{"id":75512,"date":"2014-09-17T11:23:49","date_gmt":"2014-09-17T11:23:49","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2014\/09\/17\/une-petite-amerique-ou-une-grande-suisse\/"},"modified":"2014-09-17T11:23:49","modified_gmt":"2014-09-17T11:23:49","slug":"une-petite-amerique-ou-une-grande-suisse","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2014\/09\/17\/une-petite-amerique-ou-une-grande-suisse\/","title":{"rendered":"Une petite Am\u00e9rique ou une grande Suisse ?"},"content":{"rendered":"<p><h3 class=\"titrebloc\">Une petite Am\u00e9rique ou une grande Suisse ?<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tC&rsquo;est une caract\u00e9ristique int\u00e9ressante de la crise \u00e9cossaise qu&rsquo;elle soit de moins en moins <strong>seulement \u00e9cossaise<\/strong> pour devenir de plus en plus <strong>crise britannique<\/strong>. L&rsquo;atmosph\u00e8re de la campagne est de plus en plus tendue, proche d&rsquo;un point de rupture, avec des incidents divers, des hommes politiques qui perdent leur sang-froid, des menaces qui sont \u00e9chang\u00e9es, un chef de parti (Millibrand, du <em>Labour<\/em>) oblig\u00e9 de quitter une salle o\u00f9 il donnait une conf\u00e9rence \u00e0 Edinburgh, avec une intervention hostile des partisans du oui. (Voir \u00ab<em>Scotland independence: A nation divided against itself<\/em>\u00bb, dans <em>The Independent<\/em> du <a href=\"http:\/\/www.independent.co.uk\/news\/uk\/scottish-independence\/scottish-independence-alex-salmond-accused-of-campaign-of-lies-on-future-of-nhs-9736662.html\" class=\"gen\">17 septembre 2014<\/a>.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCette tension n&rsquo;est pas gratuite et nullement r\u00e9duite \u00e0 une circonstance conjoncturelle. Elle recouvre une \u00e9volution des esprits extr\u00eamement rapide comme c&rsquo;est la coutume dans notre \u00e9poque de domination du syst\u00e8me de la communication et des <em>narrative<\/em> : les probl\u00e8mes, les crises potentielles mais pressantes sont \u00e9touff\u00e9es, laiss\u00e9es de c\u00f4t\u00e9, grim\u00e9es, camoufl\u00e9es sous la dialectique-Syst\u00e8me ; mais tout cela remonte \u00e0 la surface, \u00e9clate, prend rapidement une tournure explosive d\u00e8s que l&rsquo;occasion s&rsquo;en pr\u00e9sente. C&rsquo;est certainement la raisons pour laquelle des \u00e9v\u00e9nements qui semblent connus et ma\u00eetris\u00e9s se transforment brusquement en crise tr\u00e8s vite mena\u00e7ante d&rsquo;\u00e9chapper \u00e0 tout contr\u00f4le. Le cas \u00e9cossais n&rsquo;est pas loin d&rsquo;\u00eatre un exemple arch\u00e9typique, qui bouleverse la puissance britannique, faite de subterfuge et d&rsquo;arrogance, d&rsquo;une capacit\u00e9 exceptionnelle d&rsquo;influence de communication et d&rsquo;arrangements financiers \u00e0 mesure, d&rsquo;arri\u00e8re-plan-historique de convenance et d&rsquo;un exercice permanent de soumission compl\u00e8te \u00e0 la puissance am\u00e9ricaniste (au Syst\u00e8me) pr\u00e9sent\u00e9e comme une gloire sans \u00e9gale.