{"id":75915,"date":"2015-05-20T12:35:00","date_gmt":"2015-05-20T12:35:00","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2015\/05\/20\/a-propos-de-la-russophobie-pour-mille-ans\/"},"modified":"2015-05-20T12:35:00","modified_gmt":"2015-05-20T12:35:00","slug":"a-propos-de-la-russophobie-pour-mille-ans","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2015\/05\/20\/a-propos-de-la-russophobie-pour-mille-ans\/","title":{"rendered":"A propos de la russophobie pour mille ans"},"content":{"rendered":"<p><h3>A propos de la russophobie pour mille ans<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>Guy Mettan, journaliste, \u00e9crivain et homme politique suisse, ancien r\u00e9dacteur en chef de <em>La Tribune de Gen\u00e8ve<\/em>, d\u00e9put\u00e9 et ancien pr\u00e9sident du Grand Conseil de Gen\u00e8ve, publie <em>Russie-Occident, une guerre de mille ans &ndash; La russophobie de Charlemagne \u00e0 la crise ukrainienne<\/em>, \u00e9ditions <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.editions-syrtes.fr\/fr\/02-Catalogue\/Titres\/172-Russie-Occident-une-guerre-de-mille-ans\/\">des Syrtes<\/a>. (Le livre est en vente en France depuis le 13 mai, apr\u00e8s une diffusion initiale en Suisse en avril.) Nous publions ci-dessous une interview de Guy Mettan, faite par <em>RT France<\/em>, le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/francais.rt.com\/opinions\/2411-guy-mettan-pourquoi-europe-d\u00e9tester-Russie\">16 mai 2015<\/a>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Mettan distingue plusieurs courants russophobes : le courant religieux, fondamental, caract\u00e9ris\u00e9 par la concurrence et le schisme entre l&rsquo;Eglise d&rsquo;Orient et l&rsquo;Eglise d&rsquo;Occident \u00e0 partir de Charlemagne, avec notamment comme point central la chute de Constantinople, caract\u00e9ris\u00e9 par les relations difficiles entre les chr\u00e9tiens issus d&rsquo;Occident (la catholicisme, ensuite renforc\u00e9 par le protestantisme pour ce cas) et les chr\u00e9tiens orthodoxes. Cet affrontement est marqu\u00e9, du c\u00f4t\u00e9 occidental, essentiellement par une connivence entre Rome et l'\u00a0\u00bbEmpire\u00a0\u00bb (le Saint-Empire romain-germanique), contre l&rsquo;&Eacute;glise d&rsquo;Orient. Mettan examine \u00e9galement quatre russophobies \u00ab\u00a0nationales\u00a0\u00bb, la fran\u00e7aise, l&rsquo;anglaise, l&rsquo;allemande et l&rsquo;am\u00e9ricaine.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Nous sommes en train de lire le livre et <strong>reviendrons sur le sujet<\/strong>, qui m\u00e9rite beaucoup d&rsquo;attention et d&rsquo;appr\u00e9ciation. Il nous semble d&rsquo;ores et d\u00e9j\u00e0 qu&rsquo;il y a beaucoup de choses \u00e0 dire, non sur \u00ab\u00a0la russophobie\u00a0\u00bb en g\u00e9n\u00e9ral, mais sur les diff\u00e9rentes \u00ab\u00a0russophobies\u00a0\u00bb que propose l&rsquo;auteur, qui sont de natures tr\u00e8s diff\u00e9rentes et peuvent difficilement se constituer comme les parties indiff\u00e9renci\u00e9es d&rsquo;un seul tout. Il est \u00e9galement \u00e9vident, comme la chose est sugg\u00e9r\u00e9e dans l&rsquo;interview, que les \u00ab\u00a0russophobies\u00a0\u00bb r\u00e9v\u00e8lent au moins autant le malaise de ceux qui la manifestent que l&rsquo;objet de cette\/ces phobie(s). Dans l&rsquo;interview, Mettan parle du