{"id":75554,"date":"2014-10-13T15:57:29","date_gmt":"2014-10-13T15:57:29","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2014\/10\/13\/ebola-et-notre-inconscience\/"},"modified":"2014-10-13T15:57:29","modified_gmt":"2014-10-13T15:57:29","slug":"ebola-et-notre-inconscience","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2014\/10\/13\/ebola-et-notre-inconscience\/","title":{"rendered":"Ebola et notre inconscience"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article2\">Ebola et notre inconscience<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>\tSans avoir encore explos\u00e9 aussi exponentiellement que ne le pr\u00e9voyaient certains mod\u00e8les (que nous avions pr\u00e9c\u00e9demment cit\u00e9s dans nos article) l&rsquo;\u00e9pid\u00e9mie d&rsquo;Ebola se d\u00e9veloppe rapidement et pourrait tr\u00e8s bien atteindre non seulement l&rsquo;ensemble des pays dits pauvres, mais aussi \u00e0 un moindre degr\u00e9 (voire peut-\u00eatre \u00e0 un degr\u00e9 voisin) les pays dits riches, Europe, Etats-Unis notamment.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl en est de m\u00eame des taux de mortalit\u00e9. Loin de s&rsquo;att\u00e9nuer, comme lors des pr\u00e9c\u00e9dentes \u00e9pid\u00e9mies d&rsquo;Ebola, ils paraissent s&rsquo;accroitre. Les statistiques venant des pays actuellement touch\u00e9s minorent sans doute d&rsquo;ailleurs la r\u00e9alit\u00e9, tant en ce qui concerne les cas que les d\u00e9c\u00e8s, compte tenu de la difficult\u00e9 d&rsquo;identifier ce qui se passe en brousse, comme dans les bidonvilles des m\u00e9gapoles africaines o\u00f9 le virus se r\u00e9pand actuellement.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa communaut\u00e9 internationale, selon l&rsquo;expression classique, n&rsquo;a manifestement pas pris conscience de l&rsquo;ampleur et des taux de progression de l&rsquo;\u00e9pid\u00e9mie. Ceci tient \u00e0 diverses raisons: la croyance (fausse) que le virus resterait confin\u00e9 dans les pays pauvres, des croyances \u00e9galement fausses concernant la contagiosit\u00e9, laquelle para\u00eet plus grande qu&rsquo;il n&rsquo;est dit g\u00e9n\u00e9ralement, d&rsquo;autres illusions, relatives aux capacit\u00e9s de r\u00e9action rapide des institutions sanitaires.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl appara\u00eet ainsi de plus en plus \u00e9vident que les autorit\u00e9s politiques et de sant\u00e9 ne sont pas suffisamment inform\u00e9es et averties pour pr\u00e9voir les grands changements syst\u00e9miques que l&rsquo;humanit\u00e9 devra dor\u00e9navant affronter. Ces changements d\u00e9couleront de ph\u00e9nom\u00e8nes d\u00e9sormais irr\u00e9versibles comme le r\u00e9chauffement climatique et la destruction des \u00e9cosyst\u00e8mes. Il serait ainsi tout \u00e0 fait probable que si une grande majorit\u00e9 d&rsquo;esp\u00e8ces vivantes complexes disparaissaient dans le si\u00e8cle ou le demi-si\u00e8cle, des esp\u00e8ces moins complexes mais tout \u00e0 fait bien organis\u00e9es pour faire face prendraient le relais. Ce serait le cas des virus et microbes. Ou bien ceux d\u00e9j\u00e0 existants muteraient pour profiter des nouveaux espaces \u00e0 eux ouverts, ou bien de nouvelles esp\u00e8ces mieux organis\u00e9es \u00e9mergeraient, la nature ayant horreur du vide. Il faudra aussi tenir compte du fait que si les soci\u00e9t\u00e9s humaines s&rsquo;appauvrissaient \u00e0 l&rsquo;occasion de ces changements, les taux de natalit\u00e9 pourraient continuer \u00e0 cro\u00eetre \u00e0 court terme, aggravant les probl\u00e8mes rencontr\u00e9s par les adultes survivants.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPlus imm\u00e9diatement, les observateurs consid\u00e8rent qu&rsquo;Ebola est le fruit de la \u00abcroissance\u00bb, croissance elle-m\u00eame incontr\u00f4lable. De la for\u00eat o\u00f9 le virus restait confin\u00e9 chez certaines chauves-souris ou primates, il s&rsquo;\u00e9tendra dor\u00e9navant sans limites aujourd&rsquo;hui perceptibles \u00e0 l&rsquo;ensemble des continents, du fait de la densit\u00e9 des transports a\u00e9riens et de la multiplication des m\u00e9gapoles o\u00f9 devraient r\u00e9sider prochainement, selon les pr\u00e9visions, au moins les trois quarts des humains. La Chine et l&rsquo;Inde, \u00e0 cet \u00e9gard, auront des soucis \u00e0 se faire.