{"id":75752,"date":"2015-02-10T11:30:04","date_gmt":"2015-02-10T11:30:04","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2015\/02\/10\/lallemagne-entre-deux-eaux-tres-agitees\/"},"modified":"2015-02-10T11:30:04","modified_gmt":"2015-02-10T11:30:04","slug":"lallemagne-entre-deux-eaux-tres-agitees","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2015\/02\/10\/lallemagne-entre-deux-eaux-tres-agitees\/","title":{"rendered":"L&rsquo;Allemagne, entre deux eaux tr\u00e8s agit\u00e9es"},"content":{"rendered":"<p><h3 class=\"titrebloc\">L&rsquo;Allemagne, entre deux eaux tr\u00e8s agit\u00e9es<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tLa rencontre Merkel-Obama \u00e0 Washington, apr\u00e8s les folies non-autoris\u00e9es par Washington de la semaine derni\u00e8re, montre ce que nous nommerions un r\u00e9alignement marginal sur les th\u00e8ses US. Une autre interpr\u00e9tation est de parler de divergence tactiques, sugg\u00e9rant que les deux pays sont strat\u00e9giquement align\u00e9s. C&rsquo;est l&rsquo;image du verre \u00e0 moiti\u00e9 vide ou du verre \u00e0 moiti\u00e9 plein ; notre image du r\u00e9alignement tactique indique que nous choisissons l&rsquo;option du verre \u00e0 moiti\u00e9 vide, non parce que nous aurions confiance dans le comportement pseudo-ferme de cette chanceli\u00e8re plut\u00f4t de fer-blanc, mais parce que nous ne voyons rien dans les \u00e9v\u00e9nements \u00e0 venir et dans l&rsquo;intransigeance-Syst\u00e8me du fondement de la non-politique US mati\u00e8re \u00e0 remplir un peu plus ce verre vide,  et plut\u00f4t diablement le contraire, certes.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa chanceli\u00e8re aura bien  du mal \u00e0 maintenir son pseudo-r\u00e9alignement avec les mesures qu&rsquo;on peut attendre de la poursuite de la politique US pr\u00e9sent\u00e9e comme rationnelle et bien calibr\u00e9e par le pr\u00e9sident Obama, et en fait r\u00e9pondant aux pouss\u00e9es hyper-hyst\u00e9riques des relais du Syst\u00e8me qui tiennent le haut du pav\u00e9 \u00e0 Washington. Elle aura bien du mal parce qu&rsquo;il s&rsquo;av\u00e8re que le climat politique int\u00e9rieur en Allemagne est de plus en plus marqu\u00e9e par une virulente opposition \u00e0 la politique US, marqu\u00e9e pour l&rsquo;instant par la possibilit\u00e9 de livrer des armes dites l\u00e9tales au r\u00e9gime de Kiev. (L&rsquo;option de ces livraisons est toujours sur la table, a aimablement indiqu\u00e9 BHO \u00e0 Merkel, tandis que le Congr\u00e8s, notamment l&rsquo;inusable McCain, continue \u00e0 affirmer haut et fort que sa position en faveur des livraisons suffit compl\u00e8tement \u00e0 effectuer effectivement ces livraisons.) <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t<em>Russia Today<\/em> (RT) le <a href=\"http:\/\/rt.com\/news\/230779-obama-merkel-ukraine-disagreements\/\" class=\"gen\">10 f\u00e9vrier 2015<\/a> : \u00ab<em>The option of supplying Kiev with lethal defensive weapons is on the table, Barack Obama said in a joint press conference with Angela Merkel. However, the German chancellor reiterated there is no military solution to the conflict in eastern Ukraine. The possibility of lethal defensive weapons is one of those options that&rsquo;s being examined, the US president said during a joint press conference with Merkel in Washington.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Merkel<\/em> [&#8230;] <em>struck a less antagonistic, if equally firm, tone. We continue to pursue a diplomatic solution, although we have suffered a lot of setbacks. But, I&rsquo;ve always said I don&rsquo;t see a military solution in this conflict, she said through a translator.<\/em> [&#8230;] <em>I myself, actually, would not be able to live with not having made this attempt, said Merkel, who still accuses Moscow of violating the initial terms of the Minsk treaty and continuing support to anti-Kiev rebels.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Yet both leaders appeared somewhat skeptical at the prospect of a diplomatic solution. If, at a certain point in time, one has to say that a success is not possible, even if one puts every effort into it, then the United States and Europe have to sit together and try and explore further possibilities, what one can do, admitted the 60-year-old German chancellor.