malaise de l&rsquo;Europe comme une des clefs de la russophobie actuelle ; nous avancerions plus encore l&rsquo;hypoth\u00e8se, en englobant la russophobie dans un mouvement g\u00e9n\u00e9ral du bloc BAO, qu&rsquo;il s&rsquo;agit du malaise du Syst\u00e8me en g\u00e9n\u00e9ral, de sa crise d&rsquo;effondrement, qui s&rsquo;exprime dans cette hostilit\u00e9 fondamentale&#8230; Voici ce que nous disions de ce cas de la russophobie actuelle, dans notre texte du <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/notes-sur-une-visite-en-passant-a-sotchi\">14 mai 2015 <\/a>:<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo;<em> &#8230; Car enfin, comment voudrait-on dompter l&rsquo;extraordinaire russophobie qui est le caract\u00e8re-Syst\u00e8me (le caract\u00e8re impos\u00e9 par le Syst\u00e8me) qui s&rsquo;impose comme un terrifiant automatisme \u00e0 toutes les psychologies affaiblies impliqu\u00e9es, abaissant d&rsquo;autant des esprits d\u00e9j\u00e0 charg\u00e9s d&rsquo;une inculture cultiv\u00e9e avec minutie par des structures d&rsquo;encadrement install\u00e9es dans les pays du bloc BAO. Cela para&icirc;t un d\u00e9veloppement impossible, quelle que soit telle ou telle perspective diplomatique ; que peut faire ce qu&rsquo;on nommerait presque par d\u00e9rision une sorte d'\u00a0\u00bbesprit de Sotchi\u00a0\u00bb contre ce qu&rsquo;on pourrait d\u00e9finir avec plus d&rsquo;arguments et d&rsquo;\u00e9ditoriaux pour nous conforter comme une sorte d'\u00a0\u00bbesprit du 11 janvier\u00a0\u00bb internationalis\u00e9 et adapt\u00e9, r\u00e9unissant tous les anath\u00e8mes antirusses qui rythment et encadrent nos pens\u00e9es-psalmodi\u00e9es. C&rsquo;est l\u00e0 un immense obstacle, qui mesure la difficult\u00e9 sinon l&rsquo;impossibilit\u00e9 de quelque concr\u00e9tisation que ce soit de l&rsquo;avancement fait \u00e0 Sotchi, et nous fait diverger de l&rsquo;avis de Bryan MacDonald sur la crise ukrainienne r\u00e9duite au \u00ab\u00a0moment-Warhol\u00a0\u00bb de juste-15 minutes. Ce n&rsquo;est pas souci glorieux d&rsquo;avoir raison que nous \u00e9crivons cela mais par constat malheureux qu&rsquo;il a sans doute certainement tort d&rsquo;annoncer la fin de la crise ukrainienne.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo; <em>Plus encore, nous pensons que le cas est d&rsquo;autant plus puissant que cette \u00ab\u00a0russophobie\u00a0\u00bb dont nous parlons est d&rsquo;une substance tr\u00e8s particuli\u00e8re, d\u00e9passant les explications historiques qu&rsquo;on peut avancer, d&rsquo;une substance particuli\u00e8rement insaisissable parce qu&rsquo;elle ne peut s&rsquo;expliquer rationnellement, &ndash; m\u00eame par des constats d&rsquo;irrationalit\u00e9 qui seraient identifi\u00e9s et examin\u00e9s rationnellement. Il existe, pour pousser \u00e0 d\u00e9crire cette russophobie plut\u00f4t comme une sorte d&rsquo;affectivisme extr\u00eame que comme un sentiment structur\u00e9 par des faits et des jugements, une sorte de pression permanente organisant une paralysie inconsciente de l&rsquo;esprit, instituant des bornes dans les constats, imposant \u00e0 nos psychologies \u00e9puis\u00e9es un filtre qui leur interdit certaines perceptions. La puissance de cette russophobie est une mesure de l&rsquo;\u00e9puisement de notre civilisation : nous ha\u00efssons d&rsquo;autant