{"id":75840,"date":"2015-03-31T12:38:44","date_gmt":"2015-03-31T12:38:44","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2015\/03\/31\/notes-sur-un-yemen-revelateur\/"},"modified":"2015-03-31T12:38:44","modified_gmt":"2015-03-31T12:38:44","slug":"notes-sur-un-yemen-revelateur","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2015\/03\/31\/notes-sur-un-yemen-revelateur\/","title":{"rendered":"Notes sur un Y\u00e9men r\u00e9v\u00e9lateur"},"content":{"rendered":"<p><h3 class=\"titrebloc\">Notes sur un Y\u00e9men r\u00e9v\u00e9lateur<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\t31 mars 2015  Pour certains et pour l&rsquo;heure, la crise du Y\u00e9men qu&rsquo;implique la d\u00e9cision saoudienne, prise <strong>vraiment de la seule initiative<\/strong> de l&rsquo;Arabie Saoudite et prise semble-t-il sous l&rsquo;effet de la panique qui n&rsquo;est en g\u00e9n\u00e9ral gu\u00e8re productrice de grande strat\u00e9gie, est un \u00e9v\u00e9nement nouveau d&rsquo;une extr\u00eame importance, qu&rsquo;on peut \u00e9quivaloir \u00e0 la crise ukrainienne. L&rsquo;argument central de cette approche est que l&rsquo;enjeu n&rsquo;est pas tant le sort du Y\u00e9men que le sort de l&rsquo;Arabie Saoudite, et au-del\u00e0, de ce qu&rsquo;il reste d&rsquo;architecture \u00e0 peu pr\u00e8s structur\u00e9e au Moyen-Orient. En quelque sorte, ce serait plus qu&rsquo;une sous-crise (voir le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-oligarques_yemen_et_d_structuration_28_03_2015.html\" class=\"gen\">28 mars 2015<\/a>) de la crise g\u00e9n\u00e9rale du Moyen-Orient, m\u00eame si elle l&#8217;est incontestablement au d\u00e9part ; dit autrement, la sous-crise du d\u00e9part, cons\u00e9quence du d\u00e9sordre incessant du Moyen-Orient, pourrait amener des cons\u00e9quences qui la feraient devenir le cur m\u00eame de la crise g\u00e9n\u00e9rale du Moyen-Orient.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCette perception,  dans tous les cas celle de l&rsquo;importance de cet \u00e9v\u00e9nement,  est discutable, bien entendu, mais elle a sa logique propre incontestable parce qu&rsquo;elle est li\u00e9e d&rsquo;une part \u00e0 cet acteur r\u00e9gional important qu&rsquo;est l&rsquo;Arabie Saoudite, parce que cet acteur principal agit de son propre chef et sans beaucoup d&rsquo;attention ni d&rsquo;int\u00e9r\u00eat pour son manipulateur-en-chef que sont les USA d&rsquo;autre part. Dans ce cas, la sous-crise ainsi grandie s&rsquo;inscrit dans un contexte de v\u00e9rit\u00e9 de situation qui l&rsquo;installe dans la grand rangement crisique autour de la crise g\u00e9n\u00e9rale de l&rsquo;effondrement du Syst\u00e8me, et elle aurait \u00e9ventuellement sa place au c\u00f4t\u00e9 de la crise ukrainienne sans qu&rsquo;il y ait concurrence d&rsquo;importance entre elles deux, mais simplement compl\u00e9ment. (De m\u00eame, d&rsquo;ailleurs, dans le m\u00eame texte r\u00e9f\u00e9rence du <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-oligarques_yemen_et_d_structuration_28_03_2015.html\" class=\"gen\">28 mars 2015<\/a>, on voit que certains aspects de la crise ukrainienne ont cette m\u00eame importance contestable que l&rsquo;on accorde \u00e0 la sous-crise du Y\u00e9men. Toutes ces choses ont une infinie souplesse dans l&rsquo;\u00e9chelle et les variations de l&rsquo;importance qu&rsquo;il importe de leur reconna\u00eetre.)