{"id":75307,"date":"2013-11-18T06:30:17","date_gmt":"2013-11-18T06:30:17","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2013\/11\/18\/crise-de-confiance-et-neo-populisme\/"},"modified":"2013-11-18T06:30:17","modified_gmt":"2013-11-18T06:30:17","slug":"crise-de-confiance-et-neo-populisme","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2013\/11\/18\/crise-de-confiance-et-neo-populisme\/","title":{"rendered":"Crise de confiance et \u201cn\u00e9o-populisme\u201d"},"content":{"rendered":"<p><h3 class=\"titrebloc\">Crise de confiance et n\u00e9o-populisme<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tPlusieurs \u00e9v\u00e9nements surgissent en m\u00eame temps et se compl\u00e8tent pour annoncer une nouvelle crise,  une de plus dans cette structure crisique si f\u00e9conde,  une de ces terribles crises de confiance qui touchent les dirigeants politiques, et dont notre \u00e9poque est singuli\u00e8rement f\u00e9conde jusqu&rsquo;\u00e0 en faire, effectivement, une sorte de structure crisique secondaire, <em>per se<\/em>, r\u00e9serv\u00e9e aux personnalit\u00e9s-Syst\u00e8me des directions politiques. (Il est question ici du pr\u00e9sident d&rsquo;Obama mais il n&rsquo;est pas interdit ni inappropri\u00e9 de ne pas penser \u00e0 Hollande et ses 15% de soutien, etc.) McClatchy.<em>News<\/em> \u00e9crit, le <a href=\"http:\/\/www.mcclatchydc.com\/2013\/11\/15\/208728\/health-care-law-could-be-obamas.html#storylink=cpy\" class=\"gen\">15 novembre 2013<\/a>, \u00e0 propos de la pr\u00e9sidence Obama :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Moments such as these have proved to be lines of demarcation, crucial tests of presidential mettle that in some cases defined a president&rsquo;s stewardship. George W. Bush was hurt by his government&rsquo;s response to Hurricane Katrina in 2005. Bill Clinton&rsquo;s sexual relations with Monica Lewinsky confirmed that he was a reckless womanizer. In 1986, the Iran-Contra scandal was vivid evidence that Ronald Reagan was, as many suspected, out of touch with his own administration.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCe texte est \u00e9crit apr\u00e8s le tournant effectu\u00e9 par Obama le 14 novembre, jour o\u00f9 il a reconnu l&rsquo;\u00e9chec complet du lancement de son grand projet de nouvelle s\u00e9curit\u00e9 sociale dit-<em>Obamacare<\/em> (voir <em>Russia Today<\/em> le <a href=\"http:\/\/rt.com\/usa\/obama-healthcare-changes-law-725\/\" class=\"gen\">14 novembre 2013<\/a>). M\u00eame cette reconnaissance de l&rsquo;\u00e9chec initial apr\u00e8s une d\u00e9n\u00e9gation obstin\u00e9e, et l&rsquo;annonce de mesures de substitution pour relancer le programme un peu plus tard, ont rencontr\u00e9 un scepticisme consid\u00e9rable (McClatchy.<em>News<\/em> du <a href=\"http:\/\/www.mcclatchydc.com\/2013\/11\/14\/208636\/roiling-health-care-waters-obamas.html#storylink=cpy\" class=\"gen\">14 novembre 2013<\/a> : \u00ab<em>Roiling health care waters, Obama&rsquo;s fix could make matters worse<\/em>\u00bb). Cela rend la crise de confiance encore plus aig\u00fce. Au reste, cette crise de confiance n&rsquo;est pas seulement une \u00e9valuation et une perception, c&rsquo;est une de ces r\u00e9alit\u00e9s statistiques qui comptent dans le sentiment des directions politiques et des commentateurs, avec ce sondage de l&rsquo;Institut de la statistique de l&rsquo;universit\u00e9 de Qinnipac (voir <em>Russia  Today<\/em> du <a href=\"http:\/\/rt.com\/usa\/obama-approval-rating-low-653\/\" class=\"gen\">13 novembre 2013<\/a>) : <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Overall, only 39 percent of Americans now approve of the job President Obama is doing, his lowest approval rating ever registered by the respected Quinnipiac University Polling Institute.<\/em> [&#8230;] <em>Also for the first time, only 44 percent of Americans now view Obama as trustworthy and honest, while 52 percent say he&rsquo;s not; the first time a majority of Americans have doubted his credibility.