{"id":75739,"date":"2015-02-02T12:46:04","date_gmt":"2015-02-02T12:46:04","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2015\/02\/02\/syriza-et-lhyper-desordre\/"},"modified":"2015-02-02T12:46:04","modified_gmt":"2015-02-02T12:46:04","slug":"syriza-et-lhyper-desordre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2015\/02\/02\/syriza-et-lhyper-desordre\/","title":{"rendered":"SYRIZA et l&rsquo;\u201chyper-d\u00e9sordre\u201d"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">SYRIZA et l&rsquo;hyper-d\u00e9sordre<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>\t2 f\u00e9vrier 2015  il est caract\u00e9ristique de la confusion, ou du d\u00e9sordre quand il menace de devenir hyper-d\u00e9sordre, que deux textes aussi bien intentionn\u00e9s l&rsquo;un que l&rsquo;autre puissent faire appel au m\u00eame symbole historique tir\u00e9e de l&rsquo;\u00e9pop\u00e9e hom\u00e9rique, dans un sens absolument invers\u00e9 : \u00ab<em>New Greek government: Russia&rsquo;s Trojan horse inside the EU?<\/em>\u00bb, le <a href=\"http:\/\/www.bne.eu\/content\/story\/new-greek-government-russias-trojan-horse-inside-eu\" class=\"gen\">28 janvier 2015<\/a> sur le site <em>BNE.eu<\/em> et \u00ab<em>Is the New Greek Government a Trojan?<\/em>\u00bb, de Nebojsa Malic, le <a href=\"http:\/\/original.antiwar.com\/malic\/2015\/01\/30\/is-the-new-greek-government-a-trojan\/&#8236;&#8236;\" class=\"gen\">30 janvier 2015<\/a> sur <em>Antiwar.com<\/em>. <em>BNE.eu<\/em> exprime bien ce qu&rsquo;il veut dire (cheval de Troie des Russes dans l&rsquo;UE) ; quant \u00e0 Malic, il s&rsquo;en explique dans sa conclusion en parlant de la Gr\u00e8ce de Tsipras comme d&rsquo;un autre cheval de Troie de l&rsquo;Empire, c&rsquo;est-\u00e0-dire des USA, c&rsquo;est-\u00e0-dire du Syst\u00e8me, \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur de l&rsquo;UE. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl ne s&rsquo;agit que de symboles. Il n&rsquo;est pas n\u00e9cessaire de l&rsquo;un ou l&rsquo;autre cheval de Troie \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur de L&rsquo;UE pour y installer, soit la division selon les positions vis-\u00e0-vis de la Russie, soit l&rsquo;alignement sur les USA. L&rsquo;UE est elle-m\u00eame, dans l&rsquo;\u00e9tat actuel des choses, <strong>\u00e0 la fois<\/strong> profond\u00e9ment divis\u00e9e, notamment sur la Russie, jusqu&rsquo;aux limites de certaines possibilit\u00e9s de rupture, <strong>\u00e0 la fois<\/strong> compl\u00e8tement align\u00e9e sur le Syst\u00e8me (et non sur les USA). Elle se trouve dans cette situation de compl\u00e8te contradiction \u00e0 cause de tensions internes suscit\u00e9es par une id\u00e9ologisation f\u00e9roce et intangible (sans n\u00e9cessit\u00e9 d&rsquo;influence ext\u00e9rieure) d&rsquo;une part, par une sourde contestation volontaire ou involontaire de nombre de ses membres press\u00e9s par des situations de quasi-r\u00e9volte interne d&rsquo;autre part. La Gr\u00e8ce, le pays le plus cruellement touch\u00e9 par cette id\u00e9ologisation, est la premi\u00e8re \u00e0 avoir suivi le processus spectaculaire de la r\u00e9volte ouverte <strong>accouchant directement<\/strong>, par les urnes, d&rsquo;un gouvernement per\u00e7u n\u00e9cessairement, par le fait, comme dissident,  et cela, qu&rsquo;il se confirme ou non comme dissident, puisque nous parlons essentiellement de perception&#8230; (D&rsquo;autres pays nettement contestataires, comme la Hongrie, n&rsquo;ont pas la m\u00eame position dans la perception de la communication qui privil\u00e9gie l&rsquo;aspect sensationnel des \u00e9v\u00e9nements pour en fixer l&rsquo;importance. Leurs gouvernements contestataires le sont devenus par des processus plus indirects, par cons\u00e9quent leur position ne suscite par cette m\u00eame perception de r\u00e9volte ouverte qui constitue <strong>l&rsquo;essentiel de l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement grec<\/strong> et donne toute sa force d&rsquo;influence au gouvernement Tsipras.