<\/p>\n<h3>Quelques v\u00e9rit\u00e9s de la situation y\u00e9m\u00e9nite<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tQuoi qu&rsquo;il en soit, nous utilisons ce th\u00e8me de la crise\/sous-crise du Y\u00e9men comme une sorte de v\u00e9rit\u00e9 de situation op\u00e9rationnelle, nous r\u00e9v\u00e9lant (ou plut\u00f4t, le plus souvent, nous confirmant) nombre d&rsquo;enseignements, de supputations et de justesse d&rsquo;hypoth\u00e8ses. En effet, beaucoup de choses int\u00e9ressantes s&rsquo;y trouvent&#8230; <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t &#8230; de l&rsquo;observation que la marionnette (l&rsquo;Arabie) fait ce qu&rsquo;il lui pla\u00eet par rapport \u00e0 son pseudo-manipulateur (les USA) \u00e0 celle que l&rsquo;Empire, comme ils l&rsquo;appellent, est toujours plus, et de plus en plus h\u00e9sitant \u00e0 s&rsquo;engager, m\u00eame pour d\u00e9fendre ses points d&rsquo;appui d\u00e9crits comme fondamentaux ;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t de la d\u00e9monstration de l&rsquo;\u00e9chec de la guerre contre la Terreur \u00e0 la d\u00e9monstration de l&rsquo;\u00e9chec de la vision hyper-technologique de la guerre postmoderne (la guerre des drones) contre la Terreur ;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t de la d\u00e9monstration que le d\u00e9sordre provoqu\u00e9 ne fait qu&rsquo;alimenter le d\u00e9sordre incontr\u00f4lable \u00e0 la d\u00e9monstration que le d\u00e9sordre-devenu-incontr\u00f4lable d\u00e9bouche sur l&rsquo;<a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-glossairedde_hyperd_sordre_d_sordre_et_chaos_16_02_2015.html\" class=\"gen\">hyperd\u00e9sordre<\/a> lorsqu&rsquo;il se retourne (<em>blowback<\/em>) contre les producteurs de d\u00e9sordre ;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t de l&rsquo;\u00e9vidence que les agitations-Syst\u00e8me (surpuissance) devant la crise d&rsquo;effondrement du Syst\u00e8me ne produisent qu&rsquo;une acc\u00e9l\u00e9ration de la crise d&rsquo;effondrement du Syst\u00e8me (autodestruction) aux signes que cette transmutation bienheureuse ne cesse de progresser et de s&rsquo;affirmer.  <\/p>\n<h3>Le fou furieux panique<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tComme on sait, l&rsquo;Arabie a acquis, ces 3-4 derni\u00e8res ann\u00e9es, une \u00e9trange r\u00e9putation (pour elle) d&rsquo;\u00eatre un des fous furieux de la r\u00e9gion. (Voir Norman Finkelstein, le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-notes_sur_la_paralysie-blocage_des_crises_26_03_2015.html\" class=\"gen\">26 mars 2015<\/a> : \u00ab[I]<em>l se passe des choses insens\u00e9es dans la r\u00e9gion, c&rsquo;est une \u00e9vidence: vous avez les fous furieux de Daech (\u00c9tat islamique) en Syrie et ailleurs, vous avez les fous furieux saoudiens, et bien s\u00fbr, vous avez aussi les fous furieux isra\u00e9liens<\/em>\u00bb.) On ne r\u00e9p\u00e8te pas et on ne r\u00e9p\u00e9tera jamais assez combien c&rsquo;est une \u00e9trange \u00e9volution pour la maison des Saoud. Pour qui conna\u00eet son histoire de la Guerre froide, pour qui s&rsquo;en rappelle, l&rsquo;Arabie Saoudite \u00e9tat fameuse et in\u00e9gal\u00e9e pour sa prudence couarde, sa puissance feutr\u00e9e de corruption sans limites malgr\u00e9 sa paradoxale pingrerie, son double ou triple ou quadruple jeu camoufl\u00e9 sous un imp\u00e9n\u00e9trable tapis de $milliards destin\u00e9 \u00e0 amadouer tous les vents, son go\u00fbt pour l&rsquo;absence de risque et pour l&rsquo;accommodement avec tous les dangers jusqu&rsquo;aux plus imaginaires, sa haine paniquarde devant le mouvement et le d\u00e9sordre&#8230; Tout cela, c&rsquo;\u00e9tait l&rsquo;Arabie des ann\u00e9es 1970 et 1980, qui joua, avec son tuteur-partenaire US, un r\u00f4le si important dans les affaires essentielles du Moyen-Orient et au-del\u00e0 (jusqu&rsquo;en Afghanistan), de la manipulation de l&rsquo;arme du p\u00e9trole de 1973 \u00e0 la fabrication quasi-int\u00e9grale, d\u00e8s le d\u00e9but des ann\u00e9es 1980, du ph\u00e9nom\u00e8ne djihadiste d\u00e9velopp\u00e9 d&rsquo;abord sous l&rsquo;\u00e9tiquette vertueuse de la ph\u00e9nom\u00e9nologie des moudjahidines (combattants de la libert\u00e9).