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tSoudain, tous ces divers subterfuges et moyens politiques de manuvre semblent s&rsquo;effacer derri\u00e8re un brutal questionnement, quelque chose qui ressemble \u00e0 une crise d&rsquo;identit\u00e9. Parmi les tr\u00e8s nombreux articles qui commencent \u00e0 d\u00e9velopper ce th\u00e8me, on choisit celui du journaliste Hamish McRae, de <em>The Independent<\/em>, qui est d&rsquo;origine \u00e9cossaise et anglaise par ses parents, et qui a pass\u00e9 sa jeunesse et fait son \u00e9ducation en Irlande,  parfait citoyen du Royaume-Uni en un sens, et lui-m\u00eame d&rsquo;opinion mod\u00e9r\u00e9e, comme personnage int\u00e9gr\u00e9 dans l&rsquo;<em>establishment<\/em>-Syst\u00e8me. Dans le quotidien o\u00f9 il travaille, \u00e0 la date du ce <a href=\"http:\/\/www.independent.co.uk\/scotlanddebate\/scotland-independence-the-nation-formerly-known-as-the-uk-9736719.html\" class=\"gen\">16 septembre 2014<\/a>, McRae tente de pr\u00e9senter le probl\u00e8me fondamental qu&rsquo;il per\u00e7oit&#8230;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Whatever happens this week,<\/em> <strong><em>the United Kingdom will be utterly different<\/em><\/strong><em>. The political construct that we call the UK may lose its 300-year identity altogether. That we will soon learn. But even if the UK nominally survives, it will become a much looser association  you might say a less united kingdom  carrying on the process of separation that began just over 100 years ago in May 1914 when Westminster finally passed the Government of Ireland Act, giving Ireland home rule. The First World War intervened, implementation was suspended, and the slither into the troubled subsequent relationship between our two countries continued for the rest of the century. In 1930, King George V remarked to his Prime Minister, Ramsay MacDonald: What fools we were not to have accepted Gladstone&rsquo;s Home Rule Bill.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>What fools indeed. Nearly all the public debate about the future relationship between Scotland and the rest of the UK has been about economics<\/em> [&#8230;] <em>The nitty gritty of currency, North Sea revenues and so on is all fixable. You negotiate and do the deal. But you can&rsquo;t negotiate about identity, so the deal has to be different. It is one of the paradoxes of our time that the more integrated the world economy has become, the greater the desire for local political control.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCe que fait bien ressortir le texte de McRae, c&rsquo;est l&rsquo;extr\u00eame complexit\u00e9 de la situation interne du Royaume-Uni, que la crise \u00e9cossaise met \u00e0 jour. Comme chaque fois dans cette sorte d&rsquo;occurrence, la pression du syst\u00e8me de la communication conduit \u00e0 transformer les structures en place et qui conduisaient tant bien que mal la gestion r\u00e9aliste et parfois anarchique de cette complexit\u00e9, en structures de contestation participant non plus au camouflage des probl\u00e8mes mais plut\u00f4t \u00e0 leur mise en \u00e9vidence pour qu&rsquo;ils soient r\u00e9solus, selon le point de vue de chacune, \u00e0 l&rsquo;avantage de chacune. Ainsi McRae, envisageant trois possibilit\u00e9s au vote de demain, les explore chacune et nous fait voir combien de difficult\u00e9s, d&rsquo;ailleurs assez similaires, surgiront pour chacune,  les trois options \u00e9tant : \u00ab<em>So how might new-UK develop? If the  vote is Yes, the game is over.<\/em> [&#8230;] <em>So one particular political settlement does not necessarily guarantee an amicable continuing relationship. England will become more English, Scotland more Scottish. The tone of much of the debate in the campaign has been discouraging and we cannot assume it would be a velvet divorce.<\/em> [&#8230;]<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>If the vote is No, there still will have to be a negotiation, and that may become difficult, too.