{"id":75370,"date":"2014-06-25T10:00:16","date_gmt":"2014-06-25T10:00:16","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2014\/06\/25\/glossairedde-la-dimension-metahistorique\/"},"modified":"2014-06-25T10:00:16","modified_gmt":"2014-06-25T10:00:16","slug":"glossairedde-la-dimension-metahistorique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2014\/06\/25\/glossairedde-la-dimension-metahistorique\/","title":{"rendered":"<em>Glossaire.dde<\/em> : la dimension m\u00e9tahistorique"},"content":{"rendered":"<p><h2><em>Glossaire.dde<\/em> : la dimension m\u00e9tahistorique<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>24 juin 2014 &ndash; Nous employons souvent les termes \u00ab\u00a0m\u00e9tahistoire\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0m\u00e9tahistorique\u00a0\u00bb. Leurs d\u00e9finitions sont en g\u00e9n\u00e9ral tr\u00e8s vagues et convenues, selon nous parce qu&rsquo;ils sous-entendent ou laissent \u00e0 entendre derri\u00e8re l&rsquo;identification \u00ab\u00a0officielle\u00a0\u00bb plusieurs approches et conceptions fondamentalement diff\u00e9rentes d&rsquo;un concept qui se r\u00e9v\u00e8le lui-m\u00eame n\u00e9cessairement tr\u00e8s vaste et par d\u00e9finition hors des normes historiographiques courantes. On observera pourtant, et d&rsquo;ailleurs tr\u00e8s logiquement, que l&#8217;emploi de ce concept est de plus en plus tentant sinon n\u00e9cessaire devant une histoire courante, &ndash; nous dirons plus loin l'\u00a0\u00bbhistoire tout court\u00a0\u00bb, &ndash; qui se d\u00e9robe, qui se r\u00e9v\u00e8le compl\u00e9tement insuffisante comme outil d&rsquo;explication et de compr\u00e9hension des \u00e9v\u00e9nements que nous sommes en train de vivre.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Comme exemple de d\u00e9finition(s) convenue(s) de ce concept, et pour ne pas aller \u00e0 l&rsquo;inutile complication moderniste faite pour \u00ab\u00a0noyer le poisson\u00a0\u00bb (le concept), on voit que le <em>Wikip\u00e9dia<\/em> le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/M\u00e9tahistoire\">pr\u00e9sente<\/a> d&rsquo;une fa\u00e7on extr\u00eamement g\u00e9n\u00e9rale et laconique de cette fa\u00e7on : &laquo;<em>La m\u00e9tahistoire regroupe principalement deux types de sciences historiques : l&rsquo;histoire de l&rsquo;histoire et l&rsquo;\u00e9tude du sens de l&rsquo;histoire.<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Nous sommes conduits \u00e0 nous en tenir l\u00e0, dans la recherche de la fa\u00e7on dont est pr\u00e9sent\u00e9e conventionnellement la m\u00e9tahistoire parce que cette orientation ne nous convient pas et que nous n&rsquo;avons pas de temps \u00e0 perdre, ni \u00e0 en faire perdre \u00e0 nos lecteurs. Nous utilisons pour notre compte cette (ces) d\u00e9finition(s) comme un \u00ab\u00a0repoussoir\u00a0\u00bb, en faisant avancer notre propre d\u00e9finition par la critique des divers termes qui nous sont propos\u00e9s, selon une d\u00e9marche critique d&rsquo;\u00e9limination (\u00ab\u00a0ce que la m\u00e9tahistoire n&rsquo;est pas, pour nous\u00a0\u00bb). Reprenant les d\u00e9finitions propos\u00e9es d&rsquo;une fa\u00e7on tr\u00e8s g\u00e9n\u00e9rale, nous apportons des correctifs permettant d&rsquo;une fa\u00e7on naturelle sinon \u00e9vidente de fournir les structures essentielles de la d\u00e9finition de ce qu&rsquo;est pour nous la m\u00e9tahistoire\/le concept m\u00e9tahistorique.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Dans toutes ces r\u00e9flexions (du <em>Glossaire.dde<\/em> et du site <em>dedefensa.org<\/em>), qui sont dat\u00e9es, nous estimons que l&rsquo;urgence du temps, sa dangerosit\u00e9 extr\u00eame nous d\u00e9lient de tout engagement implicite d&rsquo;une approche d&rsquo;un type pseudo-\u00ab\u00a0objectif\u00a0\u00bb, intellectuellement apais\u00e9e et contenue, comme le recommandent les conceptions universitaires de la connaissance, ou m\u00eame la conception g\u00e9n\u00e9rale de la philosophie. Nous ne pouvons nous payer le luxe de l&rsquo;attitude r\u00e9serv\u00e9e et sereine de la sagesse \u00ab\u00a0retir\u00e9e\u00a0\u00bb, quand les flots de la temp\u00eate menacent de nous engloutir, alors que notre t\u00e2che est d&rsquo;\u00e9claircir le plus vite qu&rsquo;il se peut la cause de cette temp\u00eate.<\/p>\n<\/p>\n<p><h2 class=\"titleset_b.deepblue\" style=\"color:#0f3955; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\">Ce que \u00ab\u00a0notre\u00a0\u00bb m\u00e9tahistoire n&rsquo;est pas<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>Voici les diff\u00e9rentes remarques constitutives de notre propre d\u00e9finition que nous inspire(nt) le(s) d\u00e9finition(s) mentionn\u00e9es(s), \u00e0 partir de la critique de cette (ces) d\u00e9finition(s) : &laquo;<em>La m\u00e9tahistoire regroupe principalement deux types de sciences historiques : l&rsquo;histoire de l&rsquo;histoire et l&rsquo;\u00e9tude du sens de l&rsquo;histoire.<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&bull; La mise en cause de l&rsquo;expression \u00ab\u00a0sciences historiques\u00a0\u00bb, avec contestation de ce terme de \u00ab\u00a0sciences\u00a0\u00bb pris selon l&rsquo;entendement commun du temps de la modernit\u00e9 ; cette mise en cause est pr\u00e9cis\u00e9e par cons\u00e9quent selon nos conceptions. Pour nous, la m\u00e9tahistoire ne peut \u00eatre une \u00ab\u00a0science historique\u00a0\u00bb selon la conception g\u00e9n\u00e9rale que la modernit\u00e9 donne au concept des sciences parce qu&rsquo;elle ne peut \u00eatre enferm\u00e9e dans les bornes conceptuelles impliqu\u00e9es par ce concept de \u00ab\u00a0science historique\u00a0\u00bb ; par d\u00e9finition, une d\u00e9marche appuy\u00e9e sur une m\u00e9thodologie contrainte par ces bornes ne peut embrasser un concept qui, par d\u00e9finition, se d\u00e9veloppe au-del\u00e0 de ces bornes. Pour d\u00e9finir la m\u00e9tahistoire, il faut <strong>croire<\/strong> \u00e0 la possibilit\u00e9 de son existence autonome hors de ces bornes et, pour cela, accepter certains outils intellectuels pour proc\u00e9der hors de ces bornes.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&bull; La r\u00e9criture de l&rsquo;expression \u00ab\u00a0l&rsquo;histoire de l&rsquo;histoire\u00a0\u00bb en \u00ab\u00a0histoire de l&rsquo;Histoire\u00a0\u00bb, impliquant que l&rsquo;histoire courante, ou histoire-tout-court (concept de \u00ab\u00a0science historique\u00a0\u00bb) est d\u00e9pass\u00e9e, c&rsquo;est-\u00e0-dire transcend\u00e9e par une Histoire sup\u00e9rieure, hors des bornes conceptuelles de la \u00ab\u00a0science historique\u00a0\u00bb, &ndash; ce ph\u00e9nom\u00e8ne \u00e9tant d\u00e9sign\u00e9 par l&#8217;emploi de la majuscule. Pour nous la m\u00e9tahistoire devient le r\u00e9cit de l&rsquo;Histoire, c&rsquo;est-\u00e0-dire d&rsquo;une histoire-tout-court qui, \u00e0 cause des \u00e9v\u00e9nements qu&rsquo;elle <strong>subit sans les comprendre<\/strong>, se trouve soudain d\u00e9pendre d&rsquo;une dimension m\u00e9taphysique et est conduite, sinon forc\u00e9e \u00e0 se d\u00e9passer elle-m\u00eame et \u00e0 se transmuter, c&rsquo;est-\u00e0-dire devenant compl\u00e8tement autre chose qu&rsquo;elle-m\u00eame. Ce constat si intrusif est urgent et imm\u00e9diat \u00e0 cause des conditions exceptionnelles de la p\u00e9riode que nous traversons, autant que de sa forme qui en est \u00e0 la fois et en m\u00eame temps un paroxysme et un effondrement. Ce constat n&rsquo;est pas th\u00e9orique ni conceptuel, mais op\u00e9rationnel, dans le sens de ce que la chose que nous observons (intervention de la m\u00e9tahistoire dans l&rsquo;histoire-tout-court) se fait directement et sous nos yeux, et dans le temps r\u00e9el et direct du ph\u00e9nom\u00e8ne. (L&rsquo;observation permanente que nous faisons du d\u00e9veloppement de l&rsquo;\u00e9quation surpuissance-autodestruction par le Syst\u00e8me au travers d&rsquo;\u00e9v\u00e9nements divers et souvent d&rsquo;apparence courante est la d\u00e9monstration de cette op\u00e9rationnalit\u00e9 de la m\u00e9tahistoire.) Ce facteur est d&rsquo;une importance telle qu&rsquo;\u00e0 lui seul il n\u00e9cessite et d\u00e9termine <strong>une autre<\/strong> m\u00e9tahistoire, une m\u00e9tahistoire d\u00e9cisivement sp\u00e9cifique.