{"id":75916,"date":"2015-05-21T13:23:01","date_gmt":"2015-05-21T13:23:01","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2015\/05\/21\/notes-sur-sotchi-a-lombre-du-bataillon-immortel\/"},"modified":"2015-05-21T13:23:01","modified_gmt":"2015-05-21T13:23:01","slug":"notes-sur-sotchi-a-lombre-du-bataillon-immortel","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2015\/05\/21\/notes-sur-sotchi-a-lombre-du-bataillon-immortel\/","title":{"rendered":"Notes sur Sotchi \u00e0 l&rsquo;ombre du \u201cBataillon Immortel\u201d"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_a.deepblue\" style=\"color:#0f3955; font-size:2em\">Notes sur Sotchi \u00e0 l&rsquo;ombre du \u00ab\u00a0Bataillon Immortel\u00a0\u00bb<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>21 mai 2015 &ndash; Plus que jamais, &ndash; peut-\u00eatre plus qu&rsquo;elle ne la jamais \u00e9t\u00e9, &ndash; la crise ukrainienne reste le centre fondamental de toutes les dynamiques crisiques qui secouent la situation du monde. Cette appr\u00e9ciation tient au fait de la rencontre de Sotchi, dans le sens o&ugrave; cette rencontre, qui a \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s peu pr\u00e9par\u00e9e, qui a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cid\u00e9e soudainement, a mis \u00e0 jour l&rsquo;immense complexit\u00e9 de la question ukrainienne dans toutes les probl\u00e9matiques qu&rsquo;elle influence d\u00e8s lors qu&rsquo;elle a \u00e9t\u00e9 transmut\u00e9e, d&rsquo;une fa\u00e7on artificielle d&rsquo;ailleurs mais d&rsquo;autant plus ind\u00e9m\u00ealable, en confrontation ouverte entre les USA et la Russie.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Sotchi a montr\u00e9 le d\u00e9sir des USA de s&rsquo;extraire du gu\u00eapier ukrainien, et la bienveillance des Russes pour qu&rsquo;ils s&rsquo;en sortent, &ndash; mais <strong>tous seuls<\/strong>, sans aide ni concession particuli\u00e8re de la Russie, parce que la crise ukrainienne concerne trop directement la s\u00e9curit\u00e9 et les fondements de la nation russe pour que la Russie puisse songer \u00e0 faire de la tactique de compromis sur cette question. A c\u00f4t\u00e9 de cela, Sotchi a montr\u00e9 l&rsquo;infinit\u00e9 de positions faussaires des USA vis-\u00e0-vis des uns et des autres, vis-\u00e0-vis des composants de leur propre pouvoir, ce qui conduit \u00e0 diff\u00e9rentes versions des entretiens et des intentions US, cela introduisant des ambigu\u00eft\u00e9s fondamentales qui interdisent de tirer droitement tous les effets n\u00e9cessaires de ce tournant politique et strat\u00e9gique. Pour prendre un exemple plus pr\u00e9cis, et parce que les USA n&rsquo;ont pas voulu faire penser \u00e0 leurs alli\u00e9s, y compris \u00e0 leurs &laquo; marionnettes\u00a0\u00bb ukrainiennes, qu&rsquo;ils s&rsquo;\u00e9taient montr\u00e9s trop conciliants avec la Russie, ils conservent pour eux l&rsquo;apparence d&rsquo;une posture intransigeante et conduisent leurs \u00ab\u00a0marionnettes\u00a0\u00bb diverses, des Polonais aux Ukrainiens, \u00e0 continuer avec une politique extr\u00e9miste contre la Russie. De ce point de vue, rien de la situation ukrainienne et de tout le reste n&rsquo;est r\u00e9gl\u00e9, &ndash; pas tr\u00e8s original, mais il en va ainsi&#8230;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Enfin, comme on le voit dans les divers interventions et commentaires, il appara&icirc;t \u00e9vident que l&rsquo;importance de Sotchi valait pour bien plus que pour la seule Ukraine, dans la mesure o&ugrave; les USA venaient chercher l&rsquo;aide des Russes pour les myriades de crises d\u00e9cha&icirc;n\u00e9es et incontr\u00f4lables au Moyen-Orient. On mesure encore plus combien la crise ukrainienne, de ce point de vue, tient le reste, et tout cela selon la plus stricte normalit\u00e9 des choses puisqu&rsquo;elle tient les acteurs essentiels de la situation du monde, et du d\u00e9sordre du monde, &ndash; les USA, l&rsquo;Europe, la Russie, la Chine derri\u00e8re elle et d&rsquo;une certains fa\u00e7on les amis des BRCS et de l&rsquo;OCS&#8230;<\/p>\n<\/p>\n<p><h3 class=\"subtitleset_b.deepblue\" style=\"color:#0f3955; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\">Point de vue de <em>Stratfor<\/em>, commentateur-\u00ab\u00a0profond\u00a0\u00bb<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>Il y a indiscutablement des signes que la pens\u00e9e politique US dure et qui se veut cyniquement \u00ab\u00a0r\u00e9aliste\u00a0\u00bb, disons pens\u00e9e pseudo- ou semi-officielle, &ndash; disons enfin, puisque le terme est d&rsquo;usage, les commentateurs de l'\u00a0\u00bb&Eacute;tat profond\u00a0\u00bb (ou de la \u00ab\u00a0direction profonde\u00a0\u00bb repr\u00e9sentant l&rsquo;<em>establishment<\/em> de s\u00e9curit\u00e9 nationale), &ndash; cette pens\u00e9e renforce la th\u00e8se d&rsquo;une sorte de fatigue ukrainienne de Washington. Dans ce cas, la rencontre de Sotchi aurait une signification directe qui impliquerait qu&rsquo;il y a effectivement une nette incurvation de la politique washingtonienne vis-\u00e0-vis de l&rsquo;Ukraine, dans le but fondamental de modifier les relations des USA avec la Russie, principalement pour avoir l&rsquo;aide de la Russie dans quelques crises difficiles, &ndash; notamment au Moyen-Orient, o&ugrave; le d\u00e9sordre r\u00e8gne en ma&icirc;tre.