<\/em> [&#8230;] <em>My biggest concern is that in the event of a narrow No, the uncertainty about the future relationship would lead to more political and personal acrimony and start doing real economic damage to Scotland.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t&#8230; Et ainsi comprend-on que le r\u00e9sultat le plus d\u00e9stabilisant pour le Royaume-Uni n&rsquo;est pas une victoire des ind\u00e9pendantistes (les oui) mais une courte victoire des anti-ind\u00e9pendantistes (les non), ce qui semblerait le r\u00e9sultat le plus probable. <strong>Dans tous les cas<\/strong>, juge McRae, selon une opinion de plus en plus r\u00e9pandue, le tremblement de terre du vote \u00e9cossais \u00e9carte la seule option \u00e0 laquelle nous \u00e9tions habitu\u00e9s, qui \u00e9tait de ne rien faire,  ce pourquoi il parle de toutes les fa\u00e7ons d&rsquo;un <em>new-UK<\/em>. Il en arrive alors \u00e0 ses constats de conclusion, d&rsquo;o\u00f9 il ressort que la crise \u00e9cossaise n&rsquo;est effectivement qu&rsquo;un d\u00e9but, le d\u00e9but d&rsquo;une crise britannique fondamentale, une crise d&rsquo;identit\u00e9 au travers d&rsquo;une part de l&rsquo;organisation structurelle de cette nation, de ce pays, ou de ce royaume, et d&rsquo;autre part du r\u00f4le qu&rsquo;il ou elle sera conduit \u00e0 jouer apr\u00e8s cette s\u00e9quence &#8230;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>If the UK does break up, the choice will be whether England, plus presumably Wales and Northern Ireland, continue to try to be a mini-US, intervening in the great military and political issues of the world. Or whether it\/they should try to be a big Switzerland, prosperous economically and more democratic in the sense that its regions will have a bigger say in policy, but increasingly unwilling to engage in global adventures.<\/em> <strong><em>But even if it does not break up<\/em><\/strong><em>, I think we have to acknowledge that internal political tensions will increase and the more we become preoccupied with these, the less we are credible as an influence on global events.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCertes, ce n&rsquo;est qu&rsquo;une analyse parmi d&rsquo;autres mais, comme on le signale plus haut, il s&rsquo;agit d&rsquo;une analyse qui est de plus en plus partag\u00e9e et qui rencontre de plus en plus d&rsquo;\u00e9chos. Il s&rsquo;agit, en plus, d&rsquo;une analyse qui n&rsquo;est gu\u00e8re relative au r\u00e9sultat du vote de demain, qui le d\u00e9passe \u00e9videmment puisqu&rsquo;elle parvient \u00e0 une conclusion assez similaire, quel que soit le r\u00e9sultat (victoire du oui, victoire du non, victoire tr\u00e8s courte du non), et cette conclusion \u00e9tant que le Royaume-Uni se trouve devant une crise d&rsquo;identit\u00e9 majeure. Ce vieux pays europ\u00e9en qui se croyait assur\u00e9 de sa p\u00e9rennit\u00e9, sinon de sa sup\u00e9riorit\u00e9, ne pourra r\u00e9soudre cette crise qu&rsquo;en forgeant une nouvelle identit\u00e9 au travers de la complexit\u00e9 extr\u00eame des arrangements l\u00e9gislatifs et juridiques, souvent sous une pression populaire qui s&rsquo;est r\u00e9v\u00e9l\u00e9e \u00e0 l&rsquo;occasion de cette campagne, dans un environnement g\u00e9n\u00e9ral ext\u00e9rieur de crises diverses et mena\u00e7antes, dans une \u00e9poque de mise en cause et d&rsquo;effondrement du syst\u00e8me dominant,  mais ceci, sans aucun doute, explique le reste&#8230; Et l&rsquo;on comprend que cette identit\u00e9 nouvelle sera n\u00e9cessairement, pour le Royaume-Uni, une identit\u00e9 diverse, o\u00f9 chaque composant du royaume sera fortement plus marqu\u00e9, fortement plus