{"id":75731,"date":"2015-01-29T12:00:06","date_gmt":"2015-01-29T12:00:06","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2015\/01\/29\/tsipras-et-lue-ou-la-crise-a-contrepied\/"},"modified":"2015-01-29T12:00:06","modified_gmt":"2015-01-29T12:00:06","slug":"tsipras-et-lue-ou-la-crise-a-contrepied","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2015\/01\/29\/tsipras-et-lue-ou-la-crise-a-contrepied\/","title":{"rendered":"Tsipras et l&rsquo;UE, ou la crise \u00e0 contrepied"},"content":{"rendered":"<p><h3 class=\"titrebloc\">Tsipras et l&rsquo;UE, ou la crise \u00e0 contrepied<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\t29 janvier 2015  Les commentateurs, ceux qui savent, ceux qu&rsquo;on rencontre dans les couloirs des institutions de l&rsquo;UE et dans les salles de conf\u00e9rence de presse o\u00f9 l&rsquo;on d\u00e9vore les communiqu\u00e9s, ceux qui ont les bonnes sources dans le chef de fonctionnaires europ\u00e9ens qui savent ce qu&rsquo;il faut confier \u00e0 ces journalistes qui savent, tous ceux-l\u00e0 vous le r\u00e9p\u00e8tent depuis deux jours : l&rsquo;on savait bien (tout le monde le savait) que le premier choc entre l&rsquo;UE et la Gr\u00e8ce de Tsipras concernerait les affaires \u00e9trang\u00e8res et la crise avec la Russie. Tout le monde le savait ? Eh bien, nous pas, et nous n&rsquo;en avions entendu parler nulle part, ni lu l\u00e0-dessus encore moins, d&rsquo;une fa\u00e7on aussi assur\u00e9e. D&rsquo;ailleurs, ceux qui vous disent que tout le monde le savait se sont bien gard\u00e9 d&rsquo;\u00e9crire l\u00e0-dessus avant la victoire de Tsipras, et ceux qui savaient dans les institutions d&rsquo;en faire le th\u00e8me de conf\u00e9rences internes,  histoire d&rsquo;envisager ce qu&rsquo;on devrait faire si survenait ce qui s&rsquo;est effectivement pass\u00e9. (On verra plus loin que nous mettons \u00e0 part <em>ZeroHedge.com<\/em>, mais essentiellement parce qu&rsquo;il relayait il y a une dizaine de jours une nouvelle de Moscou,  car l\u00e0, \u00e0 Moscou, l&rsquo;on savait effectivement&#8230;)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t&#8230; Savoir, que la Gr\u00e8ce de Tsipras a inaugur\u00e9 ses relations avec l&rsquo;UE par une crise de grande et belle allure \u00e0 propos des relations avec la Russie, et de la quasi-dictature que le Polonais Donald Tusk entend imposer \u00e0 la politique de l&rsquo;UE en tant que pr\u00e9sident&#8230; Savoir \u00e9galement qu&rsquo;en ouvrant cette crise, Tsipras et sa Gr\u00e8ce <em>new-look<\/em> en ouvre une autre de crise, entre Tusk qui s&rsquo;arroge tous les pouvoirs, y compris ceux de Mogherini, et la susdite Mogherini qui se trouve prise dans un tourbillon dont elle n&rsquo;est en rien la cause, sans parler (mais est-il utile d&rsquo;en parler ?) des divers \u00c9tats-membres qui suivent comme des moutons qui ne b\u00ealent pas, de peur de perdre leur \u00e9toile polaire (l&rsquo;Europe ! l&rsquo;Europe ! l&rsquo;Europe  !)&#8230; Savoir enfin, comme font toutes les feuilles authentiquement europ\u00e9ennes, que se pose aussit\u00f4t la question finale, en passant avec brio d&rsquo;une obsession \u00e0 l&rsquo;autre au sein de la scintillante bureaucratie europ\u00e9enne : au lieu de s&rsquo;inqui\u00e9ter du bolch\u00e9vique int\u00e9rieur et antieurop\u00e9en qu&rsquo;on craindrait qu&rsquo;il soit, ne serait-ce pas plut\u00f4t que le nouveau Premier grec, Tsipras, serait l&rsquo;il de Moscou au sein de la vertueuse Europe ? <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t <em>EUObserver<\/em> d&rsquo;abord, ce <a href=\"https:\/\/euobserver.com\/foreign\/127393\" class=\"gen\">28 janvier 2015<\/a>, dans un paragraphe surmont\u00e9 de l&rsquo;aguichant intertitre \u00ab<em>Fellow traveller?