{"id":75637,"date":"2014-12-01T15:30:03","date_gmt":"2014-12-01T15:30:03","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2014\/12\/01\/glossairedde-a-propos-de-notre-metahistoire\/"},"modified":"2014-12-01T15:30:03","modified_gmt":"2014-12-01T15:30:03","slug":"glossairedde-a-propos-de-notre-metahistoire","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2014\/12\/01\/glossairedde-a-propos-de-notre-metahistoire\/","title":{"rendered":"<em>Glossaire.dde<\/em> : \u00e0 propos de \u201cnotre\u201d m\u00e9tahistoire"},"content":{"rendered":"<p><h2><em>Glossaire.dde<\/em> : \u00e0 propos de \u00ab\u00a0notre\u00a0\u00bb m\u00e9tahistoire<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>1er d\u00e9cembre 2014 &ndash; Par ailleurs, dans notre <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/section-les_conversations_de_dedefensaorg.html\">rubrique<\/a> <em>Les Conversations.dde<\/em>, nous avons mis en ligne ce <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-vid_o_05_la_dimension_m_tahistorique_28_11_2014.html\">28 novembre 2014<\/a> un entretien sur la d\u00e9finition et l&rsquo;appr\u00e9ciation du concept de \u00ab\u00a0m\u00e9tahistoire\u00a0\u00bb que nous utilisons si souvent dans nos textes de commentaire sur le site <em>dedefensa.org<\/em>. Cette \u00ab\u00a0conversation\u00a0\u00bb s&rsquo;appuie essentiellement sur l&rsquo;article du <em>Glossaire.dde<\/em> du <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-glossairedde_\u00e6la_dimension_m_tahistorique_25_06_2014.html\">25 juin 2014<\/a> consacr\u00e9 \u00e0 \u00ab\u00a0la dimension m\u00e9tahistorique\u00a0\u00bb&#8230;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Comme nous le pr\u00e9cisons, le concept de \u00ab\u00a0m\u00e9tahistoire\u00a0\u00bb tel que nous l&rsquo;utilisons, selon \u00ab\u00a0notre\u00a0\u00bb d\u00e9finition, \u00e9chappe \u00e0 ces d\u00e9finitions classiques qui tendraient \u00e0 le r\u00e9duire aux outils de l&rsquo;histoire classique (ce que nous nommons dans le texte cit\u00e9 l'\u00a0\u00bbhistoire-tout-court\u00a0\u00bb). En fonction de cet emploi courant dans nos textes et de son importance consid\u00e9rable, il nous semble que ce concept gagne \u00e0 \u00eatre pr\u00e9sent\u00e9 sous toutes les formes et selon les diff\u00e9rents points de vue qui sont utilis\u00e9s dans nos textes, selon les \u00e9v\u00e9nements&#8230; Nous entendons ici tenter d&rsquo;expliquer pour quelles raisons circonstancielles et conjoncturelles nous \u00e9prouvons la n\u00e9cessit\u00e9 d&rsquo;utiliser ce concept, selon les observations que nous faisons chaque jour dans notre travail, et pourquoi il est n\u00e9cessaire de s&rsquo;en expliquer sous diverses formes, que cela soit sous la forme habituelle de cette rubrique <em>Glossaire.dde<\/em> qui peut para&icirc;tre ardue et parfois herm\u00e9tique \u00e0 certains, ou que ce soit sous la forme d&rsquo;une <em>Conversation.dde<\/em>, qui para&icirc;t sans doute plus l\u00e9g\u00e8re et d&rsquo;acc\u00e8s plus ais\u00e9.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Si l&rsquo;on veut que nous soyons plus pr\u00e9cis, plus \u00ab\u00a0op\u00e9rationnel\u00a0\u00bb selon ce mot dont nous faisons grand usage, nous dirons que nous tentons de d\u00e9velopper une remarque d&rsquo;introduction de ce <em>Glossaire.dde<\/em> sur la <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-glossairedde_la_dimension_m_tahistorique_25_06_2014.html\">dimension m\u00e9tahistorique<\/a>, pour la documenter, pour la justifier, etc., en la confrontant \u00e0 des \u00e9v\u00e9nements courant dans le sens d'\u00a0\u00bb\u00e9v\u00e9nements en cours\u00a0\u00bb. Cette remarque, dans le premier paragraphe, est celle-ci, d\u00e9velopp\u00e9e \u00e0 partir du constat d&rsquo;incompr\u00e9hensibilit\u00e9 de nombre de ces \u00ab\u00a0\u00e9v\u00e9nements en cours\u00a0\u00bb : &laquo;<em>On observera pourtant, &ndash; ou bien logiquement, que l&#8217;emploi de ce concept est de plus en plus tentant sinon n\u00e9cessaire devant une histoire courante, &ndash; nous dirons plus loin l'\u00a0\u00bbhistoire tout court\u00a0\u00bb, &ndash; qui se d\u00e9robe, qui se r\u00e9v\u00e8le compl\u00e9tement insuffisante comme outil d&rsquo;explication et de compr\u00e9hension des \u00e9v\u00e9nements que nous sommes en train de vivre.<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Les observations abondent, dans notre travail d&rsquo;observation et de \u00ab\u00a0chronique du temps pr\u00e9sent\u00a0\u00bb, qui \u00e9tayent cette remarque sur l&rsquo;<strong>incompr\u00e9hensibilit\u00e9<\/strong> des \u00e9v\u00e9nements du temps pr\u00e9sent si l&rsquo;on en reste aux outils habituels de la pens\u00e9e. On peut en avoir un exemple direct dans des remarques que nous faisions dans nos <em>Notes d&rsquo;analyse<\/em> du <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notes_sur_la_m_tamorphose_furieuse_des_cloportes_24_06_2014.html\">24 juin 2014<\/a>, sous le titre de &laquo;<em>Notes sur la m\u00e9tamorphose furieuse des cloportes<\/em>&raquo;, &ndash; d&rsquo;une part \u00e0 partir de la m\u00e9taphore sarcastique des cloportes, d&rsquo;autre part \u00e0 partir d&rsquo;une explicitation plus r\u00e9aliste des situations que recouvre cette m\u00e9taphore. (Les deux extraits sont pris exactement dans l&rsquo;introduction et dans la conclusion du texte et forment ainsi un aspect tr\u00e8s important de la r\u00e9flexion pr\u00e9sente dans cette analyse, \u00e0 la fois introduisant et concluant l&rsquo;analyse pour la structurer comme dans une n\u00e9cessit\u00e9.