{"id":75298,"date":"2013-11-12T04:31:36","date_gmt":"2013-11-12T04:31:36","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2013\/11\/12\/nsa-et-gchq-poitras-spiegel-prennent-le-relais\/"},"modified":"2013-11-12T04:31:36","modified_gmt":"2013-11-12T04:31:36","slug":"nsa-et-gchq-poitras-spiegel-prennent-le-relais","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2013\/11\/12\/nsa-et-gchq-poitras-spiegel-prennent-le-relais\/","title":{"rendered":"NSA (et GCHQ) : Poitras-<em>Spiegel<\/em> prennent le relais"},"content":{"rendered":"<p><h3 class=\"titrebloc\">NSA (et GCHQ) : Poitras-<em>Spiegel<\/em> prennent le relais<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tIl faut accorder sans aucun doute \u00e0 l&rsquo;\u00e9quipe antiSyst\u00e8me Snowden-Greenwald, maintenant \u00e9quipe compl\u00e8tement int\u00e9gr\u00e9e Snowden-Greenwald-Poitras,  ce qui forme le r\u00e9seau antiSyst\u00e8me Snowden en g\u00e9n\u00e9ral,  un sens remarquable de l&rsquo;adaptation tactique aux circonstances. La derni\u00e8re fuite <strong>directe et officielle<\/strong> du fonds Snowden est en effet le fait du <em>Spiegel<\/em>, de la plume de Laura Poitras, et dirig\u00e9e sans la moindre ambigu\u00eft\u00e9 contre le GCHQ, appendice britannique de la NSA au point qu&rsquo;il est assez injustifi\u00e9 de faire une diff\u00e9rence.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tC&rsquo;est \u00e0 la fois une adaptation \u00e0 des circonstances de transition et \u00e0 une contre-attaque du Syst\u00e8me de cette structure antiSyst\u00e8me qui s&rsquo;est constitu\u00e9e au cur de la crise Snowden\/NSA. Plusieurs points sont donc \u00e0 mettre en \u00e9vidence.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Il s&rsquo;agit donc, si l&rsquo;on ose dire, d&rsquo;une fuite officielle du fonds Snowden, c&rsquo;est-\u00e0-dire d&rsquo;une fuite directe et de premi\u00e8re cat\u00e9gorie, la plus authentique et la plus authentifi\u00e9e, du fonds Snowden. L&rsquo;avalanche diluvienne des fuites Snowden est telle qu&rsquo;on est conduit \u00e0 \u00e9tablir cette hi\u00e9rarchie entre le mat\u00e9riel authentique et directement r\u00e9cup\u00e9r\u00e9 du fonds Snowden, que nous identifions joyeusement avec le quasi-oxymore de l&rsquo;expression fuite officielle portant l&rsquo;estampille Snowden qui fait tout son prestige. En effet, depuis ao\u00fbt-septembre a grandi un courant de fuites secondaires, soit provenant indirectement du fonds Snowden par des canaux myst\u00e9rieux, soit suscit\u00e9 ind\u00e9pendamment par la crise Snowden\/NSA sur le m\u00eame sujet d&rsquo;attaque antiSyst\u00e8me mais effectu\u00e9 par des sources autres que Snowden. Il y a une sorte d&rsquo;institutionnalisation et de structuration quasi-officielles de l&rsquo;exploitation du fonds Snowden, qui font du r\u00e9seau antiSyst\u00e8me Snowden une sorte d&rsquo;acteur \u00e0 part enti\u00e8re, presque officiel apr\u00e8s tout, effectivement institutionnalis\u00e9.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t C&rsquo;est le <em>Spiegel<\/em> allemand qui assure cette fuite (voir le <a href=\"http:\/\/www.spiegel.de\/international\/world\/ghcq-targets-engineers-with-fake-linkedin-pages-a-932821.html\" class=\"gen\">11 novembre 2013<\/a>) et d\u00e9taille le r\u00e9seau de p\u00e9n\u00e9tration de <em>LinkedIn<\/em> par le GCHQ britannique. La fuite est moins spectaculaire que celles qui ont construit le cr\u00e9dit de communication du r\u00e9seau antiSyst\u00e8me, mais bien aussi importante parce qu&rsquo;elle affecte des communications essentiellement du type des \u00e9changes du <em>Globalized Business<\/em>, ou <em>Globalized Corporate