<\/em>\u00bb (soit compagnon de route, expression donn\u00e9e aux non-communistes qui, pendant l&rsquo;\u00e9poque stalinienne,  car l&rsquo;expression est bien de cette \u00e9poque,  firent le jeu de Moscou en s&rsquo;en faisant les meilleurs alli\u00e9s,  ce que Staline, extr\u00eamement aimables pour les critiques anticommunistes, traduisait par les idiots utiles,  ce qui vous en dit long \u00e0 la fois sur la place qu&rsquo;occupent Tsipras et Poutine dans l&rsquo;esprit de ces commentateurs de 2015, en g\u00e9n\u00e9ral anglo-saxons,  bruxellois et parfaitement rod\u00e9s-Syst\u00e8me dans l&rsquo;art du commentaire pavloviens&#8230;) Le dossier du trouble jeu de Tsipras est aussit\u00f4t transf\u00e9r\u00e9 du rayon crise int\u00e9rieure de l&rsquo;UE \u00e0 propos d&rsquo;une Gr\u00e8ce r\u00e9calcitrante devant la mort lente que lui assure la <em>tro\u00efka<\/em> comme rem\u00e8de radical \u00e0 son mal-\u00eatre, au rayon Russie expansionniste mena\u00e7ant la civilisation en \u00e9touffant la gentille Ukraine qui ne demande qu&rsquo;\u00e0 s&rsquo;inscrire dans la concert civilisationnel de l&rsquo;Europe authentique. Et nous-m\u00eames d&rsquo;en apprendre de belles&#8230;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Tsipras had earlier attracted comment for meeting with the Russian ambassador to Greece on Monday, just a few hours after being named PM. The diplomat hand-delivered a telegram from Russian leader Vladimir Putin, saying Putin is confident that Russia and Greece will continue to develop their traditionally constructive co-operation in all areas. It is normal protocol, with China following suit on Tuesday.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>But the EU bombshell and the Russian meeting come in the context of Tsipras&rsquo; pro-Russia track record. He visited Moscow last May to meet with Russian MPs and Putin associates. He voiced support, at the time, for Crimea&rsquo;s referendum on independence. He said the EU is shooting itself in the foot by imposing sanctions and complained that the pro-EU government in Kiev contains neo-Nazis. His MEPs have also voted against almost every Russia-critical act or resolution in the European Parliament. The list includes EP ratification of the EU-Ukraine association pact, criticism of Russia&rsquo;s crackdown on Memorial (an NGO), and criticism of the annexation of Crimea.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Tsipras est donc un garnement, nullement parce qu&rsquo;il veut la peau des <em>banksters<\/em> et qu&rsquo;il peinerait \u00e0 rembourser une dette dont le remboursement est l&rsquo;honneur m\u00eame de son pays en m\u00eame temps que sa sauvegarde mais parce qu&rsquo;il est un agent de Poutine. Voyons ce qu&rsquo;en disent d&rsquo;autres mauvais sujets&#8230; Le premier d&rsquo;entre eux est <a href=\"http:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Sr&#273;a_Trifkovi&#263;\" class=\"gen\">Srdja Trifkovic<\/a>, citoyen Serbo-Am\u00e9ricain, ami des Serbes, accus\u00e9 d&rsquo;islamophobie et d&rsquo;antis\u00e9mitisme \u00e0 la fois, chef des informations \u00e9trang\u00e8res du magazine pal\u00e9o-conservateur <em>Chronicle<\/em>, des libertariens US (type-Ron Paul), proche d&rsquo;<em>Antiwar.com<\/em> et ainsi de suite. Trifkovic est interview\u00e9 par <em>Russia Today<\/em> le <a href=\"http:\/\/rt.com\/op-edge\/226999-russia-greece-sanctions-ukraine\/\" class=\"gen\">28 janvier 2015<\/a>. Parlant de son refus du communiqu\u00e9 machin\u00e9 par Tusk de la condamnation de la Russie dans l&rsquo;affaire de Marioupol, avec promesse de nouvelles sanctions, Trifkovic croit que Tsipras a allum\u00e9 la m\u00e8che d&rsquo;une dr\u00f4le de bombe intra-europ\u00e9enne.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t<strong><em>Russia Today<\/em><\/strong> : \u00ab<em>How come the EU issued this strong statement without the consent of all the members?