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Parmi ces \u00ab\u00a0commentateurs de la direction profonde\u00a0\u00bb qui refl\u00e8te le sentiment g\u00e9n\u00e9ral de la n\u00e9buleuse qui conduit la politique-Syst\u00e8me \u00e0 Washington, on sait que <em>Stratfor<\/em> et son directeur George Friedman tiennent la vedette. <em>Stratfor<\/em>-Friedman se fichent comme d&rsquo;une guigne de changer d&rsquo;analyse comme de stylo, puisque ce qui importe est que cette entit\u00e9 veille \u00e0 pr\u00e9sente \u00e0 la pi\u00e9taille du Syst\u00e8me l&rsquo;\u00e9volution de la <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-glossairedde_la_politique-syst_me__17_11_2012.html\">politique-Syst\u00e8me<\/a>, y compris ses variations les plus brutales. Ainsi, apr\u00e8s plusieurs interventions depuis d\u00e9cembre o&ugrave; <em>Stratfor<\/em>-Friedman ont d\u00e9crit sans l&rsquo;ombre d&rsquo;une h\u00e9sitation une politique surpuissante d&rsquo;hyper-d\u00e9structuration des USA, pr\u00e9sent\u00e9s (la politique et les USA) comme irr\u00e9sistibles et sur le point de <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-interview_sur_l_tat_de_l_union_22_01_2015.html\">balayer<\/a> la Russie (destruction de la Russie plut\u00f4t que <em>regime change<\/em>), voici que <em>Stratfor<\/em>-Friedman d\u00e9crivent sans l&rsquo;ombre d&rsquo;une h\u00e9sitation une retraite qu&rsquo;on imagine tactique \u00e9videmment, et \u00e9videmment g\u00e9niale, des USA face \u00e0 la Russie, sur l&rsquo;affaire ukrainienne, mais retraite tout de m\u00eame qui ne pr\u00e9figure pas vraiment la destruction de la Russie.<\/p>\n<\/p>\n<p><h3 class=\"subtitleset_b.deepblue\" style=\"color:#0f3955; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\">Comme un air de concessions unilat\u00e9rales de Washington<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>Le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/sputniknews.com\/politics\/20150519\/1022322663.html#ixzz3ajrp0yAD\">19 mai 2015<\/a>, <em>Sputnik<\/em> rapporte les derniers jugements de <em>Stratfor<\/em> sur la crise ukrainienne post-Sotchi. Bien entendu, tout cela est enrob\u00e9 de formes du meilleur aloi &#8230; \u00ab\u00a0Washington veut s&rsquo;impliquer plus avant dans le processus de normalisation [Minsk2]\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Washington ne c\u00e9dera pas sur ceci, mais est pr\u00eat \u00e0 certains compromis sur cela\u00a0\u00bb ; tout cela donne l&rsquo;impression que Washington prend l&rsquo;initiative et contr\u00f4le largement ses \u00ab\u00a0compromis\u00a0\u00bb comme s&rsquo;il s&rsquo;agissait de balancer au plus pr\u00e8s des compromis russes &#8230;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>En r\u00e9alit\u00e9, la signification de cette analyse veut bien dire que Washington c\u00e8de sur tout, puisqu&rsquo;il y a un rapprochement d&rsquo;un processus jusqu&rsquo;alors m\u00e9pris\u00e9 sinon implicitement condamn\u00e9, et quelques concessions alors que Moscou n&rsquo;a rien sollicit\u00e9 au d\u00e9part et ne fait aucun compromis, se contentant de pr\u00e9senter ses exigences. M\u00eame la Nuland est embrigad\u00e9e dans l&rsquo;affaire.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo;<em>The recent visit of US Assistant Secretary of State for European Affairs Victoria Nuland to Moscow has signaled Washington&rsquo;s readiness to join the Normandy talks on Ukraine, Stratfor pointed out. US Assistant Secretary of State for European Affairs Victoria Nuland&rsquo;s visit to Moscow \u00ab\u00a0is the latest indicator\u00a0\u00bb that Washington&rsquo;s position on Ukraine and its role in the country&rsquo;s future \u00ab\u00a0may be shifting,\u00a0\u00bb the US private intelligence company Stratfor reported. \u00ab\u00a0Although US officials have been involved in discussions with their Russian and Ukrainian counterparts throughout the conflict, the recent direct high-level negotiations &ndash; without the participation of European leaders &ndash; signal that Washington wants a larger and more direct role in discussions regarding Ukraine,\u00a0\u00bb Stratfor analysts underscored.