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&bull; Le mise \u00e0 une place secondaire et contingente du \u00ab\u00a0sens de l&rsquo;histoire\u00a0\u00bb, qui devient une cons\u00e9quence accessoire des tribulations de l'\u00a0\u00bbhistoire de l&rsquo;Histoire\u00a0\u00bb et ne peut plus \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme un fait en soi. Le \u00ab\u00a0sens de l&rsquo;histoire\u00a0\u00bb, qui est \u00e0 double sens en raison de la multiple signification du mot \u00ab\u00a0sens\u00a0\u00bb (signification ontologique ou orientation de son d\u00e9veloppement), litt\u00e9ralement \u00ab\u00a0n&rsquo;a plus aucun sens\u00a0\u00bb \u00e0 cause des conditions d&rsquo;incertitude et d&rsquo;incompr\u00e9hensibilit\u00e9 qui caract\u00e9risent l&rsquo;Histoire si l&rsquo;on s&rsquo;en tient \u00e0 la r\u00e9f\u00e9rence de l&rsquo;histoire-tout-court. En quelque sorte, le bouleversement actuel d\u00e9couvre pour nous la mise en cause de la notion m\u00eame du \u00ab\u00a0sens de l&rsquo;histoire\u00a0\u00bb ; mettant en \u00e9vidence l&rsquo;incoh\u00e9rence et le caract\u00e8re inverti de l&rsquo; l&rsquo;histoire-tout-court, la m\u00e9tahistoire l\u00e9gif\u00e8re que la production de cette histoire-tout-court subit la m\u00eame opprobre, la m\u00eame condamnation, et qu&rsquo;elle ne produit litt\u00e9ralement rien de sens\u00e9.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&bull; En ce sens (!) par cons\u00e9quent, l&rsquo;histoire-tout-court, aujourd&rsquo;hui, n&rsquo;a plus aucun sens et cela est propos\u00e9 comme la cause de la crise g\u00e9n\u00e9rale de notre civilisation, qui doit n\u00e9cessairement se transcrire en crise d&rsquo;effondrement du Syst\u00e8me. Mais alors que nous faisons ce constat comme une sorte de d\u00e9couverte que nous imposent les \u00e9v\u00e9nements en cours, &ndash; manifestement chaotiques et <strong>insens\u00e9s<\/strong>, &ndash; nous y opposons aussit\u00f4t l&rsquo;hypoth\u00e8se que c&rsquo;est l&rsquo;intervention de la m\u00e9tahistoire qui prive l&rsquo;histoire-tout-court de tout sens possible. Si l&rsquo;on veut, la m\u00e9tahistoire, en intervenant directement dans la manufacture et l&rsquo;orientation des \u00e9v\u00e9nements, nous fait savoir implicitement que c&rsquo;est elle qui s&rsquo;attribue la t\u00e2che d&rsquo;imposer un sens, et un sens cach\u00e9 par d\u00e9finition, \u00e0 une situation terrestre qui n&rsquo;en a plus aucun. La m\u00e9tahistoire intervient pour mettre les choses au point : le soi-disant \u00ab\u00a0sens de l&rsquo;histoire\u00a0\u00bb est une chose trop complexe pour \u00eatre laiss\u00e9e \u00e0 la charge de la seule histoire-tout-court, dans le d\u00e9sordre o&ugrave; elle s&rsquo;ab&icirc;me.<\/p>\n<\/p>\n<p><h2 class=\"titleset_b.deepblue\" style=\"color:#0f3955; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\">L&rsquo;exemple de <em>La Gr\u00e2ce de l&rsquo;Histoire<\/em><\/h2>\n<\/p>\n<p><p>Nous avons choisi comme exemple \u00e0 la fois introductif et d\u00e9monstratif de pr\u00e9senter d&rsquo;une fa\u00e7on sch\u00e9matique l&rsquo;interpr\u00e9tation m\u00e9tahistorique qui constitue le fondement de l&rsquo;ouvrage <em>La Gr\u00e2ce de l&rsquo;Histoire<\/em>. Cette interpr\u00e9tation sch\u00e9matique montre bien en quoi la m\u00e9tahistoire s&rsquo;\u00e9loigne compl\u00e8tement de ce que nous nommons donc d&rsquo;une fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rique histoire-tout-court. L&rsquo;interpr\u00e9tation sch\u00e9matique se r\u00e9alise par la description de la s\u00e9quence consid\u00e9r\u00e9e (fin du XVIII\u00e8me-d\u00e9but du XXI\u00e8me si\u00e8cle) ; la description se fait selon les normes historiques d&rsquo;une \u00ab\u00a0ellipse catastrophique\u00a0\u00bb (voir plus loin), et n\u00e9cessairement m\u00e9taphysique pour parvenir \u00e0 la m\u00e9tahistoire ; ici, l&rsquo;ellipse est cette forme graphique de rh\u00e9torique qui abandonne nombre d&rsquo;\u00e9l\u00e9ments (historiques) inutiles ou accessoires pour parvenir \u00e0 une d\u00e9monstration plus significative, tout en pouvant \u00e9ventuellement \u00eatre repr\u00e9sent\u00e9e par une figure quasiment g\u00e9om\u00e9trique d&rsquo;ellipse entre la fin du XVIII\u00e8me et le d\u00e9but du XXI\u00e8me si\u00e8cles. (La forme de l&rsquo;ellipse se justifie par le processus ascension-paroxysme-chute \u00e9tendu sur plus de deux si\u00e8cles, tandis que la rh\u00e9torique se satisfait elle-m\u00eame d&rsquo;une forme elliptique de son interpr\u00e9tation.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Que repr\u00e9sente le contenu de <em>La Gr\u00e2ce de l&rsquo;Histoire<\/em> ? (Nous nous en tenons au premier tome [<em>Le Troisi\u00e8me Cercle<\/em>], tout en pr\u00e9cisant que le deuxi\u00e8me tome [<em>Le Second Cercle<\/em>] approfondit les conditions de cr\u00e9ation du ph\u00e9nom\u00e8ne m\u00e9tahistorique d\u00e9crit dans le premier, tandis que le troisi\u00e8me tome [<em>Le Premier Cercle<\/em>] doit aller au c&oelig;ur m\u00eame du ph\u00e9nom\u00e8ne pour en retrouver sa signification, sa cause, l&rsquo;ontologie g\u00e9n\u00e9rale dont fait partie sa propre ontologie, etc.) Il s&rsquo;agit, \u00e0 partir d&rsquo;une <strong>intuition fondamentale<\/strong> que nous d\u00e9signons comme une \u00ab\u00a0intuition haute\u00a0\u00bb (d&rsquo;ailleurs d\u00e9crite dans la conclusion du premier tome de <em>La Gr\u00e2ce<\/em>), de la description d&rsquo;une dynamique sp\u00e9cifique, qu&rsquo;on pourrait justement repr\u00e9senter d&rsquo;un point de vue spatial par ce que nous d\u00e9signons comme cette <strong>ellipse catastrophique<\/strong> allant du \u00ab\u00a0<a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-glossairedde_le_d_cha_nement_de_la_mati_re__05_11_2012.html\">d\u00e9cha&icirc;nement de la Mati\u00e8re<\/a>\u00a0\u00bb (1776-1825) qui est le d\u00e9but de l&rsquo;ellipse intimement m\u00eal\u00e9 \u00e0 notre histoire \u00e9v\u00e9nementielle, \u00e0 notre \u00e9poque depuis le 11 septembre 2001, qui est selon notre conception la fin de l&rsquo;ellipse, alors que celle-ci retrouve logiquement cet \u00ab\u00a0intimement m\u00eal\u00e9 \u00e0 notre histoire \u00e9v\u00e9nementielle\u00a0\u00bb caract\u00e9risant son d\u00e9but et son essor. Ce ph\u00e9nom\u00e8ne \u00e9tant par hypoth\u00e8se m\u00e9tahistorique, il est \u00ab\u00a0en-dehors\u00a0\u00bb de l&rsquo;histoire courante ; nous ne disons pas \u00ab\u00a0au-dessus\u00a0\u00bb pour \u00e9carter un aspect qualitatif vertueux dans le sens d&rsquo;antith\u00e9tique du Mal et fondamentalement structurant, d&rsquo;autant que c&rsquo;est l\u00e0 l&rsquo;essentiel du d\u00e9bat et que l&rsquo;aspect essentiel de ce ph\u00e9nom\u00e8ne est justement qu&rsquo;il est \u00e0 l&rsquo;inverse d&rsquo;\u00eatre vertueux, qu&rsquo;il est fondamentalement d\u00e9structurant&#8230;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>A partir de ces donn\u00e9es de base, nous d\u00e9veloppons et appliquons la m\u00e9thodologie par laquelle nous interpr\u00e9tons la p\u00e9riode consid\u00e9r\u00e9e d&rsquo;un point de vue m\u00e9tahistorique. Cette m\u00e9thodologie est constitu\u00e9e par deux ph\u00e9nom\u00e8nes :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&bull; L'\u00a0\u00bbintuition haute\u00a0\u00bb qui a \u00e9clair\u00e9 l&rsquo;esprit sur la v\u00e9rit\u00e9 m\u00e9tahistorique de la p\u00e9riode, sur ses principaux constituants, comme une sorte de synth\u00e8se g\u00e9n\u00e9rale informant des caract\u00e8res fondamentaux du ph\u00e9nom\u00e8ne, mais qui reste n\u00e9cessairement impr\u00e9cise pour celui qui la re\u00e7oit. (Cela peut \u00eatre repr\u00e9sent\u00e9 comme sorte de \u00ab\u00a0on vous en a dit assez de l&rsquo;essentiel, \u00e0 vous de d\u00e9velopper et de substantiver cette base de travail\u00a0\u00bb.