<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t<strong><em>Srdja Trifkovic<\/em><\/strong> : \u00ab<em>Because it is very difficult in the EU to be the first country to break ranks. Now that the Greeks have made the move I confidently expect that, the Hungarians in particular, but perhaps also Slovakia and Cyprus, will find it easier to have courage and say no to the dictate from Brussels. I believe that the move such as announced by the government in Athens today can have momentum. Once you have the first voice countering the dictates and faits accomplis&rsquo; from Brussels then maybe some other countries will follow suit. In particular Budapest, Bratislava and Nicosia are to be watched in this respect.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t<strong><em>Russia Today<\/em><\/strong> : \u00ab<em>Is this the first time the Council of the EU has issued a statement like this without seeking consent?<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t<strong><em>Srdja Trifkovic<\/em><\/strong> : \u00ab<em>To my knowledge this is the first such occasion. It reflects above all the ideological commitment of the Polish President of the EU, Donald Tusk, who has been well known during the 7 years of his prime ministership of Poland as an enemy of Russia, to impose these sanctions against<\/em> [<em>Russia<\/em>]<em> Obviously in order to do so because of his deep commitment he is prepared to cut corners. But I believe that Greeks and maybe some others will call him to task for that.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t<strong><em>Russia Today<\/em><\/strong> : \u00ab<em>Is this the beginning of strained relations between Greece and the rest of the EU?<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t<strong><em>Srdja Trifkovic<\/em><\/strong> : \u00ab<em>The real test will come on Thursday when several countries, including the UK in particular, will be asking for additional sanctions against Russia in the wake of the Mariupol deaths. If the Greeks decidedly act against this then it will herald a crisis, because in March there will be a need for unanimity when the first package of sanctions against Russia comes up for renewal, and then in June and July &#8211; the second package.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t <em>ZeroHedge.com<\/em> avait, au contraire des commentateurs anglo-saxons, bruxellois et parfaitement rod\u00e9s-Syst\u00e8me \u00e9crit il y a un peu plus d&rsquo;une d\u00e9cade \u00e0 propos de la possibilit\u00e9 d&rsquo;un r\u00e9alignement de la Gr\u00e8ce plut\u00f4t vers l&rsquo;Est et la Russie, en mentionnant une proposition russe qui fut totalement ignor\u00e9e \u00e0 Bruxelles o\u00f9 les informations venues de Russie sont, soit faussaires, soit ignor\u00e9es. Pour ce site, les derniers \u00e9v\u00e9nements des derni\u00e8res 48 heures annoncent purement et simplement le d\u00e9but du grand tournant de la Gr\u00e8ce vers la Russie&#8230; Le <a href=\"http:\/\/www.zerohedge.com\/news\/2015-01-27\/greece-begins-great-pivot-toward-russia\" class=\"gen\">28 janvier 2015<\/a>, <em>ZeroHedge.com<\/em> \u00e9crit, avant de s&rsquo;\u00e9tendre avec nombre de d\u00e9tails et de citations sur le cas :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Ten days ago, before the smashing success of Greece&rsquo;s anti-austerity party, Syriza, we noted that Russia gave Greece a modest proposal: turn your back on Europe, whom you despise so much anyway, and we will assist your farmers by lifting the food import ban. And, sure enough, Greece&rsquo;s new premier Tsipras did hint with his initial actions that Greece may indeed pivot quite aggressively away from Europe and toward Russia in general and the Eurasian Economic Union in particular (as a tangent recall Russia&rsquo;s Startling&rsquo; Proposal To Europe: Dump The