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo;<em>Si vous jugez tout cela d\u00e9risoire, vous ne vous trompez pas car nous sommes dans une \u00e9poque qui suscite dans son fonctionnement les extr\u00eames, jusqu&rsquo;\u00e0 faire croire \u00e0 des interf\u00e9rences myst\u00e9rieuses : plus les \u00e9v\u00e9nements sont colossaux, plus les causes originelles en apparaissent absolument d\u00e9risoires. Des cloportes de plus en plus d\u00e9risoires (2 centim\u00e8tres de long au mieux) ne cessent d&rsquo;accoucher d&rsquo;une n\u00e9cromasse gigantesque, \u00e0 la mesure de Ga\u00efa elle-m\u00eame&#8230;<\/em> [&#8230;]<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo;<em>Ce qui est remarquable \u00e9galement, qui fut signal\u00e9 plus haut et qui p\u00e8se sur nos capacit\u00e9s d&rsquo;appr\u00e9ciation des \u00e9v\u00e9nements, c&rsquo;est l&rsquo;extraordinaire contraste entre la d\u00e9rision ou la futilit\u00e9 de certains actes, comme ceux que nous d\u00e9crivons ici et l\u00e0, et l&rsquo;importance consid\u00e9rable, sinon colossale que peuvent faire sortir leurs effets. Il y a l\u00e0 un ph\u00e9nom\u00e8ne de d\u00e9multiplication op\u00e9rationnalis\u00e9 par la puissance des syst\u00e8mes du technologisme (pour les moyens de diffusion) et de la communication (pour le contenu de la chose diffus\u00e9e). Tout se passe comme si les moyens du Syst\u00e8me, ces deux sous-syst\u00e8mes, agissaient de fa\u00e7on \u00e0 rendre compte de la puissance des frustrations que manifestent ces \u00e9v\u00e9nements souvent d\u00e9risoires, <\/em>[frustrations] <em>qu&rsquo;on contient tout de m\u00eame en agissant mais qui sont exprim\u00e9es tout de m\u00eame par ces outils. L\u00e0 encore, surpuissance et autodestruction&#8230;<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Comment\u00e9es autrement, ou disons plus avant qu&rsquo;elles ne sont dans ces extraits, ces remarques signifient autre chose. Entre une cause d\u00e9risoire et totalement impuissante selon l&rsquo;entendement uniquement rationnel et ses effets \u00ab\u00a0consid\u00e9rables sinon colossaux\u00a0\u00bb, elles marquent justement une rupture rationnellement incompr\u00e9hensible entre une cause et son effet. Dans cette phrase, comme c&rsquo;est le plus souvent le cas dans notre propos courant, les r\u00e9f\u00e9rences \u00e0 la raison (\u00ab\u00a0rationnel\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0rationnellement\u00a0\u00bb) renvoient \u00e0 la raison bien entendu, mais la raison en son \u00e9tat actuel, subvertie par le Syst\u00e8me, ou \u00ab\u00a0raison-subvertie\u00a0\u00bb (voir le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-glossairedde-crisis_la_crise_de_la_raison_humaine_29_11_2014.html\">29 novembre 2014<\/a>). Il doit \u00eatre entendu que si la raison-subvertie se d\u00e9barrassait de la subversion du Syst\u00e8me, le caract\u00e8re d&rsquo;incompr\u00e9hensibilit\u00e9 des \u00e9v\u00e9nements de notre temps serait tr\u00e8s largement r\u00e9duit pour elle-m\u00eame, &ndash; et notamment, justement, par l&rsquo;acceptation par la raison ainsi lib\u00e9r\u00e9e de dimensions hors des bornes qu&rsquo;impose aujourd&rsquo;hui la raison-subvertie.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Dans les citations ci-dessus, la mention des syst\u00e8mes du technologisme et de la communication pour comprendre le d\u00e9veloppement du contraste de plus en plus incompr\u00e9hensible entre la d\u00e9rision des causes et la puissance colossale des effets ne concerne que les outils pour r\u00e9aliser le ph\u00e9nom\u00e8ne en question. Cela laisse dans le domaine de l&rsquo;incompr\u00e9hensibilit\u00e9 le caract\u00e8re d\u00e9risoire des causes, d\u00e8s lors que les \u00ab\u00a0effets colossaux\u00a0\u00bb sont des \u00e9v\u00e9nements r\u00e9els, qu&rsquo;ils ont leur coh\u00e9rence, leur coh\u00e9sion, leur logique (souvent d&rsquo;essence antiSyst\u00e8me pour ce qui nous importe et pour notre compte), et qu&rsquo;ils demandent ainsi une explication sp\u00e9cifique qui serait, elle, fondamentale.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>D&rsquo;autres formes d&rsquo;\u00e9v\u00e9nements t\u00e9moignent d&rsquo;une autre forme de difformit\u00e9 monstrueuse par grotesquerie de la v\u00e9rit\u00e9 du monde. Ils sont, eux, connect\u00e9s directement \u00e0 la pratique constante de la <em>narrative<\/em> devenue dans la crise ukrainienne <em>fantasy-narrative<\/em> que nous d\u00e9finissions ainsi le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-machiavel-le-fou_ou_machiavel-le-g_nie__01_09_2014.html\">1er septembre 2014<\/a> : &laquo;<em>&#8230;\u00a0\u00bbmonde parall\u00e8le\u00a0\u00bb du bloc BAO, perdu dans l&rsquo;\u00e9ther d&rsquo;un cosmos brillant d&rsquo;une infinit\u00e9 de bobards-phantasmes figurant autant de v\u00e9rit\u00e9s que d&rsquo;\u00e9toiles r\u00e9sultant d&rsquo;une construction \u00e0 la fois pathologique, lourdement moralisatrice et compl\u00e8tement du domaine litt\u00e9raire et hollywoodien de la \u00ab\u00a0fantasy\u00a0\u00bb. (\u00ab\u00a0La &lsquo;fantasy&rsquo; [terme issu de l&rsquo;anglais &lsquo;fantasy&rsquo; : &lsquo;imagination&rsquo; ; \u00e0 ne pas confondre avec la fantaisie musicale, ni avec le terme allemand &lsquo;phantasie&rsquo; qui d\u00e9signe le concept psychologique de fantasme], est un genre litt\u00e9raire pr\u00e9sentant un ou plusieurs \u00e9l\u00e9ments irrationnels qui rel\u00e8vent g\u00e9n\u00e9ralement d&rsquo;un aspect mythique et qui sont souvent incarn\u00e9s par l&rsquo;irruption ou l&rsquo;utilisation de la magie.\u00a0\u00bb A noter que nous serions partisans de parler de \u00ab\u00a0fantasy-phantasie\u00a0\u00bb en y ajoutant, nous, pour parfaire le concept, le terme allemand &lsquo;phantasie&rsquo; \u00ab\u00a0qui d\u00e9signe le concept psychologique de fantasme\u00a0\u00bb.