<\/em> [&#8230;]<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo;<em>According to the analysts, the Russian leadership wants to elicit a number of key concessions from Washington. First and foremost, Moscow is concerned about US military support for Ukraine including the military training mission of American troops in the country and possible supplies of weaponry to Kiev. Russia wants to ensure that the Pentagon will not extend or expand its training mission. Simultaneously, the Kremlin \u00ab\u00a0is likely pushing\u00a0\u00bb the United States to curb its military training activities in former Soviet Republics in Russia&rsquo;s periphery, such as Georgia and the Baltic states. Moscow has also repeatedly expressed its deep concerns regarding NATO&rsquo;s military buildup in Eastern European states, such as Poland and Romania.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo;<em>\u00ab\u00a0The United States probably is unwilling to compromise on its military training mission to Ukraine, but the US administration could, as it has thus far, avoid providing Ukraine with weapons that add to the country&rsquo;s military capabilities,\u00a0\u00bb Stratfor analysts noted.<\/em> [&#8230;] <em>However, according to the analysts, \u00ab\u00a0when it comes to sanctions, Washington may be open to compromising.\u00a0\u00bb Washington can lift its sanctions when the US administration decides to do so, while EU sanctions can be lifted only in accordance with the decision of all the bloc&rsquo;s member states, the analysts highlighted.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo;<em>If Washington decides to abolish its sanctions policy, the lifting of US sanctions will \u00ab\u00a0take place piecemeal, beginning with lighter sanctions such as travel bans on individuals,\u00a0\u00bb Stratfor analysts elaborated. \u00ab\u00a0The latest flurry of meetings likely does not herald an end to the crisis. However, greater direct US involvement in the negotiations could change the dynamics of the talks,\u00a0\u00bb the analysts suggested.<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><h3 class=\"subtitleset_b.deepblue\" style=\"color:#0f3955; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\">Le chemin de Damas de Victoria<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>Bryan MacDonald, le commentateur politique irlandais qui contribue r\u00e9guli\u00e8rement \u00e0 RT, nous signale lui aussi l&rsquo;intervention de <em>Stratfor<\/em>-Friedman , mais il se concentre surtout sur le voyage de Nuland \u00e0 Moscou, sorte de \u00ab\u00a0chemin de Damas\u00a0\u00bb pour la diplomate-harpie du d\u00e9partement d&rsquo;&Eacute;tat contrainte \u00e0 un r\u00f4le infamant de paravent pseudo-faucon d&rsquo;une politique de conciliation avec la Russie, sur les proches divers de Nuland, etc. MacDonald va m\u00eame jusqu&rsquo;\u00e0 nous ressortir d&rsquo;une pseudo-naphtaline, via le New York <em>Times<\/em> notre vieil ami <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-sacr_bpj_22_02_2003.html\">Bruce<\/a> P. <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-coucou_revoil_jackson_pardon_bpj__22_09_2005.html\">Jackson<\/a>, ce BPJ dont nous parl\u00e2mes beaucoup dans les ann\u00e9es 2002-2005. BPJ est s\u00e9v\u00e8re : &laquo;<em>Il n&rsquo;est plus seulement question d&rsquo;une agression russe contre la victime ukrainienne &#8230; L&rsquo;Ukraine est d\u00e9sormais dans une posture o&ugrave; il para&icirc;t bien difficile de lui faire confiance&#8230;<\/em>&raquo; M\u00eame dix ans plus tard, lorsque Jackson est dans les parages, c&rsquo;est qu&rsquo;il se passe quelque chose d&rsquo;important. (Dans RT, le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/rt.com\/op-edge\/260485-nuland-moscow-ukraine-poroshenko\/\">20 mai 2015<\/a>.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo;<em>&#8230; The disastrous condition of Ukraine&rsquo;s economy must also be focusing minds. The private intelligence company Stratfor, known as the &lsquo;shadow CIA,&rsquo; noted that Nuland&rsquo;s visit to Moscow \u00ab\u00a0is the latest indicator\u00a0\u00bb that Washington&rsquo;s position on Ukraine and its role in the country&rsquo;s future \u00ab\u00a0may be shifting.\u00a0\u00bb After 18 months of ludicrously soft-soaping the regime, even the US mainstream press is suddenly highlighting Kiev&rsquo;s problems with corruption. This increases the likelihood that Nuland has had a Damascene moment. It&rsquo;s hard to imagine the US&rsquo; lap dog corporate media straying too far from the State Department line.<\/em> [&#8230;]<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo;<em> &#8230; The New York Times last weekend quoted Bruce Jackson, President of something called The Project on Transitional Democracies, once a side-project of the supposedly dissolved &lsquo;Project For The New American Century (PFTNAC)&rsquo; who said: \u00ab\u00a0Poroshenko, whether you like him or not, he&rsquo;s not delivering.