US, Join The Eurasian Economic Union&#8230;<\/em>\u00bb<\/p>\n<h3>L&rsquo;Europe au risque de sa vertu int\u00e9rieure<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tCe qui est remarquable dans ce nouvel \u00e9pisode de la crise grecque d\u00e9j\u00e0 vieille de pr\u00e8s de cinq ans, \u00e9pisode ouvert avec la victoire du Tsipras aux \u00e9lections de dimanche, c&rsquo;est l&rsquo;extraordinaire contrepied qu&rsquo;il nous impose, et la rapidit\u00e9 avec laquelle il nous l&rsquo;impose. En effet, ce que signifient les derni\u00e8res p\u00e9rip\u00e9ties, qui sont les premiers actes internationaux du gouvernement Tsipras, c&rsquo;est un complet changement de domaine.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPour tous, et malgr\u00e9 les certitudes de ceux qui savent, la crise de la Gr\u00e8ce est une crise doublement int\u00e9rieure : une crise int\u00e9rieure colossale pour la Gr\u00e8ce elle-m\u00eame, plongeant ce pays dans une situation extraordinaire pour ce XXI\u00e8me si\u00e8cle qui pr\u00e9tend \u00eatre celui de la civilisation accomplie (la postmodernit\u00e9), dans un processus de recul et m\u00eame d&rsquo;effondrement dans la barbarie telle que notre contre-civilisation sait la m\u00e9nager jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;abomination. Jean-Fran\u00e7ois Mattei parle de cette <em>Barbarie int\u00e9rieure<\/em> caract\u00e9risant notre [contre-]civilisation, dans son livre de 2001 dont c&rsquo;est le titre,  int\u00e9rieure comme barbarie int\u00e9rieure \u00e0 nous en tant qu&rsquo;individualt\u00e9s dans cette [contre-]civilisation. Eh bien, l&rsquo;\u00e9volution de la situation en Gr\u00e8ce serait comme un exemple, sinon l&rsquo;arch\u00e9type de ce que cette barbarie int\u00e9rieure est capable de provoquer dans une collectivit\u00e9 lorsqu&rsquo;elle s&rsquo;ext\u00e9riorise,  et Dieu sait si, depuis la crise financi\u00e8re de l&rsquo;automne 2008, le Syst\u00e8me en mode de surpuissance s&rsquo;est employ\u00e9 avec une force inou\u00efe \u00e0 ext\u00e9rioriser tout ce qu&rsquo;il porte de crisique en lui, en exer\u00e7ant ses capacit\u00e9s mal\u00e9fiques sans limite \u00e0 cet \u00e9gard.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe deuxi\u00e8me aspect int\u00e9rieur de la crise grecque, c&rsquo;est qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une crise int\u00e9rieure \u00e0 l&rsquo;UE, o\u00f9 l&rsquo;UE peut jouer les professeurs exp\u00e9riment\u00e9s, \u00e0 la fois courrouc\u00e9 (par l&rsquo;incons\u00e9quence du cancre grec) et \u00e0 la fois p\u00e9dagogue g\u00e9n\u00e9reux (en lui pr\u00eatant des sommes colossales sous le poids desquelles le cancre pourra couler encore plus profond, tandis qu&rsquo;un <em>satisfecit<\/em> est adress\u00e9 en permanence aux banques couvertes de plomb transform\u00e9 en or pour le r\u00f4le qu&rsquo;elles ont tenu dans le d\u00e9sarroi mortel du cancre grec). L&rsquo;UE affectionne cette sorte de r\u00f4le de grand sage et elle attendait fermement,  certes, parfois avec un frisson de panique mais vite r\u00e9prim\u00e9,  le Grec Tsipras sur ce terrain-l\u00e0. Nous aussi, nous attendions l&rsquo;affrontement sur ce terrain, en ne doutant pas tout de m\u00eame que nombre de chances existaient pour qu&rsquo;un arrangement f\u00fbt trouv\u00e9. De leur c\u00f4t\u00e9, une tr\u00e8s grands partie des commentateurs-Syst\u00e8me (ceux qui savent) ne doutait pas et ne doute toujours pas que l&rsquo;affrontement se terminerait (se terminera) par la d\u00e9route du Grec Tsipras, la d\u00e9monstration de l&rsquo;inanit\u00e9 de son programme, et la victoire finale et \u00e0 nouveau conform\u00e9e des prescriptions du professeur-UE. Peut-\u00eatre tout cela aura-t-il lieu ou pas, c&rsquo;est \u00e0 voir, mais ce qui est tout vu c&rsquo;est que rien n&rsquo;a commenc\u00e9 