{"id":75776,"date":"2015-02-25T11:09:59","date_gmt":"2015-02-25T11:09:59","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2015\/02\/25\/le-rendez-vous-de-juillet\/"},"modified":"2015-02-25T11:09:59","modified_gmt":"2015-02-25T11:09:59","slug":"le-rendez-vous-de-juillet","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2015\/02\/25\/le-rendez-vous-de-juillet\/","title":{"rendered":"Le rendez-vous de juillet"},"content":{"rendered":"<p><h3 class=\"titrebloc\">Le rendez-vous de juillet<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tLes r\u00e9actions apr\u00e8s l&rsquo;accord en deux temps (20 et 23 f\u00e9vrier) entre la Gr\u00e8ce et l&rsquo;Eurogroupe se partagent \u00e9videmment en deux camps&#8230; Les pessimistes et les optimistes. (Nous laissons de c\u00f4t\u00e9 les nu\u00e9es de commentateurs-Syst\u00e8me pour lesquels l&rsquo;optimisme,  quasi-unanime, certes,  consiste dans le constat d&rsquo;un rangement de Syriza et de la Gr\u00e8ce dans l&rsquo;alignement-Syst\u00e8me de la politique de l&rsquo;UE et de l&rsquo;Allemagne. Ces commentaires n&rsquo;ont aucun int\u00e9r\u00eat puisqu&rsquo;ils refl\u00e8tent l&rsquo;immuable appr\u00e9ciation d&rsquo;une politique-Syst\u00e8me dont le but ne change pas, non plus que les moyens, le tout devant aboutir \u00e0 la capitulation des souverainet\u00e9s au profit du Syst\u00e8me.) Les pessimistes et les optimistes dont nous parlons concernent ceux qui sont de cur avec Syriza et la Gr\u00e8ce et appr\u00e9cient, \u00e0 partir des r\u00e9sultats des 20-23 f\u00e9vrier les chances que le programme de Syriza soit rencontr\u00e9. Le d\u00e9bat pessimistes-optimistes est r\u00e9sum\u00e9 par cette remarque par ailleurs pol\u00e9mique du <em>Y\u00e9ti<\/em>, sur le site <em>Politis.fr<\/em> le <LIEN=http:\/\/www.politis.fr\/Alexis-Tsipras-la-partie-de-poker,30170.html>23 f\u00e9vrier 2015 :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>\u00c9tonnant le nombre de pr\u00e9tendus soutiens de Syriza \u00e0 enterrer l&rsquo;espoir Tsipras aussit\u00f4t l&rsquo;accord conclu \u00e0 l&rsquo;arrach\u00e9 entre la Gr\u00e8ce et l&rsquo;Eurogroupe vendredi 20 f\u00e9vrier. La Gr\u00e8ce, selon eux, se serait couch\u00e9e devant la Tro\u00efka. Pourtant, \u00e0 y regarder de plus pr\u00e8s&#8230;<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tUn avis nuanc\u00e9 d&rsquo;un pessimiste, appuy\u00e9 sur une tr\u00e8s longue exp\u00e9rience qui nous est livr\u00e9e au travers d&rsquo;un long texte faisant l&rsquo;historique du destin grec jusqu&rsquo;\u00e0 la crise actuelle, est celui de James Petras, qui fut notamment conseiller du Premier ministre Andreas Papandreou \u00e0 partir de 1981, jusqu&rsquo;\u00e0 sa d\u00e9mission en 1984 pour des causes qui se rapprochent de celles qui justifient son jugement pessimiste sur l&rsquo;action de Syriza. Pour autant, Petras n&rsquo;exclue nullement que la situation, d&rsquo;ici juillet, force Tsipras \u00e0 choisir la solution dite <em>Grexit<\/em> (sortie de la Gr\u00e8ce de l&rsquo;euro),  qu&rsquo;il envisage d&rsquo;ailleurs, Petras, avec pour le coup un optimisme retrouv\u00e9 et revigorant d&rsquo;un \u00e9v\u00e9nement ayant des cons\u00e9quences catastrophiques pour l&rsquo;UE&#8230; (Le <a href=\"http:\/\/petras.lahaine.org\/?p=2021\" class=\"gen\">20 f\u00e9vrier 2015<\/a> sur le <em>blog<\/em> personnel de Petras.