<\/em>&raquo; (Outre le texte d\u00e9j\u00e0 cit\u00e9 qui d\u00e9taille la perception du bloc BAO du pr\u00e9sident russe Poutine, le texte du <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-la_stealth_invasion_ou_du_jsf_l_ukraine_02_09_2014.html\">2 septembre 2014<\/a> qui parle de la \u00ab\u00a0<em>stealth<\/em>-invasion\u00a0\u00bb russe de l&rsquo;Ukraine est de la m\u00eame cat\u00e9gorie de la <em>fantasy<\/em>-narrative, qui nous confronte avec une contre-v\u00e9rit\u00e9 de situation qui pourrait \u00eatre d\u00e9sign\u00e9e comme une \u00ab\u00a0<em>fantasy<\/em>\u00a0\u00bb de situation.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Plus proche de nous, le sommet du G20 de Brisbane pourrait \u00e9videmment \u00eatre class\u00e9 dans cette m\u00eame cat\u00e9gorie des \u00ab\u00a0\u00e9v\u00e9nements courants\u00a0\u00bb o&ugrave; se distingue la grotesquerie de la d\u00e9rision des causes par rapport \u00e0 l&rsquo;\u00e9normit\u00e9 des cons\u00e9quences, o&ugrave; la raison-subvertie est toute enti\u00e8re subjugu\u00e9e par la n\u00e9cessit\u00e9 de la <em>fantasy-narrative<\/em>. On sait que ce sommet marque peut-\u00eatre une rupture fondamentale (voir le <a class=\"gen\" href=\" http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notre_guerre_fait_rage_24_11_2014.html\">24 novembre 2014<\/a> avec la remarque de MK Bhadrakumar peut-\u00eatre confirm\u00e9e par le durcissement russe), alors que la cause \u00ab\u00a0op\u00e9rationnelle\u00a0\u00bb de ce d\u00e9veloppement se trouve dans un comportement (des repr\u00e9sentants du bloc BAO) qu&rsquo;on ne peut qualifier, si l&rsquo;on est indulgent, que d&rsquo;enfantin, du type bizutage (voir le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-la_le_on_du_g20_et_le_jeu_de_la_russie_17_11_2014.html\">17 novembre 2014<\/a>) : &laquo;<em>Tous les sommets et rencontres des processus internationaux et transnationaux dans lesquels le bloc BAO est partie prenante, et o&ugrave; le bloc BAO parvient, soit par le nombre, soit par la pr\u00e9s\u00e9ance de l&rsquo;organisation (si un membre du bloc est organisateur de la rencontre), \u00e0 ma&icirc;triser et \u00e0 orienter la communication, devient automatiquement un th\u00e9\u00e2tre de communication dont le seul but est d&rsquo;accr\u00e9diter la narrative du bloc BAO. Les arguments sont d&rsquo;une nullit\u00e9 consternante, les attitudes dignes de l&rsquo;agitation de jeunes \u00e9l\u00e8ves dans une cour de r\u00e9cr\u00e9ation d&rsquo;\u00e9cole primaire, lorsque se font les rassemblements conformistes o&ugrave; chacun veut briller plus que l&rsquo;autre en rajoutant sur la sottise originelle.<\/em>&raquo;. On peut \u00e9largir cette r\u00e9f\u00e9rence au cas \u00ab\u00a0cause d\u00e9risoire-effet colossal\u00a0\u00bb avec notre hypoth\u00e8se selon laquelle ce comportement de la bande du bloc BAO, grotesque et jug\u00e9 par la Chine humiliant pour Poutine et la Russie, pourrait avoir pr\u00e9cipit\u00e9 la \u00ab\u00a0reconnaissance\u00a0\u00bb quasi-officielle du rattachement de la Crim\u00e9e \u00e0 la Russie (voir le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-la_chine_change_brisbane_contre_la_crim_e_26_11_2014.html\">26 novembre 2014<\/a>).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Ainsi est-on conduit \u00e0 l&rsquo;hypoth\u00e8se que derri\u00e8res les causes d\u00e9risoires, qui deviennent des causes apparentes, derri\u00e8re les constructions fantasmagoriques de la <em>fantasy-narrative<\/em>, derri\u00e8re tout cet arsenal de d\u00e9formation syst\u00e9matique et affich\u00e9e comme telle, existent des forces qui d\u00e9terminent une v\u00e9ritable cause fondamentale restant dissimul\u00e9e, assez puissante pour \u00eatre comptable des colossaux effets provoqu\u00e9s, c&rsquo;est-\u00e0-dire de v\u00e9ritables \u00e9v\u00e9nements fondamentaux qui sont comptables de ce qu&rsquo;il y a de v\u00e9ridique dans les d\u00e9formations grotesques qu&rsquo;on nous propose. L&rsquo;appel \u00e0 la m\u00e9tahistoire est alors justifi\u00e9 pour tenter de donner une compr\u00e9hension qui \u00e9claire le ph\u00e9nom\u00e8ne et rend, sinon imm\u00e9diatement compr\u00e9hensible, dans tous les cas concevable intellectuellement qu&rsquo;il y ait effectivement un rapport de cause \u00e0 effet entre telle cause (apparente et d\u00e9risoire) et tel effet (colossal), alors que la seule raison-subvertie rend incompr\u00e9hensible ce rapport ; et cette concevabilit\u00e9 due \u00e0 l&rsquo;appel \u00e0 la m\u00e9tahistoire ouvrant alors n\u00e9cessairement la voie \u00e0 la compr\u00e9hensibilit\u00e9 de la situation. (Concernant Brisbane, une tentative dans ce sens, de notre part, a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9 avec le texte du <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-iago_l_impromptu_de_brisbane_18_11_2014.html\">18 novembre 2014<\/a>, \u00e0 partir de cette remarque de MK Bhadrakumar dont on sait qu&rsquo;il n&rsquo;est certes pas adepte de cette sorte d&rsquo;explication : &laquo;<em>Le fait est que, pour employer l&rsquo;expression d&rsquo;Obama \u00e0 propos de l'\u00a0\u00bb&Eacute;tat Islamique\u00a0\u00bb, la Russie a rencontr\u00e9 le \u00ab\u00a0Mal incarn\u00e9\u00a0\u00bb dans le chef du comportement des USA (du pr\u00e9sident des USA). Ce qui fut mis en \u00e9vidence \u00e0 Brisbane est un comportement mal\u00e9fique de la sorte qui n&rsquo;a pas d&rsquo;explication (rationnelle), &ndash; \u00e0 l&rsquo;image du Iago de l'\u00a0\u00bbOthello\u00a0\u00bb de William Shakespeare\u00a0\u00bb<\/em>&raquo;)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Ainsi, l&rsquo;appel \u00e0 la m\u00e9tahistoire n&rsquo;est pas une vanit\u00e9 intellectuelle, un d\u00e9sir puriste d&rsquo;\u00e9carter l&rsquo;\u00e9nigme \u00ab\u00a0incompr\u00e9hensibilit\u00e9-compr\u00e9hensibilit\u00e9\u00a0\u00bb, ni <strong>\u00e9galement<\/strong>, &ndash; et c&rsquo;est un dernier point capital, &ndash; une tentative d&rsquo;introduire un \u00e9l\u00e9ment spirituel dans le sens religieux dans l&rsquo;observation. Ce dernier point-l\u00e0 est effectivement essentiel : lorsque nous parlons de m\u00e9tahistoire selon une identification qui refuse d\u00e9cisivement les d\u00e9finitions enfermant ce concept dans les bornes contraignantes et r\u00e9ductrices des \u00ab\u00a0sciences historiques\u00a0\u00bb, nous ne parlons en aucune fa\u00e7on de spiritualit\u00e9 selon une r\u00e9f\u00e9rence oblig\u00e9e \u00e0 une religion. Ce choix est chez nous \u00e0 la fois m\u00e9thodologique et fondamental, parce que nous entendons suivre une r\u00e9flexion purement intellectuelle, &ndash; c&rsquo;est-\u00e0-dire un choix compl\u00e8tement structurel de notre pens\u00e9e, que nous devons ou devrions faire m\u00eame si \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de cela nous faisons ou avions fait un choix religieux. (Des raisons op\u00e9rationnelles confortent ce choix de rester hors du champ religieux. Certains peuvent juger que les religions principales \u00e9tant monoth\u00e9istes, elles sont intellectuellement totalitaires. Si l&rsquo;on consid\u00e8re l&rsquo;\u00e9tat de d\u00e9cadence et de durcissement par rapport aux \u00e9v\u00e9nements de ces religions, et la forme de leurs poids politiques par cons\u00e9quent, c&rsquo;est courir le risque de troquer, pour sa propre r\u00e9flexion, d&rsquo;autres bornes intellectuelles \u00e0 la place de celles que nous impose la raison-subvertie.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Nous parlons d&rsquo;une spiritualit\u00e9 selon une conception rationnelle de la chose, mais d&rsquo;une rationalit\u00e9 sans rapport avec celle qui r\u00e8gne aujourd&rsquo;hui, d&rsquo;une raison-subvertie selon les appr\u00e9ciations de la r\u00e9f\u00e9rence d\u00e9j\u00e0 faite, renvoyant \u00e0 la modernit\u00e9 avec des bornes interdisant la rationalit\u00e9 v\u00e9ridique, une rationalit\u00e9 qui prendrait en compte la spiritualit\u00e9 hors des entraves et <em>diktat<\/em> divers, en rapport ou non avec les religions, qui ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9s sous le r\u00e8gne de la modernit\u00e9. Autrement dit, plac\u00e9s devant une \u00e9nigme d&rsquo;un type nouveau que constitue selon nous l&rsquo;\u00e9volution politique de notre \u00e9poque r\u00e9volutionnaire dans sa forme, dans son acc\u00e9l\u00e9ration historique, dans sa contraction temporelle, dans sa rupture apparente causes-effets, nous cherchons des instruments nouveaux pour tenter de percer cette \u00e9nigme. Selon les instruments intellectuels disponibles, selon les normes terroristes et totalitaires de la modernit\u00e9, l&rsquo;\u00e9nigme reste totalement dans sa forme \u00e9nigmatique. Nous ne pouvons nous en tenir l\u00e0, et la tangente intellectuelle orient\u00e9e vers la hauteur de la conception, vers une vertu intellectuelle plus grande, est un acte qui a autant sa n\u00e9cessit\u00e9 que sa noblesse.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>On conclura par cons\u00e9quent sur ce point que notre d\u00e9marche n&rsquo;a aucun rapport, ni avec la dimension religieuse, ni avec la dimension id\u00e9ologique, ni avec la dimension philosophique ou th\u00e9ologique con\u00e7ue comme un engagement. Les lecteurs peuvent en juger diff\u00e9remment en fonction de nos \u00e9crits selon une hypoth\u00e8se \u00e0 titre priv\u00e9, &ndash; bien que nous affirmions que cela ne soit pas le cas, &ndash; mais ils ne peuvent l&rsquo;affirmer en fonction de nos \u00e9crits qui prennent toutes les pr\u00e9cautions pour bien fixer les choses \u00e0 cet \u00e9gard. Qu&rsquo;il nous suffise de citer ceci, reprenant un extrait d&rsquo;un passage de <em>La Gr\u00e2ce de l&rsquo;Histoire<\/em> du prochain second tome cit\u00e9 dans le <em>Glossaire.dde<\/em> (avec divers soulign\u00e9s en gras rajout\u00e9s, dont l&rsquo;un qui a \u00e9t\u00e9 relev\u00e9 par un lecteur), pour fixer <strong>d\u00e9finitivement<\/strong> qu&rsquo;il s&rsquo;agit de notre part d&rsquo;<strong>une m\u00e9thode, d&rsquo;un exercice intellectuel<\/strong> qui n&rsquo;implique aucun engagement dans les vulgaires et si basses querelles terrestres, du parti des salonards aux affrontements de chapelles du <em>politically correct<\/em> ; voici effectivement notre \u00ab\u00a0mode d&#8217;emploi\u00a0\u00bb \u00e0 ce propos, &ndash; avec, pour ceux qui rechignent, cette exhortation, en langage commun (tant le nom de \u00ab\u00a0Dieu\u00a0\u00bb, pour figurer le concept indicible et inconnaissable dont il est question, est totalement galvaud\u00e9, bas, commun, etc., donc sans r\u00e9elle capacit\u00e9 de repr\u00e9sentation inspiratrice pour la pens\u00e9e) : \u00ab\u00a0Allez-y, faites-nous donc la preuve de la non-existence de Dieu, directement, sans approximation ni parabole douteuse, rationnellement comme c&rsquo;est votre devoir de faire dans un tel d\u00e9bat\u00a0\u00bb&#8230;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo;&#8230;[I]<em>l s&rsquo;agit de penser<\/em> [ &#8230;] <strong><em>comme si<\/em><\/strong> la divine origine [de l&rsquo;univers] <em>constituait une v\u00e9rit\u00e9 acquise et admise<\/em> <strong><em>sans \u00e9nervement de l&rsquo;esprit<\/em><\/strong><em>, pour notre fa\u00e7on de penser, pour mieux embrasser ce qu&rsquo;il nous importe de d\u00e9crire. Si cette latitude ne nous est pas<\/em> <strong><em>imp\u00e9rativement<\/em><\/strong> <em>accord\u00e9e, \u00e0 quoi sert de juger ? Comment juger avec la l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 c\u00e9leste qui convient, avec aux pieds les boulets que nous nous sommes attach\u00e9s ? Comment prendre son envol ? A cause d&rsquo;une telle restriction, l&rsquo;esprit de la chose, le langage m\u00eame, interdisent un jugement \u00e9quitable en rendant par avance le verdict&hellip; Il nous semble, enfin, que nous n&rsquo;avons, somme toute, aucune raison de moins pr\u00e9senter cela comme une \u00e9vidence, que le contraire ; en d&rsquo;autres termes,<\/em> <strong><em>il nous para&icirc;t moins \u00e9vident et imp\u00e9ratif de faire ce qu&rsquo;on nomme audacieusement quoique dans une langue courante et suspecte d&rsquo;approximation \u00ab\u00a0la preuve de l&rsquo;existence de Dieu\u00a0\u00bb, que de faire la preuve de la non-existence de Dieu.