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tAlors et changeant compl\u00e8tement d&rsquo;orientation, nous dirions plut\u00f4t, s&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un cheval de Troie, que la Gr\u00e8ce a la possibilit\u00e9 tr\u00e8s s\u00e9rieuse d&rsquo;\u00eatre le cheval de Troie entrant dans l&rsquo;actuel d\u00e9sordre europ\u00e9en (et du bloc BAO par extension) soigneusement dissimul\u00e9 pour le transformer sans chercher pr\u00e9cis\u00e9ment cet objectif, par simple logique de sa dynamique politique, dans cet  <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notes_sur_le_tout_pour_le_pire_1998_2008_17_12_2014.html\" class=\"gen\">hyper-d\u00e9sordre<\/a> tr\u00e8s visible auquel nous donnons aujourd&rsquo;hui une capacit\u00e9 op\u00e9rationnelle globale d&rsquo;une tr\u00e8s grande puissance. (\u00ab[&#8230;O]<em>n ne peut \u00e9carter cette possibilit\u00e9 absolument paradoxale qu&rsquo;un d\u00e9sordre suppl\u00e9mentaire<\/em> [ajout\u00e9 au d\u00e9sordre cr\u00e9\u00e9 par la surpuissance du Syst\u00e8me] <em>marquerait peut-\u00eatre un certain retour \u00e0 l&rsquo;ordre<\/em> [par son caract\u00e8re antiSyst\u00e8me]&#8230; [&#8230;] <em>L&rsquo;hyper-d\u00e9sordre<\/em> [&#8230;] <em>en train de d\u00e9truire cette tentative<\/em> [du Syst\u00e8me] <em>d&rsquo;ordre postmoderne qui est en v\u00e9rit\u00e9 un pur d\u00e9sordre, est donc paradoxalement une pouss\u00e9e dont le sens antiSyst\u00e8me pourrait \u00eatre jug\u00e9 effectivement \u00e0 finalit\u00e9 de remise en ordre.<\/em>\u00bb)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tVoyons quelques signes de cet hyper-d\u00e9sordre que la Gr\u00e8ce semble devoir introduire dans le concert extraordinairement cacophonique de l&rsquo;UE&#8230; Cette cacophonie ne l&rsquo;est nullement par l&rsquo;interpr\u00e9tation qui est effectu\u00e9e sous une contrainte terroriste d&rsquo;une entit\u00e9 (l&rsquo;UE) devenue dictature pure, sans dictateur, sans visage, comme simple transcription op\u00e9rationnelle du Syst\u00e8me, mais par la partition impos\u00e9e qui dicte une non-musique traduite par une compl\u00e8te cacophonie, une sorte de d\u00e9sordre musical complet arrang\u00e9 sous la forme paradoxalement ordonn\u00e9e d&rsquo;une partition pr\u00e9cis\u00e9ment \u00e9crite. Le d\u00e9sordre europ\u00e9en, qui est complet puisque personne n&rsquo;ose secouer le joug de la dictature de l&rsquo;UE, qui est irr\u00e9fragable puisque b\u00e2ti sur l&rsquo;ill\u00e9gimit\u00e9 et sur le d\u00e9ni complet de l&rsquo;ordre principiel de cette pseudo-institution, se doit d&rsquo;\u00eatre aussi tr\u00e8s discret et camoufl\u00e9 sous les apparences bureaucratiques et institutionnelles d&rsquo;un faux-ordre con\u00e7u par des moyens m\u00e9caniques, par une apparence quantitative, par une communication absolument immuable pour d\u00e9cliner les vertus du Syst\u00e8me. La cacophonie est donc \u00e9cout\u00e9e, voire entendue, dans tous les cas applaudie comme s&rsquo;il s&rsquo;agissait de la Neuvi\u00e8me de Beethoven,  l&rsquo;hymne europ\u00e9en, \u00e9videmment&#8230; <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Il y a d&rsquo;abord le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-tsipras_et_l_ue_ou_la_crise_contrepied_29_01_2015.html\" class=\"gen\">contrepied<\/a> qu&rsquo;on a d\u00e9crit, avec Tsipras qu&rsquo;on attendait sur la question de la dette comme la premi\u00e8re priorit\u00e9 de son action dans les heures suivant son investiture, et qui choisit dans une orientation compl\u00e8tement diff\u00e9rente