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&bull; Un travail de reconstitution de l&rsquo;histoire-tout-court pour \u00e9tablir une correspondance rationnelle et \u00e9v\u00e9nementielle des \u00e9v\u00e9nements connus, cette correspondance bas\u00e9e sur l&rsquo;exp\u00e9rience, la connaissance, la logique et l'\u00a0\u00bbintuition op\u00e9rationnelle\u00a0\u00bb. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une production op\u00e9rationnelle d\u00e9velopp\u00e9e par et pour la raison, pour nourrir son processus logique, pour mettre en ordre et pr\u00e9ciser les caract\u00e8res et les p\u00e9rip\u00e9ties des \u00e9v\u00e9nements terrestres substantivant l'\u00a0\u00bbintuition haute\u00a0\u00bb.<\/p>\n<\/p>\n<p><h2 class=\"titleset_b.deepblue\" style=\"color:#0f3955; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\">La m\u00e9thodologie m\u00e9tahistorique de l'\u00a0\u00bbellipse catastrophique\u00a0\u00bb<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>Cette m\u00e9thodologie \u00e9tant grossi\u00e8rement d\u00e9finie, nous d\u00e9taillons plusieurs points qui la caract\u00e9risent, marquant l&rsquo;<strong>interpr\u00e9tation n\u00e9cessaire<\/strong> de la p\u00e9riode consid\u00e9r\u00e9e pour rencontrer le point de vue m\u00e9tahistorique. De cette fa\u00e7on, nous poursuivons l&rsquo;exploration de cette interpr\u00e9tation m\u00e9tahistorique qu&rsquo;offre <em>La Gr\u00e2ce de l&rsquo;Histoire<\/em>, mais en intervenant directement dans notre histoire courante, notre histoire-tout-court, en \u00e9tablissant les structures du lien qui, depuis le \u00ab\u00a0d\u00e9cha&icirc;nement de la Mati\u00e8re\u00a0\u00bb, tient ensemble ces deux \u00e9l\u00e9ments (interpr\u00e9tation m\u00e9tahistorique et histoire-tout-court) jusqu&rsquo;\u00e0 une connivence \u00e9v\u00e9nementielle absolument constante et constituant un aspect essentiel de notre propos (voir le dernier point).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&bull; Il y a d&rsquo;abord une d\u00e9marche s\u00e9lective fondamentale, traduisant l&rsquo;impulsion \u00e9galement fondamentale donn\u00e9e par l'\u00a0\u00bbintuition haute\u00a0\u00bb. Nous <strong>choisissons<\/strong> des \u00e9v\u00e9nements comme \u00e9tapes et expressions dynamiques de l'\u00a0\u00bbellipse catastrophique\u00a0\u00bb, nous <strong>choisissons<\/strong> des nations puisque l&rsquo;entit\u00e9 majoritaire voire exclusive constitutive de l&rsquo;histoire-tout-court durant la p\u00e9riode est effectivement la nation, comme acteurs dynamique de l'\u00a0\u00bbellipse catastrophique\u00a0\u00bb. Cette d\u00e9marche est le contraire de la d\u00e9marche scientifique moderniste (de la science moderniste) ; cela n&rsquo;est nullement un handicap, ou une faiblesse, mais la condition <em>sine qua non<\/em> de notre d\u00e9marche puisque nous nous opposons <em>de facto<\/em>, compl\u00e8tement, essentiellement, \u00e0 la science moderniste. (En effet, la science moderniste rejette bien entendu un ph\u00e9nom\u00e8ne tel que l'\u00a0\u00bbintuition haute\u00a0\u00bb et, bien entendu, la m\u00e9tahistoire telle que nous la percevons. La d\u00e9finition de \u00ab\u00a0m\u00e9tahistoire\u00a0\u00bb donn\u00e9e par <em>Wikip\u00e9dia<\/em>, dans sa faiblesse sinon sa fausset\u00e9 selon nous, est bien le signe que la \u00ab\u00a0science moderniste\u00a0\u00bb, ne pouvant passer sous silence un tel concept que la m\u00e9tahistoire, entend le r\u00e9duire aussit\u00f4t \u00e0 elle-m\u00eame, par tous les moyens possibles. Les sous-concepts op\u00e9rationnels de \u00ab\u00a0l&rsquo;histoire de l&rsquo;histoire\u00a0\u00bb et du \u00ab\u00a0sens de l&rsquo;histoire\u00a0\u00bb sont suffisamment vagues pour subir de plein fouet le r\u00e9ductionnisme inh\u00e9rent \u00e0 la science moderniste.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&bull; Il y a ensuite une autre d\u00e9marche s\u00e9lective dans l&rsquo;interpr\u00e9tation de certains \u00e9v\u00e9nements. C&rsquo;est le cas, naturellement, des trois r\u00e9volutions (USA, France, choix de la thermodynamique) de 1776-1825, des \u00e9v\u00e9nements depuis le 11 septembre 2001 consid\u00e9r\u00e9s comme un \u00ab\u00a0bloc\u00a0\u00bb, et aussi bien de la Grande Guerre. En effet, la Grande Guerre est un cas tr\u00e8s particulier, tr\u00e8s sp\u00e9cifique, parce qu&rsquo;il semblerait constituer un cas contradictoire avec ce qui a \u00e9t\u00e9 d\u00e9crit, dans la mesure o&ugrave; il semble interrompre l&rsquo;ellipse et sa dynamique, en pr\u00e9sentant une brutale <strong>incursion directe<\/strong> du m\u00e9tahistorique dans l&rsquo;histoire-tout-court. En v\u00e9rit\u00e9, cette incursion n&rsquo;est pas op\u00e9rationnelle mais symbolique, puisque n&rsquo;ayant aucune cons\u00e9quence sur la dynamique de l&rsquo;ellipse. Mais ce symbolisme est d&rsquo;une puissance colossale puisqu&rsquo;il donne un sens d&rsquo;une puissance \u00e9quivalente \u00e0 l&rsquo;\u00e9normit\u00e9 d&rsquo;un \u00e9v\u00e9nement qui, sans lui, n&rsquo;aurait litt\u00e9ralement aucun sens et se perdrait dans les discours d&rsquo;une pauvret\u00e9 absolument extraordinaire caract\u00e9risant en g\u00e9n\u00e9ral les \u00ab\u00a0explications\u00a0\u00bb donn\u00e9es \u00e0 la Grande Guerre par l&rsquo;histoire-tout-court (\u00ab\u00a0boucherie insens\u00e9e\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0aveuglement et sadisme des chefs et des g\u00e9n\u00e9raux\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0affrontement des nationalismes\/des puissances capitalistes\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0machination du capitalisme et des marchands de canon\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0chair \u00e0 canon dans le chef des contingents du prol\u00e9tariat et des indig\u00e8nes colonis\u00e9s\u00a0\u00bb, etc.).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&bull; Il y a encore une d\u00e9marche sectorielle qui r\u00e9unit d&rsquo;une fa\u00e7on arbitraire, de notre part et au nom de l&rsquo;intuition qui nous habite et de l&rsquo;exp\u00e9rience que nous mettons au service de cette intuition, des \u00e9v\u00e9nements qui peuvent appara&icirc;tre sans r\u00e9elle connexion et qui sont r\u00e9unis en v\u00e9rit\u00e9 par des connexions plus dissimul\u00e9es mais infiniment plus significatives, que nous offrons au nom de l&rsquo;interpr\u00e9tation que deux forces principales ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9es pour activer l&rsquo;entit\u00e9 d\u00e9veloppant l&rsquo;op\u00e9rationnalit\u00e9 du \u00ab\u00a0d\u00e9cha&icirc;nement de la Mati\u00e8re\u00a0\u00bb, &ndash; le Syst\u00e8me. Ces deux forces sont le syst\u00e8me de la communication et le syst\u00e8me du technologisme, et nous les d\u00e9finissons non pas selon leurs r\u00e9f\u00e9rences \u00e9v\u00e9nementielles habituelles mais selon leur \u00e9volution par rapport \u00e0 notre fameuse \u00ab\u00a0ellipse catastrophique\u00a0\u00bb. L&rsquo;interpr\u00e9tation m\u00e9tahistorique prime tout, et cette interpr\u00e9tation dit que la m\u00e9tahistoire <strong>interf\u00e8re directement<\/strong> dans les \u00e9v\u00e9nements de notre histoire-tout-court, pr\u00e9cis\u00e9ment pour la s\u00e9quence actuelle, par le biais du syst\u00e8me de la communication et du syst\u00e8me du technologisme, &ndash; et en fonction de variabilit\u00e9s extr\u00eamement int\u00e9ressantes dans la mesure o&ugrave; ces deux syst\u00e8mes sont, aujourd&rsquo;hui, dans l&rsquo;\u00e9poque o&ugrave; nous \u00e9crivons, d\u00e9finis par des statuts de plus en plus incertains quant \u00e0 leur efficacit\u00e9 et \u00e0 leur \u00ab\u00a0loyaut\u00e9\u00a0\u00bb vis-\u00e0-vis du Syst\u00e8me. (Voir notamment le <em>Glossaire.dde<\/em> du <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-glossairedde_technologisme_versus_communication_14_12_2012.html\">14 d\u00e9cembre 2012<\/a>.