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Syriza&rsquo;s compromises demonstrate that the looney right&rsquo;s (the Economist, Financial Times, NY Times, etc.) characterization of Syriza as the hard left or the ultra-left have no basis in reality. For the Greek electorate&rsquo;s hope for the future could turn to anger in the present. Only mass pressure from below can reverse Syriza&rsquo;s capitulation and Finance Minister Vardoulakis unsavory compromises. Since he lacks any mass base in the party, Tsipras can easily dismiss him, for signing off on compromise which sacrifices the basic interests of the people.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>However, if in fact, EU dogmatism and intransigence forecloses even the most favorable deals, Tsipras and Syriza, (against their desires) may be forced to exit the Euro Empire and face the challenge of carving out a new truly radical policy and economy as a free and independent country. A successful Greek exit from the German  Brussels empire would likely lead to the break-up of the EU, as other vassal states rebel and follow the Greek example. They may renounce not only austerity but their foreign debts and eternal interest payments. The entire financial empire  the so-called global financial system could be shaken&#8230;<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Greece could once again become the cradle of democracy&rsquo;.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe site <em>Lescrises.fr<\/em> reproduit notamment deux interventions de partisans de Syriza qui ont une vision tr\u00e8s pessimiste de l&rsquo;avenir jusqu&rsquo;\u00e0 juillet prochain. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une part d&rsquo;un articles du d\u00e9put\u00e9 de Syriza Lapavitsas, le <a href=\"http:\/\/www.les-crises.fr\/les-critiques-et-les-5-questions-au-gouvernement-de-k-lapavitsas-economiste-et-depute-syriza\" class=\"gen\">24 f\u00e9vrier 2014<\/a> (\u00ab<em>Mais nous qui avons \u00e9t\u00e9 \u00e9lus sur la base du programme de Syriza et qui consid\u00e9rons que les propositions de Thessalonique sont un engagement que nous avons pris envers le peuple grec, nous sommes profond\u00e9ment pr\u00e9occup\u00e9s. Et il est de notre devoir de consigner nos pr\u00e9occupations.<\/em>\u00bb) ; il s&rsquo;agt d&rsquo;autre part d&rsquo;une adresse passionn\u00e9e du d\u00e9put\u00e9 europ\u00e9en Manolis Glezos, 92 ans, ancien r\u00e9sistant, le <a href=\"http:\/\/www.les-crises.fr\/manolis-glezos-je-demande-au-peuple-grec-de-me-pardonner-davoir-contribue-a-cette-illusion\/\" class=\"gen\">24 f\u00e9vrier 2015<\/a> (\u00ab<em>Pour ma part, je demande au Peuple Grec de me pardonner d&rsquo;avoir contribu\u00e9 \u00e0 cette illusion<\/em> [concernant Syriza]<em>&#8230; Mais, avant que le mal ne progresse&#8230; Avant qu&rsquo;il ne soit trop tard, r\u00e9agissons.<\/em>\u00bb)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tParmi les optimistes dans le camp des pro-Syriza, on mettra incontestablement en \u00e9vidence Jacques Sapir. L&rsquo;\u00e9conomiste fran\u00e7ais, adversaire rationnel et implacable de l&rsquo;euro, d\u00e9veloppe dans deux textes, les <a href=\"http:\/\/russeurope.hypotheses.org\/3482\" class=\"gen\">21 f\u00e9vrier 2015<\/a> et <a href=\"http:\/\/russeurope.hypotheses.org\/3492\" class=\"gen\">24 f\u00e9vrier 2015<\/a> la m\u00eame id\u00e9e. Selon lui, Syriza a gagn\u00e9 du temps, ce qui \u00e9tait l&rsquo;essentiel, et il n&rsquo;a plus devant lui qu&rsquo;une seule possibilit\u00e9 : pr\u00e9parer l&rsquo;in\u00e9vitable, qui est la sortie de la Gr\u00e8ce de l&rsquo;euro. Par ailleurs, il estime que la Gr\u00e8ce est tout \u00e0 fait capable de r\u00e9aliser cette sortie si elle la pr\u00e9pare bien, et de retrouver tr\u00e8s vite des conditions tr\u00e8s favorables &#8230; Par contre, elle devrait laisser derri\u00e8re elle, dans cette hypoth\u00e8se, la zone euro dans un \u00e9tat de grande confusion, devant un choix extr\u00eamement affligeant : l&rsquo;abandon de la politique d&rsquo;aust\u00e9rit\u00e9 impos\u00e9e par l&rsquo;Allemagne ou la fin de l&rsquo;euro.