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tNous ne pouvons pr\u00e9tendre traiter d&rsquo;aussi graves probl\u00e8mes dans un simple article. Abordons cependant quelques points qui sont \u00e0 l&rsquo;ordre du jour, compl\u00e9tant ce qui avait \u00e9t\u00e9 indiqu\u00e9 dans nos articles pr\u00e9c\u00e9dents. Le lecteur voulant approfondir le sujet trouvera sur le web anglophone toutes les informations n\u00e9cessaires.<\/p>\n<h3>La contagiosit\u00e9 <\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tSans \u00e9videmment \u00eatre virologue ou \u00e9pid\u00e9miologue, mais en faisant appel au simple bon sens, nous ne comprenons pas comment les pays destinataires des vols en provenance de l&rsquo;Afrique, comme plus g\u00e9n\u00e9ralement les pays recevant des voyageurs provenant de zones infect\u00e9es, puissent se rassurer en affirmant que la d\u00e9tection des temp\u00e9ratures ( \u00e0 condition d&rsquo;ailleurs qu&rsquo;elle soit bien faite) suffirait \u00e0 identifier les malades contagieux. Il est dit que la contagiosit\u00e9 ne se produirait pas avant les premier sympt\u00f4mes, dont celui de la fi\u00e8vre. A supposer que ceci soit vrai et le demeure, comme l&rsquo;on sait que ces sympt\u00f4mes, notamment la fi\u00e8vre, n&rsquo;apparaissent que quelques jours apr\u00e8s la contamination, le risque est grand de voir des voyageurs d\u00e9j\u00e0 contamin\u00e9s mais non encore symptomatiques p\u00e9n\u00e9trer sur le territoire, sans \u00eatre d\u00e9tect\u00e9s par les filtres aux fronti\u00e8res.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tSi ensuite, ces personnes, ou des personnes avec lesquelles elles auront \u00e9t\u00e9 en contact, manifestent des sympt\u00f4mes identifi\u00e9s comme ceux d&rsquo;Ebola, elles auront eu le temps, avant d&rsquo;\u00eatre mises en isolement , de contaminer des dizaines d&rsquo;autres contacts. On ne pourra pas en effet consid\u00e9rer que les millions de personnes atteintes de grippes ou d&rsquo;ent\u00e9rites, fr\u00e9quentes en cette saison, devraient passer des tests ou \u00eatre isol\u00e9es. Lorsque le virus sera install\u00e9, m\u00eame faiblement, dans les pays jusqu&rsquo;alors indemnes, le pr\u00e9diagnostic, consistant \u00e0 demander si le sujet provient d&rsquo;un pays africain contamin\u00e9, ne sera plus applicable. Faudra-t-il alors faire passer des tests approfondis \u00e0 tous les gripp\u00e9s, afin de s\u00e9parer les faux-positifs des positifs? Le syst\u00e8me de sant\u00e9 sera vite d\u00e9bord\u00e9, non seulement par le nombre des malades d\u00e9clar\u00e9s, mais par la n\u00e9cessit\u00e9 de multiplier par prudence des milliers ou millions d&rsquo;examens qui se r\u00e9v\u00e9lerait ensuite inutiles.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tUn autre probl\u00e8me est d\u00e9sormais \u00e0 l&rsquo;ordre du jour, concernant la pr\u00e9vention de la contagiosit\u00e9. Celle-ci suppose des \u00e9quipements sp\u00e9ciaux co\u00fbteux, devant en principe \u00eatre d\u00e9truits rapidement apr\u00e8s usage. Or ils commencent \u00e0 manquer dans les pays infect\u00e9s. Il en sera rapidement de m\u00eame dans les pays menac\u00e9s d&rsquo;infection. Qui paiera et plus sp\u00e9cifiquement qui lancera les actions de production et de distribution susceptibles de pallier ces ruptures de stocks.<\/p>\n<h3>L&rsquo;appel \u00e0 l&rsquo;arm\u00e9e<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tEn cas d&rsquo;urgence nationale, un gouvernement pourrait consid\u00e9rer qu&rsquo;il doive faire appel \u00e0 la police ou \u00e0 l&rsquo;arm\u00e9e pour mettre un semblant d&rsquo;ordre dans une situation devenue incontr\u00f4lable. Mais ce serait courir le risque de contaminer rapidement les policiers ou militaires. De plus, aussi disciplin\u00e9s et d\u00e9vou\u00e9s que soient ces personnels, il serait compr\u00e9hensible que certains d&rsquo;entre refusent d&rsquo;ob\u00e9ir \u00e0 des ordres d\u00e9passant \u00e9videmment ceux auxquels ils consid\u00e9raient de leur devoir d&rsquo;ob\u00e9ir.