de s&rsquo;attaquer \u00e0 la politique de l&rsquo;UE d&rsquo;antagonisme de la Russie. A c\u00f4t\u00e9 des p\u00e9rip\u00e9ties qu&rsquo;on a d\u00e9crites, ou plut\u00f4t au-del\u00e0 de ces p\u00e9rip\u00e9ties, on citera cette interview de Tsipras \u00e0 <em>Rossi\u00efska\u00efa Gazeta<\/em>, donn\u00e9e peu avant l&rsquo;\u00e9lection et annon\u00e7ant d\u00e9j\u00e0 la tactique utilis\u00e9e, tactique confirm\u00e9e par le fait que la premi\u00e8re audience qu&rsquo;a accord\u00e9e Tsipras devenue Premier ministre le fut pour l&rsquo;ambassadeur de Russie \u00e0 Ath\u00e8nes. (Texte de <em>Spoutnik.News<\/em> [France] du <a href=\"http:\/\/fr.sputniknews.com\/presse\/20150130\/1014204094.html#ixzz3QJkEsZMG\" class=\"gen\">30 janvier 2015<\/a>, reprenant l&rsquo;interview en fran\u00e7ais. Nous citons les deux premi\u00e8res des trois questions pos\u00e9es, la troisi\u00e8me concernant la dette.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t<strong><em>Rossi\u00efska\u00efa Gazeta<\/em><\/strong> : \u00ab<em>L&rsquo;Otan a compl\u00e8tement gel\u00e9 la coop\u00e9ration avec la Russie \u00e0 cause de la situation en Ukraine, et l&rsquo;UE menace de d\u00e9cr\u00e9ter de nouvelles sanctions contre Moscou. Cette politique est-elle justifi\u00e9e, selon vous?<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t<strong><em>Alexis Tsipras<\/em><\/strong> : \u00ab<em>Non, je ne suis pas d&rsquo;accord avec une telle approche. Ces sanctions nuiraient \u00e0 l&rsquo;Europe. J&rsquo;estime que l&rsquo;UE ne doit pas adopter de sanctions contre la Russie, mais mener un dialogue et chercher ensemble avec Moscou une issue pacifique de la situation actuelle. J&rsquo;ai expliqu\u00e9 \u00e0 plusieurs reprises cette position officielle de notre partie aussi bien en Gr\u00e8ce qu&rsquo;au niveau de l&rsquo;UE.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t<strong><em>Rossi\u00efska\u00efa Gazeta<\/em><\/strong> : \u00ab<em>Quelle sera la politique d&rsquo;Ath\u00e8nes vis-\u00e0-vis de la Russie si votre parti arrivait au pouvoir?<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t<strong><em>Alexis Tsipras<\/em><\/strong> : \u00ab<em>Nous travaillons s\u00e9rieusement sur une r\u00e9orientation des relations entre nos pays pour les faire passer \u00e0 un niveau strat\u00e9gique. Nous avons une approche plus \u00e9nergique de la politique \u00e9trang\u00e8re de la Gr\u00e8ce, qui doit suivre plusieurs axes. En effet, notre pays est membre de l&rsquo;UE et de l&rsquo;Otan, mais nous pensons \u00e0 la fois qu&rsquo;il doit avoir sa propre politique ind\u00e9pendante vis-\u00e0-vis d&rsquo;autres pays, au lieu d&rsquo;ob\u00e9ir \u00e0 des directives \u00e9trang\u00e8res. Nous voulons que l&rsquo;Europe unie travaille avec Moscou. C&rsquo;est n\u00e9cessaire pour cr\u00e9er un syst\u00e8me de s\u00e9curit\u00e9 de l&rsquo;Atlantique \u00e0 l&rsquo;Oural, impossible sur notre continent sans la Russie.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t On doit ensuite noter la teneur des premiers contacts europ\u00e9ens pris par Tsipras au niveau europ\u00e9en, marqu\u00e9 essentiellement par l&rsquo;absence de rencontre avec Merkel, alors que des rencontres sont pr\u00e9vues avec le Premier ministre italien et le pr\u00e9sident fran\u00e7ais. L&rsquo;annonce faite par son cabinet ne peut \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9e dans la perception qu&rsquo;on en a que comme l&rsquo;indice d&rsquo;une tension extr\u00eamement s\u00e9rieuse, proche de l&rsquo;antagonisme, entre la Gr\u00e8ce et le principal pays europ\u00e9en qui a conduit l&rsquo;organisation de la prise en main de la Gr\u00e8ce par la <em>tro\u00efka<\/em> supranationale. Le cabinet de Tsipras indique qu&rsquo;une rencontre avec Merkel aura lieu en temps voulu, mais qu&rsquo;actuellement l&#8217;emploi du temps du Premier ministre ne le permet pas, notamment \u00e0 cause des rencontres avec les dirigeants italiens et fran\u00e7ais : \u00ab<em>Tsipras has a very busy schedule at the moment with the upcoming meetings with head of the Italian government Matteo Renzi, the President of France, Francois Hollande and the Greek parliament, the Minister of State for Greece, Nikos Pappas, told the television channel Mega.