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t&#8230; Or, il se pourrait bien que la crise du Y\u00e9men soit un \u00e9v\u00e9nement important, d&rsquo;abord parce qu&rsquo;elle marque un retour forc\u00e9, en fanfare et aussi (surtout) en compl\u00e8te posture paniquarde, et cela dans une situation soudaine de danger mortel, au mod\u00e8le initial de l&rsquo;Arabie comme puissance immens\u00e9ment fragile. Bref, chassez le naturel et il revient au galop ; chassez le naturel en lan\u00e7ant des aventures insens\u00e9es partout, avec des haines offensives contre la Syrie et l&rsquo;Iran, avec des op\u00e9rateurs au visage diabolique comme Prince Bandar, et il vous revient si brutalement (<em>blowback<\/em>) sous la forme d&rsquo;une menace mortelle qui se r\u00e9v\u00e8le au fond de soi-m\u00eame, sur sa fronti\u00e8re m\u00eame. L&rsquo;on r\u00e9agit avec la bonne vieille panique, et cela conduit \u00e0 vous interroger sur le fait de savoir si l&rsquo;esprit aventurier du soi-disant fou furieux n&rsquo;\u00e9tait pas somme toute un spasme ultime de la vieille panique confront\u00e9e soudain \u00e0 la terreur \u00e9prouv\u00e9e devant une dynamique affolante &#8230;  \u00ab<em>It&rsquo;s the Arab Spring, Stupid!<\/em>\u00bb, comme nous dit MK Bhadrakumar, dans un tr\u00e8s bon jour.<\/p>\n<h3>La sagesse de l&rsquo;Iran<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tEn effet, nous allons nous en remettre au sage Bhadrakumar pour sa description de l&rsquo;\u00e9volution saoudienne de ces derniers jours,  le sage Bhadrakumar qui fait largement appel \u00e0 la sagesse iranienne, car l&rsquo;Iran, ennemi intime et cauchemar des Saoud, ne se prive de d\u00e9montrer effectivement sa sagesse dans ses commentaires \u00e0 propos de la d\u00e9cision saoudienne d&rsquo;attaquer &#8230; (Sur <em>IndianPunchline<\/em>, le <em>blog<\/em> de MK, le <a href=\"http:\/\/blogs.rediff.com\/mkbhadrakumar\/2015\/03\/29\/listen-to-ban-ki-moon-on-yemen\/\" class=\"gen\">29 mars 2015<\/a>.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Iran&rsquo;s reactions anticipate that the Saudis have walked into a quagmire in Yemen, which holds the risk of the roof crashing down on the House of Saud. History had taught Iran that Yemen is a hornet&rsquo;s nest and it is prudent to keep a safe distance from that country, which is located in its neighborhood. Clearly, an Iranian intervention in Yemen is out of the question. In his first detailed comments, Deputy Foreign Minister Hossein Amir Abdollahian who handles Iran&rsquo;s relations with its Arab neighbors warned on Saturday that <\/em><strong><em>Saudi Arabia has made a strategic mistake.<\/em><\/strong><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>In a meaningful remark, he added, Riyadh should not count on US support for its military invasion of Yemen. How he could have made such a categorical assessment, Abdollahian didn&rsquo;t say, but it stands to reason that there have been US-Iranian consultations. These are times when the foreign ministers of the US and Iran spend more time with each other than with anyone else. Of course, the Houthis are no strangers to the US intelligence operating in Yemen for years against the al-Qaeda affiliates.<\/em> [&#8230;]<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>To be sure, the Saudi preoccupations over Yemen will have serious implications elsewhere in the region. As the cost of the protracted war in Yemen mounts, Saudi Arabia and other petrodollar states in the Gulf may find it attractive that oil fetches a higher price in the market. This is one thing. Second, in a conceivable future, Saudi Arabia will be unable to pay much attention to other regional conflicts in the Middle East in which it has been involved  Syria, Iraq and Lebanon.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Finally, how long can Saudi Arabia fight on two fronts simultaneously  Yemen and Bahrain  is in doubt. Somewhere things will begin to unravel. In the ultimate analysis, Yemen and Bahrain pose an existential challenge insofar as they are about Shi&rsquo;ite empowerment. The virus&rsquo; can easily spread to Saudi Arabia&rsquo;s Shi&rsquo;ite-dominated eastern provinces, which also contain that country&rsquo;s great oil fields.