{"id":75247,"date":"2013-10-10T09:29:12","date_gmt":"2013-10-10T09:29:12","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2013\/10\/10\/lumieres-sur-le-tournant-syrien\/"},"modified":"2013-10-10T09:29:12","modified_gmt":"2013-10-10T09:29:12","slug":"lumieres-sur-le-tournant-syrien","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2013\/10\/10\/lumieres-sur-le-tournant-syrien\/","title":{"rendered":"Lumi\u00e8res sur le \u201ctournant syrien\u201d"},"content":{"rendered":"<p><h3 class=\"titrebloc\">Lumi\u00e8res sur le tournant syrien<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tOn sait que le pr\u00e9sident russe Poutine a \u00e9t\u00e9 acclam\u00e9 comme un ma\u00eetre-tacticien en diplomatie et le triomphateur strat\u00e9gique de la sortie de crise de l&rsquo;\u00e9pisode paroxystique du 21 ao\u00fbt-10 septembre de la crise syrienne (crise autour de l&#8217;emploi du chimique). A cette lumi\u00e8re, son intervention en conf\u00e9rence de presse le 8 octobre 2013 en Indon\u00e9sie, pour le sommet de l&rsquo;APAC (voir Novosti le <a href=\"http:\/\/en.ria.ru\/russia\/20131008\/184010783\/Russias-Putin-Hails-Obama-For-Averting-Tragedy-in-Syria.html\" class=\"gen\">8 octobre 2013<\/a>), doit \u00eatre appr\u00e9ci\u00e9e comme remarquable. Poutine salue le comportement du Obama, presque comme si Obama \u00e9tait en r\u00e9alit\u00e9 l&rsquo;homme qui avait d\u00e9nou\u00e9 la crise. Personne ne s&rsquo;y trompera sur le fond, mais la forme de cette d\u00e9marche constitue sans aucun doute une puissante indication sur les circonstances de ce tournant du 10 septembre, sur l&rsquo;attitude des Russes durant cette phase et, par cons\u00e9quences n\u00e9cessaires, sur les enseignements g\u00e9n\u00e9raux qu&rsquo;on en peut tirer.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tOn doit d&rsquo;autant plus pr\u00eater attention \u00e0 cette intervention qu&rsquo;elle se place assez loin chronologiquement par rapport \u00e0 l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement, et n&rsquo;est donc n\u00e9cessit\u00e9e par aucune pression de la situation. D&rsquo;autre part, le cadre de l&rsquo;APAC n&rsquo;\u00e9tait pas n\u00e9cessairement le cadre appropri\u00e9 pour une d\u00e9claration si p\u00e9remptoire. Par cons\u00e9quent, on peut avancer l&rsquo;hypoth\u00e8se qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une volont\u00e9 pr\u00e9cise de Poutine de jeter une lumi\u00e8re sp\u00e9cifique sur cette p\u00e9riode, de fa\u00e7on \u00e0 ce que les enseignements importants dont nous parlons ci-dessus soient proclam\u00e9s, implicitement mais officiellement. Novosti r\u00e9sume rapidement cet aspect de l&rsquo;intervention de cette fa\u00e7on  <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Russian President Vladimir Putin hailed his US counterpart Tuesday for undertaking what he said were actions that have helped avert a tragedy in the ongoing civil war in Syria. The remarks come against the backdrop of ongoing efforts to destroy Syria&rsquo;s chemical weapons arsenal, a move brokered by Moscow and supported by the United States that forestalled a planned US-led bombing campaign against President Bashar Assad&rsquo;s forces.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Speaking to journalists after the Asia-Pacific Economic Cooperation forum on the Indonesian island of Bali, Putin said that while he and US President Barack Obama remained divided on the Syrian issue, they shared common goals. These are to democratize the situation, to create conditions under which all people living on this territory  people of different religions, ethnic groups  can live together in peace, Putin said.