plus la Russie (et Poutine) que leur r\u00e9sistance (celle de la Russie et de Poutine) met en \u00e9vidence la vanit\u00e9 des arguments civilisationnels qui devraient les convertir ou les balayer ; et cette vanit\u00e9 de nos arguments civilisationnels est l&rsquo;exacte mesure de l&rsquo;\u00e9puisement de notre civilisation qui ne peut se satisfaire de ce qu&rsquo;elle est que si rien ne lui r\u00e9siste explicitement ; parce que tout ce qui lui r\u00e9siste explicitement est un miroir qui mesure son prodigieux effondrement (de notre civilisation). Cette posture est absolument impos\u00e9e par un Syst\u00e8me qui nous domine, qui ne peut d\u00e9sormais plus rien tol\u00e9rer qui soit diff\u00e9rent de lui, parce qu&rsquo;aussit\u00f4t identifi\u00e9 comme r\u00e9sistance sans compromis.<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p><em>dedefensa.org<\/em><\/p>\n<\/p>\n<\/p>\n<p><h2>\u00ab\u00a0Pourquoi nous aimons tant d\u00e9tester la Russie&#8230;\u00a0\u00bb<\/h2>\n<\/p>\n<p><p><strong>RT France<\/strong> : &laquo;Pourquoi avez-vous d\u00e9cid\u00e9 d&rsquo;\u00e9crire ce livre? &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p><strong>Guy Mettan<\/strong> : &laquo; Bon, cela fait une quinzaine d&rsquo;ann\u00e9es que je m&rsquo;int\u00e9resse beaucoup \u00e0 l&rsquo;\u00e9volution des relations entre la Russie et l&rsquo;Occident puisque j&rsquo;ai eu la chance d&rsquo;obtenir le passeport russe en 1998 et de devenir double national. A partir de ce moment, je me suis int\u00e9ress\u00e9 \u00e0 la nature des relations entre la Russie et l&rsquo;Occident. Plusieurs fois et \u00e0 plusieurs reprises, j&rsquo;avais \u00e9t\u00e9 agac\u00e9 par la mani\u00e8re dont la presse occidentale rendait compte de la Russie et couvrait les \u00e9v\u00e8nements qui avaient traits aux relations occidentalo-russes. Et puis lorsque la crise ukrainienne a \u00e9clat\u00e9e, d\u00e8s f\u00e9vrier 2014, j&rsquo;ai vraiment \u00e9t\u00e9 scandalis\u00e9 par la mani\u00e8re dont mes coll\u00e8gues journalistes couvraient ces \u00e9v\u00e9nements avec un biais syst\u00e9matiquement antirusse. C&rsquo;est ce qui m&rsquo;a motiv\u00e9 \u00e0 \u00e9crire ce livre. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p><strong>RT France<\/strong> : &laquo; Votre livre parle de russophobie. Comment la d\u00e9finissez-vous? &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p><strong>Guy Mettan<\/strong> : &laquo; La russophobie, c&rsquo;est un sentiment antirusse qu&rsquo;on retrouve tr\u00e8s largement en Occident. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs propre \u00e0 l&rsquo;Europe et aux Etats-Unis. Il n&rsquo;y a pas de russophobie en Chine ou au Japon et dans les autres pays du monde. Pour moi, c&rsquo;est une forme de racisme. Je crois qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas d&rsquo;autres mots pour l&rsquo;expliquer. Cela tient \u00e0 l&rsquo;\u00e9mergence de pr\u00e9jug\u00e9s, de clich\u00e9s qui ont pris naissance \u00e0 partir du schisme entre l&rsquo;orthodoxie et le catholicisme. C&rsquo;est pour \u00e7a que mon livre s&rsquo;appelle \u00ab\u00a0Une guerre de mille ans\u00a0\u00bb. Ici, en Occident, on pense que le schisme a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 par les Orientaux, ce qui n&rsquo;est pas vrai du tout, c&rsquo;est une falsification de l&rsquo;histoire. Reste qu&rsquo;\u00e0 partir de ce schisme, se sont \u00e9labor\u00e9s toute une s\u00e9rie de pr\u00e9jug\u00e9s contre d&rsquo;abord, le monde orthodoxe, le monde grec et ensuite contre la Russie, \u00e0 partir de la chute de Constantinople et que la Russie a d\u00e9cid\u00e9 de reprendre l&rsquo;h\u00e9ritage de Constantinople.