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>It&rsquo;s the Arab Spring, Stupid! The House of Saud is doomed if it doesn&rsquo;t try to install yet another puppet regime in Yemen, while it is equally doomed if the intervention results in a quagmire and defeat. The Iranian Foreign Ministry spokesperson&rsquo;s remarks draw attention to it: Resorting to military acts against Yemen which is entangled in an internal crisis and fighting terrorism will further complicate the situation, spread the range of crisis and destroy opportunities to settle the internal differences in Yemen peacefully. This aggression will merely result in the spread of terrorism and extremism and will spread insecurity to the entire region.<\/em>\u00bb<\/p>\n<h3>Les USA et leurs amis iraniens<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tComme on a pu le comprendre d&rsquo;apr\u00e8s les supputations de MK Bhadrakumar, il se pourrait bien, dans cette circonstance qui deviendrait alors tout \u00e0 fait remarquable et extraordinaire, sinon surr\u00e9aliste, que les USA se soient, dans cette crise-l\u00e0, bien plus concert\u00e9s et s&rsquo;arrangent bien mieux avec les Iraniens qu&rsquo;avec les Saoudiens. (Exergue d&rsquo;une partie de la citation du texte de Bhadrakumar : \u00ab<em> In a meaningful remark, he added, Riyadh should not count on US support for its military invasion of Yemen. How he could have made such a categorical assessment, Abdollahian didn&rsquo;t say, but it stands to reason that there have been US-Iranian consultations. These are times when the foreign ministers of the US and Iran spend more time with each other than with anyone else.<\/em>\u00bb)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t&#8230; [B]ien plus concert\u00e9s et [bien mieux arrang\u00e9s] avec les Iraniens qu&rsquo;avec les Saoudiens<D>? C&rsquo;est remarquable mais, d&rsquo;autre part, <em>stricto sensu<\/em>, cela para\u00eet une \u00e9vidence <em>a contrario<\/em> car, vraiment, il semble bien que les USA ne se soient quasiment pas concert\u00e9s du tout, et encore moins arrang\u00e9s pardi, avec les Saoudiens. Cela vient notamment du fait que les Saoudiens, qui se sont faits leur opinion sur les capacit\u00e9s des USA \u00e0 s&rsquo;engager au Moyen-Orient, surtout depuis la magnifique opportunit\u00e9 syrienne g\u00e2ch\u00e9e d&rsquo;ao\u00fbt-septembre 2013 que Prince Bandar leur avait offert sur un plateau avec ses montages chimiques, les Saoudiens donc n&rsquo;avaient aucune intention d&rsquo;int\u00e9grer les USA dans leur projet ; non par sensibilit\u00e9 de souverainet\u00e9, mais simplement parce qu&rsquo;il n&rsquo;en pouvait r\u00e9sulter, selon leur exp\u00e9rience, qu&rsquo;ind\u00e9cision et confusion qui sont devenues la marque de l&rsquo;action am\u00e9ricaniste,  et sur ce point, qui pourrait les contredire ? &#8230; D&rsquo;autre part, comme on l&rsquo;a d\u00e9j\u00e0 sugg\u00e9r\u00e9, les Saoudiens ont agi dans l&rsquo;urgence, c&rsquo;est-\u00e0-dire sur le mode panique, cela renfor\u00e7ant encore les circonstances les conduisant \u00e0 ne tenir aucun compte de la partie US, ni m\u00eame \u00e0 l&rsquo;informer pr\u00e9cis\u00e9ment. Reuters, le <a href=\"http:\/\/www.reuters.com\/article\/2015\/03\/27\/us-yemen-security-usa-idUSKBN0MN04020150327\" class=\"gen\">27 mars 2015<\/a>, d\u00e9taille cet aspect de la situation, o\u00f9 la d\u00e9termination saoudienne rencontre la prudence, sinon la r\u00e9ticence probable des USA, s&rsquo;ils avaient \u00e9t\u00e9 inform\u00e9s ; et o\u00f9 l&rsquo;on trouve le d\u00e9tail d&rsquo;une situation qui n&rsquo;a gu\u00e8re de pr\u00e9c\u00e9dent dans les relations am\u00e9ricano-saoudiennes depuis 1945, tant les deux pays se sont toujours tenus inform\u00e9s pr\u00e9cis\u00e9ment dans les affaires qui les impliquaient tous deux, et tant la crise du Y\u00e9ment rompt cela&#8230;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Saudi Arabia kept some key details of its military action in Yemen from Washington until the last moment, U.S. officials said, as the kingdom takes a more assertive regional role to compensate for perceived U.S. disengagement.