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Yet despite admitting some tactical disagreements, the two leaders tried to present a common front. Russian aggression has only reinforced the unity between the United States, Germany and other European allies, the president said. There&rsquo;s going to continue to be a strong, unified response between the United States and Europe  that&rsquo;s not going to change, said Obama. For somebody who comes from Europe, I can only say, if we give up this principle of territorial integrity, we will not be able to maintain the peaceful order of Europe. It&rsquo;s essential, said Merkel, condemning Crimea&rsquo;s secession from Ukraine, as well as the splintering of the Donetsk and Lugansk regions.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Nous disions donc que, du c\u00f4t\u00e9 politique int\u00e9rieur en Allemagne, il n&rsquo;est nullement assur\u00e9 que le r\u00e9alignement, marginal ou pas, de Merkel \u00e0 Washington obtienne un soutien enthousiaste. Il y a des signes extr\u00eamement significatifs \u00e0 cet \u00e9gard, y compris dans son gouvernement, comme le montre la d\u00e9claration du ministre des affaires \u00e9trang\u00e8res allemand Steinmeier annon\u00e7ant rien de moins que, dans certains cas, il se pourrait qu&rsquo;il faille d\u00e9cider de sanctions <strong>contre l&rsquo;Ukraine (celle de Kiev)<\/strong>&#8230; C&rsquo;est sur la station de TV ARD que Steinmeier a fait cette d\u00e9claration (voir <em>Fortrus.blog<\/em>, le <a href=\"http:\/\/fortruss.blogspot.be\/2015\/02\/germany-reserves-right-to-impose.html\" class=\"gen\">9 f\u00e9vrier 2015<\/a>). Steinmeier a estime que, si aucune d\u00e9cision politique (concernant la guerre) n&rsquo;\u00e9tait atteinte en Ukraine, le gouvernement allemand \u00ab<em>se r\u00e9serve le droit d&rsquo;agir d&rsquo;une fa\u00e7on d\u00e9cisive contre la direction ukrainienne, jusques et y compris l&rsquo;instauration de sanction<\/em>\u00bb Les vertueux Ukrainiens de Kiev ont r\u00e9agi au bord de la suffocation. Le ministre des affaires \u00e9trang\u00e8res ukrainien Oleforiv a convoqu\u00e9 l&rsquo;ambassadeur allemand et lui a fait une sc\u00e8ne quasi-hyst\u00e9rique. Les Allemands ont laiss\u00e9 courir mais Steinmeier n&rsquo;est pas revenu sur sa d\u00e9claration. (Vieille habitude, l&rsquo;hyst\u00e9rie chez ces diplomates ukrainiens et chevronn\u00e9s. En d\u00e9cembre 2014, le repr\u00e9sentant de l&rsquo;Ukraine \u00e0 l&rsquo;UE \u00e9tait intervenu en vocif\u00e9rant pour commenter une d\u00e9claration du m\u00eame Steinmeier affirmant que l&rsquo;Ukraine n&rsquo;entrerait pas dans l&rsquo;OTAN, par cette \u00e9trange affirmation : \u00ab<em>Personne ne peut emp\u00eacher l&rsquo;Ukraine d&rsquo;entrer dans l&rsquo;OTAN!<\/em>\u00bb &#8230; Et si, pourtant, l&rsquo;OTAN elle-m\u00eame qui propose une adh\u00e9sion, et puis chacun des 27 membres de l&rsquo;OTAN qui ont un droit de veto.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Voici maintenant un d\u00e9bat int\u00e9ressant sur la cha\u00eene TV allemande ARD, dimanche soir, dont <em>Sputnik.News<\/em> donne des extraits int\u00e9ressants, ce <a href=\"http:\/\/sputniknews.com\/analysis\/20150209\/1018021609.html#ixzz3RJUF3n27\" class=\"gen\">9 f\u00e9vrier 2015<\/a>. (<em>Sputnik.News<\/em>, d\u00e9sign\u00e9e comme une officine de propagande par le vertueux <em>Economist<\/em>. Par bonheur, <em>The Economist<\/em> ne perdra pas son temps \u00e0 retranscrire les d\u00e9tails de ce d\u00e9bat,  diantre, on a sa dignit\u00e9, m\u00eame dans les poubelles.) Le d\u00e9bat impliquait notamment le pr\u00e9sident du Parlement Europ\u00e9en Schulz, l&rsquo;ambassadeur US Kornblum, un g\u00e9n\u00e9ral allemand venu de l&rsquo;OTAN, une journaliste&#8230; Ce qui est remarquable, c&rsquo;est la vigueur des propos de la part des intervenants allemands, dont certains directement destin\u00e9s aux USA (Schulz, r\u00e9pondant \u00e0 Kornblum qui avait affirm\u00e9 que \u00ab<em>Rien ne se r\u00e9glera sans la participation des \u00c9tats-Unis<\/em>\u00bb : \u00ab<em>Je veux insister sur le fait les USA ne sont pas des voisins de la Russie, et cette guerre n&rsquo;a pas lieu aux portes des USA. Je veux insister sur le fait que c&rsquo;est un probl\u00e8me europ\u00e9en et je crois que les USA devraient se tenir \u00e0 distance respectueuse.