de cette fa\u00e7on&#8230;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCar entretemps, un troisi\u00e8me aspect int\u00e9rieur s&rsquo;est r\u00e9v\u00e9l\u00e9, mais cette fois sous forme d&rsquo;une crise interne \u00e0 la direction de l&rsquo;UE elle-m\u00eame &#8230; L&rsquo;ironie du destin, c&rsquo;est bien entendu que cette crise interne \u00e0 l&rsquo;UE permet le contrepied de la situation, faisant passer la crise grecque-UE du domaine int\u00e9rieur o\u00f9 le professeur-UE peut dispenser sa sagesse compl\u00e8te, au domaine ext\u00e9rieur de la grande crise avec la Russie, o\u00f9 le professeur-UE est beaucoup, beaucoup, beaucoup moins \u00e0 l&rsquo;aise, o\u00f9 il est m\u00eame dans le plus complet d\u00e9sarroi \u00e0 l&rsquo;image du cancre grec, et m\u00eame bien plus que lui. Cette crise-l\u00e0, nous l&rsquo;avons nomm\u00e9 coup d&rsquo;\u00c9tat (voir le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-l_europe_de_tsipras_et_le_coup_d_tat_de_l_ue_27_01_2015.html\" class=\"gen\">27 janvier 2015<\/a>), ou putsch si l&rsquo;on veut faire plus dans les murs courantes d&rsquo;une institution qui n&rsquo;a strictement rien d&rsquo;un \u00c9tat avec le sens des responsabilit\u00e9s qui va avec. (Putsch, comme il y a eu putsch am\u00e9ricaniste-n\u00e9onazi \u00e0 Kiev, le 22 f\u00e9vrier 2014.) <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tEffectivement, ce sont les agissements du nouveau pr\u00e9sident Donald Tusk, prenant sur lui d&rsquo;imposer un communiqu\u00e9 de l&rsquo;UE engageant les 28 Etats-membres et condamnant fort arbitrairement et sans le moindre commencement de preuve sinon la parole de Porochenko la Russie pour le bombardement de Marioupol, qui a achev\u00e9 de mettre le feu aux poudres. (Comme d&rsquo;habitude, ce qui pourrait tenir lieu de preuves iraient plut\u00f4t dans le sens contraire, avec un parfait <em>timing<\/em> avec les r\u00e9unions de l&rsquo;UE.) Tusk a pris la chose sur lui, c&rsquo;est-\u00e0-dire qu&rsquo;il a br\u00fbl\u00e9 Mogherini, et il a engag\u00e9 les 28 Etats-membres sans vraiment consulter grand&rsquo;monde, et dans tous les cas pas la Gr\u00e8ce de Tsipras qui a d\u00e9nonc\u00e9 s\u00e8chement ce communiqu\u00e9 en annon\u00e7ant qu&rsquo;elle le refusait pour son compte. Ainsi la crise toute-int\u00e9rieure de l&rsquo;UE devient-elle, cette fois dans le chef de Tsipras et de ses r\u00e9actions vis-\u00e0-vis des pratiques actuelles de la situation putschiste de la direction de l&rsquo;UE, une crise ext\u00e9rieure rejoignant la grande crise centrale de l&rsquo;effondrement du Syst\u00e8me.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tA ce point s&rsquo;imposent quelques mots sur Donald Tusk, Polonais et nouveau pr\u00e9sident de l&rsquo;UE, qui joue un r\u00f4le essentiel dans la pi\u00e8ce telle que nous la pr\u00e9sentons. Son \u00e9volution personnelle est comme une illustration symbolique de la situation du monde plongeant dans la crise d&rsquo;effondrement du Syst\u00e8me et elle m\u00e9rite d&rsquo;\u00eatre d\u00e9taill\u00e9e pour que l&rsquo;on comprenne bien dans quel <strong>climat de fureur et de passion<\/strong> nous nous aventurons. Sur ce point du Polonais Tusk, nous contredirons compl\u00e8tement Trifkovic selon notre propre appr\u00e9ciation, en faisant l&rsquo;hypoth\u00e8se qu&rsquo;il est sans doute conduit par une vindicte anti-polonaise un peu trop aveuglante lorsqu&rsquo;il parle de Donald Tusk, qui est bien connu pour ses sept ann\u00e9es au poste de Premier ministre de Pologne durant lesquelles il fut un ennemi de la Russie ( \u00ab<em>Donald Tusk, who has been well known during the 7 years of his prime ministership of Poland as an enemy of Russia&#8230;<\/em>\u00bb). Ce n&rsquo;est nullement ce que nous disent nos archives. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLorsqu&rsquo;il est nomm\u00e9 Premier ministre, en novembre 2007, en remplacement d&rsquo;un des jumeaux Kaczynski, les terribles nationalistes visc\u00e9ralement antirusses (pour eux, c&rsquo;est assur\u00e9), Tusk s&rsquo;affirme et s&rsquo;affiche justement comme l&rsquo;homme de la r\u00e9conciliation polono-russe. (Voir le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-l_enthousiasme_du_polonais_tusk_pour_la_r_conciliation_avec_la_russie_24_11_2007.html\" class=\"gen\">24 novembre 2007<\/a> : \u00ab<em>Vous serez agr\u00e9ablement surpris par la vitesse avec laquelle les rapports polono-russes s&rsquo;am\u00e9lioreront, <\/em>[a indiqu\u00e9 Tusk,] <em>s&rsquo;adressant aux journalistes. Il serait encore trop t\u00f4t d&rsquo;\u00e9voquer la date de la visite du chef du gouvernement polonais \u00e0 Moscou mais celle-ci aura lieu sous peu, a ajout\u00e9 M. Tusk.<\/em>\u00bb) Tusk confirme cette orientation, en mettant sur pied, effectivement, et pr\u00e9cis\u00e9ment avec le Premier ministre russe d&rsquo;alors (son nom est Vladimir Poutine), un processus de r\u00e9conciliation qui donnent des fruits prometteurs avec la r\u00e9conciliation \u00e0 propos du massacre de Katyn (voir le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-le_rendez-vous_de_katyn_08_04_2010.html\" class=\"gen\">8 avril 2010<\/a> et le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notes_sur_l_etrange_axe_de_katyn__19_04_2010.html\" class=\"gen\">19 avril 2010<\/a>). Dans cette affaire, o\u00f9 l&rsquo;un des jumeaux Kaczynski, alors rest\u00e9 pr\u00e9sident de la Pologne, perd la vie dans un accident d&rsquo;avion qui fut le sujet de toutes les hypoth\u00e8ses complotistes, l&rsquo;affrontement Tusk-Kaczynski \u00e0 propos de la Russie,  le premier pour la r\u00e9conciliation, le second contre,  bat son plein (voir le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-derriere_la_tragedie_de_smolensk_l_affrontement_tusk-_kaczynski_13_04_2010.html\" class=\"gen\">13 avril 2010<\/a>). Et tout cela se passe deux ans apr\u00e8s la courte guerre G\u00e9orgie-Russie, d\u00e9nonc\u00e9e par tous les historiens du jour (ceux qui savent) comme le premier acte de l&rsquo;expansionnisme russe qui contribua \u00e0 sonner la mobilisation antirusse au sein du bloc BAO.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tQu&rsquo;est-il arriv\u00e9 \u00e0 Donald Tusk ? On conna\u00eet les diverses hypoth\u00e8ses possible \u00e0 ce propos, avec notamment, face \u00e0 l&rsquo;il de Moscou que serait devenu Tsipras, la main de Washington, si prompte \u00e0 saisir son portefeuille pour convaincre les r\u00e9calcitrants. Tout cela peut \u00eatre vrai ou pas, et pour nous c&rsquo;est d&rsquo;une importance mineure, voire d\u00e9risoire, comme l&rsquo;est cette m\u00e9canique convulsive d\u00e9finissant le besoin de corrompre les autres en plus de soi-m\u00eame de Washington (c&rsquo;est-\u00e0-dire du Syst\u00e8me). Pour nous effectivement, il s&rsquo;agit d&rsquo;abord de l&rsquo;\u00e9volution d&rsquo;un climat vers le paroxysme qui na\u00eet et se nourrit \u00e0 la fois de l&rsquo;hyst\u00e9rie de la psychologie, et ce climat o\u00f9 les atavismes passionnels reprennent le dessus avec une force extraordinaire. La Pologne est, \u00e0 cet \u00e9gard, un v\u00e9ritable laboratoire de passion, et son atavisme un mod\u00e8le d&rsquo;antirussime. Cette hypoth\u00e8se rencontre celle, plus large, o\u00f9 nous faisons de la crise ukrainienne et des relations antagonistes avec la Russie un sommet de paroxysme hyst\u00e9rique, de passions, d&rsquo;hyst\u00e9rie faussaire ; il y a du c\u00f4t\u00e9 du bloc BAO une immersion dans une compl\u00e8te anti-r\u00e9alit\u00e9 (nous disons <em>narrative<\/em>), c&rsquo;est-\u00e0-dire l&rsquo;exercice d&rsquo;une psychologie exacerb\u00e9e dans la pathologie \u00e9voluant dans un paysage absolument compos\u00e9 d&rsquo;anti-v\u00e9rit\u00e9s de situation, de d\u00e9ni syst\u00e9matique du r\u00e9el, jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;extr\u00eame de l&rsquo;abaissement de l&rsquo;esprit dans une sorte de pu\u00e9rilisme (niveau de la pu\u00e9rilit\u00e9 de la pens\u00e9e) suscit\u00e9 par le poids terrible du mensonge universalis\u00e9 engendrant les plus terribles maux de cette m\u00eame psychologie. Ainsi Donald Tusk s&rsquo;est-il transform\u00e9 en comploteur et putschiste au plus haut niveau du non-\u00c9tat europ\u00e9en.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCe rapide <em>a-parte<\/em> sur Tusk ne pr\u00e9tend pas centrer le propos sur une personnalit\u00e9, que l&rsquo;esprit agile \u00e0 sauter aux fausses conclusions chargerait de tous les maux, dont celui d&rsquo;instigateur central de la crise. Ce qui nous importe avec ces quelques mots sur Tusk, c&rsquo;est d&rsquo;approfondir et de d\u00e9tailler par un exemple symbolique n\u00e9anmoins plac\u00e9 au centre des \u00e9v\u00e9nements le climat de passion, de paroxysme, d&rsquo;anti-r\u00e9alit\u00e9, de d\u00e9ni accablant de la v\u00e9rit\u00e9 des situations qui caract\u00e9rise la crise bloc BAO (UE)\/Ukraine\/Russie. Ce climat est un facteur fondamental, sinon <strong>le facteur fondamental par d\u00e9finition<\/strong>. Il nous indique que 1) ce domaine de crise qu&rsquo;est l&rsquo;ensemble bloc BAO\/Ukraine\/Russie est absolument incontr\u00f4lable, alors que 2) ce domaine de crise est celui de la Crise Centrale, la crise d&rsquo;effondrement du Syst\u00e8me, et que nous sommes donc au cur du sujet,  beaucoup plus qu&rsquo;avec la crise financi\u00e8re et \u00e9conomique du duopole Gr\u00e8ce-UE. En m\u00eame temps, au contraire, le processus et ses circonstances lient \u00e9troitement l&rsquo;orientation ext\u00e9rieure de la crise Gr\u00e8ce-UE (relations avec la Russie) \u00e0 son volet int\u00e9rieur (crise \u00e9conomique et financi\u00e8re de la Gr\u00e8ce), bien s\u00fbr en transformant ce volet int\u00e9rieur en en faisant un \u00e9l\u00e9ment de la grande crise d&rsquo;effondrement du Syst\u00e8me dont la crise Ukraine\/Russie est le cur grondant. Le fractionnisme, le r\u00e9ductionnisme, permettant d&rsquo;isoler les crises les unes des autres et d&rsquo;\u00e9viter la grande question fondamentale de la mise en accusation du Syst\u00e8me, sont ici compl\u00e8tement battus en br\u00e8che, compl\u00e8tement pulv\u00e9ris\u00e9s. Et ce sont la passion, le paroxysme, le climat de non-r\u00e9alit\u00e9 et de d\u00e9ni caract\u00e9ristiques de la crise Ukraine\/Russie qui sont la cause tout aussi fondamentale de cette \u00e9volution.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPeu nous importe pour ce raisonnement de savoir si, aujourd&rsquo;hui,  cet article \u00e9tant r\u00e9dig\u00e9 ce matin du 29 janvier,  la Gr\u00e8ce mettra ou non son veto au nouveau train de mesures sur lesquelles les ministres des Etats-membres de l&rsquo;UE vont avoir \u00e0 se d\u00e9cider. (Trifkovic : \u00ab<em>The real test will come on Thursday when several countries, including the UK in particular, will be asking for additional sanctions against Russia in the wake of the Mariupol deaths. If the Greeks decidedly act against this then it will herald a crisis&#8230;<\/em>\u00bb) Pour nous, la <strong>v\u00e9ritable crise<\/strong> est d&rsquo;ores et d\u00e9j\u00e0 activ\u00e9e, qui est une crise se planquant sur les deux crises, celle de l&rsquo;int\u00e9rieur de l&rsquo;UE et celle de l&rsquo;ext\u00e9rieur de l&rsquo;UE.