<\/em> [&#8230;] <em>Although the Saudis spoke with top U.S. officials as they debated an air assault in support of embattled Yemeni President Abd-Rabbu Mansour Hadi, U.S. officials acknowledged gaps in their knowledge of the kingdom&rsquo;s battle plans and objectives. Asked when he was told by Saudi Arabia that it would take military action in Yemen, General Lloyd Austin, the head of the U.S. military&rsquo;s Central Command, told a Senate hearing on Thursday he spoke with Saudi Arabia&rsquo;s chief of defense right before they took action. He added that he couldn&rsquo;t assess the likelihood of the campaign succeeding because he didn&rsquo;t know the specific goals and objectives.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>One senior U.S. official described Riyadh&rsquo;s operation as a \u00ab\u00a0panic response\u00a0\u00bb to the fast-deteriorating situation in Yemen that the Saudis feared could spill over its border. The official, speaking on condition of anonymity, suggested that the 10-nation Saudi-led coalition had been patched together so quickly that its effectiveness was in doubt. The White House says it will not join directly in military operations in Yemen, but has set up a cell to coordinate U.S. military and intelligence support to the operation. But U.S. officials said they were sharing intelligence information on a limited basis so far.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLes plus r\u00e9cents \u00e9chos montrent que les USA s&rsquo;en tiennent \u00e0 cette position d&rsquo;extr\u00eame r\u00e9serve. Les d\u00e9clarations du secr\u00e9taire \u00e0 la d\u00e9fense Carter, hier (voir <em>Sputnik.News<\/em>, le <a href=\"http:\/\/sputniknews.com\/military\/20150331\/1020239731.html#ixzz3VvwcNLGI\" class=\"gen\">31 mars 2015<\/a>), montrent que le Pentagone lui-m\u00eame s&rsquo;en tient \u00e0 cette doctrine du <em>lip service<\/em> : un soutien du bout des l\u00e8vres, sorte de minimum syndical comme il est de coutume entre vieux comp\u00e8res et complices gagn\u00e9s par une certaine m\u00e9fiance r\u00e9ciproque (le \u00ab<em>ultimately it is their region<\/em>\u00bb de Carter sonne aussi bien comme un apr\u00e8s tout, c&rsquo;est leur affaire)&#8230; \u00ab<em>The United States has backed the Arab League&rsquo;s decision to create a joint military force to counter security threats in the Middle East, and will cooperate with it if need be, Defense Secretary Ash Carter said.<\/em> [&#8230;] <em>I think if they are willing to do more, in this case with respect to Yemen, then that is a good thing because ultimately it is their region, Carter told reporters at Fort Drum, as quoted by NBC.<\/em> [&#8230;] <em>These are partners and security allies of ours, and when they act in a way that we regard as in our interests as well as theirs we will continue to partner with them as we have been in other matters, the US defense secretary stressed.<\/em>\u00bb<\/p>\n<h3>La catastrophe de la guerre des drones<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tAinsi en sommes-nous \u00e0 ce point dans la situation de la crise du Y\u00e9men, ce qui permet de d\u00e9velopper la r\u00e9flexion pour aller vers une de ses signification fondamentales. En effet, le Y\u00e9men qui est aujourd&rsquo;hui l&rsquo;objet d&rsquo;une telle vindicte, fut ces derni\u00e8res ann\u00e9es, notamment depuis 9\/11, un de ces pays profond\u00e9ment troubl\u00e9s, avec une direction \u00e0 peu pr\u00e8s align\u00e9e sur les int\u00e9r\u00eats du bloc BAO (et de l&rsquo;Arabie), et compl\u00e8tement ouvert au nettoyage anti-terroriste que les USA, avec les relais et complicit\u00e9s divers, ont mis au point,  si l&rsquo;on veut, une sorte de Pakistan moyen-oriental&#8230; La situation du Y\u00e9men, ces derniers mois et ces derni\u00e8res semaines jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;intervention de l&rsquo;Arabie, t\u00e9moigne d&rsquo;un complet \u00e9chec de cette campagne o\u00f9 les trois armes principales des USA sont : un complet m\u00e9pris pour le principe de souverainet\u00e9 du pays-h\u00f4te, une campagne intensive essentiellement par l&rsquo;usage de drones avec une forte infrastructure CIA\/forces sp\u00e9ciales actuellement en d\u00e9bandade compl\u00e8te, une compl\u00e8te indiff\u00e9rence pour les dommages dits collat\u00e9raux (civils tu\u00e9s, notamment).