\u00a0\u00bb Jackson is former military intelligence officer. Additionally, he once ran the US Committee on NATO, dedicated to expansion of the alliance. However, what is far more significant is the fact that, together with Robert Kagan, Jackson served as one of five directors of the PFTNAC, a neocon think tank that also involved Dick Cheney, Donald Rumsfeld and Paul Wolfowitz. Kagan is the husband of Victoria Nuland. It&rsquo;s reasonable to assume that whatever Jackson is thinking isn&rsquo;t far removed from Nuland&rsquo;s thoughts.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo;<em>Jackson further observes that \u00ab\u00a0the Ukrainian government is so weak and fragile that it&rsquo;s too weak to do the necessary things to build a unified and independent state.\u00a0\u00bb<\/em> [&#8230;] <em>&#8230; Jackson continues: \u00ab\u00a0We don&rsquo;t simply have Russian aggression against the victim Ukraine&hellip; Ukraine is now seen as not to be trusted. What the EU is saying is: Where is the decentralization? Where is the commitment? Where are the reforms?\u00a0\u00bb When somebody like Bruce Jackson, so close to US policymakers on Eastern Europe, to be talking this way, it is reasonable to assume that something has changed dramatically. While Nuland might revel in the role of bad cop, she&rsquo;s also not a law onto herself.<\/em> [&#8230;]<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo;<em>Russia&rsquo;s tabloid daily Moskovsky Komsomolets suggested on Monday that Nuland was \u00ab\u00a0unlikely to be bringing with her a plan for how to resolve the conflict in Ukraine. It is unusual for a person who started a fire to be involved in the fire-fighting effort.\u00a0\u00bb While that&rsquo;s true, I think it was Kerry who came to mend fences. Nuland&rsquo;s public presence was rather an attempt re-assure Washington&rsquo;s Republicans that Obama is not suddenly going soft on Russia, as they would perceive it. Good cop\/bad cop, indeed. Squeaky bum time in Kiev.<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><h3 class=\"subtitleset_b.deepblue\" style=\"color:#0f3955; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\">Situation USA-UE compliqu\u00e9e<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>Un autre aspect important en marge, ou en cons\u00e9quence de Sotchi, ce sont les relations des USA avec l&rsquo;UE, et particuli\u00e8rement le repositionnement que les USA voudraient effectuer par rapport \u00e0 l&rsquo;UE. En gros, les USA aimeraient bien s&rsquo;ins\u00e9rer dans le \u00ab\u00a0format-Normandie \u00a0\u00bb (Allemagne, France, Russie, Ukraine), peut-\u00eatre arguant du fait qu&rsquo;apr\u00e8s le d\u00e9barquement du 6 juin 1944 on lui doit bien cela. Mais les r\u00e9sistances sont extr\u00eamement fortes, notamment du couple Allemagne-France et, \u00ab\u00a0en face\u00a0\u00bb, d&rsquo;une fa\u00e7on intransigeante, la Russie &#8230; Dans l&rsquo;ambiance actuelle, les US auraient beaucoup de difficult\u00e9s \u00e0 imposer cette volont\u00e9 fortement de type-am\u00e9ricaniste, selon la logique \u00ab\u00a0Je suis en pleine retraite, c&rsquo;est donc \u00e0 moi d&rsquo;entrer dans le jeu et de le mener\u00a0\u00bb &#8230;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Quelques notes qui confluent \u00e0 une situation incertaine, de la part de Ben Aris, de <em>Business New Europe<\/em>, le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.bne.eu\/content\/story\/moscow-blog-russian-relations-us-warm-little-washington-re-engages\">20 mai 2015<\/a> (Repris par <em>Russia Insider<\/em>, le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/russia-insider.com\/en\/moscow-blog-russian-relations-us-warm-little-washington-re-engages\/ri7189\">21 mai 2015<\/a>.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo;<em>Another motive for the flurry of US activity is an attempt to take back the initiative in the Ukraine conflict resolution. German Chancellor Angela Merkel very publicly went to Washington ahead of the Minsk I summit last year, but seemed to break with the US during the summit itself, which was a German endeavour and Washington was remarkably quiet in the aftermath. Ever since then, Merkel has been front and centre in all the negotiations (despite dragging French President Francois Hollande along to some meetings to give the negotiations a veneer of European cooperation). Nuland went out of her way to stress that the current diplomatic effort is being coordinated with the Normandy group of European powers. \u00ab\u00a0The United States&rsquo; role here is to support the full implementation of Minsk. We are doing this in lockstep with &hellip; our colleagues in the EU, with Germany and France &hellip; and Ukraine,\u00a0\u00bb Nuland said.