Power<\/em>. Ce sont notamment les communications des pays de l&rsquo;OPEP qui sont concern\u00e9es ; cela touche un point sensible et puissant du <em>Globalized Corporate Power<\/em> et justifie les alarmes qui se multiplient au Royaume-Uni concernant l&rsquo;effondrement du cr\u00e9dit de r\u00e9putation, du point de vue s\u00e9curitaire priv\u00e9, de ce pays qui se veut une plaque tournante de la dimension \u00e9conomique et financi\u00e8re du Syst\u00e8me. Certains experts jugent que ces r\u00e9v\u00e9lations (celles du <em>Spiegel<\/em> et les pr\u00e9c\u00e9dentes) vont co\u00fbter <strong>tr\u00e8s cher<\/strong> \u00e0 la position britannique dans ce domaine. <em>Russia Today<\/em> donne, ce <a href=\"http:\/\/rt.com\/news\/gchq-spying-mobile-traffic-linkedin-510\/\" class=\"gen\">11 novembre 2013<\/a>, un r\u00e9sum\u00e9 de cette intervention de l&rsquo;\u00e9quipe Poitras-<em>Spiegel<\/em>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>The UK&rsquo;s electronic spying agency has been using spoof version of LinkedIn professional social network&rsquo;s website to target global roaming data exchange companies as well as top management employees in the OPEC oil cartel, according to Der Spiegel report. The Government Communications Headquarters has implemented a technique known as Quantum Insert, placing its servers in strategic spots where they could intercept and redirect target traffic to a fake website faster than the legitimate service could respond.<\/em> <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>A similar technique was used earlier this year to inject malware into the systems of BICS, a subsidiary of Belgian state-owned telecommunications company Belgacom, which is another major GRX provider. In the Belgacom scandal first it was unclear where the attacks were coming from. Then documents from Snowden&rsquo;s collection revealed that the surveillance attack probably emanated from the British GCHQ  and that British intelligence had palmed off spyware on several Belgacom employees.<\/em> [&#8230;] <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Now it turns out the GCHQ was also targeting networking, maintenance and security personnel of another two companies, Comfone and Mach, according to new leaks published in the German magazine by Laura Poitras, one of few journalists believed to have access to all documents stolen by Snowden from the NSA. Through Quantum Insert method, GCHQ has managed to infiltrate the systems of targeted Mach employees and successfully procured detailed knowledge of the company&rsquo;s communications infrastructure, business, and personal information of several important figures. A spokesman for Starhome Mach&rsquo;, a Mach-successor company, said it would launch a comprehensive safety inspection with immediate effect.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>The Organisation of Petroleum Exporting Countries was yet another target of the Quantum Insert attack, according to the report. According to a leaked document, it was in 2010 that GCHQ managed to infiltrate the computers of nine OPEC employees. The spying agency reportedly succeeded in penetrating the operating space of the OPEC Secretary-General and also managed to spy the on Saudi Arabian OPEC governor, the report suggests.