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLes commentaires \u00e0 partir d&rsquo;interview d&rsquo;experts et \u00e9conomistes europ\u00e9ens que donne <em>Russia Today<\/em> le <a href=\"http:\/\/rt.com\/news\/228199-greece-merkel-debt-talks\/\" class=\"gen\">31 janvier 2015<\/a> laissent percer cette tension entre les deux pays. Ils montrent \u00e9galement la perception d&rsquo;un  durcissement implicite de l&rsquo;Allemagne, qui devrait avoir certainement beaucoup de mal, avec fort peu de patience comme le montre de plus en plus ce pays en Europe, \u00e0 supporter les manuvres grecques, aussi bien que les choix de ses premiers interlocuteurs europ\u00e9ens (l&rsquo;Italie et la France) :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Markus Gerber, an economics professor, told RT that it is essential that Greece is not able to blackmail the Eurozone and get its demands met, as this could open the way to other countries to follow suit. The proposals are neither legal or legitimate. They are not legal because Greece as a member of the European Union is bound to respect contracts and treaties. Greece has only survived due to a great gesture of generosity and solidarity by all members of the Eurozone. It is not legitimate because Greece has not made any effort to reform the country, Gerber said.<\/em> [&#8230;]<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Felix Moreno de la Cova, an economist, told RT that he agrees with Syriza that something has to be done and there needs to be some restructuring. However, he added that the Greek government can only do this if they are willing to balance the books. I think Syriza has the will and the political capital to break with the European Union and to leave the Euro. I hope this does not happen as this will be bad for Europe and for Greece, but they are willing to take it that far. The positions in Brussels have changed and in Germany, they are actually willing to let that happen, the economist said.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Or, ce que montre \u00e9galement ce sch\u00e9ma des rencontres concernant la dette grecque (rencontre de l&rsquo;Italien et du Fran\u00e7ais, rencontre non encore programm\u00e9e de Merkel), c&rsquo;est que ce choix rencontre aussi bien les tendances \u00e9conomiques (France et Italie de plus en plus critiques de l&rsquo;aust\u00e9rit\u00e9, au contraire de l&rsquo;Allemagne), mais surtout pour notre propos recoupe des tendances vis-\u00e0-vis de la Russie qui ont un sens du point de vue de la Gr\u00e8ce. L&rsquo;Italie et la France ont montr\u00e9 ces derniers temps qu&rsquo;ils \u00e9taient plut\u00f4t favorables \u00e0 la r\u00e9vision de la ligne ultra-dure de l&rsquo;UE sur les sanctions, tandis que Merkel est apparue ces deux derniers mois comme compl\u00e8tement align\u00e9e sur les positions am\u00e9ricanistes. Ces diverses positions se compl\u00e8tent et s&rsquo;influencent les uns les autres ; surtout, elles p\u00e9rennisent l&rsquo;\u00e9largissement du d\u00e9bat effectu\u00e9 par les premiers actes du gouvernement Tsipras qu&rsquo;on a signal\u00e9 le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-tsipras_et_l_ue_ou_la_crise_contrepied_29_01_2015.html\" class=\"gen\">29 janvier 2015<\/a>, en faisant entrer la questions des sanctions contre la Russie (crise ext\u00e9rieure) dans la probl\u00e9matique de la question de la dette \u00e9largie \u00e0 la question de l&rsquo;aust\u00e9rit\u00e9 (crise int\u00e9rieure). C&rsquo;est ce que <em>ZeroHedge.com<\/em>, relay\u00e9 par <em>Russia Insider<\/em> le <a href=\"http:\/\/russia-insider.com\/en\/2015\/01\/30\/2975\" class=\"gen\">30 janvier 2015<\/a> nomme le <em>veto power<\/em> de la Gr\u00e8ce.