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo;<em>However, no one is buying it, as the US remains excluded from the Normandy group and cracks in the trans-Atlantic alliance are appearing. \u00ab\u00a0For the past year and a half, Germany and France have been at the forefront of Western negotiations with Russia,\u00a0\u00bb says <\/em>[<em>Stratfor&rsquo;s<\/em>] <em>Friedman. \u00ab\u00a0However, differences between the German and US views of events in eastern Ukraine and interpretations of the Minsk agreement have come to the fore. Germany has taken a more favourable view of progress in implementing the Minsk agreement, while the United States has maintained a hard line, emphasizing continued active Russian military support for the separatist forces.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo;<em>These problems come on top of deep divisions within the EU itself over how to deal with Russia. Countries like Poland and the Baltic states have taken a hard line, while Hungary, Czech Republic, Italy, Bulgaria and Spain are all leaning towards bringing sanctions to an end this year. Putin has been travelling the region handing out loans, cheap gas and pipeline deals to anyone who will back him. Greece was the latest to experience Russian largesse, but on May 19 surprised by caving into Brussels pressure and agreed to back extending sanctions to the end of this year. \u00ab\u00a0Germany is having an increasingly difficult time maintaining a hard line in dealing with Russia,\u00a0\u00bb Friedman said in a note. \u00ab\u00a0Nonetheless, Germany would rather remain at the forefront of the negotiations with Russia and avoid a scenario in which the United States forces Russia into a confrontation that Berlin does not want.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo;<em>Putin must be gleeful at the US blundering into the negotiations again, because it presents him with an opportunity to not only play EU members off each other, but now to play Washington off against Brussels.<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><h3 class=\"subtitleset_b.deepblue\" style=\"color:#0f3955; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\">Tenir les vassaux mobilis\u00e9s<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>A ce point o&ugrave; il est question des brillants europ\u00e9ens, il nous faut revenir \u00e0 un passage que nous avons publi\u00e9 le <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-kerry-sotchi_ou_la_confusion_entre_le_mieux_et_le_pire_19_05_2015.html\">19 mai 2015<\/a>, sur lequel il nous faut absolument insister. Ce passage mettait en \u00e9vidence que les USA avaient inform\u00e9 leurs coll\u00e8gues europ\u00e9ens que la rencontre de Sotchi n&rsquo;avait absolument pas \u00e9t\u00e9 l&rsquo;occasion d&rsquo;un tournant des USA, lesquels restaient au contraire extr\u00eamement fermes sur leurs position, qu&rsquo;il n&rsquo;en est rien question d&rsquo;un retour au <em>business as usual<\/em> avec le Russes&#8230;.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo;<em>Un autre point, non officiel, doit \u00eatre rapport\u00e9 ici qui introduit un autre point de vue compliquant singuli\u00e8rement l&rsquo;\u00e9valuation g\u00e9n\u00e9rale. Des sources ind\u00e9pendantes rapportent que, dans les briefings donn\u00e9s par les divers contacts du gouvernement US \u00e0 leurs homologues des pays du bloc BAO dans lesquels les Europ\u00e9ens figurent en bonne place, la version am\u00e9ricaniste officielle, de l&rsquo;administration Obama, est qu&rsquo;il ne faut pas \u00ab\u00a0croire ce que la presse rapporte\u00a0\u00bb (pauvre presse-Syst\u00e8me, pourtant si aimable par sa discr\u00e9tion !), que la partie US a \u00e9t\u00e9 d&rsquo;une \u00ab\u00a0duret\u00e9 extraordinaire\u00a0\u00bb vis-\u00e0-vis des Russes, sur tous les sujets, y compris l&rsquo;Ukraine bien entendu, qu&rsquo;elle est donc sortie compl\u00e8tement victorieuse de cette confrontation qu&rsquo;elle avait elle-m\u00eame suscit\u00e9e sans que personne ne lui ait rien demand\u00e9. Cette version est martel\u00e9e partout dans les r\u00e9seaux officiels du bloc BAO, d&rsquo;une fa\u00e7on officieuse comme il se doit ; et l&rsquo;on dirait alors, assez classiquement, qu&rsquo;il importe que les amis du bloc BAO (et les r\u00e9publicains \u00e0 Washington) ne se trompent pas sur le point de savoir qui est la patron ici et l\u00e0, \u00e0 Sotchi et \u00e0 Bruxelles, comme \u00e0 Washington, et qui dirige la musique&#8230; Paradoxalement, ces m\u00eames d\u00e9l\u00e9gations US disent qu&rsquo;\u00e0 c\u00f4t\u00e9 de cette duret\u00e9 exemplaire ils ont demand\u00e9 (\u00ab\u00a0exig\u00e9\u00a0\u00bb, puisqu&rsquo;on y est ?) des Russes une coop\u00e9ration dans divers dossiers o&ugrave; ils ont justement besoin de ces Russes-l\u00e0 ; autrement dit, les redresseurs de tort qui font valoir toute leur puissance et ne c\u00e8dent sur rien qu\u00e9mandent sur un ton sans r\u00e9plique l&rsquo;aide russe dont ils ont absolument besoin parce qu&rsquo;ils sont dans une situation de faiblesse manifeste dans un nombre respectable d&rsquo;occurrences. Nul