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>&#8230; Mieux vaut utiliser ces 4 mois gagn\u00e9s de haute lutte pour se pr\u00e9parer \u00e0 l&rsquo;in\u00e9vitable, c&rsquo;est \u00e0 dire \u00e0 une sortie de l&rsquo;Euro. Quelle que soit la strat\u00e9gie de n\u00e9gociations de la Gr\u00e8ce, et celle con\u00e7ue par son Ministre des Finances Yanis Varoufakis est excellente, il faut s&rsquo;interroger sur le but de cette n\u00e9gociation. En fait, la Gr\u00e8ce ne peut obtenir des choses qui sont, dans le contexte politique actuel, contradictoires. Elle ne peut se d\u00e9gager des dettes (d&rsquo;au moins une partie) et garder l&rsquo;Euro. Le paradoxe r\u00e9side dans ce qu&rsquo;une sortie de la Gr\u00e8ce de la zone Euro, par les effets induits qu&rsquo;elle produira, mettra fin assez rapidement soit \u00e0 l&rsquo;Euro soit \u00e0 la politique de Germano-Aust\u00e9rit\u00e9. Mais, pour cela, la Gr\u00e8ce doit sortir de l&rsquo;Euro.<\/em>\u00bb (21 f\u00e9vrier 2015<D>)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>La possibilit\u00e9 d&rsquo;une sortie de la Gr\u00e8ce de la zone Euro, qu&rsquo;elle soit voulue ou qu&rsquo;elle soit subie, devient de plus en plus vraisemblable d&rsquo;ici le d\u00e9but du mois de juillet prochain. Le fait que le gouvernement grec et l&rsquo;Eurogroupe aient pu trouver un accord pour les quatre mois nous s\u00e9parant de cette date ne change rien \u00e0 l&rsquo;affaire. Il faudra poser la question soit de l&rsquo;annulation d&rsquo;une partie de la dette, soit de sa transformation (en r\u00e9alit\u00e9 un moratoire sur pr\u00e8s de trente ans). Or, l&rsquo;on sait que ces deux hypoth\u00e8ses sont \u00e9galement rejet\u00e9es par l&rsquo;Allemagne. Il convient donc de regarder un certain nombre de param\u00e8tres de la Gr\u00e8ce pour se faire une id\u00e9e r\u00e9elle de ce qu&rsquo;un Grexit signifierait.<\/em> [&#8230;]<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>&#8230; Ceci confirme donc une analyse intuitive. La Gr\u00e8ce est AUJOURD&rsquo;HUI bien plus pr\u00eate \u00e0 une sortie de l&rsquo;Euro qu&rsquo;elle ne l&rsquo;\u00e9tait en 2009 ou 2010. Une telle sortie, accompagn\u00e9e d&rsquo;un d\u00e9faut sur la dette et d&rsquo;une d\u00e9valuation de 20% \u00e0 30% aurait pour effet de dynamiser rapidement et profond\u00e9ment l&rsquo;\u00e9conomie grecque. Ceci conduirait tr\u00e8s certainement \u00e0 des gains de productivit\u00e9 du travail importants, qui permettrait, d\u00e8s 2016, des hausses de salaire importante sans compromettre la comp\u00e9titivit\u00e9 retrouv\u00e9e de l&rsquo;\u00e9conomie grecque.<\/em>\u00bb (24 f\u00e9vrier 2015)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tUne chose para\u00eet assur\u00e9e apr\u00e8s cette passe d&rsquo;armes et avant le rendez-vous de juillet : la persistance d&rsquo;une position extr\u00eamement dure de l&rsquo;oligarchie europ\u00e9enne face \u00e0 la Gr\u00e8ce, et cela dans une optique encore plus politique qu&rsquo;\u00e9conomique. (Comme l&rsquo;\u00e9crit Alastair Crooke [voir le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-gr_ce_russie_mo_une_int_gration_crisique_24_02_2015.html\" class=\"gen\">24 f\u00e9vrier 2014<\/a>] : \u00ab<em>Likely, it is fear of<\/em><strong><em> political<\/em><\/strong><em> contagion, more than<\/em><strong><em> financial<\/em><\/strong><em> contagion, that is causing the Euro-\u00c9lites to react with such irascibility to Greece&rsquo;s case. But by the very irascibility of their response, European leaders risk turning an economic dispute into a nationalist one, fanning flames of nationalism (and anti-German sentiment) throughout southern Europe, and into the Balkans.