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&bull; Enfin, le dernier point, sans doute le plus pressant, le plus actuel, le plus \u00e9crasant pour notre vie courante, le plus essentiel pour comprendre l&rsquo;extraordinaire \u00e9poque que nous vivons depuis le 11 septembre 2001, est sans aucun doute le fait effleur\u00e9 imm\u00e9diatement plus haut (\u00ab\u00a0et cette interpr\u00e9tation dit que la m\u00e9tahistoire <strong>interf\u00e8re directement<\/strong> dans les \u00e9v\u00e9nements de notre histoire-tout-court\u00a0\u00bb). Il s&rsquo;agit non pas de la proximit\u00e9 entre la m\u00e9tahistoire et l'\u00a0\u00bbhistoire tout court\u00a0\u00bb mais de la <strong>p\u00e9n\u00e9tration directe<\/strong> de la premi\u00e8re dans la seconde. Dans les \u00e9v\u00e9nements courants que nous vivons, dans nombre d&rsquo;entre eux, se trouvent, ici ou l\u00e0, dans une telle occurrence, dans une telle circonstance, &ndash; et l&rsquo;essentiel est certes l&rsquo;identification de la chose, &ndash; l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement \u00ab\u00a0courant\u00a0\u00bb qui est en r\u00e9alit\u00e9 un \u00e9v\u00e9nement m\u00e9tahistorique. Sans aucun doute, il s&rsquo;agit d&rsquo;un \u00e9v\u00e9nement qui se r\u00e9v\u00e8le extraordinaire une fois qu&rsquo;il est d\u00e9busqu\u00e9 comme tel, et qui, \u00e0 lui seul, devrait t\u00e9moigner du caract\u00e8re unique, sans pr\u00e9c\u00e9dent, de la p\u00e9riode en cours. Un tel \u00e9v\u00e9nement tend \u00e0 faire prendre s\u00e9rieusement des hypoth\u00e8ses, comme celle que nous favorisons nous-m\u00eames, de l&rsquo;effondrement du Syst\u00e8me. Un autre facteur fascinant jusqu&rsquo;\u00e0 \u00eatre fondamental dans cette hypoth\u00e8se est la d\u00e9termination du r\u00f4le du syst\u00e8me de la communication, par les effets de la circulation de l&rsquo;information, de la transformation des \u00e9v\u00e9nements et de l&rsquo;\u00e9volution des psychologies qui en r\u00e9sultent, avec d&rsquo;autres effets beaucoup plus myst\u00e9rieux, &ndash; la d\u00e9termination du r\u00f4le de ce syst\u00e8me dans cette connexion entre la m\u00e9tahistoire et l&rsquo;histoire-tout-court. Il faut \u00e9galement mettre en \u00e9vidence, selon notre conception, que la pr\u00e9sence directe de la m\u00e9tahistoire dans des \u00e9l\u00e9ments de l&rsquo;histoire-tout-court, ou en connexion directe avec eux, ne transforme ni ce contexte, ni cette proximit\u00e9 des \u00e9l\u00e9ments de l&rsquo;histoire-tout-court en m\u00e9tahistoire. L&rsquo;identification des \u00e9l\u00e9ments m\u00e9tahistoriques constitue donc une d\u00e9marche sp\u00e9cifique qui porte en elle toute sa vertu d&rsquo;une exploration transcendantale, et la conserve tout au long de l&rsquo;exp\u00e9rience.<\/p>\n<\/p>\n<p><h2 class=\"titleset_b.deepblue\" style=\"color:#0f3955; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\">Transmutation de l&rsquo;histoire-tout-court : l&rsquo;Ukraine m\u00e9tahistorique<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>L&rsquo;expression \u00ab\u00a0l&rsquo;histoire de l&rsquo;histoire\u00a0\u00bb, cit\u00e9e plus haut en la transformant en \u00ab\u00a0histoire de l&rsquo;Histoire\u00a0\u00bb pour notre compte, nous semble particuli\u00e8rement bienvenue d&rsquo;un autre point de vue. Mais cet autre point de vue nous invite \u00e0 proposer comme description du ph\u00e9nom\u00e8ne, plut\u00f4t que dire qu&rsquo;on fait l'\u00a0\u00bbhistoire de l&rsquo;Histoire\u00a0\u00bb, dire qu&rsquo;on fait une \u00ab\u00a0histoire transmutante de l&rsquo;Histoire\u00a0\u00bb (une \u00ab\u00a0transmutation de l&rsquo;histoire en Histoire\u00a0\u00bb). Il s&rsquo;agit moins de r\u00e9\u00e9crire l&rsquo;histoire-tout-court que de r\u00e9interpr\u00e9ter une p\u00e9riode, une s\u00e9quence de temps, \u00e0 l&rsquo;aide de divers facteurs dans lesquels la pr\u00e9sence identifi\u00e9e d&rsquo;\u00e9l\u00e9ments m\u00e9tahistoriques doit permettre une transformation compl\u00e8te de toute cette s\u00e9quence. On pourrait comparer cet acte m\u00e9tahistorique \u00e0 celui que fait le sculpteur lorsqu&rsquo;il prend une masse de mati\u00e8re brute dont l&rsquo;&oelig;il se satisfait pourtant comme d&rsquo;une des merveilles de la nature, ce qui est d\u00e9j\u00e0 transformer la mati\u00e8re brute, pour la transmuter en cette merveille de la nature ceinte de l&rsquo;intuition haute de l&rsquo;artiste qu&rsquo;est la sculpture achev\u00e9e. (Par exemple, Rodin et son <em>Balzac<\/em>, parce qu&rsquo;il s&rsquo;agit pour nous d&rsquo;un sommet exceptionnel de l&rsquo;art sculptural en ce sens que la sculpture garde en apparence un aspect de bloc compact et assez diffus, et qui restitue pourtant une figure humaine o&ugrave; le g\u00e9nie du sujet autant que celui de l&rsquo;&oelig;uvre exsudent litt\u00e9ralement, o&ugrave; le g\u00e9nie du sujet et le g\u00e9nie du sculpteur se marient en une unit\u00e9 primordiale.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>D&rsquo;une certaine fa\u00e7on et pour en venir \u00e0 l&rsquo;occurrence triviale d&rsquo;un \u00e9v\u00e9nement \u00ab\u00a0du jour\u00a0\u00bb, cette transmutation d&rsquo;une s\u00e9quence historique \u00ab\u00a0tout court\u00a0\u00bb gr\u00e2ce \u00e0 la pr\u00e9sence d&rsquo;\u00e9l\u00e9ments m\u00e9tahistoriques produit, dans la bataille de la communication o&ugrave; nous sommes engag\u00e9s, une <em>narrative<\/em> vertueuse qu&rsquo;on oppose avec une force structurante sans \u00e9gale aux <em>narrative<\/em> perverties et inverties du Syst\u00e8me&#8230; C&rsquo;est dire le caract\u00e8re absolument op\u00e9rationnel de la d\u00e9marche, n\u00e9cessitant de suivre ce que le journaliste nomme platement l'\u00a0\u00bbactualit\u00e9\u00a0\u00bb, de cette transmutation m\u00e9tahistorique par la <em>narrative<\/em> vertueuse. C&rsquo;est de cette fa\u00e7on qu&rsquo;on peut arriver \u00e0 rallier des esprits qui refusent l&rsquo;id\u00e9e m\u00eame de la m\u00e9tahistoire, par une m\u00e9thodologie classique du syst\u00e8me de la communication, dont le contenu et la hauteur \u00e0 la fois constituent la meilleure m\u00e9thode pour faire avancer leurs conceptions.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Ce <em>Glossaire.dde<\/em> \u00e9tant dat\u00e9 du mois de juin 2014, nous pr\u00e9sentons un exemple d&rsquo;\u00e9poque, c&rsquo;est-\u00e0-dire la crise ukrainienne consid\u00e9r\u00e9e comme une crise m\u00e9tahistorique. Notre approche doit \u00eatre dans ce cas de consid\u00e9rer ce qu&rsquo;il peut y avoir de m\u00e9tahistorique dans le comportement de l&rsquo;un ou l&rsquo;autre des acteurs, ou dans les \u00e9v\u00e9nements eux-m\u00eames, et d&rsquo;en faire le principe directeur de la description qu&rsquo;on fait de la crise. Pour le cas ukrainien, il y a suffisamment d&rsquo;\u00e9l\u00e9ments rassembl\u00e9s ces derniers 24 mois pour admettre que la bataille conduite par la Russie dans cette crise, \u00e0 tous les niveaux et particuli\u00e8rement celui de la communication, est marqu\u00e9e par la dimension spirituelle que ce pays a manifest\u00e9 largement durant ces deux derni\u00e8res ann\u00e9es. (Nous-m\u00eames avons signal\u00e9 cette tendance, dans les analyses diverses et m\u00eame dans le discours officiel, notamment depuis un article du <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-la_russie_et_sa_mobilisation_spirituelle_face_au_syst_me_23_04_2012.html\">23 avril 