ne craint le paradoxe (mot aimable dans la circonstance) chez ces gens-l\u00e0&#8230;<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Il faut savoir que tout cela est gob\u00e9 comme argent comptant, dans tous les cas dans les institutions europ\u00e9ennes o&ugrave; l&rsquo;on ne doute pas de la continuit\u00e9 de la politique ultra-ferme des USA, donc que \u00ab\u00a0notre leader bien-aim\u00e9 est plus que jamais aux commandes\u00a0\u00bb &#8230; En agissant de la sorte, les USA ont deux buts : 1) conserver l&rsquo;UE mobilis\u00e9e contre la Russie, puisque l&rsquo;UE suit les USA \u00e0 la trace, et donc freiner au maximum tout rapprochement avec la Russie ; 2) garder la haute main sur les \u00ab\u00a0pays du front\u00a0\u00bb (Pologne et le reste), en conservant toute leur influence par la fiction d&rsquo;un Am\u00e9rique plus ferme et dominatrice que jamais&#8230;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Le r\u00e9sultat est que, dans les relations officielles entre les USA et leurs alli\u00e9s europ\u00e9ens, surtout les plus extr\u00e9mistes et les plus engag\u00e9s, tout se passe un peu comme si pas grand&rsquo;chose ne s&rsquo;\u00e9tait pass\u00e9 \u00e0 Sotchi ; et tout se passe comme si l&rsquo;antagonisme avec la Russie se poursuivait, et l&rsquo;encouragement \u00e0 l&rsquo;Ukraine de \u00ab\u00a0r\u00e9sister\u00a0\u00bb (si possible agressivement) \u00e0 la Russie, plus fort que jamais. De ce point de vue, l&rsquo;impulsion que ressentent les Ukrainiens et leurs \u00ab\u00a0alli\u00e9s proches\u00a0\u00bb de l&rsquo;UE est exactement contraire \u00e0 celle que les USA ont int\u00e9r\u00eat \u00e0 faire sentir s&rsquo;ils veulent que Sotchi conduise \u00e0 une certaine d\u00e9tente avec la Russie, et leur permette un certain d\u00e9sengagement d&rsquo;Ukraine suivi d&rsquo;une coop\u00e9ration avec la Russie sur les probl\u00e8mes du Moyen-Orient. Qui peut encore s&rsquo;\u00e9tonner de telles contradictions ? Qui ne sp\u00e9culera pas sur les effets inattendus possibles, et possiblement tr\u00e8s contreproductifs, de ces habilet\u00e9s dialectiques ?<\/p>\n<\/p>\n<p><h3 class=\"subtitleset_b.deepblue\" style=\"color:#0f3955; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\">OCS, BRICS &#038; Cie<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>Enfin, il y a une dimension qu&rsquo;on ne peut oublier, qui s&rsquo;impose apr\u00e8s un peu de r\u00e9flexion, et qui est pourtant absente d&rsquo;une fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale du d\u00e9bat qui est conduit en ce moment aux USA autour de la crise ukrainienne, sur les relations avec la Russie. Il s&rsquo;agit de la dimension qu&rsquo;a prise le pivotement russe de l&rsquo;Ouest vers le Sud et l&rsquo;Est, et qui se concr\u00e9tise, non seulement par son rapprochement avec la Chine, mais par une dynamique de d\u00e9veloppement des divers rassemblements et organisations du domaine.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Le <em>Saker<\/em>-US observe, non sans jubilation, ce <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/thesaker.is\/russia-has-hardened-her-southern-border-politically-and-militarily\/\">19 mai 2015<\/a>, que le train est lanc\u00e9 pour l&rsquo;entr\u00e9e dans l&rsquo;Organisation de Coop\u00e9ration de Shanghai (OCS), cet \u00e9t\u00e9, de l&rsquo;Inde, de l&rsquo;Iran et du Pakistan. Il sera bien difficile pour les USA, qui sont peut-\u00eatre moins attentifs \u00e0 cette perspective que le <em>Saker<\/em> ne semble croire, de n&rsquo;y pas voir brusquement une catastrophe qui leur ferait penser qu&rsquo;ils ont eu tort d&rsquo;aller \u00e0 Sotchi comme on va \u00e0 Canossa, et leur ferait r\u00e9viser leur copie d\u00e9j\u00e0 cochonn\u00e9e en catastrophe, avec r\u00e9sultats catastrophiques suppl\u00e9mentaires garantis.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo;<em>This has been discussed for a very long time already, but this time it is official: Sergei Lavrov has just declared that at the next summit of the Shanghai Cooperation Organization (SCO) countries Russia will propose to the initiate the process of accepting Iran a a full member alongside India and Pakistan. Needless to say, the White House is absolutely horrified by all this: not only did the US oppose the creation of the SCO, CSTO and EEU at every step of the way, but the consolidation of these organization is a vivid illustration of the loss of influence and power of the USA. The USA tried to stop it, lobbied hard to prevent anybody from joining it, and even tried to ignore it &ndash; and they failed: the SCO is growing in membership and influence.