{"id":75616,"date":"2014-11-22T07:16:47","date_gmt":"2014-11-22T07:16:47","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2014\/11\/22\/la-russie-quils-ont-perdue\/"},"modified":"2014-11-22T07:16:47","modified_gmt":"2014-11-22T07:16:47","slug":"la-russie-quils-ont-perdue","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2014\/11\/22\/la-russie-quils-ont-perdue\/","title":{"rendered":"La Russie qu&rsquo;ils ont perdue"},"content":{"rendered":"<p><h3>La Russie qu&rsquo;ils ont perdue<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tNous avons trouv\u00e9 ce texte du journaliste russe Dimitri Sokolov-Mitrich, dans <em>Pravoslavia.ru<\/em> (site russe donnant des versions anglaises de certains de ses textes), le <a href=\"http:\/\/www.pravoslavie.ru\/english\/73599.htm\" class=\"gen\">14 septembre 2014<\/a>, puis repris sur d&rsquo;autres sites, toujours en anglais, tel que <em>Slavyangrad.org<\/em>, le <a href=\"http:\/\/slavyangrad.org\/2014\/09\/24\/the-russia-they-lost\/\" class=\"gen\">24 septembre 2014<\/a>. Nous avons d\u00e9cid\u00e9 d&rsquo;en r\u00e9aliser une traduction et une adaptation fran\u00e7aise pour lui donner la plus grande diffusion possible, parce qu&rsquo;il nous a paru compl\u00e8tement exemplaire d&rsquo;une \u00e9volution russe assez g\u00e9n\u00e9rale, entre la chute du communisme et la crise ukrainienne. L&rsquo;article de Sokolov-Mitrich montre bien que l&rsquo;auteur \u00e9tait au d\u00e9part un de ces lib\u00e9raux-occidentalistes compl\u00e8tement acquis \u00e0 la cause am\u00e9ricaniste et du bloc BAO, ou disons intoxiqu\u00e9 par elle. (L&rsquo;article m\u00e9rite lui-m\u00eame d&rsquo;autres commentaires que cette simple pr\u00e9sentation. Nous nous y emploierons.)<\/p>\n<\/p>\n<p>\n<p class=\"signature\"><em>dedefensa.org<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<h2 class=\"common-article2\">La Russie qu&rsquo;ils ont perdue<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>\tNous \u00e9tions, somme toute, tomb\u00e9s amoureux fou de l&rsquo;Am\u00e9rique. Je me rappelle clairement la passion amoureuse que nous portions \u00e0 l&rsquo;Am\u00e9rique. Quand nous approchions l&rsquo;\u00e2ge d&rsquo;homme, au d\u00e9but des ann\u00e9es 1990, la plupart de mes amis n&rsquo;avait pas le moindre doute \u00e0 propos des liens qui nous unissaient \u00e0 la civilisation occidentale. Et ces liens \u00e9taient bienheureux, comment aurait-il pu en \u00eatre autrement ?<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tContrairement \u00e0 nos grand&rsquo;parents, et m\u00eame \u00e0 nos p\u00e8res, nous ne voyions pas du tout la plus grande catastrophe g\u00e9opolitique du vingti\u00e8me si\u00e8cle comme une catastrophe. Pour nous, elle marquait le d\u00e9but d&rsquo;une \u00e8re nouvelle et magnifique. Enfin, nous nous \u00e9tions \u00e9chapp\u00e9s de notre cocon sovi\u00e9tique pour plonger dans ce grand et formidable monde du r\u00e9el. Enfin, nous allions pouvoir assouvir notre app\u00e9tit de sensations multiples et excitantes. Nous pensions que nous n&rsquo;\u00e9tions peut-\u00eatre pas n\u00e9s au bon endroit, mais que nous \u00e9tions certainement n\u00e9s au meilleur moment possible. C&rsquo;est inconcevable aujourd&rsquo;hui mais m\u00eame l&rsquo;\u00c9glise, lib\u00e9r\u00e9e de la surveillance et du contr\u00f4le du communisme, se trouvait dans le m\u00eame espace s\u00e9mantique que celui o\u00f9 triomphaient les valeurs occidentales. La c\u00e9l\u00e9bration du mill\u00e9naire du Bapt\u00eame de la Russie et le premier concert des <em>Scorpions<\/em> chantant <em>Les vents du changement<\/em> \u00e9taient de m\u00eame nature.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLes guerres en Irak et en Yougoslavie se d\u00e9roul\u00e8rent sans qu&rsquo;on y pr\u00eat\u00e2t grande attention. Et ce n&rsquo;\u00e9tait pas parce que nous \u00e9tions jeunes et indiff\u00e9rents. Moi-m\u00eame, par exemple, je faisais mes premi\u00e8res armes au journal du <em>Komsomol<\/em>, dans le d\u00e9partement des nouvelles \u00e9trang\u00e8res. Je surveillais les d\u00e9p\u00eaches en anglais pleines des noms de Izetbegovic, Mladic, Karadzic, mais pour une raison quelconque je ne consid\u00e9rais pas cela comme de la moindre importance et signification. Cela arrivait quelque part, loin de chez nous. Et, bien entendu, pour moi la guerre des Balkans n&rsquo;impliquait aucune implication occidentale. Quel rapport avec l&rsquo;Am\u00e9rique ? Aucun.