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPar ailleurs, comme beaucoup des Etats atteints, aujourd&rsquo;hui en Afrique, verront tr\u00e8s vite s&rsquo;\u00e9crouler le peu qu&rsquo;ils poss\u00e9daient de structures institutionnelles, les pays riches devront-ils envoyer des troupes pr\u00e9tendument au secours de ces Etats en faillite. D&rsquo;ores et d\u00e9j\u00e0, Barack Obama, qui vient de d\u00e9cider l&rsquo;envoi de quelques 5.000 hommes en Afrique de l&rsquo;ouest, s&rsquo;est fait (non sans de bonnes raisons selon nous) accuser de vouloir introduire dans ces pays la pr\u00e9sence de l&rsquo;Africa Command dont les gouvernements avaient pr\u00e9c\u00e9demment d\u00e9clar\u00e9 vouloir se passer. M\u00eame s&rsquo;il s&rsquo;agissait de troupes sous mandat de l&rsquo;ONU, elles seraient n\u00e9cessairement tr\u00e8s mal accueillies au vu des mesures de prophylaxie qu&rsquo;elles seraient oblig\u00e9es d&rsquo;imposer. Les ONG occidentales ne le seront pas mieux. Ainsi l&rsquo;USAID, principale ONG am\u00e9ricaine, est souvent \u00e0 juste titre consid\u00e9r\u00e9e comme un faux-nez de la CIA ou du Pentagone . Seule, M\u00e9decins sans fronti\u00e8res (MSF) semble \u00e9chapper \u00e0 ces critiques. Mais elle le paiera durement du fait de la mortalit\u00e9 qui frappera n\u00e9cessairement ses volontaires.<\/p>\n<h3>Vaccins et s\u00e9rums<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;appel aux vaccins, destin\u00e9s \u00e0 pr\u00e9venir la contagion, et aux s\u00e9rums, destin\u00e9s \u00e0 soigner des malades d\u00e9j\u00e0 infect\u00e9s, est pr\u00e9sent\u00e9 comme la solution la plus efficace permettant de bloquer la diffusion du virus. Mais g\u00e9n\u00e9ralement ceux qui en parlent dans les m\u00e9dias ne se rendent pas compte des difficult\u00e9s qu&rsquo;il faudra r\u00e9soudre, ni des obstacles pratiques qu&rsquo;il faudra surmonter, pour que de tels rem\u00e8des surviennent \u00e0 temps. Une course de vitesse est d\u00e9sormais engag\u00e9e entre les recherches m\u00e9dicales et la diffusion du virus. Rien ne dit que l&rsquo;humanit\u00e9 pourra la gagner, malgr\u00e9 les ressources de la science.Jusqu&rsquo;\u00e0 pr\u00e9sent, le virus Ebola avait \u00e9t\u00e9 consid\u00e9r\u00e9 comme de diffusion locale, dans des pays dont l&rsquo;\u00e9tat sanitaire ne mobilisait pas les grands industriels de la recherche m\u00e9dico-pharmaceutique (les \u00abbig Pharma\u00bb, selon le jargon). Quelques recherches avaient \u00e9t\u00e9 mollement men\u00e9es au d\u00e9but des ann\u00e9es 2000 \u00e0 l&rsquo;instigation du d\u00e9partement am\u00e9ricain de la d\u00e9fense, \u00e9tudiant les risques de bio-terrorisme. Mais rien de grande ampleur n&rsquo;en \u00e9tait sorti. A ce jour, dans la suite de ces recherches, deux vaccins comportant l&rsquo;ajout de prot\u00e9ines d&rsquo;Ebola dans un virus inoffensif, ont \u00e9t\u00e9 annonc\u00e9s. L&rsquo;un par une petite entreprise am\u00e9ricaine nomm\u00e9e <a href=\"http:\/\/newlinkgenetics.com\/development-pipeline\" class=\"gen\">Newlink Genetics<\/a> l&rsquo;autre par le g\u00e9ant britannique GSK. Ils semblent agir chez des macaques, mais n&rsquo;ont pas encore \u00e9t\u00e9 test\u00e9s chez des humains.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tOr des tests, g\u00e9n\u00e9ralement imp\u00e9rativement requis dans des situations normales, paraissent en ce cas impraticables. Il faudrait selon les informations donn\u00e9es par les experts, administrer le s\u00e9rum \u00e0 au moins 5000 personnes avant de placer ceux-ci dans des situations \u00e0 risque. Il a \u00e9t\u00e9 dit que les travailleurs m\u00e9dicaux travaillant d\u00e9j\u00e0 sur le terrain pourraient accepter de courir ce risque, mais cela parait improbable. Pour bien faire, ils devraient en effet accepter de ne pas se prot\u00e9ger. De toutes fa\u00e7ons, le temps n\u00e9cessaire \u00e0 ces tests sera beaucoup trop long pour que des enseignements utiles puissent en \u00eatre tir\u00e9s. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCertains sp\u00e9cialistes consid\u00e8rent aujourd&rsquo;hui que le taux de mortalit\u00e9 est si important qu&rsquo;il faudrait sans attendre vacciner le plus grand nombre possible de personnes, soit \u00e0 partir des vaccins cit\u00e9s ci-dessus, soit \u00e0 partir d&rsquo;autres souches qui seront par ailleurs pr\u00e9sent\u00e9es (La Russie vient d&rsquo;annoncer pouvoir disposer de 3 vaccins exp\u00e9rimentaux d&rsquo;ici 6 mois). Ceci sans se pr\u00e9occuper des risques. Ceux-ci ne seront pas plus \u00e9lev\u00e9s que ceux d\u00e9coulant du parti pris de ne rien faire.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;organisation mondiale de la Sant\u00e9 vient de se r\u00e9unir <a href=\"http:\/\/www.who.int\/mediacentre\/events\/meetings\/2014\/ebola-interventions\/en\/\" class=\"gen\">en urgence<\/a> le 5 septembre \u00e0 Gen\u00e8ve. Il y a \u00e9t\u00e9 dit que pour bloquer l&rsquo;\u00e9pid\u00e9mie, face au million de cas pr\u00e9vu \u00e0 la fin de l&rsquo;ann\u00e9e, il faudrait plusieurs milliers de doses de vaccins (non test\u00e9s) \u00e0 cette date pour commencer \u00e0 agir. En fait, il en faudrait plusieurs millions, davantage encore si l&rsquo;on voulait vacciner des populations non encore en risque imm\u00e9diat.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tOr, il ne suffit pas de d\u00e9cider d&rsquo;une telle politique pour qu&rsquo;elle devienne imm\u00e9diatement applicable, ceci dans les d\u00e9lais de quelques semaines qui seraient n\u00e9cessaires. Les grosses firmes pharmaceutiques, m\u00eame abondamment subventionn\u00e9es, ne pourraient pas fabriquer en temps utile les doses n\u00e9cessaires. Si elles le pouvaient, manquerait alors le personnel de sant\u00e9, ou les civils form\u00e9s \u00e0 cette fin, n\u00e9cessaires aux op\u00e9rations de vaccination sur le terrain. Et que se passerait-il si les vaccins utilis\u00e9s, comme certains anti-r\u00e9troviraux auxquels on pense par ailleurs, se r\u00e9v\u00e9laient finalement sans action. Et que se passerait-il si le virus mutait dans l&rsquo;intervalle, en acqu\u00e9rant davantage de virulence, au lieu d&rsquo;en perdre comme il avait sembl\u00e9 le faire lors des \u00e9pid\u00e9mies pr\u00e9c\u00e9dentes.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tAlors ne survivrait qu&rsquo;une petite moiti\u00e9 de l&rsquo;humanit\u00e9, faite d&rsquo;individus semblables \u00e0 ceux qui, pour des raisons encore inconnues, survivent d&rsquo;ores et d\u00e9j\u00e0 \u00e0 l&rsquo;infection. On voit que les \u00e9conomistes, qui pour le moment ne s&rsquo;inqui\u00e8tent que des pertes commerciales en provenance d&rsquo;Etats africains de plus en plus paralys\u00e9s par l&rsquo;Ebola, sont loin du compte.<\/p>\n<\/p>\n<p>\n<p class=\"signature\">Jean-Paul Baquiast<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ebola et notre inconscience Sans avoir encore explos\u00e9 aussi exponentiellement que ne le pr\u00e9voyaient certains mod\u00e8les (que nous avions pr\u00e9c\u00e9demment cit\u00e9s dans nos article) l&rsquo;\u00e9pid\u00e9mie d&rsquo;Ebola se d\u00e9veloppe rapidement et pourrait tr\u00e8s bien atteindre non seulement l&rsquo;ensemble des pays dits pauvres, mais aussi \u00e0 un moindre degr\u00e9 (voire peut-\u00eatre \u00e0 un degr\u00e9 voisin) les pays&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[14],"tags":[4503,7895,12020,11211,16069],"class_list":["post-75554","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-ouverture-libre","tag-afrique","tag-baquiast","tag-contagion","tag-contamination","tag-ebola"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/75554","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=75554"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/75554\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=75554"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=75554"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=75554"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}