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t On observe ainsi que cette \u00e9quipe Poitras-<em>Spiegel<\/em>, intervient \u00e0 un moment crucial pour le r\u00e9seau antiSyst\u00e8me Snowden,  mise en retrait temporaire de Greenwald qui organise son nouveau m\u00e9dia (voir le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notes_sur_bye_bye_greenwald_hello_greenwald_01_11_2013.html\" class=\"gen\">1er novembre 2013<\/a>), attaque s\u00e9rieuse contre le <em>Guardian<\/em> \u00e0 Londres (voir le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-la_menace_peine_voil_e_du_guardian_08_11_2013.html\" class=\"gen\">8 novembre 2013<\/a>) ; elle appara\u00eet, et ceci expliquant \u00e9videmment cela, comme une combinaison de remplacement de la combinaison initiale Greenwald-<em>Guardian<\/em>. Bien entendu, c&rsquo;est une circonstance temporaire, notamment pour Greenwald qui va revenir rapidement sur le devant de la sc\u00e8ne, mais c&rsquo;est une circonstance qui montre bien le sens tactique de l&rsquo;adaptation aux circonstance du r\u00e9seau antiSyst\u00e8me Snowden. On doit d\u00e9sormais identifier ce r\u00e9seau antiSyst\u00e8me Snowden, du point de vue de la communication et de la perception qu&rsquo;il suscite, comme Snowden-Greenwald-Poitras plut\u00f4t que Snowden-Greenwald. La cin\u00e9aste <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notes_sur_deux_r_sistants_antisyst_me_19_08_2013.html\" class=\"gen\">Laura Poitras<\/a> est d\u00e9sormais au premier rang avec Greenwald, du point de vue de la perception encore (dans la v\u00e9rit\u00e9 de l&rsquo;historique de la crise, Poitras a jou\u00e9 un r\u00f4le fondamental, plus important que celui de Greenwald au tout d\u00e9but de l&rsquo;organisation de la crise Snowden\/NSA).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Qu&rsquo;on trouve le <em>Spiegel<\/em> au premier rang n&rsquo;est pas nouveau (c&rsquo;est l&rsquo;un des deux supports, avec le <em>Guardian<\/em>, du choix initial de diffusion du fonds Snowden), mais c&rsquo;est un fait nouveau de communication dans ces circonstances et la perception qu&rsquo;on en a se chargera de l&rsquo;\u00e9tablir. Le <em>Guardian<\/em>, et notamment son directeur de la r\u00e9daction Alan Rusbridger, sont aujourd&rsquo;hui plut\u00f4t sur la r\u00e9serve, dans tous les cas sur la d\u00e9fensive m\u00eame si cette d\u00e9fensive est pugnace, notamment parce qu&rsquo;il sont l&rsquo;objet d&rsquo;attaques tr\u00e8s puissantes, voire mena\u00e7antes de la part du Syst\u00e8me au Royaume-Uni, aussi bien du gouvernement que des parlementaires, que des services de s\u00e9curit\u00e9 (MI5, MI6, GCHQ). Le <em>Guardian<\/em>, qui \u00e9tait incontestablement le meneur dans la diffusion du fonds Snowden,  devra donc avoir n\u00e9cessairement une position plus mod\u00e9r\u00e9e et plus en retrait, d&rsquo;autant plus bien s\u00fbr que Greenwald le quitte. C&rsquo;est donc le <em>Spiegel<\/em> qui prend le relais, et qui repr\u00e9sente d\u00e9sormais le diffuseur n\u00b01 du fonds Snowden, disons le diffuseur le plus officiel&#8230; (Les m\u00e9dias US qui suivent le fonds Snowden, notamment le Washington <em>Post<\/em> et le New York <em>Times<\/em>, ont eu une attitude plus ambigu\u00eb au d\u00e9part et ne peuvent \u00eatre consid\u00e9r\u00e9s comme \u00e9tant de premi\u00e8re cat\u00e9gorie parmi les porteurs de fuites. D&rsquo;autre part, ils se concentrent surtout sur des fuites concernant les USA et le march\u00e9 int\u00e9rieur.) <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Ce qui est notable \u00e9galement, depuis quelques temps et sp\u00e9cifiquement avec cette fuite du <em>Spiegel<\/em>, c&rsquo;est que le GCHQ britannique devient une cible prioritaire du r\u00e9seau antiSyst\u00e8me Snowden, presque \u00e0 \u00e9galit\u00e9 avec la NSA. Dans le cas de cette parution du <em>Spiegel<\/em>, c&rsquo;est l&rsquo;\u00e9vidence. Cela constitue une riposte de ce m\u00eame r\u00e9seau apr\u00e8s le d\u00e9ploiement du durcissement et de l&rsquo;activisme tr\u00e8s forts du