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tEn effet, l&rsquo;intervention de Poutine permet de reconstituer dans un sens bien pr\u00e9cis les circonstances connues de ce moment-clef de la crise, autour du 10 septembre et avec la proposition russe de la destruction de l&rsquo;arsenal chimique syrien, et l&rsquo;acceptation quasi-imm\u00e9diate de cette proposition par les USA. On le fera en plusieurs points, qui seront interpr\u00e9t\u00e9s dans le sens sugg\u00e9r\u00e9 par l&rsquo;hypoth\u00e8se qu&rsquo;on d\u00e9veloppe.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Sur les circonstances qui mirent en marche toute l&rsquo;op\u00e9ration, qui est ce qu&rsquo;on a nomm\u00e9 la gaffe de Perry (le 9 septembre \u00e0 Londres), on choisira la version la plus simple, savoir que Kerry a r\u00e9pondu sans croire une seconde \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 du cas envisag\u00e9, simplement en se conformant \u00e0 une <strong>possibilit\u00e9 th\u00e9orique<\/strong> qui est \u00e9videmment mentionn\u00e9e dans les sc\u00e9narios de <em>background<\/em> que tient \u00e0 jour sa bureaucratie (du type Importance pour nous de l&rsquo;acceptation d&rsquo;Assad de d\u00e9truire son arsenal chimique). A ce moment, Kerry ne croit \u00e0 rien de concret et r\u00e9pond d&rsquo;une fa\u00e7on compl\u00e8tement th\u00e9orique, sinon sarcastique. Sur son <em>WarInContext<\/em> du <a href=\"http:\/\/warincontext.org\/2013\/09\/12\/the-problem-with-conspiracy-theories\/#sthash.5WlZ1HhX.dpuf\" class=\"gen\">12 septembre 2013<\/a>, Bob Woodward notait : \u00ab<em>On Monday <\/em>[<em>September 9<\/em>] <em>, CBS News correspondent Margaret Brennan, asked Secretary of State John Kerry: Is there anything at this point that his<\/em> [<em>Assad&rsquo;s<\/em>] <em>government could do or offer that would stop an attack? We all now know how Kerry responded and the unintended sequence of events that followed.<\/em> [&#8230;] <em>The fact that Kerry&rsquo;s faux proposal, after having been dismissed by the State Department, would then be seized on first by the Russians, then the Syrians, and then the White House, revealed the completely opportunistic way in which each player was operating.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Les Russes sautent sur le propos et font leur proposition, dans la matin\u00e9e du 10 septembre. Eux aussi ont dans leurs sc\u00e9narios th\u00e9oriques la question de la destruction de l&rsquo;arsenal chimique d&rsquo;Assad, aussi leur proposition est-elle fortement structur\u00e9e. Ils l&rsquo;adaptent \u00e0 la situation courante selon le sens de la r\u00e9ponse de Kerry, en liant la proposition \u00e0 l&rsquo;abandon de toute menace d&rsquo;attaque de la Syrie.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t La proposition russe est accompagn\u00e9e (voire pr\u00e9c\u00e9d\u00e9e, avec le d\u00e9menti de la d\u00e9claration Kerry par le d\u00e9partement d&rsquo;\u00c9tat avant m\u00eame que les Russes fassent conna\u00eetre leur proposition) d&rsquo;un grand d\u00e9sarroi au sein du gouvernement US, une partie de la journ\u00e9e du 10 \u00e9tant enti\u00e8rement accapar\u00e9e par la proposition russe. Des positions diff\u00e9rentes sont prises selon les agences et les minist\u00e8res, et m\u00eame la position de la Maison-Blanche reste incertaine. Le discours d&rsquo;Obama, dans l&rsquo;apr\u00e8s-midi, ne tranche rien puisqu&rsquo;il affirme \u00e0 la fois, avec force, que subsiste la menace d&rsquo;attaque contre la Syrie et, \u00e9galement avec force, que la proposition russe est tr\u00e8s int\u00e9ressante. Les termes de l&rsquo;appui \u00e0 la proposition russes \u00e9tant de toutes les fa\u00e7ons remarquables par leur nettet\u00e9, les Russes choisissent de ne retenir que cela dans le discours pour ce qui concerne la Syrie.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t A partir de l\u00e0, tout s&rsquo;encha\u00eene, avec des n\u00e9gociations directes Kerry-Lavrov, une r\u00e9solution de l&rsquo;ONU exempte de toute menace contre la Syrie, et enfin le d\u00e9but des op\u00e9rations de destruction du chimique avec le tonitruant <em>satisfecit<\/em> de Kerry qui l&rsquo;accompagne (voir le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-_finalement_ce_bachar_est_un_type_tr_s_bien__08_10_2013.html\" class=\"gen\">8 octobre 2013<\/a>).