2012<\/a> sur ce site <em>dedefensa.org<\/em>. Cette dimension spirituelle a d\u00e9j\u00e0 acquis une op\u00e9rationnalit\u00e9 politique transnationale, comme on le lit encore le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-question_de_fond_is_putin_one_of_us__18_12_2013.html\">18 d\u00e9cembre 2013<\/a>.) Il est apparu manifeste que cette dimension spirituelle colorait de diverses fa\u00e7ons l&rsquo;action de la Russie dans la crise ukrainienne, notamment dans le cas de la Crim\u00e9e, ou dans le cas de la pouss\u00e9e de patriotisme russe autour de Poutine ; dans ces divers cas se manifeste une r\u00e9f\u00e9rence directe \u00e0 la perspective historique de la Sainte-Russie, cela entendu selon nous comme une notion spirituelle bien plus que comme une notion g\u00e9opolitique ou strat\u00e9gique. Tout cela est magnifi\u00e9, en un sens, par la pression m\u00eame de cette crise, qui s&rsquo;exerce sur les fronti\u00e8res m\u00eame de la Russie, retrouvant l\u00e0 aussi une dimension m\u00e9tahistorique, &ndash; en un sens, parce que la Russie est la Russie, un acteur fondamental dont l&rsquo;action et la stature ont toujours d\u00e9pass\u00e9, pour le meilleur ou pour le pire, l&rsquo;histoire-tout-court.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>On comprend bien que nous ne proposons ici, en aucune fa\u00e7on, un jugement politique. Nous proposons une explication qui nous para&icirc;t \u00e9vidente une fois qu&rsquo;elle est consid\u00e9r\u00e9e s\u00e9rieusement, pour manifester combien cette crise ukrainienne, diff\u00e9rente en cela d&rsquo;autres crises, appara&icirc;t par certains aspects comme une crise avec une dimension m\u00e9tahistorique. (\u00ab\u00a0Diff\u00e9rent en cela d&rsquo;autres crises\u00a0\u00bb, certes, mais aussi similaire \u00e0 d&rsquo;autres crises&#8230; En fait, il nous semble qu&rsquo;il y a, surtout depuis 2008, une progression de la port\u00e9e m\u00e9tahistorique des \u00e9v\u00e9nements, \u00e0 mesure que progresse le d\u00e9veloppement de la crise d&rsquo;effondrement du Syst\u00e8me qui est, elle, <strong>m\u00e9tahistoire pure<\/strong>. Cela implique une \u00e9volution caract\u00e9ristique dans la p\u00e9riode, la s\u00e9quence 2001-2008 ayant propos\u00e9 une rupture importante vers la dimension m\u00e9tahistorique, mais non suffisante, et cette rupture s&rsquo;\u00e9tant accentu\u00e9e de fa\u00e7on d\u00e9cisive \u00e0 partir de 2008 et de la crise financi\u00e8re [9\/15].)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Nous prolongeons m\u00eame, et haussons de la m\u00eame fa\u00e7on, cette interpr\u00e9tation de la crise ukrainienne d&rsquo;une interconnexion psychologique fondamentale nous conduisant \u00e0 estimer que la crise ukrainienne a jou\u00e9 un r\u00f4le d&rsquo;influence sur l&rsquo;Europe (l&rsquo;UE) permettant au vote historique (m\u00e9tahistorique) du 25 mai 2014 de s&rsquo;exprimer, et de s&rsquo;exprimer dans la dimension antiSyst\u00e8me fondamentale qu&rsquo;on lui a vu. (Voir notamment le texte <em>Faits &#038; Commentaires<\/em> du <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-la_crise_trouve_son_centre_et_son_sens_02_06_2014.html\">2 juin 2014<\/a>.) Ainsi, les conditions, les effets et les cons\u00e9quences de la crise ukrainienne d\u00e9passent largement le paysage historique et le contexte g\u00e9ographique de ce pays, pour affecter, par des voies indirectes, in\u00e9dites, inattendues, etc., jusqu&rsquo;\u00e0 des co\u00efncidences psychologiquement tr\u00e8s marquantes (l&rsquo;\u00e9lection du pr\u00e9sident ukrainien et les \u00e9lections europ\u00e9ennes le m\u00eame jour), des conditions g\u00e9n\u00e9rales qui rel\u00e8vent, selon nous, de la m\u00e9tahistoire.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Nous dirions \u00e0 propos de la dimension m\u00e9tahistorique de la crise ukrainienne, outre ces pr\u00e9cisions \u00e9v\u00e9nementielles interpr\u00e9t\u00e9es, que <strong>cela se sent<\/strong>, que l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement <strong>p\u00e8se assez lourd<\/strong> (avec des repr\u00e9sentations terrestres de ce poids, comme la menace latente d&rsquo;un affrontement nucl\u00e9aire dans le pire des cas) pour nous conduire \u00e0 nous convaincre qu&rsquo;il s&rsquo;agit effectivement d&rsquo;un tel \u00e9v\u00e9nement. La cons\u00e9quence de ce constat est que, malgr\u00e9 le d\u00e9sordre qu&rsquo;elle constitue elle-m\u00eame (aussi bien avec les interventions des acteurs ext\u00e9rieurs, \u00e0 Kiev m\u00eame, dans la r\u00e9gion orientale en \u00e9tat de soul\u00e8vement), malgr\u00e9 son aspect de plus en plus chronique (la crise s&rsquo;installe pour durer), la crise ukrainienne reste un \u00e9v\u00e9nement qui a un sens consid\u00e9rable d&rsquo;extension et de puissance, aussi bien pour la Russie que pour l&rsquo;Europe (l&rsquo;UE), voire pour le bloc BAO (USA compris).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>A partir de la crise ukrainienne avec les acteurs qu&rsquo;on a nomm\u00e9s, comme avant elle \u00e0 partir d&rsquo;autres \u00e9v\u00e9nements avec d&rsquo;autres acteurs au moins dans les six derni\u00e8res ann\u00e9es depuis 2008, on peut alors dire qu&rsquo;il y a eu une \u00e9volution remarquable dans la s\u00e9quence historique, dans son \u00e9l\u00e9vation vers la m\u00e9tahistoire, &ndash; \u00e9ventuellement une \u00e9l\u00e9vation de plus dans ce sens, &ndash; et que cette \u00ab\u00a0\u00e9l\u00e9vation vers la m\u00e9tahistoire\u00a0\u00bb a bien entendu renforc\u00e9 le caract\u00e8re m\u00e9tahistorique de toute la s\u00e9quence, avec ce ph\u00e9nom\u00e8ne exceptionnel de l&rsquo;incursion directe de la m\u00e9tahistoire. Car cela, il nous faut le r\u00e9p\u00e9ter tant il s&rsquo;agit du fondement de notre d\u00e9marche, est bien le ph\u00e9nom\u00e8ne circonstanciel fondamental qui permet de faire de notre \u00e9poque un temps exceptionnel par son ouverture directe sur la m\u00e9tahistoire : la m\u00e9tahistoire intervenant directement dans le r\u00e9cit de l&rsquo;histoire-tout-court, sans n\u00e9cessit\u00e9 de la distance du temps \u00e9coul\u00e9, sans n\u00e9cessit\u00e9 de la distance de l&rsquo;esprit hors de ces contraintes du temps imm\u00e9diat. La m\u00e9tahistoire se fait sous nos yeux, \u00e0 l&rsquo;instant m\u00eame&#8230;<\/p>\n<\/p>\n<p><h2 class=\"titleset_b.deepblue\" style=\"color:#0f3955; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\">La m\u00e9tahistoire \u00e0 visage d\u00e9couvert<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>Par cons\u00e9quent, la d\u00e9finition de la m\u00e9tahistoire indique qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une interpr\u00e9tation sch\u00e9matique montrant d&rsquo;une part en quoi la m\u00e9tahistoire s&rsquo;\u00e9loigne compl\u00e8tement du point de vue de la signification de l&rsquo;histoire-tout-court, montrant d&rsquo;autre part combien la m\u00e9tahistoire intervient de plus en plus dans cette histoire-tout-court pour se constituer quasiment \u00ab\u00a0\u00e0 visage d\u00e9couvert\u00a0\u00bb, ceci et cela faisant de l&rsquo;histoire-tout-court un suppl\u00e9tif de la m\u00e9tahistoire de moins en moins significatif. On comprend d&rsquo;autant mieux qu&rsquo;il importe, en adoptant la perception m\u00e9tahistorique des \u00e9v\u00e9nements, de suivre malgr\u00e9 tout et <strong>au plus pr\u00e8s<\/strong> les \u00e9v\u00e9nements de l&rsquo;histoire-tout-court, c&rsquo;est-\u00e0-dire de faire sur elle un travail d&rsquo;enqu\u00eate journalistique qui, <strong>en temps normal<\/strong>, devrait interdire d&rsquo;aborder le domaine m\u00e9tahistorique, mais qui, <strong>au contraire dans ce temps exceptionnel<\/strong> qui est le n\u00f4tre, constitue une des voies d&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 la m\u00e9tahistoire, et m\u00eame la voie