<\/em>\u00bb&#8230; Ou encore, le g\u00e9n\u00e9ral Kujat, ancien pr\u00e9sident du Comit\u00e9 Militaire de l&rsquo;OTAN, r\u00e9pondant lui aussi \u00e0 Kornblum qui affirmait que les Russes se battent en Ukraine  : \u00ab<em>Si les forces r\u00e9guli\u00e8res russes participaient \u00e0 cette guerre, l&rsquo;affaire serait finie en 48 heures<\/em>[&#8230;] [Si] <em>nous avions la stupidit\u00e9 d&rsquo;entrer dans cette guerre, nous ne serions pas capables de la gagner; nous perdrions et ce serait catastrophique.<\/em>\u00bb)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Former US ambassador to Germany John Kornblum riled up his hosts by playing down the importance of the Franco-German peace negotiations on Ukraine, stating that Russians respect only strength, not conciliation. The ambassador noted that while it&rsquo;s wonderful that Europe is doing somethingnothing will be achieved without the participation of the United States. In his words, the bottom line is that the power lies in Washington.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>European Parliament President Martin Schulz quickly jumped to challenge Kornblum&rsquo;s view, noting that on the contrary, everything will work out if Europeans come to an agreement with their European neighbors. The USA is not a neighbor of Russia, and this war is not occurring at the gates of the US. I want to emphasize that this is a European problem, and I believe that the United States must stay some distance away from it. Schulz added that President Barack Obama&rsquo;s statements about Russia losing its status as a great power are simply wrong, and that with Russia a nuclear superpower with a permanent place at the UN Security Council, I ask myself  what is the point of such a provocation?<\/em> [&#8230;]<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Journalist and former ARD Moscow correspondent Gabriel Krone-Schmalz agreed with her colleague, noting that now the showing of strength or of weakness is not the important criteria. Rather, what&rsquo;s most important is how to stop what is happening in Ukraine, as soon as possible, because people there are dying every day. Krone-Schmalz went on to note the absurdity of arguments<\/em> [<em>presenting<\/em>] <em>Putin as distanced from reality, crazy, bloodthirsty, autistic even, instead of learning about the situation in Russia, learning the interests of the Russians.<\/em> [&#8230;]<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Retired German Air Force General and former NATO Military Committee Chairman Harald Kujat joined in on the conversation, pointing out dramatically that what&rsquo;s at stake with these negotiations is the threat of a general war in Europe. He noted that there is the danger that the war in Ukraine will turn into the war for Ukraine. This would be a development which no one would support. Furthermore, the General noted that if we stupidly enter into this war, we won&rsquo;t be able to win it; we will lose, and this will be catastrophic. Kujat noted that with the Merkel\/Hollande peace mission, no effort can be wasted in order to do something in the name of peace and for the people of the Ukraine.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>When Kornblum claimed that Russians are fighting this war, Kujat retorted, noting that we are always told from various sides that regular Russian forces are participating in the conflict. Ukraine&rsquo;s president has consistently repeated this. However, I have no evidence that would prove this with absolute plausibility. The general added that in his view, if the regular forces of the Russian army were participating in the conflict, it would have been finished in 48 hours.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tOn comprend essentiellement ce qui se passe, qui est intervenu dans 3-4 derniers jours, et qui repr\u00e9sente certainement l&rsquo;<a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notes_sur_un_sommet_canossa-sur-la-moskova_07_02_2015.html\" class=\"gen\">\u00e9v\u00e9nement historique<\/a> \u00e0 propos duquel nous nous interrogions, concernant cette crise,  finalement, il semble qu&rsquo;il ait bien eu lieu. Il n&rsquo;est plus tant question de l&rsquo;Ukraine, de la recherche de la paix, des responsabilit\u00e9s, des \u00e9changes d&rsquo;accusation, etc., <strong>il est d\u00e9sormais question de la guerre<\/strong>&#8230;. Celle qui est en cours, celle qui peut s&rsquo;\u00e9tendre, celle qui peut aller jusqu&rsquo;aux folies indescriptibles de la possibilit\u00e9 d&rsquo;un conflit nucl\u00e9aire. Cette rh\u00e9torique-l\u00e0 est compl\u00e8tement