{"id":75699,"date":"2015-01-13T06:06:09","date_gmt":"2015-01-13T06:06:09","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2015\/01\/13\/de-lattaque-de-lallemagne-par-lurss-a-merkel-a-lonu\/"},"modified":"2015-01-13T06:06:09","modified_gmt":"2015-01-13T06:06:09","slug":"de-lattaque-de-lallemagne-par-lurss-a-merkel-a-lonu","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2015\/01\/13\/de-lattaque-de-lallemagne-par-lurss-a-merkel-a-lonu\/","title":{"rendered":"De l&rsquo;attaque de l&rsquo;Allemagne par l&rsquo;URSS \u00e0 Merkel \u00e0 l&rsquo;ONU"},"content":{"rendered":"<p><h3 class=\"titrebloc\">De l&rsquo;attaque de l&rsquo;Allemagne par l&rsquo;URSS \u00e0 Merkel \u00e0 l&rsquo;ONU<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tC&rsquo;est un bien \u00e9trange m\u00e9lange auquel nous sommes convi\u00e9s, mettant ensemble comme dans un mixeur d&rsquo;o\u00f9 devrait sortir une sauce renouvel\u00e9e, le premier ministre ukrainien Iatseniouk,  mais la sauce risquerait d&rsquo;\u00eatre lourde sur l&rsquo;estomac  &#8230; Il s&rsquo;agit de l&rsquo;historique revu et corrig\u00e9 de la Deuxi\u00e8me Guerre mondiale par un professeur improvis\u00e9 quoique glorifi\u00e9 par l&rsquo;<em>establishment<\/em>-Syst\u00e8me, du silence de Merkel et de ses porte-paroles, de quelques questions pos\u00e9es par l&rsquo;\u00e9l\u00e8ve russe au professeur Iatseniouk (c&rsquo;est l&rsquo;historien en question) et de la mirifique perspective d&rsquo;un si\u00e8ge de secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de l&rsquo;ONU en 2017. Tout cela se passe en 2015, grand cru de l&rsquo;\u00e8re postmoderne, sans nul doute, avec un go\u00fbt peut ordinaire pour la v\u00e9rit\u00e9 historique et les v\u00e9rit\u00e9s de situation en g\u00e9n\u00e9ral.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe premier \u00e9pisode se situe dans une d\u00e9claration faite par le PM ukrainien \u00e0 la cha\u00eene ARD, retranscrite (en allemand) le <a href=\"http:\/\/www.spiegel.de\/spam\/satire-spiegel-online-jazenjuk-sowjetischer-einmarsch-a-1011915.html\" class=\"gen\">8 janvier 2015<\/a>, et fort discr\u00e8tement, par le <em>Spiegel<\/em>. La chose est \u00e0 peine reprise, tout juste mentionn\u00e9e, parfois \u00e9voqu\u00e9e,  tout cela, on le comprend, dans l&rsquo;atmosph\u00e8re br\u00fblante qui \u00e9branle sismiquement la plan\u00e8te au nom de <em>Charlie Hebdo<\/em> qui repr\u00e9sente alors le grand \u00e9v\u00e9nement courant de l&rsquo;histoire du monde. Pourtant, le PM devenu professeur d&rsquo;histoire, Iatseniouk, pr\u00e9sente une th\u00e8se r\u00e9volutionnaire qui vaudrait le prix d&rsquo;excellence annuel du r\u00e9visionnisme, qui se r\u00e9sume comme ceci : L&rsquo;Union sovi\u00e9tique a d\u00e9j\u00e0 attaqu\u00e9 et envahi une fois l&rsquo;Allemagne et l&rsquo;Ukraine durant la Deuxi\u00e8me Guerre mondiale, faisons en sorte que cela ne se reproduise pas. Par rapport aux normes de l&rsquo;esquisse des tr\u00e8s grands \u00e9v\u00e9nements de la guerre, l&rsquo;affirmation sonne haute et originale. L&rsquo;op\u00e9ration <em>Barbarossa<\/em> du 21 juin 1941 est la seule trace d&rsquo;attaque entre l&rsquo;Allemagne et l&rsquo;URSS qu&rsquo;on trouve, et plut\u00f4t dans le sens oppos\u00e9 que nous en dit le professeur Iatseniouk, et la riposte sovi\u00e9tique qui s&rsquo;ensuit qui permit de donner aux alli\u00e9s la victoire sur l&rsquo;Allemagne dans la Deuxi\u00e8me Guerre mondiale peut difficilement \u00eatre tenue pour une agression du type dont parle Iatseniouk ; quant \u00e0 l&rsquo;Ukraine, elle \u00e9tait au d\u00e9but du conflit en bonne partie, pour le meilleur ou pour le pire, partie de l&rsquo;URSS et se trouve donc difficilement en position d&rsquo;\u00eatre attaqu\u00e9e par qui en poss\u00e8de d\u00e9j\u00e0 cette partie-l\u00e0&#8230;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tSoit, Bryan MacDonald, journaliste irlandais bas\u00e9 \u00e0 Moscou et collaborateur de RT, fait un article sur cette affaire le <a href=\"http:\/\/rt.com\/op-edge\/221459-ukraine-germany-invade-russia\/\" class=\"gen\">10 janvier 2015<\/a> sur le m\u00eame <em>Russia Today<\/em>. Nous en donnons un extrait, le reste explicitant plus en d\u00e9tail la situation de la Deuxi\u00e8me Guerre mondiale dans cette partie du monde, cherchant vainement la trace de l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement foudroyant dont parle Iatseniouk.