d&rsquo;acc\u00e8s essentielle, sinon oblig\u00e9e&#8230;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Pour nous, le \u00ab\u00a0m\u00e9tahistorien\u00a0\u00bb n&rsquo;\u00e9tudie pas l&rsquo;histoire-tout-court, il l&rsquo;utilise comme <strong>\u00e0 la fois un des mat\u00e9riaux et un des outils parmi d&rsquo;autres<\/strong> pour se constituer et nous donner la v\u00e9ritable signification du monde en la faisant Histoire du monde (la majuscule signifiant bien alors la transmutation de l&rsquo;histoire-tout-court en m\u00e9tahistoire). La m\u00e9tahistoire n&rsquo;est donc pas pour nous \u00ab\u00a0l&rsquo;histoire de l&rsquo;histoire\u00a0\u00bb, mais bien autre chose que l&rsquo;histoire (l&rsquo;histoire-tout-court) ; et si elle s&rsquo;int\u00e9resse \u00e9ventuellement au \u00ab\u00a0sens de l&rsquo;histoire\u00a0\u00bb, c&rsquo;est secondairement, en en faisant un outil de compr\u00e9hension bien plus qu&rsquo;une question ontologique, d&rsquo;abord selon l&rsquo;id\u00e9e de \u00ab\u00a0la signification de l&rsquo;histoire\/de l&rsquo;Histoire\u00a0\u00bb, et \u00e9ventuellement, d&rsquo;une fa\u00e7on accessoire mais nullement n\u00e9cessaire, selon l&rsquo;id\u00e9e du \u00ab\u00a0sens\u00a0\u00bb per\u00e7u comme orientation dynamique du ph\u00e9nom\u00e8ne. L&rsquo;interpr\u00e9tation sch\u00e9matique se termine par la description, le dessin litt\u00e9ralement de la repr\u00e9sentation quasiment g\u00e9om\u00e9trique selon les normes historiques, et n\u00e9cessairement m\u00e9taphysiques pour parvenir \u00e0 la m\u00e9tahistoire, de la s\u00e9quence consid\u00e9r\u00e9e (comme on l&rsquo;a vu plus haut, avec <em>La Gr\u00e2ce<\/em>). Il s&rsquo;agit d&rsquo;une indication selon laquelle, selon nous, la m\u00e9tahistoire n&rsquo;est pas un concept abstrait mais une situation concr\u00e8te dans le sens d&rsquo;\u00eatre \u00ab\u00a0observable\u00a0\u00bb, comme s&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;un fait mat\u00e9riel&#8230; Encore un signe de l&rsquo;exceptionnalit\u00e9 du temps, que la m\u00e9tahistoire <strong>consente<\/strong> \u00e0 laisser voir une repr\u00e9sentation mat\u00e9rielle.<\/p>\n<\/p>\n<p><h2 class=\"titleset_b.deepblue\" style=\"color:#0f3955; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\">Utilisation m\u00e9thodologique du pari pascalien<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>Il va de soi que le caract\u00e8re principal de cette r\u00e9interpr\u00e9tation qu&rsquo;implique la m\u00e9tahistoire est la n\u00e9cessit\u00e9 pour celui qui la pratique d&rsquo;une croyance, non pas religieuse mais intellectuelle, une \u00ab\u00a0<em>fides<\/em>\u00a0\u00bb (confiance, d&rsquo;o&ugrave; le mot \u00ab\u00a0croyance\u00a0\u00bb est d\u00e9riv\u00e9) dans une v\u00e9rit\u00e9 m\u00e9taphysique, c&rsquo;est-\u00e0-dire une Histoire <strong>en-dehors et au-dessus<\/strong> de l&rsquo;histoire-tout-court, de ses \u00e9v\u00e9nements per\u00e7us, de sa communication, de son r\u00e9cit rationnel contraint dans les bornes d&rsquo;une soi-disant \u00ab\u00a0science historique\u00a0\u00bb. Nous insistons bien sur ce point : nullement une croyance religieuse mais une croyance intellectuelle, m\u00eame si l&rsquo;un ou l&rsquo;autre choisit de la manifester <strong>\u00e9galement<\/strong> sous la forme d&rsquo;une adh\u00e9sion religieuse et pratiquante. C&rsquo;est dire qu&rsquo;il n&rsquo;y a nul besoin d&rsquo;explication sp\u00e9cifique, th\u00e9ologique par exemple, pour justifier la croyance d\u00e9terminant l&rsquo;acceptation de la m\u00e9tahistoire, cette \u00ab\u00a0explication\u00a0\u00bb sp\u00e9cifique devant \u00eatre contenue <em>de facto<\/em> dans une \u00e9ventuelle tentative d'\u00a0\u00bbexplication intellectuelle\u00a0\u00bb du ph\u00e9nom\u00e8ne de croyance en g\u00e9n\u00e9ral, essentiellement sous la forme op\u00e9rationnelle de l&rsquo;acceptation du fait m\u00e9taphysique comme le principal v\u00e9hicule de cette croyance.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>De ce point de vue, on ajoutera que la d\u00e9marche m\u00e9tahistorique est fondamentalement bas\u00e9e sur la raison comme outil d&rsquo;exploration et d&rsquo;exploitation du concept. Cette id\u00e9e est contenue dans un d\u00e9veloppement g\u00e9n\u00e9ral, dans un passage du deuxi\u00e8me tome (<em>Le deuxi\u00e8me Cercle<\/em>) de <em>La Gr\u00e2ce de l&rsquo;Histoire<\/em>, o&ugrave; est expos\u00e9 l&rsquo;avantage d&rsquo;une r\u00e9flexion rationnelle dans un cadre conceptuel acceptant la dimension divine (ou \u00ab\u00a0dimension ineffable\u00a0\u00bb) comme r\u00e9f\u00e9rence principale instaurant le fait de la spiritualit\u00e9 comme structure de la r\u00e9flexion rationnelle. Nous en donnons ici quelques extraits qui explicitent notre m\u00e9thodologie, impliquant l&rsquo;audace de penser en acceptant comme facteur objectif la dimension divine du monde, jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;hypoth\u00e8se proche de l&rsquo;absurde, mais n\u00e9anmoins envisageable, qu&rsquo;on puisse accepter cette d\u00e9marche sans impliquer n\u00e9cessairement qu&rsquo;on soit personnellement engag\u00e9 \u00e0 cet \u00e9gard (&laquo;<em>presqu&rsquo;avec l&rsquo;\u00e9tat de l&rsquo;esprit d&rsquo;un ath\u00e9e s&rsquo;il le faut<\/em>&raquo;). Cette d\u00e9marche doit \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e, dans son aspect op\u00e9rationnel, \u00e0 la fois comme de la cat\u00e9gorie du pari pascalien, \u00e0 la fois comme une tentative d\u00e9cisive de l&rsquo;esprit de se d\u00e9barrasser de cha&icirc;nes qui rendent incompr\u00e9hensible le monde o&ugrave; il vit, &ndash; dans tous les cas, comme une th\u00e9rapie de l&rsquo;esprit et de la raison dans un temps o&ugrave; la folie dans son sens le plus large est un risque courant, sinon permanent.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo;&#8230;[I]<em>l s&rsquo;agit de penser<\/em> [ &#8230;] <strong><em>comme si<\/em><\/strong> la divine origine [de l&rsquo;univers] <em>constituait une v\u00e9rit\u00e9 acquise et admise sans \u00e9nervement de l&rsquo;esprit, pour notre fa\u00e7on de penser, pour mieux embrasser ce qu&rsquo;il nous importe de d\u00e9crire. Si cette latitude ne nous est pas<\/em> <strong><em>imp\u00e9rativement<\/em><\/strong> <em>accord\u00e9e, \u00e0 quoi sert de juger ? Comment juger avec la l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 c\u00e9leste qui convient, avec aux pieds les boulets que nous nous sommes attach\u00e9s ? Comment prendre son envol ? A cause d&rsquo;une telle restriction, l&rsquo;esprit de la chose, le langage m\u00eame, interdisent un jugement \u00e9quitable en rendant par avance le verdict&hellip; Il nous semble, enfin, que nous n&rsquo;avons, somme toute, aucune raison de moins pr\u00e9senter cela comme une \u00e9vidence, que le contraire ; en d&rsquo;autres termes, il nous para&icirc;t moins \u00e9vident et imp\u00e9ratif de faire ce qu&rsquo;on nomme audacieusement quoique dans une langue courante et suspecte d&rsquo;approximation \u00ab\u00a0la preuve de l&rsquo;existence de Dieu\u00a0\u00bb, que de faire la preuve de la non-existence de Dieu.