diff\u00e9rente et s\u00e9pare radicalement les Europ\u00e9ens et les USA, comme l&rsquo;explique Shulz ; parce que cette guerre concerne directement l&rsquo;Europe, p\u00e8se sur le destin de l&rsquo;Europe, menace son existence m\u00eame, tandis que pour les USA elle est bien loin, si loin&#8230; Il s&rsquo;agit du fameux d\u00e9couplage qui fut tout au long de la Guerre froide l&rsquo;objet de d\u00e9bats et crises sans fin, et constitua le principal motif op\u00e9rationnel du retrait de la France de l&rsquo;OTAN et du d\u00e9veloppement de la force nucl\u00e9aire fran\u00e7aise (substantivation par cette sorte de question : Croyez-vous que les USA risqueront l&rsquo;existence de Chicago pour sauver Hambourg ?). Mais pendant la Guerre froide, le d\u00e9bat \u00e9tat th\u00e9orique, aujourd&rsquo;hui il est concret, imm\u00e9diat, op\u00e9rationnel, et d&rsquo;autant plus dramatique et antagoniste que ce sont les USA qui, pratiquement les seuls avec quelques clowns ukrainiens, poussent \u00e0 la guerre. Ce d\u00e9couplage-l\u00e0, dans des circonstances qui ne peuvent \u00eatre que de plus en plus dramatiques et n&rsquo;apporteront donc pas l&rsquo;apaisement d&rsquo;une d\u00e9tente de la tension, risque de conduire \u00e0 un divorce, \u00e0 une rupture, rien de moins.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCe changement du th\u00e8me de la rh\u00e9torique vers le th\u00e8me de la guerre est aussi audible en France, dont on a vu combien le climat \u00e9tait en train de changer. Sans parler de ceux (Marine Le Pen) dont la position est connue, \u00e0 l&rsquo;UMP, apr\u00e8s Sarkozy, Fillon a fait des d\u00e9clarations  allant dans le m\u00eame sens extr\u00eamement dur. (Les USA sont en train de \u00ab<em>chercher \u00e0 d\u00e9clencher une guerre en Europe, ce qui serait catastrophique&#8230; Et une fois que la guerre aura \u00e9clat\u00e9, ils chercheront \u00e0 prendre leurs distances<\/em>\u00bb&#8230; Les USA agissent dans un \u00ab<em>aveuglement complet<\/em>\u00bb, ils essaient constamment de \u00ab<em>r\u00e9gler les probl\u00e8mes par la force &#8230; Ils commettent erreur sur erreur et aujourd&rsquo;hui ils sont compl\u00e8tement discr\u00e9dit\u00e9s&#8230;<\/em>\u00bb \u00ab<em>Aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;Ouest essaie de repr\u00e9senter la Russie comme une menace pour le monde entier, en oubliant que la Russie est puissante et que c&rsquo;est un grand pays, pour ne rien dire du fait que c&rsquo;est une puissance nucl\u00e9aire&#8230;<\/em>\u00bb).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe constat est donc bien que l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement historique, le changement de paradigme qui fait passer le th\u00e8me central de la soi-disant int\u00e9grit\u00e9 de l&rsquo;Ukraine \u00e0 la possibilit\u00e9 d&rsquo;une guerre majeure en Europe, et l&rsquo;accusation de la Russie aux USA, est en train de p\u00e9n\u00e9trer avec une virulence extraordinaire les milieux politiques, au moins en France et Allemagne. Dans ces conditions, les dirigeants de ces deux pays, qui continuent (surtout Merkel) a d\u00e9velopper une rh\u00e9torique ambigu\u00eb, \u00e0 double face, risque de se trouver dans des difficult\u00e9s grandissantes. Le danger int\u00e9rieur pourrait devenir majeur pour Merkel, qui d\u00e9pend de sa base politique et parlementaire, au contraire du pr\u00e9sident fran\u00e7ais. Si elle poursuit son discours actuel (qui est peut-\u00eatre le fruit d&rsquo;<a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-le_cas_significatif_de_la_chanceli_re_merkel_01_12_2014.html\" class=\"gen\">obligations secr\u00e8tes<\/a>) et si les milieux politiques allemands continuent \u00e0 \u00e9voluer, ce n&rsquo;est rien de moins que sa position de chanceli\u00e8re qui serait en jeu.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tMis en loigne le 10 f\u00e9vrier 2015 \u00e0 11H29<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;Allemagne, entre deux eaux tr\u00e8s agit\u00e9es La rencontre Merkel-Obama \u00e0 Washington, apr\u00e8s les folies non-autoris\u00e9es par Washington de la semaine derni\u00e8re, montre ce que nous nommerions un r\u00e9alignement marginal sur les th\u00e8ses US. Une autre interpr\u00e9tation est de parler de divergence tactiques, sugg\u00e9rant que les deux pays sont strat\u00e9giquement align\u00e9s. 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