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tD&rsquo;ores et d\u00e9j\u00e0 Tsipras a r\u00e9ussi \u00e0 cr\u00e9er un \u00e9v\u00e9nement nouveau, quelque chose de compl\u00e8tement inattendu par rapport \u00e0 ce qu&rsquo;on attendait de sa victoire aux \u00e9lections. Il a transmut\u00e9 les deux crises (int\u00e9rieure et ext\u00e9rieure) en une crise nouvelle, qui chapeaute les deux et les lie d&rsquo;une fa\u00e7on indissoluble. D\u00e9sormais la crise int\u00e9rieure de l&rsquo;UE, celle dont la situation grecque \u00e9tait l&rsquo;un des signes les plus dramatiques, s&rsquo;est imbriqu\u00e9e dans la crise ext\u00e9rieure, celle qui marque l&rsquo;antagonisme avec la Russie et constitue selon nous le cur de la crise d&rsquo;effondrement du Syst\u00e8me. D\u00e9sormais, l&rsquo;Europe n&rsquo;est plus isol\u00e9e dans ses tourments int\u00e9rieurs pr\u00e9sent\u00e9s comme des remous naturels pour parvenir \u00e0 l&rsquo;\u00e9tat de perfection postmoderniste, avec simplement l&rsquo;appendice ext\u00e9rieur de la projection d&rsquo;une hostilit\u00e9 affirm\u00e9e contre la Russie ; d\u00e9sormais, l&rsquo;Europe et ses tourments int\u00e9rieurs sont directement impliqu\u00e9s dans sa politique ext\u00e9rieure d&rsquo;hostilit\u00e9 \u00e0 la Russie, et le d\u00e9bat europ\u00e9en devient n\u00e9cessairement un d\u00e9bat portant sur tous ces aspects, sans cloisonnement, sans s\u00e9paration. Cette ouverture sur le monde ext\u00e9rieur (la Russie) o\u00f9 l&rsquo;Europe pr\u00e9tend n\u00e9anmoins faire la loi au nom de sa vertu int\u00e9rieure, pourrait amener, comme un choc en retour, \u00e0 une mise en cause terrible de cette vertu int\u00e9rieure devant l&rsquo;\u00e9vidence des contradictions, du d\u00e9sordre, des affirmations d&rsquo;anti-v\u00e9rit\u00e9s, du Mensonge \u00e9rig\u00e9 en une sorte de transcendance qui \u00e9gare les esprits dans le pu\u00e9rilisme de l&rsquo;esprit mentionn\u00e9 plus haut, et les psychologies dans une pathologie si remarquable par sa constance pavlovienne qu&rsquo;on pourrait presque la baptiser, par reconnaissance de ses fondateurs, comme la pathologie bruxelloise de la psychologie. A cette aune, et devant la contraction du temps et l&rsquo;acc\u00e9l\u00e9ration de l&rsquo;Histoire, c&rsquo;est pour la cause qu&rsquo;on pourrait envisager que la crise ext\u00e9rieure (la Russie) porte directement au sein de l&rsquo;Europe-\u00e0-la-vertu-int\u00e9rieure si souvent proclam\u00e9e le ferment de la division la plus terrible, les germes de l&rsquo;\u00e9clatement, non plus au nom des comptabilit\u00e9s des bureaucraties irresponsables vaticinant autour du sort de l&rsquo;euro, mais sous la pression d&rsquo;\u00e9v\u00e9nements terribles qui nous ram\u00e8neront \u00e0 ce que l&rsquo;Histoire nous m\u00e9nage de plus tragique.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Tsipras et l&rsquo;UE, ou la crise \u00e0 contrepied 29 janvier 2015 Les commentateurs, ceux qui savent, ceux qu&rsquo;on rencontre dans les couloirs des institutions de l&rsquo;UE et dans les salles de conf\u00e9rence de presse o\u00f9 l&rsquo;on d\u00e9vore les communiqu\u00e9s, ceux qui ont les bonnes sources dans le chef de fonctionnaires europ\u00e9ens qui savent ce qu&rsquo;il&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[10],"tags":[3841,16021,12783,2827,4090,15077,16370,16369,12019,12801,2828,1296],"class_list":["post-75731","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-faits-et-commentaires","tag-grece","tag-marioupol","tag-mogherini","tag-pologne","tag-putsch","tag-putsh","tag-serohedge","tag-trifkovic","tag-troika","tag-tsipras","tag-tusk","tag-ukraine"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/75731","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=75731"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/75731\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=75731"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=75731"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=75731"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}