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>First, though, here&rsquo;s what Yatsenyuk actually said. All of us still clearly remember the Soviet invasion of Ukraine and Germany,\u00a0\u00bb he told German-state broadcaster ARD. \u00ab\u00a0We need to avoid<\/em> [<em>a repeat of<\/em>] <em>it. Nobody has the right to rewrite the results of the Second World War,&rsquo; he also added. Russia&rsquo;s President Putin is trying to do exactly this.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>When I saw the comments on my Twitter timeline, I was initially convinced it was a joke. So much disinformation is circulated on the platform that I automatically dismissed it as a misquote. Surely a senior politician wouldn&rsquo;t say something like that? Only 24 hours later, when I saw Yatsenyuk&rsquo;s words still swooshing through the Twitter-sphere, did I realize that he actually did utter those words. Arseniy Yatsenyuk, apparently handpicked for the PM post by US diplomat Victoria Nuland, believes the USSR invaded Germany in WW2. This runs contrary to the almost universally accepted narrative that Germany actually attacked the Soviets first in Operation Barbarossa. After repelling the attack, USSR forces eventually made it to Berlin where they met the other liberating powers, the USA and Britain&#8230;<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tMais la discr\u00e9tion qu&rsquo;on a signal\u00e9e plus haut de la part du bloc BAO et des Allemands (Merkel) en particulier a, selon Mac Donald, une autre signification, plus politique, qu&rsquo;il expose en fin de son article. D&rsquo;autre part, les Russes, qui ne laissent rien passer si ais\u00e9ment, ont tout de m\u00eame not\u00e9 la le\u00e7on d&rsquo;histoire de Iatseniouk et ont demand\u00e9 \u00e0 Berlin, et \u00e0 Merkel, ce qu&rsquo;on en pensait en Allemagne.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>This also explains the silence of German media on Yatsenyuk&rsquo;s words. If the German public were made fully aware of what the visitor from Kiev had said, they would be outraged. So much so that Merkel could be forced to withdraw all support for Ukraine. If Yatensyuk&rsquo;s comments were widely circulated, they would embolden revisionists in Germany and beyond &#8211; something there is, sadly, no shortage of.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Just as it seemed the story would fade away, the Russian Foreign Ministry made a late intervention, asking Berlin to outline its official position on Yatsenyuk&rsquo;s verbiage. The reply, assuming it ever arrives, will be telling.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tEh bien, finalement, les Allemands n&rsquo;ont pas vraiment r\u00e9pondu. Merkel s&rsquo;est tenue absolument muette. L&rsquo;un ou l&rsquo;autre porte-parole a observ\u00e9 que tout le monde sait \u00e9videmment comment s&rsquo;est pass\u00e9e la Deuxi\u00e8me Guerre mondiale,  sans pr\u00e9ciser exactement comment et d&rsquo;ailleurs c&rsquo;est inutile puisque tout le monde le sait,  et donc qu&rsquo;il est inutile de le r\u00e9p\u00e9ter. Ainsi \u00e9tait d\u00e9menti sans l&rsquo;\u00eatre une seconde en v\u00e9rit\u00e9 ce qu&rsquo;avait dit Iatseniouk, \u00e0 moins qu&rsquo;en fait il n&rsquo;ait pas \u00e9t\u00e9 vraiment d\u00e9menti et que tout le monde sait bien que la Deuxi\u00e8me Guerre mondiale s&rsquo;est bien pass\u00e9e comme chacun sait, et qu&rsquo;apr\u00e8s tout pourquoi Iatseniouk ne dirait-il pas ce que tout le monde sait tr\u00e8s bien&#8230;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tEn bref, cette fa\u00e7on de botter en touche selon une dilectique implicite extr\u00eamement complexe a surpris. Le silence de Merkel, ainsi poursuivi, confirm\u00e9 et continu\u00e9, a encore plus surpris, apr\u00e8s l&rsquo;intervention russe aupr\u00e8s d&rsquo;elle.  