<\/em><\/strong>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><h3 class=\"subtitleset_b.deepblue\" style=\"color:#0f3955;font-size:1.65em;font-variant:small-caps;\">L&rsquo;insondable v\u00e9rit\u00e9 du langage<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>Passons \u00e0 une autre partie du commentaire, qui concerne l&rsquo;exercice intellectuel qu&rsquo;impliquent notamment, et principalement pour notre propos, ces textes du <em>Glossaire.dde<\/em>. Cette seconde partie pourrait para&icirc;tre surprenante puisque, \u00e0 une question de fond qui constitue d&rsquo;habitude la fonction m\u00eame du commentaire (y compris le commentaire m\u00e9tahistorique puisque la m\u00e9tahistoire est pour nous consid\u00e9r\u00e9e dans ces <strong>liens directs<\/strong> avec les \u00ab\u00a0\u00e9v\u00e9nements en cours\u00a0\u00bb), succ\u00e8de une question de forme. Nous voulons parler ici de notre langage\/de notre \u00e9crit, de la fa\u00e7on, du \u00ab\u00a0style\u00a0\u00bb qui marquent en g\u00e9n\u00e9ral les textes de <em>dedefensa.org<\/em>, &ndash; et certainement, plus qu&rsquo;aucune autres cat\u00e9gorie, les textes du <em>Glossaire.dde<\/em> qui sont l&rsquo;extr\u00eame (ou la pl\u00e9nitude) de la fa\u00e7on\/du \u00ab\u00a0style\u00a0\u00bb&#8230; On verra pourtant, &ndash; c&rsquo;est dans tous les cas l&rsquo;essentiel de notre propos, &ndash; que cette question de forme d\u00e9bouche sans la moindre incertitude sur une question de fond ; nous jugerions m\u00eame que cette question de fond est fondamentale&#8230;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Nous imaginons ais\u00e9ment le d\u00e9sarroi ou l&rsquo;irritation d&rsquo;un certain nombre de lecteurs devant la sorte de texte dans laquelle s&rsquo;inscrit le <em>Glossaire.dde<\/em> sur la m\u00e9tahistoire, &ndash; puisque c&rsquo;est \u00e0 propos de ce texte et de son prolongement-Vid\u00e9o que ce d\u00e9veloppement est conduit ici. (Cette remarque vaut surtout pour la plupart des textes du <em>Glossaire.dde<\/em>, pour <em>La Gr\u00e2ce de l&rsquo;Histoire<\/em> en g\u00e9n\u00e9ral, pour certains textes de <em>dedefensa.org<\/em>, etc.) Leur complexit\u00e9, leur longueur, l&rsquo;attention que requiert leur compr\u00e9hension n\u00e9cessitant souvent pour y parvenir plusieurs lectures, des relectures particuli\u00e8res de certains passages, etc., sont des constats d\u00a0\u00bb\u00e9vidence. Nous en avons parfaitement conscience. Nous connaissons les m\u00eames affres parce que nous sommes soumis \u00e0 cette m\u00eame contrainte. Il s&rsquo;agit de textes que nous \u00e9crivons en plus d&rsquo;une fois, que nous relisons et relisons, dont nous nous acharnons avec une grande difficult\u00e9 \u00e0 retrouver la signification \u00e0 chaque phrase, soumis que nous sommes \u00e0 nous transmuter r\u00e9guli\u00e8rement d&rsquo;\u00e9crivain de la chose en lecteur de la chose alternativement.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>On retrouve l\u00e0 notre croyance profonde, notre croyance intellectuelle et spirituelle \u00e0 la fois, que le langage, l&rsquo;\u00e9crit, constituent dans leur acceptation la plus haute un domaine sans aucun doute transcendantal. D\u00e8s lors qu&rsquo;ils sont anim\u00e9s d&rsquo;une grande ambition, langage et \u00e9crit sont le produit bien autant sinon plus d&rsquo;une intuition ext\u00e9rieure que de l&rsquo;esprit de l&rsquo;\u00e9crivain ; par cons\u00e9quent, l&rsquo;\u00e9crivain lui-m\u00eame doit <strong>comprendre<\/strong> pr\u00e9cis\u00e9ment ce qu&rsquo;il a \u00e9crit une fois qu&rsquo;il l&rsquo;a \u00e9crit, avec la t\u00e2che <strong>\u00e9puisante<\/strong> de travailler chaque phrase en tentant d&rsquo;approcher le point de compromis rapprochant le plus possible la clart\u00e9 de la phrase de la complexit\u00e9 imp\u00e9rative de ce que cette phrase pr\u00e9tend d\u00e9crire. C&rsquo;est un constat qui renvoie \u00e0 la th\u00e8se des \u00ab\u00a0Logocrates\u00a0\u00bb sur une \u00ab\u00a0linguistique transcendantale\u00a0\u00bb, expos\u00e9e notamment par George Steiner (voir <em>Les Logocrates<\/em>, L&rsquo;Herne, 2003, chapitre reproduisant une conf\u00e9rence donn\u00e9e par Steiner \u00e0 Bruxelles en 1982) ; Steiner cite notamment \u00e0 l&rsquo;appui de cette th\u00e8se, comme des logocrates fondamentaux, H\u00f6lderlin, Joseph de Maistre, Heidegger, Boutang. L&rsquo;essentiel de son propos concerne l&rsquo;origine du langage, qui reste selon lui un probl\u00e8me non r\u00e9solu (il pr\u00e9cise : &laquo;<em>Il est int\u00e9ressant de rappeler que Thomas Huxley, vers la fin de sa carri\u00e8re, en arriva \u00e0 la conclusion que le darwinisme n&rsquo;avait offert aucune explication plausible des origines du ph\u00e9nom\u00e8ne du langage.