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe Y\u00e9men devient alors le mod\u00e8le d&rsquo;un autre th\u00e8me que celui des agitations paniquardes de l&rsquo;Arabie : il s&rsquo;agit du th\u00e8me de la guerre postmoderne que les USA effectuent dans nombre de pays, sous le pr\u00e9texte universel de la guerre contre la Terreur,  ou plut\u00f4t du th\u00e8me de l&rsquo;\u00e9chec de ce mod\u00e8le de guerre, dont le Y\u00e9men est \u00e0 la fois l&rsquo;exemple et la cons\u00e9quence pour la situation pr\u00e9sente. Ainsi le livre d&rsquo;Andrew Cockburn, <em>Kill Chain: The Rise of the High Tech Assassins<\/em>, mis en vente le 10 mars dernier, tombe \u00e0 point pour illustrer et substantiver le propos. Cockburn d\u00e9crit l&rsquo;\u00e9chec gigantesque et affreusement sanglant que constitue la guerre des drones, particuli\u00e8rement au Y\u00e9men qui en fut l&rsquo;un des champs privil\u00e9gi\u00e9s (sans aucun doute avec le Pakistan). C&rsquo;est Chuck Spinney qui se charge de nous pr\u00e9senter le livre de Cockburn, en pla\u00e7ant justement ce ph\u00e9nom\u00e8ne (la guerre des drones) dans la logique d&rsquo;un fondement de <em>the American Way of War<\/em>,  la recherche de la projection de force en tourte impunit\u00e9, essentiellement par les airs et en recherchant la pr\u00e9cision maximale, avec les moyens du syst\u00e8me du technologisme et une conception d&rsquo;ing\u00e9nieur de la guerre, d&rsquo;o\u00f9 l&rsquo;essentiel de l&rsquo;\u00e9l\u00e9ment humain dans la conception, l&rsquo;appr\u00e9ciation et l&rsquo;ex\u00e9cution tend \u00e0 \u00eatre exclu. Spinney fait justement remonter la g\u00e9n\u00e9alogie du concept g\u00e9n\u00e9ral aux bombardements strat\u00e9giques de la Deuxi\u00e8me Guerre mondiale autant qu&rsquo;\u00e0 la course au d\u00e9veloppement des syst\u00e8mes de guidage de pr\u00e9cision.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t(Spinney, un des fameux <em>Pentagon&rsquo;s Reformers<\/em> avec des gens comme Pierre Sprey et Winslow Wheeler, vieil ami de Cockburn, est \u00e9videmment des mieux plac\u00e9s pour juger du travail de Cockburn et des conclusions que Cockburn en tire pour cette sorte de guerre, et pour ce qu&rsquo;il en r\u00e9sulte pour le Y\u00e9men bien entendu &#8230; \u00ab[L]<em>&lsquo;auteur de ce livre est un ami depuis 35 ans, aussi suis-je de parti-pris, d&rsquo;ailleurs avec la plus grande fiert\u00e9. Je croyais savoir ce dont Cockburn est capable, mais je dois admettre que j&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 stup\u00e9fait par la qualit\u00e9 de ce livre. Pourtant, je ne suis pas \u00e9tranger au sujet, ayant travaill\u00e9 comme analyste et ing\u00e9nieur au cabinet du secr\u00e9taire \u00e0 la d\u00e9fense pendant 25 ans<\/em>\u00bb : ce sympathique avertissement figure dans le texte de critique du livre de Cockburn, sign\u00e9 par Spinney, le <a href=\"https:\/\/consortiumnews.com\/2015\/03\/28\/trusting-high-tech-weapons-of-war\/\" class=\"gen\">29 mars 2015<\/a>, sur <em>ConsortiumNews<\/em>,  et, auparavant, sur son <em>blog<\/em>, <em>Blasted<\/em>, le <a href=\"http:\/\/chuckspinney.blogspot.com.es\/2015\/03\/andrew-cockburns-kill-chain-book-review.html\" class=\"gen\">28 mai 2015<\/a>).