C&rsquo;est alors que cette \u00e9trange affaire o\u00f9 se rencontrent le d\u00e9risoire, le grotesque, la culture invertie et la politique en faux miroirs d\u00e9formants de la crise ukrainienne a pris une autre tournure. Une autre rumeur est apparue, qui est l&rsquo;objet d&rsquo;une interview du chroniqueur serbe bosniaque Nebojsa Malic qui r\u00e9side aux USA et qui est un collaborateur assidu de <em>Antiwar.com<\/em> : Merkel serait int\u00e9ress\u00e9e par le poste de secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral(e) de l&rsquo;ONU, qui devient vacant en 2017 et doit revenir \u00e0 un Europ\u00e9en. Pour cela, elle a besoin de l&rsquo;appui des USA. On reviendra sur cela. Donc, extraits de l&rsquo;interview de Malic le <a href=\"http:\/\/rt.com\/op-edge\/221535-merkel-un-washington-malic\/\" class=\"gen\">11 janvier 2015<\/a> (RT, toujours).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t<strong><em>Russia Today<\/em><\/strong> : \u00ab<em>Recently, Ukraine&rsquo;s Prime Minister Arseniy Yatsenyuk made a comment during his visit to Germany &#8211; he recalled the USSR&rsquo;s invasion of Ukraine and Germany. This went unnoticed by official Berlin and remains so even now despite Moscow&rsquo;s request for some reaction. Why, do you think?<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t<strong><em>Nebojsa Malic <\/em><\/strong> : \u00ab<em>There&rsquo;s no rational explanation for Merkel behaving this way towards Russia, towards the rest of Europe. There&rsquo;s no rational explanation why she stayed silent following the remarks of the Ukrainian prime minister about World War II. That was a very, very inflammatory remark that she should have reacted to, but she didn&rsquo;t, because, for whatever reason, speculation here, but it is in the interest of Washington to prop up the current regime in Kiev. So here she is doing what&rsquo;s in the interest of Washington, as opposed to what&rsquo;s in the interest of Germany.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t<strong><em>Russia Today<\/em><\/strong> : \u00ab<MI>All this comes, as rumors circulate that the chancellor could leave office early, and is eyeing the position of UN chief. How could this be affecting her current policies?<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t<strong><em>Nebojsa Malic <\/em><\/strong> : \u00ab<em>What is the next step from being chancellor of Germany for somebody who&rsquo;s obviously not ready to retire, not ready to relinquish the limelight, not ready to relinquish some sort of power or influence in the world? The rumors in the German newspapers about how she&rsquo;s eyeing the spot of the UN secretary general, which according to UN custom, belongs next to a European, they fit the entire story, they fit the facts, they fit the behavior. If Angela Merkel wants to become the next UN secretary general, and we all know that anybody who has incurred the wrath of the United States will not stay long in that position, or even get elected if they don&rsquo;t have the support of Washington, then the appeasement policy towards Washington, for a lack of a better word, suddenly starts making a whole lot more sense.