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>But the most important message that Tsipras is sending to Europe is that (after meeting the Russian ambassador first upon his election) Greece is now effectively a veto power when it comes to future Russian sanctions!<\/em> [&#8230;] <em>The good news for Greece, of course, is that it now has all the optionality: it can use its veto power as a bargaining chip to unblock US foreign policy in Ukraine (because at the end of the day, Europe is merely losing as a result of the Russian sanctions) and demand a debt haircut in exchange for siding with John Kerry on further Russian punishment. Or he may simply hold the line and hold off for a competing, better offer from Russia and the BRICs, whose leverage may be nominal  now that crude is plummeting, but if and when the last shale junk bond investor blows up and the US shale renaissance is over sending crude soaring right back to $100, then watch as the oil exporters are back with a bang, and dictating geopolitical terms.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCertes, ces commentaires peuvent para\u00eetre audacieux sinon t\u00e9m\u00e9raires, mais ils mesurent ce qu&rsquo;il nous importe de montrer : que la Gr\u00e8ce de Tsipras n&rsquo;est pas importante en elle-m\u00eame, m\u00eame si elle l&rsquo;est pour les Grecs, mais qu&rsquo;elle est importante <strong>d&rsquo;abord<\/strong> pour la perception qu&rsquo;elle impose, non seulement d&rsquo;elle-m\u00eame (la Gr\u00e8ce) mais surtout et essentiellement de l&rsquo;Europe avec elle-m\u00eame (la Gr\u00e8ce) comme \u00e9l\u00e9ment perturbateur. Peu importe que ceci ou cela dans les divers sc\u00e9narios et hypoth\u00e8ses que nous avons vus se r\u00e9alise ou ne se r\u00e9alise pas, si ceci ou cela est consid\u00e9r\u00e9 comme une hypoth\u00e8se valable pour un temps donn\u00e9. La perception s&rsquo;en arrange comme s&rsquo;il s&rsquo;agissait du comptant, et le syst\u00e8me de la communication s&rsquo;en fait le relais oblig\u00e9. Car, bien entendu, nous revenons n\u00e9cessairement au constat d\u00e9sormais in\u00e9vitable (depuis \u00e0 peine une semaine,  que le temps se contracte vite !)  : dans ceci et cela, comme dans tout le d\u00e9bat abord\u00e9 ci-dessus, nous avons continuellement m\u00eal\u00e9s les deux aspects,  int\u00e9rieur et ext\u00e9rieur,  de la crise europ\u00e9enne.<\/p>\n<h3>Le deuxi\u00e8me \u00e2ge de la crise grecque<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tIl est vrai que l&rsquo;enjeu est tout simplement colossal. Jusqu&rsquo;\u00e0 maintenant \u00e0 partir de sa formation et de sa constitution en entit\u00e9 autonome devenant de plus en plus dictatoriale, l&rsquo;Europe a r\u00e9ussi \u00e0 maintenir la perception d&rsquo;elle-m\u00eame, la <em>narrative<\/em> de sa vertu fondamentale, la gloire de sa pr\u00e9tention \u00e0 constituer le mod\u00e8le postmoderne pour une gouvernance mondiale sans rivale, dans une sorte de bulle, une esp\u00e8ce d&rsquo;aquarium-laboratoire qu&rsquo;aucune critique s\u00e9rieuse ne semblait jamais devoir percer ni p\u00e9n\u00e9trer. La crise int\u00e9rieure de 2010 dont la premi\u00e8re h\u00e9ro\u00efne malheureuse fut la Gr\u00e8ce a pu \u00eatre contenue dans cet univers ferm\u00e9, o\u00f9 la vertu europ\u00e9enne a toujours le dernier mot, ne serait-ce qu&rsquo;avec l&rsquo;unanimisme impos\u00e9 aux d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s des pays-membres \u00e0 chaque pseudo-sommet, avec d&rsquo;autant plus d&rsquo;efficacit\u00e9 ces quelques derni\u00e8res ann\u00e9es que le naufrage fran\u00e7ais a laiss\u00e9 toute latitude \u00e0 la baguette teutonne d&rsquo;exercer ses talents d&rsquo;organisatrice par la discipline et la marche au pas.