Royaume-Uni et du GCHQ face \u00e0 la crise Snowden\/NSA. On sait que le Royaume-Uni est aujourd&rsquo;hui un pays compl\u00e8tement happ\u00e9 par une obsession s\u00e9curitaire qui est sans \u00e9quivalent en Europe, et m\u00eame plus accentu\u00e9e qu&rsquo;aux USA o\u00f9 les attaques officielles contre la presse en g\u00e9n\u00e9ral sont contenues par un syst\u00e8me juridique s\u00e9rieux ; la contre-offensive du Syst\u00e8me dans la crise Snowden\/NSA y a donc \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s appuy\u00e9e ces derni\u00e8res semaines, comme on l&rsquo;a vu dans le cas du <em>Guardian<\/em>. Le GCHQ devient ainsi un objectif au moins aussi prioritaire que la NSA, dans le chef du r\u00e9seau antiSyst\u00e8me Snowden. On doit s&rsquo;attendre \u00e0 d&rsquo;autres r\u00e9v\u00e9lations, et \u00e9ventuellement certaines r\u00e9v\u00e9lations touchant le personnel politique si le choix de la diffusion du fonds Snowden prenait une dimension plus politique et non plus exclusivement technique, \u00e0 la suite de la forme des attaques britanniques contre le r\u00e9seau antiSyst\u00e8me.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Circonstance <strong>ironique et r\u00e9v\u00e9latrice<\/strong> \u00e0 la fois &#8230; Apr\u00e8s le Royaume-Uni et Greenwald-<em>Guardian<\/em> qui ont men\u00e9 l&rsquo;attaque pendant quatre mois, l&rsquo;Allemagne avec Poitras-<em>Spiegel<\/em>, et cela apr\u00e8s les r\u00e9v\u00e9lations concernant les \u00e9coutes de Merkel, tend \u00e0 devenir le centre antiSyst\u00e8me d&rsquo;accueil et d&rsquo;asile dans la crise Snowden\/NSA, et la base fondamentale antiSyst\u00e8me dans cette affaire. (On a vu [le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-a_l_affiche_du_cr_puscule_les_folies-bouffes_am_ricanistes__07_11_2013.html\" class=\"gen\">7 novembre 2013<\/a>], \u00e0 propos du retour de la journaliste Sarah Harrison de Moscou \u00e0 Berlin, cette observation que Berlin tend \u00e0 devenir la base des exil\u00e9s antiSyst\u00e8me du domaine informatique du syst\u00e8me de la communication : \u00ab[&#8230;L]<em>a Britannique Sarah Harrison, journaliste et collaboratrice de WikiLeaks, qui a accompagn\u00e9 Edward Snowden depuis le 23 juin, a quitt\u00e9 Moscou, jugeant sans doute sa mission remplie. On se serait attendu \u00e0 ce qu&rsquo;elle regagne son pays, mais son avocat le lui a d\u00e9conseill\u00e9, jugeant qu&rsquo;elle n&rsquo;y serait pas en s\u00e9curit\u00e9. Le Guardian du 7 novembre 2013 signale qu&rsquo;elle a rejoint d&rsquo;autres exil\u00e9s \u00e0 Berlin. L&rsquo;axe de l&rsquo;asile politique est donc aujourd&rsquo;hui Moscou-Berlin, face \u00e0 l&rsquo;anglosaxonisme, d\u00e9fenseur de la libert\u00e9. &#8230;Harrison joins a growing group of journalists and activists who were involved in the publication of Snowden&rsquo;s files and are now living in the German capital in effective exile&rsquo;, including Laura Poitras and Jacob Applebaum.<\/em>\u00bb)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCirconstance <strong>ironique et r\u00e9v\u00e9latrice<\/strong> \u00e0 la fois, parce que le Royaume-Uni et l&rsquo;Allemagne sont les deux pays les plus compl\u00e8tement inf\u00e9od\u00e9s structurellement aux r\u00e9seaux US du temps de la Guerre froide (m\u00eame si la France p\u00e9dale dur pour rejoindre ce peloton de t\u00eate&#8230;). A la maxime avec des amis comme \u00e7a d\u00e9signant les USA pour les pays europ\u00e9ens, r\u00e9pondra celle-ci, fabriqu\u00e9e pour la cause, que les plus vassalis\u00e9s sont les plus f\u00e9roces d\u00e8s que le ma\u00eetre s&rsquo;affaiblit. Ce sont ces deux pays qui constituent donc les bases