<\/em>\u00bb) On peut m\u00eame avancer que cette perception politique se mesure en termes id\u00e9ologiques et symboliques, c&rsquo;est-\u00e0-dire les termes les plus sensibles \u00e0 la moindre mise en cause, et les plus prompts \u00e0 l&rsquo;extr\u00e9misme. De ce point de vue, la Gr\u00e8ce, de si peu d&rsquo;importance soit-elle au sein de l&rsquo;UE, doit \u00eatre mise au pas comme n&rsquo;importe quel autre \u00c9tat-membre, et finalement comme tous les \u00c9tats-membres. L&rsquo;UE, comme l&rsquo;id\u00e9ologie hyperlib\u00e9rale, comme les conceptions supr\u00e9matistes du bloc BAO, ne souffre aucune exception dans ce qui est consid\u00e9r\u00e9 comme la marque m\u00eame de sa\/de leur vertu politique et id\u00e9ologique, sinon m\u00e9tahistorique (ou pseudo-m\u00e9tahistorique puisque le terme est \u00e9videmment galvaud\u00e9 et fauss\u00e9 dans le cadre de cette dialectique-Syst\u00e8me) &#8230; De cette vertu n\u00e9cessaire au Syst\u00e8me dans le cadre de la <em>narrative<\/em> qu&rsquo;il entretient \u00e0 son propre propos, nous disions notamment le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-a_la_recherche_d_une_v_rit_de_situation__18_02_2015.html\" class=\"gen\">18 f\u00e9vrier 2015<\/a>, \u00e0 propos des relations avec la Russie,  et cela valant aussi bien pour les relations de l&rsquo;Europe avec la Gr\u00e8ce :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>On sait, ou l&rsquo;on devrait savoir, sans aucun doute, que la narrative, pour tenir, a besoin d&rsquo;une pr\u00e9sentation vertueuse quasiment \u00e0 100%, une pr\u00e9sentation quasiment en or massif. La narrative, ce n&rsquo;est pas de la simple communication, ni de la guerre de la communication au sens classique et au seul sens possible d&rsquo;ailleurs, c&rsquo;est une construction totalement in\u00e9dite d&rsquo;autre chose,  autre monde, autre r\u00e9alit\u00e9, autre v\u00e9rit\u00e9, etc., une<\/em><strong><em> construction totalitaire<\/em><\/strong><em> n\u00e9cessairement appuy\u00e9e sur la d\u00e9nonciation de l&rsquo;infamie de tout ce qui est contestataire d&rsquo;elle-m\u00eame, une construction totalitaire qui se montre et se d\u00e9montre imp\u00e9rativement par sa propre vertu : \u00e0 l&rsquo;infamie d\u00e9crite \u00e0 longueur d&rsquo;articles et d&rsquo;\u00e9ditoriaux de la presse-Syst\u00e8me comme \u00e9tant \u00e0 100% de la version russe de la r\u00e9alit\u00e9 doit correspondre comme son double justement vertueux la vertu \u00e0 100% de la narrative.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tDans cette logique, il nous semble donc qu&rsquo;il y a toutes les chances (!) que l&rsquo;\u00e9quipe Syriza sera soumise \u00e0 un traitement extr\u00eame, sans la moindre concession, de la part des autorit\u00e9s-Syst\u00e8me en Europe, lors du rendez-vous de juillet. A moins d&rsquo;une capitulation compl\u00e8te, qui semble tout de m\u00eame une option extr\u00eamement difficile non seulement \u00e0 choisir mais, plus encore, \u00e0 tenir dans le climat actuel, elle devrait effectivement \u00eatre conduite \u00e0 envisager le