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tDans tout cela, la crise ukrainienne est apparue comme incongrue et comme d\u00e9tach\u00e9e. Certes, la responsabilit\u00e9 de l&rsquo;UE est enti\u00e8re dans le d\u00e9clenchement de la crise, mais la <em>narrative<\/em> tr\u00e8s vite d\u00e9velopp\u00e9e vous fait ais\u00e9ment admettre que cette responsabilit\u00e9 n&rsquo;a rien \u00e0 voir avec la culpabilit\u00e9 (responsable mais pas coupable) puisqu&rsquo;elle ne fait qu&rsquo;ent\u00e9riner la cause profonde que fut l&rsquo;incapacit\u00e9 d&rsquo;un Ianoukovitch born\u00e9 et corrompu, avec un Poutine diabolique tireur de ficelles, \u00e0 comprendre l&rsquo;\u00e9vidence de la vertu qui lui \u00e9tait ainsi offerte. Tout le reste s&rsquo;encha\u00eene, avec l&rsquo;histoire au jour le jour devenant une Histoire-invertie en temps r\u00e9el construite sur les ch\u00e2teaux de sable de l&rsquo;interpr\u00e9tation pavlovienne, et la culpabilit\u00e9 totale \u00e0 la charge de l&rsquo;ext\u00e9rieur,  savoir, dans l&rsquo;ordre chronologique, l&rsquo;Ukraine elle-m\u00eame jusqu&rsquo;\u00e0 la destitution d\u00e9mocratique de Ianoukovitch par les p\u00e9toires de <em>Pravy Sektor<\/em> et la <em>vista<\/em> de l&rsquo;antenne de la CIA, puis l&rsquo;Ukraine orientale dans le chef des terroristes-s\u00e9paratistes de la <em>Novarussia<\/em>, enfin l&rsquo;\u00e9ternelle barbarie russe n&rsquo;attendant que l&rsquo;occasion suivante pour \u00e9tendre son empire. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL\u00e0-dedans, o\u00f9 voyez-vous l&rsquo;Europe ? Nulle part, sinon dans ses votes droitsdel&rsquo;hommesques si prompts \u00e0 condamner que proc\u00e8s, preuves \u00e0 charge et jugement n&rsquo;ont aucune utilit\u00e9, et dans ses sanctions qui sont dans la nature m\u00eame de sa vertu, comme la poule qui pond des ufs, et suivant en cela l&rsquo;h\u00e9ro\u00efque politique \u00e9trang\u00e8re du cousin si dou\u00e9 d&rsquo;outre-Atlantique. Ainsi la crise ukrainienne n&rsquo;a-t-elle jamais perc\u00e9 l&rsquo;\u00e9paisse carapace de la bulle-aquarium europ\u00e9enne, le public \u00e9tant simplement convi\u00e9 \u00e0 condamner r\u00e9guli\u00e8rement la monstruosit\u00e9 de la barbarie russe comme un ph\u00e9nom\u00e8ne totalement ext\u00e9rieur (dont certes il faudra bien s&rsquo;occuper un jour,  ne craignez rien, on s&rsquo;en occupe d\u00e9j\u00e0,  voyez Soros, Nuland &#038; Cie), \u00a0tandis que les votes automatis\u00e9s des sanctions suivaient leur pavlovien  bonhomme de chemin.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;incursion grecque a brusquement brouill\u00e9 gravement ce sch\u00e9ma arrangeant pour les illusions des intellectuels-Syst\u00e8me du bloc BAO, elle a en quelque sorte crev\u00e9 la bulle et la glace de l&rsquo;aquarium. En mettant <strong>au moins sur le m\u00eame plan d&rsquo;urgence et d&rsquo;importance europ\u00e9ennes<\/strong> la probl\u00e9matique de la dette\/de l&rsquo;aust\u00e9rit\u00e9 et celle de l&rsquo;Ukraine\/des relations avec la Russie, la Gr\u00e8ce a brusquement mis en pleine lumi\u00e8re le d\u00e9sordre europ\u00e9en. La mise en lumi\u00e8re de ce d\u00e9sordre tient effectivement au fait de cette mise en \u00e9quivalence des crises int\u00e9rieure et ext\u00e9rieure de l&rsquo;UE, notamment avec le m\u00e9lange des questions de la dette et des relations avec la Russie telles que les op\u00e9rationnalise la Gr\u00e8ce (par exemple, avec