de l&rsquo;attaque antiSyst\u00e8me, mais avec l&rsquo;Allemagne d\u00e9sormais dans une position de ma\u00eetrise parce qu&rsquo;elle est comptable d&rsquo;un syst\u00e8me tr\u00e8s d\u00e9centralis\u00e9, avec une structure juridique puissante, une place importante faite au respect des libert\u00e9s civiques et politiques, et un sens allemand disciplin\u00e9 et insistant de leur respect,  aussi disciplin\u00e9 et insistant pour l&rsquo;application des lois sur les droits civiques que pour constituer une <em>Wehrmacht<\/em>, selon l&rsquo;humeur du temps. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tDe ce dernier point et de cette nouvelle g\u00e9ographie antiSyst\u00e8me dans la crise Snowden\/NSA, ainsi que des diverses remarques pr\u00e9c\u00e9dentes, on tirera deux enseignements importants.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t1). La crise est ressentie d&rsquo;une fa\u00e7on vraiment tr\u00e8s importante en Allemagne, et les liens avec les USA en souffrent et en souffriront d&rsquo;autant. Le courant g\u00e9n\u00e9ral, chez les experts qui refl\u00e8tent le sentiment des directions politiques, est de dire aujourd&rsquo;hui que les liens entre les USA et l&rsquo;Allemagne sont substantiellement r\u00e9duits et corrompus par cette affaire. Quoi qu&rsquo;il en soit de la r\u00e9alit\u00e9 de la chose, cette perception est elle-m\u00eame un facteur non  n\u00e9gligeable de d\u00e9gradation de ces liens entre les USA et l&rsquo;Allemagne.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t2) La crise Snowden\/NSA a pris une dimension intra-europ\u00e9enne fort sympathique. Si le Royaume-Uni a eu une attitude antiSyst\u00e8me en pointe avec Greenwald-<em>Guardian<\/em>, le Syst\u00e8me a durement r\u00e9agi comme on l&rsquo;a vu. Les contre-attaques du r\u00e9seau antiSyst\u00e8me ont pris pour cible aussi bien le GCHQ que la NSA, et r\u00e9v\u00e9l\u00e9 des incursions d&rsquo;espionnage directes du GCHQ en Allemagne. Par cons\u00e9quent, les relations entre l&rsquo;Allemagne et le Royaume-Uni ne sont pas au meilleur d&rsquo;elles-m\u00eames et ne vont pas s&rsquo;am\u00e9liorer, par exemple avec les r\u00e9v\u00e9lations de l&rsquo;\u00e9quipe Poitras-<em>Spiegel<\/em> d&rsquo;hier. On pourrait avancer que c&rsquo;est avec un certain plaisir cach\u00e9 que les Merkel &#038; Cie lisent les r\u00e9v\u00e9lations anti-GCHQ qui fleurissent, notamment dans le <em>Spiegel<\/em>. Ils n&rsquo;ont rien \u00e0 redire \u00e0 la chose, du point de vue de la s\u00e9curit\u00e9 nationale, contrairement \u00e0 Cameron par rapport au <em>Guardian<\/em>. Ce sont des circonstances qui, avec tant d&rsquo;<em>hybris<\/em> r\u00e9partis entre ces divers nains mis dans les directions politiques par le Syst\u00e8me, alimentent les querelles, les antagonismes, voire les haines \u00e0 peine rentr\u00e9es,  surtout entre pays europ\u00e9ens, bien entendu, dont le rapprochement au sein de l&rsquo;UE semble aussi bien un bon moyen d&rsquo;exprimer ces m\u00e9sententes, voire de les exacerber, sans prendre trop de risques ni de responsabilit\u00e9.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tMis en ligne le 12 novembre 2013 \u00e0 04H31<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>NSA (et GCHQ) : Poitras-Spiegel prennent le relais Il faut accorder sans aucun doute \u00e0 l&rsquo;\u00e9quipe antiSyst\u00e8me Snowden-Greenwald, maintenant \u00e9quipe compl\u00e8tement int\u00e9gr\u00e9e Snowden-Greenwald-Poitras, ce qui forme le r\u00e9seau antiSyst\u00e8me Snowden en g\u00e9n\u00e9ral, un sens remarquable de l&rsquo;adaptation tactique aux circonstances. 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