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tTentons de traduire pour les premiers constats d&rsquo;\u00e9vidence : Merkel semblerait vouloir se retirer de la vie publique <strong>allemande<\/strong> \u00e0 la fin, ou <strong>avant<\/strong> la fin de son mandat actuel, et elle se sent d&rsquo;attaque pour une carri\u00e8re internationale, prestigieuse et \u00e0 tous \u00e9gards g\u00e9n\u00e9reuse. L&rsquo;objectif du secr\u00e9tariat g\u00e9n\u00e9ral de l&rsquo;ONU semble bien aller dans ce plan, mais alors il faut avoir de tr\u00e8s bonnes relations avec les USA. Et c&rsquo;est l\u00e0 que la manuvre politicarde globalis\u00e9e de la sorte us\u00e9e \u00e0 force de pratique qu&rsquo;on conna\u00eet tant devient \u00e0 la fois \u00e9trange et path\u00e9tique : ne rien dire contre la le\u00e7on d&rsquo;histoire du professeur Iatseniouk est consid\u00e9r\u00e9 comme un geste qui doit renforcer la c\u00f4te de la Merkel aux USA. On conviendra que le petit bout de la lorgnette dans l&rsquo;entreprise de s\u00e9duction par la soumission est singuli\u00e8rement ramen\u00e9e \u00e0 des causes extr\u00eamement d\u00e9risoires et dont la dimension diplomatique laisse \u00e0 penser sur ce que vaut la diplomatie interne du bloc BAO aujourd&rsquo;hui. A moins que l&rsquo;\u00e9lite-Syst\u00e8me de Washington D.C. ne sache vraiment, de sources s\u00fbres, de la CIA par exemple, qu&rsquo;effectivement l&rsquo;URSS a attaqu\u00e9 l&rsquo;Allemagne et l&rsquo;Ukraine pendant la Deuxi\u00e8me Guerre mondiale&#8230;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tEnsuite, il faut aller plus loin, parce que c&rsquo;est tentant, et parce que les rumeurs Merkel-ONU semblent tr\u00e8s solides. On dit m\u00eame qu&rsquo;elles font partie des liens qui unissent tr\u00e8s fortement depuis quelques mois Merkel et les USA, conduisant la chanceli\u00e8re \u00e0 <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-le_cas_significatif_de_la_chanceli_re_merkel_01_12_2014.html\" class=\"gen\">un tournant antirusse<\/a> qu&rsquo;on a largement remarqu\u00e9 depuis. Les USA ont obtenu son complet alignement \u00e0 cause de ces moyens myst\u00e9rieux que tout le monde conna\u00eet dont ils disposent ; en m\u00eame temps, car cette sorte de relation doit toujours \u00eatre \u00e0 double sens, ils font la promesse (vague ou ferme, <em>who knows<\/em>?) de soutenir, d&rsquo;imposer la candidature Merkel \u00e0 l&rsquo;ONU.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tMaintenant, allons <strong>encore<\/strong> plus loin &#8230; Que dit Malic de cette rumeur-ONU ? Il dit que rien n&rsquo;est vraiment assur\u00e9 mais que cela convient parfaitement au comportement devenu totalement antirusse de Merkel, qui est difficilement explicable d&rsquo;une autre fa\u00e7on. Encore une fois, la notion hypoth\u00e9tique que les USA\/NSA tiennent Merkel peut \u00eatre tout \u00e0 fait justifi\u00e9e mais, dans les murs des directions BAO on ne peut s&rsquo;en tenir \u00e0 un simple chantage \u00e0 aller-simple qui fait d\u00e9sordre et brouille les asservissements \u00e0 venir ; il faut une compensation qui adoucit la duret\u00e9 du proc\u00e9d\u00e9, de fa\u00e7on que la solidarit\u00e9 entre tous demeure, m\u00eame lorsque l&rsquo;int\u00e9r\u00eat de se soumettre d\u00e9croit &#8230; Voici donc encore quelques mots de Malic sur le comportement de Merkel :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>There is plenty of discontent towards her CDU (Christian Democratic Union) Party, but not enough to actually propel somebody else to the chancellorship. So again, it could be a<\/em> [Merkel] <em>calculated move to say, well okay, I&rsquo;ll leave at the peak of my popularity and escape responsibility for when everything comes crashing down.<\/em> [&#8230; ] <em>Or it could be that the speculation in the German media is simply testing the waters, sort of stirring up the pot in German politics, and trying to see what the reaction of the general public would be to the announcement that Merkel might be leaving. Whether that would push forward another political opponent who aspires to her post a little too soon, they&rsquo;re all legitimate political tactics mind you, but the notion that Merkel might be seeking a promotion so to speak beyond Germany certainly fits with her behavior towards the United States.