative<\/em> du pouvoir, pr\u00e9f\u00e9rant les leurs propres. Litt\u00e9ralement, la presse-Syst\u00e8me n&rsquo;a plus vraiment d&rsquo;orientation. Si l&rsquo;on en revient \u00e0 l&rsquo;\u00e9pisode syrien, o\u00f9 elle s&rsquo;est plut\u00f4t oppos\u00e9e \u00e0 Obama dans l&rsquo;entreprise de bloquer l&rsquo;attaque contre la Syrie, on peut conclure des diverses observations de la situation (voir le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-la_syrie_le_bruit_de_la_communication_et_dedefensaorg_25_09_2013.html\" class=\"gen\">25 septembre 2013<\/a>) qu&rsquo;elle n&rsquo;a fait que se ranger dans le sens du bruits de communication, qui fut g\u00e9n\u00e9r\u00e9 finalement par la conjonction de la presse antiSyst\u00e8me, par le public, par un nombre croissant de parlementaires songeant \u00e0 leur r\u00e9\u00e9lection et fatigu\u00e9s des exp\u00e9ditions lointaines. Elle a d\u00e9daign\u00e9 la <em>narrative<\/em> de l&rsquo;\u00e9quipe BHO, remarquable par sa confusion.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLes rares exceptions \u00e9chappant \u00e0 cette d\u00e9rive de la presse-Syst\u00e8me vers le n\u00e9ant publicitaire sont le plus souvent le r\u00e9sultat d&rsquo;une sorte d&rsquo;investissement par des \u00e9l\u00e9ments de la presse antiSyst\u00e8me. C&rsquo;est le cas flagrant du <em>Guardian<\/em>, qui tient le r\u00f4le moteur qu&rsquo;on sait dans la crise Snowden\/NSA, \u00e0 cause d&rsquo;un seul homme ; Glenn Greenwald, venu de la presse antiSyst\u00e8me et y ayant gard\u00e9 un pied, a forc\u00e9 le quotidien britannique \u00e0 tenir un r\u00f4le \u00e9minent et \u00e9minemment politique contre le Syst\u00e8me (cela, en mettant \u00e0 part le reste de son activit\u00e9 \u00e9ditoriale, qui tente d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9ment de balancer cette terrible d\u00e9rive antiSyst\u00e8me qui l&#8217;emporte irr\u00e9sistiblement, d&rsquo;ailleurs avec l&rsquo;aide des agents de renseignement type <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-chronique_du_19_courant_nsa_et_dupont-dupont_20_08_2013.html\" class=\"gen\">Dupont-Dupond<\/a> \u00e0 chaussures clout\u00e9es qui le harc\u00e8lent grossi\u00e8rement et renforcent la cause de Greenwald). <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa presse-Syst\u00e8me, min\u00e9e par son absolue servilit\u00e9 et finalement retranch\u00e9 dans la bulle de <em>narrative<\/em> que lui sugg\u00e8rent de suivre son orientation d&rsquo;objet publicitaire et de relations publiques, est entr\u00e9e dans une \u00e9poque o\u00f9 elle n&rsquo;est plus un facteur politique d\u00e9cisif, o\u00f9 elle est devenue un facteur de d\u00e9sordre de plus en orientant son action vers la seule r\u00e9action \u00e0 des stimuli d&rsquo;ordre effectivement publicitaire et de relations publiques, sans plus aucune coh\u00e9rence id\u00e9ologique, f\u00fbt-ce de l&rsquo;id\u00e9ologie la plus extr\u00e9miste et la plus pro-Syst\u00e8me possible. Elle est d\u00e9sormais inscrite dans le grand courant de l&rsquo;irresponsabilit\u00e9 sans directivit\u00e9 d\u00e9finie qui caract\u00e9rise nombre de centres de pouvoir et de producteurs de puissance du bloc BAO et du Syst\u00e8me en g\u00e9n\u00e9ral. Elle est partie prenante du grand d\u00e9sordre g\u00e9n\u00e9ral ; bref, elle sert finalement \u00e0 quelque chose &#8230;<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La presse-Syst\u00e8me \u00e0 la lumi\u00e8re du cas iranien 1er octobre 2013 L&rsquo;enthousiasme diplomatique fut palpable, presque visuel, autour de cet nouvel Iran-l\u00e0, celui de Rouhani. Il faut reconna\u00eetre au nouveau pr\u00e9sident iranien qu&rsquo;il sait y faire, et jouer par instinct de cette civilisation de l&rsquo;image, de l&rsquo;instant, du body language et autres fariboles qui d\u00e9terminent&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[10],"tags":[4646,7570,6944,4180,2773,2774,4321,3364,4741,7973,5713,2766,12241,4079,3867],"class_list":["post-75233","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-faits-et-commentaires","tag-antisysteme","tag-entertainment","tag-greenwald","tag-hersh","tag-iran","tag-israel","tag-narrative","tag-presse","tag-presse-systeme","tag-publicite","tag-publiques","tag-relations","tag-rouhani","tag-servilite","tag-syrie"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/75233","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=75233"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/75233\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=75233"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=75233"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=75233"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}