<\/em>&raquo;)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Steiner distingue deux aspects chez les logocrates : les \u00ab\u00a0fonctionnalistes\u00a0\u00bb et les \u00ab\u00a0logocrates\u00a0\u00bb purs. Les premiers supposent &laquo;<em>au discours humain une origine divine et une qualit\u00e9 transcendante. Mais il voit l&rsquo;homme comme un ma&icirc;tre et utilisateur du langage \u00e0 des fins naturelles&#8230;<\/em>&raquo; Le point de vue \u00ab\u00a0logocratique\u00a0\u00bb est pr\u00e9sent\u00e9 comme &laquo;<em>beaucoup plus rare et, presque par d\u00e9finition, \u00e9sot\u00e9rique. Il radicalise le postulat de la source divine, du myst\u00e8re de l'\u00a0\u00bbincipit\u00a0\u00bb, dans le langage de l&rsquo;homme. Il parle de l&rsquo;affirmation selon laquelle le \u00ab\u00a0logos\u00a0\u00bb pr\u00e9c\u00e8de l&rsquo;homme, que l&rsquo;usage qu&rsquo;il fait de ses pouvoirs numineux est toujours, dans une certaine mesure, une usurpation. Dans cette optique, l&rsquo;homme n&rsquo;est pas le ma&icirc;tre de la parole, mais son serviteur. Il n&rsquo;est pas le propri\u00e9taire de la \u00ab\u00a0maison du langage\u00a0\u00bb (\u00ab\u00a0die Behausung der Sprache\u00a0\u00bb) mais un h\u00f4te mal \u00e0 l&rsquo;aise, voire un intrus. Les formes d&rsquo;expression les plus dens\u00e9ment charg\u00e9es, celles de la po\u00e9sie, du discours m\u00e9taphysique et religieux, r\u00e9sulteraient non pas du gouvernement du langage mais d&rsquo;une servitude privil\u00e9gi\u00e9e, de la capacit\u00e9 rare qu&rsquo;a le rhapsode, le penseur ou le visionnaire d'\u00a0\u00bbentendre ce que lui dit le langage\u00a0\u00bb&#8230;<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Ces observations qui situent pour nous l&rsquo;importance extraordinaire du langage, &ndash; et, pour notre compte, de <strong>la forme du langage<\/strong>, d&rsquo;ailleurs variable m\u00eame chez le m\u00eame \u00eatre, qui signale dans les moments les plus intenses, une origine transcendantale, &ndash; ces observations doivent \u00eatre compl\u00e9t\u00e9es par la remarque que ce qui est \u00e9crit ici ne constitue \u00e9videmment pas une d\u00e9fense contre des critiques qui auraient \u00e9t\u00e9 faites (ce qui n&rsquo;est pas le cas) contre la forme de langage et d&rsquo;\u00e9crit que nous utilisons nous-m\u00eames, particuli\u00e8rement pour cet extr\u00eame dont nous parlons, dans le <em>Glossaire.dde<\/em>. Il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;une plaidoirie, ni d&rsquo;une pol\u00e9mique. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une pr\u00e9sentation de l&rsquo;importance que nous accordons \u00e0 la forme du langage (aussi bien improprement nomm\u00e9 \u00ab\u00a0style\u00a0\u00bb) que nous tentons d&#8217;employer (ou employons naturellement et irr\u00e9sistiblement c&rsquo;est selon), qui ne doit pas \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme un simple instrument, ou \u00e9ventuellement un ornement, mais comme un des <strong>composants essentiels<\/strong> des r\u00e9flexions que nous tentons de d\u00e9velopper, selon une m\u00e9thodologie qui pr\u00e9tend d\u00e9passer les \u00e9v\u00e9nements du temps courant en les d\u00e9crivant d&rsquo;une certaine fa\u00e7on, pour retrouver les grandes forces qui les traversent, les animent et les transmuent. C&rsquo;est effectivement notre conviction que la forme du langage\/de l&rsquo;\u00e9crit porte en soi des vertus ou des vices intellectuels et spirituels, qu&rsquo;elle ouvre, &ndash; ou qu&rsquo;elle laisse ferm\u00e9es en les ignorant, &ndash; des portes sur des r\u00e9flexions d&rsquo;une importance consid\u00e9rable &#8230;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Pour nous, il y a au moins trois arguments fondamentaux sur cette question du langage et de sa forme (notre \u00ab\u00a0langage complexe\u00a0\u00bb, \u00e9ventuellement), non seulement pour le justifier mais encore pour le rendre absolument n\u00e9cessaire &#8230; Dans ce m\u00eame esprit, nous d\u00e9veloppons une condamnation du langage\/\u00e9crit <strong>typique de la modernit\u00e9<\/strong>, qui contient une tendance formelle \u00e0 la d\u00e9structuration et \u00e0 la dissolution des choses essentielles. L&rsquo;\u00e9trange Voltaire, &ndash; esprit \u00f4 combien brillant g\u00e2ch\u00e9 selon nous par un caract\u00e8re extr\u00eamement suspect et sa vuln\u00e9rabilit\u00e9 complice au persiflage, &ndash; Voltaire, qu&rsquo;on peut consid\u00e9rer comme l&rsquo;inspirateur du langage\/\u00e9crit moderniste (bien s&ucirc;r, lui-m\u00eame ayant <strong>encore<\/strong> un talent incomparable par rapport aux t\u00e2cherons courants de la postmodernit\u00e9), nous avait peut-\u00eatre livr\u00e9 le secret de la d\u00e9construction moderniste du langage\/de l&rsquo;\u00e9crit dans une remarque qui r\u00e9sonne du ricanement persifleur du grand \u00e9crivain. C&rsquo;est Sainte-Beuve qui la rapporte dans ses <em>Lundis<\/em>, extrayant un propos d&rsquo;une lettre que Voltaire \u00e9crivit le 30 juin 1737 \u00e0 un nomm\u00e9 Pitot (avec le soulign\u00e9 en gras de notre fait) : &laquo;<em>Vous trouvez que je m&rsquo;explique assez clairement: je suis comme les petits ruisseaux, ils sont transparents parce qu&rsquo;ils sont<\/em> <strong><em>peu profonds<\/em><\/strong>.&raquo; (Et Sainte-Beuve de commenter, mi-figue mi-raisin : &laquo;<em>Il disait cela en riant ; on se dit ainsi \u00e0 soi m\u00eame bien des demi-v\u00e9rit\u00e9s.<\/em>&raquo;)&#8230; On pourrait ajouter dans une veine assez similaire mais <em>a contrario<\/em>, extrait du dernier livre avant sa mort de Vladimir Volkoff (<em>La d\u00e9sinformation vue de l&rsquo;Est<\/em>, 2005), cette citation que fait l&rsquo;auteur du sociologue russe Kara Morza : &laquo;<em>Quand l&rsquo;homme lisait un manuscrit au Moyen &Acirc;ge (d&rsquo;ordinaire collectivement, \u00e0 haute voix et en chantant), ce n&rsquo;\u00e9tait pas un dialogue : l&rsquo;homme, comme un p\u00e8lerin, suivait le texte en direction de la v\u00e9rit\u00e9 qui y \u00e9tait cach\u00e9e.