l&rsquo;hypoth\u00e8se que tout le monde a \u00e0 l&rsquo;esprit, particuli\u00e8rement dans la bureaucratie europ\u00e9enne, o\u00f9 la position grecque sur les sanctions contre la Russie devient un moyen de pression pour obtenir de meilleures conditions pour le remboursement de la dette) . Il devient d\u00e9sormais impossible de ne pas penser la crise ukrainienne comme une crise europ\u00e9enne, qui met en \u00e9vidence de graves antagonismes entre les \u00c9tats-membres alors que l&rsquo;unanimisme des r\u00e9unions pouvaient faire croire le contraire,  et ainsi l&rsquo;ordre apparent par rapport \u00e0 une crise ext\u00e9rieure qui ne concernerait gu\u00e8re l&rsquo;UE jusqu&rsquo;\u00e0 lui \u00eatre \u00e9trang\u00e8re, devient un d\u00e9sordre \u00e9vident par rapport \u00e0 cette crise ext\u00e9rieure devenue ainsi, <em>de facto<\/em>, crise int\u00e9rieure.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tAinsi la Gr\u00e8ce de Tsipras n&rsquo;est-elle m\u00eame pas \u00e0 bl\u00e2mer ou \u00e0 f\u00e9liciter c&rsquo;est selon, dans l&rsquo;\u00e9volution actuelle,  ou, dans tous les cas, pas encore. Il <strong>suffit qu&rsquo;elle soit<\/strong> et qu&rsquo;elle soit per\u00e7ue comme activant extr\u00eamement l&rsquo;un des fondements de sa politique, qui est sa proximit\u00e9 avec les th\u00e8ses russes, pour qu&rsquo;aussit\u00f4t toute la tension de la crise de la dette s&rsquo;\u00e9tende \u00e0 la crise des relations avec la Russie, pour que la crise ext\u00e9rieure \u00e0 l&rsquo;Europe, comme on dirait d&rsquo;une crise \u00e9trang\u00e8re, devienne une crise int\u00e9rieure. C&rsquo;est ainsi, en mettant en \u00e9vidence d&rsquo;une fa\u00e7on active et op\u00e9rationnelle ces oppositions, ces nuances, ces tendances antagonistes, qu&rsquo;on perce la bulle et qu&rsquo;on casse le verre transparent de l&rsquo;aquarium de la vertu UE. C&rsquo;est ainsi, en devenant visible, palpable, \u00e9vident, que le d\u00e9sordre vertueusement cach\u00e9e de l&rsquo;UE, devenu visible, devient en m\u00eame temps hyper-d\u00e9sordre en acqu\u00e9rant d&rsquo;\u00e9videntes vertus antiSyst\u00e8me. (Chacun ses vertus, apr\u00e8s tout.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tMaintenant, il reste bien des choses \u00e0 m\u00e9diter &#8230; Par exemple, cette circonstance \u00e9tonnante, par son pouvoir d&rsquo;aggravation instantan\u00e9e des conditions qui ont permis \u00e0 la situation qu&rsquo;on d\u00e9crit de s&rsquo;installer, d&rsquo;un Tusk posant son premier acte d&rsquo;apprenti-dictateur europ\u00e9en en pondant lui-m\u00eame son communiqu\u00e9 grossi\u00e8rement antirusse sur l&rsquo;attaque de Marioupol. Tusk a exacerb\u00e9 la position grecque en permettant \u00e0 Tsipras d&rsquo;exprimer une position qui sugg\u00e8re implicitement qu&rsquo;on peut le consid\u00e9rer comme cet homme d\u00e9crit plus haut, comme disposant d&rsquo;un <em>veto power<\/em> (tous l&rsquo;ont, mais lui seul laissant croire ou entendre qu&rsquo;il pourrait l&rsquo;utiliser). Plus encore, l&rsquo;affaire, par son \u00e9cho public, a mis en lumi\u00e8re le conflit d\u00e9sormais in\u00e9vitable entre lui-m\u00eame (Tusk) et Mogherini, et peut-\u00eatre lui-m\u00eame (Tusk) et un certain nombre d&rsquo;\u00c9tats-membres,  et voil\u00e0 un peu plus de d\u00e9sordre-UE d\u00e9couvert, cette fois de l&rsquo;in\u00e9dit,  pour renforcer la cr\u00e9ation d&rsquo;hyper-d\u00e9sordre dont nous parlons. (Et cet hyper-d\u00e9sordre rendu possible parce que l&rsquo;UE enferm\u00e9e dans la n\u00e9cessit\u00e9 de l&rsquo;unanimisme de l&rsquo;apparence de sa vertu, ne peut pas d\u00e9battre de la question russe d&rsquo;une fa\u00e7on ouverte et raisonnable, qui \u00e9carterait nombre d&rsquo;attaques contre elle et restaurerait une certaine part de sa l\u00e9gitimit\u00e9.) Chaque acte, chaque d\u00e9rapage dans ce sens, accentue la perception du d\u00e9sordre, donc de la fragilit\u00e9 de l&rsquo;UE, rappelant \u00e9galement aux esprits un peu attentifs que cette fragilit\u00e9 est due \u00e9videmment \u00e0 son ill\u00e9gitimit\u00e9. (Qui pourra nous expliquer la l\u00e9gitimit\u00e9 de l&rsquo;acte d&rsquo;un Tusk, tel qu&rsquo;il a \u00e9t\u00e9 pos\u00e9, dans le chef du communiqu\u00e9 de lundi dernier ?)