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>&#8230; In short, the conduct of war is an engineering problem: In the current lexicon of the Pentagon and its defense contractors, the enemy is a systems of systems&rsquo; made up of high value targets (HVTs) that can be identified and destroyed without risk from a distance with unmanned systems, and the military-technical revolution makes any past failures irrelevant to current capabilities. The reasoning is identical to that described in the preceding paragraph.  Yet despite stridently confident predictions of decisive precision effects, from the days of the Norden bombsight in B-17s to those of the Hellfire missile fired by drones, this theory has failed over and over to perform as its evangelists predicted and are still predicting. The need to dismiss the history of repeated failures is why the never-ending promise of a military-technical revolution is central to the maintenance of the ideology.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Viewing war as an engineering problem focuses on technology (which benefits contractors) and destructive physical effects, but this ideology ignores and is offset by the fundamental truth of war: Machines don&rsquo;t fight wars, people do, and they use their minds. Our technology&rsquo;s physical effects can be  and often are  offset or mitigated by our opponent&rsquo;s mental counters or initiatives, reflecting both his adaptability and unpredictability, and his moral strengths, like resolve and the will to resist. Combat history has proven over and over that mental and moral effects can offset physical effects, for example, when the destruction of ball bearing factories did not have its predicted effects in WWII, when bicycles carrying 600 pounds of supplies were used to bypass destroyed bridges on the Ho Chi Minh Trail, and when the Serbs used cheap microwave ovens to fool expensive anti-radiation missiles in Kosovo. And as Cockburn shows, this has proven true again in the ongoing war on terror, and its mirror image, the war on drugs.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Anyone who doubts that this critique applies to drones used in a counter-terror strategy should be asked to explain the collapse in Yemen  a place where drones reached their apotheosis as the centerpiece of American counter-terror strategy. Cockburn has provided a highly readable, and logically devastating story, written from a bottom-up empirical perspective. He explains why our strategy in Yemen was doomed to fail, as indeed it has in recent weeks.<\/em>\u00bb<\/p>\n<h3>Le Y\u00e9men \u00e0 l&rsquo;ombre de l&rsquo;id\u00e9al de puissance<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tD&rsquo;une fa\u00e7on peut-\u00eatre inattendue mais somme toute tr\u00e8s logique, il nous para\u00eet assur\u00e9 qu&rsquo;on peut faire un lien entre la situation pseudo-g\u00e9opolitique de la crise du Y\u00e9men, avec d&rsquo;une part l&rsquo;Arabie engag\u00e9e dans une aventure dont les effets pourraient menacer son existence m\u00eame et les r\u00e9ticences am\u00e9ricanistes proches d&rsquo;une sorte d&rsquo;indiff\u00e9rence pathologique pour une situation devenue incontr\u00f4lable et des alli\u00e9s jug\u00e9s de moins en moins mall\u00e9ables ; avec d&rsquo;autre part l&rsquo;\u00e9talage de l&rsquo;\u00e9chec de toutes les conceptions guerri\u00e8res US appliqu\u00e9es dans l&rsquo;artefact nomm\u00e9 guerre contre la Terreur que repr\u00e9sente cette m\u00eame crise du Y\u00e9men. Il s&rsquo;agit des m\u00eames conceptions appliqu\u00e9es \u00e0 des domaines diff\u00e9rents, pour obtenir des r\u00e9sultats similaires op\u00e9rationnalis\u00e9s dans la d\u00e9b\u00e2cle y\u00e9m\u00e9nite et un pas de plus franchi dans la descente dans le trou noir de d\u00e9sordre et d&rsquo;hyperd\u00e9sordre du Moyen-Orient.