<\/em> [&hellip;] <em>Le texte \u00e9tait un labyrinthe, presque une ic\u00f4ne.<\/em> [&hellip;] <em>On ne pouvait le discuter, on ne pouvait que le commenter&#8230;<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Nous passons maintenant aux arguments vis-\u00e0-vis de \u00ab\u00a0cette question du langage et de sa forme\u00a0\u00bb, annonc\u00e9s plus haut :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&bull; D&rsquo;une fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale (sans nous en tenir au langage mais en l&rsquo;y incluant), il s&rsquo;agit, dans notre bataille antiSyst\u00e8me \u00e9vidente et imp\u00e9rative, de lutter contre un n\u00e9o-obscurantisme, qui est celui qui a pris toute son extension jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;im-monde de la compl\u00e8te inversion dans la modernit\u00e9 aux abois, pour tenter de la sauver de son in\u00e9luctable effondrement ; ce n\u00e9o-obscurantisme s&rsquo;exprime d\u00e9sormais absolument dans le postmodernisme. L&rsquo;acte principal de la postmodernit\u00e9 est d&rsquo;imposer \u00e0 la situation g\u00e9n\u00e9rale du monde une immense glaciation de la pens\u00e9e et, plus pr\u00e9cis\u00e9ment, de toute perspective autonome de la pens\u00e9e qui, seule, permet un d\u00e9veloppement critique. Cela implique l&rsquo;abandon des perspectives pass\u00e9es et futures sous un appareil de conformismes fig\u00e9s et verrouill\u00e9s dans des normes intangibles, pour nous retrouver dans ce que Douglas Rushkoff a nomm\u00e9 le <em>big Now<\/em>, le \u00ab\u00a0pr\u00e9sent \u00e9ternel\u00a0\u00bb (voir le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-du_big_now_l_l_ternel_pr_sent__29_01_2014.html\">29 janvier 2014<\/a>). C&rsquo;est l&rsquo;op\u00e9rationnalisation du mythe faussaire, du mythe-artefact de d\u00e9tournement de \u00ab\u00a0la fin de l&rsquo;Histoire\u00a0\u00bb, ou l'\u00a0\u00bbhistoire-tout-court\u00a0\u00bb qui implique une situation r\u00e9duite \u00e0 son pr\u00e9sent et d\u00e9finie par \u00ab\u00a0la fin du Progr\u00e8s\u00a0\u00bb, &ndash; plut\u00f4t que \u00ab\u00a0l&rsquo;\u00e9chec du Progr\u00e8s\u00a0\u00bb. Le Progr\u00e8s est enfin enti\u00e8rement r\u00e9alis\u00e9, dans le fait litt\u00e9ralement de geler la situation \u00e0 son absence de r\u00e9elle perspective future permettant \u00e0 la libert\u00e9 et \u00e0 la hauteur du jugement de s&rsquo;exprimer, donc \u00e0 l&rsquo;absence de l&rsquo;avenir, et \u00e0 un complet simulacre, ou imposture du pass\u00e9, r\u00e9duit au balbutiement d&rsquo;une \u00ab\u00a0m\u00e9moire\u00a0\u00bb charg\u00e9e des seules consignes de la r\u00e9\u00e9criture-Syst\u00e8me des \u00e9v\u00e9nements historiques selon les seules exigences du \u00ab\u00a0pr\u00e9sent \u00e9ternel\u00a0\u00bb, donc \u00e0 l&rsquo;absence du pass\u00e9. Ce gel de l&rsquo;avenir et du pass\u00e9 \u00e0 des st\u00e9r\u00e9otypes pr\u00e9sents \u00e9tant fixe, il est proclam\u00e9 que cette glaciation constitue la \u00ab\u00a0fin de l&rsquo;Histoire\u00a0\u00bb. Cette \u00ab\u00a0fin de l&rsquo;Histoire\u00a0\u00bb r\u00e9duit l&rsquo;histoire \u00e0 cette \u00ab\u00a0histoire-tout-court\u00a0\u00bb dont il est question dans notre <em>Glossaire.dde<\/em> sur la m\u00e9tahistoire ; c&rsquo;est-\u00e0-dire un cercle \u00e9videmment ferm\u00e9 de la modernit\u00e9 r\u00e9duite \u00e0 sa situation pr\u00e9sente, qui doit \u00eatre accept\u00e9 comme la Fin de Tout par l&rsquo;Accomplissement du Tout.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&bull; Bien entendu, les \u00e9v\u00e9nements catastrophiques en cours tendent \u00e0 r\u00e9duire en poussi\u00e8res, \u00e0 dissoudre, \u00e0 \u00ab\u00a0entropiser\u00a0\u00bb litt\u00e9ralement cette tentative \u00e0 la fois monstrueuse et d\u00e9risoire, et im-monde elle aussi. Dans ce contexte, la communication, sous la forme du langage et de l&rsquo;\u00e9crit pour ce qui nous concerne, constitue une v\u00e9ritable arme de combat, peut-\u00eatre la <strong>seule arme de combat<\/strong> r\u00e9ellement efficace &#8230; Les textes modernes et postmodernes sont extr\u00eamement complexes sinon herm\u00e9tiques sur les d\u00e9tails et les th\u00e9ories parcellaires d\u00e9velopp\u00e9es, selon une approche absolument acquise \u00e0 un r\u00e9ductionnisme dont le <strong>but fondamental<\/strong> est d&rsquo;interdire une image g\u00e9n\u00e9rale de la v\u00e9rit\u00e9 de la situation. Lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit de l&rsquo;essentiel, de cette image g\u00e9n\u00e9rale de la v\u00e9rit\u00e9 de la situation, le style devient \u00e0 peine allusif et plut\u00f4t franchement \u00e9lusif, r\u00e9duit sous pr\u00e9texte de pseudo-\u00ab\u00a0nervosit\u00e9\u00a0\u00bb de l&rsquo;\u00e9crit au rythme de la communication t\u00e9l\u00e9graphique ; il donne, par sa forme, la perception de l&rsquo;absence de substance de ce qu&rsquo;il pr\u00e9tend d\u00e9crire (la situation g\u00e9n\u00e9rale, \u00e9videmment catastrophique) ; il permet d&rsquo;\u00e9luder l&rsquo;\u00e9vidence de la dissolution de la situation g\u00e9n\u00e9rale, de la r\u00e9duction de son essence \u00e0 une fatalit\u00e9 de l&rsquo;entropisation. Il importe absolument d&rsquo;opposer \u00e0 cette d\u00e9marche du langage compl\u00e8tement subversive, un langage qui \u00e9carte l&rsquo;accessoire de la complexit\u00e9 dilatoire au nom de l&rsquo;inconnaissance, pour en revenir constamment au sujet central et rendre compte alors, dans sa propre diversit\u00e9, dans sa puissance, dans sa complexit\u00e9, <strong>dans son souffle<\/strong> en un mot, de la situation g\u00e9n\u00e9rale catastrophique o&ugrave; nous nous trouvons. La forme, le \u00ab\u00a0style\u00a0\u00bb, doivent n\u00e9cessairement et imp\u00e9rativement rendre compte de cela.