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo;<em>To make things worse, the BRICS states have now become an open and direct challenge to the USA&rsquo;s economic hegemony over our planet. The folks in Washington are now very slowly becoming aware of the magnitude of the threat now faced by the Empire&#8230;<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><h3 class=\"subtitleset_b.deepblue\" style=\"color:#0f3955; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\">\u00ab\u00a0Vite, il faut que je vous vois avec le pr\u00e9sident, c&rsquo;est urgent\u00a0\u00bb<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>Pour terminer clairement cette analyse \u00e0 la fois furieuse, n\u00e9buleuse et multidirectionnelle, comme l&rsquo;on dirait multiethnique, nous allons en revenir \u00e0 un d\u00e9tail &#8230; Mais, &ndash; <em>the devil is the details<\/em> (\u00ab\u00a0le bon Dieu est dans les d\u00e9tails\u00a0\u00bb). Ce d\u00e9tail, c&rsquo;est la chronologie de la d\u00e9cision de la rencontre de Sotchi.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Nul ne peut nier aujourd&rsquo;hui que cette rencontre est un point capital de la crise capitale de notre \u00e9poque, &ndash; que ce soit pour en tirer des conclusions dans tel ou tel sens ou dans tel autre, &ndash; et qu&rsquo;elle \u00e9tait pr\u00e9vue pour \u00eatre cela puisque la partie US savait pourquoi elle allait en Russie. En bonne diplomatie, une telle rencontre se pr\u00e9pare d&rsquo;assez loin, pour les deux parties, pour en tirer le maximum d&rsquo;efficacit\u00e9 et d&rsquo;effets puisque c&rsquo;est dans cette intention que l&rsquo;on se rencontre. Du temps de la Guerre froide, dans un tel contexte, une telle rencontre eut demand\u00e9 (en secret ou pas, qu&rsquo;import) des semaines de consultations, d&rsquo;\u00e9changes, ou, pour \u00eatre bon prince et en revenir \u00e0 nos conditions pr\u00e9sentes, au moins une semaine de pr\u00e9paration. Certes, les dossiers \u00e9taient pr\u00eats, des deux c\u00f4t\u00e9s, parce qu&rsquo;ils sont toujours pr\u00eats dans une telle crise qui est suivie au jour le jour, mais pas la m\u00e9canique des rencontres&#8230; Diable, il s&rsquo;agit de la premi\u00e8re visite d&rsquo;un dirigeant US de haut rang depuis deux ans (mai 2013, dernier d\u00e9placement de Kerry en Russie), alors que durant ces deux ans nous nous sommes trouv\u00e9s au bord de l&rsquo;affrontement direct entre les USA et la Russie. Or, que s&rsquo;est-il pass\u00e9 ? Nous-m\u00eames, nous n&rsquo;en savions rien d&rsquo;une fa\u00e7on pr\u00e9cise, surpris comme tout le monde par cette visite, et finalement, comme on s&rsquo;en aper\u00e7oit, surpris comme les protagonistes &#8230;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>De m\u00eame, on \u00e9cartera l&rsquo;hypoth\u00e8se de la volont\u00e9 de provoquer un effet de surprise de communication, de la part des USA par exemple, dans la mesure o&ugrave; les r\u00e9sultats de la rencontre ne furent gu\u00e8re exploit\u00e9s ni m\u00eame vraiment orient\u00e9s, laissant les commentateurs et la presse-Syst\u00e8me dans l&rsquo;incertitude pour la fa\u00e7on dont il fallait traiter cette affaire une fois le forfait accompli \u00e0 Sotchi, &ndash; on a pu le mesurer dans trois ou quatre jours qui ont suivi. Encore aujourd&rsquo;hui, on le voit, nul ne sait exactement comme il faut interpr\u00e9ter cette affaire, et m\u00eame l&rsquo;administration Obama n&rsquo;a pas de <em>narrative<\/em> pr\u00e9cise \u00e0 cet \u00e9gard &#8230; Washington en panne de <em>narrative<\/em> ! Un comble.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Ainsi suffit-il de lire la d\u00e9p\u00eache de <em>Sputnik<\/em>-fran\u00e7ais du lundi <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/fr.sputniknews.com\/international\/20150511\/1016027903.html#ixzz3alVbibB1\">11 mai 2015<\/a> \u00e0 15H17, <strong>moins de 24 heures avant la (les) rencontre(s) de Sotchi<\/strong> (la chronologie est similaires aux USA, au d\u00e9partement d&rsquo;&Eacute;tat). A aucun moment n&rsquo;existe la plus petite suggestion et allusion \u00e0 l&rsquo;existence, m\u00eame th\u00e9orique, d&rsquo;un tel projet de rencontre, m\u00eame secret, avant les \u00e9v\u00e8nements qui nous sont pr\u00e9sent\u00e9s, &ndash; alors que si la chose avait exist\u00e9, elle nous aurait \u00e9t\u00e9 \u00e9videmment pr\u00e9cis\u00e9e, ne serait-ce que pour renforcer le s\u00e9rieux et l&rsquo;importance de cette rencontre diplomatique. Voici le premier paragraphe (annonce des rencontres) et le dernier paragraphe (d\u00e9tail de la d\u00e9cision commune d&rsquo;effectuer ces rencontre) :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo;<em>Le secr\u00e9taire d&rsquo;Etat am\u00e9ricain John Kerry rencontrera mardi le pr\u00e9sident russe Vladimir Poutine et le ministre russe des Affaires \u00e9trang\u00e8res Sergue\u00ef Lavrov, a annonc\u00e9 lundi le minist\u00e8re russe des Affaires \u00e9trang\u00e8res. \u00ab\u00a0Le secr\u00e9taire d&rsquo;Etat am\u00e9ricain John Kerry arrivera le 12 mai en Russie pour une visite de