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tOn comprend la difficult\u00e9 de la position d&rsquo;Obama, d\u00e9j\u00e0 coutur\u00e9 des plaies toujours actives des crises en cours, et touch\u00e9 cette fois par la fameuse et classique crise de confiance qui attaque l&rsquo;\u00e9difice fondamental de la <em>narrative<\/em> construite au gr\u00e9 de la campagne \u00e9lectorale et de ses promesses du dirigeant qui en est affect\u00e9. Les pr\u00e9misses de cette crise personnelle du pr\u00e9sident \u00e9taient perceptibles depuis la crise Snowden\/NSA, la crise syrienne et la crise du <em>government shutdown<\/em>, et surtout au long, depuis d\u00e9but octobre, de la catastrophe d&rsquo;organisation et de communication que se r\u00e9v\u00e8le \u00eatre <em>Obamacare<\/em>,  destin\u00e9e \u00e0 \u00eatre le legs fondamental que BHO aimerait, ou aurait voulu laisser \u00e0 l&rsquo;histoire. D\u00e9sormais, la crise \u00e9tant pleinement per\u00e7ue, son contrecoup affecte le parti d\u00e9mocrate lui-m\u00eame. Le parti d\u00e9mocrate n&rsquo;est plus un soutien assur\u00e9, et les dissidences plus ou moins larv\u00e9es se multiplient. Il y a celle de la constitution d&rsquo;une opposition bipartisane aux mandarins du parti unique, qui avait \u00e9t\u00e9 initi\u00e9e avec le vote de la Chambre sur la NSA de la fin juillet (voir le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notes_sur_une_d_faite_du_syst_me_26_07_2013.html\" class=\"gen\">26 juillet 2013<\/a>). Mais il y a du nouveau, encore plus int\u00e9ressant parce que plus directement exprim\u00e9.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t<em>The Observer<\/em> du <a href=\"http:\/\/www.theguardian.com\/world\/2013\/nov\/16\/elizabeth-warren-2016-race-white-house\" class=\"gen\">17 novembre 2013<\/a> publie un long portrait de la s\u00e9natrice Elizabeth Warren. \u00c9lue en novembre 2012, ancienne professeur de droit sp\u00e9cialis\u00e9e dans les faillites \u00e0 Harvard, <a href=\"http:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Elizabeth_Warren\" class=\"gen\">Warren<\/a> s&rsquo;est rendue fameuse depuis 2009 par son activisme anti-Wall Street, surtout \u00e0 la t\u00eate d&rsquo;une commission ind\u00e9pendante charg\u00e9e par le Congr\u00e8s d&rsquo;enqu\u00eater sur le fameux programme <a href=\"http:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Troubled_Assets_Relief_Program\" class=\"gen\">TARP<\/a> lanc\u00e9 en octobre 2008 par le secr\u00e9taire au tr\u00e9sor Paulson pour sauver les banques. Durant sa campagne \u00e9lectorale et apr\u00e8s un s\u00e9jour aupr\u00e8s d&rsquo;Obama puis au d\u00e9partement du tr\u00e9sor, elle avait mis un peu d&rsquo;eau dans son vin rouge, semblant vouloir se reclasser dans le sens du Syst\u00e8me. Mais depuis son \u00e9lection, Warren a pris conscience de la naissance au Congr\u00e8s d&rsquo;un courant populiste puissant, de droite (r\u00e9publicain) comme de gauche (d\u00e9mocrate). C&rsquo;est ce courant qui s&rsquo;est retrouv\u00e9e unie fin juillet \u00e0 la Chambre sur l&rsquo;affaire de la NSA, mais avec une nette direction r\u00e9publicaine (<a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-le_syrien_du_congr_s_05_11_2013.html\" class=\"gen\">Amash<\/a> et <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-le_congr_s_antisyst_me_parle_au_parlement_europ_en_12_11_2013.html\" class=\"gen\">Sensenbrenner<\/a>), renforc\u00e9e par la structure du <em>Tea Party<\/em> pr\u00e9sente \u00e0 la Chambre et au S\u00e9nat (Rand Paul) et par l&rsquo;inspiration libertarienne qui va avec.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tWarren a donc r\u00e9alis\u00e9 qu&rsquo;il existait un courant populiste \u00e0 gauche \u00e9galement, mais qui p\u00eachait par manque d&rsquo;organisation et de <em>leadership<\/em>, par rapport \u00e0 son vis-\u00e0-vis r\u00e9publicain. Elle a saut\u00e9 dans son sillage, bien d\u00e9cid\u00e9e \u00e0 en organiser et \u00e0 en prendre le contr\u00f4le. Cela est en train d&rsquo;\u00eatre fait, et l&rsquo;on retrouve la Warren activiste de 2009, appuy\u00e9e sur une rh\u00e9torique anti-Wall Street piment\u00e9e d&rsquo;attaques anti-Obama qui trouve un formidable \u00e9cho populaire. (Voir ce que Wall Street recueille comme r\u00e9actions populaires lorsqu&rsquo;il s&rsquo;essaie au populisme-internet, avec