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCes circonstances font penser \u00e0 une machinerie dont l&rsquo;objectif serait \u00e9videmment une aggravation de la situation interne de l&rsquo;UE, une acc\u00e9l\u00e9ration de l&rsquo;exposition de son d\u00e9sordre et la transmutation par cons\u00e9quent de ce d\u00e9sordre en hyper-d\u00e9sordre. Dans de telles conditions de tension, il nous para\u00eet bien difficile que Tsipras puisse manuvrer pour \u00e9carter son \u00e9tat de trublion en \u00e9change d&rsquo;avantages quelconques. (On sait que c&rsquo;est une hypoth\u00e8se courante \u00e0 son encontre, celle de Malic d&rsquo;un autre cheval de Troie de l&rsquo;Empire&rsquo;, c&rsquo;est-\u00e0-dire des USA, c&rsquo;est-\u00e0-dire du Syst\u00e8me, \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur de l&rsquo;UE.) Tsipras a d\u00e9clench\u00e9 le processus exposant le d\u00e9sordre de l&rsquo;UE en le transmutant en hyper-d\u00e9sordre \u00e0 capacit\u00e9s antiSyst\u00e8me. Peut-\u00eatre l&rsquo;a-t-il voulu, peut-\u00eatre voulait-il l&rsquo;\u00e9viter, peu importe ; le fait est que la chose est l\u00e0 et la Gr\u00e8ce joue d\u00e9sormais le r\u00f4le de ce trublion du d\u00e9sordre europ\u00e9en,  accompagn\u00e9 du pesant soup\u00e7on de tous les int\u00e9gristes du bloc BAO, \u00e0 commencer bien entendu par <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-l_otan_et_la_d_sormais-suspecte_gr_ce_31_01_2015.html\" class=\"gen\">ceux de l&rsquo;OTAN<\/a>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe cheval de Troie est d\u00e9sormais dans le bloc BAO. M\u00eame s&rsquo;il est vide, tout le monde s&rsquo;imagine revivre d\u00e9j\u00e0 l&rsquo;\u00e9pop\u00e9e de l&rsquo;immortel Hom\u00e8re,  et en cela au moins, ce n&rsquo;est que justice quasi-divine que ce soit la Gr\u00e8ce \u00e0 qui les dieux ont attribu\u00e9 ce r\u00f4le. <\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>SYRIZA et l&rsquo;hyper-d\u00e9sordre 2 f\u00e9vrier 2015 il est caract\u00e9ristique de la confusion, ou du d\u00e9sordre quand il menace de devenir hyper-d\u00e9sordre, que deux textes aussi bien intentionn\u00e9s l&rsquo;un que l&rsquo;autre puissent faire appel au m\u00eame symbole historique tir\u00e9e de l&rsquo;\u00e9pop\u00e9e hom\u00e9rique, dans un sens absolument invers\u00e9 : \u00abNew Greek government: Russia&rsquo;s Trojan horse inside the&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","footnotes":""},"categories":[10],"tags":[2748,16381,2631,3356,5252,3841,16380,16079,12783,2730,5646,16377,16382,16383,1296],"class_list":["post-75739","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-faits-et-commentaires","tag-allemagne","tag-cheval","tag-de","tag-desordre","tag-dette","tag-grece","tag-hombre","tag-hyper-desordre","tag-mogherini","tag-russie","tag-sanctions","tag-tisseras","tag-troie","tag-tus","tag-ukraine"],"jetpack_featured_media_url":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/75739","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=75739"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/75739\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=75739"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=75739"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=75739"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}