choix radical du type <em>Grexit<\/em>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl faut aussi consid\u00e9rer, et ceci allant dans le m\u00eame sens, l&rsquo;environnement crisique o\u00f9 se trouvent la Gr\u00e8ce et l&rsquo;Europe, notamment avec la crise des relations avec la Russie (la crise ukrainienne) qui peut interf\u00e9rer dans la situation g\u00e9n\u00e9rale ; d&rsquo;une part en poussant encore plus les autorit\u00e9s-Syst\u00e8me au durcissement quasi-inenvisageable pour Syriza, parce que toutes ces crises qui mettent en cause la l\u00e9gitimit\u00e9 de l&rsquo;UE suscitent effectivement la seule r\u00e9action du durcissement id\u00e9ologique paroxystique qui se r\u00e9percute dans tous les domaines ; d&rsquo;autre part en m\u00e9nageant la possibilit\u00e9 d&rsquo;une intervention de la Russie comme possibilit\u00e9 d&rsquo;une aide pour une Gr\u00e8ce qui choisirait l&rsquo;option <em>Grexit<\/em>. Sur ce dernier point, on doit \u00e9galement insister sur le fait que l&rsquo;option d&rsquo;un rapprochement russe de la Gr\u00e8ce, dans un environnement d\u00e9j\u00e0 en plein bouleversement \u00e0 cause de la crise ukrainienne, devrait sembler un choix int\u00e9ressant pour la strat\u00e9gie de riposte asym\u00e9trique que la Russie privil\u00e9gie dans son affrontement avec le bloc BAO.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tAu reste, et pour alimenter cette dimension de la crise grecque, on devrait tr\u00e8s vite voir surgir des passages d\u00e9licats pour les relations entre la Gr\u00e8ce et l&rsquo;UE, lorsque la question de nouvelles sanctions contre la Russie viendra \u00e0 l&rsquo;agenda europ\u00e9en. A cette occasion, la Gr\u00e8ce, si elle confirme sa position g\u00e9n\u00e9rale d&rsquo;hostilit\u00e9 \u00e0 ces sanctions, pourrait se trouver au sein des \u00c9tats-membres de l&rsquo;UE des alli\u00e9s qui renforceraient sa position et sa r\u00e9solution (notamment le groupe Autriche-Hongrie-Slovaquie-Tch\u00e9quie). D&rsquo;autres pays, comme l&rsquo;Italie, pourraient voir leur position politique quelque peu secou\u00e9e pas la question grecque,  m\u00eame si leur perception \u00e9conomique est tr\u00e8s orthodoxe &#8230; Tout cela implique simplement qu&rsquo;on ne peut d\u00e9tacher la crise grecque des autres crises en cours, sans pr\u00e9juger des interf\u00e9rences et des cons\u00e9quences de ces interf\u00e9rences,  mais simplement en observant qu&rsquo;il existe autour de la crise grecque de nombreuses variables inconnues qui sont loin de se pr\u00e9senter dans une occurrence favorable aux autorit\u00e9s-Syst\u00e8me de l&rsquo;UE. La chance de la Gr\u00e8ce dans cette crise, c&rsquo;est qu&rsquo;elle (la Gr\u00e8ce) n&rsquo;est pas la seule \u00e0 \u00eatre en crise dans le d\u00e9bat qui la concerne, que l&rsquo;Europe institutionnelle notamment l&rsquo;est \u00e9galement ; l&rsquo;exploitation de cette chance, pour ce pays, c&rsquo;est d&rsquo;\u00e9largir le d\u00e9bat, essentiellement en le faisant monter au niveau politique et en l&rsquo;\u00e9tendant \u00e0 d&rsquo;autres pays en-dehors de la zone europ\u00e9enne institutionnelle.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tMis en ligne le 25 f\u00e9vrier 2015 \u00e0 11H12<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le rendez-vous de juillet Les r\u00e9actions apr\u00e8s l&rsquo;accord en deux temps (20 et 23 f\u00e9vrier) entre la Gr\u00e8ce et l&rsquo;Eurogroupe se partagent \u00e9videmment en deux camps&#8230; Les pessimistes et les optimistes. 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