l&rsquo;exemple de la banque de JP Morgan lan\u00e7ant un <em>ashtag<\/em> [<em>Ask JPM<\/em>] sollicitant les interventions du public. Le r\u00e9sultat est un avalanche d&rsquo;agressions contre la banque, comme l&rsquo;expose <em>Washington&rsquo;s blog<\/em> le <a href=\"http:\/\/www.washingtonsblog.com\/2013\/11\/jp-morgan-tries-hand-social-media-gets-absolutely-lambasted-angry-americans.html\" class=\"gen\">17 novembre 2013<\/a>.) <em>The Observer<\/em> :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Hours before a rare public appearance last week, one of the largest rooms in Congress begins slowly filling up with an odd mix of groupies: policy wonks, finance geeks, Occupy activists, and, yes, the type of political conference attendee who brings their knitting in. Warren proceeds to calmly recite numbers that could inspire even librarians to storm a few barricades. The Wall Street crash has cost the US economy $14tn, she says, but its top institutions are 30% larger than before, own half the country&rsquo;s bank assets and are in receipt of an implicit taxpayer subsidy of $83bn a year because they are deemed too big to fail. We have got to get back to running this country for American families, not for its largest financial institutions, concludes Warren, before noting how little President Barack Obama has done to achieve that.<\/em> [&#8230;]<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Though the similarity only goes so far, the shared interest of America&rsquo;s new left and Tea Party conservatives in challenging the economic status quo also shows how figures such as Warren might attract broader support beyond traditional Democrat voters.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>One self-confessed Warren groupie is David Collum, a Cornell University chemistry professor and amateur investor, whose enthusiasm for free market economics previously led him to endorse libertarian Republican candidate Ron Paul. Collum has been exchanging regular emails with Warren since before the crash and says she captured his imagination because her brand of intelligent populism transcends traditional political boundaries. If you look at her and Ron Paul, it&rsquo;s the same thing: they appear to speak from the heart, he explains. Here you have Warren saying the banks are thugs, she supports the consumer which has a natural leftwing sound to it, but I don&rsquo;t think it&rsquo;s putty-headed liberalism, I think she is just an advocate for the small person.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa s\u00e9natrice Warren n&rsquo;est pas la seule \u00e0 s&rsquo;inscrire dans le courant populiste chez les d\u00e9mocrates, pour profiter de sa dynamique et tenter d&rsquo;y appara\u00eetre comme une figure dirigeante. D&rsquo;autres personnalit\u00e9s politiques du parti sont concern\u00e9es, avec le autre coup d&rsquo;\u00e9clat r\u00e9cent de l&rsquo;\u00e9lection du d\u00e9mocrate quasi-gauchiste de Blasio \u00e0 la t\u00eate de la mairie de New York, avec 73% des suffrages.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Whereas the Tea Party has worked relentlessly since the financial crash to recast the Republican party as a perceived challenger to Wall Street, Democrats such as Obama and his potential successor Hillary Clinton rely heavily on financial donors and have veered away from confrontation. But the popularity of senators such as Warren in Massachusetts and Sherrod Brown in Ohio has combined with recent mayoral election wins by Bill de Blasio in New York and Marty Walsh in Boston to raise hopes that the left could yet exert the same pull on Democrats.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>The challenges the Democratic party has faced since 2009 have largely been a result of the public&rsquo;s perception that the party isn&rsquo;t clearly enough on their side, argues Damon Silvers, policy director for union umbrella group AFL-CIO. Republicans have exploited that very skilfully, even though Republicans are totally owned by the financial class. What&rsquo;s happening now is the emergence of politicians  De Blasio and Walsh being recent examples  that are just not interested in that type of politics, adds Silvers. And those people are being successful. They are stepping into a political vacuum that is all about authenticity in relationship to issues of inequality and the power of financial interests.