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&bull; Il s&rsquo;agit, dans le chef de la postmodernit\u00e9 comme plus r\u00e9cent et sans doute dernier avatar pseudo-philosophique du Syst\u00e8me, de \u00ab\u00a0donner \u00e0 &lsquo;penser'\u00a0\u00bb (ou plut\u00f4t \u00ab\u00a0de donner \u00e0 ne pas penser\u00a0\u00bb) et \u00e0 inconsciemment accepter la sensation d&rsquo;un monde devenu extr\u00eamement complexe dans ses d\u00e9tails, et par cons\u00e9quent caract\u00e9ris\u00e9e par une incompr\u00e9hensibilit\u00e9 n\u00e9cessairement vertueuse, &ndash; l&rsquo;incompr\u00e9hensibilit\u00e9, pour le pseudo-profane, des grandes complexit\u00e9s des situations de d\u00e9tails qui devraient, selon le m\u00eame r\u00e9cit, donner un Tout parfaitement accompli et parfaitement vertueux lui-m\u00eame. Nous devons comprendre que cette complexit\u00e9 et cette incompr\u00e9hensibilit\u00e9, m\u00eame si elles existent en effet, sont utilis\u00e9es comme des ruses par la d\u00e9structuration qu&rsquo;elles imposent, figurant une v\u00e9rit\u00e9 conjoncturelle d\u00e9structur\u00e9e soi-disant pour le bien de sa compr\u00e9hension, en v\u00e9rit\u00e9 pour obscurcir d\u00e9cisivement la v\u00e9rit\u00e9 structurelle de la situation g\u00e9n\u00e9rale (le conjoncturel contre le structurel, l&rsquo;accident de la substance d\u00e9voy\u00e9e contre l&rsquo;essence de la substance v\u00e9ridique). Ces ruses sont d\u00e9velopp\u00e9es par le Syst\u00e8me pour dissimuler sa profonde subversion et sa strat\u00e9gie de dissolution et d&rsquo;entropisation, et utilis\u00e9es dans son langage d\u00e9velopp\u00e9 comme on l&rsquo;a vu plus haut. \u00ab\u00a0Dans sa propre diversit\u00e9, dans sa puissance, dans sa complexit\u00e9, <strong>dans son souffle<\/strong> en un mot\u00a0\u00bb, notre langage, lui, entend retrouver et rendre compte d&rsquo;une fa\u00e7on critique de la complexit\u00e9 et de l&rsquo;incompr\u00e9hensibilit\u00e9 du monde tel qu&rsquo;il est observ\u00e9 si l&rsquo;on s&rsquo;en tient \u00e0 la raison-subvertie, et susciter des interrogations fondamentales sur les causes de cette complexit\u00e9. Par le fait m\u00eame de cette interrogation sans r\u00e9ponse satisfaisante de la raison-subverie, nous sommes invit\u00e9s \u00e0 solliciter d&rsquo;autres instruments, dont principalement les instruments m\u00e9tahistoriques d\u00e9crits plus haut, et cet exercice constant finit par r\u00e9habiliter la raison qui participe \u00e0 son \u00e9laboration. Ce langage constitue une fa\u00e7on de soigner la raison, une <strong>th\u00e9rapie triomphante<\/strong> de la raison-subvertie, qui <strong>extrait la subversion hors de la raison<\/strong>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Toutes ces interventions sont faites pour donner \u00e0 ceux qui suivent les textes auxquels nous faisons allusion des outils leur permettant de construire ou de renforcer constamment un sous-bassement, une poutre-ma&icirc;tresse de la pens\u00e9e de leurs esprits, qui permettent parall\u00e8lement de mieux comprendre les \u00ab\u00a0\u00e9v\u00e9nements de l&rsquo;actuel\u00a0\u00bb quotidien, les avatars triviaux de l&rsquo;actualit\u00e9, etc., de leur donner sens et coh\u00e9rence, de distinguer leur r\u00e9elle signification et leur essence dissimul\u00e9e, &ndash; ou plus justement dit, leur contre-essence dissimul\u00e9e, destin\u00e9e \u00e0 d\u00e9truire l&rsquo;essence r\u00e9elle du monde jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;entropisation. C&rsquo;est une fa\u00e7on, et peut-\u00eatre la seule efficace avec ces prolongements dans le commentaire ainsi arm\u00e9 des \u00e9v\u00e9nements du temps pr\u00e9sent, de lutter contre le <em>Big Now<\/em>, l'\u00a0\u00bb\u00e9ternel pr\u00e9sent\u00a0\u00bb, cette transcription op\u00e9rationnelle de l&rsquo;agression fondamentale de la modernit\u00e9 dans sa phase ultime de postmodernit\u00e9 (avec ses multiples composants dont nous parlons et que nous d\u00e9taillons jour apr\u00e8s jour, le couple virtualisme\/<em>narrative<\/em>, l'\u00a0\u00bb<a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-la_raison_devenue_idiote_utile_de_l_affectivit__11_06_2012.html\">affectivisme<\/a>\u00ab\u00a0, etc.)&#8230; L&rsquo;\u00e9ternel pr\u00e9sent est une strat\u00e9gie intellectuelle op\u00e9rationnalis\u00e9e effectivement en marche, comme on peut le voir avec la glaciation des crises, la reprise <em>ad nauseam<\/em> de la Guerre contre la Terreur, la Guerre froide 2.0 et son antirussisme en mobilisation hyst\u00e9rique permanente, etc., toutes choses qui constituent dans leur intentionnalit\u00e9 profonde une volont\u00e9 absolue de faire du sur-place, fondement de la postmodernit\u00e9 en d\u00e9roulement et en enroulement sans fin en boucle, <em>Full Circle<\/em>, du constant r\u00e9cit de la subversion. C&rsquo;est contre cette situation qu&rsquo;il importe de livrer bataille, ce qui n&rsquo;est possible qu&rsquo;avec la r\u00e9f\u00e9rence m\u00e9taphysique, d\u00e9passant l&#8217;emprisonnement que la raison-subvertie que le Syst\u00e8me a enfant\u00e9e nous impose, pour retrouver la raison lib\u00e9r\u00e9e et gu\u00e9rie, et avec le langage qu&rsquo;implique cette r\u00e9f\u00e9rence m\u00e9taphysique.<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Glossaire.dde : \u00e0 propos de \u00ab\u00a0notre\u00a0\u00bb m\u00e9tahistoire 1er d\u00e9cembre 2014 &ndash; Par ailleurs, dans notre rubrique Les Conversations.dde, nous avons mis en ligne ce 28 novembre 2014 un entretien sur la d\u00e9finition et l&rsquo;appr\u00e9ciation du concept de \u00ab\u00a0m\u00e9tahistoire\u00a0\u00bb que nous utilisons si souvent dans nos textes de commentaire sur le site dedefensa.org. 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