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo; Le r\u00e9cit des voyageurs est devenu tr\u00e8s syst\u00e9matiquement hostile la Russie. Et \u00e0 partir du XVIII\u00e8me si\u00e8cle, quand la Russie est apparue comme une puissance europ\u00e9enne, comme une puissance importante, cette russophobie s&rsquo;est d\u00e9velopp\u00e9e parce que l&rsquo;expansion coloniale de l&rsquo;Europe, qui a commenc\u00e9 \u00e0 partir du 18 si\u00e8cle, s&rsquo;est heurt\u00e9e \u00e0 l&rsquo;existence de la Russie, de cette puissance russe. C&rsquo;est \u00e0 partir de ce moment que la russophobie moderne a pris naissance en Europe occidentale, puis aux Etats-Unis apr\u00e8s la Deuxi\u00e8me Guerre mondiale. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p><strong>RT France<\/strong> : &laquo; De quoi cette russophobie se nourrit-elle? &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p><strong>Guy Mettan<\/strong> : &laquo; Aujourd&rsquo;hui la russophobie est devenue essentiellement am\u00e9ricaine parce qu&rsquo;\u00e0 partir de 1945, ce sont les Etats-Unis qui ont pris le relais des russophobies existantes. La fran\u00e7aise qui s&rsquo;est d\u00e9velopp\u00e9e \u00e0 partir du 18 si\u00e8cle avec Napol\u00e9on. La russophobie anglaise a \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s forte tout au long du XIX\u00e8me si\u00e8cle, avec la rivalit\u00e9 pour le contr\u00f4le de l&rsquo;Asie. Les imp\u00e9rialistes anglais voulaient imposer leur domination sur l&rsquo;Asie contre la Russie. Et puis la russophobie allemande, qui a commenc\u00e9 vers la fin du 19 si\u00e8cle lorsque les Allemands ont d\u00e9velopp\u00e9 l&rsquo;id\u00e9e de \u00ab\u00a0Lebensraum\u00a0\u00bb, d&rsquo;espace vital, \u00e0 l&rsquo;Est. Mais une fois le nazisme d\u00e9fait en 1945, les Am\u00e9ricains se sont retourn\u00e9s contre leur alli\u00e9 russe, comme l&rsquo;avaient d&rsquo;ailleurs fait les Anglais en 1815 aussit\u00f4t apr\u00e8s la victoire acquise contre Napol\u00e9on.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo; Les Am\u00e9ricains se sont retourn\u00e9s contre leur alli\u00e9 russe de la veille et ont d\u00e9velopp\u00e9 une russophobie qui a toujours cours aujourd&rsquo;hui. Elle a d&rsquo;abord \u00e9t\u00e9 li\u00e9e \u00e0 la lutte contre le communisme mais malgr\u00e9 la chute du communisme et la fin de l&rsquo;Union sovi\u00e9tique en 1991, cette russophobie a continu\u00e9 de plus belle \u00e0 partir de la fin des ann\u00e9es 1990-d\u00e9but des ann\u00e9es 2000. Elle se compose de deux formes : une forme id\u00e9ologique autour de la soi-disant lutte pour la d\u00e9mocratie et les droits de l&rsquo;Homme et puis, naturellement, une rivalit\u00e9 g\u00e9opolitique parce que les Am\u00e9ricains ne supportent pas que d&rsquo;autres puissances contestent l&rsquo;h\u00e9g\u00e9monie am\u00e9ricaine. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p><strong>RT France<\/strong> : &laquo; Vous dites que l&rsquo;Europe n&rsquo;a pas \u00ab\u00a0d&rsquo;identit\u00e9 constitu\u00e9e\u00a0\u00bb contrairement \u00e0 la Russie. Qu&rsquo;est-ce que \u00e7a veut dire? &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p><strong>Guy Mettan<\/strong> : &laquo; Cela veut dire que l&rsquo;Union europ\u00e9enne est une construction qui est difficile, qui est laborieuse, qui conna&icirc;t beaucoup d&rsquo;obstacles, beaucoup de revers, surtout depuis une quinzaine d&rsquo;ann\u00e9es avec l&rsquo;int\u00e9gration des pays d&rsquo;Europe de l&rsquo;Est. Mais cette Union europ\u00e9enne n&rsquo;a pas d&rsquo;identit\u00e9 propre. Et avec l&rsquo;extension vers l&rsquo;Europe de l&rsquo;Est, les nouveaux venus, c&rsquo;est-\u00e0-dire la Pologne, la Roumanie, les Pays baltes, en fait, les pays qui \u00e9taient autrefois li\u00e9s \u00e0 la Russie sovi\u00e9tique, ont \u00e9prouv\u00e9 le besoin de se cr\u00e9er une nouvelle identit\u00e9 europ\u00e9enne. Et quoi de plus facile pour cr\u00e9er cette identit\u00e9 qui est au fond difficile \u00e0 faire, quoi de plus facile que de s&rsquo;inventer un ennemi, de s&rsquo;inventer un adversaire. C&rsquo;est ce que je dis dans mon livre. Pour ces nouveaux venus, la Russie fait office d&rsquo;ennemi id\u00e9al, d&rsquo;\u00e9pouvantail, de repoussoir qui justement favorise cette int\u00e9gration europ\u00e9enne. Cela leur permet aussi d&rsquo;obtenir un soutien aupr\u00e8s des lobbies militaire et p\u00e9trolier am\u00e9ricains, en stigmatisant la Russie comme une puissance hostile \u00e0 l&rsquo;Europe, ce qu&rsquo;elle n&rsquo;est \u00e9videmment pas. Ce que je montre dans mon livre, c&rsquo;est qu&rsquo;on se fabrique artificiellement un ennemi russe pour, au fond, pouvoir se cr\u00e9er une identit\u00e9 europ\u00e9enne artificielle. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p><strong>RT France<\/strong> : &laquo; Quel accueil votre livre a-t-il re\u00e7u? &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p><strong>Guy Mettan<\/strong> : &laquo; Cela a \u00e9t\u00e9 une tr\u00e8s bonne surprise, parce que je m&rsquo;attendais \u00e9videmment \u00e0 l&rsquo;hostilit\u00e9 de mes confr\u00e8res journalistes que je critique dans ce livre. Et au contraire, la presse l&rsquo;a plut\u00f4t bien accueilli, les critiques sont largement favorables et puis l&rsquo;accueil du public est tr\u00e8s, tr\u00e8s positif. C&rsquo;est vraiment pour moi un motif de satisfaction. J&rsquo;avoue que j&rsquo;avais quelques craintes, et bien pas du tout, je m&rsquo;aper\u00e7ois que le grand public est fatigu\u00e9 de la fa\u00e7on compl\u00e9tement biais\u00e9e dont les m\u00e9dias occidentaux dominants rapportent les \u00e9v\u00e9nements qui ont trait \u00e0 la Russie et qu&rsquo;il cherche un autre point de vue. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p><em>RT-France<\/em> &#038; Guy Mettan<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>A propos de la russophobie pour mille ans Guy Mettan, journaliste, \u00e9crivain et homme politique suisse, ancien r\u00e9dacteur en chef de La Tribune de Gen\u00e8ve, d\u00e9put\u00e9 et ancien pr\u00e9sident du Grand Conseil de Gen\u00e8ve, publie Russie-Occident, une guerre de mille ans &ndash; La russophobie de Charlemagne \u00e0 la crise ukrainienne, \u00e9ditions des Syrtes. 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