<\/em> [&#8230;]<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Political pundits in the media have often been slow to capture public mood changes, ignoring the Occupy Wall Street movement for months, for example, and were also caught by surprise by de Blasio&rsquo;s win in New York. The man who took America&rsquo;s biggest city back under Democratic party control for the first time in two decades was not even endorsed by the liberal New York Times, which opted for a more mainstream candidate, Christine Quinn. Rupert Murdoch&rsquo;s New York Post was predictably blunter, calling de Blasio a pro-Cuban communist, while the Washington Post got into hot water with a column suggesting people with conventional views in other states would have to repress a gag reflex when considering him because he was married to an African-American who used to be lesbian. In the end, de Blasio won the support of 73% of New York&rsquo;s voters with an unapologetically leftwing campaign: arguing for tax increases on the rich to pay for better schools and using his afro-haired son to promote a campaign against police harassment of young black men.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;originalit\u00e9 de ce mouvement qu&rsquo;on peut effectivement qualifier de n\u00e9o-populiste est \u00e0 la fois sa diversit\u00e9, son absence d&rsquo;exclusive qui permet les rassemblements circonstanciels et un peu \u00e0 la carte droite-gauche (r\u00e9publicain-d\u00e9mocrate) et son extraordinaire r\u00e9silience. Lorsqu&rsquo;il apparut en novembre 2010 au niveau washingtonien (\u00e9lection de parlementaires r\u00e9publicains d&rsquo;ob\u00e9dience <em>Tea Party<\/em>), le jugement convenu \u00e9tait que ces \u00e9lus seraient imm\u00e9diatement absorb\u00e9s dans la broyeuse-Syst\u00e8me de l&rsquo;<em>establishment<\/em> et mis aux normes-Syst\u00e8me. Le contraire s&rsquo;est produit : ces nouveaux populistes ont r\u00e9sist\u00e9, ont gard\u00e9 leur sp\u00e9cificit\u00e9 et, m\u00eame, ont r\u00e9ussi \u00e0 phagocyter le reste de la repr\u00e9sentation parlementaire dans des crises graves (les crises budg\u00e9taires de juillet 2011 et d&rsquo;octobre 2013).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLeurs diversit\u00e9s de priorit\u00e9s, parfois leurs oppositions entre eux sur certains domaines, ne les emp\u00eachent nullement de rester dans la m\u00eame dynamique et de se rassembler dans les grandes occasions ou dans les occasions qui mettent en cause le pouvoir central de l&rsquo;<em>establishment<\/em>, notamment dans le domaine financier (et, plus r\u00e9cemment, dans le domaine s\u00e9curitaire avec le cas de la crise Snowden\/NSA). L&rsquo;impopularit\u00e9 du Syst\u00e8me et de toutes les options qui d\u00e9pendent de lui constitue un formidable rassembleur du mouvement n\u00e9o-populiste (\u00ab<em>But what has changed is that mainstream Democrats and Republicans in Washington seem even less popular today than the perceived outsiders on the left and right.<\/em> [&#8230;] <em>In this atmosphere, anyone who doesn&rsquo;t appear part of the Washington mainstream is by definition a populist.<\/em>\u00bb) <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tUn ph\u00e9nom\u00e8ne r\u00e9cent sp\u00e9cifique, apparu lors de l&rsquo;affaire syrienne (ao\u00fbt-septembre), est la progression du n\u00e9o-populisme au S\u00e9nat, pourtant classique forteresse du conformisme-Syst\u00e8me. Le premier signe s&rsquo;est manifest\u00e9 d\u00e9but septembre, apr\u00e8s qu&rsquo;Obama se soit tourn\u00e9 vers le Congr\u00e8s pour obtenir un accord pour une frappe contre la Syrie, qui a vu une opposition n\u00e9o-populiste se manifester. Tr\u00e8s vite, il apparut que la Chambre s&rsquo;opposerait \u00e0 la proposition, mais <strong>surtout<\/strong> que le S\u00e9nat, qu&rsquo;on croyait acquis \u00e0 Obama, se montrait beaucoup plus divis\u00e9, et m\u00eame proche d&rsquo;une opposition dans ce cas. (Le dernier comptage d&rsquo;un vote qui n&rsquo;eut finalement pas lieu \u00e9tait de 32 non \u00e0 la frappe contre 28 oui, le reste \u00e9tant ind\u00e9cis.) Depuis les signes n&rsquo;ont pas manqu\u00e9, comme le co-parrainage de la proposition de loi anti-NSA des d\u00e9put\u00e9s r\u00e9publicains Amash-Sensenbrenner par le s\u00e9nateur d\u00e9mocrate Patrick Leahy ; et, bien entendu, l&rsquo;affirmation n\u00e9o-populiste de la s\u00e9natrice d\u00e9mocrate du Massachussetts Warren.