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tUn dernier aspect de cette perspective concerne d&rsquo;une fa\u00e7on plus g\u00e9n\u00e9rale la politique tr\u00e8s-s\u00e9rieuse, voire la vraie politique, \u00e0 la fois en Allemagne et dans la partie engag\u00e9e avec la Russie. Ce serait l&rsquo;id\u00e9e, confortant le d\u00e9sir de Merkel de quitter la sc\u00e8ne allemande, que les \u00e9v\u00e9nements \u00e0 venir vont \u00eatre de plus en plus insaisissables, catastrophiques et ing\u00e9rables, et Merkel pr\u00e9f\u00e9rant apr\u00e8s tout n&rsquo;y avoir pas \u00e0 exercer les responsabilit\u00e9s qui sont les siennes en tant que chanceli\u00e8re. Elle passerait donc la main, avec l&rsquo;aide \u00e9l\u00e9gante de ses amis am\u00e9ricanistes et l&rsquo;oreille sourde qu&rsquo;elle pr\u00eate aux le\u00e7ons d&rsquo;histoire du brillant Iatseniouk, et laisserait 1) le CDU-CSU s&rsquo;agiter dans les eaux troubles d&rsquo;une d\u00e9faite \u00e9lectorale certaine, et 2) la crise ukrainienne et des rapports avec la Russie suivre leurs cours catastrophiques sans elle&#8230; Tout cela, \u00e0 moins que l&rsquo;hypoth\u00e8se explosive ne se concr\u00e9tise avant son d\u00e9part, ce qui n&rsquo;est vraiment nullement hors des possibilit\u00e9s \u00e0 envisager au rythme o\u00f9 vont les choses.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCe dernier point nous laisse avec une hypoth\u00e8se en forme d&rsquo;alternative  : ou bien Merkel ne songe \u00e0 ce que l&rsquo;on \u00e9voque ici qu&rsquo;en fonction des petits jeux de reclassement des politiciens-Syst\u00e8me classique (Tony Blair, que Malic cite en r\u00e9f\u00e9rence, est l&rsquo;exemple le plus singuli\u00e8rement r\u00e9pugnant de cette sorte de reclassement r\u00e9ussi et enrichissant apr\u00e8s une carri\u00e8re catastrophique d&rsquo;un politicien postmoderne) ; ou bien Merkel sait, ou est persuad\u00e9 que la situation Europe-Russie dans le cadre de la Grande Crise d&rsquo;effondrement est hors de contr\u00f4le et qu&rsquo;il n&rsquo;y a plus rien \u00e0 faire, et dans ces conditions mieux il vaut passer la main et actionner son si\u00e8ge \u00e9jectable dot\u00e9 d&rsquo;un parachute dor\u00e9e. C&rsquo;est l&rsquo;hypoth\u00e8se la plus int\u00e9ressante et qui sera suivie le plus attentivement, avec la remarque annexe qu&rsquo;\u00e0 ce compte-l\u00e0, l&rsquo;ONU vaut bien une trahison au profit de Washington-Syst\u00e8me. <\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tMis en ligne le 13 janvier 2015 \u00e0 06H00<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>De l&rsquo;attaque de l&rsquo;Allemagne par l&rsquo;URSS \u00e0 Merkel \u00e0 l&rsquo;ONU C&rsquo;est un bien \u00e9trange m\u00e9lange auquel nous sommes convi\u00e9s, mettant ensemble comme dans un mixeur d&rsquo;o\u00f9 devrait sortir une sauce renouvel\u00e9e, le premier ministre ukrainien Iatseniouk, mais la sauce risquerait d&rsquo;\u00eatre lourde sur l&rsquo;estomac &#8230; Il s&rsquo;agit de l&rsquo;historique revu et corrig\u00e9 de la Deuxi\u00e8me&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","footnotes":""},"categories":[2],"tags":[12965,16324,13408,4634,3532,3283,2645,5959,15636,10039,3924,7745,3851,3478,6907,5928,1296],"class_list":["post-75699","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-bloc-notes","tag-12965","tag-barbarossa","tag-bryan","tag-cdu-csu","tag-deuxieme","tag-general","tag-guerre","tag-historien","tag-iatseniouk","tag-invasion","tag-macdonald","tag-malic","tag-mondiale","tag-onu","tag-secretaire","tag-spiegel","tag-ukraine"],"jetpack_featured_media_url":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/75699","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=75699"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/75699\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=75699"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=75699"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=75699"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}