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;intervention publique de Poutine du 8 octobre constitue donc une sorte de confirmation de cette version des \u00e9v\u00e9nements, mais plus encore, une affirmation extr\u00eamement forte que ce d\u00e9roulement a permis d&rsquo;\u00e9carter un danger tr\u00e8s grand de crise majeure. Cela confirmerait par cons\u00e9quent que les Russes ont d&rsquo;abord agi pour sauver Obama du pi\u00e8ge o\u00f9 il se trouvait, selon un sc\u00e9nario prospectif catastrophique qu&rsquo;ils d\u00e9taillaient de cette fa\u00e7on : un Obama enferm\u00e9 dans la mise \u00e0 ex\u00e9cution de son attaque, plac\u00e9 devant le probable vote n\u00e9gatif du Congr\u00e8s (avec une opinion publique hostile \u00e0 l&rsquo;attaque) ; d\u00e9cidant de l&rsquo;attaque malgr\u00e9 ce vote pour tenter de r\u00e9affirmer son autorit\u00e9, mais dans des conditions catastrophiques du point de vue de sa position int\u00e9rieure puisque dans une position proche d&rsquo;\u00eatre inconstitutionnelle (menace de proc\u00e9dure de destitution) ; conduit, pour tenter de r\u00e9tablir sa position int\u00e9rieure, \u00e0 \u00e9largir l&rsquo;attaque \u00e0 une campagne militaire prenant l&rsquo;allure d&rsquo;une implication US majeure, avec l&rsquo;espoir que cette \u00e9volution obligerait le Congr\u00e8s et l&rsquo;opinion publique \u00e0 le soutenir au nom d&rsquo;une union nationale ainsi artificiellement sollicit\u00e9e. Dans ce cas, et compte tenu de la prise de position tr\u00e8s affirm\u00e9e des Russes contre l&rsquo;attaque et de leurs implications concr\u00e8tes, avec des forces diverses, en Syrie, un affrontement <strong>direct<\/strong> entre les USA et la Russie devenait une possibilit\u00e9 tr\u00e8s forte, proche de l&rsquo;in\u00e9vitabilit\u00e9. Ce risque constituait \u00e9videmment la hantise des Russes, qui voyaient la possibilit\u00e9 d&rsquo;un conflit \u00e0 potentialit\u00e9 d&rsquo;une guerre mondiale avec une possible \u00e9chapp\u00e9e nucl\u00e9aire pour une cause compl\u00e8tement fabriqu\u00e9e par les entrelacs et les avatars d&rsquo;une situation de communication, \u00e0 commencer par l&rsquo;argument de communication et sans aucun fondement de la ligne rouge de l&rsquo;utilisation du chimique en Syrie qu&rsquo;Obama s&rsquo;\u00e9tait impos\u00e9 \u00e0 lui-m\u00eame l&rsquo;ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente. L&rsquo;intervention de Poutine contient \u00e9videmment, par le biais de l&rsquo;appr\u00e9ciation flatteuse de l&rsquo;attitude d&rsquo;Obama qui est dans ce cas une compl\u00e8te construction de communication, un avertissement extr\u00eamement s\u00e9rieux, de type objectif, pour \u00e9viter qu&rsquo;une politique se constitue elle-m\u00eame prisonni\u00e8re d&rsquo;actes de communication dont on n&rsquo;a pas mesur\u00e9 les effets potentiels.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCette interpr\u00e9tation, qui nous semble de loin la plus conforme \u00e0 ce qui s&rsquo;est pass\u00e9 les 9-10 septembre, met en \u00e9vidence l&rsquo;extr\u00eame incertitude, l&rsquo;extr\u00eame d\u00e9sordre potentiel, enfin l&rsquo;extr\u00eame gravit\u00e9 de risques majeurs infond\u00e9s, dans une situation g\u00e9n\u00e9rale que n&rsquo;a plus aucune coh\u00e9rence g\u00e9opolitique et qui est toute enti\u00e8re guid\u00e9e par les caract\u00e8res de l&rsquo;<a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-la_crise_du_monde_est_psychologique_10_12_2006.html\" class=\"gen\">\u00e8re psychopolitique<\/a> o\u00f9 nous nous trouvons, o\u00f9 le syst\u00e8me de la communication triomphe. Cela confirme la tendance g\u00e9n\u00e9rale des remarques russes sur le comportement du bloc BAO, et surtout les USA (surtout Lavrov, d\u00e9j\u00e0 l&rsquo;ann\u00e9e derni\u00e8re, comme le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-lavrov_psychanalyse_le_bloc_bao_suite_26_07_2012.html\" class=\"gen\">26 juillet 2012<\/a>). Dans de telles circonstances, la Russie ne voit pas les USA comme un adversaire mais comme un partenaire instable, psychologiquement incertain, qu&rsquo;il faut sans cesse surveiller et conduire pour ne pas risquer une brutale initiative d\u00e9clenchent un encha\u00eenement catastrophique.