<\/em> [&#8230;]<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo;<em> Sans nous d\u00e9voiler nous-m\u00eames en aucune fa\u00e7on, dans un sens ou dans l&rsquo;autre, de notre croyance ou de notre absence ou refus de croyance, pour aller d&rsquo;un extr\u00eame \u00e0 l&rsquo;autre, nous voulons avancer ceci d&rsquo;une fa\u00e7on compl\u00e8tement objective : sans \u00eatre religieux<\/em> [&#8230;] <em>de quelque fa\u00e7on que ce soit, ni \u00ab\u00a0pratiquant\u00a0\u00bb d&rsquo;une foi religieuse, ni ardent illumin\u00e9 ou m\u00eame raisonnable croyant de cette m\u00e9thode de la foi, sans m\u00eame rien de tout cela, nous voulons qu&rsquo;on puisse penser,<\/em> <strong><em>presqu&rsquo;avec l&rsquo;\u00e9tat de l&rsquo;esprit d&rsquo;un ath\u00e9e s&rsquo;il le faut<\/em><\/strong> <em>et pour nous faire bien entendre jusqu&rsquo;aux plus sourds \u00e0 cet \u00e9gard, avec comme centralit\u00e9 du dispositif l&rsquo;id\u00e9e si puissante, si enrichissante, de l&rsquo;existence de l&rsquo;Unique, du Principe \u00e9ternel, de l&rsquo;Ineffable, &ndash; ou bien celle de \u00ab\u00a0l&rsquo;existence de Dieu\u00a0\u00bb, si vous voulez, pour faire bref selon le langage convenu&hellip; Nous pr\u00e9f\u00e9rons cette voie royale de l&rsquo;intelligence et de l&rsquo;intuition haute \u00e0 la fausse libert\u00e9 et au soup\u00e7on policier impliqu\u00e9s par la surveillance vigilante de la sauvegarde de l&rsquo;hypoth\u00e8se de Sa non-existence. Nous croyons que l&rsquo;esprit s&rsquo;en porte bien mieux, qu&rsquo;il hume haut, qu&rsquo;il ne craint pas les cimes, qu&rsquo;il n&rsquo;a nul besoin de se contempler dans un miroir pour s&rsquo;\u00e9talonner et mesurer sa propre gloire, et continuellement arguer de sa propre grandeur acquise sans l&rsquo;aide de quiconque.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo;<em>Enfin, apr\u00e8s toutes ces consid\u00e9rations de conviction, il nous appara&icirc;t qu&rsquo;il y a dans tous les cas, dans la voie que nous proposons, la nature m\u00eame ; nous voulons dire que la nature m\u00eame de la pens\u00e9e \u00e0 l&rsquo;origine, par le fait de son imperfection \u00e9vidente, fait que l&rsquo;esprit, pour chercher, s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve et suppose l&rsquo;existence d&rsquo;une puissance sup\u00e9rieure ; choisir comme m\u00e9thodologie de la pens\u00e9e l&rsquo;hypoth\u00e8se de l&rsquo;existence de cette puissance sup\u00e9rieure (de notre point de vue humain) est la nature m\u00eame. Cela signifie que nous refusons de consid\u00e9rer le th\u00e9isme et l&rsquo;ath\u00e9isme, &ndash; selon les termes employ\u00e9s dans cette sorte de d\u00e9bat, &ndash; comme des doctrines, des id\u00e9ologies, etc., &ndash; des \u00ab\u00a0choix\u00a0\u00bb, des \u00ab\u00a0engagements\u00a0\u00bb, etc. Nous tenons ces deux attitudes intellectuelles <\/em><strong><em>d&rsquo;abord<\/em><\/strong><em>, et exclusivement \u00e0 moins de l&rsquo;indication expresse qu&rsquo;elles sont consid\u00e9r\u00e9es et \u00e9tudi\u00e9es pour leurs contenus, comme des cadres de la pens\u00e9e, des r\u00e9f\u00e9rences essentielles et, pourrait-on dire, principielles, envisag\u00e9e avec une sorte de neutralit\u00e9. Dans ce cas, il va de soi que le cadre infini du th\u00e9isme est un territoire infiniment f\u00e9cond, la libert\u00e9 m\u00eame de l&rsquo;esprit, avec l&rsquo;absence de ces bornes et de ces contraintes que l&rsquo;on trouve n\u00e9cessairement dans le cadre de l&rsquo;ath\u00e9isme, qui vous obligent \u00e0 une r\u00e9v\u00e9rence sans fin devant l&rsquo;imparfait humain, avec les contorsions sans fin pour se convaincre qu&rsquo;un de ces jours, un de ces \u00ab\u00a0lendemains qui chantent\u00a0\u00bb, sa perfection jaillira enfin&hellip; Vous choisissez le cadre r\u00e9f\u00e9rentiel de votre r\u00e9flexion, th\u00e9iste avec l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;un monde qui est cr\u00e9ation divine, d&rsquo;une puissance sup\u00e9rieure et d&rsquo;une Unit\u00e9 fondamentale, c&rsquo;est-\u00e0-dire l&rsquo;ath\u00e9isme \u00e0 l&rsquo;inverse. Cela doit \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 d&rsquo;une fa\u00e7on tr\u00e8s objective ; cela pourrait aller jusqu&rsquo;\u00e0 une sorte de sophisme d&rsquo;apparence absurde mais qui devrait pouvoir \u00eatre soutenu : s&rsquo;affirmer non-croyant \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur d&rsquo;un cadre de r\u00e9flexion qu&rsquo;on a choisi th\u00e9iste. Si l&rsquo;on se place de ce point de vue compl\u00e8tement objectif, hors de toute opinion, croyance ou non-croyance, le cadre th\u00e9iste appara&icirc;t alors pr\u00e9f\u00e9rable pour sa plus grande richesse, indubitablement selon mon appr\u00e9ciation que je d\u00e9pouille \u00e0 cet instant de toute intuition pour n&rsquo;en garder que la raison. <\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><h2 class=\"titleset_b.deepblue\" style=\"color:#0f3955; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\">M\u00e9tahistoire plut\u00f4t que m\u00e9tapolitique<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>Pour d\u00e9gager la d\u00e9marche essentielle de notre propos, nous dirons qu&rsquo;\u00e0 la lumi\u00e8re de l&rsquo;hypoth\u00e8se que nous d\u00e9veloppons ici, ce qui nous semble particuli\u00e8rement impressionnant, particuli\u00e8rement pressant par rapport \u00e0 la quotidiennet\u00e9 de nos r\u00e9flexions et de nos actes, c&rsquo;est bien cette id\u00e9e de la relation tr\u00e8s serr\u00e9e jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;int\u00e9gration entre m\u00e9tahistoire et histoire-tout-court. Cette relation implique des effets remarquables ; une acc\u00e9l\u00e9ration de l&rsquo;histoire-tout-court sous le coup de ce qu&rsquo;on pourrait d\u00e9signer comme sa \u00ab\u00a0m\u00e9tahistoricisation\u00a0\u00bb ; une transmutation du \u00ab\u00a0temps historique\u00a0\u00bb historique courant (\u00ab\u00a0temps historique-tout-court\u00a0\u00bb) en un \u00ab\u00a0temps m\u00e9tahistorique\u00a0\u00bb, par contraction et densification de lui-m\u00eame. L&rsquo;histoire-tout-court se fait haletante, tandis que le temps semble raccourcir, et se charger d&rsquo;\u00e9v\u00e9nements extraordinaires dont on n&rsquo;aurait pu croire qu&rsquo;ils se produiraient ensemble. Elle se met directement au service de la m\u00e9tahistoire, sans interm\u00e9diaire, sans temps ni espace de transmutation, comme un organisme passant d&rsquo;une situation de pression \u00e0 une autre d&rsquo;une diff\u00e9rence consid\u00e9rable, sans ce qu&rsquo;on nomme un \u00ab\u00a0sas de d\u00e9compression\u00a0\u00bb.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Nous tendons \u00e0 proposer ce terme de \u00ab\u00a0m\u00e9tahistoire\u00a0\u00bb plut\u00f4t que le terme, qu&rsquo;on pourrait \u00e9galement proposer, de \u00ab\u00a0m\u00e9tapolitique\u00a0\u00bb, pour tenter de montrer cette autre id\u00e9e qu&rsquo;en cette circonstance, et dans tous les cas pour la s\u00e9quence pr\u00e9sente d&rsquo;\u00e9v\u00e9nements, la substance des \u00e9v\u00e9nements est plut\u00f4t directement de type historique (c&rsquo;est-\u00e0-dire accomplie et achev\u00e9e, c&rsquo;est-\u00e0-dire \u00ab\u00a0historique\u00a0\u00bb, avant m\u00eame qu&rsquo;on puisse intervenir dans la manufacture de ces \u00e9v\u00e9nements) que de type politique (avec possibilit\u00e9 d&rsquo;intervention dans leur manufacture avant que les faits en question soient accomplis et ne deviennent historiques). En d&rsquo;autres mots, et pour revenir au niveau trivial du <em>sapiens<\/em>, et ainsi mesurer d&rsquo;autant mieux les caract\u00e8res dont nous parlons, tout se passe comme si tous les acteurs du drame n&rsquo;\u00e9taient vraiment que des figurants, fix\u00e9s et faisant partie du d\u00e9cor, sans aucun pouvoir de changer la course des choses ; et pour certains d&rsquo;entre eux, les plus sensibles \u00e0 une \u00e9ventuelle perception intuitive des choses et ainsi avertis de la puissance et de l&rsquo;originalit\u00e9 du ph\u00e9nom\u00e8ne, \u00e9galement spectateurs attentifs de ce ph\u00e9nom\u00e8ne, pour mieux tenter de comprendre ce qui est en train de se d\u00e9rouler sous leurs yeux et hors de leurs capacit\u00e9s de contr\u00f4le.