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tDans les ann\u00e9es 1990, nous votions pour le parti <em>Yabloko<\/em>, nous manifestions devant le Parlement pour la d\u00e9mocratie, nous regardions la nouvelle station de t\u00e9l\u00e9vision NTV et \u00e9coutions la station de radio <em>Echos de Moscou<\/em>. Dans nos premiers \u00e9crits de journaliste, nous ne manquions pas une occasion de nous r\u00e9f\u00e9rer au monde civilis\u00e9 et croyions profond\u00e9ment que c&rsquo;\u00e9tait r\u00e9ellement la civilisation. Au milieu des ann\u00e9es 1990, nous nous aper\u00e7\u00fbmes qu&rsquo;apparaissaient dans nos rangs des eurosceptiques mais ils \u00e9taient consid\u00e9r\u00e9s comme de ces distraits \u00e0 l&rsquo;image du professeur Jacques Paganel de Jules Verne. J&rsquo;ai pass\u00e9 une ann\u00e9e enti\u00e8re dans un dortoir d&rsquo;\u00e9tudiants avec Pierre le communiste et Ars\u00e9ni le monarchiste. Mes amis des autres dortoirs me voyaient les quitter le soir avec ces mots pleins d&#8217;empathie : Vas-y, retourne \u00e0 ton asile de dingues.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe premier coup s\u00e9rieux port\u00e9 \u00e0 notre enthousiasme pro-occidental vint avec le Kosovo. Ce fut un choc. Brusquement, nos lunettes color\u00e9es de rose nous tomb\u00e8rent du nez. Les bombardements de Belgrade devinrent pour ma g\u00e9n\u00e9ration ce que l&rsquo;attaque du <em>World Trade Center<\/em> fut pour les Am\u00e9ricains. Notre conscience entama un tournant \u00e0 180 degr\u00e9s ; de la m\u00eame fa\u00e7on que l&rsquo;avion transportant le Premier ministre d&rsquo;alors Eugene Primakov en route vers les USA, au-dessus de l&rsquo;Atlantique, re\u00e7ut l&rsquo;ordre de son passager de rebrousser chemin vers la Russie \u00e0 la nouvelle de cet acte d&rsquo;agression de l&rsquo;Am\u00e9rique.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tA cette \u00e9poque, il n&rsquo;y avait pas la moindre propagande anti-occidentale dans nos m\u00e9dias. Notre cha\u00eene NTV nous expliquait, jour apr\u00e8s jour, que les bombardements d&rsquo;une tr\u00e8s grande ville europ\u00e9enne \u00e9tait certes un peu &#8230; bon, excessif, mais apr\u00e8s tout Milosevic \u00e9tait r\u00e9pugnant au-del\u00e0 de tout ce que le monde avait connu et nous n&rsquo;avions qu&rsquo;\u00e0 faire contre mauvaise fortune bon cur. Le programme satirique <em>Poup\u00e9es<\/em> pr\u00e9sentait la chose comme une querelle dans un immeuble o\u00f9 un voisin saoul torturait la citoyenne Kosovo et o\u00f9 personne ne pouvait rien faire pour elle sinon son petit ami,  il avait l&rsquo;allure avantageuse et le visage de Bill Clinton. Nous acceptions la chose mais, d&rsquo;ores et d\u00e9j\u00e0, n&rsquo;y croyions plus gu\u00e8re. Ce n&rsquo;\u00e9tait plus vraiment dr\u00f4le. Nous avions commenc\u00e9 \u00e0 comprendre que le conflit en Yougoslavie \u00e9tait le pr\u00e9curseur des choses \u00e0 venir. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe deuxi\u00e8me conflit irakien, l&rsquo;Afghanistan, la partition finale du Kosovo, le printemps arabe, la Libye, la Syrie, furent peut-\u00eatre des surprises mais nullement des chocs. Toutes nos illusions s&rsquo;en \u00e9taient all\u00e9es ; nous savions d\u00e9sormais plus ou moins avec quelle sorte de puissants nous partagions notre plan\u00e8te. Pourtant, malgr\u00e9 tout cela, nous gardions notre orientation pro-occidentale. Le mythe d&rsquo;une Europe bienveillante, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 d&rsquo;une Am\u00e9rique devenue mauvaise, persistait. Le choc du Kosovo perdait peu \u00e0 peu de sa force et notre position de compromis devenait : certes, bien s\u00fbr, nous ne pouvons nous tenir compl\u00e8tement coude \u00e0 coude avec ces joueurs, mais nous pouvons jouer le grand jeu de la politique et de la civilisation avec eux. Apr\u00e8s tout, avec qui d&rsquo;autres pouvions-nous le faire ?  <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tM\u00eame la parade des r\u00e9volutions multicolores nous apparut comme quelque chose d&rsquo;une assez mineure importance. Mais sont venus alors Euromaidan et la guerre civile qui a suivi : une d\u00e9monstration d&rsquo;une clart\u00e9 aveuglante que, hors de toutes r\u00e8gles et proc\u00e9dures, avec un processus d\u00e9mocratique saupoudr\u00e9 avec l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 sur le territoire ennemi, nous sommes d\u00e9sormais face \u00e0 quelque chose qui n&rsquo;a plus rien \u00e0 voir avec un quelconque avatar g\u00e9opolitique mais, d&rsquo;une fa\u00e7on bien diff\u00e9rente, qui est constitu\u00e9 par de tr\u00e8s r\u00e9els syst\u00e8mes de destruction massive. Il s&rsquo;agit d\u00e9sormais du seul type d&rsquo;armement qui peut \u00eatre utilis\u00e9 contre une nation qui poss\u00e8de un bouclier nucl\u00e9aire. C&rsquo;est aussi simple que ceci : quand vous pressez un bouton et envoyez une fus\u00e9e vers un autre continent, vous recevrez en riposte les m\u00eames fus\u00e9es puissantes. Mais quand vous d\u00e9ployez une cha\u00eene de r\u00e9action de chaos successifs sur le territoire de votre ennemi, vous n&rsquo;avez pas \u00e0 justifier ni \u00e0 prouver quoi que ce soit. Agression ? Quelle agression ? C&rsquo;est un processus naturellement d\u00e9mocratique ! Une volont\u00e9 naturelle d&rsquo;un peuple d&rsquo;\u00eatre libre !<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tNous voyons du sang r\u00e9pandu et des crimes de guerre commis par des soldats ; nous voyons des corps de femmes et d&rsquo;enfants. Nous voyons une nation enti\u00e8re en train de revenir aux ann\u00e9es 1940, alors que le monde occidental, que nous aimions passionn\u00e9ment lorsque nous \u00e9tions si jeunes, nous d\u00e9clare simplement que nous imaginons des choses. La g\u00e9n\u00e9ration qui produisit Jim Morrison, Mark Knopfler et les pittoresques Beatles, la g\u00e9n\u00e9ration Woodstock et ses hippies \u00e2g\u00e9s et pass\u00e9s de mode qui ont chant\u00e9 <em>Can&rsquo;t Buy Me Love<\/em> un millier de fois, ne voit pas ces choses. La g\u00e9n\u00e9ration allemande du <em>baby boom<\/em> d&rsquo;apr\u00e8s-guerre, qui a baiss\u00e9 la t\u00eate pour recevoir l&rsquo;absolution et se faire pardonner les p\u00each\u00e9s de ses p\u00e8res, ne voit pas ces choses.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe choc est bien plus fort qu&rsquo;avec le Kosovo. Pour moi et les nombreux milliers de trentenaires avanc\u00e9s qui vinrent au monde avec l&rsquo;<em>American Dream<\/em> dans la t\u00eate, le mythe du monde civilis\u00e9 s&rsquo;en est all\u00e9 pour toujours. Mes oreille r\u00e9sonnent de ces horreurs. Le monde civilis\u00e9 n&rsquo;existe plus d\u00e9sormais. Il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;un simple moment de m\u00e9lancolie ou d&rsquo;une quelconque amertume jalouse mais d&rsquo;un temps de tr\u00e8s s\u00e9rieux danger. L&rsquo;humanit\u00e9 qui a perdu ses valeurs morales est en train de se transformer en une productrice de bande de pr\u00e9dateurs et la possibilit\u00e9 d&rsquo;une grande guerre est juste une question de temps.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl y a vingt ans, nous n&rsquo;avons pas \u00e9t\u00e9 vaincu, nous avons \u00e9t\u00e9 soumis. Nous n&rsquo;avons pas perdu une guerre ; nous avons \u00e9t\u00e9 d\u00e9fait dans le sens culturel du terme. Nous voulions simplement devenir comme EUX. Le rock and roll a jou\u00e9 un bien plus grand r\u00f4le dans cette d\u00e9faite que les t\u00eates nucl\u00e9aires. Hollywood s&rsquo;est av\u00e9r\u00e9 bien plus puissant que toutes les menaces et tous les ultimatums du monde. Le vrombissement des Harley Davidson fut bien plus efficace que le tonnerre des avions de combat durant la Guerre froide.