travail. Il s&rsquo;entretiendra avec le ministre russe des Affaires \u00e9trang\u00e8res Sergue\u00ef Lavrov. Les discussions porteront sur les relations bilat\u00e9rales et des dossiers internationaux d&rsquo;actualit\u00e9\u00a0\u00bb, a indiqu\u00e9 le minist\u00e8re&#8230;<\/em> [&#8230;]<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo;<em>MM. Kerry et Lavrov se sont mis d&rsquo;accord de tenir prochainement une rencontre lors d&rsquo;un entretien t\u00e9l\u00e9phonique tenu<\/em> <strong><em>dimanche soir<\/em><\/strong> [10 mai]<em>. Selon le minist\u00e8re russe des Affaires \u00e9trang\u00e8res, M. Kerry a f\u00e9licit\u00e9 la Russie \u00e0 l&rsquo;occasion du 70e anniversaire de la Victoire dans la Grande guerre patriotique et a not\u00e9 la contribution du peuple russe et des autres peuples de l&rsquo;URSS dans la victoire sur le nazisme.<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><h3 class=\"subtitleset_b.deepblue\" style=\"color:#0f3955; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\">Le \u00ab\u00a0Bataillon Immortel\u00a0\u00bb du secr\u00e9taire d&rsquo;&Eacute;tat Kerry<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>Voil\u00e0 finalement le grand myst\u00e8re de Sotchi : l&rsquo;extraordinaire rapidit\u00e9 de proposition et de d\u00e9cision de la rencontre, alors qu&rsquo;aucun facteur externe pressant n&rsquo;existait pour une telle pr\u00e9cipitation et une telle rapidit\u00e9 de d\u00e9cision et d&rsquo;ex\u00e9cution, &ndash; du moins, aucun facteur strat\u00e9gique ext\u00e9rieur, aucun \u00e9l\u00e9ment de la situation sur le terrain, de la situation strat\u00e9gique des deux protagonistes, etc. Alors, pourquoi Sotchi aussi vite, dans ce moment-l\u00e0, etc. ?<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Nous en sommes r\u00e9duits, comme l&rsquo;on dit, aux conjectures et aux hypoth\u00e8ses&#8230; Voici donc celle que nous privil\u00e9gions, qui est pleine d&rsquo;inconnues et qui mettra peut-\u00eatre, peu \u00e0 peu, une lumi\u00e8re nouvelle sur Sotchi et le reste, non pas dans les \u00e9v\u00e8nements, dans les actes, mais dans la m\u00e9thode, dans la forme des relations et des antagonismes. Le seul \u00e9v\u00e9nement qui explique cette pr\u00e9cipitation du 10 mai au soir, c&rsquo;est \u00e9videmment le 9 mai 2015 \u00e0 Moscou, avec la grande parade de la comm\u00e9moration du 70\u00e8me anniversaire de la victoire de 1945, la pr\u00e9sence importante de d\u00e9l\u00e9gations \u00e9trang\u00e8res montrant que la Russie n&rsquo;est pas isol\u00e9e (mais ce n&rsquo;est pas un \u00e9l\u00e9ment tout \u00e0 fait nouveau m\u00eame si la concr\u00e9tisation de la chose implique une nouvelle r\u00e9alit\u00e9 pressante), et enfin la marche fameuse d\u00e9sormais du \u00ab\u00a0Bataillon Immortel\u00a0\u00bb, avec son immense succ\u00e8s de foule, avec sa dimension symbolique formidable et bouleversante marquant la d\u00e9termination de la population russe et de son soutien de la direction russe actuelle (voir notre <em>Chronique du 19 courant&#8230;<\/em> du <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-chronique_du_19_courant_notre_bataillon_immortel__20_05_2015.html\">19 mai 2015<\/a>). Voil\u00e0 pour nous l&rsquo;\u00e9l\u00e9ment qui d\u00e9cida la direction US \u00e0 demander cette rencontre de Sotchi de fa\u00e7on si abrupte, si pressante.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Pour nous, il s&rsquo;agit d&rsquo;un \u00e9v\u00e9nement qui peut \u00eatre rationnellement expliqu\u00e9 par les beaux esprits attach\u00e9s aux d\u00e9tails de convenance, mais qui constitue une m\u00e9thodologie, une conception m\u00eame des rapports de force, une ontologie de l&rsquo;affrontement et de la n\u00e9cessit\u00e9 d&rsquo;apaiser l&rsquo;affrontement, qui sont compl\u00e8tement nouvelles. Il y a l\u00e0 un territoire compl\u00e8tement nouveau \u00e0 explorer dans les relations internationales et la situation du monde, ce que nous ferons tr\u00e8s prochainement. Pour nous, dans tous les cas, r\u00e9side l\u00e0 la plus puissante originalit\u00e9 des rencontres de Sotchi, et d&rsquo;ailleurs la cause de la r\u00e9elle confusion qui s&rsquo;ensuit, qui laisse pour l&rsquo;instant la crise ukrainienne, et les divers parties et politiques qui y sont engag\u00e9es, dans une sorte d&rsquo;\u00e9tat de suspension, de l\u00e9vitation, avant que les grandes lignes s&rsquo;en d\u00e9gagent de fa\u00e7on convaincante.<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Notes sur Sotchi \u00e0 l&rsquo;ombre du \u00ab\u00a0Bataillon Immortel\u00a0\u00bb 21 mai 2015 &ndash; Plus que jamais, &ndash; peut-\u00eatre plus qu&rsquo;elle ne la jamais \u00e9t\u00e9, &ndash; la crise ukrainienne reste le centre fondamental de toutes les dynamiques crisiques qui secouent la situation du monde. 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