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tDans leurs alliances comme dans sa fa\u00e7on de faire la guerre, la partie am\u00e9ricaniste applique les m\u00eames conceptions renvoyant \u00e0 l&rsquo;<a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-glossairedde_l_id_al_de_puissance_09_04_2014.html\" class=\"gen\">id\u00e9al de puissance<\/a>. Il s&rsquo;agit partout de l&rsquo;utilisation de la force brute, que cette force passe par la puissance inou\u00efe de la corruption qui trouve dans l&rsquo;Arabie, depuis 1945, un partenaire id\u00e9al lui aussi rompu \u00e0 cet exercice permis par la disposition des richesse p\u00e9troli\u00e8res ; qu&rsquo;elle passe par l&rsquo;utilisation de la puissance du technologisme, qui trouve son accomplissement presque extatique dans la guerre des drones o\u00f9 l&rsquo;on peut faire la guerre et assassiner en toute impunit\u00e9, \u00e0 des milliers de kilom\u00e8tres de distance, \u00e0 partir d&rsquo;une console dans une base de l&rsquo;USAF situ\u00e9e dans un Arizona ou un Missouri quelconque. Il y a une grande similitude dans l&rsquo;esprit de la chose dans ces diverses situations, avec cette confiance aveugle faite \u00e0 la puissance, en excluant le plus possible les complications \u00e9puisantes du facteur humain, avec ces r\u00e9f\u00e9rences insaisissables et hors du <em>standard<\/em> am\u00e9ricaniste, tels que le sens des nuances, la subtilit\u00e9 des comportements, le respect des principes qui structurent la vie sociale et la vie des relations internationales, etc.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tAinsi la crise du Y\u00e9men est-elle, sans v\u00e9ritable surprise cela va de soi, une \u00e9tape de plus dans la suite sans fin de l&rsquo;\u00e9chec de la postmodernit\u00e9 que repr\u00e9sente l&rsquo;am\u00e9ricanisme, avec ses alliances et ses moyens de puissance qui renvoient tous aux exigences pressantes du Syst\u00e8me. Le Y\u00e9men comme un \u00e9chec exemplaire de plus : voil\u00e0 la premi\u00e8re conclusion qu&rsquo;on peut tirer de cette  crise qui s&rsquo;est rapidement d\u00e9velopp\u00e9e pour se fixer au cur du dispositif du bloc BAO au Moyen-Orient. On peut maintenant s&rsquo;installer pour en attendre les d\u00e9veloppements, en notant qu&rsquo;une fois de plus on se trouve dans une occurrence o\u00f9 ces d\u00e9veloppements pourraient conduire \u00e0 des situations int\u00e9ressantes, sinon extr\u00eames, voire peut-\u00eatre catastrophiques et ainsi de suite. Le Syst\u00e8me et ceux qui le servent semblent \u00eatre des producteurs sans fin de toutes les possibilit\u00e9s catastrophiques concevables. Il faudra bien que l&rsquo;une d&rsquo;entre elles d\u00e9bouche enfin sur la grande catastrophe finale. <em>The show must go on<\/em> et il n&rsquo;est pas question de d\u00e9cevoir le spectateur <\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Notes sur un Y\u00e9men r\u00e9v\u00e9lateur 31 mars 2015 Pour certains et pour l&rsquo;heure, la crise du Y\u00e9men qu&rsquo;implique la d\u00e9cision saoudienne, prise vraiment de la seule initiative de l&rsquo;Arabie Saoudite et prise semble-t-il sous l&rsquo;effet de la panique qui n&rsquo;est en g\u00e9n\u00e9ral gu\u00e8re productrice de grande strat\u00e9gie, est un \u00e9v\u00e9nement nouveau d&rsquo;une extr\u00eame importance, qu&rsquo;on&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[6865,4270,5667,1135,9087,2631,2604,2867,2645,12773,2778,2779,13057,16521,4068,3867],"class_list":["post-75840","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-analyse","tag-arbie","tag-autodestruction","tag-bandar","tag-cockburn","tag-coordination","tag-de","tag-des","tag-drones","tag-guerre","tag-hyperdesordre","tag-ideal","tag-puissance","tag-saoud","tag-seoudite","tag-spin","tag-syrie"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/75840","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=75840"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/75840\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=75840"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=75840"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=75840"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}