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tAm\u00e9rique, combien tu peux \u00eatre stupide ! Si tu avais attendu vingt ans, nous serions devenus tiens pour toujours. Il aurait suffi de vingt ann\u00e9es de plus \u00e0 ce r\u00e9gime et nos politiciens t&rsquo;auraient donn\u00e9 nos armes nucl\u00e9aires comme un pr\u00e9sent d&rsquo;all\u00e9geance et t&rsquo;auraient longuement serr\u00e9 la main en signe de gratitude pour l&rsquo;avoir accept\u00e9. Quelle b\u00e9n\u00e9diction ce fut que tu te sois r\u00e9v\u00e9l\u00e9e si stupide, Am\u00e9rique !<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tTu n&rsquo;as aucune id\u00e9e de qui nous sommes ! Il y a juste deux ans, on disait que nous \u00e9tions sur le point de nous pr\u00e9cipiter pour investir le Kremlin en hurlant. Depuis lors et \u00e0 cause de toi, Am\u00e9rique, il n&rsquo;y a plus grand monde dans les manifestations dans les jardins publics. Tu as dit et pens\u00e9 des choses compl\u00e8tement absurdes et tu as obtenu comme r\u00e9sultat d&#8217;empiler erreur apr\u00e8s erreur. Il fut un temps o\u00f9 tu \u00e9tais le plus s\u00e9duisant de tous les pays, Am\u00e9rique. Apr\u00e8s la Premi\u00e8re Guerre mondiale, tu t&rsquo;es impos\u00e9e comme moralement sup\u00e9rieure \u00e0 l&rsquo;Europe, et apr\u00e8s la Seconde Guerre comme la plus grande puissance. Bien s\u00fbr, il y eut Hiroshima, le Vietnam, le <em>Ku Klux Klan<\/em> et un ensemble de vilaines casseroles de ce genre, comme tous les empires. Mais l&rsquo;un dans l&rsquo;autre, tous ces d\u00e9chets n&rsquo;avaient pas atteint ta masse critique, celle o\u00f9 le vin tourne au vinaigre. Tu montrais au monde entier comment l&rsquo;on devait vivre avec un but : d&rsquo;une fa\u00e7on constructive, avec le sens de la cr\u00e9ation et la libert\u00e9. Tu as accompli des miracles dans des pays comme l&rsquo;Allemagne de l&rsquo;Ouest, le Japon, la Cor\u00e9e du Sud, Singapour. Mais depuis cela, tu as chang\u00e9. Pour quelque raison que j&rsquo;ignore, tu n&rsquo;\u00e9cris plus des chansons que le monde entier reprend en refrain. Tu as gaspill\u00e9 ta principale richesse,  la moralit\u00e9, qui est tomb\u00e9 \u00e0 un si bas niveau,  ce qui ne se restaure pas ais\u00e9ment.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tTu es doucement en train de mourir, Am\u00e9rique. Et si tu crois que je m&rsquo;en r\u00e9jouis, tu te trompes. Les grands bouleversements d&rsquo;une \u00e8re historique sont toujours accompagn\u00e9s de torrents de sang et je n&rsquo;aime pas le sans r\u00e9pandu. Nous, qui avons subi les affres de la perte d&rsquo;un empire, nous pourrions t&rsquo;expliquer ce qu&rsquo;il en co\u00fbte de mal agir. Mais nous ne le ferons pas. C&rsquo;est \u00e0 toi d&rsquo;exp\u00e9rimenter la chose.<\/p>\n<\/p>\n<p>\n<p class=\"signature\">Dimitri Sokolov-Mitrich<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La Russie qu&rsquo;ils ont perdue Nous avons trouv\u00e9 ce texte du journaliste russe Dimitri Sokolov-Mitrich, dans Pravoslavia.ru (site russe donnant des versions anglaises de certains de ses textes), le 14 septembre 2014, puis repris sur d&rsquo;autres sites, toujours en anglais, tel que Slavyangrad.org, le 24 septembre 2014. Nous avons d\u00e9cid\u00e9 d&rsquo;en r\u00e9aliser une traduction et&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[14],"tags":[7715,3612,4363,12128,2631,12722,3613,3085,2879,2884,2730,16183,1296],"class_list":["post-75616","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-ouverture-libre","tag-ame","tag-american","tag-capitalisme","tag-couleur","tag-de","tag-dimitri","tag-dream","tag-kosovo","tag-revolution","tag-russe","tag-russie","tag-sokolov-mitrich","tag-ukraine"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/75616","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=75616"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/75616\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=75616"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=75616"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=75616"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}