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl est \u00e9videmment caract\u00e9ristique que les Russes soient eux-m\u00eames soumis \u00e0 l&rsquo;incertitude et \u00e0 l&rsquo;impr\u00e9visibilit\u00e9 de leur partenaire, par la force des choses. Eux-m\u00eames sont oblig\u00e9s de balancer entre une politique de conciliation et de coop\u00e9ration, et une politique plus ferme d&rsquo;avertissement et de pression avec renforcement militaire, avec la possibilit\u00e9 que cette politique ne d\u00e9g\u00e9n\u00e8re en une confrontation catastrophique. Eux-m\u00eames sont soumis aux incertitudes de la communication et de l&rsquo;\u00e8re psychopolitique qui forment le caract\u00e8re \u00e9crasant de notre \u00e9poque (au sens maistrien du terme). Dans cette phase de la crise syrienne, extr\u00eamement br\u00e8ve, extr\u00eamement aigue, extr\u00eamement inconsistante dans ses causes, extr\u00eamement r\u00e9ductible dans son d\u00e9samor\u00e7age, extr\u00eamement dangereuse dans sa potentialit\u00e9, on trouve tous les caract\u00e8res de la psychologie soumise \u00e0 la communication et aucun caract\u00e8re g\u00e9opolitique. (La g\u00e9opolitique n&rsquo;entrerait en jeu qu&rsquo;en cas de conflit, mais pour quel but si ce conflit d\u00e9g\u00e9n\u00e8re en guerre mondiale avec potentialit\u00e9 nucl\u00e9aire, sinon les cons\u00e9quences nihilistes d&rsquo;une telle possibilit\u00e9, jusqu&rsquo;au risque d&rsquo;an\u00e9antissement r\u00e9ciproque ?) Le d\u00e9sarmement chimique de la Syrie est un \u00e9piph\u00e9nom\u00e8ne dans le cadre de la crise syrienne ; le chimique a certes jou\u00e9 un r\u00f4le dans la crise depuis qu&rsquo;il en est question (encore est-il impossible de d\u00e9terminer lequel, du point de vue de l&rsquo;orientation de la crise), mais sa suppression ne d\u00e9samorce en rien la crise &#8230; En v\u00e9rit\u00e9, la seule possibilit\u00e9 que la crise syrienne soit d\u00e9samorc\u00e9e sinon conduite \u00e0 un terme, essentiellement par une coop\u00e9ration Russie-USA o\u00f9 chacun, et essentiellement les USA, joue le jeu de l&rsquo;apaisement, c&rsquo;est qu&rsquo;une autre crise s&rsquo;impose comme pr\u00e9occupation premi\u00e8re, surtout dans le chef de l&rsquo;un des deux partenaires dont on devine ais\u00e9ment qu&rsquo;il s&rsquo;agit des USA. Par exemple, si la crise washingtonienne (<em>shutdown<\/em>, dette) prenait des dimensions de gravit\u00e9 extr\u00eame et que la Maison-Blanche \u00e9tait oblig\u00e9e de s&rsquo;engager compl\u00e8tement dans la bataille, sans possibilit\u00e9 de chercher une diversion dans une crise ext\u00e9rieure (la Syrie dans ce cas),  c&rsquo;est alors que la crise syrienne pourrait arriver \u00e0 un terme. C&rsquo;est le paradoxe d&rsquo;une situation d&rsquo;infrastructure crisique caract\u00e9risant les relations internationales o\u00f9 aucune crise ne peut se r\u00e9soudre par une dynamique autre que crisique.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tMis en ligne le 10 octobre 2013 \u00e0 09H27<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Lumi\u00e8res sur le tournant syrien On sait que le pr\u00e9sident russe Poutine a \u00e9t\u00e9 acclam\u00e9 comme un ma\u00eetre-tacticien en diplomatie et le triomphateur strat\u00e9gique de la sortie de crise de l&rsquo;\u00e9pisode paroxystique du 21 ao\u00fbt-10 septembre de la crise syrienne (crise autour de l&#8217;emploi du chimique). 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