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;affirmation du n\u00e9o-populisme ajout\u00e9e \u00e0 la crise de confiance qui frappe un pr\u00e9sident Obama \u00e0 la d\u00e9rive introduit un ph\u00e9nom\u00e8ne remarquable. La pr\u00e9sidence Obama, qui n&rsquo;est pourtant qu&rsquo;aux deux tiers de la premi\u00e8re ann\u00e9e de son second mandat, semble d\u00e9j\u00e0 presque \u00e0 son terme, presque du pass\u00e9, condamn\u00e9e \u00e0 une gestion paralys\u00e9e et paralysante d&rsquo;une <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notes_sur_notre_kosmos_crisique__27_03_2013.html\" class=\"gen\">infrastructure<\/a> <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-glossairedde_le_facteur_crisique__30_04_2013.html\" class=\"gen\">crisique<\/a> d&rsquo;un dynamisme effrayant. D&rsquo;ores et d\u00e9j\u00e0, l&rsquo;on d\u00e9bat ouvertement des pr\u00e9sidentielles de 2016, avec le d\u00e9chirement du parti r\u00e9publicain repr\u00e9sent\u00e9 par les hypoth\u00e8ses d&rsquo;une candidature n\u00e9o-populiste (Rand Paul) contre une candidature-Syst\u00e8me (le gouverneur Christie), et la m\u00eame chose du c\u00f4t\u00e9 d\u00e9mocrate (Warren contre Hillary Clinton ?). La dynamique g\u00e9n\u00e9rale de cet \u00e9v\u00e9nement est \u00e9videmment toute enti\u00e8re r\u00e9sum\u00e9e par l&rsquo;affrontement entre les courants antiSyst\u00e8me, rassembl\u00e9s dans les n\u00e9o-populistes, et la r\u00e9sistance stup\u00e9faite du Syst\u00e8me qui n&rsquo;aurait jamais imagin\u00e9 devoir soutenir de tels d\u00e9fis au cur m\u00eame de sa forteresse. De ce point de vue, nous accepterons sans la moindre r\u00e9serve l&rsquo;id\u00e9e habituellement conformiste et sollicit\u00e9e que les USA sont largement en avance sur le vieux monde. Rien de semblable \u00e0 cette structuration et \u00e0 cette dynamique du d\u00e9chirement interne \u00e0 Washington n&rsquo;existe en Europe, et surtout pas dans les grands pays europ\u00e9ens tels que la France, le Royaume-Uni et l&rsquo;Allemagne. Nulle part l&rsquo;opposition antiSyst\u00e8me ne parvient encore \u00e0 s&rsquo;institutionnaliser comme elle l&rsquo;est d&rsquo;ores et d\u00e9j\u00e0 aux USA, et avec un rythme de progression extraordinaire.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tMis en ligne le 18 novembre 2013 \u00e0 06H28<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Crise de confiance et n\u00e9o-populisme Plusieurs \u00e9v\u00e9nements surgissent en m\u00eame temps et se compl\u00e8tent pour annoncer une nouvelle crise, une de plus dans cette structure crisique si f\u00e9conde, une de ces terribles crises de confiance qui touchent les dirigeants politiques, et dont notre \u00e9poque est singuli\u00e8rement f\u00e9conde jusqu&rsquo;\u00e0 en faire, effectivement, une sorte de structure&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[2],"tags":[8743,4646,934,8426,6985,15410,3871,13195,7069,3140,5303,3340,2895,8256,945],"class_list":["post-75307","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-bloc-notes","tag-8743","tag-antisysteme","tag-clinton","tag-elizabeth","tag-libertarien","tag-neo-populisme","tag-nsa","tag-obamacare","tag-party","tag-paul","tag-populisme","tag-presidentielles","tag-rand","tag-tea","tag-warren"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/75307","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=75307"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/75307\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=75307"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=75307"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=75307"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}