caract\u00e9ris\u00e9 pour ce qu&rsquo;il est,  comme si, pour survivre en tant qu&rsquo;entit\u00e9 nationale, le Royaume-Uni devait suivre la voie d&rsquo;une vulgaire Belgique et devenir une entit\u00e9 faussement nationale o\u00f9 chacun accepterait par convenance de jouer le jeu de l&rsquo;unit\u00e9 tout en s&rsquo;occupant de ses seules affaires. On mesure, certes, la puissance des bouleversements en cours dans les psychologies puis dans les esprits, \u00e0 lire cette sorte de raisonnement, et les situations auxquelles il aboutit&#8230;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCe qui est remarquable dans le raisonnement de McRae, c&rsquo;est que le r\u00f4le international du Royaume-Uni, sa politique, son influence, sont consid\u00e9r\u00e9es d\u00e9sormais du point de vue des possibilit\u00e9s int\u00e9rieures de les porter autant que de les supporter. Ainsi le facteur fondamental des relations UK-USA, caract\u00e9ris\u00e9es par une relation de servitude de l&rsquo;un pour l&rsquo;autre, n&rsquo;est-il plus envisag\u00e9 en tant que tel, mais comme cons\u00e9quence \u00e0 maintenir ou pas selon l&rsquo;orientation que prendra la crise interne. Le choix entre une petite Am\u00e9rique et une grande Suisse selon le r\u00f4le international que se choisirait le Royaume-Uni mesure l&rsquo;ampleur extraordinaire que prend cette r\u00e9flexion suscit\u00e9e par la crise \u00e9cossaise.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tDu coup appara\u00eet aussit\u00f4t la puissance de l&rsquo;enjeu de cette consultation \u00e9cossaise, d&rsquo;autant plus grande cette puissance  que l&rsquo;enjeu subsiste quel que soit le r\u00e9sultat&#8230; M\u00eame si l&rsquo;\u00c9cosse restait demain dans le royaume, m\u00eame par une confortable majorit\u00e9, l&rsquo;enjeu resterait celui de l&rsquo;extr\u00eame, c&rsquo;est-\u00e0-dire celui d&rsquo;une red\u00e9finition de l&rsquo;identit\u00e9 nationale (!) britannique, donc une red\u00e9finition de la politique ext\u00e9rieure et d&rsquo;influence de ce pays. Il faut avoir \u00e0 l&rsquo;esprit que le Royaume-Uni est, au c\u00f4t\u00e9 des USA, et avec une influence consid\u00e9rable, l&rsquo;un des promoteurs les plus ardents du Syst\u00e8me, de son id\u00e9ologie, du nivellement et de l&rsquo;uniformisation de la globalisation. C&rsquo;est lui qui, pourtant, \u00e0 l&rsquo;occasion de la crise \u00e9cossaise, menace de tomber dans le localisme, dans la recherche des identit\u00e9s complexes, dans tout ce qui fait le contraire de la pouss\u00e9e globalisante qu&rsquo;il promeut,  en quelque sorte, le Royaume-Uni n&rsquo;\u00e9tant plus menac\u00e9 d&rsquo;une s\u00e9cession de l&rsquo;\u00c9cosse mais devenant lui-m\u00eame la propre s\u00e9cession du mod\u00e8le qu&rsquo;il promeut et dont il se voudrait l&rsquo;arch\u00e9type. Il s&rsquo;agirait, de la part du pays qui, par fid\u00e9lit\u00e9 absolue au Syst\u00e8me, suscite la d\u00e9structuration et la dissolution chez les autres, d&rsquo;une marche interne vers sa propre d\u00e9structuration et sa propre dissolution.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>`<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tMis en ligne le 17 septembre 2014 \u00e0 11H26<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Une petite Am\u00e9rique ou une grande Suisse ? C&rsquo;est une caract\u00e9ristique int\u00e9ressante de la crise \u00e9cossaise qu&rsquo;elle soit de moins en moins seulement \u00e9cossaise pour devenir de plus en plus crise britannique. 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