<\/p>\n<\/p>\n<p><h2 class=\"titleset_b.deepblue\" style=\"color:#0f3955; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\">Conclusion op\u00e9rationnelle : la m\u00e9tahistoire tue la prospective<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>A cause de l&rsquo;intrusion de la m\u00e9tahistoire dans l&rsquo;histoire-tout-court, nous ne pouvons plus saisir ni nous saisir de tous les param\u00e8tres essentiels pour disposer d&rsquo;une appr\u00e9ciation stable de la situation et de ses perspectives. (Nous pouvons m\u00eame douter qu&rsquo;il existe encore de ces \u00ab\u00a0param\u00e8tres essentiels\u00a0\u00bb dans un \u00e9tat de stabilit\u00e9 qui permettrait de les comprendre si on parvenait \u00e0 les saisir.) C&rsquo;est-\u00e0-dire que l&rsquo;acc\u00e9l\u00e9ration de l&rsquo;histoire-tout-court et la contraction du temps \u00e0 cause de la \u00ab\u00a0m\u00e9tahistoricisation\u00a0\u00bb impliquent une d\u00e9stabilisation, voire une d\u00e9structuration des \u00ab\u00a0param\u00e8tres essentiels\u00a0\u00bb, donc l&rsquo;impossibilit\u00e9 d&rsquo;en faire des param\u00e8tres stables selon notre raison. La m\u00e9tahistoire d\u00e9stabilise les \u00ab\u00a0param\u00e8tres essentiels\u00a0\u00bb, non pas par un effet destructeur mais parce qu&rsquo;elle leur instille des donn\u00e9es m\u00e9tahistoriques hors des capacit\u00e9s d&rsquo;appr\u00e9ciation de notre raison.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Ainsi, nombre de ces param\u00e8tres n\u00e9cessaires devenus instables et d\u00e9passant notre raison, deviennent inutilisables pour elle. Si cette perte n&rsquo;est pas essentielle pour l&rsquo;appr\u00e9ciation imm\u00e9diate de la v\u00e9rit\u00e9 de la situation, qui d\u00e9pend selon nous d&rsquo;autres dispositions intellectuelles comme l&rsquo;exp\u00e9rience et l&rsquo;intuition, elle l&rsquo;est par contre pour la pr\u00e9vision, m\u00eame \u00e0 court terme. Toute pr\u00e9vision fondamentale de notre avenir, m\u00eame proche, devient impossible. Cela vaut n\u00e9cessairement sinon exclusivement pour la phase historique que nous vivons, o&ugrave; les \u00e9v\u00e9nements eux-m\u00eames nous sugg\u00e8rent des caract\u00e8res qui nous paraissent sans pr\u00e9c\u00e9dent, qui sont \u00e0 la fois des compresseurs du temps en m\u00eame temps que des acc\u00e9l\u00e9rateurs de l&rsquo;histoire : ainsi le temps comprim\u00e9 et l&rsquo;acc\u00e9l\u00e9rateur de l&rsquo;histoire (l&rsquo;histoire-tout-court) correspondent-ils logiquement et parfaitement \u00e0 l&rsquo;incursion de la m\u00e9tahistoire, et la m\u00e9tahistoire rend impossible toute pr\u00e9vision.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>C&rsquo;est notre r\u00e9f\u00e9rence m\u00e9thodologique principale dans notre attitude constante de refuser la moindre pr\u00e9vision, et particuli\u00e8rement celle de ce que nous nommons \u00ab\u00a0la crise d&rsquo;effondrement du Syst\u00e8me\u00a0\u00bb. Nous refusons de donner la moindre indication \u00e0 la fois sur la chronologie et sur la forme de cet \u00e9v\u00e9nement que nous jugeons in\u00e9luctable d&rsquo;une part, et m\u00eame en cours d&rsquo;autre part, non par pusillanimit\u00e9, prudence couarde, pauvret\u00e9 intellectuelle, etc., mais par la simple lucidit\u00e9 que cet exercice de prospective est devenu, non seulement impossible, mais rationnellement impensable.<\/p>\n<\/p>\n<p><h2 class=\"titleset_b.deepblue\" style=\"color:#0f3955; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\">Conclusion conceptuelle : un pari pascalien<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>Pour conclure, nous donnons \u00e0 nouveau cette appr\u00e9ciation offerte plus haut pour commenter l&rsquo;avantage de la d\u00e9marche intellectuelle consistant \u00e0 int\u00e9grer dans son domaine de r\u00e9flexion ce que nous nommons pour faire court la \u00ab\u00a0dimension divine\u00a0\u00bb, \u00e0 la fois d&rsquo;une fa\u00e7on op\u00e9rationnelle, structurelle et m\u00e9thodologique. La m\u00eame remarque vaut pour le d\u00e9veloppement du concept de m\u00e9tahistoire, \u00e9tant entendu que ce d\u00e9veloppement est n\u00e9 au d\u00e9part de la pression qu&rsquo;impose \u00e0 l&rsquo;esprit une intuition haute, et non d&rsquo;une simple hypoth\u00e8se rationnelle ; c&rsquo;est la pression de l&rsquo;intuition qui engage vers l&rsquo;hypoth\u00e8se rationnelle, comme instrument de travail sur le produit de cette intuition.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>On conclura donc que \u00ab\u00a0cette d\u00e9marche [de d\u00e9velopper l&rsquo;approche m\u00e9tahistorique] doit \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e, dans son aspect &lsquo;pratique&rsquo;, \u00e0 la fois comme de la cat\u00e9gorie du pari pascalien, \u00e0 la fois comme une tentative d\u00e9cisive de l&rsquo;esprit de se d\u00e9barrasser de cha&icirc;nes qui rendent incompr\u00e9hensible le monde o&ugrave; il vit, &ndash; dans tous les cas, comme une th\u00e9rapie de l&rsquo;esprit et de la raison dans un temps o&ugrave; la folie dans son sens le plus large est un risque courant, sinon permanent\u00a0\u00bb. Une nouveaut\u00e9 suppl\u00e9mentaire de notre \u00e9poque est finalement que ce \u00ab\u00a0pari pascalien\u00a0\u00bb n&rsquo;en est pas vraiment un, c&rsquo;est-\u00e0-dire qu&rsquo;il n&rsquo;est pas un choix parmi d&rsquo;autres choix possibles. Il est en passe de devenir <strong>une n\u00e9cessit\u00e9<\/strong> parce qu&rsquo;il est, pour l&rsquo;esprit, la seule fa\u00e7on d&rsquo;\u00e9viter la folie. Nous avons d\u00e9j\u00e0 l&rsquo;exemple, tout autour de nous, singuli\u00e8rement dans l&rsquo;\u00e9lite-Syst\u00e8me (commentateurs-Syst\u00e8me, directions politiques, voire <em>corporate power<\/em>, etc.), de ce qu&rsquo;il en co&ucirc;te de repousser cette n\u00e9cessit\u00e9 : ils sont d\u00e9j\u00e0 au stade proche de la folie. Il n&rsquo;est pas n\u00e9cessaire de les voir saisis par des infirmiers et emport\u00e9s dans un \u00e9tablissement psychiatrique pour comprendre cela, &ndash; au contraire, puisque les \u00e9tablissements psychiatriques, annex\u00e9s par le Syst\u00e8me dans une des derni\u00e8res et d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9es mesures de sauvegarde de lui-m\u00eame, pourraient avoir plut\u00f4t pour fonction annexe mais grandissante de traiter ceux qui identifient cette folie, comme l&rsquo;on fait en g\u00e9n\u00e9ral des \u00ab\u00a0dissidents\u00a0\u00bb du Syst\u00e8me&#8230; Mais l&rsquo;on sait bien qu&rsquo;ils seront eux-m\u00eames devenus compl\u00e8tement fous avant d&rsquo;avoir pu op\u00e9rationnaliser la mesure.<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Glossaire.dde : la dimension m\u00e9tahistorique 24 juin 2014 &ndash; Nous employons souvent les termes \u00ab\u00a0m\u00e9tahistoire\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0m\u00e9tahistorique\u00a0\u00bb. Leurs d\u00e9finitions sont en g\u00e9n\u00e9ral tr\u00e8s vagues et convenues, selon nous parce qu&rsquo;ils sous-entendent ou laissent \u00e0 entendre derri\u00e8re l&rsquo;identification \u00ab\u00a0officielle\u00a0\u00bb plusieurs approches et conceptions fondamentalement diff\u00e9rentes d&rsquo;un concept qui se r\u00e9v\u00e8le lui-m\u00eame n\u00e9cessairement tr\u00e8s vaste et par&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[19],"tags":[8238,8172,2631,8276,5274,2651,3969,15889,8386,8844,3014,6750,1296],"class_list":["post-75370","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-glossairedde","tag-acceleration","tag-contraction","tag-de","tag-dimension","tag-divine","tag-du","tag-grace","tag-histoire-tout-court","tag-lhistoire","tag-metahistoire","tag-systeme","tag-temps","tag-ukraine"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/75370","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=75370"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/75370\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=75370"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=75370"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=75370"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}